25 juin 2026 |

Ecrit par le 25 juin 2026

Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

Rémy Canuti, consultant pour la société vauclusienne Care conseil & management spécialisée en conseil aux collectivités locales et accompagnement de dirigeants basée à Uchaux, réagit à l’étude des offres des marchés publics par les commissions d’appels d’offres et les conséquences que cela peut engendrer pour les usagers et les citoyens.

Un maire m’affirmait il y a quelques années que durant ces années de mandat, il avait systématiquement privilégié le moins cher (le moins-disant) au détriment du mieux-disant. Selon ses termes, les critères techniques émis par son administration pour départager les concurrents relevaient de la plus pure rigolade. 

« Une offre anormalement basse est une offre dont le prix est manifestement sous-évalué et de nature à compromettre la bonne exécution du marché. »

article L. 2152-5 du code de la commande publique

Rions un peu, si vous le voulez bien.
En effet, le mieux est un critère de sélection d’un prestataire d’un marché qui se base sur les caractéristiques techniques, écologiques ou de délai. Le – moins-disant est un critère de prix : l’emporte celui qui a le prix le moins élevé. Une aubaine sur laquelle certaines collectivités se jettent, arguant de la gestion en bon père de famille. C’est non seulement une erreur, mais encore une imposture intellectuelle. C’est une erreur, car la posture n’est tenable que sur des marchés simples, dans lesquels le service ou l’objet acheté possède des caractéristiques techniques ou d’emploi de grande simplicité. Acheter des parpaings peut effectivement s’effectuer sur la simple base du prix.  C’est une imposture intellectuelle, car croire que l’on peut acheter simplement des services complexes relèvent de la posture idéologique plutôt que de la connaissance fine des besoins de la collectivité.

« Une offre 20 à 25 % plus basse que la moyenne des autres, voire que la deuxième peut légitimement apparaître comme suspecte.»

Je me contenterai de dire qu’une offre 20 à 25 % plus basse que la moyenne des autres, voire que la deuxième peut légitimement apparaître comme suspecte. Sur un marché d’environ 30M€, une offre anormalement basse est donc celle plus basse de 6 à 7M€ de la moyenne des autres, ou de la deuxième… On n’est pas très loin de la réalité que connaissent les usagers du service de collecte du Grand Avignon…


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

L’entreprise Les Monocyclettes, spécialisée dans la lingerie post-mastectomie, est née en 2019 à la Bastide des Jourdans. À l’origine du projet, Angélique Lecomte, qui est partie d’un constat personnel : il est difficile de trouver de la lingerie et des vêtements lorsqu’on a une asymétrie suite à un cancer du sein.

En 2023, la France a enregistré 61 214 nouveaux cas de cancer du sein. Si l’on pourrait penser que la plupart des femmes choisissent de faire une reconstruction mammaire après avoir subi une mastectomie, elles ne sont en réalité que 30%. 70% des femmes ayant eu un cancer du sein font le choix de rester plates ou asymétriques.

C’est le cas notamment de la Vauclusienne Angélique Lecomte, qui, après avoir été diagnostiquée d’un angiosarcome du sein en 2016 traité par mastectomie totale, a décidé de ne pas faire de reconstruction. « Deux ans après la mastectomie, quand j’ai pu faire la reconstruction, en fait, je ne la souhaitais plus, j’étais passée à autre chose et je ne voulais pas retourner sur tout un tas d’interventions, de douleurs, et d’hospitalisations », explique-t-elle.

D’infirmière à entrepreneuse

Avant de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale et de créer les Monocyclettes, Angélique a été infirmière. Elle a notamment travaillé dans le milieu psychologique, ce qui lui a apporté des compétences dont elle se sert encore aujourd’hui à travers les Monocyclettes. « L’aspect psychologique du cancer et de tout ce qui en découle après, me parle beaucoup et reste assez central pour moi », affirme la Vauclusienne.

« Il y a beaucoup de handicaps invisibles autour du cancer du sein dont on parle peu, voire pas du tout. »

Angélique Lecomte

Après son cancer du sein, le retour au travail d’Angélique est loin d’avoir été idyllique. « Ça s’est très mal passé, explique-t-elle. Il y a peu de compréhension des séquelles qu’on peut avoir après une telle maladie parce qu’elles ne se voient pas. » Grosse fatigue, impossibilité de lever les bras, difficulté à tourner la tête de gauche à droite… Les séquelles qu’a eu Angélique n’étaient pas compatibles avec son travail. Ainsi, elle ne l’a jamais vraiment repris. De là est venu l’idée de se lancer à son compte.

La naissance des Monocyclettes

Au moment où Angélique a remis sa démission, la suite de son histoire est encore un peu floue. L’envie de créer et d’aider les femmes qui, comme elle, ont eu un cancer du sein, est présente. « J’avais besoin de me former donc pendant un an, en même temps que j’ai monté l’entreprise, j’ai suivi une formation en alternance de chef de projet e-commerce », ajoute-t-elle.

Les Monocylettes naissent donc en 2019, grâce à une campagne réalisée sur la plateforme de financement participatif Ulule. Au départ, Angélique ne propose que des vêtements asymétriques, puis est arrivée la crise de la Covid-19, qui a quelque peu freiné le développement de l’entreprise. À la fin de l’année 2020, les affaires reprennent avec cette fois-ci de la lingerie asymétrique, suite à une rencontre et une alliance avec une couturière indépendante. Aujourd’hui, Angélique travaille aussi avec deux ateliers, un sur Dunkerque et un sur Lyon, qui ont permis d’augmenter la production.

De la lingerie pour toutes les poitrines

Aujourd’hui, l’entreprise propose principalement de la lingerie. Sur le site, on trouve des mono-bonnets profonds ou plats, des soutiens-gorge plats ou avec poche, ou encore des grandes tailles. Ainsi, aucune poitrine n’est mise à l’écart. « J’ai fait beaucoup de recherches pour voir ce qui était proposé, même à l’étranger, explique Angélique. Et je ne trouvais pas vraiment de produit qui répondait à mon besoin, j’ai donc décidé de le faire moi-même. » L’entreprise du Sud Vaucluse compte trois revendeurs en France, auxquels devraient bientôt s’ajouter d’autres.

Les Monocyclettes subliment les femmes, principalement en France, mais aussi quelques-unes à l’étranger. « J’ai quelques clientes en Europe, par exemple en Espagne, en Angleterre, en Suisse, en Belgique, mais j’en ai aussi au Canada, aux États-Unis, poursuit-elle. C’est la preuve qu’il existe peu de produits adaptés aux asymétries alors qu’il y a une demande. »

Des produits qui respectent le corps et la santé

De nombreuses femmes décident de ne pas porter de prothèse suite à leur mastectomie, cela peut créer un déséquilibre de la posture, tout comme celles qui choisissent de porter une prothèse, mais dont le poids n’est pas toujours bien adapté. La chirurgie et la radiothérapie peuvent, elles aussi, créer des troubles posturaux. C’est pourquoi Les Monocyclettes proposent un système de bretelles ‘papillon’, un concept breveté qui permet d’améliorer la posture et diminuer les douleurs dorsales.

De plus, les modèles proposés sont en tissus Oeko-Tex et/ou bio, un détail qui a du sens. « On a une fabrication française, on a des matières premières qui sont sourcées en France ou en Europe, ajoute Angélique. C’était important pour moi qu’il n’y ait rien qui aille à l’encontre du respect de la santé. On s’adresse quand même à des personnes qui viennent d’avoir un cancer, on ne va pas en plus proposer des articles qui contiennent des produits toxiques ».

Un accompagnement au-delà de l’aspect esthétique

« La féminité ne se résume pas à une paire de seins ! » C’est une phrase que l’on retrouve sur le site des Monocyclettes. C’est en ce sens qu’Angélique souhaite développer l’entreprise. « Je suis en train de développer la partie accompagnement, la partie coaching, explique l’entrepreneuse. Il y a un réel travail de réappropriation du corps et de quête d’identité après un cancer. »

« Les problèmes liés au fait de se sentir ‘femme’ après un cancer du sein sont peu abordés. Il n’y a pas vraiment d’accompagnement donc on peut se sentir seule. »

Angélique Lecomte

Souvent, la poitrine est associée à la féminité, mais aussi à la sexualité. Ainsi, les femmes qui ont eu un cancer du sein ont souvent du mal à se réaligner avec ces aspects-là. Angélique propose donc un programme personnalisé sur 12 mois qui s’intitule ‘DÉFI’ (Douleurs, Émotions, Fatigue, Image de Soi) afin que les femmes se réconcilient avec elles-mêmes, comme elle a réussi à le faire, notamment à travers Les Monocyclettes.


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

Virginie Lemoine signe là un récit dramatique d’une grande drôlerie

Chronique émouvante et drôle, La vie est une fête retrace l’existence d’un homme et les événements sociopolitiques qui ont émaillé son parcours. Des années 70 à aujourd’hui, Romain cherche sa voie dans une France chahutée par bien des événements. Entre une mère dépressive, un père aimant mais maladroit et des amours contrariées, il préfère se tenir loin de tout conflit et de tout engagement. 

Le déclic de l’engagement

Il faudra un événement tragique pour inciter enfin Romain à prendre part au combat, défendre ses droits, s’engager et découvrir qu’il faut toute une existence pour apprendre à (s’)aimer et faire de sa vie une fête. 

Virginie Lemoine a obtenu le Prix Avignon à l’Unisson 2023. Julien Alluguettes (Romain) a obtenu le Prix Avignon à l’Unisson 2022 du Meilleur Comédien. 

Mercredi 31 janvier. 20h30. 10 à 23€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80. www.vaucluse.fr


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

«Au-delà de ma présence ces derniers jours aux côtés des agriculteurs qui manifestent à Montélimar et à Piolenc, je souhaite ici leur renouveler tout mon soutien en ma qualité de présidente de la Chambre d’agriculture de Vaucluse mais aussi en ma qualité d’agricultrice », a entamé Georgia Lambertin.

Le compte n’y est pas
«Nous avons entendu les annonces du premier ministre Gabriel Attal mais pour nos productions vauclusiennes le compte n’y est pas : Viticulture, Arboriculture, lavande, maraichage, élevage, apiculture… Nous restons mobilisés. »

Vivre dignement de son travail
«Les agriculteurs manifestent aujourd’hui pour exprimer leur détresse et leur inquiétude, et pour demander à pouvoir vivre dignement de leur travail. Nos agriculteurs sont conscients du rôle fondamental qu’ils jouent pour nourrir la population. J’ai aussi bien entendu une pensée émue pour cette famille d’Ariège anéantie par la perte de deux êtres chers. Je pense à ce père de famille qui est rentré seul dans sa ferme. Quelle tragédie !*»

Ce qui s’est passé
(Ndlr) Mardi 23 janvier, Alexandra Sonac, originaire de Marseille, éleveuse de bovins et productrice de maïs, âgée de 36 ans et une de ses filles Camille 12 ans, présentent aux côtés de leur époux et père ont été fauchés à 5h45, derrière un mur de paille, par un véhicule qui a forcé le barrage de manifestants sur la RN20, près de Pamiers, dans l’Ariège. La mère a été tuée sur le coup et sa fille est décédée des suites de ses blessures. La famille est originaire de Saint-Félix-de-Tournegat.

La Chambre d’agriculture auprès des paysans
«La Chambre d’agriculture de Vaucluse accompagne nos agriculteurs au mieux tout au long de l’année et j’affirme et souhaite le faire encore davantage en ce moment de mobilisation historique dans notre pays. Nos services, notre directeur, le bureau et moi-même sommes déjà engagés à mettre en œuvre les avancées obtenues. Nous sommes aux côtés des représentants syndicaux pour proposer des mesures concrètes concernant notre département au gouvernement.»
MH


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

En pleine crise agricole, le sociologue vauclusien Jean Viard défend les forçats de la terre. Depuis près d’un demi-siècle, cet observateur éclairé de nos vies décrypte, décode le milieu paysan. Avec « La campagne inventée » publiée en 1997, « L’archipel paysan, fin de la république agricole » en 2001, « Le sacre de la terre » en 2020, inlassablement, il met ses pas dans le sillon des cultivateurs.

« Aujourd’hui, le monde paysan a l’impression d’être en voie de disparition » précise Jean Viard. « Il ne voit pas son avenir clairement. Il se sent rejeté, déconsidéré, dénigré. Certains ironisent sur les culs-terreux. Or, depuis l’après-guerre, on a gagné 25 ans d’espérance de vie grâce à leur travail, grâce à l’amélioration de l’alimentation. C’est l’époque où le Général de Gaulle a demandé à son ministre de l’agriculture, Edgard Pisani, de faire entrer l’agriculture française dans la modernité pour atteindre la souveraineté alimentaire » ajoute Jean Viard.

Mécanisation de la production et produits phytosanitaires
« C’est aussi l’époque où on a commencé à utiliser des produits chimiques, où on a mécanisé la production, mis en place des organisations professionnelles et des coopératives pour fédérer toute cette main d’œuvre. » Mais ces investissements ont un coût, les paysans se sont endettés en achetant des parcelles toujours plus grandes, des tracteurs toujours plus puissants, climatisés, une moissonneuse-batteuse high-tech, une machine à vendanger qui enjambe les rangées de vignes et trie les grains de raisin, tout cela sous les conseils cyniques et mortifères de certains techniciens et banquiers. Et c’est à eux, les cultivateurs, de rembourser des prêts faramineux qui les étranglent quand ils n’arrivent pas à vivre dignement de leur travail. Certains ont travaillé dur plus de 40 ans pour toucher une retraite de 900€. On recense un suicide de paysan tous les deux jours, c’est dire leur degré d’abandon, dépression et de désespoir. »

Les exclus du progrès social
« Pendant que tous les autres travailleurs ont droit aux congés payés et aux 35h, eux sont exclus du progrès social, s’occupent de leurs vaches, chèvres, brebis et volailles 365 jours par an. Des labels et des normes ont été inventés pour que soient reconnues les appellations d’origine contrôlée ce qui est positif pour la mise en marché de produits du terroir de qualité, pour nos vins AOC, comme le rosé de Provence et le rouge des Côtes du Rhône. En revanche, le marché européen n’impose pas les mêmes mesures drastiques à tous. La preuve avec un seul exemple, la cerise. Nos arboriculteurs de Venasque et du Barroux ne peuvent pas utiliser de diméthoate pour lutter contre la « drosophila suzukii » quand nous importons à tire larigot des milliers de tonnes cerises turques imbibées de diméthoate. On nage en pleine absurdité. »

« On boit plus de bière que de vin »
« Côté viticulture, il faut bien voir que nos habitudes de consommation aussi ont changé. L’an dernier, on a plus bu de bière que de vin en France et les stocks de rouge craquent au point qu’on a autorisé la distillation à grande échelle. Quand on parle de ‘consom’acteurs’, on voit des citoyens aller faire leurs courses dans les fermes, acheter aux producteurs de la ceinture verte d’Avignon ou de Velleron, sur les petits marchés de village plutôt qu’au supermarché. Mais quand on lit le prix des fruits et légumes de nos paysans, face aux tomates importées d’Espagne et du Maroc en plein hiver, là où le prix de la main d’œuvre et des charges est ridiculement bas, les mères de familles monoparentales qui sont au Smic (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) achètent ce qui est moins cher pour nourrir leurs enfants, au détriment de la qualité gustative et nutritionnelle. Mais c’est leur porte-monnaie qui leur impose ce choix. »

Rareté et cherté du foncier
« Pour revenir aux racines de cette crise agricole, il faut aussi évoquer la rareté et la cherté du foncier. Comme Jean Viard l’écrit dans « Le sacre de la terre » : « On a construit 63 000 ronds-points, des lotissements, des supermarchés et on a grignoté 20% de nos terres aux dépens de l’agriculture. Il faut arrêter de défigurer la France ». En 30 ans, le prix de la terre a été multiplié par deux, il faut compter un million d’euro pour une petite exploitation. Et on ne parle pas ici des vignes de Châteauneuf-du-Pape. Quel enfant de paysans a les moyens de dédommager ses frères et soeurs qui n’ont pas choisi d’hériter du domaine familial?  Le sociologue insiste : « Il faut former les jeunes, les inciter à s’installer, cultiver leur jardin, développer des start-up à la campagne ».

Vous avez dit agri-bashing ?
« Autre forme d’agri-bashing, les bobos néo-ruraux, ces ayatollahs de l’écologie. « Ils ont quitté la ville, se sont installés en pleine nature, à côté d’une ferme et ils ont intenté 1 200 procès aux paysans parce que le cri du coq les réveille, l’âne qui brait les dérange, le fumier pue, l’épandage pollue ou le tracteur fait du bruit ». Le défenseur des paysans martèle : « L’agriculture est un métier d’avenir. Elle nous nourrit, nous habille, capte le carbone. Avons-nous déjà oublié les Gilets jaunes qui se sont levés pour l’urgence climatique. Nous avons besoin de retrouver nos racines sur le champ. Le sol est le lieu de ressources, de culture, de mémoire, de territoire de la patrie. Il faut passer de l’agriculture-problème à l’agriculture-solution. Elle est un métier du futur, un lien entre la santé des hommes et le soin de la terre ».

Quelle sera l’ambiance au prochain Salon de l’agriculture ?
Il ajoute, ironique : « Dans un mois, les politiques vont faire les marioles au Salon d’l’Agriculture, se pavaner dans les allées du Parc des Expositions, Porte de Versailles, caresser les paysans et leurs bêtes dans le sens du poil, partager l’apéro et le saucisson, les mêmes qui ont signé subrepticement en novembre un accord avec la Nouvelle Zélande qui prévoit la suppression des droits de douane sur les kiwis, pommes, oignons, viandes, le beurre, le miel, le lait en poudre. 18 000km nous séparent de ce territoire aux antipodes de la France, dans le Pacifique Sud. Et ils prétendent favoriser les circuits courts au Ministère de l’Agriculture ? Interroge Jean Viard. Il ne faudrait pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages. Stop à l’hypocrisie, à l’enfumage, au double discours. »
« La  campagne inventée » – L’archipel paysan, la fin de la république agricole » – L’Aube Le sacre de la Terre » – L’Aube www.editionsdelaube.com     

 L’Agriculture en Vaucluse
115 000 hectares de surface agricole  : 31% du territoire (dont 22 761ha en bio).
12 700 emplois : 4 300 dirigeants, 2 800 permanents, 5 600 CDD (Contrats à durée déterminée, occasionnels et saisonniers.
Chiffre d’affaires : 1,106 milliard d’euros.

La production en Vaucluse
N° 1 cerise, raisin de table, ail, courge.
N°2 poire Guyot, pomme Golden & Granny.
N°3 fraise, pastèque , vins AOC.

Viticulture :
50 000 emplois.
2 millions d’hectolitres produits par an.

         

   


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

Ce mercredi 31 janvier, la Commission du Film Luberon Vaucluse et France Travail Culture Spectacle PACA organise la 6ᵉ édition du Forum de la formation aux métiers de l’image à Avignon.

De nombreux organismes de formation, entreprises et associations seront présents ce mercredi 31 janvier, tels que les studios Circus, l’École des Nouvelles Images, 3iS – Institut International de l’Image et du Son, le lycée Vincent de Paul, SCAD Lacoste, la Game Academy, et bien d’autres pour accueillir le public et le renseigner sur différents métiers de l’image autour de l’animation, du jeu vidéo, de l’acting ou encore de la coiffure et du maquillage.

En plus de pouvoir échanger avec des professionnels, il sera possible d’assister à un atelier sur l’alternance organisé par l’Afdas, OPCO Atlas et France Travail Culture Spectacle PACA à 11h, mais aussi à une table ronde, animée par Vaucluse Provence Attractivité, sur les métiers de l’animation à 14h15 avec SudAnim, Circus, TNZPV, et l’École des Nouvelles Images.

Mercredi 31 janvier. De 10h à 17h. Salle des fêtes. Hôtel de ville. Place de l’Horloge. Avignon.

V.A.


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

Le chorégraphe Edouard Hue présentera son œuvre Dive ce mardi 30 janvier à la Scala Provence à Avignon.

Un chorégraphe insatiable

Edouard Hue, c’est d’abord un danseur qui après avoir fait une carrière internationale, notamment pour les chorégraphes Hofeshhechter, Damien Jalet ou Olivier Dubois, crée en 2014 la compagnie de danse contemporaine franco-suisse Beaver Dam Company. Il enchaîne alors des solo (Forward), duo (Murk Depths, Shiver) et autres créations de groupe comme All I Need. En 2021, il se tourne aussi vers le jeune public avec Youmé, une manière de faire « ce que je n’ai pas le droit de faire dans mes autres créations : être plus narratif avec une dramaturgie, des histoires qui seront comprises. Rêver comme les enfants, créer des monstres, des forêts, revenir à un imaginaire très simple. »

Une page se tourne, pour cette nouvelle création Dive. Qu’est-ce qui vous fait avancer Edouard Hue ?

« Je m’interroge sur la provenance de l’instinct et les éléments qui le constituent. Qu’est-ce qui me fait avancer ? Je crée de plus en plus avec les Ballets, pour le collectif même si ma démarche a toujours été collective. La Compagnie évolue. Tous les ans, on est un peu plus renommé et c’est ça qui me donne envie de continuer. C’est une évolution passionnante avec des collaborations qui durent. Qu’est-ce qui m’inspire ? Tous les projets sont différents, chaque fois une nouvelle aventure et si elle est identique à une précédente le but c’est de le faire encore mieux. Je ne suis pas encore usé !

Avec Dive, il questionne l’instinct

« Depuis 10 ans, je crée à l’instinct, donc j’ai eu envie maintenant de me demander qu’est-ce que l’instinct ? D’où ça vient ? L’instinct vient du corps, donc je vais aller l’écouter ! C’est une vision d’artiste, inspirée de mon vécu : je suis allé écouter l’intérieur de mon corps à l’IRCAM (l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) dans une chambre sourde, ça coupe le son à 99 %. J’ai donc plongé dans mon corps d’où le titre anglais Dive – plonger, se plonger -. »

Le tâtonnement dans le processus de création

« Il y a des semaines de recherches, de tests, de propositions artistiques. Le spectacle est en deux parties : dans la première on est dans la réalité, on s’inspire des autres, on développe une gestuelle ancrée dans le réel avec des bruitages corporels proposé par le compositeur Jonathan Soucasse. La deuxième partie est plus abstraite, avec un son beaucoup plus brut, plus électro, beaucoup plus gras. C’est ma vision de l’instinct. »

Pour nous donner envie de venir…..

« C’est la pièce qui est la plus proche de ce que je suis, la plus honnête et la plus proche d’une qualité de corps qui m’est propre. »

Mardi 30 janvier. 19h30. De 12 à 30€. La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

Dimanche 21 janvier, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique Bruno Le Maire a annoncé une hausse entre 8,6 % et 9,8 % des prix de l’électricité à partir du 1er février, actant également la fin du bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement en 2021 pour limiter les effets de l’augmentation des prix de l’énergie pour les consommateurs. Cette augmentation, « décision difficile mais nécessaire » d’après Bruno Le Maire, a cependant été qualifiée de « décision gouvernementale » par la présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) Emmanuelle Wargon : les prix de gros de l’électricité ont en effet baissé de plus de 30 % au cours des six derniers mois, et la CRE a donc recommandé une baisse moyenne du tarif réglementé de 0,35 % le mois dernier. Mais, en parallèle des prix de gros de l’énergie, l’État entame la suppression de son bouclier tarifaire, et va donc commencer à augmenter les taxes sur l’électricité, qui vont progressivement revenir à leur niveau d’origine. Le ministre de l’Économie a également précisé que la prochaine augmentation des prix de l’électricité aurait lieu au 1er février 2025.

Pour essayer de se consoler, le consommateur français pourra toujours se dire qu’il bénéficie globalement d’une électricité moins chère que la moyenne en Europe. Au regard de la situation sur le Vieux Continent, c’est en Belgique où l’on paye l’électricité le plus cher selon les dernières données publiées par Eurostat. En effet, les ménages belges payent plus de 43 centimes d’euro par kilowattheure (taxes et prélèvements inclus), soit un peu plus que les allemands qui déboursent environ 41 centimes. En Italie, les prix se situent à près de 38 centimes par kilowattheure, alors que la moyenne de l’UE-27 s’établit à 28,9 centimes.

Comparée à ses voisins, la France profite donc de tarifs d’électricité plutôt avantageux, notamment grâce aux coûts de production moins élevés liés au recours à l’énergie nucléaire (plus de 70 % de l’électricité produite en France en 2020). Le coût pour une consommation comprise entre 2 500 et 5 000 kW/h s’élevait ainsi à environ 23 centimes par kilowattheure au premier semestre 2023 dans l’Hexagone, un chiffre qui ne tient toutefois pas compte de la dernière hausse annoncée. Les pays où les tarifs sont les plus bas se trouvent en Europe de l’Est, mais aussi au nord, avec par exemple l’Islande qui profite de l’exploitation de la géothermie.

Les prix de gros retrouvent leur niveau d’avant la crise

Après les fortes hausses observées en 2021, puis en 2022 dans le sillage de la guerre en Ukraine, les prix de gros de l’électricité ont chuté ces douze derniers mois en Europe. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a ainsi proposé une diminution des tarifs réglementés de vente de l’électricité, une première depuis quatre ans. Mais la baisse des prix sur les marchés ne se reflétera pas sur la facture des consommateurs. Le gouvernement français a en effet annoncé une hausse de près de 10 % des prix de l’électricité à partir du 1er février 2024, en lien notamment avec la suppression du bouclier tarifaire qui avait abaissé les taxes sur l’énergie au plus fort de la crise.

Comme le montre le suivi mensuel d’Ember, les prix de gros de l’électricité en Europe sont globalement retombés à leur niveau d’avant la crise énergétique. En France par exemple, le prix de gros moyen était redescendu à 68,3 euros par mégawattheure en décembre 2023, soit une diminution d’environ 75 % par rapport à décembre 2022, et un chiffre proche du niveau enregistré au premier semestre 2021.

Comme le détaille également notre infographie, l’Espagne fait partie des rares pays d’Europe à ne pas avoir connu de flambée des prix de gros de l’électricité durant le pic de la crise énergétique. En juin 2022, l’Espagne et le Portugal avaient en effet adopté le mécanisme dit d’« exception ibérique », plafonnant le prix du gaz utilisé pour produire de l’électricité.

De Valentine Fourreau et Tristan Gaudiaut pour Statista


Marchés publics : mieux disant ou moins disant ?

En France, le salaire mensuel net médian (en équivalent temps plein) dans le secteur privé se situe à un peu plus de 2 000 euros, selon les dernières données disponibles. Cela signifie que la moitié des salariés français gagnent plus que cette somme et que l’autre moitié gagne moins.

Comme le détaille notre infographie reprenant les chiffres publiés par l’Insee, de nombreuses professions perçoivent une rémunération moyenne inférieure ou égale à 1 500€ nets par mois. En tête du classement des métiers les moins bien payés en France, on trouve les ouvriers artisanaux non qualifiés, avec un salaire mensuel moyen de 1 200€ nets en 2022 – certains salaires convertis en équivalent temps plein pouvant être inférieurs au Smic. Outre l’artisanat, les secteurs des services à la personne (aides à domicile, personnels de ménage, etc.), de l’agriculture (ouvriers agricoles) et de la coiffure et des soins esthétiques sont également bien représentés parmi les métiers qui affichent les salaires les plus bas.

Parmi la quinzaine de professions les moins bien rémunérées dans le pays, on trouve également deux métiers de la fonction publique : les surveillants et aides-éducateurs des établissements d’enseignement, qui ne touchaient en moyenne que 1 300€ de salaire mensuel net en 2022 (soit autour du salaire minimum légal), et les ouvriers non qualifiés des travaux publics, à 1 500€ nets en moyenne. Pour rappel, depuis le 1er janvier 2024, le montant du salaire minimum légal est de 1 398,70€ nets par mois, et il est estimé que plus de 17% des salariés français sont au Smic.

Répartition des richesses et inégalités : 1% de la population mondiale possède près de la moitié des richesses
Dans le même temps, Statista a aussi dévoilé une autre étude de Tristan Gaudiaut sur la répartition des richesses dans le monde (voir graphique ci-dessous) que l’on peut mettre en parallèle avec celle sur les métiers les moins payés en France (voir ci-dessus).

Dans la plupart des pays, les inégalités économiques ont diminué au début du XXIe siècle, avant que la tendance ne s’inverse après la crise financière mondiale de 2007-2008, en lien notamment avec la hausse des actifs financiers, qui a eu pour effet de creuser les écarts de patrimoine. L’un des indicateurs permettant de mesurer la concentration des richesses à l’échelle mondiale, soit la part de la richesse détenue par les 1% les plus fortunés, a ainsi chuté de 48% à 43% entre 2000 et 2008. Mais elle est depuis remontée et se situait à 45% en 2022, selon les données du rapport annuel de Credit Suisse.

Les inégalités de richesse (et leur dynamique) varient toutefois énormément d’un pays à l’autre. Et dans ce domaine, la Russie pourrait bien remporter la palme d’or : 1% de la population russe concentre près de 60 % des richesses nationales. Comme le montre notre graphique, ce chiffre est considérablement plus élevé que dans n’importe quelle autre grande puissance étudiée : loin devant l’Inde, les États-Unis, la Chine et l’Allemagne, où la part captée par le premier percentile varie entre 30% et 40%. À l’inverse, le Japon, le Royaume-Uni et la France font partie des économies du G20 les « moins inégalitaires » sur la base de cet indicateur. Dans ces trois pays, la tranche des 1 % les plus fortunés détient autour d’un cinquième des richesses nationales.

© Statista

Grandes fortunes : les personnes les plus riches du monde
Une autre étude de Statista réalisée par Valentine Fourreau, vient éclairer encore davantage ce sujet sur les plus grandes fortunes au monde (voir Graphique en fin d’article).

Avec une fortune estimée à 227,8 milliards de dollars le 18 janvier par le magazine économique américain Forbes, le PDG de Tesla, Elon Musk, est actuellement l’homme le plus du riche du monde. La fortune du milliardaire américain a connu de nombreux rebondissements au cours des dernières années : elle était estimée à plus de 300 milliards de dollars au début de l’année 2022, avant de retomber à moins de 150 milliards de dollars en janvier 2023. Ces variations s’expliquent par des raisons conjoncturelles, comme la fluctuation de la valeur des actifs financiers, mais également par le rachat par Musk de la plateforme de microblogging Twitter/X après des mois de tergiversions.

En deuxième position, on retrouve le Français Bernard Arnault, patron du conglomérat de luxe LVMH, qui est également le seul européen dans le top 10 cette année. Arnault occupait la première position du classement en janvier 2023. Le reste du classement est occupé cette année par des multimilliardaires américains, dont le fondateur d’Amazon Jeff Bezos, ou encore le cofondateur de Microsoft, Bill Gates.

Cette année encore, les femmes n’arrivent que bien plus bas dans le classement. La femme la plus riche du monde, la Française Françoise Bettencourt Meyers, héritière de L’Oréal, n’arrive actuellement qu’en 15e position, avec une fortune estimée à 91,1 milliards de dollars US au 18 janvier 2024.

© Statista

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