Le samedi 17 octobre, un groupe d’émeutiers a forcé les grilles de la préfecture de Vaucluse, incendié des conteneurs et lancé des pierres sur le bâtiment. L’intervention des forces de l’ordre a empêché une intrusion plus importante. Le préfet, Thierry Suquet, a porté plainte et entend obtenir réparation des dégâts, dont la facture ne doit pas incomber aux contribuables mais aux insurgés après identification.
La scène s’est déroulée en début d’après-midi, samedi 17 octobre, devant la préfecture de Vaucluse, à Avignon. Un groupe d’individus a franchi les grilles donnant accès à la place d’armes avant de s’en prendre au bâtiment. Plusieurs conteneurs à ordures ont été incendiés et des pierres lancées contre la façade, brisant des vitres et endommageant les grilles ainsi que le revêtement. Le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, dénonce des agissements d’une « grande violence » et salue la rapidité de l’intervention policière. Selon les services de l’État, celle-ci a permis d’empêcher les assaillants de pénétrer dans la préfecture et de limiter l’ampleur des dégâts.
Une plainte a été déposée et le parquet sollicité
Le préfet de Vaucluse a déposé plainte et sollicité le parquet afin que celui-ci se porte partie civile, dans le but d’obtenir réparation des dommages causés au bâtiment. Cette démarche vise à faire porter le coût des réparations aux responsables, sous réserve de leur identification et des suites judiciaires. «S’attaquer à la préfecture, c’est viser un lieu où se matérialise l’autorité républicaine,» Le préfet rappelle ainsi que le droit de manifester, liberté fondamentale, ne saurait servir de justification aux violences ni aux destructions. En attendant les suites judiciaires, le préfet a tenu à remercier les policiers nationaux et municipaux, les gendarmes ainsi que les sapeurs-pompiers mobilisés, a salué leur sang-froid et leur professionnalisme.
Du côté de l’Hôtel de Ville
Lundi 19 octobre, à 18 heures, Olivier Galzi, maire d’Avignon, avait organisé un rassemblement républicain baptisé « Touche pas à ma ville », en réaction aux émeutes et aux dégradations survenues le samedi 17 octobre. Mais le rassemblement a rapidement été perturbé par l’irruption de militants dans le péristyle de l’Hôtel de Ville, où ils ont entonné le chant « Siamo tutti antifascisti ». Entouré des membres de sa majorité, le maire a alors sommé les militants de quitter les lieux. La Police municipale est finalement intervenue pour les repousser avec force hors de l’enceinte du bâtiment.
Mireille Hurlin
