C’est ce qu’a dit en introduction l’un des deux coprésidents des Musicales du Luberon, Patrick Canac, l’autre Laure Kaltenbach étant retenue à Paris. « Nous espérons que l’espoir revive et invente un monde entre rêve et renaissance. Plus qu’une destination, un ailleurs imaginaire, mystérieux et onirique. Ce festival s’étirera du 24 mai au 27 juillet mais n’oublions pas que les Musicales se déroulent tout au long de l’année, sur quatre saisons et que le nombre de sites concernés est désormais de sept : Apt, Lacoste, Les Taillades, Ménerbes, Bonnieux, Beaumes-de-Venise et Bédoin. »
Coup d’envoi ce dimanche 24 mai, avec ‘Abracadabra, le piano magique’ de Béatrice Berrut, un concerto de Liszt et le fameux ‘Adagietto’ de la 5e Symphonie de Mahler, devenu un tube depuis ‘Mort à Venise’ porté à l’écran par Luchino Visconti. Mais aussi ‘La danse macabre’ de ‘L’apprenti sorcier’ de Paul Dukas. 18h Eglise Saint-Luc à Ménerbes.
Le 6 juin, au SCAD de Lacoste, un duo Marina Viotti – Théo Oul. Une mezzo-soprano et un accordéoniste qui mêleront des partitions de Francis Poulenc, Reynaldo Hahn, mais aussi des chansons de Barbara, Brel, Nougaro et Ferré. Elle est franco-suisse et Victoire de la Musqiue Classique en 2023, lui a grandi à Marseille et fréquenté le Conservatoire Pierre Barbizet et prouve que l’accordéon n’est pas réservé aux bals musette. Le 27 juin, au Domaine de Coyeux, pour changer de ‘Vissi d’arte’, ‘Je veux vivre d’amour’ avec les grands airs d’opéras de Bellini, Mozart, Gounod et Smetana avec le duo Lada Bockova (soprano) et Daniel Kfelir (baryton) à 20h 30.
Le 11 juillet, hommage à Debora Waldman, fidèle depuis 6 ans aux Musicales, aux Taillades à 21h 30, avec la Symphonie ‘Ecossaise’ de Mendelssohn et l’un des concerti pour violon de Brahms interprété par Eva Zavaro. Selon le grand interprète Ivry Gitlis, « elle joue avec le cœur. »
Un concert novateur ‘Musiques en bleu’, le 17 juillet au Théâtre de la Fondation Blachère à Bonnieux à quatre mains, avec les pianistes Maha Zahid et Bruno Fontaine. Des improvisations sur ‘Rapsody in blue’ de Gerschwin bien sûr, mais aussi des partitions de Debussy Fauré, Smetana. Et comme Jean-Paul Blachère était viscéralement attaché à l’Afrique, des musiques de compositeurs nés sur ce continent seront jouées, celles d’Aya Bankole, Nabil Benabdeljalli et Fred Onovwerosuoke.
A Bédoin le 18 juillet, place aux ‘Grands quintettes pour piano et cordes’ avec le Trio Karenine, renfrocé par la violoniste Alexandra Soumm et l’altiste Manuel Vioque-Judde pour deux oeuvre, une de Dvorak l’autre de Franck.
‘Un vent d’est’ soufflera sur le Domaine de la Citadelle à Ménerbes le lendemain avec le même Trio Karenine qui interprètera des oeuvres de Rimsky-Korsakov, Tchaikovsky, Dvorak et du pianiste Jean-Claude Pennetier.
Changement de climat le 22 juillet, ‘Viva les suds, viva Espana’ avec tous les standards de Falla, Granados, Ravel, Fauré, Sarasat à Ménerbes (19h) avec la pianiste Laura Cholé et la pianiste Elise Bertrand qui proposera l’une de ses compositions. Elle a aussi été distinguée comme Révélation soliste lors des Victoires de la Musique 2024.
Le 27 juillet, les Musicales du Luberon vous invitent à ‘Une soirée chez les Schumann’, aux Taillades avec Julie Depardieu qui liera des journaux intimes de Clara et Robert Schumann, la mezzo Delphine Haidan et le pianiste Jean-Frédéric Neuburger qui interprèteront leurs oeuvres.
Dès septembre débutera le Festival d’Automne avec tour à tour, le pianiste Geoffroy Couteau le 11 septembre à Bonnieux, ‘Un humour de Prouste’ avec Denis Podalydès et Jen-Philippe Collard le 3 octobre à Apt, ‘Le voyage d’hiver’ de Schubert le 10 octobre.
Des conférences et causeries sont également prévues le 12 juin avec Raymond Duffaud et le 3 octobre avec la cheffe de l’Orchestre National Avignon-Provence, Debora Waldmann sur ‘Aïda’.
Depuis 1989 qu’existent Les Musicales du Luberon, ont été invités notamment James Bowman, Philippe Jaroussky, Patricia Petibon, Didier Lockwood, Dame Felicity Lott, Laurence Equilbey, Jean-Claude Malgoire, Nicolas Angelich, Cyprien Katsaris, Jean-François Zygel et Cyril Diederich qui était là au début de l’aventure humaine et artistique de ces Musicales.
