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Promotion de -10% pour les Chorégies d’Orange 2026 si vous réservez vos places avant le 31 janvier

Copyright Andrée Brunetti

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Pour « La Traviata » de Verdi avec Nadine Serra dans le rôle-titre samedi 4 juillet, le prix varie entre 19€ à 250€, pour le concert symphonique de Philippe Katerine le 7, entre 25€ et 80€, pour le ballet « Cendrillon » le lundi 13 juillet, les billets vont de 18€ à 100€ et pour le concert du violoniste Renaud Capuçon de 13€ à 65€, avant cette réduction de -10%.

Cette offre exceptionnelle intervient alors que le plus ancien festival du monde (1869) vient de voir son directeur de production (Paulin Reynard) et son directeur (Jean-Louis Grinda) annoncer leurs démissions, face à la diminution de la programmation lyrique. Un seul opéra est à l’affiche cet été et en version scénique (sans décor ni costumes), ce qui en diminue le coût.

Rappelons que les collectivités locales versent chacune une subvention. 152 450€ par la Ville d’Orange, auxquelles s’ajoutent 300 000€ de la part du  Département de Vaucluse et 750 000€ de la Région Sud.

Le Conseil Départemental a d’ailleurs, lors de la dernière séance de l’année le 12 décembre, voté cette « Compensation de service public » pour pallier les « insuffisances de recettes et assurer la continuité du service public de la culture ». Un soutien qui permet d’étayer « la création, la production artistique, la diffusion des oeuvres, la rencontre avec les publics de tous âges, contribuer au développement culturel des territoires et encourager le rayonnement national et international des Chorégies » qui ont accueilli, au fil des décennies, les plus grands noms de la planète du lyrique, de la danse et de la musique vivante.

Copyright Andrée Brunetti

Dans la délibération du Conseil départemental sont précisés les coûts et recettes des Chorégies. Côté dépenses, budget de fonctionnement : 1,8M€, budget artistique : 1M€, résorption de déficit antérieur : 80 686€, soit au total : 2,98M€. Et en face, la billetterie rapporte plus d’ 1M€,  la subvention de l’Etat pour le fonctionnement 538 688€, la compensation des actionnaires 1, 177 M€, soit en tout près de 3M€.

Et quand on lit les tableaux joints, on voit que les frais de personnel s’élèvent à 510 000€ dont 140 000€ pour le directeur, 81 000€ pour l’administratrice, 67 000 pour le directeur de production et 152 000€ pour les frais de gestion (entretien des locaux, informatique billetterie). Et la programmation de l’opéra « Traviata » par exemple va coûter 418 500€. 27 000€ pour la direction musicale, 114 800€ pour les artistes lyriques, 130 000€ pour les musiciens, 73 700€ pour les choristes et plus de 12 000€ pour l’assurance « pluie ». 

Ces sommes peuvent paraitre énormes à certains, mais face au bonheur des amateurs de musique, de danse et de lyrique, face aux émotions ressenties par les spectateurs, dans ce cadre grandiose du Théâtre Antique, face au patrimoine historique et populaire que représentent les Chorégies, il s’agit en fait d’un service d’intérêt général de démocratisation de la culture accessible au plus grand nombre avec les 8 313 places des gradins de pierre face au Mur d’Auguste.
Réservations ici.
Andrée Brunetti

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