Grâce à Geoffrey Casu, commandant à Avignon-Fontcouverte et colistier d’un candidat aux Municipales à Saint-Saturnin-lès-Avignon, la commune a obtenu le label ‘Ma commune qui sauve’, qui témoigne de l’engagement aux côtés des sapeurs-pompiers.
Chez les Casu, on est pompier de père en fils, voire petit-fis. Le grand-père, Bernard est capitaine et infirmier, le fils Geoffrey est commandant à Avignon-Fontcouverte et le petit-fils Gabriel, 9 ans, attend d’en avoir 12 pour intégrer les Jeunes Sapeurs-Pompiers de Vaucluse. Et pour l’instant, il est de toutes les cérémonies mémorielles entre papa et papy, avec sa petite sœur Léonie (6ans) au Rocher des Doms pour le 8 mai, le 11 novembre ou la Libération d’Avignon chaque 25 août.
Geoffrey Casu lui aussi, depuis tout petit, a chevillé au corps, la devise « Sauver ou Périr. » Après avoir fait des études de droit à Lyon il a intégré les Sapeurs-Pompiers volontaires à 19 ans. Après avoir passé un concours d’officiers, il est nommé chef de caserne dans l’Ain. Tout à tour, cursus normal, lieutenant, capitaine puis commandant, cet officier est aujourd’hui chargé des « dossiers structurants et à enjeux » chez les pompiers de Vaucluse.
Une Charte d’engagement moral en vue des Municipales
Justement, c’est lors du Salon des Maires à Paris, fin novembre dernier, que la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers a réaffirmé sa mission première d’intérêt général. Et à l’approche des scrutins des 15 et 22 mars prochain, en liaison avec la Sécurité Civile, elle a lancé une initiative, une « Charte d’engagement » moral à destination de tous les candidats aux municipales. Objectif : inscrire la sécurité et la résilience au cœur des débats avec les citoyens.
Une opportunité que le Commandant Casu a saisie au bond et comme il est candidat sur l’une des 3 listes en lice pour la mairie de Saint-Saturnin-lès-Avignon (celle de Sylvain Penalva*), elle bénéficie de cette charte. Lors d’une conférence de presse, il a décliné les 5 engagements. D’abord, par convention signée par la mairie, favoriser la disponibilité des SP volontaires pour garantir la continuité du service public en cas d’incendie, d’inondation, de tremblement de terre, d’avalanche, de pollution, d’accident industriel, nucléaire ou sanitaire. Ensuite « mettre en œuvre une culture de la prévention, faire de la pédagogie avec des ateliers auprès de tous, quel que soit l’âge. Montrer les gestes qui sauvent, les bons réflexes comme la PLS (Position latérale de sécurité), le fonctionnement d’un défibrillateur cardiaque, ne pas jeter de mégot par la fenêtre, ne pas allumer un barbecue quand souffle le mistral… Pour que chacun devienne acteur de sa propre sécurité et de celle des autres », précise Geoffrey Casu. « Il va de soi que tous les élus, mais aussi tous les agents de la mairie doivent être formés à la gestion de crise. Et plus de Saint-Saturninois le seront également, mieux ce sera dans l’intérêt général. »

Il poursuit : « Anticiper, c’est dominer la situation. Donc il faut s’entraîner et planifier. » D’après le GIEC, le dérèglement climatique va s’intensifier avec des épisodes de plus en plus fréquents et de plus en plus violents, nous devons donc nous organiser, nous relever les manches pour limiter les risques donc les dégâts. Par exemple, 90% des feux sont d’origine humaine, pour moitié criminelle, pour moitié provoqués par bêtise pour ne pas dire plus. Nous devons créer une réserve communale de sécurité civile et ce n’est pas un engagement de pacotille, c’est du pragmatisme pur pour sauver des vies. Cette prise de conscience collective est nécessaire pour une prévention des risques, une entraide entre les habitants, une citoyenneté active. Chacun doit se prendre en main. Seul on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. »

Une initiative unique en Vaucluse
Avec ses 5 206 habitants, Saint-Saturnin-les-Avignon est donc la seule à ce jour en Vaucluse à bénéficier du label « Ma commune qui sauve », un dispositif concret qui place le citoyen au cœur de la sécurité civile. Espérons qu’elle sera imitée par les 150 autres villes et villages du département. Avec le soutien de la Préfecture et du Conseil Départemental. Si Geoffrey Casu s’engage aujourd’hui en plus de son métier, un autre avant lui l’avait fait, le Colonel Jean-Luc Queyla, qui dirigeait le Centre de Secours Principal d’Avignon. Il s’était présenté sur une liste aux Municipales. Et Il était à l’origine d’un petit livre rouge, Manuel de Survie (Édition Albin Michel). Une version grand public du DICRIM (Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs).
*Pour les Municipales de mars prochain, il y a 2 autres listes en plus de ‘Une nouvelle énergie pour Saint-Saturnin’ de Sylvain Penalva : ‘Saint-Saturnin au cœur’ de Chantal Bonnefoux, et ‘Un nouvel élan pour Saint-Saturnin’ de Josiane Coste.


