10 juin 2026 | Luberon et Sorgues Entreprendre met en lumière des univers très différents

Ecrit par Echo du Mardi le 10 juin 2026

Luberon et Sorgues Entreprendre met en lumière des univers très différents

Pour ses 10 ans, la conférence-happening « Parlons cash » a mis en avant des univers professionnels d’une coopérative ouvrière, d’une abbaye et d’un centre de détention

Sous un chapiteau dressé pour l’occasion et dans une ambiance festive et circassienne, la traditionnelle conférence-happening « Parlons Cash », organisée par le réseau d’entreprises Luberon et Sorgues Entreprendre (LSE), le 4 juin dernier au Thor, a fait le choix cette année de faire découvrir le monde du travail dans une coopérative ouvrière, une abbaye cistercienne et en milieu carcéral. Trois approches atypiques qui ont passionnés les 130 participants à cette soirée d’anniversaire joyeuse et éclairante.

©LSE

C’est désormais une tradition vielle de 10 ans, chaque année le réseau Luberon et Sorgues Entreprendre organise une soirée évènement autour de sujets disruptifs et souvent d’actualité. Des rencontres pas comme les autres qui attirent chaque année de nombreux dirigeants et cadres d’entreprises. « L’objectif de ces rencontres « Parlons Cash » est de sortir des schémas prêt à penser et de tenter d’élargir le champs des possibles » a souligné Laura Dos Santos, présidente du réseau lors de son discours introductif. Si les soirées « Parlons Cash » ont pour mission de partager d’autres expériences et d’apporter d’autres regards, elles doivent le faire de manière ludique et bienveillante. La marque de fabrique du réseau LSE. Ne dérogeant pas à la règle d’organiser aussi ces événements dans des lieux inattendus les organisateurs ont fait le choix cette année de l’univers du cirque, avec son chapiteau, sa fanfare (l‘Avenir L’Islois), ses jongleurs…

Les trois intervenants ont montré qu’ils partageaient au fond la même préoccupation : mettre l’humain au centre des projets

Sur la scène, une animatrice, Sandra Vich et trois invités : Michel Schmesser, de la SCOP 1336, Mathieu Régnier de l’Abbaye d’Aiguebelle et Myriam Alazard de la société IDEX – Centre de détention de Salon. Leurs témoignages croisés sur le thème « ouvriers – moines – détenus : 3 mondes atypiques nous parlent du travail » ont fait la démonstration que des modèles dont la finalité première n’était pas de faire des profits pouvaient exister et même être pérenne. A la question quel point commun peut-il y avoir entre un salarié d’une SCOP, un moine et un détenu, les trois intervenants ont montré qu’ils partageaient au fond la même préoccupation : mettre l’humain au centre des projets. Dans les trois cas le travail peut être compris comme une émancipation. Qu’il s’agisse de dignité, de confiance ou de sérénité les intervenants partagent les mêmes valeurs.

©LSE

Le rapport au temps est différent

Si dans les entreprises traditionnelles c’est une course permanente contre le temps, dans les coopératives ouvrières, dans les monastères ou dans les prisons le rapport au temps n’est pas le même. « En prison le temps s’arrête et on n’en a pas la maitrise et l’oisiveté peut rendre fou » confie Myriam Alazard de la société IDEX. « Dans une abbaye cistercienne les moines travaillent en silence, là c’est le temps long qui s’installe » explique Mathieu Régnier. Pour Michel Schmesser, de la SCOP 1336 le rapport au temps est aussi différent. En effet, la SCOP 1336 est née après 1336 jours de lutte de son personnel qui refusait la fermeture de leur usine. Une période pendant laquelle de nombreux collaborateurs ont suivi des formations dans la perspective de la création de l’actuelle coopérative. « Le temps c’est le respect de la parole donnée aux gens » affirme Michel Schmesser.

Tous s’accordent à dire que donner du sens et de la reconnaissance à ceux qui travaillent est une condition de réussite des entreprises. Ce discours n’a pas été sans rencontrer l’approbation de très participants à la soirée.

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