4 avril 2026 |

Ecrit par le 4 avril 2026

Le Greta-CFA Vaucluse ‘boost’ son offre formation vers les entreprises

Le Greta-CFA Vaucluse a réuni, ce jeudi 26 mars, des entreprises du territoire à l’occasion d’un petit-déjeuner consacré au lancement de ‘Boost Entreprise’, une nouvelle offre de formations pensée pour répondre rapidement aux besoins en compétences.

Organisée au collège Jean Giono à Orange, cette rencontre a permis de présenter une offre centrée sur des formats courts, adaptables et directement opérationnels, conçus pour accompagner les évolutions des métiers et les enjeux de performance des entreprises locales.
« Face à des besoins de plus en plus spécifiques et à des transformations rapides des secteurs d’activité, Boost Entreprise propose des parcours sur mesure, en intra ou inter-entreprises, avec des groupes à taille adaptée, favorisant l’efficacité et l’ancrage des compétences », explique le Greta-CFA

Echanges directs et besoin concrets
L’événement a rassemblé les représentants de l’organisme de formation vauclusien, dont sa directrice Emmanuelle Aime, aux côtés de Florent Brillard, chef d’établissement support, et Didier Donati, président. Était également présent Laurent Lucchini, Directeur de la Région académique Provence-Alpes-Côte d’Azur à la formation professionnelle initiale, continue et à l’apprentissage (DRAFPIC).
Au-delà de la présentation de l’offre, cette matinée a surtout permis des échanges directs avec les entreprises présentes, mettant en évidence des besoins concrets en matière de formation et ouvrant la voie à de futures collaborations.

« Renforcer les liens entre acteurs de la formation et tissu économique local. »

« Le Greta-CFA Vaucluse souligne l’importance de ces temps de rencontre pour renforcer les liens entre acteurs de la formation et tissu économique local, au service de l’emploi et du développement des compétences, insistent les organisateurs. L’établissement remercie l’équipe du Collège Jean Giono pour son accueil, ainsi que les entreprises présentes, les partenaires et les relais de communication pour leur mobilisation autour de cette initiative. »

Un acteur référence de la formation en Vaucluse
Acteur de référence de la formation professionnelle depuis plus de 40 ans, le Greta-CFA Vaucluse intervient sur l’ensemble du territoire en proposant des formations adaptées aux besoins des entreprises et des publics. Les 400 intervenants de la structure proposent près de 150 formation dans sa trentaine de sites répartis dans le département. Le Greta y former 4 000 personnes par an avec un taux de réussite 87% et un taux d’insertion professionnelle à 6 mois de l’ordre de 74%.

L.G.


Le Greta-CFA Vaucluse ‘boost’ son offre formation vers les entreprises

La 5e édition de la Soirée Kids, organisée par la Ville de Sorgues et la Compagnie Les Mouflettes, se tiendra ce samedi 28 mars.

Ce samedi, les enfants entre 6 et 12 ans pourront passer une soirée festive et pleine de surprises à Sorgues à l’occasion de la 5e édition de la Soirée Kids.

Les participants plongeront dans un univers Néon K-Pop où couleur, danse, et amusement seront de mise. Au programme : des défis ludiques, des jeux, un show live, des chorégraphies k-pop, plein de surprises et une boum pour clôturer la soirée en beauté.

Le tarif, qui inclut le repas, est de 15€. Les enfants peuvent venir déguisés et son invités à porter des couleurs.

Réservation au Pôle Culturel ou au 04 86 19 90 90.
Samedi 28 mars. 18h. Salle des fêtes. 231 Avenue Pablo Picasso. Sorgues.


Le Greta-CFA Vaucluse ‘boost’ son offre formation vers les entreprises

Ivy Robin a repris la société de communication AttrAction en 2012. Son métier est du conseil en communication et marketing dans différents domaines : création graphique, sites internet, marketing digital et conseil. Elle s’adapte en permanence à l’évolution du numérique.

Après une expérience de 25 ans dans la communication dont 18 comme directrice d’agence, Ivy Robin a repris l’entreprise de conseil en communication et marketing AttrAction. Elle y était auparavant salariée en tant que directrice marketing depuis 2005. Fondée en 2001 par Pascal Leost, cette entreprise basée à Pernes-les-Fontaines a évolué depuis. Elle a en effet connu une dizaine de salariés. Aujourd’hui, Ivy Robin gère seule cette entreprise, avec de nombreuses prestations externes. Diplômée de la London Business School et de l’école de communication ESIAE, Ivy Robin a pour avantage d’apporter un conseil permanent à ses clients dans la communication et le marketing.

Du conseil

« Après le rachat de l’entreprise en 2012, j’ai eu l’avantage de ne pas partir de zéro et d’avoir un portefeuille de clients existant. J’ai apporté ma manière de travailler et j’ai ajouté une nouvelle compétence, à savoir le conseil. J’ai la particularité de proposer à mes clients des contrats d’une année pérennes pour un meilleur suivi et des conseils plutôt que du one shot« , explique Ivy Robin. 

Quatre métiers

L’entreprise propose désormais quatre domaines d’activité : création graphique, sites internet, marketing digital et conseil. Elle utilise pour ces différentes compétences de nombreux prestataires extérieurs compétents, tous basés sur le Vaucluse ou les départements limitrophes. « Le métier a complètement changé depuis la reprise en 2012, avec l’évolution technologique du numérique. Par exemple, pour la création d’un site internet pour une entreprise, il y avait un site pour l’ordinateur et un pour le téléphone mobile. À ce jour, il y a du web design présent sur un seul et même site accessible depuis l’ordinateur ou le téléphone. » Il faut également apporter une attention toute particulière à l’expérience client pour lui donner un confort d’utilisation optimale sur le site. Pour assurer un bon site internet, il y a également une mise à jour permanente à assurer. Au bout de trois ans, un site internet devient obsolète. Des robots chez Google regardent cela mettent un site qui n’est plus à jour au bout de la liste du référencement.

L’arrivée de l’IA

Dans le domaine du graphisme, la technologie a également énormément évolué avec l’ajout depuis peu de l’intelligence artificielle pour la création de logos ou de plaquettes d’entreprise. Auparavant, il y avait des logiciels spécifiques qui sont aujourd’hui remplacés par l’IA. « À ce jour, la technologie est devenue tellement complexe et évolutive qu’il faut faire appel à des spécialistes en externe. J’ai ainsi un carnet d’adresses de différents métiers autour du numérique. » L’entreprise travaille ainsi avec des webmasters, des développeurs pour les sites internet.

Le marketing digital

L’entreprise propose également à ses clients la rédaction des newsletters hebdomadaires ou mensuelles qui doivent avoir une information riche, pertinente et synthétique. « Il y a un gros regain d’intérêt pour ce concept. Nous devons donc pouvoir le gérer. Pour l’animation sur les réseaux sociaux par ailleurs, je fais appel à une jeune personne passionnée par ce métier. »

Métier de conseil

« J’assure en direct avec mes clients le métier de conseil en communication marketing. Ceci constitue l’ADN de l’entreprise, avec mes 25 ans d’expérience dans ce domaine. Je m’adapte à chaque type d’entreprise avec ses problématiques et aux dirigeants », explique Ivy Robin. L’entreprise a la particularité de travailler sur tous les secteurs d’activité. La grande majorité de ses clients concerne des TPE et PME de 5 à 20 salariés, caractéristiques du panorama économique du Vaucluse.


Le Greta-CFA Vaucluse ‘boost’ son offre formation vers les entreprises

Certains parlent d’une « année blanche », d’autres la qualifient de « noire » puisque, pour la 1re fois depuis l’ouverture de l’hippodrome du Pontet en 1868, la saison 2025 a dû être annulée l’an dernier. La piste enherbée avait été défoncée par des sangliers qui avaient fait des trous et l’avaient rendue dangereuse pour les purs-sangs.

Depuis, tous se sont retroussés les manches : les bénévoles, pour la plupart des retraités qui n’ont pas lésiné sur les heures passées à bichonner l’hippodrome, le propriétaire, Roberty Invest, qui a sorti le chéquier pour faire refaire la toiture, rénover la tribune, et qui a également fait abattre une dizaine de platanes frappés par la maladie du chancre coloré, ce qui lui a coûté autour de 60 000€. Sans oublier la Fédération Nationale des Courses Hippiques, qui elle, a géré la piste, posé 1500 mètres de grillage pour barrer la route des sangliers et fait remettre aux normes le système électrique, le tout pour une facture de 25 000€.

« Dès le 29 mars, un vide-grenier sera organisé sur le parking, a annoncé le président de la Société Hippique d’Avignon le Pontet. Et dès mercredi prochain 1er avril à partir de 13h30, premier rendez-vous de la saison avec 6 courses au programme. »

Christian Atanian, président de la Fédération Régionale du Sud-Est, se félicite de cette réouverture, d’autant que la tendance est à l’économie. « On nous demande de faire mieux avec moins. À L’Isle-sur-la Sorgue, l’hippodrome Saint-Gervais a été rayé de la carte par la mairie qui a choisi de faire place à une plaine sportive avec terrains de foot et courts de tennis. Du coups les réunions hippiques qui s’y déroulaient ont été dispatchées en partie sur Roberty et sur Nîmes. »

Avec les paris sur internet, les turfistes regardent Equidia pour voir les arrivées du PMU. Mais malgré cette désaffection, la filière hippique en France, ce sont 235 hippodromes qui ont accueilli 2,6 millions de visiteurs, plus de 9 000 propriétaires de chevaux de courses, 30 000 purs-sangs et 18 000 courses. Ce sont les jockeys, les palefreniers, les maréchaux-ferrant, les entraîneurs, les soigneurs, les vétérinaires, les moniteurs des centres équestres, soit près de 70 000 emplois. Elle génère 2,3Mds€ et un excédent commercial de 770M€.

« Aidez-vous et le ciel vous aidera », répète Christian Atanian aux responsables de Roberty, mais aussi à Joëlle Conti qui s’occupe de l’hippodrome de Bollène et à André Boyer longtemps président de celui de Sault. 

Au Pontet, sept rendez-vous sont prévus cette année. Les 1er et 18 avril, le 14 mai avec un focus sur « le bien-être équin », le 14 mai ce sera la Fête de l’Hippodrome, et le 21 juin la Fête des Enfants avec des ateliers maquillage et de magie. Les deux dernières réunions sont prévues les 4 et 26 juillet. L’entrée est de 5€, gratuite pour les moins de 18 ans.

« L’important, c’est de tenir le cap, le coup, a insisté le Président régional. Roberty a failli fermer et on est toujours là. Alors restons optimistes, faisons en sorte de pérenniser ce site exceptionnel, ce poumon vert de plus de 100 hectares. »

Les tribunes de l’hippodrome, classées au titre de Monument historique. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Le Greta-CFA Vaucluse ‘boost’ son offre formation vers les entreprises

Qualifié comme un des piliers du blues en France, Manu Lanvin fera étape au Sonograf, le dimanche 5 avril, pour un concert qui s’annonce, pour la salle associative du Thor, comme un événement majeur de ce printemps. En marge de ce rendez-vous l’Echo du Mardi a pu échanger avec celui qui n’a mâche pas ses mots (il a de qui tenir). Morceaux choisis.

L’Echo du Mardi :
Vous faîtes beaucoup de concerts partout en France et en Europe, qu’est-ce que représente pour vous la scène ?

Manu Lanvin :
La scène c’est ma passion première. J’ai toujours fait de la musique pour la musique live. Je ne rentre pas dans cette catégorie d’artistes qui font du « produit musical ». On fait une musique vivante. Le blues et le rock sont des musiques qui se jouent en live. Après, on fait des pauses en studio, c’est juste pour faire une photo de là où on en est dans nos expériences, nos émotions. Nos créations sont faites pour être défendues en live. Vous savez j’ai commencé à jouer quand j’étais ado et très vite j’ai eu la conviction que s’il y avait une place à prendre ce serait sur scène.

“Dans toutes les religions et à toutes les époques c’est la musique qui a toujours déplu.“

EdM :
Comment définissez-vous le plaisir à être sur scène ?

ML :
La scène c’est le seul moment où vous vous libérez de votre égo. Le seul moment où vous êtes dans le moment présent, où vous êtes au service des autres. C’est un moment de bonheur énorme. C’est en définitive une magnifique thérapie. On est là pour échanger des émotions positives. Aucune autre activité permet cela. A part le sport, sauf dans le foot surtout quand je vois comment ils se foutent sur la gueule à la fin des matchs. Avec la musique ce n’est pas le cas. On ne fait qu’un avec le public. Ce sont des moments de communion magnifiques et qui de plus se font dans la joie.

On pourrait finalement presque comparé cela à ce que les gens vont chercher quand ils vont dans un lieu de culte. Mais je ne suis pas du tout dans la religion. Dans toutes les religions et à toutes époques ce qui m’a toujours déplu c’est la musique. Nous étions pour eux les ennemis jurés. Normal on leur piquait des fidèles. Avec une guitare et des mots d’amour on la attiré tous les jeunes. Ils auraient préférés les garder sous contrôle dans leurs lieux de culte. Dans mes albums je parle souvent de ce sujet.

Je respecte la spiritualité de chacun mais je vois qu’au fond de moi je fais du bien. Et ça me fait du bien que de faire du bien aux autres.

©Visuel Tour

EdM :
A chaque génération il y a une musique porte-parole, dans les années 60 c’était le rock-n-roll, maintenant c’est le rap, quelle place a aujourd’hui le blues, et quels messages a-t-il à faire entendre ?

ML :
C’est un réflexion que j’ai toujours eu : est-ce que je ne suis pas démodé ? Je joue une musique qui n’est pas celle de ma génération. Mais elle est dans notre patrimoine de ce qu’ont laissé des gens comme les Stones ou Jimi Hendrix. Ca reste des modèles à suivre. C’est une musique qui traversera le temps. Elle est peut-être moins en vogue en ce moment quoique… Lorsque vous voyez aux US ce que représente l’économie d’un artiste comme Joe Bonamassa c’est énorme. C’est un business incroyable, c’est hors norme. Je pourrai aussi parler de John Mayer ou Garry Clark Junior. La Grande-Bretagne, le pays qui a donné la plus part des guitar heros, le blues est toujours bien vivant avec beaucoup de jeunes talents qui émergent.

Le rap s’est aujourd’hui beaucoup appauvri, c’est même devenu caricatural.“

Ce qui m’amuse c’est que le rock au début était une musique plutôt en marge, aujourd’hui la musique urbaine est en plein dans le système. Elle en profite alors qu’elle l’a totalement critiqué au début. Ils sont tous dedans aujourd’hui. Moi, j’aime bien me retrouver finalement dans les courants marginaux. Si on additionne tous les billets vendus par des artistes de blues ou de rock je peux vous assurer que c’est énorme. J’aime bien cette idée de continuer à prendre le maquis en faisant de la musique. Car c’est pour moi un moteur de créativité. Le rap s’est aujourd’hui beaucoup appauvri, c’est même devenu caricatural. J’aime le hip-hop, c’est la musique de ma génération. J’ai adoré Run DMC ou Das EFX ils étaient novateur de quelque chose. Aujourd’hui beaucoup de jeunes veulent faire du rap pour être dans la lumière, aller dans des défilés de mode de chez Chanel ou Vuitton. Ils se sont perdus.

Manu Lanvin By Klaus Guchelaar

EdM :
Quel est le profil de ceux qui viennent vous écouter en concert ?

ML :
Plutôt des personnes qui ont la quarantaine ou la cinquantaine. Mais ce qui est génial c’est qu’il y a de plus en plus de jeunes, souvent amenés par leurs parents. Et certains mordent à l’hameçon.

Avec l’IA on est dans le fast-food de la musique.“

EdM :
Comment réagissez-vous au développement de l’IA et en particulier dans le domaine de la musique ?

ML :
Ce sont des outils magnifiques. Je les utilise. Dans le studio où je travaille, on y fait des essais c’est intéressant. On voit où cela peut nous emmener. Dans un processus de création ça permet de faire un ping-pong avec l’ordinateur. Il suggère mais on doit décider. Mais quand on est un créatif on n’a pas envie de confier sa création à un ordinateur. Ca ne m’intéresse pas. Ce qui m’intéresse c’est de vibrer c’est de créer nos propres histoires, d’écrire nos chansons à nous. C’est aussi de garder nos défauts de langage. L’album que j’ai écrit pour mon père (« Ici-bas ») nous avons conservé tout ce qui fait son phrasé et sont style. L’IA n’aurait jamais pu écrire un album pour mon père. Les mots choisis n’auraient jamais pu fonctionné avec l’IA.

Moi, j’aime créer. Après s’il y a des mecs qui trouvent des combines pour faire travailler l’IA et gagner de l’argent c’est leur histoire et je ne les condamne pas. Ce qui m’intéresse c’est de créer des choses qui sont à moi. Je n’ai pas envie d’être un faussaire. Avec l’IA on est dans le fast-food de la musique. Quand vous écrivez une chanson vous l’avez l’impression d’être John Lennon, le temps d’une soirée, c’est un bonheur énorme. Je ne supprimerai jamais le bonheur de créer.

©Eric MARTIN

EdM :
Qu’est-ce qu’on entendra lors de votre concert au Sonograf le 5 avril ?

ML :
Ce sera un mélange des titres de mon dernier album (« Man On a mission » octobre 2025) et de morceaux plus anciens. Dans mes concert je fais toujours ce type de mélange. Nous serons 4 musiciens sur scène.

Manu Lanvin au Sonograf le dimanche 5 avril à 18h30
D901 Le Thor,
Prix des places de 19 à 25 €
Pour en savoir plus :
www.lesonograf.fr/concerts/manulanvin
https://www.manulanvin.com

Réservations en ligne : ICI


Le Greta-CFA Vaucluse ‘boost’ son offre formation vers les entreprises

Afin de lutter contre les risques de gel sur les cultures en Vaucluse, la préfecture autorise provisoirement l’utilisation des dispositifs antigel dans les exploitations agricoles.

Au regard de la situation météorologique et des phénomènes de gels prévisibles pour les prochaines nuits, la préfecture de Vaucluse vient de prendre un arrêté dérogatoire « à l’interdiction d’emploi du feu est accordée par le préfet aux exploitants agricoles afin de protéger les cultures contre le gel ».

L’arrêté préfectoral du 30 janvier 2013, modifié le 7 février 2018, interdit l’emploi du feu entre 8h30 et 16h30 (10h et 15h30 dans la zone d’application du plan de protection de l’atmosphère de l’unité urbaine d’Avignon). Par ailleurs, l’emploi du feu à moins de 200 mètres des bois et forêts est soumis à autorisation préfectorale du 1er mars au 15 avril.

Cependant, compte-tenu de la situation météorologique actuelle, les exploitants agricoles bénéficient d’une dérogation leur permettant d’utiliser des dispositifs antigel à flamme près des bois et forêts, en dehors des horaires habituels fixés par l’arrêté du 30 janvier 2013 modifié.

Cette dérogation s’applique du 26 mars 2026 à 22 heures, au 2 avril 2026 à 8 heures du matin.

Les appareils stables de type bougies, chaufferettes, brûleurs à propane ou équivalents sont les seuls autorisés à être utilisés. Cette mise en œuvre n’est possible que si le vent n’est pas supérieur ou égal à 40 km/h (rafales comprises) et sous surveillance active des exploitants agricoles.

L.G.


Le Greta-CFA Vaucluse ‘boost’ son offre formation vers les entreprises

L’extension des listes paritaires aux élections municipales pour les communes de moins de 1 000 habitants n’a pas totalement donné les effets escomptés. Si au niveau national, le nombre de femmes élues conseillères municipales est mécaniquement passé de 37,6 % en 2020 à 47,7 % en 2026, le nombre de femmes élues maires quant à lui n’est qu’en très légère progression (+1,5 %). En Provence, dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse le nombre de femmes élues maires de leur commune est même en recul. Il est passé de 103 mairesses à 89 sur un total de 468 communes.

L’obligation ne fait pas tout. La réforme électorale du printemps 2025, imposant la parité entre femmes et hommes dans les listes aux élections municipales n’a pas vraiment abouti à une augmentation du nombre de mairesses. Si au niveau national ce chiffre est en très légère progression, on peut constater qu’en 2026, sur les 10 plus grandes villes françaises, seules deux femmes sont maire (Johanna Rolland à Nantes et Catherine Trautmann à Strasbourg), contre trois en 2020, dont Paris.

Une baisse qui s’inscrit à contre-courant de la petite dynamique nationale

Les chiffres communiqués par le Ministère de l’Égalité femmes – hommes montrent que dans les 3 départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse le nombre de mairesses est en recul de 13,5 %, passant de 103 en 2020, à 89 en 2026. Si on regarde en détail, les Bouches-du-Rhône par contre voient leurs nombres de mairesses progresser, passant de 17 à 20, en 2026 (sur 119 communes). A contrario, dans les Alpes-de-Haute-Provence, le nombre de femmes maires est passé de 50 à 42 (sur 198 communes) et pour le Vaucluse le chiffre passe de 35 à 29 (sur 151 communes). Une baisse qui s’inscrit à contre-courant de la petite dynamique nationale.

Claude Bouliou, Présidente de l’association des femmes élues dans les Alpes-de-Haute-Provence, déplore cette situation où « les femmes se heurtent encore à un plafond verre pour le rôle de maire ». D’autres observateurs estiment que ce manque de candidates résulte du maintien d’une position dominante des hommes et du recul pris par les femmes face à un univers jugé trop dur, voire violent. De son côté, le Ministère de l’Égalité femmes – hommes estime que l’augmentation du nombre de femmes dans les conseils municipaux pourrait donner l’envie à certaines de conduire des listes. Comme un déclic.

www.elueslocales.fr


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Dans un contexte de déclin des insectes en raison notamment du changement climatique, la SCIC L’Abeille Rousse a décidé d’innover en proposant des abeilles solitaires pour la pollinisation en agriculture notamment. Elle fournit également du matériel adapté avec un accompagnement aux agriculteurs.

« Nous travaillons depuis des décennies sur la pollinisation. Paul Bonnafé, Martin Perigault et moi-même avons une grande expérience dans ce domaine. Nous nous sommes attardés sur les abeilles osmies qui ont la caractéristique d’être solitaires, contrairement aux abeilles domestiques vivant en ruches et fabriquant le miel », explique Jean-Marc Cheyrias, président et directeur de la SCIC L’Abeille Rousse, fondée en 2024. Le siège l’entreprise se trouve dans les locaux loués à la CoVe, Mon premier bureau, au Marché-gare de Carpentras.

Depuis 2018, l’association L’Abeille Rousse propose un service de pollinisation par les osmies qui a fait ses preuves auprès d’un large réseau d’agriculteurs, de partenaires et d’experts. Conformément à ses engagements lors de sa création et forte de ce réseau qui a contribué à sa réussite sur le terrain, l’association a créé une SCIC, juridiquement plus adaptée à ses activités économiques. Ce statut a permis de fédérer usagers, salariés, partenaires, experts et citoyens dans un projet alliant efficacité économique, développement local et utilité sociale face aux problématiques de la pollinisation liées à la chute des populations des insectes pollinisateurs et à la nécessaire adaptation des services de pollinisation au changement climatique. 

La SCIC a créé un concept pour héberger les abeilles solitaires. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une SCIC en développement

La SCIC a 38 sociétaires : des usagers convaincus, des partenaires impliqués comme Pom’Evasion, Pink Lady Europe, Cerises Lazare, la Compagnie des amandes, RAGT, Koppert France et les Dorloteurs d’abeilles. Elle comporte trois salariés : le directeur, une ingénieure agronome et un ouvrier. En plus du siège à Carpentras, elle a un laboratoire à Pernes-les-Fontaines et dans l’Yonne. Son projet est de proposer ses services sur le tout pour le territoire national. 

Différents services proposés

« Nous proposons aux agriculteurs des cocons, des abris et des nichoirs et formons leur équipe à la gestion de cette étape-clé qu’est la pollinisation. Nous avons ainsi la ferme volonté de contribuer à l’acquisition de nouvelles connaissances en matière de pollinisation. La SCIC a aussi pour mission de sensibiliser à la biodiversité. Nous intervenons ainsi dans les entreprises et les écoles. Nous sommes actuellement en contact avec le Parc naturel régional du Ventoux qui est intéressé par notre démarche », explique Jean-Marc Cheyrias.

Des réunions de sensibilisation sont organisées auprès du monde agricole. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

L’avantage de cette abeille solitaire est d’avoir un effet pollinisateur beaucoup plus fort. L’estimation de son effet a été mesurée : 8 fois plus importantes qu’une abeille grégaire. Elle travaille à des températures plus basses et sort par tous les temps, du matin au soir.

« Contrairement au concept actuel qui fournit aux arboriculteurs des usines à insectes dans un bac, nous proposons un système complètement différent beaucoup plus écologique. Notre projet très innovant est de rendre à terme les agriculteurs autonomes dans la multiplication des osmies chez eux. »


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Un rapport récent de Santé publique France met en lumière des zones de sur-incidence de la maladie de Charcot en France. Parmi elles, un axe préoccupant reliant Nîmes, Avignon et Alès, où la surmortalité dépasse de 24% la moyenne nationale avec 557 cas observés et 449 cas attendus statistiquement, soit +108 cas. Entre hypothèses environnementales, inégalités territoriales et espoirs thérapeutiques, la sclérose latérale amyotrophique (SLA) révèle une géographie de plus en plus troublante.

Longtemps considérée comme une maladie rare et uniformément répartie, la sclérose latérale amyotrophique, dite maladie de Charcot, dessine désormais une cartographie plus contrastée. Le rapport publié le 17 mars 2026 par Santé publique France, confirme ce basculement : certaines régions présentent des niveaux d’incidence nettement supérieurs à la moyenne nationale, estimée autour de 2,7 cas pour 100 000 habitants.

Un signal faible devenu alerte sanitaire
Si la Bretagne demeure la région la plus exposée, le Sud-Est attire désormais l’attention des épidémiologistes. Un corridor allant de Nîmes à Avignon jusqu’à Alès présente une surmortalité de 24%. Une anomalie statistique suffisamment marquée pour susciter des investigations ciblées. Dans ces territoires, ni l’urbanisation, ni la démographie ne suffisent à expliquer cet état de fait. Ce sont des signaux faibles, agrégés sur plusieurs années, qui composent aujourd’hui une alerte sanitaire à bas bruit.

Des ‘clusters’ qui interrogent la science
Derrière les moyennes régionales se cachent des réalités locales plus troublantes encore : des ‘clusters’, ces foyers où le nombre de cas dépasse largement les prévisions. En France, plusieurs zones sont désormais sous observation rapprochée. Dans le Massif central, autour de Clermont-Ferrand, 315 cas ont été recensés contre 241 attendus. Sur le littoral breton, l’axe Guingamp-Lorient enregistre une hausse de 25% des diagnostics. Et dans le Sud-Est, la concentration autour du triangle gardo-vauclusien intrigue d’autant plus qu’elle touche des zones à la fois rurales et périurbaines. Ces regroupements géographiques remettent en cause l’idée d’une maladie purement sporadique. Ils suggèrent au contraire l’existence de facteurs communs, possiblement environnementaux, qui agiraient sur des populations exposées.

L’environnement, suspect principal
Car les causes génétiques ne représentent qu’environ 10% des cas de SLA. Le reste demeure inexpliqué, un angle mort que la recherche tente désormais d’éclairer par l’étude des expositions environnementales. Plusieurs pistes émergent. En Savoie, la consommation de ‘fausses morilles’, riches en gyromitrine, a été associée à un cluster local, dont l’incidence a chuté après l’arrêt de cette pratique. Dans l’Hérault, autour de l’étang de Thau, la présence de cyanobactéries produisant la toxine BMAA constitue une autre hypothèse sérieusement étudiée.

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Dans le Sud Est
Dans le Sud-Est, les chercheurs examinent également l’impact cumulé de plusieurs facteurs : pollution atmosphérique, exposition aux pesticides, métaux lourds, ou encore particules fines issues des activités industrielles et agricoles. Des éléments susceptibles d’altérer la barrière hémato-encéphalique et d’accélérer la dégénérescence neuronale. La configuration géographique du couloir Nîmes-Avignon-Alès, entre vallée du Rhône, zones agricoles intensives et axes de circulation majeurs, en fait un terrain d’étude particulièrement sensible.

Un profil de patients désormais mieux identifié
Les données consolidées permettent également de dresser un portrait plus précis des personnes touchées. L’âge constitue le facteur de risque principal, avec un pic entre 70 et 79 ans. Les hommes sont davantage concernés, avec un taux d’incidence significativement supérieur à celui des femmes. En France, près de 8 000 personnes vivent actuellement avec la maladie, et environ 2 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Malgré le vieillissement de la population, la fréquence globale reste relativement stable depuis 2010,  ce qui renforce le caractère anormal des sur-incidences localisées. La maladie, elle, demeure implacable : une paralysie progressive des muscles, jusqu’aux fonctions vitales. L’espérance de vie dépasse rarement cinq ans après le diagnostic.

Une lueur venue des laboratoires
Dans ce paysage sombre, la recherche offre toutefois un début de perspective. À Lyon et Clermont-Ferrand, un essai clinique attire l’attention : celui du NX210c, développé par la biotech Axoltis Pharma.Testé sur 80 patients dans plusieurs centres hospitaliers, ce peptide vise à restaurer la barrière protectrice du cerveau et à limiter l’inflammation neuronale. Une approche innovante qui s’attaque non pas aux symptômes, mais aux mécanismes mêmes de la dégénérescence. Soutenu par le programme France 2030 et des partenaires publics et privés, le projet associe recherche clinique, biomarqueurs et médecine personnalisée. Les premiers résultats sont attendus pour ce printemps 2026. Ils seront scrutés avec attention dans les territoires les plus touchés, dont le Sud-Est.

Les chiffres
Près de 557 cas ont été observés sur le cluster Nîmes-Avignon-Alès. 449 cas sont attendus statistiquement, soit +108 cas, équivalents à +24%. C’est l’un des trois principaux clusters identifiés en France, au même niveau que Clermont-Ferrand ou la Bretagne intérieure. En France, la moyenne des cas est de 3 à 3,5 cas pour 100 000 habitants. Dans les régions les plus touchées les cas sont de 3,7 à 3,8 pour 100 000 habitâtes comme c’est le cas en Bretagne. Le cluster du Sud-Est ne se traduit pas seulement par un taux régional élevé,vmais par un excès de cas localisé, ce qui est plus inquiétant d’un point de vue épidémiologique. L’Occitanie fait partie des 4 régions les plus touchées. Son incidence est supérieure à la moyenne nationale autour de  » cas pour 100 000 habitants.

Le Sud-Est en première ligne silencieuse
Entre Avignon, Nîmes et Alès, la maladie de Charcot ne fait pas encore la une des débats publics. Mais les données s’accumulent, les signaux convergent, et la vigilance monte. Ce territoire, à la croisée de dynamiques environnementales, pourrait bien devenir un laboratoire pour comprendre une maladie qui, aujourd’hui encore, échappe largement à la médecine. La question qui se pose en toile de fond ?  L’impact silencieux de nos environnements sur la santé humaine. 
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/page/6/   1/1