4 avril 2026 |

Ecrit par le 4 avril 2026

Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

En juillet 2024, le Conseil Municipal d’Avignon votait une délibération résiliant à la fois le bail de gestion immobilière qu’elle avait confié à la SCI du Parc Expos et la convention d’exploitation signée avec Avignon Tourisme. Parallèlement, une grande réflexion sur le futur de cet équipement d’envergure était lancée. Ces décisions marquent la volonté de la ville de vouloir trouver rapidement un avenir pérenne et viable au Parc Expos. Un chantier qu’elle n’entend pas mener seule.

La délibération N° 10 du conseil Municipal du 18 juillet 2024 (voir ici) sera sans aucun doute un moment important pour le futur du Parc Expos d’Avignon. En actant la résiliation du bail de gestion immobilière confiée à la SCI (Société Civile Immobilière) du Parc Expos (voir ici) et celle de la convention d’exploitation déléguée à Avignon Tourisme, la ville a souhaité remettre tout à plat. Même si dans les faits la dissolution de la SCI n’est pas effective et Avignon Tourisme poursuit sa mission d’exploitation du site, la volonté de vouloir trouver une solution est bien réelle.

Construction du Hall A au début des années 70. © Collection privée-DR

Depuis la création de ce montage, en 2011, ( SCI pour la gestion immobilière et Avignon Tourisme pour l’exploitation), l’activité était déficitaire. Dans ce schéma, Avignon Tourisme se devait de payer un loyer à la SCI dont une partie était indexée sur les revenus tirés de l’exploitation du site. Mais, malheureusement les revenus n’étaient pas à la hauteur attendue. Et c’est la SCI du Parc Expos, détenue à 45 % par la SEM Citadis (aménageur de la zone d’Agroparc), à 45 % par Avignon Tourisme et à 10 % par la CCI de Vaucluse, qui porte dans ses comptes le déficit. Une situation difficilement tenable, d’autant que la SCI a investi plus de 6 M€ sur le site.

Sources : Rapports d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes Provence-Alpes-Côtes d’Azur concernant la Société d’économie mixte CITADIS ( Exercices 2013 à 2019)
Source : Rapport d’observations définitives de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côted’Azur concernant la Société d’économie mixte (future SPL) AVIGNON TOURISME ( Exercices 2010 à 2015)

La ville n’entends plus être seule à bord du navire…

En juillet dernier le Conseil Municipal a également voté la mise en œuvre d’un protocole de développement et de coopération (voir ici) qui a pour mission d’étudier les différents scénarii pour le futur de cet équipement. Sont associés à ce protocole : la Région, le Conseil Départemental, la Communauté d’agglomération et d’autres acteurs comme, la SPL Avignon Tourisme, la CCI de Vaucluse, la SEM Citadis et la Banque des Territoires. Cette dernière apportant son concours pour le financement des études. Ce protocole illustre la volonté de la ville d’élargir le cercle des associés et des partenaires. Elle n’entends plus être seule à bord du navire…

Si les travaux de réflexion sur le futur du Parc Expos viennent à peine à démarrer, de nombreuses idées circulent d’ores et déjà. On le serait à moins. Cet équipement bénéficie d’un emplacement unique, sa surface est conséquente (près de 20 hectares) et les infrastructures existantes sont de réels atouts, même si « des remises à niveau seront nécessaires » concède-t-on du côté de la mairie. Mais d’emblée « une nouvelle vocation s’impose » dit-on du côté de Citadis. C’est sans doute un préalable acquis : le Parc des Expos ne sera plus seulement un lieu évènementiel.

Tous ces projets ont en commun d’ouvrir la zone du Parc Expos vers d’autres activités et vocations

Les hypothèses de travail sont aussi nombreuses que variées. Conserver une activité salons et expositions semble une évidence mais avec une modularité accrue. Ensuite d’autres projets sont sur la table. Accueillir sur une partie du site des activités liées à la naturalité et l’agriculture. Il s’agirait de renouer avec la vocation première de la zone, dont le nom est issu : « Agroparc ». Renforcer ce technopole agro-alimentaire peut faire sens. Ces nouvelles activités viendraient en complément des entreprises du secteur déjà installées, de l’implantation de la chambre d’agriculture, de l’INRAe et de l’institut Agrosciences, Environnement et Santé du campus universitaire Jean-Henri Fabre. Sans parler de la toute proximité du MIN d’Avignon.

Doter la zone d’équipements sportifs est également un projet qui semble une évidence et une nécessité. Sur Agroparc vivent 6 000 étudiants, 3 000 résidents sans compter les 10 000 employés qui y travaillent quotidiennement et il n’existe aucun équipement sportif.

Une opportunité pour l’agglomération de disposer d’une salle de spectacle de grande capacité et/ou de studios cinéma

Côté ville on verrait bien le hall A utilisé pour des concerts. Une sorte de Zénith en quelque sorte. Une opportunité pour l’agglomération de disposer d’une salle de spectacle de grande capacité (jusqu’à 8 000 personnes), capable d’accueillir, dans d’excellentes conditions, des artistes de renom. Ce qu’elle n’a pas aujourd’hui.

Côté département on imagine qu’une partie des bâtiments existants pourraient être utilisée comme base logistique arrière pour les tournages en extérieur du cinéma et la télévision. Ce projet pourrait constituer une nouvelle étape vers la création d’un pôle image après l’arrivée en septembre dernier de l’École Audiovisuelle 3iS sur la zone d’Agroparc.

En définitive, tous ces projets ont en commun d’ouvrir la zone du Parc Expos vers d’autres activités et vocations. Mais forcement ils réduiront la taille disponible pour des grands événements comme Cheval Passion ou Motor Passion. Devront-ils chercher un autre point de chute ? Un autre question sur laquelle il conviendra de statuer.


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

La micro-crèche de Rasteau vient d’être inaugurée. Située 103, Traverse du stade, elle a été livrée en décembre 2024 puis ouverte aux enfants en février 2025. Elle dispose d’une capacité d’accueil de 12 places pour des enfants âgés de 10 semaines à 4 ans, complétant l’offre existante en Vaison-Ventoux –deux crèches intercommunales à Vaison-la-Romaine de 65 places et 25 places à Sablet ainsi que 50 assistantes maternelles-. Le bâtiment est implanté à côté du stade et de la maison médicale de Rasteau.

Façade côté jardin Copyright Vaison Ventoux

Les travaux ont débuté en février 2024 pour une réception des travaux en décembre de la même année. Les premiers accueils d’enfants ont eu lieu en février 2025. Le bâtiment s’étend sur 173m2 sur une parcelle de 800m2.

Le financement
Le Département de Vaucluse a été sollicité à hauteur de 372 000€, la CAF de Vaucluse pour 228 000€ et la Communauté de communes Vaison-Ventoux pour 150 000€. La réalisation de la micro crèche a été confiée à Ecoarchi de Bollène.

Jeux d’extérieur pour fêter l’inauguration Copyright Vaison Ventoux

Le bâtiment en détail
Le bâtiment de la micro-crèche propose un espace compact articulé autour d’un mur central, en béton banché apparent, à partir duquel sont organisés et de hiérarchisés les espaces.

En intérieur
En intérieur, il sépare les zones de vie largement ouvertes au Sud comme l’entrée, la salle de motricité, la salle de vie, des zones plus intimismes au Nord comme les dortoirs, le bureau de la directrice et l’espace technique. En extérieur, le mur délimite l’espace public des espaces dévolus à la crèche : jardin extérieur et terrasse du personnel.

Jeux d’extérieurs lors de l’inauguration Copyright Vaison Ventoux

La structure
La structure -mur et charpente- est en ossature bois ; les murs reçoivent une isolation thermique par l’extérieur (ITE) avec enduit extérieur, ainsi qu’un complément d’isolation intérieur en matériaux bio sourcés : laine de chanvre intérieur et laine de bois extérieur. Le mur central en béton apporte de l’inertie thermique au bâtiment.

Pièces de vie & lumière
Les pièces de vie, grâce aux larges ouvertures au Sud, sont baignées de  lumière naturelle mais protégées par une avancée de toiture qui limite les surchauffes en été. Les panneaux photovoltaïques posés en toiture assurent une production électrique utilisée en autoconsommation pour les besoins de la micro-crèche. Le chauffage est assuré par un système de pompe à chaleur.

La salle de vie de la crèche Copyright Vaison Ventoux

Ils étaient là
L’inauguration s’est faite en présence de Laurent Robert, Maire de Rasteau; Etienne Ferracci, Président de la CAF de Vaucluse ; Chantal Fritsch, vice-présidente de l’intercommunalité déléguée à la petite enfance et Jean-François Périlhou, président de la Communauté de communes Vaison Ventoux avec les équipes de la crèche, les partenaires petite enfance, l’architecte, les entreprises, les voisins et les familles dont les enfants sont à la crèche.


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Placer une conférence de presse un lundi après-midi, exceptionnellement printanier, pour annoncer la création d’une nouvelle école des Arts du Spectacle était une gageure. La salle Léo Ferré du Théâtre du Chêne Noir cependant était pleine autour de son directeur Julien Gelas : journalistes, artistes, partenaires et spectateurs fidèles.

Bien sûr le parrainage et la présence de – l’Avignonnais — Daniel Auteuil ont certainement attisé la curiosité.On pouvait légitimement se poser la question du pourquoi d’une nouvelle école des Arts du spectacle à Avignon après l’implantation récente de celles de Jacques Lecoq et l’ESAR (Art du Rire) de la Scala Provence. Julien Gelas, entouré du futur parrain Daniel Auteuil et de ses deux co-fondateurs Bastien Ossart et Iana-Serena de Freitas, ont levé le voile à défaut du rideau sur leurs motivations.

L’Institut International des Arts du Spectacle d’Avignon (IIASA), genèse d’une rencontre artistique

Julien Gelas aime à rappeler qu’au-delà de ses projets en tant qu’auteur, metteur en scène, compositeur,pianiste et même traducteur, il a toujours souhaité transmettre l’Art vivant et tout particulièrement depuis qu’il a pris la succession de Gérard Gelas à la direction du Théâtre du Chêne Noir. « J’avais envie de pouvoir donner une dimension plus riche et dense à la transmission, envie de créer une école qui permette aux étudiants de faire un apprentissage différent. Je ne pouvais pas le faire seul. Ma rencontre artistique avec  Bastien Ossart – metteur en scène, auteur, comédien , spécialiste baroque et Iana-Serena – comédienne, musiciennes, metteuse en scène – a été déterminante pour concrétiser à trois ce projet d’une école unique et différente, implantée au Chêne Noir qui donnera en 2 ans tous les outils pour se produire au cinéma, au théâtre ou dans l’univers numérique. » 

Comme un évidence : Daniel Auteuil, parrain de l’Institut International des Arts du Spectacle d’Avignon 

L’Avignonnais Daniel Auteuil ne pouvait pas oublier ce qu’il doit au Chêne noir et tout particulièrement à Gérard Gelas quand celui-ci l’a mis en scène dans La Paillasse aux seins nus en 1968, pièce mémorable car interdite à l’époque par le préfet du Gard. 57 ans après, il accepte d’emblée d’être le parrain de la première promotion de l’IIASA car « c’est une excellente idée, ça a manqué à ma génération, qui était obligée de ‘monter’ à Paris. J’ai eu la chance dans ce désert culturel en hiver à Avignon de rencontrer Gérard Gelas. On a appris ensemble. »

Ne pas confondre le métier de vedette et celui d’acteur

« Or c’est un vrai métier, avec de vraies règles et pour l’affronter il faut avoir les armes, et pas  seulement les armes techniques mais aussi être accompagné. C’est un métier physique, sensuel, cérébral.Dans ce lieu à la fois familial et international , la continuité de la transmission sera assurée. »

Pourquoi je fais ce métier ?

Pour Bastien Ossart c’est assurément le postulat de départ, la question à se poser mais surtout il faut pouvoir y répondre. Il reprend en cela le propos de Daniel Auteuil sur  « le but n’est pas d’être vedette. »
« Pour nous la transmission est importante car former des comédiens ce n’est pas seulement leur donner des clés techniques, c’est aussi leur permettre de voir le monde, voire de le transformer,d’avoir des choses à en dire,  de donner des clefs pour savoir comment ils vont opérer dans ce métier là. C’est un métier passion mais ce n’est pas un métier juste divertissement. Cela demande un vrai engagement intérieur de la part des élèves et donc une vraie responsabilité de notre part. »

Qu’est ce qui nous a manqué, qu’est ce que nous aurions aimé avoir ?

C’est la deuxième question qui a pu se poser pour construire le programme de formation. « On a observé ce qui se faisait à l’étranger », explique Iana-Serena de Freitas. Le résultat ? Une école sur 2 ans, la plus complète possible, théorie, pratique, des masterclass d’exception avec des intervenants divers et prestigieux (Renucci, Berling, Alexis Michalik , Gérard Gelasetc..).Les comédiens pourront savoir jouer, danser, chanter, improviser, connaître l’histoire du théâtre. La dimension internationale est affirmée « être curieux de ce qui se passe dans le monde, ne pas être auto centré. » Elle est ainsi représentée par le choix du deuxième parrain Gao Xingjian, dramaturge et prix Nobel de littérature – traduit par le sinophile Julien Gelas – et le projet d’échanges avec des écoles internationales (Chine, Portugal, USA). À l’issue des 2 ans de formation, outre la concrétisation de leur projet comme créer une compagnie ou monter un spectacle, les étudiants se produiront sur la scène du Chêne Noir au Festival Off, participeront à un festival inter-écoles. « Notre école doit devenir une référence ! »

En pratique

Les inscriptions aux auditions de l’école de Théâtre du Chêne Noir, IIASA sont ouvertes ! Ces auditions se dérouleront du 30 mai 2025 au 2 juin 2025 au Théâtre du Chêne Noir. Si vous souhaitez y participer, vous avez jusqu’au 17 mai pour vous inscrire en ligne et procéder au paiement (62€). Après l’envoi du premier formulaire d’inscription , vous serez redirigé vers une page afin de finaliser votre demande et votre paiement. Une fois votre inscription validée, le jour et l’heure de votre passage vous seront communiqués entre le 19 et 23 mai 2025.
La première promotion de l’IIASA est ouverte aux 18-35 ans. Il y aura 20 heures de cours par semaine et le coût sera d’environ 7 000€ l’année. 

Théâtre du Chêne Noir. 8 bis, Rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes qui s’est déroulée samedi dernier, plusieurs avocats du barreau d’Avignon ont proposé un éclairage sur ce thème. Retour sur l’égalité (ou plutôt l’inégalité) économique avec Maître Anne Barthelemy.

« Les grands principes affirmés sur l’égalité homme/femme n’empêchent pas le préoccupant constat d’inégalité matérielle et financière à l’occasion des séparations conjugales. En effet si durant la vie commune harmonieuse des couples le sujet de l’argent est peu abordé, lors de la rupture l’épouse, ou la partenaire de PACS, ou la concubine, se retrouve souvent dans une situation défavorable. »

Une rupture entraîne une paupérisation
« Suite à une rupture le train de vie des femmes diminue de 20 à 25%, le phénomène de paupérisation est flagrant. Les femmes en couple ont des revenus moins élevés que leur conjoint, elles sont plus concernées par les emplois à temps partiel, et accomplissent plus que les hommes les activités domestiques gratuites. Et depuis 40 ans les contrats de mariage de séparation de biens augmentent, ce qui est généralement défavorable aux femmes. »

Maître Anne Barthelemy, avocate au Barreau d’Avignon

« Au fil des années beaucoup de femmes se retrouvent en état de dépendance économique, ce qui les amène souvent à retarder la séparation même quand la vie commune leur est devenue insupportable. C’est souvent l’épouse ou la compagne qui n’a pas les moyens de conserver le domicile familial qui doit se reloger dans conditions parfois précaires, avec les enfants communs. »

Une double-peine
« Environ 80% des familles monoparentales ont à leur tête des femmes, et une famille monoparentale sur 5 vit en dessous du seuil de pauvreté. Le niveau des pensions alimentaires est globalement bas, et 30% restent non recouvrées malgré l’Intermédiation Financière des Pensions Alimentaires. En sus de la charge mentale et émotionnelle due à la rupture, cette inégalité économique constitue une injuste double peine… »

Maître Anne Barthelemy, avocate au Barreau d’Avignon


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Dans le cadre d’un projet de recherche et d’insertion par l’équihomologie, la Cité scolaire Jean-Henri Fabre à Carpentras organise, en collaboration avec l’association Isofaculté, une Journée du bien-être à l’école, placée sous le signe de la médiation animale, mardi 18 mars de 9h à 14h.

Copyright Isofaculté

Cet événement s’inscrit dans un travail de recherche universitaire mené par Gabrielle Saben, enseignante et étudiante-chercheuse en Master ‘Bien-être dans les organisations’ à l’Université INSPE de Cergy-Pontoise –Institut national supérieur du professorat et de l’éducation, Laboratoire Bonheurs –Bien être organisation numérique habitabilité éducation universalité relations savoirs-.

Un programme interactif et immersif
Tout au long de la matinée, 250 élèves participeront à des ateliers tournants, organisés par groupes. Dans un premier temps, tous les élèves de 6e prendront part aux activités, suivis ensuite des élèves volontaires.

Des ateliers ludiques et pédagogiques
4 ateliers ludiques et pédagogiques, encadrés par des professionnels, permettront aux élèves de découvrir les bienfaits de la médiation animale à travers des challenges en équipe. Un prix sera remis à la meilleure équipe en fin de matinée pour stimuler leur engagement.

Copyright Isofaculté

Les animaux et intervenants
Ateliers avec les chevaux et les chèvres, encadrés par l’association Isofaculté, qui mène actuellement un projet pilote d’accompagnement des élèves en difficulté par l’équihomologie. Atelier avec les chiens guides, animé par l’association Frédéric Gaillanne, qui sensibilisera les élèves au rôle des chiens d’assistance pour les personnes en situation de handicap.

Atelier Témoignages et médiation  
Un espace d’enregistrement d’entretiens semi-directifs mis en place avec la radio RTV fm, qui aura pour objectif de recueillir les ressentis des élèves afin d’alimenter le mémoire de Master intitulé : L’équihomologie : un outil d’accompagnement pour les élèves en décrochage scolaire et social.

Un projet novateur pour favoriser le bien-être des élèves
En proposant un contact direct avec les animaux dans un cadre pédagogique, cette journée ambitionne de sensibiliser les élèves aux potentiels de la médiation animale pour réduire le stress et favoriser la confiance en soi, encourager la communication et l’empathie, enseigner une interaction respectueuse avec les animaux et le vivant. Cette initiative, soutenue par la communauté éducative et les partenaires locaux, marque une étape importante dans l’exploration de nouvelles approches pour l’inclusion et le bien-être des jeunes en milieu scolaire.

Copyright Isofaculté

En savoir plus

La Cité Jean-Henri Fabre
La Cité scolaire Jean-Henri Fabre, à Carpentras, place le bien-être des élèves au cœur de son projet éducatif, à travers ses actions innovantes par la médiation animale et l’équihomologie. L’établissement accueille un micro-collège, dispositif d’inclusion destiné aux élèves en situation de décrochage scolaire.

Isofaculté
L’association Isofaculté porte un projet pilote d’insertion scolaire et sociale par l’équihomologie, une approche innovante qui utilise l’interaction avec les chevaux comme levier éducatif. Elle accompagne actuellement les élèves du micro collège de Fabre dans le développement de leurs compétences psychosociales, en s’appuyant sur la communication corporelle et la médiation animale.

À propos du Laboratoire Bonheurs – Université INSPE Cergy-Pontoise
Le Laboratoire Bonheurs (Bien-être, Organisations, Numérique, Humain, Éducation, Recherche, Savoirs) de l’Université INSPE Cergy-Pontoise mène des recherches sur les conditions du bien-être dans les systèmes éducatifs. Il soutient cette journée dans le cadre d’un mémoire de Master, qui explore les apports de l’équihomologie auprès des élèves en difficulté scolaire et sociale.


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

Des adhérentes de l’Association Amac (Association moriéroise des artisans et commerçants) ont demandé au photographe Frédéric Sicard de réaliser une séance photo en l’honneur de la Journée Internationale des Droits de la Femme, le 8 mars 2025.

«Cette initiative vise à célébrer la force, la diversité et la contribution essentielle des femmes au sein de de la société, a expliqué Ornella Lezama, présidente de l’association. Cette séance photo est une manière créative et significative de marquer la Journée des Droits de la Femme et de rendre hommage à toutes les femmes»
MMH

Une photo pour célébrer la Journée internationale des droits de la femme avec, de gauche à droite, Ambre, Ornella L., Malika, Anne, Victoria, Marie-Pierre, Ornella D., Alexandra, Sandrine, Emma, Marie et Audrey. Copyright Frédéric Sicard


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

On savait que l’abus d’écrans pouvait avoir chez les enfants des effets néfastes. Mais l’essor encore récent des smartphones n’avait pas permis jusqu’alors de conduire de réelles études d’ impacts sur la santé mentale. Jonathan Haidt, professeur à la New-York University Stern School of business, spécialiste de psychologie sociale, vient de publier le fruit de ses travaux dans un ouvrage traduit en français : « Génération anxieuse » paru aux éditions Les Arènes.

Le constat est alarmant : « les réseaux sociaux menacent la santé mentale des jeunes » affirme Jonathan Haidt. Les chiffres sur l’anxiété, la dépression et l’automutilation grimpent en flèche avec le développement de la fréquentation des réseaux sociaux. Ce phénomène touche particulièrement les filles. Ainsi, en 2008, 12 % des adolescentes américaines avaient souffert d’un épisode dépressif au cours de l’année écoulée. Ce chiffre était proche de 30 % en 2020. Ce chercheur américain pointe notamment l’apparition d’Instragram, en 2010. La publication et le partage de photos de soi, où l’on se compare devant des centaines de milliers de personnes a des effets néfastes. Pour Jonathan Haidt , « il devient impossible pour ces jeunes filles de rencontrer les standards fixés ». « Leur miroir ne leur renvoi pas une image digne de ces standards ». Concernant les garçons les problèmes viennent d’avantage de la surconsommation de jeux vidéo et de la consultation de sites pornographiques. Les travaux conduit par le chercheur montrent que les enfants de la génération Z (nés entre 1990 et 2010) ont tendance à moins faire d’études supérieures, à trouver un emploi plus difficilement ou encore à ne pas quitter le domicile parental.

« Tout ce qui est nécessaire au développement des enfants s’évanouit »

D’une manière plus générale le fait d’être connecté en permanence « empêche les enfants d’être pleinement présents aux autres dans le monde réel ». « Ils ne jouent pas, ne courent pas, ne prennent pas de risque et n’apprennent donc pas de quoi ils sont capables. La lecture disparait. Tout ce qui est nécessaire au développement des enfants s’évanouit ». « Et le jour où ces enfants doivent faire face au monde, ils sont alors pris d’anxiété́ » conclut Jonathan Haidt. Avec l’avènement de l’IA les écrans vont devenir encore plus attractifs prédit l’universitaire. « Des faux amis encore plus empathiques rendront leurs vies « plus faciles » et le développement de leurs attitudes sociales en pâtira », « tout cela se terminera mal » ajoute-t-il. Mais le chercheur américain reste optimiste et son livre se veut aussi un manuel à l’usage des parents. Il propose quelques solutions : pas de smartphone pour les moins de 14 ans, interdiction d’utilisation des téléphones dans les écoles, avoir au moins 16 ans pour pouvoir créer un compte sur un réseau social (mesure mise en place en Australie).

« Génération anxieuse » paru aux éditions Les Arènes. 448 pages, 24,90 €

© « Génération anxieuse » paru aux éditions Les Arènes

Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

La Cove, Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin avec l’Anah (Agence nationale de l’habitat), la Région et le Département programme une opération d’amélioration de l’habitat et du cadre de vie à Aubignan, Malaucène et Mazan.

Le parc de résidences principales est ancien sur le territoire de la Cove –Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin-. Il est, ainsi, constitué à 30% de logements construits avant 1949, soit une part supérieure à l’ensemble du département (27%).

Réinvestir dans le parc ancien
Face à ce constat, la Cove, au titre de sa compétence habitat, accompagne techniquement, administrativement et financièrement les propriétaires privés dans les travaux de réhabilitation de leurs logements, comme dans les parties communes d’immeubles.

Aubignan, Malaucène et Mazan
Trois communes du programme ‘Petites villes de demain’ : Aubignan, Malaucène et Mazan vont bénéficier de cette nouvelle OPAH-RU –Opération programmée d’amélioration de l’habitat et de renouvellement urbain-, prévue jusqu’en 2029.

Priorité aux centres anciens
La Cove a, comme feuille de route, de reconquérir l’habitat dans les centres-anciens, de diversifier l’offre de logements, de proposer de la qualité du logement, durable et performant -avec les enjeux de consommation énergétique et climatiques- et d’améliorer les conditions d’habitat ainsi que le cadre de vie.

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Les travaux éligibles
Travaux d’économie d’énergie : isolation, remplacement de menuiseries, de chauffage, de ventilation ;
Les travaux d’adaptation du logement afin de favoriser le maintien à domicile pour faire face aux difficultés physiques liées au vieillissement et aux situations de handicap ;

Les réhabilitations lourdes avec des travaux de remise en état dans un logement devenu vétuste ou très dégradé ;
Les réhabilitations de logements locatifs en accompagnant les propriétaires bailleurs à réhabiliter leurs biens dégradés ou vacants, sous réserve de conventionnement des loyers.

Exemple d’un projet de rénovation globale
Exemple d’un projet de rénovation globale pour un propriétaire occupant aux ressources très modestes. Pour un montant de devis de 59 792€ les subventions de l’Anah se montent à 47 806€, celles de la Cove à 1 000€, 4 500€ de subvention de la Région. Dans cet exemple les aides se montent à 53 306€ pour un reste à charge de 6 486€.

Soliha Vaucluse
La CoVe a missionné Soliha Vaucluse, -Justice sociale et solidarité pour le logement- spécialiste des aides à l’amélioration de l’habitat, pour accompagner gratuitement tous les propriétaires intéressés. Ceux-ci bénéficieront d’un interlocuteur unique qui apportera son expertise sur les éléments techniques des travaux à réaliser, le montage du dossier ou les contacts avec les professionnels.

Des réunions d’informations pour les habitants
Pour lancer ce nouveau disposif, des réunions d’informations sont programmées dans les 3 communes concernées : Aubignan, mardi 11 mars à 18 heures à la mairie ; Mazan, mardi 18 mars à 18 heures à l’école Foussa ; Malaucène, jeudi 20 mars à 18h à la mairie. Des permanences mensuelles avec ou sans rendez-vous sont également instaurées à Aubignan : en mairie le 1er et 4e vendredi du mois, de 9h à 12h. Malaucène : au CCAS France Service le 1er jeudi et le 3e vendredi du mois, de 9h à 12h. Mazan : en mairie le 1er vendredi du mois de 9h à 12h et le 3e mardi du mois de 13h30 à 16h30.

Vidéo du 17 octobre 2024


Avignon : quel avenir pour son Parc des expositions ?

L’association Carpensud dont le rôle est de promouvoir le développement économique de ses entreprises adhérentes sur la zone autour de Mont Ventoux notamment a convié ses membres à une après-midi dédiée aux synergies possibles entre les entreprises. Ceci peut se faire dans de nombreux domaines comme la mutualisation des déchets par exemple. 30 entreprises étaient présentes pour l’occasion dans les locaux de la Gare numérique à Carpentras, gérée par la Cove. L’après-midi était animée par la CCI du Vaucluse qui dispose de l’outil ACTIF, levier innovant permettant d’identifier d’optimiser les collaborations interentreprises.

L’atelier proposé s’inscrivait dans la continuité du projet EIT (écologie industrielle et territoriale) initié en septembre dernier et mené par Carpensud. Ce dernier a permis de mettre en évidence un fort besoin de la part des entreprises en mutualisation. Cette démarche permet une démarche écologique mais également une réduction des coûts dans de nombreux domaines. Cette seconde initiative, en partenariat avec la CCI du Vaucluse s’inscrit dans le prolongement du projet EIT avec un soutien de la région PACA. Carpensud a d’ailleurs lancé une nouvelle commission EIT qui a pour but de mettre en œuvre ce projet territorial. L’objectif principal est d’optimiser les ressources qui entrent dans l’entreprise et les déchets qui en sortent sur son territoire, afin de réduire l’impact sur l’environnement.

22 rendez-vous concrets
Les chefs d’entreprise présents à la gare numérique ont pu réfléchir ensemble à l’aide de l’outil ACTIF de la CCI. L’après-midi a été animé par des chargés de mission la CCI maîtrisant le concept. À partir des annonces de chacun, des synergies ont été identifiées permettant de renforcer les collaborations interentreprises, autour de 40. Ces synergies ont donné lieu en fin de réunion à 22 rendez-vous concrets programmés entre les entreprises présentes.
« Je suis satisfaite de cet après-midi. Les entreprises participantes ont bien vu l’importance de la mutualisation grâce à cet outil de la CCI. L’objectif est bien évidemment de suivre cela pour en évaluer les actions concrètes qui seront réalisées » explique Sophie Montmasson, animatrice de Carpensud.

« Être également facilitateur entre différents acteurs du territoire. »

Tomas Redondo, directeur général de la CCI du Vaucluse

« Nous voulons réitérer cette expérience de collaboration avec les autres EPCI du département, complète Tomas Redondo, directeur général de la CCI du Vaucluse. Nous avons des conventions avec l’ensemble des EPCI du territoire de Vaucluse. Le maillage qui existe entre une association d’entreprises comme Carpensud, la Cove qui accueille cet événement dans la Gare numérique, et la CCI est une chose profitable. La CCI y est dans sa pleine mission d’accompagner les entreprises mais d’être également facilitateur entre différents acteurs du territoire. Au travers de l’outil ACTIF développé par la Chambre de commerce, les entreprises vont pouvoir évaluer leurs besoins et voir les synergies possibles avec les autres en créant une véritable réseau de coopération interentreprises. Nous sommes animateurs durant cet après-midi pour Carpensud qui a le pilotage de ce projet. »

Carpensud est l’une des plus anciennes associations entreprises du Comtat venaissin et du Vaucluse. Elle compte 150 adhérents et a 25 ans d’existence. Elle est organisée en commission au nombre de sept : économique, emploi-jeunesse-formation, événements, relations extérieures communication, écologie et EIT qui a concerné cet après-midi de travail à la Gare numérique.

https://www.echodumardi.com/page/258/   1/1