La mobilisation du samedi 17 octobre a basculé dans la violence à Avignon. Après un début de journée marqué par les revendications sociales, des affrontements ont éclaté devant la préfecture puis dans la rue de la République. Selon les premiers bilans 21 personnes ont été interpellées. Le maire estime à au moins 500 000€ le coût des dégradations sur l’espace public, sans compter les dommages subis par les commerces. Olivier Galzi interviendra sur le perron de l’Hôtel de Ville ce soir, lundi 19 octobre, à 18h. Il évoquera les émeutes de samedi 17 octobre.
La journée avait commencé par un rassemblement autour de revendications liées notamment au coût de la vie. En fin de matinée, la CGT évaluait à 2 800 personnes le nombre de manifestants présents dans le cortège avignonnais, et 2 000 selon la Préfecture. Mais l’atmosphère s’est durcie au fil des heures. À partir du milieu de l’après-midi, les tensions se sont concentrées boulevard Limbert, devant la préfecture de Vaucluse, avant de gagner la rue de la République. Jets de pierres, bouteilles et autres projectiles, feux de poubelles et tirs de gaz lacrymogènes ont rythmé les affrontements. Des abribus et des vitrines ont été endommagés.
21 interpellations, plusieurs blessés
Une vingtaine d’interpellations ont été menées et 24 policiers auraient été blessés dans le Vaucluse, dont quatre à Avignon. Le maire d’Avignon, Olivier Galzi, a estimé à au moins 500 000€ le coût des dégradations affectant l’espace public : voirie, poubelles, panneaux de signalisation et mobilier urbain. Cette évaluation ne comprend pas les dommages privés, notamment ceux subis par les commerces. Les riverains du boulevard Limbert décrivent des scènes éprouvantes, marquées par les projectiles et les gaz lacrymogènes jusque devant leurs logements.
Un dispositif mobilisé, des questions encore ouvertes
Plus de 130 personnels auraient été mobilisés à Avignon : environ 100 policiers nationaux, 18 gendarmes et 12 policiers municipaux, une quinzaine d’interventions des pompiers, notamment pour des feux de poubelles et du mobilier urbain incendié. Les circonstances précises des débordements, l’identification des personnes impliquées et l’évaluation complète des dommages devraient être communiquées dans les prochains jours par Thierry Suquet, préfet de Vaucluse.
Mireille Hurlin
