3 avril 2026 |

Ecrit par le 3 avril 2026

Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

Après des mois de négociations, les syndicats d’infirmiers libéraux et l’Assurance maladie ont scellé un accord de revalorisation à hauteur de 503M€. À la clé : une hausse progressive des revenus, de nouvelles compétences reconnues et une adaptation du métier aux besoins croissants du système de santé. Un compromis jugé utile, mais encore insuffisant par les presque 1 200 infirmiers libéraux vauclusiens qui visitent, en moyenne, 40 patients par jour.

C’est un accord attendu de longue date. Entre revendications persistantes et contraintes budgétaires, les discussions entre les représentants des infirmières libérales et l’Assurance maladie ont finalement abouti à un compromis estimé à 503M€ annuels, auxquels s’ajoutent environ 40M€ pris en charge par les complémentaires santé.

Un compromis arraché
Porté notamment par la Fédération nationale des infirmiers, majoritaire dans la profession, le texte sera signé par l’ensemble des syndicats représentatifs. « Utile mais imparfait » : la formule résume l’état d’esprit d’une profession qui sort de plus d’une décennie de stagnation tarifaire.

Un pouvoir d’achat en érosion depuis quinze ans
L’accord intervient dans un contexte de dégradation du revenu réel des infirmières libérales. Depuis 2008, leur revenu net a reculé de 7,7% en euros constants. La part du chiffre d’affaires réellement conservée a également diminué, passant de 57% à 49%.

Une revalorisation attendue
Face à cette érosion, la revalorisation prévue doit permettre un gain moyen de 306€ mensuels de chiffre d’affaires d’ici à 2027. Une progression réelle, mais modérée comparée à l’inflation et aux charges croissantes du secteur comme le carburant, le matériel et les normes administratives. À titre de comparaison, les médecins libéraux avaient obtenu en 2024 un accord de 1,6 milliards d’euros, soulignant le décalage persistant entre professions de santé.

Une montée en compétences enfin reconnue
L’accord marque une évolution structurelle du métier d’infirmier, dans la continuité de la réforme de juin 2025, qui a élargi le champ d’intervention des infirmières. Parmi les avancées majeures figure l’introduction de la consultation infirmière, intégrée progressivement aux actes remboursés. Dès 2027, deux types de consultations, facturées 20€ verront le jour : Le suivi des patients diabétiques de type 2 sous insuline et l’accompagnement après un bilan de prévention. D’autres pistes sont déjà à l’étude, notamment le suivi post-AVC (accident vasculaire cérébral) ou la prévention en santé mentale, traduisant une volonté de repositionner les infirmières comme actrices de premier recours.

Vers une autonomie accrue dans les soins
Autre évolution notable : la possibilité, à partir de 2027, de prendre en charge certaines situations sans prescription médicale préalable. Les infirmières pourront ainsi traiter directement les plaies simples, un geste attendu de longue date par la profession. Une participation, également, au désengorgement du système de santé, et aux difficultés des déserts médicaux rencontrés dans les territoires ruraux.

Un accord jugé nécessaire, mais encore en deçà
Si les syndicats ont choisi de signer, c’est aussi par pragmatisme. Refuser l’accord aurait repoussé toute revalorisation à l’horizon 2027, c’est-à-dire au moment des élections présidentielles. Pour autant, les critiques demeurent. Plusieurs organisations, dont Convergence infirmière et le SNIIL (Syndicat des infirmières et infirmiers libéraux ) saluent « une étape importante » sans masquer leur déception face à des mesures jugées insuffisantes.

Un signal dans un système de santé sous pression
Cet accord intervient alors que le système de soins français est très sollicité au regard du vieillissement de la population, de l’explosion des maladies chroniques et de la désertification médicale. Dans ce paysage, les infirmiers libéraux, près de 130 000 en France, demeurent un maillon essentiel. Selon les données de l’Assurance maladie, le Vaucluse compterait un peu moins de 1 200 infirmiers libéraux, auxquels s’ajoutent plusieurs milliers de professionnels salariés, soit près de 6 000 infirmiers au total. Un niveau élevé qui place le territoire parmi les mieux dotés de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. 

Le Grand Avignon
À l’échelle du Grand Avignon, bassin de vie d’environ 200 000 habitants, on estime entre 450 et 550 infirmiers libéraux, répartis en une multitude de cabinets intervenant sur plusieurs communes. Ce maillage dense permet une couverture large, notamment à domicile. Comme le souligne l’Agence régionale de santé, l’enjeu n’est plus tant le nombre de professionnels que leur répartition et leur charge d’activité. Vieillissement de la population, explosion des pathologies chroniques, développement de la médecine ambulatoire, difficultés d’accès aux médecins : les infirmiers libéraux sont en première ligne.
Mireille Hurlin


Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

Une alerte ‘Veuve rusée’ de Carlo Goldoni,  notre « Molière italien »

Jouée pour la première fois à Venise en 1748, ‘La Veuve rusée’ de Carlo Goldoni continue de divertir. Rosaura, une veuve vénitienne riche et belle, attire quatre prétendants de nationalités différentes : un anglais, un français, un espagnol et un italien. Par leur intermédiaire, chaque pays en prend pour son compte : l’un est excentrique, l’autre jaloux, le suivant égoïste …. Chacun d’eux la courtise, par l’intermédiaire de l’espiègle Arlequin. Indécise, Rosaura, avec l’aide de sa dame de compagnie Marionnette, élabore un stratagème pour choisir. 

Ici c’est la femme qui mène la danse

Plus qu’une comédie, c’est l’histoire d’une femme qui se bat pour sa liberté, décidant elle-même des règles du jeu.
Comédie de Carlo Goldoni
Adaptation, mise en scène : Giancarlo Marinelli
Avec Caterina Murino, Sarah Biasini, Vincent Deniard, Vincent Desagnat, Thierry Harcourt, Tom Leeb, Pierre Rochefort et Jean Reno (voix off)

Samedi 4 avril. 20h. 6À 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

« Plus de 200 invités, experts, chercheurs, industriels, tous acteurs de la filière du végétal, ont répondu à notre invitation. » Ainsi commence le mot d’accueil de Jean-François Gonidec, président d’Innov’Alliance, organisateur de ces Journées de la Naturalité. « Elles sont un espace où les enjeux climatiques deviennent des opportunités d’innovation et de compétitivité. »

Parmi les partenaires, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon, le Grand Avignon, la Région Sud dont la vice-présidente Bénédicte Martin a insisté sur la nécessité de souveraineté avec une réduction des intrants et un droit de manger sain. « Entre la raréfaction des ressources, les tensions du marché, les impératifs de survie écologique comme économique s’imposent à nous, dans le respect de la biodiversité. La naturalité n’est pas une option mais un impératif », a ajouté Jean-François Gonidec.

Invités également l’INRAE, Vaucluse Provence Attractivité, Arko Pharma, le Natura Parc d’Entraigues, Aroma-Zone de Cabrières d’Avignon, les hauts-alpins Acanthis et OvinAlp et l’entreprise de cosmétique L’Occitane, basée à Manosque depuis exactement 50 ans (1976). 

La France, 1er pays agricole d’Europe

Et c’est Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’économie, entrepreneur engagé pour la souveraineté industrielle, qui a lancé ces Journées de la Naturalité. Après avoir fait son miel dans l’entreprise Bleu Blanc Ruche, il s’est investi dans la création de la Compagnie des Amandes qu’il préside.

Il a regretté que la France ne mette pas assez en valeur ses innovations que nous envie le monde entier. « Il faut absolument protéger nos intérêts, c’est fondamental. Nous sommes le 1er pays agricole d’Europe, retirons-en la plus-value. Nous devons nous imposer et choisir nos dépendances au lieu de les subir. Il y a 10 ans, notre balance commerciale était excédentaire avec 10Mds, aujourd’hui elle est en déficit. On est leader des céréales, on les exporte en Italie qui nous revend les pâtes à prix d’or. Pareil pour les pommes de terre produites dans le Nord de la France que nous achète à bas prix la Belgique à qui on achète cher frites et chips. »

« Nous devons reconquérir des milliers d’hectares pour retrouver notre indépendance alimentaire. »

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a aussi dénoncé l’abandon des terres en friches. « Nous devons reconquérir des milliers d’hectares, les remettre en culture pour retrouver notre indépendance alimentaire. Pourquoi je me suis lancé dans l’amande? Ce n’est pas une idée farfelue. On en importe 90% pour répondre à nos besoins estimés à 49 000 tonnes en France. Nous avons commencé par planter 230 hectares dans l’est varois. Six ans plus tard, nous en sommes à 7 000 hectares que nous fédérons avec des petits producteurs indépendants qui travaillent avec nous. C’est pareil pour les filières de l’huile d’olive, du houblon, des plantes aromatiques et médicinales que nous pouvons relancer chez nous. Le problème c’est par exemple pour la bière que l’Allemagne peut utiliser des molécules qui sont interdites en France, il faut changer la loi. J’ai aussi rencontré à Avignon le DG de McCormick, Arnaud Ronssin pour les herbes Ducros. Nous recherchons des opérateurs pour planter 600 ha. En horticulture aussi, nous avons nombre de serristes qui souffrent du coût de l’énergie gazière, mais pourquoi ne pas investir dans la géothermie ? »

Arnaud Montebourg. ©Innov’Alliance

Une absence de stratégie en France ?

Il poursuit : « Le problème c’est que la France fait du zèle avec une surreprésentation des normes qui joue contre notre développement économique, sans parler du lobbying de certains, de l’absence de stratégie. Il faut ‘débureaucratiser l’administration’  sans porter atteinte à la santé humaine. Que la molécule contre le rongeur ne tue pas l’abeille. » Alors qu’il y a plus de 700 chercheurs de l’INRAE en Vaucluse, l’ancien ministre rappelle qu’il n’y a pas assez de recherche sur de nouvelles variétés qui résistent à la canicule, à la maladie, qui sont économes en eau. « On ne répond pas assez aux besoins de l’économie agricole. Il est impérieux de remettre en marche l’innovation ».

« Il est nécessaire de faire bouger les lignes. Ensemble, on peut déplacer des montagnes. »

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg ne mâche pas ses mots sur les financeurs frileux. « Ce sont des ‘tableurs Excel sur pattes’. Ils ne s’intéressent qu’au retour sur investissement à court terme. Nous avons mis plusieurs années pour sortir la tête de l’eau avec les amandes, maintenant, ça roule. Nous allons sans doute relancer la framboise. La France est lanterne rouge dans le peloton européen (4 500 tonnes sur 600 ha), alors que la consommation explose. Ce n’est pas une lubie, il est nécessaire de faire bouger les lignes, ensemble, on peut déplacer des montagnes. La France est son propre procureur, elle doit devenir son laudateur, croire en elle, son talent, sa force d’innovation et avancer ».

3e édition des Journées de la Naturalité

Le programme est copieux pendant ces Journées de la Naturalité. Avec des tables rondes sur ‘Le biomimétisme et l’Intelligence du vivant’, ‘La Bio-inspiration »avec une chimie verte, inspirée de la nature, de la mémoire des savoirs anciens’, mais aussi ‘La fermentation’.

Tout cela pour relier l’innovation scientifique, la performance économique et la résilience des filières végétales face au changement climatique, la raréfaction des ressources et la souveraineté alimentaire.

©Innov’Alliance

Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

À l’approche de Pâques, le diocèse d’Avignon dresse le portrait d’une Église vauclusienne en recomposition, traversée par une hausse inattendue des baptêmes d’adultes, des mutations territoriales profondes et des défis financiers persistants, dans un Vaucluse lui-même confronté à de fortes tensions sociales. A la tête de cette refondation, Monseigneur Fonlupt arrivé en terre papale en juin 2021, « En 2033 nous fêterons le deuxième millénaire de la résurrection du Christ qui n’est pas enfermé dans la mort, il est vivant, il est ressucité ».


À contre-courant des idées reçues sur le recul religieux, le diocèse d’Avignon, qui comprend l’ensemble du territoire de Vaucluse, piloté par Monseigneur Fonlupt, observe une progression nette des catéchumènes. En 2026, plus d’une centaine d’adultes s’apprêtent à recevoir le baptême, auxquels s’ajoutent une soixantaine d’adolescents. Un phénomène qui s’inscrit dans une tendance nationale : plus de 20 000 baptêmes d’adultes sont attendus en France cette année.

Une dynamique spirituelle inattendue
Ce basculement traduit une mutation profonde : la foi ne se transmet plus automatiquement, elle se choisit. Les profils sont souvent jeunes, entre 25 et 35 ans, en quête de sens face aux épreuves personnelles ou aux incertitudes contemporaines. « On passe d’une logique d’héritage à une logique d’adhésion », souligne l’archevêque.  

Monseigneur Fonlupt Copyright MMH

Une Église qui se réorganise en profondeur
Cette vitalité spirituelle s’accompagne d’une réorganisation structurelle d’ampleur. Le diocèse, qui compte historiquement plus de 170 paroisses, amorce une transformation vers 35 grands secteurs pastoraux, avec une phase d’expérimentation de trois ans.
« Ce diocèse, qui est grand, date du sortir de la Révolution, en 1802, et ses limites précises ont été déterminées en 1817 rappelle Monseigneur Fonlupt. Il y a de cela un petit peu plus de 200 ans. Et en fait, canoniquement, selon les repères d’église, on est sur une structure qui date de cette période-là, avec un peu plus de 170 paroisses. Il est bien évident qu’aujourd’hui, on n’a pas 170 paroisses vivantes. D’ailleurs, de nouveaux secteurs paroissiaux s’étaient reprécisés. Mais il m’a semblé qu’on avait besoin de regarder ça de manière un peu globale, sur l’ensemble du territoire, pour mettre au jour des secteurs paroissiaux, plus larges que ce qu’ils n’étaient jusqu’à présent, et en essayant de définir de nouveaux repères pour accueillir la foi, la transmettre, la partager, via la catéchèse, les aumôneries, des propositions de réflexion, la formation pour des adultes… »

Présence de l’église et raréfaction des prêtres
Objectif ? Adapter la présence de l’Église à la raréfaction des prêtres : environ 65 en activité et 20 en retraite et encore souvent sollicités, tout en renforçant la vie communautaire. L’enjeu ?  Maintenir une proximité dans un territoire étendu sans diluer les forces. Cette évolution, déjà engagée dans de nombreux diocèses français depuis deux décennies, vise à éviter l’atrophie progressive de communautés isolées et fragilisées.  

Une institution confrontée à ses limites financières
Autre réalité moins visible mais structurante : l’équilibre économique. Le diocèse fonctionne avec un budget annuel estimé à environ 6M€, dont près d’un quart consacré à la rémunération des prêtres qui perçoivent une indemnité versée par le diocèse de 700€ complétée d’environ 300 à 400€ émanant des messes. Le modèle repose quasi exclusivement sur les dons, le Denier de l’Église. Or, si la générosité moyenne progresse, le nombre de donateurs diminue, reflet du vieillissement des fidèles. «Les legs sont une partie importante justement de cet équilibre,» relève monseigneur Fonlupt. À cela s’ajoute le poids du patrimoine immobilier, souvent ancien et coûteux à entretenir, alors que les ressources humaines et financières se tendent.

Copyright Diocèse d’Avignon Un doyenné est une circonscription qui regroupe plusieurs paroisses.

Une Église au cœur des tensions sociétales
L’Eglise demeure un acteur de dialogue dans une société fragmentée : « Les femmes et les hommes qui viennent nous rejoindre sont dans une période de leur vie où plein de possibles peuvent se déployer, témoigne Monseigneur Fonlupt, où ils sont en même temps confrontés à des étapes importantes de leur vie : expérience amoureuse, le lien ou l’engagement dans le mariage, la maternité, la paternité… Egalement des épisodes difficiles, comme la rupture, la souffrance, le décès de proches, ou la maladie… L’église impulse cette volonté de « résonner avec les questions du monde » rappelle Monseigneur Fonlupt qui revendique une posture d’écoute, de médiation et de sens, plutôt que de surplomb,

Le numérique comme levier de renouvellement
Symbole de cette adaptation, le diocèse vient de lancer, en janvier dernier, un nouveau site internet, conçu par ‘Panoramas’ une agence de communication Avignonnaise dirigée par Muriel Botella-Bougrain Dubourg. Le chantier a constitué deux années de réflexion pour retravailler la charte graphique et réorganiser les 127 000 pages du site précédent. Plus lisible, plus accessible, il vise à toucher un public élargi, notamment les personnes en recherche spirituelle. Ce chantier numérique s’inscrit dans une stratégie plus large : rendre l’institution plus compréhensible, moins cloisonnée, et capable de dialoguer avec des publics éloignés de la pratique religieuse. Le logo, en forme de couronne du Christ mais aussi des arches du palais des papes laisse une porte ouverte à qui veut rencontrer la foi, l’ensemble est surplombé par une croix dorée dont l’élan graphique empreinte beaucoup à l’oiseau qui prend son envol, un peu comme le saint-Esprit de l’église Saint-Pierre d’Avignon.

Entre fragilité et recomposition
Au croisement de ces dynamiques, une réalité s’impose : l’Église locale n’est ni en déclin uniforme, ni en renaissance spectaculaire. Elle se transforme. D’un côté, une pratique dominicale en recul et des vocations sacerdotales rares. De l’autre, une montée des engagements choisis, plus individuels mais souvent plus intenses. Dans ce paysage contrasté, le diocèse d’Avignon tente de tenir une ligne : accompagner les mutations sans renoncer à son socle, dans un territoire où les attentes spirituelles, sociales et humaines restent profondément imbriquées.
Mireille Hurlin

Copyright Diocèse d’Avignon

Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

La Coupe de France du burger 2026, organisée par Socopa, s’est tenue ce mercredi 1er avril au Salon Snack Show à Paris Porte de Versailles. Le Vauclusien Guillaume Redon a participé à ce défi culinaire pour la 3e fois.

Il a voulu relever le challenge une première fois en 2024. Guillaume Redon, fondateur de Braz & Bro’s, spécialisé dans la cuisson des aliments au braséro et basé à Orange, a tenté une 3e participation à la Coupe de France du burger cette année.

Après avoir décroché la 3e place de la finale nationale en 2024 puis la 4e place l’année dernière, le Vauclusien a atteint une nouvelle fois la finale régionale où il a obtenu la 2e place, ne lui permettant malheureusement pas d’accéder à la finale nationale cette fois-ci.

Le Hover Smash

Guillaume Redon a tout de même atteint le palier des finales régionales avec brio puisque seulement 25 professionnels y parviennent. En 2024, il avait présenté le ‘Super Smash Beef’, un burger centré sur la viande de bœuf, et en 2025 le ‘Smashon’, un burger rendant hommage aux bouchons lyonnais.

Cette année, le traiteur orangeois s’est illustré au travers du ‘Hover Smash’, une création « qui voyage dans le temps », selon lui, qui reflette une cuisine éco-responsable et anti-gaspi. Dans le burger, du topinambour, une sauce avec sabayon de mâche, liqueur de sapin et poivre de Sichuan, une tomme au fleurs, du veau cuit à basse température, un double steak smashé, ainsi que quelques oignons caramélisés.

Mis à part le grand gagnant, les candidats sont autorisés à participer de nouveau au concours. Peut-être verra-t-on Guillaume Redon retenter le défi une nouvelle fois en 2027 ?


Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

Un incontournable du tourisme à L’Isle-sur-la-Sorgue, le petit train qui parcourt le cœur de la Venise Comtadine d’avril à octobre se remettra sur les rails ce samedi 4 avril.

Dès ce week-end, il sera de nouveau possible de prendre le petit train de L’Isle-sur-la-Sorgue. Après la pause hivernale habituelle, il reprend du service avec l’arrivée des beaux jours. Cette activité se veut ouverte à tous, que ce soit les touristes ou les habitants souhaitant (re)découvrir la ville.

Durant 35 minutes, le train, qui roule depuis 2024 au HVO, un biocarburant 100% renouvelable et certifié durable, parcourt le centre-ville et les quais, en faisant une courte halte au Partage des Eaux. L’occasion d’admirer la Sorgue, mais aussi d’en apprendre plus sur la ville et son histoire.

Informations pratiques

Du samedi 4 au mercredi 8 avril, le départ du petit train s’effectuera exceptionnellement à la gare SNCF de la ville en raison de la Foire Internationale aux Antiquités et Brocante. Ensuite, le départ se fera comme habituellement, au kiosque situé sur l’Avenue des 4 otages, et ce, jusqu’au 31 octobre prochain.

Un départ se fera toutes les heures sans réservation du mardi au samedi (sauf jeudi) de 10h à 12h et de 14h à 18h, et les lundis et jeudis de 15h à 18h. Le petit train ne sera pas mis en circulation les dimanche et le 1er mai. Les groupes, quant à eux, doivent réserver au 06 95 91 12 93.

Tarif plein : 7€ / Tarif enfant (4 à 12 ans) : 5€ / Gratuit pour les -4ans


Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

Dans le cadre des événements autour du Bicentenaire de l’Opéra Grand Avignon, il est organisé un Marathon de la Danse, ouvert à tous ceux qui veulent danser pendant 200 minutes !

Ce Marathon aura lieu le samedi 11 avril à 14h sur le parvis de l’Opéra Grand Avignon mais il s’agit dès à présent de se préparer à cette épreuve qui nécessite de l’endurance et de la créativité.

Deux masterclass pour préparer la Chorégraphie du Marathon 

Pour aider à la préparation de la chorégraphie du Marathon, deux masterclass  sont proposées :

Vendredi 3 avril
18h à 19h. Opéra Grand Avignon. Avignon.

Samedi 4 avril
10h à 11h . Ateliers de Courtine. 

200 minutes de danse pour célébrer 200 ans !

Inspiré des marathons de danse nés aux États-Unis à la fin des années 1920, le concept s’est rapidement diffusé en Europe. En 1933, l’Opéra d’Avignon organisait son propre marathon d’une semaine, rythmé par les musiques des Années folles. Près d’un siècle plus tard, à l’occasion de son Bicentenaire, l’Opéra Grand Avignon rend hommage à cet événement historique avec une version récréative et festive, mais cependant avec un vrai challenge d’endurance et de créativité. Pensé pour permettre à tous de vivre une expérience collective et conviviale sur le parvis de l’Opéra, nous espérons de nombreux participants de tous âges !

Le dress code

Le Marathon de la danse se vit en duo, pendant 200 minutes, avec deux pauses de 10 minutes. Les participants, habillés sur le thème des Années folles, dansent dans le style de leur choix, accompagnés par la musique en live.

Un concours de longue haleine

Tout au long du concours, des défis chorégraphiques ponctueront les temps de danse libre. Parmi eux, les duos devront interpréter une chorégraphie imposée, dont la vidéo est disponible sur cette page, pour que tous puissent la préparer à l’avance. Deux séances d’apprentissages sont également prévues pour vous aider à l’apprendre (et également peut être, pour trouver un ou une partenaire !).

Un jury d’expertes

Le jury, composé de trois expertes en danse et en marathon de la danse, suivra les performances et départagera les duos afin de désigner le duo vainqueur. Celui-ci recevra des places pour les spectacles de l’Opéra et une journée d’immersion au sein de notre Ballet, en plus de la reconnaissance pour sa performance et son endurance.

Renseignements et inscriptions : www.operagrandavignon.fr/le-marathon-de-la-danse


Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

Parler d’intimité aux enfants pour mieux prévenir les violences sexuelles : tel est l’objet de ‘C’est pas bien !’, un ouvrage coécrit par la psychothérapeute et autrice Anne-Marie Martin et la psychologue Audrey Bertrand, illustré par Astrid Jourdan. Pensé comme un outil pédagogique accessible, destiné aux enfants, aux parents, aux enseignants et aux professionnels qui gravitent autour de l’enfance, l’ouvrage s’attache à clarifier, dès le plus jeune âge, la frontière entre gestes autorisés et interdits, dans une démarche de prévention de plus en plus demandée en France.  

La prévention des violences sexuelles passe d’abord par un apprentissage fondamental : savoir nommer, comprendre, distinguer. Avec ‘C’est pas bien !’, ses autrices s’inscrivent dans cette exigence de clarté. L’ouvrage propose aux enfants un cadre simple mais structurant : identifier ce qui relève du respect du corps et ce qui constitue une transgression.

Mettre des mots sur l’indicible
C’est toute une culture du silence que le livre cherche à fissurer. Car, selon les données de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), près d’un enfant sur cinq en France serait confronté à des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans. Dans la majorité des cas, l’agresseur appartient à l’entourage proche, ce qui rend la parole d’autant plus difficile.

Une pédagogie de la limite
L’ambition du livre tient dans sa simplicité assumée : expliquer sans effrayer, prévenir sans culpabiliser. À travers des situations concrètes et des illustrations pensées pour favoriser l’identification, ‘C’est pas bien !’ aide l’enfant à intégrer une notion essentielle : celle du consentement et du respect de son intimité.

Sensibilisation précoce
Cette approche s’inscrit dans un mouvement plus large de sensibilisation précoce, recommandé par de nombreux professionnels de l’enfance. Les travaux de Santé publique France comme ceux de l’Éducation nationale soulignent l’importance d’une éducation à la vie affective et relationnelle dès le primaire, non comme un ajout, mais comme un socle de protection.

Le rôle clé des adultes et des professionnels de l’enfance
Si le livre s’adresse aux enfants, il interpelle tout autant les adultes. Parents, enseignants, éducateurs : tous sont invités à ouvrir le dialogue, à accueillir la parole, à ne pas éluder les questions sensibles. L’enjeu ? Permettre à l’enfant de reconnaître une situation anormale et lui donner la légitimité d’en parler. Dans ce contexte, les outils pédagogiques comme ‘C’est pas bien !’prennent une valeur particulière. Ils offrent un support neutre, dédramatisé, qui facilite l’échange et désamorce les tabous.

Copyright Astrid Jourdan

Illustrer pour mieux comprendre
Le choix d’un travail illustratif confié à Astrid Jourdan participe de cette démarche. L’image, ici, n’est pas décorative mais un langage à part entière. Elle permet d’aborder des sujets complexes avec douceur, tout en maintenant une exigence de précision.

Un enjeu de santé publique
‘C’est pas bien !’ rappelle que la protection de l’enfance est un enjeu sociétal collectif qui dépasse le cadre privé. Chaque outil, chaque parole, chaque livre participe à construire de futurs adultes plus conscients de leur valeur, co-créateurs d’un monde où le discernement est essentiel dans nos sociétés en perpétuelle transformation. ‘C’est pas bien !’ apprend aux enfants que leur corps leur appartient et qu’ils ont, au même titre que les grands, le droit d’être respectés et surtout, protégés. 

Les autrices
Anne-Marie MARTIN est psychothérapeute, sophro-analyste des mémoires prénatales. Elle est également praticienne en constellations familiales et a été formée à différents soins énergétiques pour la déprogrammation des mémoires cellulaires. En parallèle, Anne-Marie Martin s’est formée auprès de Stop aux Violences Sexuelles, association créée en 2013 pour sensibiliser à l’importance de la prévention des violences sexuelles. Cette structure organise des formations et des ateliers thérapeutiques d’escrime. Anne-Marie Martin vit à Villeneuve-lez-Avignon.

Audrey BERTRAND est psychologue et autrice. Elle travaille dans l’Éducation nationale depuis 2015. Elle est confrontée dans son activité professionnelle à la parole d’enfants qui vivent des situations difficiles et qui se livrent à un adulte à un moment dans leur parcours scolaire. L’Éducation nationale signale un certain nombre de situations d’incestes et de faits de violences subies par des enfants d’âge scolaire. La prévention est un levier primordial pour lutter contre ces violences faites aux enfants. C’est en informant sur les interdits et les tabous que les enfants pourront discerner ce qui est autorisé de ce qui ne l’est pas. Car si un enfant ne connaît pas ses droits, il ne peut ni contester ni parler. Audrey Bertrand a également écrit un livre sur le thème du harcèlement scolaire « Je me fais embêter » aux éditions le Lys bleu, livre destiné aux enfants de 3 à 7 ans. Contact : @audrey_bertrand_flpa.

L’illustratrice, Astrid JOURDAN est directrice artistique, graphiste, designer et illustratrice. Après vingt ans passés à Paris, où elle façonne images et objets en agence puis au sein de sa marque de mobilier pour enfants, elle retrouve son Sud natal, guidée par la lumière et l’envie de créer autrement. Là, elle fonde son agence de communication Jourdan Création et laisse grandir en parallèle son univers d’illustratrice sous le nom @jaj_illustrations, où se mêlent douceur, couleurs et récits sensibles.

En résumé
Ce livre s’adresse aux enfants d’âge primaire, du CP au CM2. Il aborde les violences sexuelles faites aux enfants en traitant les notions d’intimité, de respect du corps, de secrets et du consentement. Les autrices proposent d’utiliser cet ouvrage en co-lecture avec l’enfant. Neuf histoires illustrées permettent de traiter différentes problématiques en abordant les notions de limites et d’interdits posés et expliqués aux enfants à l’issue de chaque histoire. Le sujet est évoqué en douceur avec l’objectif de ne pas heurter l’enfant et de ne pas générer d’angoisses.L’objectif est avant tout d’informer afin de prévenir en expliquant à l’enfant ce qui est toléré de ce qui ne l’est pas concernant son corps. Il s’agit également de leur apprendre à en parler et à demander de l’aide.
À la fin de l’ouvrage des recommandations et des conseils sont proposés aux adultes.

Les infos pratiques
‘C’est pas bien’, parler d’intimité aux enfants. Prévenir les abus sexuels. 9 histoires pour comprendre les limites. Autrices : Anne-Marie Martin et Audrey Bertrand. Illustratrice : Astrid Jourdan. 14€. Achat ici.
Mireille Hurlin

Copyright Astrid Jourdan

Infirmiers libéraux : un accord à 500M€, des avancées encore mesurées

Une France bousculée, c’est un gros livre (645 pages) à picorer. Du confinement en mars 2020 à l’été 2025, le chercheur infatigable Jean Viard, installé dans le Vaucluse où il a fondé les Éditions de l’Aube en 1987, tend le miroir de notre quotidien, des changements qui ont émaillé notre vie. Il est tellement riche et divers que la table des matières occupe à elle seule 11 pages pour aider le lecteur à butiner les chapitres, selon ses centres d’intérêt.

Dès les premières lignes, il est question de la crise sanitaire, de « l’enfermement qui n’a pas le même impact entre ceux qui ont des activités culturelles ou sportives et les autres. La rupture est liée à l’habitat et aux revenus. Les Gilets Jaunes étaient issus des ronds-points et du péri-urbain. En revanche dans les immeubles, les tours, les quartiers les plus pauvres, c’était une autre histoire, dans un pays où on compte 16 millions de maisons avec jardin et 12 millions d’appartements. »

Jean Viard zoome sur les bars, fermés à leur tour. « On a construit des endroits pour que les hommes se rassemblent, échangent, et là ils ne peuvent plus le faire. Déjà on est passé de 500 000 cafés en 1900 à 200 000 à la Libération et 30 000 aujourd’hui. » Autre changement, la chasse. « Ils sont autour de 800 000 à 900 000 les chasseurs, pendant que les végétariens et végans oscillent entre 1 et 1,5 million. Or, on n’a jamais eu autant d’animaux domestiques, 63 millions, au moins un chien ou un chat par famille. Ce lien affectif, sentimental, la caresse qui va de plus en plus vers l’animal, tout cela modifie nos rapports à la chasse, à la vie, à la nature. » Le bien-être animal est de plus en plus prééminent. « La corrida est dans le Sud, Arles, Nîmes, une grande pratique populaire. Mais en Espagne, la Catalogne a voté son interdiction en 2011. »

Quand on pioche sur Noël 2020, il nous rappelle des préconisations souvent ridicules : « Pas plus de 6 à table » voire « Laisser les grands parents dans la cuisine » comme l’avait conseillé un ancien 1er Ministre. Le sociologue ajoute qu’on dénombre « 10 millions de personnes isolées et 10 millions d’autres qui ne peuvent pas vraiment participer à cette fête de la consommation. » En janvier 2021, il évoque les conséquences de cette France à l’arrêt. « Des entrepreneurs feront faillite, des restaurants ne rouvriront pas, on verra des suicides de petits patrons, des désespoirs d’artistes. Mais aussi, à l’inverse, certains créeront un espace de coworking, des start-ups seront susceptibles d’apporter des réponses inédites à des questions techniques ». 

Au fil des mois, notre environnement a évolué, raconte-t-il. Avec un nouveau rapport au numérique, au télétravail entre vie privée et vie professionnelle à la maison. « Les parents s’aperçoivent que c’est compliqué d’avoir les enfants à la maison pour leur faire classe. » Et ils sont 12 millions. « La culture consommée à domicile aussi explose. On se fait livrer livres, pizzas, plats, fringues. » Du coup la logistique se développe à la vitesse Grand V, ce qui provoque une intensification du trafic des poids-lourds et de leur empreinte carbone et menace les hypermarchés. Ces temples de la consommation datent de 1963, le 1er a d’ailleurs été inauguré par Françoise Sagan (si, si!) et à partir de la même époque se sont développés les fameux ronds-points, ZAC et ZUP.

Au fil des pages, on glane des temps forts de notre époque. Le procès des attentats terroristes du vendredi 13 novembre (au Stade de France, au Bataclan) qui ont fait 132 morts et 413 blessés. Le départ d’Angela Merkel qui, en 16 ans, a connu quatre Présidents de la République français (Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron), les 40 ans de l’Abolition de la peine de mort grâce à Robert Badinter ‘panthéonisé’ en octobre dernier. Jean Viard évoque évidemment la 2e femme devenue 1re Ministre après Edith Cresson, en mai 2022, Elisabeth Borne. Il salue aussi l’inscription du Droit à l’IGV dans la Constitution. « Rien ‘est jamais acquis. Les Françaises ont eu le droit de vote en 1946, le droit d’avoir un compte en banque à elle en 1965 et le droit à l’avortement en 1975 » grâce à Giscard et Simone Veil.

Ces dernières années ont vu également l’essor du camping-car. « Après avoir été enfermé à cause du Covid, on a eu besoin d’air, de nature, de soleil, de grands espaces, de liberté et en plus, c’est moins cher qu’une résidence secondaire », écrit Jean Viard. 

Évidemment on ne peut pas lire cet ouvrage-somme en une traite. Il égrène 5 années de chroniques, deux par week-end sur France info. Il résume cet air du temps modifié sous nos yeux, par la pandémie. « On est passé à la civilisation du numérique, celle du double proche, entre notre lien le plus puissant au monde, l’écran qui devient un complément de notre environnement physique, marché, église, petits commerces, stade de foot ».

Il salue aussi les progrès scientifiques. « 4 milliards d’individus ont mené le même combat, on a sauvé 300 millions de vies en confinant, en mettant des masques. Le vaccin a sauvé 30 millions d’humains ». La bataille climatique s’est accélérée. « On a compris l’urgence, on a promu la voiture électrique, le retour au nucléaire, on a multiplié les éoliennes, les capteurs solaires, l’isolation des maisons. »

À la fin, le sociologue évoque la France fracturée, celle des « archipels » décrite par Jérôme Fourquet et il n’est pas du tout d’accord avec lui. « Certes notre société est déboussolée, faute de direction politique claire et par l’omniprésence d’un monde médiatique devenu le tam-tam de tout ce qui ne va pas. Mais il y a 50 ans, il y avait des conflits de classe extrêmement violents. La représentation en France d’une société en crise est largement portée par les réseaux sociaux, les médias, l’actualité en continu. » Et il conclut avec un message positif. « Elle est le pays le plus négatif sur lui-même alors qu’il n’y a pas de raison. On n’est pas découpé en archipels sociaux, on est une société reconstruite autour de la famille, de l’entreprise, du local qui sont des piliers extrêmement solides. »

https://www.echodumardi.com/page/2/   1/1