25 mai 2026 |

Ecrit par le 25 mai 2026

La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

Mathieu Desmarest est le chef des restaurants Pollen et Bibendum, à Avignon. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de thon cru mariné au saté avec concombre, fenouil et coriandre.

Couper le thon en tranches fines (environ 0,5 cm).
Mélanger tous les ingrédients de la marinade dans un bol.
Ajouter le thon, mélange délicatement et laisser mariner 10 à 15 minutes au réfrigérateur.

Les garnitures :
– 1/2 concombre, taillé en rubans fins ou en bâtonnets
– 1/2 bulbe de fenouil, émincé très finement à la mandoline
– Quelques feuilles de coriandre fraîche
– 1 oignon nouveau (blanc et vert), émincé finement
– Graines de sésame torréfiées
– Quelques gouttes d’huile pimentée (facultatif)
– Sel, poivre du moulin

Émincer finement le concombre et le fenouil.
Rincer et sécher les herbes.
Les garder au frais jusqu’au dressage pour préserver leur croquant.

La sauce de dressage :
– 1 c. à soupe de sauce soja
– 1 c. à soupe de vinaigre de riz
– 2 c. à soupe d’huile d’olive légère
– 1/2 c. à café de saté
– Quelques gouttes de citron vert

Mélanger les ingrédients de la sauce, goûte et ajuste l’acidité et le piquant selon ton goût.
Réserver à température ambiante.

Dressage :
Disposer harmonieusement les tranches de thon mariné dans une assiette creuse.
Ajouter les lamelles de concombre et de fenouil par-dessus, en donnant du volume.
Napper avec un peu de sauce de finition.
Parsemer de coriandre, oignon nouveau, graines de sésame et éventuellement quelques gouttes d’huile pimentée.
Terminer par une pincée de saté et un trait de jus de citron vert.

DR

La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

C’est la 4e édition de la nouvelle mouture de la Fête de la Marseillaise organisée par nos nos confrères du quotidien régional La Marseillaise et de la fédération PCF de Vaucluse.

L’évènement initiée en 1952 avant d’être mise en sommeil en 2016, cette fête a fait son grand ‘comeback’en 2023, dans la foulée du retour de l’édition vauclusienne de la Marseillaise dans le département en septembre 2022 et de son équipe rédactionnelle composée de Florent de Corbier renforcé depuis par un autre journaliste : Mack Salman.

Pour cette édition 2026, qui se déroulera de 10h à 20h30 ce dimanche 24 mai au Parc des Libertés sur l’île de la Barthelasse à Avignon, la Fête de la Marseillaise rendra notamment hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise décédé récemment brutalement (voir programme ci-dessous). A cette occasion, trois de ses amis et auteurs, Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli dialogueront autour de la dimension sociale du roman noir.
Autre temps forts, l’événement accessible à tous gratuitement proposera également un débat sur le thème ‘La démocratie mise en péril par le numérique ?’. Plusieurs parlementaires des forces de gauche participeront à cette réflexion.

Plus d’un millier de personnes attendues
« C’est la fête du journal La Marseillaise, organisée par les militants du PCF, qui permet de mettre en avant la qualité du journal qui relaye les luttes sur notre territoire, comme pas plus tard que ce mercredi où j’ai croisé un journaliste devant l’usine Eurenco », explique Julien De Benito, secrétaire départemental du PCF 84 dans les colonnes de notre confrère dans son édition du 21 mai.
Par ailleurs, plus d’une vingtaine d’associations seront également présentes tout au long de la journée, de même que des jeux pour enfants, une exposition sur les 90 ans du Front Populaire, une tombola et des espaces de restauration/buvette lors de cet événement politique, « pensé comme un lieu d’échanges et de débats où se retrouve toute la gauche », précise Julien De Benito.
Plus d’un millier de personnes est attendu lors de cette fête de la démocratie locale.

L.G.

Fête de La Marseillaise. Dimanche 24 mai 2026. De 10 à 20h30. Île de la Barthelasse. Parc des Libertés. 4632, route de l’Islon. Avignon ; Entrée libre.

Le programme en détail
10h30 : Débat ‘Le rôle social du roman noir’ avec hommage à Roger Martin, auteur et chronique littéraire de La Marseillaise, décédé brutalement en janvier en présence des auteurs Philippe Pivion, Antoine Blocier et Philippe Paternolli.
12h : Prise de parole de Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise.
14h15 : Théâtre ‘Emballages’, pièce d’André Benedetto interprétée par la compagnie La Parole Rouge.
15h15 : Débat ‘La démocratie mise en péril par le numérique ?’ Avec Alexandre Basquin, (sénateur PCF), Pierre-Yves Cadalen (député LFI), Thomas Dossus (sénateur LE), Lucien Stanzione (sénateur PS).
17h : prise de parole de Delphine Jordan (PCF). Concert, Reno Bistan, Chansons politiques, poétiques et humoristiques. Suivi de la Chorale Sauvage.
Crédit : Serge Bartolotti (édition 2025)
 


La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

C’est ce qu’a dit en introduction l’un des deux coprésidents des Musicales du Luberon, Patrick Canac, l’autre Laure Kaltenbach étant retenue à Paris. « Nous espérons que l’espoir revive et invente un monde entre rêve et renaissance. Plus qu’une destination, un ailleurs imaginaire, mystérieux et onirique. Ce festival s’étirera du 24 mai au 27 juillet mais n’oublions pas que les Musicales se déroulent tout au long de l’année, sur quatre saisons et que le nombre de sites concernés est désormais de sept : Apt, Lacoste, Les Taillades, Ménerbes, Bonnieux, Beaumes-de-Venise et Bédoin. »

Coup d’envoi ce dimanche 24 mai, avec ‘Abracadabra, le piano magique’ de Béatrice Berrut, un concerto de Liszt et le fameux ‘Adagietto’ de la 5e Symphonie de Mahler, devenu un tube depuis ‘Mort à Venise’ porté à l’écran par Luchino Visconti. Mais aussi ‘La danse macabre’ de ‘L’apprenti sorcier’ de Paul Dukas. 18h Eglise Saint-Luc à Ménerbes.

Le 6 juin, au SCAD de Lacoste, un duo Marina Viotti – Théo Oul. Une mezzo-soprano et un accordéoniste qui mêleront des partitions de Francis Poulenc, Reynaldo Hahn, mais aussi des chansons de Barbara, Brel, Nougaro et Ferré. Elle est franco-suisse et Victoire de la Musqiue Classique en 2023, lui a grandi à Marseille et fréquenté le Conservatoire Pierre Barbizet et prouve que l’accordéon n’est pas réservé aux bals musette. Le 27 juin, au Domaine de Coyeux, pour changer de ‘Vissi d’arte’, ‘Je veux vivre d’amour’ avec les grands airs d’opéras de Bellini, Mozart, Gounod et Smetana avec le duo Lada Bockova (soprano) et Daniel Kfelir (baryton) à 20h 30.

Le 11 juillet, hommage à Debora Waldman, fidèle depuis 6 ans aux Musicales, aux Taillades à 21h 30, avec la Symphonie ‘Ecossaise’ de Mendelssohn et l’un des concerti pour violon de Brahms interprété par Eva Zavaro. Selon le grand interprète Ivry Gitlis, « elle joue avec le cœur. »

Un concert novateur ‘Musiques en bleu’, le 17 juillet au Théâtre de la Fondation Blachère à Bonnieux à quatre mains, avec les pianistes Maha Zahid et Bruno Fontaine. Des improvisations sur ‘Rapsody in blue’ de Gerschwin bien sûr, mais aussi des partitions de Debussy Fauré, Smetana. Et comme Jean-Paul Blachère était viscéralement attaché à l’Afrique, des musiques de compositeurs nés sur ce continent seront jouées, celles d’Aya Bankole, Nabil Benabdeljalli et Fred Onovwerosuoke.

A Bédoin le 18 juillet, place aux ‘Grands quintettes pour piano et cordes’ avec le Trio Karenine, renfrocé par la violoniste Alexandra Soumm et l’altiste Manuel Vioque-Judde pour deux oeuvre, une de Dvorak l’autre de Franck.

‘Un vent d’est’ soufflera sur le Domaine de la Citadelle à Ménerbes le lendemain avec le même Trio Karenine qui interprètera des oeuvres de Rimsky-Korsakov, Tchaikovsky, Dvorak et du pianiste Jean-Claude Pennetier.

Changement de climat le 22 juillet, ‘Viva les suds, viva Espana’ avec tous les standards de Falla, Granados, Ravel, Fauré, Sarasat à Ménerbes (19h) avec la pianiste Laura Cholé et la pianiste Elise Bertrand qui proposera l’une de ses compositions. Elle a aussi été distinguée comme Révélation soliste lors des Victoires de la Musique 2024.

Le 27 juillet, les Musicales du Luberon vous invitent à ‘Une soirée chez les Schumann’, aux Taillades avec Julie Depardieu qui liera des journaux intimes de Clara et Robert Schumann, la mezzo Delphine Haidan et le pianiste Jean-Frédéric Neuburger qui interprèteront leurs oeuvres.

Dès septembre débutera le Festival d’Automne avec tour à tour, le pianiste Geoffroy Couteau le 11 septembre à Bonnieux, ‘Un humour de Prouste’ avec Denis Podalydès et Jen-Philippe Collard le 3 octobre à Apt, ‘Le voyage d’hiver’ de Schubert le 10 octobre.

Des conférences et causeries sont également prévues le 12 juin avec Raymond Duffaud et le 3 octobre avec la cheffe de l’Orchestre National Avignon-Provence, Debora Waldmann sur ‘Aïda’.

La cheffe d’orchestre Debora Waldmann entourée de Victorine et Patrick Canac. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Depuis 1989 qu’existent Les Musicales du Luberon, ont été invités notamment James Bowman, Philippe Jaroussky, Patricia Petibon, Didier Lockwood, Dame Felicity Lott, Laurence Equilbey, Jean-Claude Malgoire, Nicolas Angelich, Cyprien Katsaris, Jean-François Zygel et Cyril Diederich qui était là au début de l’aventure humaine et artistique de ces Musicales. 


La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

Les samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai, le Château des Baux-de-Provence propose diverses animations médiévales (voir programme ci-dessous) à l’occasion de ce week-end prolongé.

Suivez les Brigands du Mont Paon dans ces animations familiales et ludiques : herboristerie, dégustation de vin médiéval dans une taverne du Moyen Âge, frappe de la monnaie dans la forge, combats de chevaliers déambulation costumée dans le village…

Crédit : Les Brigands du Mont Paon/DR

A faire également : dégustation de vin médiéval dans une taverne du Moyen Âge, fouilles archéologiques, fabrication d’un sceau ou d’une bourse médiévale, calligraphie et enluminure, conférences…

Au programme

  • Jeux de bois + quelques dégustations de vin « médiéval »
  • Une cabane en déco + calligraphie et enluminure
  • Frappe de la monnaie dans la forge : 10h30 et 14h
  • Rencontre avec des chevaliers devant les cabanes
  • Déambulation costumée dans les rues du village 13h30
  • Expression du moyen-âge sur scène : 16h

Le Moyen Âge par les Brigands du Mont Paon. Samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai. Château des Baux-de-Provence. Contact : 04 90 54 34 39 ou tourisme@lesbauxdeprovence.com

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université)

Tarifs
Les animations sont comprises dans le billet d’entrée au Château des Baux

Billet simple
Adultes : 10€* | Seniors (+65 ans) : 9€
Enfants (-7 ans) : gratuit | Enfants (7 à 17 ans) : 7€
Réductions : étudiants, jeunes de 18 à 25 ans, demandeurs d’emploi (France travail) : 8€**
Famille (2 adultes + 2 enfants de 7 à 17 ans) : 27€
Option Escape Game : 5€ / personne en complément du billet du château

Pass Baux-de-Provence
(Billet combiné Carrières des Lumières + Château des Baux) Adultes : 21€ | Séniors (+65 ans) : 19,50€
Enfants (-7 ans) : gratuit | Jeunes (7 à 17 ans) : 16€


La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

Ce mercredi 27 mai, le réseau Luberon & Sorgues Entreprendre accueille Simon Porcher, auteur du livre La fin de l’eau ? pour une rencontre ‘L’eau, à quel prix ?’ réservée aux professionnels à Châteauneuf-de-Gadagne.

Professeur agrégé en sciences de gestion, Simon Porcher sera l’invité de l’événement ‘L’eau, à quel prix ?’ organisé par l’association d’entrepreneurs Luberon & Sorgues Entreprendre dans la salle de l’Arbousière à Châteauneuf-de-Gadagne.

Simon Porcher parlera notamment de son livre La fin de l’eau ?, publié aux éditions Fayard, dans lequel il analyse les enjeux liés à la rareté de l’eau, le changement climatique et les tensions de gouvernance. Cette rencontre sera animé par le média Sans Transition !

Plusieurs partenaire de l’événement interviendront aussi comme Mayoly, Biocoop, Rousselot, La Finca, la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, Veolia, l’Agence de l’Eau et le Syndicat Mixte du Bassin des Sorgues.

Inscription gratuite en ligne.
Mercredi 27 mai. De 14h a 16h. Salle de l’Arbousière. Avenue Voltaire Garcin. Châteauneuf-de-Gadagne.


La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

Comme annoncé lors de la pose de la première pierre de son nouveau centre de logistique de Cavaillon. Aroma-Zone ouvrira bien une boutique dans la cité cavare. Installée dans l’ancienne halle marchande de la ville, place Philippe de Cabassole, récemment rénovée, cette boutique de 350 M2 ouvrira ses portes le vendredi 12 juin. Pour marquer cet événement tout une série d’animations et d’ateliers seront proposés au public les 12 et 13 juin de 10h00 à 19h00.

Cinq totems structurent l’expérience boutique. Ils traduisent, en éléments physiques, ce que la marque fait depuis vingt ans. ©Aroma Zone

Aroma-Zone fait souvent le choix de lieux atypiques pour installer ses boutiques, comme à Aix-en-Provence où la marque préférée des français s’est installée au rez-de-chaussée de l’hôtel particulier Boyer d’Eguilles. A Cavaillon l’enjeu est de taille, car il s’agit de redynamiser tout un quartier qui vient d’être rénové et qui compte notamment une cathédrale récemment restaurée. Avec cette implantation cavaillonnaise Aroma-Zone confirme son ancrage vauclusien et cela à quelques kilomètres de son site historique de Cabrières-d’Avignon.


La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

La bibliothèque-musée L’Inguimbertine, à Carpentras, consacre sa nouvelle exposition à l’artiste Ernest Pignon-Ernest. ‘Ombres de Naples’ est à découvrir du 23 mai au 1er novembre.

« Entre 1988 et 2015, Ernest Pignon-Ernest a arpenté les rues de Naples et les murs se sont mis à parler. Ils ne le faisaient pas avant, mais à son passage. Ils ont commencé à bruisser. Les façades ont bougé, mille murmures se sont fait entendre. Les ombres sortent et laissent échapper d’étranges lamentations ou des chuchotements d’extase ». Ainsi s’exprime l’écrivain Laurent Gaudé, Prix Goncourt 2004 pour Le soleil des Scorta, dans la postface du livre qui est dédié à l’imposante exposition qui est consacrée au plasticien niçois à partir du 23 mai à Carpentras.

Le choix du Vaucluse ne doit rien au hasard. Comme l’a précisé la 1e adjointe de la ville, Pascale Demuru, « l’artiste a vécu tout près d’ici, à Méthamis dans les années 60, il a aussi grimpé le Ventoux à vélo une dizaine de fois. Ce bâtiment, phare culturel est le parfait écrin pour accueillir les œuvres d’un créateur de renommée internationale. »

Le directeur de la bibliothèque-musée L’Inguimbertine Jean-Yves Baudouy insiste : « Depuis le XVIIIe, ce lieu fait rayonner la ville dans le monde de la culture et des arts bien au-delà du Vaucluse. D’ailleurs le monde d’Ernest Pignon-Ernest dialogue avec celui de Monseigneur d’Inguimbert qui lui aussi travaillait avec les savants et les poètes. Qu’il s’agisse d’imaginaire, de mort ou de souffrance. »

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Un artiste engagé

Mais surtout, n’allez pas dire à Ernest Pignon-Ernest qu’il est le pape du street-art. Ses 200 esquisses, dessins, croquis, photographies, sérigraphies, portraits, collages, témoignent d’une œuvre picturale, poétique, artistique et d’un engagement citoyen. « Cela signifierait que cet art urbain serait né aux États-Unis. Or Banksy, s’est y mis 40 ans après moi. » Et Ernest Pignon-Ernest a été dès 1966 investi dans la lutte contre le nucléaire. René Char, poète et résistant l’avait alerté sur les risques que faisait courir le Plateau d’Albion avec ses missiles enterrés. « J’avais 24 ans et j’avais tracé au pochoir la silhouette tirée d’une photo d’Hiroshima, seule trace d’un corps irradié, et je l’avais collée sur les murs et les rochers le long de la route au-dessus de Saint-Christol, pour stigmatiser ce lieu funeste enkysté au-dessous de la nature, de la lavande et du ciel bleu du Plateau de Sault. »

Ce créateur s’est fait connaître mondialement grâce au dessin sur papier- journal d’Arthur Rimbaud qui essaima de sa ville natale, Charleville-Mézières, à Paris avant de faire le tour du monde, à Soweto, à Santiago, à Ramallah comme à Alger.

Son travail ? Réactiver le potentiel de mémoire des lieux

« Pour Naples, j’ai lu plus de 130 livres, précise Ernest Pignon-Ernest. Je l’ai quadrillée dans tous les sens, à toutes les heures. J’ai scruté la texture de la pierre, sa couleur, ses défauts, comment la lumière la caressait selon le moment du jour ou de la nuit. Comment elle épouse mon travail, comment elle interfère, comment elle met en relief les anfractuosités, les cavités avec les joints qui scellent le mur. Je mets en valeur ce qui ne se voit pas, ce qui est enfoui. Mon travail exacerbe, perturbe le lieu, fait remonter un mystère à la surface, joue entre ombre et lumière. Ces rues de Naples, coincées entre le Vesuve et les terres en ébullition de la Solfatare sous laquelle le poète Virgile déjà situait les Enfers. Elles convoquent aussi Caravage, parle des cultes païens et chrétiens. Une cité sous un soleil de plomb qui porte aussi en elle les ténèbres de la grande peste de 1656. »

Ernest Pignon-Ernest, cet autodidacte qui a quitté l’école à 15 ans, a d’abord gagné sa vie chez un architecte à Nice. Avant de se consacrer à la peinture et de mettre un peu d’argent de côté pour acheter une 2CV et se diriger vers le Vaucluse, où les Papes ont migré, aussi bien dans le Comtat Venaissin qu’à Avignon. « C’était pour moi une espèce de Toscane rêvée, évocatrice des peintres du Quattrocento et de la poésie de Pétrarque. J’ai même eu, pas loin de Venasque, une logeuse qui ramassait du thym sauvage pour Ducros, je n’oublierai jamais cet arôme ».

Pieta et Madone, Caravage et Pasolini, familiarité de Naples avec la mort, si près aussi de Pompei et Herculanum. Ernest Pignon-Ernest, nous invite jusqu’à fin-octobre dans sa déambulation créatrice. Son métissage des arts, de l’histoire, de la culture, du patrimoine, des religions. Il sera également présent à Carpentras pour rencontrer le public et surtout parler de sa passion de son travail les samedi 13 juin et 26 septembre à 15h. Tout en étant également à l’affiche à Martigues à travers une rétrospective au Musée Felix Ziem jusqu’au 1er novembre. Quel bonheur pour ses admirateurs! Et quelle vitalité à 84 ans !

Est organisé également, un karaoké littéraire sur un texte proposé en écho avec l’exposition ‘Ombres de Naples’. Vincent Truel vous accompagnera avec des mélodies et des sons improvisés. En fonction de la météo, le karaoké littéraire se déroulera dans la cour d’honneur ou dans le hall des donatifs.
De 20h15 à 21h puis de 21h30 à 22h15.

Ainsi qu’une présentation de solos des élèves de danse du conservatoire, qui vous guideront dans le parcours au sein des collections jusqu’à l’exposition. 
RDV dans le parcours permanent.
De 21h à 21h30 puis de 22h15 à 22h45


La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

La Fondation du Crédit coopératif vient de décerner 5 ‘Prix de l’Inspiration en ESS’ (Economie sociale et solidaire) en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Parmi les lauréats 2026, le fonds de dotation Alexis Gruss basé à Piolenc qui offre un seconde vie aux chevaux en retraite.

La Fondation du Crédit Coopératif vient de dévoiler son palmarès 2026 des ‘Prix de l’Inspiration en ESS’ pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La première fondation d’entreprise dédiée à l’Economie sociale et solidaire en France a récompensé 5 projets sur les 105 candidatures reçues cette année. Parmi eux, le fonds de dotation Alexis Gruss situé à Piolenc. Créé en 2020, le fonds vauclusien s’est donné pour mission de préserver le patrimoine équestre vivant, de garantir le bien-être animal et de favoriser l’inclusion sociale de publics fragilisés.

Une équipe de 98 bénévoles actifs
« Porté par le Fonds de dotation Alexis Gruss, le projet ‘Seconde Vie’ crée à Piolenc un lieu d’accueil pour les chevaux et juments de spectacle en fin de carrière, explique la Fondation du Crédit coopératif. Ce programme développe des activités de médiation équine et d’équithérapie pour des publics fragilisés (enfants, jeunes, personnes en situation de handicap). L’initiative propose un cadre de bien-être et de ressourcement, alliant la préservation du patrimoine équestre à une forte utilité sociale et environnementale. »
La structure, qui fonctionne avec 98 bénévoles actifs, s’appuie sur l’ancrage territorial et l’héritage d’Alexis Gruss, décédé en 2024 et fondateur de la compagnie équestre éponyme crée en 1974 avec la naissance du cirque national Gruss.

« ‘Seconde Vie’ apporte une réponse concrète qui connecte l’humain, l’animal et l’environnement. »

Alliance entre santé mentale et bien-être animal
« Le projet répond à une double problématique territoriale, complète le Crédit coopératif. D’une part, il existe un manque de solutions structurées pour la retraite des chevaux et juments de spectacle, soulevant des questions sur le bien-être animal à long terme. D’autre part, les publics fragilisés en milieu rural font face à des inégalités d’accès à des dispositifs de bien-être et de soin non médicamenteux. Dans un contexte de prise de conscience des enjeux de santé mentale et de préservation du vivant, ‘Seconde Vie’ apporte une réponse concrète qui connecte l’humain, l’animal et l’environnement. »
Le lieu propose ainsi un programme thérapeutique pour des publics fragilisés avec des parcours de médiation équine et d’équithérapie. Objectif : accueillir enfants, jeunes, personnes en situation de handicap, mais également des personnes atteintes de cancer ou des seniors.

Des liens fort avec la garde républicaine
Le fonds de dotation Alexis Gruss n’offre pas qu’une seconde vie aux chevaux de la Compagnie Gruss. Elle accueille aussi des montures provenant d’autres compagnies et même de la garde républicaine. L’unité équestre de la gendarmerie nationale entretient d’ailleurs des liens étroits avec le fonds de dotation puisqu’elle a participé le 11 mars dernier à une soirée caritative sous le chapiteau des Folies Gruss à Paris. Un événement en présence du GIGN et sous le parrainage de Yann Arthus-Bertrand destiné à récolter des fonds pour l’association vauclusienne.
Crédit : GND Romain Culpin-Sirpa Gendarmerie

2 400 bénéficiaires déjà accueillis
Jusqu’à présent, le Fonds a permis d’accueillir 2 400 bénéficiaires dans les 20 hectares du parc Alexis Gruss de Piolenc. Grâce notamment a des actions comme celle du 12 février dernier, où le site a accueilli plusieurs associations : HOPE, qui accompagne des femmes atteintes de cancer, KnetPartage (structure de collecte de canettes pour financer des programmes destinés aux enfants les plus vulnérables) ou bien encore les enfants et les éducateurs de l’IME (Institut médico-éducatif) de Bagnols-sur-Cèze.
La dotation financière du Crédit coopératif contribuera à créer des infrastructures d’accueil adaptées et des équipements pour les activités, assurant l’accessibilité et le bien-être des bénéficiaires. L’objectif est d’améliorer le bien-être de 400 personnes par an et de devenir un lieu de référence « inclusif et écologique ».

Crédit : Fonds de dotation Alexis Gruss/DR

Les autres lauréats
Outre le projet du fonds de dotation Alexis Gruss, la Fondation Crédit Coopératif a aussi distingué l’ADESS à Arcs sur Agens dans le Var (réemploi de textile local par des atelier d’insertion), la Banque du Numérique à Nice (équiper des jeunes en situation de précarité avec un portable solidaire), la Compagnie après la pluie à Marseille (livres de recettes d’enfants atteints de cancer, animation d’ateliers utilisant l’écriture et la musique…) ainsi que Solid’AM (Solidarité étudiante Aix-Marseille) à Aix-en-Provence (lutte contre la précarité étudiante).
Depuis 40 ans, la Fondation Crédit Coopératif a déjà soutenu plus de 2 000 projets via ses prix récompensant « des acteurs engagés, inspirants et inspirés mettant en œuvre des projets sociaux et environnementaux utiles dans les territoires ».

Zélie Bienaimé (stagiaire info com Avignon université) et L.G.


La recette de thon cru du chef Mathieu Desmarest

Les équipes technique du groupe Orange viennent de procéder à une série d’opérations afin d’entretenir le réseaux dans le Vaucluse. Dans ce cadre, l’opérateur de téléphonie est intervenu sur les hauteurs de Mormoiron dans le secteur de la chapelle Notre-Dame-de-Anges.

Une technologie utilisée lorsque l’installation des réseaux devient complexe
Les techniciens ont notamment assuré l’entretien, la maintenance et la vérification des équipements en point haut, plus précisément les faisceaux hertzien. Une technologie utilisée lorsque l’installation des réseaux devient complexe. Elle a pour particularité de passer au-delà des montagnes ainsi que des zones vallonnées et s’affranchit de difficile passage de câbles en zone escarpées ou inaccessibles. « Cela permet aux habitants de la vallée et aux touristes de bénéficier du réseaux, » explique l’opérateur qui compte près de 400 collaborateurs dans le Vaucluse.

Pylonistes : une expertise essentielle
« Pour ce type de maintenance, l’expertise de nos techniciens pylonistes est essentielle, ils sont indispensables pour maintenir un réseau de communication efficace et sécurisé, poursuit Orange. L’expertise de nos équipes assure aussi la résilience des réseaux notamment via la maintenance proactive des équipements Nous profitons de ces périodes, après et avant l’hiver, pour effectuer les maintenances et vérifications de nos équipements, car certains sites sont parfois plus difficiles d’accès en hiver : intempéries, gel, neige… »

L.G.

Orange en chiffres
– 2 018 interventions ont été effectuées en 2025 par les équipes vauclusiennes.
– 66 faisceaux hertzien actifs dans le département.
– 400 collaborateurs
Crédit : Orange/DR

https://www.echodumardi.com/   1/1