Du 29 juillet au 1er août, le Provence Arts Festival du Film a fait de Ménerbes un écrin pour le cinéma documentaire. Pour sa deuxième édition, consacrée à la musique, le festival a réuni artistes, réalisateurs et spectateurs autour de neuf documentaires, trois matinées de rencontres et des projections en plein air.
À la nuit tombée, la place de l’Église s’est transformée en salle de projection à ciel ouvert. Mais ici, le générique ne marque pas la fin de l’histoire. Les films étaient suivis de rencontres avec ceux qui les avaient réalisés, montés ou composés. Fondé par la productrice et réalisatrice Lucy Darwin, le festival défend justement cette proximité. « Notre ambition a toujours été de créer un Festival où les films se prolongent au-delà de l’écran », explique-t-elle.
La musique comme fil rouge
Cette 2e édition a exploré les liens entre musique et cinéma documentaire. Jane Birkin, John Lennon et Yoko Ono, Elvis Presley, Darius Brubeck ou encore les Rolling Stones figuraient parmi les univers abordés à travers neuf films. Les Rencontres Dora Maar ont prolongé les projections durant trois matinées. Réalisateurs, monteurs, compositeurs et critiques ont échangé avec le public sur la création documentaire et la place de la musique à l’écran. L’un des moments les plus spontanés est venu du compositeur Alexei Aigui, qui a improvisé au violon après une rencontre avec la monteuse Alexandra Strauss.
Un festival qui a de l’ambition
Samantha Morton, venue de New York, a suivi les quatre jours de festival aux côtés des artistes et du public. Plusieurs invités ont salué la qualité de la programmation et l’atmosphère du rendez-vous. Dans le décor recherché du Luberon, le festival semble avoir trouvé son écrin : un cinéma exigeant, mais convivial, où les œuvres donnent naissance à de véritables conversations. Si l’édition 2027 est déjà en préparation la prochaine thématique n’a pour autant pas encore été dévoilée.
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Mireille Hurlin
