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Eaux en bouteilles : pureté et transparence ne coulent pas de source d’après ‘Que choisir’

©Adobe Stock - Henry Saint John

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Avec 7 milliards de bouteilles vendues par an, le marché des eaux minérales est plutôt juteux, surtout quand on sait qu’elles coûtent 400 fois plus cher que l’eau du robinet.

Un scandale avait déjà été révélé en 2024 par la cellule ‘Enquête’ de Radio France et le quotidien Le Monde, à propos de Nestlé Waters et notamment son site de Vergèze (Gard) où des matières fécales avaient été éliminées par des filtrations non conformes et interdits. À l’issue d’une longue et implacable enquête de la commission d’enquête du Sénat, 4 millions de bouteilles, soit l’équivalent de 2415 palettes avaient été bloquées ou détruites. 

Après les PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées) ou « polluants éternels », le mensuel de défense des consommateurs Que choisir s’est intéressé au TFA (acide trifluoroascétique) émis entre autres par des pesticides. Pour ce test, il a acheté 32 bouteilles, 25 d’eau minérale naturelle, 7 d’eau de source, et a fait analyser leur composition pour traquer les polluants. Pour qu’une eau soit jugée « conforme » en France, il faut que la concentration en PFAS et TFA ne soit pas supérieure à 100 nanogrammes par litre. Le Danemark est plus strict puisque la barre est fixée à seulement 2na/l.

En tête des bouteilles les plus polluées, Thonon, eau minérale naturelle des Alpes avec un taux de 650 TFA/ litre, 2e Vitel (440), 3e U (410). Suivent Contrex (350), Hépar (280), Courmayeur (270), Wattwiller (240). Des eaux des volcans d’Auvergne ont une teneur moins concentrée : 190 pour Rozana, dans le Puy-de-Dôme, pas loin de Chatelguyon, 140 pour Vichy Célestins, 120 pour Mont-Dore, 90 pour Volvic.

Heureusement figurent dans ce classement 11 bouteilles totalement exemptes de TFA, Cristaline, qui dispose d’un réseau d’une trentaine de sources en France, dont celle de Sainte-Cécile-les-Vignes en Vaucluse, Quézac dans les Cévennes, et St-Yorre dans l’Allier. D’autres eaux qui ne figurent pas dans le test de Que choisir sont également de qualité : Mont Roucous, Evian, Montclar, Badoit qui ne contiennent pas non plus de micro-plastiques.

Finalement, l’eau du robinet, qui subit nombre d’étapes avant d’être classée « potable », protection des ouvrages de captage, tamisage, décantation, filtration, puis désinfection par différents agents (chlore, ozone), ultra-violets voire charbon actif qui absorbent polluants, pesticides et bactéries, est la plus fiable. Ses caractéristiques sont régulièrement contrôlées par l’ARS pour garantir la sécurité sanitaire (température, teneur en pH, dureté, goût, odeur, absence d’agents pathogènes). Un seuil-limite  est fixé pour les nitrates, le plomb, le benzène. En plus, elle contient des sels minéraux, des oligoéléments, du calcium, magnesium, potassium, fluor, qui sont bons pour notre santé. Elle l’emporte haut la main en termes de coût, elle est disponible 24h/24, pas besoin de camions pour  transporter les packs de 6, ni pour éliminer les 150 000 tonnes de déchets plastiques qu’elle génère chaque année. Elle n’est pas éclaboussée par les scandales sanitaires à répétition du puissant lobby de minéraliers sans vergogne. Commune par commune, une carte est à votre disposition pour connaître les résultats de qualité de l’eau distribuée chez vous. À la vôtre ! Santé !

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