3 avril 2026 |

Ecrit par le 3 avril 2026

Isle-sur-la-Sorgue, Le lycée Alphonse-Benoît retrouve son éclat

La Région Sud engage plus de 22M€ pour la réhabilitation énergétique et patrimoniale du bâtiment historique du lycée Alphonse-Benoît. Soutenu par l’État via le dispositif Fonds vert, ce chantier d’ampleur vise à sécuriser l’édifice construit en 1884, restaurer son architecture remarquable et améliorer ses performances énergétiques. Livraison des travaux annoncée pour la rentrée scolaire 2026.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, l’un des bâtiments scolaires les plus anciens du Vaucluse entame une nouvelle étape de son histoire. En effet, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur mène actuellement un vaste programme de réhabilitation énergétique et fonctionnelle du bâtiment historique du lycée Alphonse-Benoît, situé cours Victor-Hugo.

Un chantier majeur pour un lycée emblématique
Avec plus de 22M€ investis, l’opération représente l’un des chantiers éducatifs les plus significatifs engagés récemment dans le département. Soutenu par l’État dans le cadre du Fonds vert, le projet est de moderniser l’établissement tout en préservant son identité patrimoniale. «Nous investissons 22M€ dans la réhabilitation du lycée Alphonse Benoît pour nos jeunes, pour leurs enseignants et pour l’avenir de notre territoire, a souligné Renaud Muselier, président de la Région Sud. Nous transformons ce patrimoine historique en un établissement moderne et ambitieux, car chaque lycéen mérite des conditions d’apprentissage à la hauteur de ses ambitions.»

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Un patrimoine scolaire du XIXᵉ siècle
L’édifice, construit en 1884, est caractéristique de l’architecture scolaire de la fin du XIXᵉ siècle. Il se distingue par une façade symétrique, de larges ouvertures destinées à maximiser la lumière naturelle et une organisation autour de cours intérieures. Il accueille les élèves de L’Isle-sur-la-Sorgue et des communes voisines. Egalement, le lycée porte le nom d’Alphonse Benoît (1809-1880), industriel et négociant dans le commerce de la soie originaire de la commune. Sans héritier direct, ce dernier légua une partie importante de sa fortune à la Ville afin de financer des équipements éducatifs et sociaux, contribuant ainsi durablement au développement local.

Restaurer sans dénaturer
Le projet engagé par la Région repose sur trois axes principaux : La sécurisation et la consolidation du bâtiment pour commencer. Des travaux importants ont aussi été réalisés sur les fondations afin d’assurer la stabilité de l’édifice. La gestion des eaux pluviales a aussi été repensée pour protéger durablement les structures. Au chapitre de la restauration patrimoniale, les façades retrouvent progressivement leur aspect d’origine. Les menuiseries en bois ont été refaites sur mesure, tandis que les encadrements en pierre et les enduits sont restaurés selon les techniques adaptées au bâti ancien. Enfin, la rénovation vise à faire du lycée un bâtiment exemplaire sur le plan énergétique. Isolation renforcée, matériaux naturels et ventilation améliorée permettront de réduire significativement les consommations d’énergie tout en améliorant le confort thermique des élèves et des équipes pédagogiques.

Un lycée tourné vers l’avenir
Aujourd’hui, le lycée Alphonse-Benoît accueille près de 1 250 élèves et constitue l’un des principaux pôles éducatifs du bassin de L’Isle-sur-la-Sorgue. Comme de nombreux établissements construits au XIXᵉ siècle, il doit relever le défi d’adapter un patrimoine historique aux exigences pédagogiques et environnementales contemporaines.
Article rédigé par Zélie Laberthe, 13 ans, élève de 4e, en stage à l’Echo du mardi


Isle-sur-la-Sorgue, Le lycée Alphonse-Benoît retrouve son éclat

Le Grand Avignon, en partenariat avec l’établissement d’enseignement Académie Vaucluse Provence, organise, du lundi 16 au samedi 21 mars, une semaine de sensibilisation à des usages du numérique plus responsables. Un vaste programme (au propre comme au figuré) avec des collectes, des ateliers, des conférences, des tables rondes…

Véritable révolution industrielle et sociétale, le numérique est aujourd’hui présent partout dans notre vie. Si son développement crée de nouvelles opportunités sa généralisation n’est pas sans impact sur notre environnement. On estime ainsi qu’en 2026, le numérique sera responsable de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Une part qui va grandissante avec le développement de l’IA, la multiplication des data center et  le renouvellement constant de nos équipements numériques. Ainsi, en France, un smartphone est remplacé tous les 2,5 ans en moyenne. Face à ce constat à l’initiative du Grand Avignon, avec le soutien actif de nombreux partenaires privés et publics, une série d’actions et d’événements de sensibilisation sont organisés pendant la semaine mondiale du « Digital Clean ». Un moyen d’aller plus loin. 

Parmi les différents événements proposés (voir encadré) deux manifestations sont à noter :

Lundi 16 mars – 18h30 | Ciné-Conférence « Cohabiter avec l’IA de façon éclairée » au Cinéma Pathé Cap Sud, Avignon
Projection du film Her, film d’anticipation de Spike Jonze (2013) sur la relation entre un écrivain public et une IA, suivie d’une conférence de Laurence Vanin, Philosophe de l’Ethique au Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale (CRGN).
Gratuit, ouvert à tous, places limitées, inscription obligatoire : Ciné-Conférence Pathé Cap Sud

Jeudi 19 mars – 18h | Table ronde organisations : « Numérique Responsable : le territoire se mobilise »
État des lieux sur le Numérique et son impact, retours d’expérience concrets d’organisations engagées dans une Transition.Avec les interventions de Sébastien Touquet, fondateur Shakpa, animateur de Fresques, ambassadeur Pro MyCO2 de Carbone 4, de Pierre-Hubert Martin, délégué territorial La Poste en Vaucluse et délégué au développement du numérique sur la région Sud Paca, de Lionel Jarmasson, directeur & designer conseil, agence Canopée, expert Accompagnateur Cèdre et Praticien FSSD  et de Rafael Torres, ingénieur & ambassadeur IA du plan national « Osez l’IA », Cogérant et pilote des activités IA au LICA – Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle.  Places limitées, inscription obligatoire : Table-Ronde Agroparc.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Des collectes :
– Téléphones portables et chargeurs dans les GSM Box installées sur plusieurs sites : campus CCI, l’Éveilleur, établissement du Grand Avignon (siège, Opéra, conservatoire, pépinière Créativa), Insercall, université d’Avignon.
– Matériel informatiques d’entreprises , EVA : village des métiers, 25 rue des joncs des bois, cellule 35 à Avignon. Dépôt volontaire sur RDV 09 70 66 94 38

Des ateliers :
– Nettoyage de ses données numériques. Pour les acteurs de l’économie sociale, le lundi 16 mars de 8h45 à 12h15 à Insercall, 10 rue Léon Honoré à Avignon. Pour les entreprises et acteurs publics, le mercredi 18 mars, de 8h45 à 12h15, à l’espace Créativa, 81-85 rue du traité de Rome à Avignon
– Atelier éco-geste à destination des adolescents le samedi 21 mars de 15 à 16h00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Inscription equipe@leveilleur-scop.fr ou 06 31 80 80 70 

Des conférences / tables rondes : 
– « Numérique responsable, mobilisons-nous », le jeudi 19 mars, à partir de 18h00 amphithéâtre de la CCI, allée des fenaisons à Avignon. Réservé aux entreprises et acteurs publics
– « Dépollution et souveraineté numérique : nettoyer vos données et passez à l’Open Source », le samedi 21 mars de 14 à 19H00 à l’Éveilleur, 14 impasse Baroni à Avignon. Ouvert à tous


Isle-sur-la-Sorgue, Le lycée Alphonse-Benoît retrouve son éclat


Isle-sur-la-Sorgue, Le lycée Alphonse-Benoît retrouve son éclat

Depuis le 1er mars 2026, la Maison médicale de garde d’Avignon n’est plus accessible sans régulation préalable : les patients doivent appeler le 15 avant de s’y rendre. Derrière cette évolution organisationnelle ? La difficulté à obtenir un rendez-vous médical ou à trouver un médecin traitant pousse de plus en plus d’habitants vers les urgences et les structures de soins non programmés. La régulation vise désormais à mieux orienter les patients dans un système de santé soumis à de fortes tensions.

Depuis le 1er mars 2026, l’accès à la Maison médicale de garde (MMG) d’Avignon, située rue Raoul-Follereau à proximité du centre hospitalier Henri-Duffaut, est soumis à une régulation médicale préalable. Concrètement, il n’est plus possible de s’y présenter directement : les patients doivent d’abord appeler le 15.

Le 15, grand régulateur de la santé
Un médecin régulateur du Samu (Service d’aide médicale urgente) analyse la situation et oriente ensuite vers la prise en charge la plus adaptée : Consultation à la maison médicale de garde ; Orientation vers un professionnel de santé disponible ; Ou transfert vers les urgences hospitalières si la situation l’exige. Pour l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette organisation doit permettre de réserver ces consultations aux urgences médicales qui ne peuvent attendre l’ouverture des cabinets et d’éviter des déplacements inutiles.

Un territoire confronté à la raréfaction des médecins
Cette décision intervient dans un contexte de tension croissante sur l’offre de soins de proximité. Selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees,  Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) et de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), la densité de médecins généralistes en Vaucluse se situe autour de 135 à 140 médecins pour 100 000 habitants, un niveau inférieur à la moyenne nationale et en recul depuis plusieurs années.

De plus en plus d’habitants sans médecin traitant et la moitié des médecins vauclusiens ont plus de 55 ans
Le phénomène se ressent directement pour les habitants. En France, plus de six millions de personnes n’ont pas de médecin traitant, dont près de 700 000 souffrant d’une affection longue durée, selon l’Assurance maladie. Les départements semi-ruraux ou périurbains, ce qui caractérise le Vaucluse, sont particulièrement concernés. À cela s’ajoute une évolution démographique marquée : près de la moitié des médecins généralistes ont plus de 55 ans, de nombreux départs à la retraite sont attendus dans les prochaines années, tandis que les jeunes médecins privilégient davantage l’exercice regroupé ou salarié, souvent en zone urbaine, et alors que la population est vieillissante.

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Des zones du Vaucluse particulièrement fragiles
Dans le département, certaines communes ou intercommunalités apparaissent plus vulnérables que d’autres. Les territoires ruraux du nord Vaucluse et du Haut-Vaucluse, mais aussi certaines zones périurbaines, figurent parmi les secteurs identifiés comme zones d’intervention prioritaire (ZIP) par l’ARS. Ces zones bénéficient de dispositifs d’incitation financière pour favoriser l’installation de médecins : aides à l’installation, contrats d’engagement de service public ou encore accompagnement des maisons de santé pluriprofessionnelles. Malgré ces efforts, la réalité quotidienne reste difficile pour de nombreux habitants : délais de rendez-vous allongés, cabinets saturés, médecins ne prenant plus de nouveaux patients.

Les urgences d’Avignon en première ligne
Cette difficulté d’accès aux soins de ville se répercute directement sur les hôpitaux. Au centre hospitalier d’Avignon Henri-Duffaut, plus de 127 000 passages aux urgences ont été enregistrés en 2024, soit près de 350 patients par jour. Une proportion importante de ces consultations concerne des pathologies bénignes qui pourraient être traitées en médecine générale. Faute d’alternative rapide, la maison médicale de garde est souvent devenue une porte d’entrée spontanée pour les patients, contribuant à la saturation du dispositif. La régulation préalable vise donc à rééquilibrer les flux de patients et à orienter chacun vers la solution la plus pertinente.

Les zones d’intervention prioritaires en Vaucluse
En Vaucluse, certaines communes sont classées par l’Agence régionale de santé (ARS) en zones d’intervention prioritaire (ZIP), c’est-à-dire des territoires où l’offre de médecins généralistes est insuffisante et où l’accès aux soins est jugé fragile. Ces zones ouvrent droit à des aides pour favoriser l’installation de praticiens. Dans le détail ? Le classement concerne principalement le sud Luberon, notamment les communes de Cadenet, Cucuron, Lauris, Lourmarin, Puyvert, Vaugines et Villelaure, appartenant à l’intercommunalité Sud Luberon (Cotelub). D’autres secteurs du département, comme le Comtat Venaissin, le Pays d’Apt ou certaines zones du Haut-Vaucluse, sont également considérés comme territoires en tension, avec une démographie médicale fragile liée au vieillissement des médecins et à la difficulté d’attirer de nouveaux praticiens.

Mieux utiliser les ressources médicales disponibles
Pour les autorités sanitaires, l’enjeu est de mieux utiliser les ressources médicales disponibles, réserver les urgences hospitalières aux cas les plus graves, garantir une réponse médicale rapide pour tous. Mais pour les habitants du Vaucluse, cette nouvelle organisation rappelle aussi une réalité persistante : l’accès au médecin traitant demeure l’un des défis majeurs de la santé publique locale.
Mireille Hurlin


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La succursale de la Banque de France d’Avignon franchit une nouvelle étape de son évolution. Depuis le 5 mars, l’institution quitte son site historique du 25 de la rue Baruch-de-Spinoza, à Agroparc-Avignon, pour rejoindre des locaux modernisés situés 405 route de l’Aérodrome à Montfavet. Un déménagement en cohérence avec la transformation des modes de travail et dans l’engagement environnemental de l’institution.

Institution centrale de l’économie française, la Banque de France poursuit, à Avignon, une mutation discrète mais significative. Installée depuis 2009 au cœur du technopôle d’Agroparc, la succursale vauclusienne a transféré ses activités 406 route de l’Aérodrome à Montfavet, depuis le 5 mars.

Le relais de la politique monétaire européenne
Présente dans chaque département, la Banque de France constitue un relais essentiel entre la politique monétaire européenne, les acteurs économiques et les citoyens. Elle assure notamment l’analyse financière des entreprises, l’accompagnement des particuliers en difficulté financière ou encore la médiation du crédit.
« Au service des concitoyens, des dirigeants et des institutionnels, l’ancrage territorial de la Banque de France est réaffirmé », souligne Christine Gord, directrice départementale du Vaucluse.

Une adaptation à une nouvelle façon de travailler
Le déménagement répond d’abord à l’évolution profonde des organisations professionnelles. Télétravail, travail hybride et coopération en réseau ont profondément modifié l’architecture des espaces de travail. Les nouveaux locaux ont été conçus pour accompagner ces transformations. Ils intégreront des espaces collaboratifs, des zones de réunion modulables et des lieux de convivialité, destinés à favoriser les échanges entre agents. L’accueil du public a également été repensé : installé au rez-de-chaussée, il offrira un accès direct et facilité, notamment pour les personnes à mobilité réduite.

Réduction de l’empreinte environnementale
Cette modernisation intervient dans l’adaptation du réseau territorial de la Banque de France aux nouvelles attentes des usagers tout en maintenant une présence de proximité. Le nouveau site répond également aux objectifs climatiques, en cohérence avec l’Accord de Paris sur le climat, visant à l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment, à la réduction de son empreinte environnementale, à l’optimisation énergétique de son parc immobilier, à la limitation des déplacements professionnels ou encore à l’intégration des critères climatiques dans l’analyse financière des entreprises.

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France de la succursale d’Avignon et Marie-Josée Roig maire d’Avignon avaient posé la 1re pierre du bâtiment en octobre 2007 Copyright Laurent Garcia

L’ancien bâtiment avait coûté 10M€
Le bâtiment, occupé depuis 2009 dans la zone d’Agroparc, devrait prochainement faire l’objet d’une cession. Comme le prévoit la réglementation, la Ville d’Avignon pourrait exercer un droit de préemption si elle souhaitait intégrer ce site dans un projet urbain ou économique. Construit entre 2007 et 2009, pour un investissement d’un peu plus de 10M€, le site avait été conçu selon une démarche HQE (Haute Qualité Environnementale). L’architecture intégrait notamment une isolation thermique par l’extérieur, un plancher chauffant réversible et un puits canadien destiné à réguler naturellement la température du bâtiment.

Les chiffres du sur-endettement en Vaucluse
En 2024, la commission de surendettement de la Banque de France a traité 1 165 dossiers de surendettement dans le département de Vaucluse. Ce chiffre représente une hausse d’environ 16% par rapport à 2023 (soit 161 dossiers supplémentaires). Malgré cette progression récente, le niveau reste inférieur à celui observé avant la crise sanitaire de 2019. Dans le détail, près de 93% des ménages concernés sont locataires ou hébergés gratuitement ; 76% sont des employés, ouvriers ou personnes sans activité ; près des trois quarts des dossiers concernent des personnes seules.  

La Banque de France en Provence-Alpes-Côte d’Azur

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Banque de France s’appuie sur un réseau de six succursales : à Avignon, Digne-les-Bains, Gap, Marseille, Nice et Toulon, complété par huit bureaux d’accueil et d’information répartis dans la région. Au total, 296 agents y assurent au quotidien des missions de service public auprès des entreprises, des particuliers et des acteurs institutionnels.

L’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises
L’institution accompagne notamment les entreprises, dans leur analyse financière et leur développement. Elle joue aussi un rôle social essentiel auprès des particuliers : 10 953 dossiers de surendettement ont été traités en 2024 dans la région. La Banque de France contribue également à l’éducation économique et financière du grand public. En 2024, 8 435 personnes ont participé à des actions de sensibilisation destinées à mieux comprendre l’économie et à gérer leurs finances personnelles.

Observation et analyse du tissu économique
Au service des 5,1 millions d’habitants de la région, l’institution observe et analyse l’évolution de l’économie régionale, portée par les services, le tourisme, l’agriculture et l’innovation, avec des pôles majeurs comme Sophia-Antipolis. Elle publie régulièrement ses analyses de conjoncture afin d’éclairer les décisions des acteurs économiques locaux.

Les infos pratiques
Nouvelle adresse de la Banque de France d’Avignon. Depuis le partir du 5 mars 2026. 406 route de l’Aérodrome, Montfavet – CS 50507, 84908 Avignon Cedex 9. Accueil du public : 9h-12h / 13h30-17h. Contact : 3414
Mireille Hurlin


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La Fédération Nationale de l’Immobilier de Vaucluse vient de signer une convention de partenariat avec les Barreaux d’Avignon et de Carpentras.

La FNAIM 84 et les Barreaux d’Avignon et de Carpentras ont signé une convention de partenariat « afin de renforcer l’accompagnement juridique des adhérents et de leurs clients en cas de litiges », explique Jonathan Le Corronc Clady, président de la FNAIM 84.

Ainsi, en plus de disposer du service juridique de la Fédération de l’immobilier, ses adhérents vauclusiens pourront désormais être orienter vers des avocats volontaires d’Avignon ou Carpentras lorsqu’un intervention est jugée nécessaire.

Ce sont donc 23 avocats au total, placés sous l’autorité de Maître Anne-Cécile Dubois à Avignon et Maître Lionel Fouquet à Carpentras, qui se sont portés volontaires dans le cadre de cette convention de partenariat.


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Dans un monde où tout semble aller de mal en pis, les citoyens qui s’investissent dans des démarches de solidarité sont de plus en plus nombreux, qu’il s’agisse de projets individuels ou dans des organisations plus structurées. En Provence, l’entreprise EVA (Entreprise de Valorisation Adaptée) qui agit à la fois dans la réinsertion sociale et la défense de l’environnement en est un bel exemple. De plus, elle bénéficie du soutien d’un financeur solidaire, en l’occurrence le réseau France Active. De bonnes raisons d’espérer en fait…

Olivier Espagnac, DG d’Eva et Marie-Christine Peyrol, responsable antenne Vaucluse de France Active ©Didier Bailleux/L’Echo du Mardi

Crée par Olivier Espagnac, il y a 8 ans à Vitrolles, l’entreprise EVA vient de s’implanter à Avignon, dans la zone d’activités de Courtine. Bénéficiant du statut d’entreprise adaptée elle se doit d’employer au moins 55 % de travailleurs handicapés et est soumise aux mêmes impératifs économiques qu’une entreprise traditionnelle. Le projet s’est fixé pour mission de récupérer du matériel informatique, essentiellement provenant d’entreprises, en vue de leur réemploi ou leur recyclage. Partout dans le monde les quantités « d’e-déchet » produites atteignent des niveaux records. Elles augmentent 5 fois plus vite que leur recyclage (rapport ONU 2022). En France, moins d’un quart des déchets (environ 1000 tonnes) est traité correctement. La tâche est immense. Au-delà de cette démarche citoyenne, l’entreprise EVA va plus loin. En effet, en proposant ses ordinateurs ou tablettes reconditionnés à prix cassé elle permet aussi aux personnes les plus éloignées du numérique de s’équiper. C’est coup double !

La formation des employés y est assurée aucune compétence initiale est demandée

Donner du travail aux personnes souffrant de handicaps reste cependant une des vocations premières de l’entreprise EVA. A Vitrolles, c’est une douzaine d’employés qui y travaillent, à Avignon l’établissement va démarrer avec 4 personnes. A la différence des Structures d’Insertion par l’Activité Économique (SIAE), les entreprises adaptées comme EVA s’inscrivent dans des parcours longs en proposant des CDI. La formation des employés y est assurée, aucune compétence initiale est demandée.

Sans cet accompagnement et ce soutien le projet EVA n’aurait sans doute pas vu le jour

L’entreprise EVA bénéficie du soutien du réseau de financeur solidaire France Active. Crée il y a maintenant 40 ans par le banquier et résistant Claude Alphandéry, cette association apporte du conseil et des financements à des associations ou des entreprises solidaires, des structures qui n’ont généralement pas accès aux banques. En région PACA, le réseau France Active compte 32 salariés et une centaine d’experts bénévoles. En 2024, il a accompagné ou réorienté 1 600 structures et apporté un soutien financier à 315 structures pour un montant total de 16 M€. Au niveau national, c’est chaque année près de 500 M€ qui sont mobilisés par France Active en faveur de l’économie solidaire. EVA a bénéficié de l’intervention d’un consultant pour son établissement d’Avignon et l’aider dans ses réflexions sur l’évolution de son modèle économique. Un prêt a également été consenti à l’entreprise, ce qui a également permis d’avoir au soutien bancaire traditionnel. Sans cet accompagnement et ce soutien le projet EVA n’aurait sans doute pas vu le jour.

Pour en savoir sur EVA et accéder à son market place : evad3e.fr


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FACE -Fondation agir contre l’exclusion- et Enedis -Gestionnaire du réseau de distribution d’électricité- s’engagent, en Vaucluse, pour l’égalité des chances et l’insertion professionnelle.

Depuis plusieurs années, Face et Enedis mettent en oeuvre des actions concrètes, sur le terrain, pour l’égalité des chances et l’insertion professionnelle en Vaucluse. En 2025, les deux partenaires, ont organisé des ateliers de sensibilisation et de transmission auprès des collégiens, des personnes migrantes, des demandeurs d’emploi et des personnes en situation de handicap pour favoriser les parcours professionnels et la reconnaissance de la diversité des talents. 

Se mobiliser pour se rencontrer
Cette mobilisation a permis, cette même année, de multiplier les rencontres, notamment lors d’évènements comme ‘Patron dans ma ville’, qui facilite l’accès des demandeurs d’emplois à de nouvelles opportunités professionnelles. Enedis a offert un véhicule à l’association Passerelle qui soutient des personnes en situation de précarité, et, dernièrement, d’une deuxième automobile à l’association Face. 

Construire l’idée de son avenir
Dans cette même lancée, Enedis accueille, en 2026, des élèves de 3e issus des collèges Jean-Henri Fabre à Carpentras et Paul Gauthier à Cavaillon, lors de stages organisés par Face pour la sensibilisation des jeunes aux métiers de l’énergie, de la lutte contre l’autocensure et l’encouragement aux choix d’orientation. 

Quand les dirigeants vont à la rencontre des jeunes des quartiers
Initiative portée par la Communauté Les entreprises s’engagent, le format ‘Patrons dans ma ville‘ propose un face-à-face direct entre dirigeants d’entreprises et jeunes en Contrat d’Engagement, Jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). L’objectif : ouvrir un dialogue sans filtre autour des parcours professionnels, des métiers et des attentes réciproques entre monde économique et jeunesse en recherche d’avenir.

Carol Pauleau (Directrice FACE Vaucluse), Jean-Baptiste Baldi (Directeur Territorial Vaucluse Enedis), Frédéric Bardoz (Appui Sénior Véhicules Enedis). Copyright Enedis
 

Partage d’expérience
Concrètement, les chefs d’entreprise partagent leur trajectoire et leur expérience entrepreneuriale, tandis que les jeunes présentent leurs aspirations professionnelles et interrogent les dirigeants sur les réalités du travail et de l’entreprise. L’échange se prolonge ensuite sous forme de forum de rencontres, où peuvent émerger des opportunités concrètes : immersion professionnelle, stage, alternance ou premier emploi.

Quartiers prioritaires de la ville
En Vaucluse, ce type d’initiative s’inscrit dans une dynamique déjà engagée autour de l’insertion des jeunes des quartiers populaires. À Avignon, plusieurs quartiers comme Monclar, Saint-Chamand ou la Rocade sont classés QPV -Quartiers prioritaires de la ville-et bénéficient de dispositifs spécifiques associant acteurs publics, associations et entreprises locales. Des rencontres entre jeunes et employeurs y ont déjà été organisées ces dernières années avec l’appui de partenaires comme France Travail, la Mission locale du Grand Avignon ou encore des réseaux d’entreprises engagées dans l’insertion professionnelle.

La Fondation Face
La Fondation Face, reconnue d’utilité publique, mobilise les entreprises pour lutter contre les exclusions et les discriminations en développant des actions d’innovation sociale sur les territoires. Créée en 2011, l’association agit avec les acteurs économiques pour favoriser l’inclusion et l’égalité des chances dans des domaines comme l’emploi, l’éducation, le logement ou le numérique.

Enedis
Enedis Vaucluse assure l’exploitation et la modernisation du réseau public de distribution d’électricité dans le département. Aux côtés des collectivités locales, l’entreprise accompagne la transition énergétique en raccordant les énergies renouvelables, en développant des réseaux plus intelligents et en aidant les territoires à mieux maîtriser leurs consommations électriques.
Article rédigé par Zélie Laberthe, élève de 4e, en stage à l’Echo du mardi


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L’égalité s’apprend-elle… ou se chiffre-t-elle ? Derrière les tirelires des adolescents, une réalité demeure : les filles et les garçons ne sont pas logés à la même enseigne. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la 6ᵉ édition du baromètre ‘Argent de poche et inégalités’ du Teenage Lab by Pixpay révèle une disparité encore bien ancrée année après année.

Une volonté d’égalité… mais une réalité différente

Les inégalités commencent dès l’enfance, et se creusent d’année en année. Bien que les parents prévoient des montants d’argent de poche régulier équivalents entre les filles et les garçons, des écarts apparaissent au niveau des extras perçus par ces derniers. Les filles reçoivent en moyenne 9€ en moins par mois par rapport aux garçons. Une différence plus importante que l’année précédente où l’écart était de 6,7€ en faveur des garçons. Cette tendance se creuse chez les 16-17 ans : les garçons perçoivent en moyenne 141,1€, soit près de 19€ de plus que les filles (122€). Un écart annuel moyen de 229€ (vs 186€ en 2025).

Les filles demandent, les garçons empochent

Derrière les chiffres de l’argent de poche, une dynamique intéressante se reconfirme entre filles et garçons. 58% des demandes de rallonges proviennent des filles, mais les garçons (42% des demandes de rallonges) demandent des montants légèrement plus élevés à leurs parents (34€ contre 32€). Une tendance similaire à l’année précédente au niveau des demandes de rallonges, mais avec une légère augmentation des montants demandés (29,7€ pour les filles, 31,1€ pour les garçons en 2025). Ces données montrent ainsi que, même s’ils sollicitent moins souvent leurs parents, les garçons se montrent plus audacieux dans les montants qu’ils demandent.

Les filles prennent les devants pour gagner davantage

La fonctionnalité « Missions » de l’application révèle une tendance : cette année, 59% des adolescents ayant demandé une mission rémunérée sont des filles, contre 41% de garçons. Un signal fort qui montre qu’elles n’hésitent pas à s’engager activement pour compléter leur argent de poche.

« Pour cette 6e édition, le constat est clair : malgré des intentions parentales équitables, les écarts d’argent de poche entre filles et garçons persistent et se creusent à l’adolescence. Ces différences, en apparence anodines, constituent en réalité les premières marches d’inégalités qui se prolongent à l’âge adulte. L’argent de poche façonne le rapport à l’autonomie, à la négociation et à la valeur que l’on s’accorde. Si nous voulons une société plus égalitaire demain, c’est dès l’adolescence qu’il faut agir pour corriger ces écarts », souligne Caroline Ménager, cofondatrice de Pixpay.

Argent de poche mensuel moyen reçu par genre et par région de l’écart le plus grand à l’écart le plus faible. ©Pixpay

https://www.echodumardi.com/page/17/   1/1