On le sait, en France, malgré les votes récents, la décision d’une fin de vie est très encadrée et réglementée mais ne répond toujours pas à la demande des concernés alors qu’en Suisse le suicide assisté est permis. Dès lors, la personne en plein discernement peut préparer ses proches et son voyage à Zurich pour aller se « suicider » en pleine conscience.
Ceux qui restent, ce sont ceux qui doivent accepter, respecter et mieux, accompagner la personne qui a pris la décision.
Etienne, cadet de la fratrie est dans ce cas : à la demande de sa mère — merveilleuse de justesse Anne de Peufeilhoux — il va l’accompagner à Zurich..
La pièce est certes juste et émouvante mais très classique dans sa mise en scène quelquefois laborieuse — déplacement incessant de chaises et tables. Le propos est effectivement de jouer sur la vie qui continue pour Etienne qui tombe amoureux et celle qui va s’arrêter pour Annie.
Ce chassé croisé amoureux pour deux couples occupent peut-être un peu trop de place car l’issue est prévisible comme l’est le décès d’Annie. La pièce aurait gagné à creuser les liens de la fratrie face à la demande maternelle.
Qu’importe cependant, c’est vivant, tonique et évite le pathos avec une ode à la vie et à l’amour. Et surtout, ce n’est pas triste !
Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 13 et 20 juillet. 10h10. 12 à 24€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.


