3 avril 2026 |

Ecrit par le 3 avril 2026

Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

Il veut remplacer Helle. Pour cela Joël Peyre, conseiller municipal délégué aux finances et à la commission d’appel d’offre, au garage municipal, rapporteur du budget de la Ville d’Avignon ambitionne de rassembler les forces de gauches républicaines lors des prochaines élections municipales de mars 2026. Face à lui, un autre candidat déclaré, le socialiste David Fournier, qui, lui aussi revendique l’union des gauches locales tout en s’appuyant sur le bilan de la maire actuelle. L’ancien médecin généraliste avignonnais estime avoir l’expérience et la dynamique pour lui.

Réuni parmi ses nombreux soutiens de la société civile, Joël Peyre, l’élu délégué aux finances de la ville d’Avignon, vient de se lancer pour ces municipales 2026 dans la cité des Papes. Devant la presse, c’est donc au Grand café Barretta que l’ancien médecin généraliste avignonnais a déroulé les grandes lignes de sa campagne intitulé ‘Le printemps des Avignonnais’.
« J’irai jusqu’au bout, car c’est parti pour aller jusqu’au bout » précise-t-il quant à un éventuel choix à faire entre les divers candidats de gauche pour un seul représentant aux municipales avignonnaises. La situation est en effet particulière : de la majorité actuelle de gauche qui gouverne la ville avignonnaise, deux candidats se sont déclarés pour succéder à la maire sortante Cécile Helle. Joël Peyre et David Fournier (élu récemment à la primaire du PS), sont donc en lice.
« Nous avons tous été un peu surpris par la décision de Cécile Helle de ne pas se représenter. Certains m’ont dit il faut que tu y ailles, parce que tu es l’un des seuls à pouvoir rassembler suffisamment les gens. C’est un peu fortuit, car il se trouvait qu’on n’avait plus de candidat » contextualise Joël Peyre.

Continuer l’action de la municipalité actuelle
Engagé auprès de la maire depuis le début du premier mandat en 2014, il « compte bien continuer son action, cette tâche qu’elle lui a confiée, au-delà de 2026 ». Celui qui annonce que « beaucoup d’élus sont derrière lui, dont la moitié de la majorité », veut « dépasser les logiques de clan pour entrer dans une logique de projet en construction, puis conduire l’union de tous ceux qui veulent travailler pour Avignon ».
Le candidat entend par là un englobement de toute la gauche et une partie de la droite, mais avec des limites. Pas d’échanges avec le RN et « si LFI a des exigences qui ne sont pas acceptables, ça n’ira pas plus loin » assure le candidat qui, entre les lignes, estime que les Insoumis ne sont pas clairement aujourd’hui dans l’arc de la gauche républicaine.
« On discutera avec ceux qui le veulent, mais ils devront adhérer à une liste et son projet, et non pas à Joël Peyre » clarifie l’adjoint délégué aux finances.

« Il sait ce que la ville peut faire et aussi ce que la ville ne peut pas faire. »

Arnaud Petitboulanger

Pour apporter de la valeur ajoutée à ce projet du collectif qu’il a dénommé ‘Le printemps des Avignonnais’, le candidat veut se démarquer par son expérience dans les finances communales. Un atout de taille pour ses soutiens, comme le souligne l’actuel conseiller délégué aux événements sportifs Arnaud Petitboulanger : « Joël Peyre est le trésorier de tous les sujets de la ville. Tous ces budgets-là, il les a financés. Il le fait en conscience parce qu’il sait ce que la ville peut faire et aussi ce que la ville ne peut pas faire ». De même que Pierre Maurel, président du PRG (Parti radical de gauche) en Vaucluse, constatant qu’il a « redressé les comptes de la ville sans augmenter la fiscalité ».

Le projet du Printemps des Avignonnais
Le projet du collectif incarné par Joël Peyre rassemble des acteurs associatifs, des acteurs culturels, des acteurs sportifs et des habitants pour le coordonner et le coécrire. Pour cela, six commissions sont formées par ses membres : ‘la tranquillité, la sécurité et la mobilité’, ‘la propriété urbaine, le mobilier urbain, les travaux et les espaces verts’, ‘le développement économique’, ‘l’emploi et la solidarité’, ‘le sport, l’éducation et la santé’ ainsi que ‘la citoyenneté, les mairies annexes et les maisons communes’.

Revendiquer le bilan municipal actuel
Joël Peyre mesure la portée de ses idées. Il estime qu’il faut atteindre plusieurs ambitions. D’abord se montrer digne de l’action de la majorité actuelle pour pouvoir la prolonger et l’amplifier. Puis refaire le bilan du dernier mandat et le revendiquer avec une poursuite des efforts sur la transition écologique et la quotidienneté. Et enfin impulser une dynamique de co-construction autour de la transition sociale, avec plusieurs impératifs : la lutte contre la précarité sous toutes ses formes (énergétique, alimentaire, économique, sanitaire), la transformation écologique et la transformation citoyenne avec plus d’implication des avignonnais dans le budget participatif. «  Il s’agit de faire vivre la ville, c’est un vaste programme qui n’est pas encore totalement défini, puisque les Avignonnais en seront les co-auteurs » assure la tête de liste.

« Il ne faut pas qu’il y ait plusieurs candidats. »

Joël Peyre

Relever les défis de la propreté et de la mobilitéLes groupes sont en cours de développement et l’objectif est d’organiser une réunion mensuelle pour œuvrer sur les commissions définies par le collectif. « Il n’y a pas de domaine dans lequel on a vraiment péché, suggère Joël Peyre à propos du mandat actuel. Mais il y en a beaucoup dans lesquels il y a encore des choses à faire, par exemple, la propreté urbaine n’est pas parfaite, le soutien du quotidien des routes n’est pas idéal, les moyens et l’investissement pourraient être améliorés. »
Il s’attarde sur les enjeux comme la mobilité qui est « un problème important aussi dans les aménagements urbains, dans l’aménagement structuré de la ville, sur lequel on n’a pas eu la main » précise-t-il à propos de cette compétence qui relève notamment de l’agglomération du Grand Avignon.
« Moi je considère que le maire d’Avignon ne peut pas être président de la communauté d’agglomération, parce que cela demande trop d’efforts » affirme le candidat qui estime cependant que c’est un élu avignonnais qui doit être à la tête de l’intercommunalité, sans pour autant cumuler avec un poste de maire d’Avignon. « Cela demande un véritable temps plein », argumente-t-il.

Joël Peyre compte sur l’influence des partis politiques qui, « incontournables et indispensables, par leur pluralité grandissent un peu la démocratie ». Cependant, il évoque un « charisme écorné ».
« Vu la capacité des partis à rassembler en ce moment, il faut aussi qu’ils fassent preuve d’humilité devant les citoyens qui s’élèvent. Il faut donc s’unir avec eux, se retrouver avec eux ». C’est pourquoi il compte sur une gauche unie autour d’une même figure pour une meilleure cohérence de proposition politique auprès de la population avignonnaise. « Il ne faut pas qu’il y ait plusieurs candidats » exhorte Joël Peyre.

« La force tranquille. »

Thierry Vallejos

« Je pense qu’il donne l’image d’une personne solide, stable, la force tranquille » annonce Thierry Vallejos, conseiller municipal délégué à l’implication citoyenne et à la démocratie implicative. Une idée reprise par un soutien de la salle qui ajoute que « cela rassure, donne confiance ». De son côté, le conseiller délégué aux musées, bibliothèques et culture provençale Bernard Autheman, considère que Joël Peyre est « un homme capable de réunir les Avignonnais, de réunir l’équipe municipale, de l’élargir. Un homme en qui les Avignonnais vont pouvoir se reconnaître autour d’un soutien, d’un projet solidaire et avoir confiance ». Quant à Philippe Pascal de la GDS (Gauche démocratique et sociale), ancien ‘insoumis’ et candidat malheureux de l’Union de la gauche aux législatives de 2024, en tant qu’inspecteur à l’Urssaf il a pu apprécier « son intégrité et sa compétence ». Philippe Pascal, ayant reçu un grand soutien aux législatives de la part de la majorité municipale, a décidé de suivre Joël Peyre qui n’est pas de son parti « mais qui a les mêmes sensibilités sociales, économiques, humaines, dont il est le garant ».

« C’est la dynamique impulsée par le candidat qui fera la différence. »

Joël Peyre

Face à la question des deux candidatures issues de la majorité municipale sortante, la tête de liste du projet ‘Le printemps des Avignonnais’ a une approche pragmatique : « c’est la dynamique qui va départager le candidat, une dynamique qu’il pourra impulser autour de lui et qui fera la différence ». Cécile Helle, maire d’Avignon, ne disait pas autre chose dans nos colonnes tout récemment estimant « qu’il faudra une personne et une équipe capables de porter un projet ».
Ajoutant que son concurrent David Fournier « a toute sa place dans une majorité municipale, il est le premier des socialistes, mais il n’est pas à la tête d’une liste. Ce n’est pas la même chose, à partir de là, il faut discuter » insiste-t-il face aux interrogations répétées des journalistes sur cette forme de désunion de fin de mandat.
« Je pense également qu’une liste devrait être incarnée par une tête de liste. Celle-ci fait beaucoup dans la qualité de la liste qu’elle présente. David et moi ne sommes pas identiques. Cela ne sera pas la même liste et cela ne sera pas le même mode d’action. »
La décision finale, sur le choix de la tête de liste parmi David Fournier et Joël Peyre devrait donc être prise à l’automne, « au mieux dans l’été », car « si on joue à qui perd-gagne, on va perdre » assure, Joël Peyre.

Amy Rouméjon Cros & L.G.


Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

Depuis 2014, le programme Les Entrep’ est présent en Vaucluse. Chaque année, des étudiants et jeunes diplômés se réunissent par petits groupes afin de monter des projets d’entreprise qui sont ensuite mis en compétition. Pour cette 11e édition, 81 jeunes vauclusiens, répartis en 18 équipes, ont tenté de relever le défi.

Pendant 5 mois, les 18 équipes de la 11e promotion du programme Les Entrep’ Vaucluse ont expérimenté la création d’entreprise. Accompagnés par plus de 60 professionnels bénévoles, les jeunes vauclusiens ont découvert le monde de l’entreprise et développé leurs compétences entrepreneuriales pour booster leur employabilité.

Chaque équipe a dû élaborer une idée d’entreprise et défendre cette dernière avec le pitch parfait. Sur les 18 équipes candidates en Vaucluse, huit se sont démarquées et une ira en finale nationale le 22 mai prochain.

Les lauréats

Une seule équipe ira en finale nationale des Entrep’, et c’est l’équipe du projet ‘Feel Safe’, une application qui allie prévention, défense et un accompagnement pour les femmes, imaginée par Chloé Castalan, Jade Nabet, Flavie Payen, Yasmine Houmadi et Marc Bern, qui ont été coachés par Pierre Poncie, fondateur de 2P International Conseil.

Sept autres équipes ont su faire leur preuve :

  • Trophée ‘Parcours entreprendre’ : le projet ‘Provenska’, qui vise à redonner à la vodka ses lettres de noblesse, imaginée par Mattew Barthee, Noam Conseil Sarmento, Manon Issartier et Claire Soulier, qui ont été coachés par Lionel Dosne et Serge Edmond de la Chocolaterie Castelain.
  • Trophée ‘Économie créative, environnementale et inclusive’ et ‘Trophée du public’: le projet Mottaz Agency’, une agence de projets dans le secteur du mannequinat qui valorise des personnes issues, ou non, du milieu, en partenariat avec des marques indépendantes, imaginée par Théo Mottaz, Théo Lopez, Gabriel Boiron, Elsa Chauvet et Inès Ali, qui ont été coachés par Tania Boulahrouf d’Auchan Mistral 7 et Didier Goguillon de Würth France.
  • Trophée ‘Innovation’ : le projet ‘Grappeline’, un produit alcoolisé à base de moût de raisin partiellement fermenté avec adjonction de CO2, imaginé par Jules Robert-Chapot, Marie Muh, Nolwenn Bisogno, Juline Bonnand et Lorène Mouraret, qui ont été coachés par Jean-Yves Grand de Force Cadres et Christophe Vanneste d’Aqua Innovation.
  • Trophée ‘Coup de Cœur’ (ex-æquo) : le projet ‘Valora’ qui revalorise les invendus agricoles ou coproduits de l’industrie agroalimentaire qui pour en faire des soins cosmétiques, imaginé par Julie Uso, Valentina Ballester-Segura, Mia Knight, Muriel Barrier et Pauline Gagnat, qui ont été coachés par Laurent Ansellem de Prodjects 4iT et Grégoire Bouchez de Force Cadres.
  • Trophée ‘Coup de Cœur’ (ex-æquo) : le projet ‘H@rmonie’, une plateforme de mise en relation des différents agents de la culture au moyen de “bibliothèques
  • d’adresses / d’artistes”, imaginée par Taïssa Popov, Laurie Daumas, Eva Foggiaroli et Adèle Panabières, qui ont été coachées par Joël Derrien de Smart Change et Magali Jouffret, enseignante et géobiologue.
  • Trophée ‘Dream Team’ : le projet ‘SGL Esport’, un tournoi Esport autour de jeux de simulation, imaginé par Quentin Mangeot, Karine Aleatico, Louis Raffin, Thomas Castagnet et Lucie Ariès, qui ont été coachés par Xavier Bourgue du Campus Sup Pasteur et Christian Lacroix d’Association Mut’Com.
  • Trophée ‘Communication’ : le projet ‘Brain Factory’, un site internet centralisant l’ensemble des innovations écologiques, imaginé par Léo Petrequin, Romane Strauch, Julien Granier et Lucas Panloup, qui ont été coachés par Marie-Christine Pessiot, accompagnatrice de dirigeants, et Jean-Jacques Bravais de la Fondation Tour du Valat.

Les 10 autres équipes du concours n’ont pas démérité avec leurs projets ‘Spik’, ‘BaliPack’, ‘Champi’Go’, ‘Hight-tech Toilets’, ‘Recy’clique’, ‘BioSerre Mayotte’, ‘Vino’matic’, ‘Virtuellement là’, ‘En chœur’, et ‘EK’eau Rénov’.

©Les Entrep’ Vaucluse

Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

La société avignonnaise Dreyer, spécialiste des chambres froides, vient de se doter d’un nouveau siège social. Le bâtiment en R+2 de 1 652m2 de surface totale sur un terrain de 3 290m2 est implanté dans la zone d’activité d’Agroparc, juste à côté de l’Institut de formation en ostéopathie du Grand Avignon (Ifoga). Il a été réalisé par le groupe Avignonnais GSE et imaginé par l’agence d’architecture marseillaise MCA Architectes. L’ensemble comprend notamment un parking en sous-sol largement ventilé ainsi qu’une toiture entièrement équipée de panneaux photovoltaïques.

La toiture du nouveau siège de Dreyer est entièrement équipée de panneaux photovoltaïques. Crédit : GSE/Dreyer

Du ‘made in France’ teinté de ‘made in Vaucluse”
Spécialisé depuis sa création en 1972 dans la conception, la fabrication et l’installation de solutions en panneaux et portes isothermes pour la création de laboratoires et chambres froides, Dreyer dispose, outre son siège avignonnais, d’un important site de production à dans la Zac de Chalancon à Vedène.

Ce dernier, dédié à production de panneaux et portes isothermes s’étend sur quelques 20 000 m2. Chaque année, près de 300 000m² de panneaux sandwichs et 8 000 portes y sont fabriqués « Aujourd’hui Dreyer, c’est la spécificité d’une offre 100% intégrée avec une fabrication ‘made in France’ et un savoir-faire global de la conception à la mise en œuvre sans omettre l’entretien », se félicite l’entreprise avignonnaise.

L’usine de Vedène produit près de 300 000m² de panneaux sandwichs et 8 000 portes par an. Crédit : Dreyer

Par ailleurs, le groupe présidé par Pierre Pernias dispose de deux filiales : Easycube, basée au siège du groupe et créée en 2010. Elle est spécialisée dans la construction de bâtiments hors site et le déploiement de solutions modulaires dans le monde entier. A cela s’ajoute également la société Capsa container basée dans la région lyonnaise. Elle spécialisée dans la transformation et l’aménagement de containers maritimes dans les domaines de la construction, l’industrie et l’événementiel. Créée en 2013, elle a rejoint le groupe en 2019.

L.G.

 


Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

En 2025, Gaumont célèbre 130 ans de cinéma. Pour l’occasion, le cinéma Capitole MyCinewest, au Pontet, a élaboré une sélection de films cultes qui pourraient revenir sur grand écran le temps d’une séance. À vos votes !

À l’occasion des 130 ans de Gaumont, société française de production et de distribution de longs métrages, de séries télévisées et de programmes d’animation, l’entreprise organise la rétrospective ‘Les Pépites de Gaumont’ à laquelle le cinéma Capitole MyCinewest prend part.

Pour ce faire, le cinéma pontésien a fait une liste de 12 films cultes de la société de production. Le public n’a qu’à choisir les films qu’il souhaite revoir sur grand écran. Belle et Sébastien (2013), Intouchables (2011), La boum (1980), La môme (2007), Le Cinquième Elément (1997), Les visiteurs (1993), et bien d’autres classiques figurent parmi la liste. Il y en a pour tous les goûts.

Pour voter pour les films que vous souhaitez revoir au cinéma, il suffit de remplir le formulaire en ligne.


Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

Alors que tous les voyants sont au rouge : recul de la consommation, des surfaces de vignes et de la production mondiale qui n’a jamais été aussi basse depuis 1961 avec 225,8Mhl, soit -4,8%, l’interprofession de la Vallée du Rhône se décarcasse pour proposer des moments de partage et de convivialité dans les 21 Villages de l’AOC, de Chusclan à Visan en passant par Châteauneuf-de-Gadagne, Plan de Dieu, Roaix, Sablet, Séguret, Suze-la-Rousse et Valréas.

« Nous voulons montrer une vraie dynamique, une visibilité, une notoriété de nos vins et de nos vignes qui sont l’un des pôles d’attractivité touristiques majeurs du Vaucluse, précise Denis Alary, vigneron et coprésident de la commission ‘Promotion’ d’Inter Rhône. Puisqu’il attire des festivaliers qui consomment sur place, dans les commerces, hôtels, campings et restaurants. »

Il ajoute : « Nous avons un savoir-faire, nous respectons notre terroir, nous prenons soin des paysages, nous représentons une vraie tradition agricole et nous souhaitons partager tout cela avec le plus grand nombre. »

Florence Quiot, coprésidente de la commission ‘Promotion’ d’Inter Rhône, décline la longue liste des festivités pour « un été haut en couleurs avec les Côtes-du-Rhône. » Il débutera le samedi 10 mai par le Live sur le parvis du Palais des Papes avec bar à cocktails, stands de dégustations, food-trucks et animation musicale. La Maison des Vins accueillera du 4 au 26 juillet le Bar à vins, pendant tout le festival d’Avignon et chaque soir une vingtaine de vignerons proposeront leurs productions et parleront de leurs vins et des cépages qui contribuent à leur assemblage en chai.

D’autres soirées sont prévues à Plan de Dieu qui fêtera son AOC Village le 20 juin. De son côté, Visan mettra l’accent sur le rosé le 7 juillet. Sablet proposera une plage avec de vrais palmiers et 32 cuvées le 13 juillet, Vaison Voit et Boit rouge le 21 juillet. Sainte-Cécile organisera la Fête du rosé le 3 août, Roaix vient de rénover sa Place aux vins et accueillera 11 appellations le 5 août.

Sophie Lescure, responsable de la communication de l’interprofession, Denis Alary et Florence Quiot, coprésidents de la section ‘Promotion’ des Côtes du Rhône à Inter Rhône. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Des rendez-vous en Vaucluse… mais pas que !

D’autres rendez-vous sont prévus hors Vaucluse. À Saint-Andéol, dans la Drôme, le 3 mai seront dégustés des magnums qui ont été immergés par des spéléologues dans une grotte souterraine pendant un an. Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde en 1992, comparera avec des bouteilles qui, elles, ont vieilli en cave à l’air libre. Au programme, à Lyon, Rhône in white le 16 juin avec le vin blanc en vedette même s’il ne représente que 7% de la production totale des Côtes du Rhône. Suivra le Lyon Street Food Festival du 25 au 29 juin avec 120 chefs étoilés dans la capitale de la gastronomie française. L’an dernier ils avaient attiré 52 000 visiteurs, en 2025 ils tablent sur 60 000 participants. Jazz à Vienne est aussi une occasion de visibiliser les vins des Côtes du Rhône, notamment les appellations septentrionales les plus réputées comme Condrieu, Cornas, Côte-Rôtie, Saint-Joseph et Saint-Péray. Ce festival, organisé entre le 26 juin et le 11 juillet, prévoit 250 concerts, invite un millier de musiciens et il est fréquenté par 200 000 amateurs. 

Enfin, les Compagnons des Côtes du Rhône ont mitonné les Estivales le 7 juin, la Grande tablée sur le Chemin de Halage, en face du Pont d’Avignon avec 200 convives le 27 juin et enfin le Ban des vendanges le 30 août qui se déroulera sur la Barthelasse, puisque le jardin du Rocher des Doms est en travaux.


Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

Donald Trump et sa politique vont-ils coûter cher à l’industrie du tourisme des États-Unis ? En raison de l’actualité, de plus en plus d’Européens décident d’annuler leur projet de voyage aux États-Unis. C’est ce que révèlent les derniers chiffres publiés en avril par l’Office national américain du tourisme et des voyages (NTTO), qui indiquent que les arrivées de visiteurs internationaux ont baissé au premier trimestre 2025, et que cette situation s’est aggravée en mars.

Par rapport à la même période en 2024, le nombre de voyageurs en provenance d’Europe de l’Ouest, incluant aussi bien les touristes que les voyageurs d’affaires, a chuté d’environ 17 % le mois dernier, et depuis janvier, de 7 %. Comme le détaille notre infographie, la diminution des flux de voyageurs est particulièrement marquée en provenance d’Allemagne, d’Irlande et d’Espagne, avec une chute de plus de 20 % mesurée en mars. Le nombre de voyageurs français aux États-Unis a lui baissé de 8 % le mois dernier et d’environ 6 % sur la totalité du premier trimestre.

Récemment interviewés par le journal Le Monde, des porte-paroles et dirigeants de l’industrie du voyage en France confirment la tendance : « des clients qui avaient commencé le processus ont renoncé, dans la foulée de l’arrivée de Trump », « on a vu une vraie différence après l’épisode du bureau Ovale », « pour des raisons politiques, c’est rare ».

De Tristan Gaudiaut pour Statista


Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

L’histoire commence en 1998 dans un garage puis dans un local à Monteux. Cynthia et Jean-François Bres décident de monter leur affaire dans la torréfaction du café. Ils vont vite déménager sur le site actuel de Sarrians. L’entreprise a bien évolué depuis avec huit salariés, un salon de thé et 65 % du chiffre d’affaires réalisé avec les bars-hôtels-restaurants.

« Mes parents ont créé cette affaire. Au départ, leur commerce de torréfaction ne concernait que le B to B, pour les services des professionnels, avec une mise à disposition des machines à café. Nous commercialisions du café qui n’était pas torréfié par nos soins au départ, uniquement en négoce » explique Léo Bres, qui a intégré l’entreprise en septembre 2024 après des études universitaires. En 2004, l’entreprise s’ouvre au grand public avec l’ouverture d’une boutique à Sarrians, avec des cafés mais également des thés. « Après des années d’expérience, mon père a décidé en 2010 d’assurer la torréfaction lui-même en sélectionnant du café vert dans des maisons de négoce en important dans le monde entier « .

Ouverture d’un salon de thé
En 2019, la Maison Bres a pris la décision d’ouvrir un salon de thé et des dégustations pour développer son chiffre d’affaires et mettre en lumière toute sa gamme de cafés et de thés. «  Nous proposons ainsi des pâtisseries maison dans un univers chaleureux et cosy ». La boutique propose également tous les articles autour du café et du thé, avec de la vaisselle et des accessoires mais également des machines à café automatiques dont une marque premium en plus de la boutique qui s’est agrandie depuis 20 ans.

Le café vient de nombreuses régions du monde (à gauche).
La Maison Bres assure la mise à disposition de machine à café auprès des professionnels (à droite). Crédit : DR

Une gamme très large
A ce jour, la Maison Bres propose à sa clientèle 16 référence de café dont 11 en pure origine, un décaféiné sans solvant et quatre en assemblage qui est assuré par Jean-François et Léo, dans un travail qui s’apparente à de l’artisanat, avec un réel savoir-faire. Les cafés sont de haute qualité. Ils peuvent être cultivés en agroforesterie pour certains ou encore en commerce équitable. L’objectif à terme est également de développer encore davantage les cafés bio pour arriver à 100 % de la gamme.

Investissement d’une machine
La société a investi récemment dans une machine de torréfaction ultramoderne d’origine américaine. Elle a également une ensacheuse très performante. Le café vert qui vient principalement du port du Havre en sacs devient ensuit noir et sec suite au passage dans la machine de torréfaction avec des savoir-faire de températures bien précis. Il est ensuite conditionné pour pouvoir être livré aux clients. Chaque année, Jean-François et Léo Bres font des essais d’assemblage de café pour pouvoir proposer à leur clientèle une gamme sans cesse renouvelée, en sélectionnant des cafés avec le plus grand scrupule.

Une formation sur la torréfaction
Les perspectives de l’entreprise sont de continuer son développement aussi bien au niveau de la clientèle des particuliers que des professionnels, malgré un contexte du café qui est compliqué depuis une année. Le cours du café en effet doublé depuis neuf mois. Le projet sur l’année 2025 est l’ouverture d’une salle de dégustation avec des formations autour de la torréfaction. D’une durée de 1 heure 30, elles seront proposées au grand public mais également aux professionnels de la restauration dès le mois de mai.

Olivier Muselet

Bres en chiffres :
– 7 salariés dont un alternant (boutique, atelier et force commerciale)
– 600 clients professionnels (bars, hôtels, restaurants, boulangeries, bureaux d’entreprises) sur le Vaucluse à 100%
– Chiffre d’affaires 2024 égal à celui 2023
– 100 tonnes  de cafés torréfiés par an
– Pays différents pour l’origine des cafés : Amérique latine dont le Brésil et le Pérou, Amérique centrale (Honduras, Costa Rica, Nicaragua, Guatemala, Mexique), Afrique (Kenya, Éthiopie), Inde et Papouasie-Nouvelle-Guinée

Le café en bref :
– Il existe 70 pays producteurs de café dans le monde sur la ceinture intertropicale
– Deux variétés café sont consommées dans le monde : le robusta qui pousse à basse altitude et plus chargée en caféine et sera logiquement incorporé dans le café expresso. L’arabica est un arbre qui pousse en plus haute altitude, est plus aromatique. Seules ces deux variétés sont cultivées pour le commerce du café. À ce jour, la recherche et développement sur d’autres variétés possibles  n’en est qu’à ses débuts car il existe des centaines de variétés de caféiers.


Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

Interpellé par courrier par Raphaël Arnault, député La France insoumise de la première circonscription de Vaucluse, sur « l’aberration écologique nuisible aux habitants » que constituerait l’aéroport d’Avignon-Provence, le ministère des transports vient de répondre que la plate-forme vauclusienne constituait un site de formation important et un ‘hub’ de sécurité civile. Elle abrite surtout également base héliportée de RTE veillant sur l’ensemble du réseau électrique haute tension national.

Dans un courrier adressé mi-janvier à Philippe Tabarot, ministre des Transports, le député d’Avignon Raphaël Arnault avait dénoncé les nuisances de l’aéroport d’Avignon. Pour le parlementaire LFI, cet équipement « est l’illustration d’une infrastructure inutile, qui impacte les habitants à cause de la pollution, accapare une partie importante d’argent public de la région et des terres, le tout pour bénéficier à une poignée de personnes très fortunées qui se déplacent en jets privés ».
Avançant une baisse importante du trafic ainsi qu’un financement via des fonds publics (ndlr : l’aéroport d’Avignon-Provence appartient à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui en a confié la gestion à la CCI de Vaucluse), l’élu a aussi mis en avant l’impact environnemental ainsi « qu’un accaparement de terres qui pourraient servir au développement agricole ou à la création de logement. »
Pour Raphaël Arnault, il s‘agit « d’un non-sens écologique et social ». C’est donc dans ce cadre, qu’il a interpellé le ministre sur « les mesures que le Gouvernement compte prendre pour limiter les impacts sur les populations et sur l’environnement des vols en jet privé. »

5e aéroport de Province
Dans sa réponse qui vient de paraître au Journal officiel, le ministère des transports rappelle que cet « aéroport est décentralisé depuis 2004 et relève de la compétence de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La collectivité est donc la première responsable de la politique d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires qu’elle porte pour la plateforme. Il faut néanmoins rappeler que l’aéroport d’Avignon-Provence ne sert pas que l’aviation d’affaires ou la mobilité régionale mais remplit également plusieurs missions d’intérêt général. »
 « Avec 59 376 mouvements non commerciaux en 2022, il se classe au rang de cinquième aéroport de province, témoignant de son rôle central, en particulier pour la formation aéronautique et le travail aérien », poursuit le ministre des transports qui complète : « L’aéroport contribue par ailleurs au développement régional équilibré en décentralisant les activités aériennes concentrées en région parisienne. Le Vaucluse bénéficie par ce biais d’opportunités économiques et éducatives. Le rôle de l’aéroport dans la formation aéronautique est significatif, contribuant à la démocratisation de l’accès aux métiers de l’aéronautique et au maintien des compétences en région. Cette formation repose sur des aéroclubs très dynamiques et bénéficie à des élèves allant de la quatrième à la première, auxquels elle permet d’approfondir des notions scientifiques et techniques. »

Le site accueille les anges gardiens du réseau électrique français ainsi que de nombreuses opérations de sécurité civile
Par ailleurs, le ministre aussi rappeler le rôle majeur du site dans l’entretien du réseau haute tension électrique français via la présence de la principale base des activités aéroportées de RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français.
« Cette base assure la maintenance et la surveillance des infrastructures électriques nationales, participant directement à la sécurité de notre approvisionnement électrique et à la transition écologique en évitant plusieurs centaines de jours d’interruption de ligne chaque année. L’aéroport permet, lorsque c’est nécessaire, d’appuyer des opérations de secours ainsi que des évacuations sanitaires et participe à la lutte contre les incendies, dont la fréquence et l’intensité augmentent sur le territoire. Cette infrastructure participe donc à la protection des personnes et des biens. »

Quel impact environnemental ?
« L’État est attentif aux enjeux environnementaux, insiste Philippe Tabarot. Parmi les nombreux efforts mis en place avec la région, une commission consultative de l’environnement assure la concertation avec les riverains et les acteurs locaux, sous l’autorité du préfet de Vaucluse. Une campagne de mesure de bruit a été réalisée en 2024 et la révision des procédures d’approche initiée en 2024 se poursuivra en 2025 afin de réduire les nuisances des riverains. L’aéroport s’est engagé dans une démarche ambitieuse de réduction de ses gaz à effets de serre avec l’objectif d’atteindre le niveau 3 de l’Airport Carbon Accreditation d’ici 2026. Enfin les vastes zones non imperméabilisées de l’aéroport, constituent des surfaces d’accueil reconnues de biodiversité. Le Gouvernement demeure particulièrement soucieux de l’équilibre entre le développement des infrastructures aéroportuaires régionales, essentielles à l’aménagement du territoire, et les impératifs de la transition écologique et à lutte contre le dérèglement climatique. »


Municipales 2026 à Avignon : un Peyre pour maire ?

La Banque populaire méditerranéenne vient de mettre en place un dispositif d’autonomie financière à l’attention des personnes victimes de violences conjugales. Il s’agit d’une offre bancaire gratuite d’une durée de 2 ans. Elle concerne 9 départements du sud-est (dont la région provençale) couverts par cette banque coopérative, filiale du groupe BPCE. 

C’est une problématique majeure. Les femmes victimes de violences conjugales désirant partir du domicile se confrontent à la question de l’indépendance financière. Partir, tout recommencer, se loger, se meubler, se nourrir, se déplacer relèvent d’un défi immense pour les victimes, fragilisées par la situation vécue en couple.
En 2024 dans le département vauclusien, 1512 violences contre les femmes majeures en contexte familial ont été recensées, avec une augmentation de 9,19% depuis 2023. Une expérimentation de l’aide d’urgence créée par la CAF il y a 17 mois a été sollicitée par 326 femmes, pour un montant moyen de 881€. 

“Un tiers des femmes n’ont pas de source de revenus.”

Jean-Jacques Roman, ancien directeur de l’antenne avignonnaise de la Banque populaire

Face à ces actes de violence conjugale en augmentation, la coopérative bancaire régionale s’engage dans un nouveau projet social depuis avril 2025. “Un quart des femmes en France ne disposent pas d’un compte bancaire personnel, et un tiers n’ont pas de source de revenus autre que celle de leur conjoint” fait remarquer Jean-Jacques Roman, ancien directeur de l’antenne avignonnaise de la Banque populaire et désormais directeur de communication au sein du groupe.

Ce qui n’est pas sans rappeler les antiques difficultés des femmes mariées, ayant enfin le droit, à partir de 1965, d’accéder à leur compte bancaire. À ce jour, “seuls 39% des Français en couple gardent leur argent sur un compte personnel. Un tiers (34%) mixent compte personnel et compte joint, et un quart des couples ne possèdent qu’un compte joint” selon une étude de MoneyVox et YouGov.

Objectif : parvenir rapidement à l’autonomie financière
C’est dans cette perspective d’autonomie et de renforcement financiers que la banque siégeant à Nice déploie son dispositif sur toute la région PACA, ainsi que sur le Gard et l’Hérault. L’accompagnement s’articule ainsi : ouverture simplifiée d’un compte bancaire gratuit pendant 2 ans, réception de la carte et des correspondances bancaires en dehors du domicile conjugal, et suivi clientèle par des conseillers formés à l’enjeu des violences conjugales. L’objectif à terme devrait permettre aux femmes victimes et vulnérables de gérer leurs dépenses et de subvenir à leurs besoins, en n’étant plus dépendantes de leur conjoint.

Amy Rouméjon Cros

https://www.echodumardi.com/page/228/   1/1