26 mai 2026 |

Ecrit par le 26 mai 2026

(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

Le magazine ‘Sans transition !’,  revue engagée du local au global a invité Emmanuel Druon, directeur de Pocheco (fabricant d’enveloppes) et auteur de ‘Ecolonomie, la transformation créatrice’, paru en 2020 chez Actes Sud, à une conférence en ligne mercredi 10 mars, à partir de 10h. Objectif ? Dresser le bilan, partager les retours d’expérience et imaginer une suite constructive autour d’ateliers.

Une expérience inspirante
L’entrepreneur part de son expérience inspirante de transformation de l’entreprise en y intégrant la dimension écologique proposant des éclairages sur des solutions concrètes pour les dirigeants et managers des entreprises du territoire.

Partage
Un temps participatif permettra de poursuivre ce cycle d’échanges interactif autour de l’Economie de demain, afin de coconstruire la transition économique sur le territoire. Depuis plus de quinze ans, Emmanuel Druon, entrepreneur près de Lille, fédère le talent de ses nombreux collègues et se consacre aux thèmes de l’écologie comme de l’économie circulaire.

Emmanuel Druon
Depuis 1997, il dirige Pocheco, une entreprise industrielle du nord de la France qui produit des enveloppes, et la développe selon des principes économiques, qu’il a explicités dans Écolonomie. Entreprendre et produire autrement (Pearson, 2012). Son essai Le Syndrome du poisson lune. Un manifeste d’anti-management est paru en 2015 chez Actes Sud dans la collection “Domaine du possible”.

Accompagnement des entreprises
Via le bureau d’étude Ouvert, il accompagne les entreprises de tous secteurs d’activité dans leurs projets de transition, avec pour but d’entreprendre sans détruire et de produire sans laisser de trace toxique dans l’environnement. Cette conférence fait suite à la rencontre avec Rob Hopkins de septembre 2020 et du Plan de soutien à l’économie locale lancé à l’automne 2020 par le Grand Avignon.

La rencontre avec Emmanuel Druon et les acteurs économiques du Grand Avignon sur Zoom, c’est mercredi 10 mars à partir de 10h, ici !

Sans Transition !

 


(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

La forêt est loin de souffrir de déforestation, mais d’un gros déficit de replantation par la main de l’homme qui permet une exploitation des essences par la filière bois. C’est le phénomène qui caractérise la forêt française.
Elle continue donc à s’étendre par un reboisement naturel important, lié à l’abandon des parcelles : l’exode rural, la multi propriété successorale, la modification du régime des jachères, les réformes du fermage en sont les principales causes. Ainsi, les superficies forestières progressent-elles de 1à 2% par an dans notre département où l’on a commencé, il y a quelques jours, à procéder à des coupes de bois en forêt privée afin de contribuer à la protection contre les incendies, au pastoralisme et à la biodiversité des crêtes du Grand Luberon. Les bois prélevés (pins), par arbre entiers, sont situés dans une forêt de pins noirs plantée dans les années 70 abritant des chênes verts, seront valorisés dans la filière bois-énergie.

Ramener de la lumière au sol
Cette opération de la délégation régionale du Centre national de la propriété forestière (CRPF Provence-Alpes-Côte d’Azur), coordonnant plusieurs partenaires, dont le Parc naturel régional du Luberon, « va ramener de la lumière au sol et permettra de restaurer les pelouses auparavant présentes », frayant ainsi un passage aux troupeau, explique Camille Loudun, ingénieure communication et projets environnementaux du CRPF. L’idée est de favoriser la pratique ancestrale du pâturage ovin par les bergers du massif du Luberon le long de la ligne de crête (200 à 300 mètre de large) qui constitue un petit alpage, un pare-feu naturel, une réserve de biodiversité : le pâturage préserve les plantes rares assure la présence d’insectes qui se font désormais bien rares et d’oiseaux qui nous en préservent.
« Nous ne sommes pas un organisme de gestion », reprend Camille. « Notre rôle d’établissement public est de conseiller les propriétaires privés, de mettre à leur disposition des méthodes de sylviculture et de les aider au regroupement – notamment les petits – pour réaliser des projets de desserte, mobiliser les bois, rassembler les chantiers d’exploitation, mutualiser les coûts de travaux forestiers. » En gros, faire vivre la forêt.

Les débuts de la ‘gestion durable’
L’autre rôle de cet organisme né en 1963 est d orienter la gestion des forêts privées : il agrée les documents dits de ‘gestion durable’, prévoyant la gestion d’une propriété sur 10 à 20 ans. Tout propriétaire de plus de 25 ha y est soumis au titre du Plan simple de gestion agréé ou PSG. Ces derniers au nombre de 1 300 couvrent dans notre région un peu plus de 150 000 hectares de forêt contre 100 000 cinq ans plus tôt, soit environ 10% de surface forestière – moitié résineux, moitié feuillus – de notre région aux mains de propriétaires privés.
Ces derniers s’intéressent-ils à l’offre du l’organisme public ? 300 PSG volontaires ont été souscrits, 700 propriétaires sont accompagnés au titre du regroupement et près de 1300 se sont abonnés à « La lettre de votre forêt » dès son premier numéro.
Au plan national, rappelons que dans le cadre de son plan de relance, le gouvernement avait déjà prévu de mobiliser 200 millions d’euros pour l’adaptation des forêts au changement climatique.
En septembre dernier, un rapport soumis au gouvernement par la députée Anne-Laure Cattelot pour pérenniser la filière bois et garantir l’avenir de la forêt, proposait la création d’un fonds doté de 300M€ par an et d’une agence unique pour la mise en œuvre de la politique forestière nationale sur les domaines à la fois publics (25%) gérés par l’ONF et privés (75%).

 

Campagne de recrutement pour la Garde régionale forestière du Luberon

Après une semaine de formation, ils iront courir le bois et arpenter les plus beaux sites naturels du Vaucluse, à la rencontre du public, le sourire en bandoulière : colline Saint-Jacques à Cavaillon, Gorges du Régalon, forêt des cèdres du Petit Luberon, Colorado provençal à Rustrel, vallon de l’Aiguebrun à Buoux… Rejoindre la Garde forestière (135 membre en 2020), c’est pour les jeunes de 18 à 25 ans l’occasion d’aller à la rencontre de ceux qui se baladent, des professionnels de la forêt et du domaine public pour contribuer au rayonnement et à la protection de ces espaces patrimoniaux menacés par les incendies. Le Parc naturel régional du Luberon et le Conseil régional recrutent 24 jeunes pour cette mission qui aura lieu du 24 juin au 31 août 2021.
Fiche de poste et candidature à déposer avant le 15 avril ici

(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

Avignon, Place de l’horloge jeudi 4 mars à midi. Quelques théâtres et comédiens se sont donné rendez-vous. On entend : ‘Que fait Roselyne Bachelot ? Sait-elle seulement de quoi elle parle ? Les lieux de culte, les magasins sont ouverts mais pas les théâtres ni les autres lieux de culture ? C’est dit, Avignon fait sécession ! La journée mondiale du théâtre aura lieu le 27 mars et certains théâtres promettent déjà d’ouvrir ce jour-là.

A l’appel de l’ensemble de la profession du spectacle, des rassemblements partout en France sont organisés pour la réouverture des lieux culturels et la protection des métiers du spectacle et de la culture.

Ecosystème d’Avignon
Ce que demande l’écosystème culturel d’Avignon ? Des Etats-généraux, un plan de relance en urgence, de l’aide financière pour les petites compagnies, grandes oubliées du système de soutien mis en place pour les ministères de l’économie et de la culture. Et surtout la réouverture de tous les lieux de culture et bien sûr des théâtres.

La culture ?
‘Voilà plus de 4 mois que les lieux de culture sont fermés au public, la culture et le moral d’une grande partie de la population sont exsangues ! Retrouvons nous place de l’Horloge, pour ensuite marcher jusqu’à la place Vialia où siège la Préfecture afin d’appeler ‘le Ministère de la culture à décréter un état d’urgence culturel’.

Protéger la profession
‘Cet état d’urgence doit passer par le renouvellement immédiat de l’année blanche de l’intermittence et par la tenue d’Etats généraux de la Culture dans le but de parer aux lacunes actuelles du système d’indemnisation des acteurs les plus fragiles devant la pandémie, insiste Laurent Rochut, dirigeant de la Factory à Avignon. Il est nécessaire de mettre en œuvre un plan de relance ambitieux du secteur avec les Festivals d’été pour point de départ et une saison 2021/2022 de renaissance pour le déployer.

Les intermittents au coin depuis 1 an
‘Tous les 15 jours, nous interpellons un Ministère ‘hors sol’ sur les difficultés du métier, la grande précarité et une deuxième vague psychiatrique qui arrive pour les intermittents. Oui, psychiatrique ! Les intermittents vont très mal. Ils sont en très grande difficulté psychique parce que leur métier c’est d’aller vers les autres, de jouer et qu’on les a mis au coin depuis bientôt un an. Ensuite les gens pensent que l’année blanche est une année qu’on leur a offerte, or, sans jouer du tout dans l’année, ils subissent des pertes de revenus, tous les mois, entre 30 et 50% et parce qu’ils ne roulent pas sur l’or, cette perte de revenu est dramatique.’

Une chaîne TV pour l’art vivant… Pfff !
‘Et là, on a une ministre, Roselyne Bachelot, telle Catherine II de Russie, qui nous dit que tout va bien, que l’activité est magnifique, qui s’enorgueillit d’avoir créé une chaîne télévisée –Culturebox– pour l’art vivant. La DGCA (Direction générale de la création artistique) lui sert une sorte d’art vivant rêvé du ministère qui se situerait entre l’Ile aux enfants et les villages Potemkine, ce qui n’a rien à voir avec la réalité !’

Un ministère lunaire ?
‘Aujourd’hui les compagnies vont très mal, certaines sont au bord du dépôt de bilan parce que le dispositif de soutien aux compagnies imaginé par les ministères de l’Economie (pour les TPE, très petites entreprises) et de la Culture avec les fonds FUSV (Fonds d’urgence pour le spectacle vivant privé) ne tient pas compte de la disparité des situations des compagnies. Le ministère de la Culture est lunaire !’ On a l’impression que la ministre ne comprend pas le monde duquel elle parle.’

Un écosystème en grande fragilité
‘Je suis là en tant que représentant en bonne santé d’un écosystème qui ne l’est pas. Nous, directeurs de théâtre, sommes bien aidés parce que nous détenons des murs et des chiffres d’affaires constants. Le ministère de l’économie nous a bien aidés. Pourtant, le ministère de la Culture ne voit que le grand théâtre public et les grosses boîtes de production privées qui sont très soutenues par l’Etat,   alors que l’écosystème de l’art vivant est composé d’une multitude de situations intermédiaires de compagnies qui ont un développement très artisanal, et celles-ci passent à côté des systèmes d’aide. Elles sont donc mal ou pas du tout aidées !’

Ce qu’il en résulte
‘Il s’agit soit d’un effet d’aubaine et, dans ce cas, dans moins d’un an il y aura moins d’intermittents, moins de compagnies et donc moins d’offres de spectacle sur le marché en France, ce qui serait très cruel, soit d’incompétence, mais dans les deux cas, cela exige que l’on bouge.’

Les théâtres lieux de refuge des compagnies ?
‘Nous, les lieux, tout comme les théâtres publics devrions être le refuge des compagnies, des lieux de sécession. Notre propos ? Ecoutez le monde de l’art vivant qui ne sera pas le même à la sortie de la pandémie si le ministère ne se met pas autour de la table, avec tous les acteurs et pas seulement celui des théâtres publics et les gros producteurs privés, pour comprendre quel est son écosystème et concevoir des Etats généraux avec un grand plan de relance ambitieux pour une vraie première saison 2021 et 2022 et reprendre dès octobre, lorsque tout le monde sera vacciné.’ 

Aïni Iften, comédienne
Aïni Iften est comédienne et conteuse. ‘En juillet et septembre j’ai pu travailler un peu mais maintenant ça fait plus de 7 mois que je n’exerce plus mon métier. C’est compliqué de n’être plus sur scène. J’ai travaillé via le net mais ça n’est pas pareil. Seule, dans une pièce, face caméra, c’est terrible. Ça commence à faire long. Nous avons eu beaucoup de chance que l’intermittence ait été prolongée jusqu’à fin août.

Et maintenant ?
‘Maintenant que se passera-t-il au 31 août ? Car nous avons très très peu travaillé alors qu’il nous faut 507h dans l’année pour renouveler notre statut. Ça va être très compliqué parce qu’on n’a pas réussi à faire notre travail complètement et convenablement. Ma demande ? Rouvrir les lieux ! On ne peut pas vivre sous cloche éternellement. Comme pour les églises qui sont ouvertes, il y a de solutions pour rouvrir les lieux de culture. Notre statut nous a aidés mais je pense à ceux qui n’ont rien, mais vraiment rien… Qui sont encore en plus grande précarité que nous comme les intérimaires. Nous avons eu la chance d’avoir ce prolongement d’aide qui est assez unique.’

Nicole Trinquart, Présidente des Tréteaux de Lagnes
Nous sommes une association culturelle sans lieu propre, qui programme des spectacles toute l’année, en complément de ce qui se passe à Avignon, mais hors Avignon. Nous jouons dans des lieux différents selon les spectacles que nous accueillons. Par exemple dans la salle de Lagnes lorsque le spectacle nécessite une proximité entre les comédiens et les spectateurs, soit à l’auditorium du Thor avec des spectacles de plus grande facture, ou, encore en plein air.

La culture en milieu rural
‘Nous sommes une structure sans existence de murs mais possédons plus de 3 000 contacts d’un public en attente d’ouverture. Nous avons ouvert vite, vite, en août et avons affiché complet avec la jauge normalement de 500 où nous avons accueilli 320 spectateurs. En octobre nous avons pu mener à bien deux représentations mais en doublant le spectacle, (en faisant deux spectacles pour, à chaque fois 130 personnes au lieu des 210 habituelles), ce qui coûte fort cher. Le public, très en demande, était enchanté. Il vient d’Apt à Caumont en passant par Carpentras faisant de notre petite structure un lieu regroupement culturel au service de tous ces petits villages.’

La culture au cœur des villages
‘Nous avons une vraie exigence en matière de qualité de spectacle ‘Adieu M. Hoffmann’, ‘la Machine de Turing’, ‘Est-ce que j’ai une gueule d’Arletty ?’, des spectacles, des fois, aux 4 Molière ! Ce qui correspond aux demandes de public des villages qui ne prennent pas la voiture pour venir à Avignon –parce qu’ils ne peuvent pas y stationner- et qui ont besoin de ce cœur de la culture tout près d’eux de janvier à décembre.’

Des lieux pas des clusters
‘Je viens ici pour dire que les lieux de culture ne sont pas des lieux de contamination. Il y a aucune raison de garder ces lieux fermés. Ça n’est pas parce qu’on a pris une position à un moment donné qu’il ne faut pas avoir l’intelligence de reconnaître que l’on a eu tort, et de remettre tout à plat. Des mesures sanitaires doivent être conservées mais pas au détriment de la culture et être employées dans tous les lieux. Nous espérons être entendus et dire que ce qui fonctionne en Espagne peut aussi fonctionner chez nous, comme l’a relevé Victoria Abril.’

Julien Gélas, directeur du Théâtre du Chêne noir
‘Cela fait plus de 4 mois que les théâtres sont fermés. C’est du jamais vu ! Les théâtres et lieux culturels tiennent grâce aux aides de l’Etat mais les perspectives restent floues. On ne comprend pas cette fermeture, particulièrement que, depuis, des études ont mis en évidence qu’il n’y avait pas de clusters et très peu de contaminations dans ces lieux, du fait de l’application stricte des mesures sanitaires. Nos lieux sont fermés alors que d’autres dits ‘essentiels’ sont ouverts.’

Essentielle culture
‘C’est incompréhensible. Nous ne partageons pas l’idée que la vie et l’avenir d’un pays peut dépendre de la pression hospitalière. Concrètement ? Beaucoup d’intermittents n’arrivent plus à vivre. Il ne se passe plus rien depuis plus de 7 mois. La casse va être lourde. Nous sommes là pour dire que nous voulons travailler et c’est faisable. Nous sommes prêts à ouvrir à tout moment. Le festival d’Avignon ? Nous ne savons s’il aura lieu, il n’y a aucune annonce dans ce sens. Nous sommes en mars, au moment où les compagnies s’engagent et elles ne le font pas parce que tout reste incertain. Moi ? Je pense que le festival d’Avignon aura lieu, il le faut !’

Stéphane Roux, Théâtre des vents
‘On se mobilise parce que la culture est en danger. Mais c’est plus que la culture qui est en danger. Le président de la République parle de la réouverture des lieux de culture, cinémas et théâtre à partir du 15 avril mais à la condition d’avoir téléchargé une application sur le modèle ‘Tous anti-Covid’ où on collectera le fait que vous ayez eu le vaccin, passé un test PCR. On va faire des acteurs, des directeurs de théâtre des auxiliaires de la politique du gouvernement ! On vit, aujourd’hui, quelque chose de plus grave que le problème de l’économie du spectacle.’

Attendre, pour quoi faire ?
‘Il faut attendre encore 4 à 6 semaines mais pour quoi ? Pour nous enfermer définitivement dans nos maisons ? Alors que l’on rêve de possiblement faire le festival ? Et on tend la main en disant ‘si on fait 1 place sur 2 ? Et, après, ça va être quoi ? La co-directrice et moi-même du Théâtre des vents avons décidé, dans ces conditions, de ne plus recevoir de public mais des adhérents, des militants qui viendront soutenir nos actions. J’espère que partout en France, des gens auront le courage d’ouvrir à leurs adhérents. Le théâtre des vents ouvrira entre le 20 mars et 3 avril faisant plus de 20 propositions à ses adhérents. Adhésion à 10€ par an’.

Une quarantaine de personnes est venue manifester.


(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

Suspendu depuis le 4 février dernier, l’accueil des élèves de l’école primaire Jean Moulin de Pernes-les-Fontaines va pouvoir reprendre à partir de lundi prochain.

Ces dernières semaines, plusieurs élèves de l’école primaire Jean Moulin de Pernes-les-Fontaines ont présenté des symptômes (endormissement, nausées, céphalées, douleurs abdominales…), sans signes de gravité. Toutefois, par mesure de précaution, l’accueil des enfants au sein de l’école a été suspendu dès le 4 février afin de permettre la mise en œuvre d’investigations approfondies par une cellule de coordination pluridisciplinaire pilotée par Santé Publique France et associant les représentants des parents d’élèves.

Les contrôles n’ont décelé aucune anomalie
De nombreuse analyses ont été réalisées dans les locaux de l’école : sur les fluides (eau, air), l’alimentation (plats servis à la cantine), les équipements (contrôle de la chaudière), mesure du taux de monoxyde de carbone, etc. Ces contrôles n’ont révélé aucune anomalie.
En complément, les classes ont été désinfectées et un nettoyage complet de l’école a été réalisé. Des recommandations concernant l’aération des locaux et la mesure des paramètres de confort et des polluants réglementaires ont été faites et seront mises en place dès la réouverture de l’école.
Au vu de ce diagnostic et de l’état de santé satisfaisant des enfants restés à la maison, la préfecture de Vaucluse vient de confirmer que l’école sera accessible pour tous les élèves à partir du lundi 8 mars. Un protocole précis sera mis en place pour la prise en charge des élèves en cas d’apparition de nouveaux symptômes lors de la reprise des cours, avec une présence infirmière ou médicale en relais sur le temps scolaire.


(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que le surpoids et l’obésité affectent deux milliards de personnes dans le monde. Un constat d’autant plus alarmant si l’on tient compte du fait que le nombre de cas d’obésité a presque triplé depuis 1975 à l’échelle mondiale. Cette évolution est principalement due à un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées, avec d’une part : une alimentation de plus en plus riche, et de l’autre : un manque d’activité physique liée à la nature de plus en plus sédentaire des modes de vie.

Pour rester en bonne santé et maîtriser son poids, l’OMS recommande notamment de pratiquer une activité physique intense d’une durée d’1h15 (ou 2h30 si modérée) chaque semaine. Si la pratique du sport a récemment pu être entravée par les confinements liés au Covid-19, les dernières données comparables de l’OMS (2016) publiées dans The Lancet montrent que les Européens ne font, en temps normal, pas suffisamment d’exercice pour la santé.

Avec plus de 40 % des adultes qui ne bougent pas assez selon l’OMS, le Portugal, l’Allemagne et l’Italie sont les pays européens où le manque d’activité physique est le plus répandu. Comme le montre notre graphique, ce déficit concerne généralement plus du quart de la population adulte en Europe. En France, le taux s’élève à environ 29 %, alors que ce sont les pays du nord et de l’est du continent qui font figure de bons élèves : seulement 17 % des adultes en Finlande et en Russie.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

Le conseil d’administration de l’EPCC (Etablissement public de coopération culturelle) du Pont du Gard vient de décider la gratuité d’accès pour tous les étudiants. Pour cela, ces derniers n’auront qu’à présenter une carte étudiante valide pour éviter de payer le prix d’entrée plein tarif qui, jusqu’alors, s’élevait pour eux à 9,50€ ou 8€ en prévente. Cette mesure vise notamment à soutenir les publics « en souffrance ». Cependant, pour bénéficier de cet accès les étudiants devront attendre la réouverture du site antique fermé depuis le 30 octobre dernier.

Crise sanitaire oblige, le Pont du Gard a enregistré une forte baisse de sa fréquentation en 2020 engendrant une diminution de 3,5M€ de son chiffre d’affaires, soit une chute de 54%, par rapport à 2019.


(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

Très attendu par les amateurs de planche à roulette (une pétition avait même été lancée en 2019 pour sa réalisation), le skate-park d’Aubignan est opérationnel depuis le début des vacances scolaires. Situé dans le prolongement du city-park, jouxtant le stade de la Condamine, le nouvel équipement sportif a été réalisé par la société iséroise Transalp.
L’ensemble représente un investissement de 75 820,90€ dont 12 500€ de participation de la Cove (Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin).


(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

Comme le rapporte l’institut d’études GfK, le marché de l’équipement électronique de la maison et du matériel informatique/bureautique a connu une année faste en France en 2020. Notre graphique donne un aperçu du chiffre d’affaires et de la croissance d’une sélection de catégories de produits qui se sont retrouvées parmi les plus demandées l’année dernière.

Portés par le confinement et la généralisation du télétravail, les écrans et accessoires (souris, claviers), ainsi que l’équipement bureautique (imprimantes, cartouches, etc.) font partie des grands gagnants, avec une croissance respective de 35 % et 28 % en 2020. Les PC, ordinateurs portables et autres tablettes ne sont pas en reste, tout comme les télévisions et l’univers « casques & écouteurs », avec une hausse du chiffre d’affaires d’environ 15 % pour chacune de ces trois catégories. Enfin, au rayon loisir, les ventes de consoles de jeux vidéo ont augmenté de près de 10 % en valeur en 2020 – la sortie de nouveaux modèles en fin d’année (PS5 et Xbox Series X), jouant très certainement un rôle majeur à cet égard.

De Tristan Gaudiaut pour Statista  


(Vidéo) Le magazine Sans Transition ! propose une conférence avec Emmanuel Druon, directeur de Pocheco

C’est officiel ! Selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) la zone d’emploi d’Avignon compte désormais davantage de communes gardoise et bucco-rhodaniennes que de vauclusiennes. Une réalité qui met de plus en plus en lumière les incohérences des frontières départementales.

En redéfinissant le périmètre des zones d’emploi en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Insee a établi que la région comptait désormais 22 zones contre 18 en 2010. Intégrant de nouvelles méthodes afin d’harmoniser les possibilités de comparaison au niveau européen, ce zonage détermine un territoire à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. Pour l’Insee, « il s’agit de l’espace le plus pertinent pour étudier le fonctionnement du marché du travail et pour adapter localement les politiques de l’emploi ».
Cette réévaluation des frontières ‘économiques’ de nos territoires fait ainsi notamment apparaître les zones d’emploi de Carpentras et de Valréas (jusqu’alors intégrées à celle d’Avignon) ainsi que celle de Bollène-Pierrelatte (rattachée jusqu’à présent à Orange).

Avignon dépasse les frontières
Déjà principale zone d’emploi de Paca dépassant les frontières régionales en 2010, le bassin de vie de la cité des papes ne fait que renforcer ce déséquilibre 10 ans plus tard. Ainsi à ce jour, la zone d’emploi d’Avignon comprend 15 communes gardoises (Les Angles, Aramon, Domazan, Estézargues, Fournès, Lirac, Montfrin, Pujaut, Rochefort-du-Gard, Roquemaure, Sauveterre, Saze, Tavel, Théziers et Villeneuve-lès-Avignon) pour ‘seulement’ 13 vauclusiennes (Althen-des-Paluds, Avignon, Bédarrides, Caumont-sur-Durance, Châteauneuf-de-Gadagne, Entraigues-sur-la-Sorgue, Jonquerettes, Morières-lès-Avignon, Le Pontet, Saint-Saturnin-lès-Avignon, Sorgues, Vedène et Velleron). A cela s’ajoutent 8 villes des Bouches-du-Rhône (Barbentane, Cabannes, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Noves, Rognonas et Verquières). Comme dans le même temps, l’Insee a ‘détaché’ plus d’une soixantaine de communes vauclusiennes jusqu’alors rattachées à Avignon et désormais intégrées dans les zones d’emploi de Valréas, Carpentras, Orange et Cavaillon ce contraste est maintenant encore plus saisissant : Avignon s’étend plus en Occitanie qu’en Vaucluse.

« Avignon s’étend plus en Occitanie qu’en Vaucluse. »

Alors que le Vaucluse est déjà le département où la part des emplois occupés par des personnes résidant à l’extérieur est déjà la plus importante de la région, pour le bassin de vie d’Avignon, à cheval entre 3 départements et 2 régions, ce déséquilibre est encore plus marqué. Ainsi, plus de 40% des emplois du Grand Avignon sont occupés par des non-résidents aux premiers rangs desquels figurent des Vauclusiens (près de 15 000 personnes habitants dans une autre commune), des Gardois (plus de 6 000) et des Bucco-rhodaniens (près de 4 000). Et si au sein du Grand Avignon, le nombre d’emplois a très légèrement progressé entre 2006 et 2016 (+ 0,6 % en moyenne par an), c’est avant tout les territoires qui l’entourent qui en ont profité. En 10 ans, de nombreux actifs ont ainsi quitté le Grand Avignon tout en continuant à venir y travailler chaque jour. Ils se sont installés dans plusieurs intercommunalités voisines où le nombre de navetteurs (ndlr : un navetteur est un actif qui quitte sa commune de résidence quotidiennement pour aller travailler) a fortement progressé, notamment les communautés d’agglomération Luberon Monts de Vaucluse (LMV) à l’est, Terre de Provence au sud et Ventoux-Comtat-Venaissin (Cove) au nord.

« Ne rien faire pour adapter les frontières à la réalité du territoire devient un crime contre l’emploi. »

Tout ceci n’est pas sans conséquence sur ‘l’optimisation’ des performances économiques de ce territoire où entrepreneurs, élus locaux et citoyens résidents constatent régulièrement les difficultés liées aux frontières départementales et régionales en matière de transport, de santé, d’éducation (2 zones de vacances scolaires), de sécurité, d’emploi…

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’Insee a revu le périmètre des zones d’emploi avec pour objectif de proposer une meilleure vision du territoire afin d’adapter localement les politiques de l’emploi. Constater que le Vaucluse est l’un des départements les plus pauvres de France c’est un début, ne rien faire pour adapter ses frontières à la réalité de son territoire devient un crime contre l’emploi.

Valréas et la question de la Drôme provençale
Bien que championne dans ce domaine, la cité des papes n’a plus l’exclusivité du franchissement des limites régionales. Désormais, les zones d’emplois de Bollène-Pierrelatte et de Valréas se composent majoritairement de résidents d’Auvergne-Rhône-Alpes (70% pour Bollène-Pierrelatte et plus de 50% pour Valréas).

« Quel sort pour la Drôme provençale ? Auvergne-Rhône-Alpes ou Paca ? »

Outre 4 communes vauclusiennes (Bollène, Lamotte-du-Rhône, Lapalud et Mondragon) la zone d’emploi de Bollène-Pierrelatte comprend 8 communes ardéchoises et 17 drômoises. Pour Valréas, la zone d’emploi compte 23 villes vauclusiennes (Beaumont-du-Ventoux, Brantes, Buisson, Crestet, Entrechaux, Faucon, Grillon, Malaucène, Puyméras, Rasteau, Richerenches, Roaix, Sablet, Saint-Léger-du-Ventoux, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Saint-Romain-en-Viennois, Saint-Roman-de-Malegarde, Savoillan, Séguret, Vaison-la-Romaine, Valréas, Villedieu et Visan) ainsi que plus de 90 communes drômoises, dont Nyons, essentiellement rattachées jusqu’à maintenant à Montélimar. Là encore, sans attendre les répercussions kafkaïennes que pourrait avoir sur l’Enclave le reconfinement de la Drôme aujourd’hui dans le collimateur du Gouvernement en raison de la situation sanitaire liée au Covid-19, ce redécoupage de l’Insee pose la question du sort de la Drôme provençale : Auvergne-Rhône-Alpes ou Paca ?

Et dans le reste du Vaucluse ?

Dans le reste du Vaucluse, la zone d’emploi de Carpentras totalise 29 communes. L’emploi s’y organise autour de deux pôles : Carpentras et Monteux. Monteux, pôle résidentiel (0,8 emploi par actif occupé résident) à la démographie parmi les plus dynamiques de la région, illustre parfaitement la mutation de nos territoires favorisée par une grande mobilité. Les Montilliens sont ainsi 1 606 à travailler dans leur commune de résidence et sont 836 à se rendre à Carpentras pour leur emploi alors qu’ils sont 1 238 à aller sur la zone d’Avignon (717 à Avignon, 257 à Sorgues et 264 au Pontet).
Pour celle de Cavaillon (qui intègre Apt), ce nombre de communes s’élève à 54 dont 11 étaient auparavant rattachées à la cité des papes (dont 5 communes des Bouches-du-Rhône – Eygalières, Mollégès, Orgon, Plan d’Orgon et Saint-Andiol) et 1 à Manosque.

« 2 600 Vauclusiens habitant le Sud-Luberon travaillent sur Aix. »

Pour sa part, la zone d’Orange comprend 16 communes dont 3 étaient associées à Avignon dans la précédente étude de l’Insee (Châteauneuf-du-Pape, Courthézon et Gigondas). Le secteur de la cité des princes présente par ailleurs la spécificité de concentrer un maximum d’emploi dans la ville la plus peuplée du territoire : plus de la moitié des actifs occupés y travaillent.
Enfin, concernant le Sud-Luberon on dénombre 21 communes de Vaucluse autour de Pertuis à faire partie de la zone d’Aix-en-Provence. Dans ce cadre, ils sont près de 2 600 à quitter chaque jour le département pour travailler sur Aix. A cela s’ajoute plus de 700 Vauclusiens employés sur Marseille (418 pour Pertuis et 309 pour Avignon).

https://www.echodumardi.com/page/1408/   1/1