De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
Le bâtiment le Victoria est un programme porté par le Grand Avignon et Citadis pour répondre aux besoins des jeunes entreprises et notamment celles qui quittent la pépinière Créativa. Ce projet a été également conçu pour favoriser les rencontres des usagers avec des espaces partagés inaugurés dernièrement.
2500m2 de plancher sont dédiés principalement à l’accueil d’entreprises en sortie de la pépinière Créativa, souhaitant rester au sein du technopôle Agroparc et bénéficier de ce produit immobilier. L’objectif premier est de proposer des espaces de bureaux et des plateformes techniques offrant des surfaces modulables. Les espaces comprennent : dix-sept plateformes tertiaires de 98m2, huit plateformes tertiaires de 45m2, trois plateformes techniques sur deux niveaux de 102m2 et enfin un espace partagé d’environ 100m2 regroupant un espace de convivialité, deux bureaux, une salle de réunion et des sanitaires.
Crédit photo: Grand Avignon
S’adapter à la demande avec des petites surfaces
Souplesse et modularité sont les maîtres-mots pour s’adapter à la demande avec des petites surfaces. Le bâtiment Victoria entend répondre aux besoins des entrepreneurs : « stationnement raisonné et efficace, charges d’exploitation et coûts d’entretien minimisés, bâtiment de qualité (architecturale et technique) avec une conception simple, bâtiment compact permettant d’optimiser la surface utile commercialisée et son fonctionnement », énumère le Grand Avignon. Les espaces partagés, qui comprennent cafétéria, douches, salle de réunion, seront « auto gérés ». Les infrastructures au service des déplacements doux ont été prévus : garage à vélos, espace auto partage Citiz, borne électrique, etc…
Pour permettre une offre adaptée aux TPE-PME « sortie de pépinière », le Victoria offre des plateformes techniques divisibles en modules de 98m2 de surface de plancher (en moyenne). Les fonctions techniques pourront être positionnées en RDC (rez-de-chaussée) et une mezzanine pour les espaces de bureau. Le format type d’une plateforme technique sera 50m2 au sol et 48m2 en mezzanine. La hauteur en RDC sera plus élevée que les espaces de bureaux en mezzanine. Une plateforme technique pourra néanmoins être totalement dédiée à des bureaux.
Espaces partagés du Victoria
Favoriser les échanges
L’espace partagé du bâtiment le Victoria est de 100m2 environ, regroupant un espace de convivialité, deux bureaux, une salle de réunion et des sanitaires. Il permet aux usagers du Victoria de se retrouver et d’échanger en toute convivialité. Cet espace est compris dans le prix de vente ou de location des plateformes. « Pour la première fois sur le territoire, de jeunes entreprises peuvent se porter acquéreurs de leurs bureaux ou décider de rester locataires à des prix compétitifs, tout en ayant à disposition des espaces partagés : un afterwork, une réunion, un café ou une douche après le sport ou un trajet à vélo. Le Victoria a été pensé pour cela et pour que les talents puissent se connecter », précise le Grand Avignon.
Le Victoria. Crédit photo: Grand Avignon
Il reste 8 lots disponibles à la vente ou à la location. Plus d’informations, cliquez ici. Contact : Maud Thomachot, 06 80 48 12 32, 04 90 27 57 39, mthomachot@citadis.fr.
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
Un million de véhicule électrique en 2022. Comment trouver les solutions de recharge partout et pour tous pour accélérer la transition énergétique ?
Ça se voit. Le parc des voitures particulières commence à changer : depuis le début de l’année les véhicules électriques ou hybrides rechargeables représentent près de 15% des ventes. La France en comptait plus de 600 000 au premier avril dernier, la plupart utilisés par des particuliers et des entreprises. Mais tout le monde ne dispose pas d’une prise électrique pour faire le plein. « Neuf recharges sur dix se font à la maison ou sur le lieu de travail. Il y a donc un problème de disponibilité des bornes sur le domaine public », entame Sébastien Quiminal, directeur Enedis Vaucluse. « Les recharges ouvertes au public sont nécessaires pour ceux qui n’ont pas d’autre solution, pour les utilisateurs intensifs, ou pour les longs trajets comme les départs en vacances. En définitive, la certitude de ne pas tomber en panne sèche, même en cas d’imprévu, est déterminante pour tous ceux qui se déplacent ou qui voudraient acquérir une voiture électrique ». Et la conserver. Les difficultés d’usage d’une voiture ‘zéro émission’ ont poussé près de deux Californiens sur dix à revenir au moteur thermique. Or, aux yeux des pouvoirs publics, la conversion du parc automobile est un levier majeur pour réussir la ‘transition écologique’.
Une démarche collective pour la mobilité électrique Organisé, planifié, coordonné dans chaque territoire, le déploiement des bornes a été retardé pendant le confinement. L’objectif de 100 000 nouveaux points de charge ouverts au public fin 2021 ne sera probablement pas atteint. Quoiqu’il advienne, il faudra faire un gros effort d’équipement. Enedis a donc été chargé de faciliter la mise en place des Schémas directeurs pour les infrastructures de recharge des véhicules électriques (Sdirve) qui permettent aux collectivités de promouvoir la mobilité électrique sur chaque territoire. « Concrètement, nos équipes dressent une cartographie des lieux où sont implantées ces bornes et des endroits où l’on peut en mettre d’autres au meilleur coût. » Le gestionnaire du réseau électrique français met donc son expertise de la distribution au service des élus pour optimiser l’installation en vue d’une bonne qualité de service (puissance, état de marche, maintenance, localisation). Non sans prendre part au coût de raccordement : « 75% est payé par Enedis pour tous ceux qui vont prendre la décision d’ici la fin de l’année de s’équiper avant fin juin prochain, 40% au-delà » ajoute Sébastien Quiminal. C’est donc un enjeu financier important, sachant qu’une borne coûte, en plus du raccordement, entre 2 000 à 5 000€, sans tenir compte des coûts de génie civil.
La situation dans le Vaucluse « Les syndicats d’énergie qui regroupent les communes pour la gestion et du contrôle de la distribution électrique ont été les premiers (ndlr : 2013) – avec l’aide de l’Ademe – à développer les stations de recharge ouvertes au public. Ils en sont les premiers acteurs aujourd’hui ». Alexandre Thomas, directeur du Syndicat d’énergie vauclusien (Sev) souligne que 74 bornes, permettant de récupérer 150 kilomètres par heure de charge, ont été installées à ce jour dans 48 des 140 communes du département qu’il couvre. Les usagers peuvent connaître les modalités (tarifs, carte des bornes, application sur téléphone) sur Vauclus’elec.
– Que dire de ce déploiement ? Le modèle doit trouver son équilibre économique. Assurant la maîtrise d’ouvrage complète depuis l’installation, la maintenance, le service monétique le Sev constate que le seuil de rentabilité n’est pas atteint à l’échelle du parc. « Les communes comblent en cas de déficit financier. En moyenne, nos bornes affichent une dizaine de sessions de recharge par mois ce qui reste insuffisant. Mais il y a une dynamique avec le décollement des ventes de véhicules électriques depuis le Covid. Le chiffre d’affaires des bornes a fortement progressé depuis lors
– Faut-il encore convaincre les élus de s’engager dans l’équipement de leurs communes en bornes électriques ? « Les maires sont demandeurs parce qu’une borne fait venir des gens. Depuis les dernières élections municipales, beaucoup aimeraient en avoir. La rentabilité, si la dynamique actuelle d’équipement et de subvention se poursuit, est en vue sur une période de 5 à 6 ans. C’est un enjeu, mais celui qui consiste à attirer des touristes ayant un bon pouvoir d’achat compte aussi avec les revenus importants qu’ils génèrent dans notre département. »
Quels changements pour les réseaux électriques ? L’essor des véhicules électriques va poser la question du renforcement du réseau de distribution et de l’adaptation des lignes électriques. Non seulement sur le domaine public – une borne de charge rapide demande autant de puissance d’un quartier d‘habitation d’une quarantaine de maisons – mais encore dans le parc résidentiel collectif où vivent près d’un français sur deux. « Un nouveau décret paru en septembre améliore l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques dans les immeubles soumis au statut de la copropriété en assouplissant les règles de vote en la matière », précise Sébastien Quiminal. Le demandeur pourra donc passer par le réseau de distribution public sans avances de frais. Le chantier s’annonce très important afin de suivre l’extension du parc de véhicule à batterie rechargeables estimé à un million d’unité en 2022. Actuellement, Enedis prend part à plus de 200 projets liés à la mobilité électrique à travers le territoire national. L’entreprise expérimente des services autour de la recharge, notamment sur son pilotage et sur l’optimisation du stockage d’énergies renouvelables dans la batterie du véhicule. Les batteries des véhicules électriques peuvent par exemple stocker au bon moment de l’électricité d’origine renouvelable ou alimenter son domicile en autoconsommation lorsque la demande d’électricité est forte. « L’innovation est au cœur de ces sujets de mobilité. C’est pourquoi nous sommes partenaires du forum ‘Energy for smart mobility’ (ndlr : qui vient de se dérouler à Marseille les 6 et 7 octobre derniers) organisé par le pôle de compétitivité Capenergie réunissant plus de 500 acteurs en région pour développer une filière énergétique d’excellence à l’échelle territoriale et devenir un pôle de référence en Europe ».
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
Le litre de gazole est vendu plus de 1,53 euro en moyenne dans les stations-service françaises, selon les données du ministère de la Transition écologique publiées le 11 octobre, battant ainsi le précédent record de 2018 lors de la crise des gilets jaunes. Si le prix des carburants flambe depuis plusieurs mois, notre graphique montre une comparaison du prix du gazole et de l’Eurosuper 95 (toutes taxes comprises) dans une sélection de pays de l’Union européenne.
Le prix du carburant est-il donc réellement plus élevé en France qu’à l’étranger ? Selon les données de la Commission européenne (les dernières données disponibles datant du 4 octobre 2021) la France fait en effet partie des pays de l’UE où le litre à la pompe de gazole est le plus cher : 1,50 € contre 1,47€ en Allemagne, par exemple. Mais les Suédois (1,85€) ou encore les Belges (1,57€) paient plus cher. Pour l’Eurosuper 95, il fallait débourser 1,60 € en France en date du 4 octobre, contre 1,67 € chez nos voisins d’outre-Rhin ou encore 1,71 € en Grèce.
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
Les sénateurs se sont prononcés mardi 12 octobre au soir en faveur d’une proposition de loi revenant sur le non-cumul des mandats, instauré en 2014. Cette proposition de loi souhaite permettre aux députés et sénateurs d’être maires ou adjoints d’une commune de moins de 10.000 habitants (soit 97% des communes).
Présentée par le président de l’Union centriste au Sénat, Hervé Marseille, cette proposition de loi est par ailleurs cosignée par le président des sénateurs LR, Bruno Retailleau. Le sénateur Jean-Baptiste Blanc (Groupe Les Républicains) a voté contre. « Cette loi de 2014 faisait suite à l’idée que le cumul des mandats aurait été la cause de la défiance entre élus et citoyens. Force est de constater, 7 ans plus tard, que cela n’a rien réglé mais devons-nous pour autant revenir en arrière ? », interroge le sénateur. Devons-nous relancer ce débat d’arrière-garde à un moment dominé par la crise et la résorption de celle-ci ? »
L’argument avancé, par les auteurs de cette proposition de loi est de dire que la règle du non-cumul des mandats aurait créé des élus « hors sol ». « Or, il est important de préciser que les députés et sénateurs peuvent cumuler, encore aujourd’hui, un mandat local mais non exécutif », souligne Jean-Baptiste Blanc, qui lorsqu’il a été élu sénateur en 2020 a démissionné de son poste de 1er adjoint à la ville de Cavaillon pour redevenir « simple » conseiller départemental.
Et d’ajouter : « D’ailleurs est-il du ressort de la loi de dire qu’un élu est hors sol ? N’est-ce pas aux électeurs de décider ? Un conseiller départemental (même sans exécutif) peut tout à fait se saisir des dossiers locaux. Un parlementaire peut tout à fait […] travailler en étroite collaboration avec les élus de son territoire dans un souci d’échanges et d’écoute afin de relayer leurs besoins et leurs préoccupations au parlement. »
Le sénateur Jean-Baptiste Blanc a successivement été, conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller départemental puis vice-président du Conseil départemental. Des expériences d’élus qui lui ont permis « d’acquérir une vraie connaissance de la réalité du territoire ». Le sénateur s’oppose à ce retour en arrière voulu par ses collègues sénateurs et prône, au contraire, le renouvellement des pratiques et de la classe politique.
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
La CPME 84 (Confédération des petites et moyennes entreprises), l’organisation au service des TPE-PME (Très petites et moyennes entreprises), commerçants et indépendants en Vaucluse, en partenariat avec Harmonie Mutuelle – groupe Vyv, propose une rencontre sur les conditions de la réussite d’un télétravail choisi et non subi par l’entreprise.
Il y sera question de Moyens matériels et cadre de travail ; Concertations et relations sociales ; Maintien de la cohésion de l’équipe ; Mise à jour du document unique et des Eléments du droit à la déconnexion.
Les infos pratiques
‘Le télétravail : une prise de recul nécessaire’, mardi 19 octobre 2021 de 8h30 à 10h30 au Novotel Avignon-Nord, 135 avenue Louis Pasteur à Sorgues. Parking accessible et gratuit sur le site. Réservation obligatoire sur contact@cpme84.org et au 04 90 14 90 90 et www.cpme84.com MH
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
‘Transmission’ ? C’est la 2e édition du dîner de gala concocté par 14 chefs et meilleurs ouvriers de France au profit de l’association Franco-Bolivienne ‘La Gourmandise festival‘. Le dîner d’exception aura lieu mercredi 20 octobre au Palais-des-Papes à Avignon, dans la majestueuse salle du Grand Tinel.
Aux pianos ? Les plus grands chefs comme Guilhem Sevin, Florent Piétravalle, Pascal Auger, Marc Fontanne avec la participation d’Edouard Loubet et Anthony Bisquerra qui seront là pour l’occasion. Également aux manettes, le parrain de la manifestation Yann Brys –Meilleur ouvrier de France (Mof) 2011- descendu de Paris avec une dizaine d’autres Mof boulanger, glacier, sommelier, fromager…
Un dîner gastronomique pour une bonne cause
Entre danse contemporaine et musique traditionnelle une vente aux enchères mettant à l’honneur une œuvre de Rosmery Mamani Ventura sera proposée aux convives ainsi qu’une tombola gourmande comprenant des repas au sein de prestigieux établissements dont un déjeuner pour deux chez Alexandre Mazzia à Marseille.
Les infos pratiques
Dîner de gala. Mercredi 20 octobre à 19h au Palais-des-Papes d’Avignon. Salle du Grand Tinel. Réservation au 06 37 65 88 60. www.lagourmandisefestival.com. Un don de 180€ à l’association par personne, vous permettra de participer à cette soirée caritative.Ce don est défiscalisable à hauteur de 60% que vous soyez professionnel ou particulier – sans nombre minimum d’inscrit – cela ramène le prix du repas à 72 euros ! Une facture ainsi qu’un reçu fiscal vous seront transmis le jour du repas, sur simple demande.
Les 14 chefs et meilleurs ouvriers de France
Guilhem Sevin, Florent Piétravalle, Pascal Auger, Marc Fontanne, Edouard Loubet, Anthony Bisquerra, Bruno d’Angelis. Les meilleurs ouvriers de France : Michaël Bouvier, Laurent Derhé, Thomas Subrin, Josiane Déal, Christophe Renou, Jean-Christophe Vitte et Yann Brys.
En savoir plus
La 1re édition de ce dîner d’exception a eu lieu en octobre 2019, à l’Ecole hôtelière d’Avignon en compagnie d’Alexandre Mazzia, trois étoiles au Michelin 2021 pour son restaurant marseillais AM.
Après deux belles éditions en Amérique du Sud et une route ouverte désormais entre la France et la Bolivie il était primordial de lever des fonds pour relancer une troisième édition de la Gourmandise Festival en profitant de créer un événement dans la cité des Papes.
L’idée d’un dîner caritatif est née liant ce monde des chefs venus en Bolivie, des maîtres de stage en France, des boliviens vivant désormais à Avignon mais aussi des institutions locales telles que l’école hôtelière ou le CFA (Centre de formation des apprentis) de la chambre des métiers, leurs élèves et corps enseignant. En 2019, 19 000€ avaient été collectés permettant de programmer cette nouvelle édition ainsi que l’achat de matériel, d’équipement et de matières premières.
La Gourmandise » a vu le jour en 2016. Elle est le fruit d’une idée commune entre Frédéric Clota et Marianyela Munoz-Rojas, couple Franco Bolivien, vivant à Avignon depuis une dizaine d’années et désirant créer un lien entre deux pays qui ne se connaissaient pas ou peu au travers de la gastronomie. MH
La peinture de Rosmery Mamani Ventura exprime l’extrême pauvreté des Boliviens. L’un des tableaux de l’artiste Bolivienne très réputée sera proposé lors de la vente aux enchères, durant le dîner.
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
Dans sa dernière publication Altares, groupe spécialiste des données sur les entreprises, constate que les chiffres des défaillances d’entreprises en France pour le 3e trimestre 2021 sont toujours orientés à la baisse malgré la crise du Covid. Cependant, si l’ensemble des secteurs résistent biens, certaines activités présentent des signes de fragilité.
Avec le Covid, nombreux étaient ceux qui avaient prédit une recrudescence des défaillances des entreprises. A ce jour pourtant, le raz-de-marée tant attendu n’est pas encore survenu, bien au contraire. Ainsi, avec 5 311 procédures collectives ouvertes (sauvegarde, redressement judiciaire et liquidation judiciaire), le recul s’élève en France à -20,8% par rapport au 3e trimestre 2020. Dans le même temps, cette baisse s’établit à -16,6% en Provence-Alpes-Côte d’Azur et à -30,5% dans le Vaucluse. C’est mieux que les Bouches-du-Rhône (+13,4%), la Drôme et les Hautes-Alpes (0%), l’Hérault (-5,9%), l’Ardèche et les Alpes-de-Haute-Provence (-25%), mais moins bien que les Alpes-Maritimes (-36,2%), le Var (-37,9%)et le Gard (-51,1%). De manière générale à l’heure actuelle, le volume des jugements est deux fois inférieur au niveau d’avant Covid. En Vaucluse, pendant ces 3 derniers mois d’été, on dénombrait ainsi 103 défaillances durant le 3e trimestre 2019, contre 82 lors de la même période en 2020 et 57 pour 2021.
Source : Altares
Un mouvement entamé dès 2019 « Depuis le printemps 2019, soit un an avant le début de la crise sanitaire, le nombre des défaillances d’entreprises recule chaque trimestre. Un vaccin contre la défaillance aurait-il été trouvé ?, interroge Thierry Millon, directeur des études Altares, Rien n’est moins sûr. Ce 3e trimestre 2021 vient en effet nous rappeler que les règles de l’économie et des échanges commerciaux se rétablissent progressivement au rythme de la fin du ‘quoi qu’il en coûte’. Si le volume des défaillances reste deux fois inférieur à celui de 2019, quelques activités présentent tout de même des signes de fragilité. Leurs tensions sont exacerbées par les difficultés d’approvisionnements, de recrutement et la reprise rapide qui alourdit les besoins de fonds de roulement. Un clivage s’opère donc entre les entreprises qui terminent 2021 avec un niveau de trésorerie solide, au prix d’un endettement parfois fort, et les entreprises qui manquent déjà de cash pour financer la reprise. »
« Une trésorerie solide au prix d’un endettement parfois très fort. »
Si l’ensemble des secteurs semblent résister à l’échelle nationale, selon Altares « certaines activités présentent des signes de fragilité ». Le bâtiment enregistre une baisse de -20,8% des défaillances. Dans le détail, la tendance est toujours à la baisse pour la construction (-7,5%). Le second œuvre résiste également (-8%) même si le nombre de redressements judiciaires y est en hausse (+11%). Les défaillances reculent de 2% dans le gros œuvre du bâtiment en dépit d’une hausse de 16 % enregistrée par la construction de maisons individuelles. Les activités d’installation d’équipements thermiques et de climatisation et de menuiserie métallique et serrurerie enregistrent toutes deux de fortes augmentations du nombre de défaillances : respectivement +55% et +33%. Les défaillances augmentent aussi dans les travaux publics (+12%) et la promotion immobilière (+21%). Le commerce (-22,3%) affiche lui un recul rapide du nombre de procédures. La tendance est notamment très favorable pour le prêt-à-porter (-54%). Il est également sensible chez les garagistes (-18%) et les concessionnaires automobiles (-11%). En revanche, les défaillances augmentent en boucherie (+10%) et petites quincailleries (+36%). Côté industrie agroalimentaire, les défaillances s’inscrivent en net recul (-34%). En revanche, elles repartent à la hausse dans l’industrie manufacturière (+5%). Elles augmentent ainsi de 60% dans l’imprimerie et de 25% en fabrication de structures métalliques.
Impacts divers dans les services Le secteur des services aux entreprises enregistre un fort recul des défaillances (-21,8%). Une tendance portée par le conseil de gestion (-13%), l’organisation de salons professionnels (-30%) et les agences de publicité (-48%). Les agences de voyage, qui avaient été durement impactées à l’été 2020, enregistrent un très net recul des procédures (-48%). L’activité de nettoyage des bâtiments, en revanche, repasse dans le rouge (+21%). Les services aux particuliers (-25,5%) offrent des baisses très sensibles des défaillances. Une performance tirée par les activités de coiffeurs (-29%) et soins de beauté (-20%). Les services informatiques et édition de logiciels (+5,5%) sont plus en difficulté. Ils affichent une augmentation du nombre de procédures dans de nombreuses activités, notamment la programmation informatique (+29%) et le conseil en systèmes et logiciels informatiques (+48%).
La restauration a tenu le choc C’est en hôtellerie-restauration que la baisse des défaillances est la plus forte (-46,1%). Dans le détail, le recul est de -29 % pour les hôtels, -43% pour la restauration à table, -51% en restauration rapide et -54% pour les débits de boissons. Pour sa part, le secteur des transports et de la logistique enregistre une baisse limitée des défaillances (-2,1%), tirée par les taxis (-32%). En revanche, les procédures augmentent dans les transports routiers de fret interurbain (+39%) ou de proximité (+35%). Enfin, le recul de 12,3% du nombre des procédures dans l’agriculture masque les tensions de l’élevage notamment de bovins, d’ovins et de caprins.
Le ‘quoi qu’il en coûte’ jusqu’à quand ? « Le dernier trimestre 2021 sera déterminant pour de nombreuses entreprises, prévient Thierry Million. Elles devront se donner les moyens d’embrasser la croissance 2022 pour honorer les engagements d’emprunt et rappels de cotisations. Pour l’heure, la fin du ‘quoi qu’il en coûte’ n’a pas encore été sifflée. Car si les aides financières s’étiolent et si le dispositif d’activité partielle revient peu à peu à la normale, la bienveillance des organismes sociaux, elle, demeure. Le recouvrement forcé et les assignations ne sont donc pour l’instant pas d’actualité. Or, environ un tiers des procédures de défaillance sont ouvertes sur assignation. Cet ‘accompagnement’ public va finir par s’éteindre lui aussi et rééquilibrer les rapports concurrentiels. Il est encore temps de s’y préparer. En parallèle, les entreprises vont devoir composer avec l’amortissement des prêts garantis par l’État. Rappelons qu’elles sont 690 000 à avoir obtenu un PGE à la mi-septembre 2021, dont près des deux tiers ont été signés dès le début du dispositif. Le printemps 2022 s’annonce donc extrêmement tendu pour les entreprises qui ne seraient pas en mesure d’honorer les premières échéances. Peut-être seront-elles alors tentées de solliciter l’aide du tribunal pour restructurer le PGE dans le cadre d’une conciliation ou allonger la durée de remboursement avec un plan de sauvegarde ou de redressement. Les TPE et petites PME en difficulté pourraient aussi envisager de recourir à la procédure de traitement de sortie de crise (TSC) réservée aux entreprises fortement impactées par la crise sanitaire. Cette dernière, non encore décrétée, pourrait toutefois s’avérer difficile à mettre en œuvre pour des entreprises insuffisamment préparées. »
L.G.
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
Vous avez un projet de rénovation mais ne savez pas comment faire et à qui vous adresser ? Le Speed-meeting organisé samedi 16 octobre 2021 au Thor pourrait bien vous intéresser.
Sur place ? Des professionnels de la rénovation et des entreprises partenaires spécialisées dans l’isolation, le chauffage, la ventilation, l’énergie renouvelable, des organismes de financements et des conseillers en énergie de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), Adil (Agence départementale d’information sur le logement)…
Les infos pratiques
Speed-meeting de la rénovation. Samedi 16 octobre de 10h à 18h, salle des fêtes, Chemin des moulins au Thor. Entrée libre. Pass sanitaire obligatoire.
Dans le détail
‘Faire’ est un service public gratuit qui guide les particuliers et les petites entreprises dans leurs travaux de rénovation. L’Espace conseil Faire de l’Alte accompagne gratuitement les particuliers et les petites entreprises du territoire de la CCPSMV (Communauté de communes Pays-des-Sorgues-et-des-Monts-de-Vaucluse) dans leurs projets de rénovation : aides financières mobilisables, solutions techniques performantes et professionnels qualifiés. Pour contacter un conseiller Faire de l’Alte (Agence locale de la transition énergétique) : Par internet, en remplissant le formulaire Contacter un conseiller Faire sur www.alte-provence.org. Par téléphone, en appelant notre standard téléphonique au 04 90 74 09 18, de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30. Accueil physique sur réservation le 1er vendredi du mois à L’Isle-sur-la-Sorgue et le 3e mardi du mois au Thor. Faire est un service public déployé partout en France, animé localement par l’Alte (association loi 1901). Porté par l’Adème (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Département de Vaucluse, avec le soutien financier à hauteur de 50% de la CCPSMV. MH
Un cocon bien douillet pour l’hiver
De la pépinière Créativa aux espaces partagés du Victoria
Agir pour le cœur des Femmes, en partenariat avec la ville d’Avignon, organise le dépistage des maladies cardio-vasculaires des femmes en situation de précarité les mercredi 13, jeudi 14 et vendredi 15 octobre dans le bus du cœur, à Avignon.
Le bus
Celui-ci accueille quatre professionnels de santé et un médiateur qui procèderont au dépistage via une prise de pression artérielle, le questionnement sur des symptômes d’alerte cardio-vasculaire, les mesures de poids et périmètre abdominal, le dosage de la glycémie et des lipides, un questionnaire d’addictologie –alcool, tabagisme-, un entretien avec un gynécologue, le renseignement du carnet de dépistage avec la proposition d’un parcours de soin si nécessaire et, enfin, la remise d’un tote-bag garni de fiches de santé et d’un autotensiomètre au bras.
Le village bien-être et santé
Des professionnels de santé animeront également 11 stands et ateliers où seront présents le Planning familial ; le CIDFF (Information des droits de la femme) ; Manoletta (sensibilisation à l’endométriose) ; la Ligue contre le cancer ; Les pompiers pour une formation aux gestes de premiers secours ; le dépistage du cancer, la Croix rouge, les Médecins vasculaires, le stand nutrition avec Aprifel (Agence de recherche et d’information sur les fruits et légumes) ; des activités physiques avec les équipes de Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ; le Souffle 84 (Prévention des maladies respiratoires).
Les infos pratiques
Bus du cœur et Village bien-être et santé. De mercredi 13 à vendredi 15 octobre 2021. Ouverture de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h. Plaine des Sports, 185 avenue Pierre Sémard à Avignon. Modalités d’accès : le Bus du cœur est accessible sur inscription, le village Bien-Être et Santé est en accès libre pour l’ensemble du public sur présentation d’un pass-sanitaire.
Dans le détail
Le Bus du Cœur est une initiative du fonds de dotation Agir pour le Cœur des Femmes créé par le Pr Claire Mounier-Vehier (cardiologue) et Thierry Drilhon (chef d’entreprises) pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires des femmes. Ils ont réuni leurs expertises respectives pour agir sur la première cause de mortalité chez les femmes -200 en meurent chaque jour en France-, un phénomène qui s’accentue avec la crise du Covid : les femmes prennent de moins en moins soin de leur santé. Pour enrayer cette pandémie, Agir pour le Coeur des Femmes a lancé fin septembre une grande campagne de sensibilisation nationale et l’opération le Bus du Cœur, qui sillonne les villes de France pour proposer des dépistages gratuits aux femmes en situation de précarité, les plus touchées par la maladie (5 villes cette année, 20 l’année prochaine, 40 la suivante).
Agir pour le Cœur des femmes
Le Professeur Claire Mounier-Véhier, cardiologue et médecin vasculaire, et Thierry Drilhon, administrateur et dirigeant d’Entreprises, co-fondateurs du fonds de dotation Agir pour le Coeur des Femmes / Women’s cardiovascular health care foundation, ont uni leurs expertises médicales, scientifiques, sociétales et économiques, en faisant des maladies cardio-vasculaires chez les femmes, une priorité de santé face à cette urgence épidémiologique. Parce que les maladies cardio-vasculaires tuent encore chaque jour 200 femmes en France et 25 000 femmes dans le monde, Agir pour le cœur des Femmes veut mobiliser sur l’urgence de cette crise médicale et sociétale en faisant reculer la mortalité cardio-vasculaire des femmes. Objectif ? Sauver la vie de 10 000 femmes à 5 ans. Le Bus du cœur bénéficie du soutien de la Fondation Marc Ladreit de Lacharrière, membre fondateur de l’opération. MH