100 ans du marché aux truffes de Richerenches : la Région aux côtés de la filière trufficole
Ce samedi 2 décembre, le célèbre marché aux truffes de Richerenches a fêté son centenaire. Les élus vauclusiens étaient présents en nombre lors de cet anniversaire spécial, tout comme ceux de la Région Sud, notamment son président Renaud Muselier, qui a tenu à rappeler l’engagement de la Région Sud pour la filière trufficole et la profession agricole.
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur est le premier territoire français producteur de truffe. Le diamant noir est une véritable institution dans la région, comme en atteste le très prisé marché de Richerenches qui vient de fêter son 100ᵉ anniversaire. « Ce marché est devenu une véritable institution, vous êtes célèbre dans le monde entier, a félicité Renaud Muselier. C’est naturellement que la Région Sud est partenaire de cette 100ᵉ édition. » Pour l’occasion, il a été intronisé dans la Confrérie du Diamant noir et a renouvelé l’engagement de la Région envers la filière trufficole.
Sur la période 2020-2023, ce sont près de 520 000€ qui ont été versés pour le développement de la filière régionale trufficole. Une aide de 25 000€ a été accordée par la Région Sud pour répondre à la démarche de création d’un signe officiel de qualité. La Région a également lancé le label ‘100% Valeurs du Sud’, qui s’appuie sur la qualité, la transparence, la transition environnementale et l’équité.
La Région a décidé de renouveler son engagement en lançant un nouveau plan régional filière truffe pour la période 2024-2026 avec un budget annuel de 130 000€. Ce nouveau cadre d’intervention sera voté lors de la prochaine assemblée plénière, le vendredi 15 décembre prochain, à travers 5 axes : • « Consolidation et animation collective de la filière » sera doté d’une enveloppe annuelle de 10 000€ • « Soutien à la plantation » sera doté d’une enveloppe annuelle de 90 000€ • « Conseils aux trufficulteurs » sera doté d’une enveloppe annuelle de 10 000€ • « Soutien à l’expérimentation » sera doté d’une enveloppe annuelle de 15 000€ • « Soutien aux foires locales garantissant origine et qualité de la production » sera doté d’une enveloppe de 5 000€
V.A.
100 ans du marché aux truffes de Richerenches : la Région aux côtés de la filière trufficole
Aménagement d’un carrefour giratoire à Cabrières d’Avignon, ou encore réfection de chaussée à Mirabeau et Beaumont-de-Pertuis. Quels travaux sont prévus en Vaucluse durant le mois de décembre ?
Un nouveau carrefour giratoire à quatre branches a été aménagé au croisement des RD15 et RD110 à Cabrières d’Avignon. Le chantier, en route depuis juin dernier, vient de s’achever et l’aménagement sera inauguré ce mardi 5 décembre en fin de matinée.
Depuis le mois d’octobre, onze kilomètres de chaussée sont en cours de réfection à Beaumont-de-Pertuis et Mirabeau, sur la RD996 depuis la limite avec les Alpes-de-Haute-Provence et le carrefour avec la RD973. Le chantier prendra fin vers le milieu du mois de décembre.
Les autres chantiers en cours
Réalisation de la déviation provisoire de Pertuis entre le giratoire du Vidalet et le Chemin de la Beaume. Le chantier a débuté à la mi-mars pour une durée prévisionnelle de 10 mois.
Renforcement de la couche de roulement d’une partie de la RD98 au Thor. Les travaux ont démarré le 16 octobre pour une durée de deux mois.
Aménagement de la déviation de la RN7 à Orange. Les travaux sont prévus jusqu’à la fin de l’année 2026.
Aménagement de l’accès à la future maison d’arrêt ZAC du Plan (RD942) à Entraigues-sur-la- Sorgue. Les travaux sont en cours.
Restructuration du collège Saint-Exupéry à Bédarrides. Les travaux ont débuté en juillet 2022.
Travaux de restauration du Palais des papes à Avignon. La dernière tranche s’achèvera début 2024.
Construction du nouveau bâtiment Memento, pôle des patrimoines de Vaucluse à Avignon. La fin de ce chantier est prévue pour le dernier trimestre 2024.
Réhabilitation du collège Lou Vignarès à Vedène. Le chantier a été entamé en février 2023, pour une durée de 37 mois.
Mise en sécurité du Château de La Tour d’Aigues. Les travaux ont démarré en septembre 2023, pour une durée de six mois.
V.A.
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Après la Provence c’est au tour de Vaucluse Matin de s’être mis en grève. Dans les deux cas, il s’agit de s’opposer aux plans d’économie qui visent à supprimer des emplois. Les salariés et journalistes concernés craignent des fermetures pures et simples. Le Vaucluse risque-t-il d’être un territoire sans quotidien d’information ? La question inquiète et mobilise.
Le phénomène n’est pas nouveau et pas spécifique à la presse quotidienne régionale. Pour faire face à la baisse de leurs lectorats et aussi par incidence à leurs revenus publicitaires, les journaux n’ont pas d’autre choix que de tailler à la serpe dans leurs dépenses. Une question de survie. Sauf que réduire les moyens pour produire de l’information rend ses journaux encore moins attractifs. Un vrai cercle vicieux. De plus, les revenus tirés du numérique ne compensent pas aujourd’hui le recul de ceux du papier. En tout cas pas encore. Un vrai casse-tête. Ces journaux sont-ils alors condamnés à n’être que les simples spectateurs de leurs chutes, avec pour seul espoir que les pertes de lecteurs s’arrêtent un jour ?
Comme remettre l’église au milieu du village
On a bien vu qu’avec l’avènement et le développement du numérique de nombreux secteurs économiques ont dû s’adapter pour ne pas disparaître. On ne peut pas dire que la presse quotidienne régionale se soit montrée dans cet exercice le plus offensif de tous les médias. Mais il ne saurait y avoir de fatalité, et nous avons la conviction que la proximité reste une valeur forte. Nous estimons même que l’information locale a encore un avenir devant elle. Le local est un contrepoint nécessaire à la globalisation de l’info et aux « machins » que sont devenus les réseaux sociaux, avec leurs approximations, leurs amalgames, et leurs fake news. La presse écrite peut être celle qui n’est justement pas dans l’émotion, la réaction. Il y a les chaînes d’info pour cela. Le local, loin d’un parisianisme parfois exaspérant, est un bon prisme pour voir le monde et ses tourments. Comme remettre l’église au milieu du village.
Un recul du pluralisme s’accompagne forcément d’un recul des pratiques démocratiques
La presse locale est également indispensable à la vie des territoires et à la démocratie tout simplement. Un recul du pluralisme s’accompagne forcément d’un recul des pratiques démocratiques. Aux USA, sur les territoires où la presse locale a disparu, les participations aux élections se sont effondrées (elles n’étaient déjà pas importantes), les extrêmes ont pris le dessus et les rapports sociaux et communautaires se sont tendus.
Il est important de soutenir l’existence d’une presse locale et régionale forte, qu’elle soit quotidienne ou hebdomadaire, qu’elle soit papier ou numérique. Notre démocratie et nos territoires le méritent et le nécessitent. C’est une fois qu’elle aura disparu qu’on se rendra compte de son rôle… mais il sera alors trop tard.
Signez la pétition contre le démantèlement de Vaucluse Matin ICI
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Face à l’incertitude économique, près de 4 travailleurs sur 10 (38%), en France et dans le monde, ne se sentent pas en sécurité dans leur emploi, soulignant ainsi la nécessité pour les employeurs d’adopter des mesures appropriées afin de rassurer leurs talents, révèle le rapport* de l’ADP research institute, ‘People at work 2023 : l’étude workforce view’, après l’enquête menée auprès de plus de 32 000 actifs dans 17 pays, dont près de 2 000 en France. Au niveau européen, la France est en deuxième position derrière la Suisse (48%) parmi les pays où les salariés craignent le plus pour la sécurité de leur emploi, alors que seulement 25% des Néerlandais et 28% des Allemands expriment ce ressenti.
Sentiment d’insécurité de l’emploi plus marqué chez les hommes En France, le sentiment d’insécurité de l’emploi est le plus marqué chez les hommes (44% contre 31% des femmes), ainsi que chez les membres de la génération Z âgés de 18 à 24 ans (43% contre 33% des plus de 55 ans). Par secteur d’activité, les salariés de l’immobilier (54%), des médias et de l’information (47%), des transports, de la logistique et de l’industrie (46%) sont les plus nombreux à se sentir en insécurité dans leur emploi. A l’inverse, les travailleurs de l’éducation et de la santé sont près de la moitié à se sentir en sécurité dans leur travail actuel (49%). En outre, les salariés travaillant uniquement à distance sont ceux qui se sentent le plus en insécurité dans leur emploi : plus de la moitié d’entre eux font part de ce sentiment (55 %), contre 38% de ceux en 100% présentiel et 34% en mode hybride. A noter également que les travailleurs exerçant au sein d’une grande entreprise de plus de 1 000 salariés ne sont que 27% à se sentir en insécurité dans leur emploi, alors qu’ils sont 43% pour les employés de PME (entre 10 et 249 salariés).
L’incertitude économique accentue le sentiment d’insécurité professionnelle Près de 7 travailleurs français sur 10 (68%, loin de la moyenne européenne de 57%) pensent qu’aucune profession ne sera épargnée par l’incertitude économique actuelle. Un ressenti qui est plus fortement partagé par les collaborateurs âgés de 35 ans et plus (71% contre 64% des 18-34 ans). Au niveau des secteurs d’activité, c’est tout particulièrement le cas chez les salariés évoluant dans l’industrie (75%), le commerce (73%), le transport et la logistique (72%), contrairement à ceux des médias et de l’information (56%). Si au niveau monde, près d’un travailleur sur quatre (23%) estime que, d’ici cinq ans, le recours à l’IA sera la norme dans son secteur d’activité et aura pour effet de réduire les tâches manuelles, les Français comme les Européens ne sont que 14% à exprimer ce sentiment. Un chiffre qui est, néanmoins, plus important chez les hommes (16% contre 10% des femmes), chez les jeunes de 18 à 24 ans (19% contre 12% des 25 ans et plus), chez les collaborateurs exerçant dans le secteur de la finance (21%), des services professionnels (20%), de l’informatique, des télécommunications et de l’industrie (18%).
La sécurité de l’emploi : un critère essentiel pour les Français La sécurité de l’emploi est primordiale pour les travailleurs français : elle arrive en deuxième position des critères les plus importants dans un travail pour 40% d’entre eux, loin derrière cependant le salaire (66%) mais avant le plaisir au travail (37%), la flexibilité des horaires (31%) et l’évolution de carrière (30%). A noter que la sécurité de l’emploi prend de l’importance de façon proportionnelle avec l’âge des collaborateurs : alors que pour les 18-24 ans, elle se positionne en quatrième position parmi les critères les plus importants pour eux dans un emploi (29%), elle arrive en deuxième place chez les répondants de 55 ans et plus, avec près d’1 sur 2 qui l’affirme (47%). Pour les moins de 34 ans, après le salaire, c’est le plaisir au travail qui prime (37%), suivi par la progression de carrière (34%). Les salariés français sont 61% à se dire satisfaits de la sécurité de l’emploi chez leur employeur actuel (la moyenne mondiale étant de 65%). Néanmoins, l’étude révèle que ceux travaillant dans les médias et les métiers de l’information sont de loin les moins satisfaits, avec à peine plus d’une personne sur trois se sentant en sécurité dans son emploi (35%). C’est deux fois moins que les salariés exerçant un métier dans l’éducation et la santé (70%).
L’étude indique également que travailler uniquement à distance amène à être moins satisfait de son employeur en matière de sécurité de l’emploi (46%) par rapport à leurs collègues en présentiel (61%) ou en mode hybride (65%). Ils sont d’ailleurs plus de la moitié à envisager de faire plus d’heures supplémentaires (51%) pour « sécuriser » leur emploi, contre 33 % pour les travailleurs en mode hybride et 27% pour ceux sur site. Ainsi, alors que le monde s’adapte au fur et à mesure au travail hybride et que de nombreux collaborateurs souhaitent travailler à distance, l’un des défis des employeurs est de conserver la satisfaction de leurs salariés vis-à-vis de la sécurité de l’emploi.
« De nombreuses entreprises rencontrent toujours d’importantes difficultés à attirer et fidéliser les talents. »
arlos Fontelas de Carvalho, président d’ADP en France, en Suisse et en Suède
« Les temps actuels suscitent des inquiétudes chez les travailleurs, avec de nombreuses incertitudes sur les plans économiques, géopolitiques ou même technologiques, commente Carlos Fontelas de Carvalho, président d’ADP en France, en Suisse et en Suède. En parallèle, de nombreuses entreprises rencontrent toujours d’importantes difficultés à attirer et fidéliser les talents. Compte tenu de ce contexte, les employeurs doivent redoubler leurs efforts pour montrer à leurs équipes qu’elles sont appréciées à leur juste valeur, que leurs contributions sont reconnues et que des opportunités de formation associées à des perspectives d’évolution vont favoriser leur avenir professionnel. »
« Depuis longtemps, les avancées technologiques telles que l’automatisation, l’IA et le machine learning sont vues comme des opportunités pour ADP, afin de toujours mieux servir nos clients et faciliter la vie de nos collaborateurs, poursuit Carlos Fontelas de Carvalho. Si certains secteurs vont devoir s’adapter et certains métiers sont amenés à se transformer, une communication ouverte et transparente dès maintenant avec les collaborateurs peut aider à dissiper les idées reçues et rassurer les équipes quant à la sécurité de leur emploi. Cet environnement de travail positif doit être ressenti y compris par les salariés travaillant à distance. L’étude tend à montrer que ces derniers peuvent craindre de ne pas être assez ‘visibles’ pour se révéler indispensables à leur entreprise. Il est donc primordial de valoriser le rôle central des managers de proximité dans le maintien du lien, aussi bien sur site qu’à distance, et d’accélérer leur formation pour cela, afin que chaque collaborateur puisse faire entendre sa voix. »
*Le rapport « People at Work 2023 : l’étude Workforce View» étudie les comportements des salariés face au monde du travail actuel, ainsi que leurs attentes et espoirs vis-à-vis de leur futur environnement de travail. ADP Research Institute a interrogé 32 612 actifs dans 17 pays, dont 1 912 en France.
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Les services de l’État en Vaucluse viennent de procéder à la démolition d’office de plusieurs bâtiments édifiés sans autorisation d’urbanisme en zone agricole à Caseneuve. Suite à un arrêt du 12 mars 2020, la Cour d’appel de Nîmes avait confirmé le jugement de première instance rendu par le tribunal correctionnel d’Avignon le 6 novembre 2018, qui condamnait le propriétaire à la démolition d’un ensemble de constructions dans un délai de 10 mois, sous astreinte de 75€ par jour de retard. « Devant l’inaction du mis en cause, après mises en demeure et liquidation des astreintes, les services de l’Etat ont été contraints, en dernier recours, de faire exécuter d’office la démolition, sous le contrôle d’un huissier de justice et avec le concours de la force publique, explique la préfecture de Vaucluse.
Opérations régulières de démolition Régulièrement, la préfecture fait procéder à ce type de démolition comme à Avignon en 2021 (voir photo ci-dessous) ou bien encore à Loriol-du-Comtat en 2020. La dernière démolition de ce type dans le département. Entre 1980 et 2018, les services de la DDT (Direction départementale des territoires) ont recensé près de 3 000 infractions à l’urbanisme (construction ne respectant pas les permis ou érigées sans aucune autorisation). Fin 2020, sur les 1 000 affaires en cours 70% des infractions en urbanisme concernaient des espaces naturels et agricoles alors que 30% de ces infractions impactaient des zones soumises à des risques naturels.Par ailleurs, près de 40% d’entre elles faisaient l’objet d’une condamnation pénale devant les tribunaux correctionnels (amendes assorties de mesures de remise en état avec démolition sous astreintes). En moyenne, il faut compter 18 mois de procédure pour exécuter un dossier de démolition d’office. Depuis 2009, la préfecture de Vaucluse a fait procéder à une vingtaine de démolition dans le département, essentiellement dans le Sud-Luberon et aux abords de Pertuis.
Opération de démolition d’une construction illégale à Avignon ordonnée par l’Etat en 2021. DR
Sanctionner les atteintes aux paysages « En associant leurs compétences respectives, les services de l’État, l’autorité judiciaire et les maires veillent au strict respect des dispositions réglementaires en matière d’urbanisme et à la coordination de l’ensemble des procédures administratives et judiciaires pour sanctionner les atteintes aux paysages et à l’environnement dans le département, rappelle la préfecture de Vaucluse. L’article L.480-9 du Code de l’urbanisme ouvre d’ailleurs aux maires la possibilité de faire procéder d’office à tous les travaux nécessaires à l’exécution de la décision de justice. Dans ce contexte, il est rappelé que la remise en état volontaire par les condamnés reste la voie à privilégier s’ils ne veulent pas s’exposer à cette procédure d’exécution d’office qui reste financièrement à leur charge. »
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Même si la période de crise traversée par les crypto-monnaies semble être passée, avec les deux cryptodevises phares, le Bitcoin et l’Ethereum, qui rebondissent actuellement à leurs niveaux de mai 2022, le secteur continue de faire face à des défis réglementaires et juridiques. Après que le PDG de FTX (aujourd’hui disparue), Sam Bankman-Fried, ait été reconnu coupable de blanchiment d’argent et de fraude plus tôt ce mois-ci, Changpeng Zhao, ancien directeur de la bourse crypto Binance, a démissionné dans le cadre d’un accord annoncé mardi dernier avec les autorités américaines. Il a notamment accepté de plaider coupable de violation des lois états-uniennes contre le blanchiment d’argent.
Comme le montre notre graphique basé sur les données compilées par les analystes spécialisés de The Block, les déboires juridiques de Binance (dont certains remontent à plus d’un an) n’ont pour le moment pas nui à la domination de la plateforme d’échange en matière d’activité commerciale. Avec un volume d’échanges de 3 300 milliards de dollars entre le 1er janvier et le 23 novembre 2023, la bourse crypto fondée en 2017 conserve toujours une très nette longueur d’avance sur ses plus proches concurrents : Upbit, OKX et Coinbase, qui enregistrent entre 300 et 600 milliards d’échanges sur la période.
Il est important de noter que, même si toutes ces bourses de crypto-monnaies affichent des mouvements de fonds massifs en 2023, les échanges ont tout de même considérablement diminué en volume par rapport à l’année précédente pour la plupart des acteurs majeurs du marché. Par exemple, entre janvier et juillet 2022, Binance avait déjà dépassé les chiffres accumulés de janvier à novembre 2023.
Depuis sa création, le secteur des cryptomonnaies reste considéré comme un « Far West de la finance » aux yeux des législateurs, en raison de sa nature décentralisée et fortement non réglementée. Pour le procureur général des États-Unis, Merrick Garland, les décisions concernant FTX et Binance sont d’excellents exemples du fait que ce secteur ne peut pas fonctionner en dehors des directives établies pour les entreprises et les produits financiers sans subir de répercussions. « Au cours du mois dernier, le ministère de la Justice a poursuivi avec succès les PDG de deux des plus grandes bourses de crypto-monnaies au monde dans deux affaires pénales distinctes », a déclaré Garland dans un communiqué de presse. « Le message ici doit être clair : utiliser les nouvelles technologies pour enfreindre la loi ne fait pas de vous un perturbateur, cela fait de vous un criminel« .
De Tristan Gaudiaut pour Statista
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Les particules fines PM2.5, particules dont la taille est inférieure à 2,5 micromètres, sont émises dans l’atmosphère lors de la combustion de matières premières, principalement pour le chauffage et le transport, ainsi que lors de l’utilisation de certains pesticides. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la pollution de l’air serait responsable de plus de quatre millions de décès chaque année, et une exposition prolongée aux particules fines pourrait causer ou aggraver de nombreux problèmes de santé comme les troubles cardiovasculaires, l’obésité et le diabète. Depuis 2021, l’OMS recommande un niveau maximal de cinq microgrammes de PM2.5 par mètre cube d’air pour une exposition prolongée. En Europe, presque toutes les villes dépassent ce seuil.
Cependant, comme le montre notre infographie, basée sur des données de l’Agence européenne pour l’environnement compilées par le site Toute l’Europe, dix villes d’Europe se maintenaient en dessous du niveau de particules fines recommandé par l’OMS. En 2021-2022, la ville européenne la moins polluée de l’étude était Faro, au Portugal, où la concentration moyenne de PM2.5 dans l’air n’était que de 3,7 μg/m3. Venaient ensuite deux villes suédoises, Umeå (3,9 μg/m3) et Uppsala (4 μg/m3). En France, aucune des villes analysées ne se situait en dessous du niveau fixé par l’OMS. Les villes françaises les moins polluées étaient Brest, avec une moyenne de 6,8 μg/m3, et Saint-Brieuc (7,2 μg/m3).
De Valentine Fourreau pour Statista
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C’est la deuxième édition d’un festival peu courant avec un nom peut-être ambigu : Festival Manip ! En regardant la programmation on comprend qu’il est question de magie. Un festival de magie donc ? Un peu réducteur ! C’est du théâtre ? Des seuls en scène ? Quand on nous propose en plus en sous titre de «mettre de l’extra dans notre ordinaire» j’ai voulu en savoir plus sur ce drôle de festival qui a connu un beau succès l’année dernière à la même époque, moment magique s’il en est qui précède la période de Noël.
Rencontre avec Chloé Tournier, directrice depuis 2 ans de la Garance, Scène Nationale de Cavaillon, qui a initié ce festival
Dès votre arrivée à la Garance, vous proposez ce temps fort qui se veut pérenne «Le Festival Manip» Pourquoi ? «Les raisons sont multiples mais la première est un positionnement artistique. En tant que Scène Nationale nous devons venir en soutien et en défense de la culture publique. Or, la magie est un Art qui est encore trop peu soutenu, peu visible, peu diffusé. La magie nouvelle aujourd’hui, c’est un peu comme le cirque nouveau il y a une trentaine d’années. C’est une discipline avec une vitalité et une créativité importantes mais qui manque de structures de formation – à ce jour aucune structure de formation spécifique à part une option à l’Ecole des Arts du Cirque à Chalon – de structures de diffusion, il n’y a pas de festival. En fait il n’y pas d’espace. Donc c’est bien le rôle d’une Scène Nationale de permettre son émergence et sa diffusion. De plus les spectacles de magie font souvent des ponts, instaurent des dialogues avec d’autres discipline artistiques.
C’est un moyen intéressant de découvrir et de conquérir de nouveaux publics La magie a toujours été un art très populaire. Un art en mesure de nous toucher tous et toutes. Pourquoi ? Parce que c’est une discipline qui nous met au même niveau. On ne peut pas faire état d’une pratique culturelle accentuée ou de connaissances spécifiques. Du coup, on atteint l’émerveillement universel et c est quelque chose de très très beau : ensemble, dans la même expérience et la même incompréhension, la même légitimité.
Par la porte du merveilleux, créer une sorte de culture de l’esprit critique C’est la troisième raison qui touche plutôt au politique. Ce que nous apprend la magie c’est le doute. Nous sommes sur des territoires poreux et dans une société où théorie du complot, fakenews, réseaux sociaux , bombardement d ‘images font leur miel. La magie peut emmener les gens à douter, « je ne dois pas forcément croire ce que je vois». Les magiciens ne mentent pas, ils nous expliquent, ils nous manipulent, la magie c’ est de la manipulation, d ‘où le titre du festival Manip ! C’est une manière de s’interroger en douceur, pas en frontal : entrer par la porte du merveilleux, pour créer une sorte de culture de l’esprit critique.
Dans la peau d’un magicien
Distiller des temps magiques dans les rues, dans le quotidien, occuper l’espace public La nouveauté pour cette deuxième édition est d’aller à l’extérieur tout en étant très proche. Il y aura l’exposition Faune dans les rues de Cavaillon qui consiste en un parcours de 10 affiches qui révéleront – grâce à une application téléchargée sur son smartphone – une faune sauvage qui ne serait pas perceptible à l’œil nu mais qui serait existante dans nos villes. De même le mentaliste Yann Frish a installé son camion-théâtre – qui se déplie pour nous offrir un gradinage de 90 places – et nous invite à venir chercher le doute ou la vérité dans «Le paradoxe de Georges».
Troubler, bousculer, douter, s’émerveiller Parmi les autres événements proposés, on retrouvera avec plaisir Thierry Collet qui nous livrera un récit autobiographique «Dans la peau d’un magicien». Le spectacle «Ca disparait» est une création donc peut-être encore un peu fragile et désireux d’avoir des retours. Il est destiné plus spécifiquement au Jeune Public ( à partir de 7 ans) avec LA question évidente : mais où ça va les choses quand ça disparaît ?
« Désenfumages3 » choisi par « La Bande du futur » Voici encore un dispositif original initié par Chloé Tournier pour la deuxième année consécutive. Un groupe de jeunes âgés de 12 à 18 ans est associé à la Garance pour découvrir les métiers du spectacle vivant, vivre des ateliers de pratique artistique et repérer et assister à des spectacles tout au long de l’année. C’est ainsi qu’ils peuvent ensuite choisir un spectacle qui sera programmé la saison suivante. «Je m’engage même à ne pas avoir vu le spectacle pour ne pas les influencer » sourit Chloé même si elle connaît le travail de la compagnie Raoul Lambert qui nous invite dans leur monde de l’imposture et de la manipulation avec «Désenfumage33»
Sept jours d’émerveillement Tours de Magie au service d’une histoire ou récit illustré par de la magie, en salle ou dans les rues, cartomagie, illusions ou mentalisme, on comprend que le merveilleux réunira pendant 7 jours petits et grands et que le bouche à oreille opérera encore pour une troisième édition qui se prépare déjà.
Festival Manip ! Du 5 au 9 décembre. 3 à 20€. Scène Nationale La Garance. Rue du Languedoc. Cavaillon. 04 90 78 64 64 . www.lagarance.com
100 ans du marché aux truffes de Richerenches : la Région aux côtés de la filière trufficole
Une centaine de personnes était venue assister, hier, au débat sur l’emprise après la projection du film ‘L’amour et les forêts’ avec Virginie Efira et Melvin Poupaud qui évoquait ce drame au sein du couple et de la famille. Ça se passait au cinéma le Vox à Avignon, jeudi soir, à l’initiative de l’association Soroptimist Interntional d’Avignon. L’argent récolté ira au soutien de la Maison d’Agathe, créée par des Avignonnais, qui accueille à Pondichéry en Inde, des petites filles et adolescentes orphelines ou maltraitées.
Le clou de la soirée ? Il a eu lieu lorsque Dominique Guéroult Thibault, psychanalyste, l’adjudante Nelly Maurin et Shirley Vallalta, maréchal des logis chef, qui œuvrent à la Maison de la confiance et de la protection familiale– ont pris la parole pour expliquer les mécanismes de l’emprise. Le public a été très réceptif aux explications de chacune, au déroulé du cycle de la violence et aux interventions des gendarmes dans le cadre des violences intrafamiliales (Vif). On vous explique tout en détail.
Dominique Guéroult Thibault
Ce que dit la psy «L’emprise est une relation comme une autre entre deux personnes consentantes…au début, prévient Dominique Guéroult-Thibault, psychanalyste à Pujaut, relation qui s’oriente vers la soumission totale avec la perte de son libre arbitre, pour l’une des personnes. En clair, l’emprise est l’influence ou la domination exercée sur une ou plusieurs personnes ayant pour résultat de s’emparer de son esprit ou de sa volonté. Au départ, entre deux personnes ? Il y a cette attirance commune.»
Mécanisme de l’attirance «Notre vécu est stocké dans notre inconscient constitué de la somme de nos blessures, traumas, joies… emmagasinés depuis notre vie intra-utérine, prévient la psychanalyste. En conséquence, notre inconscient a établi des mécanismes de défense ou des comportements tels que le déni, l’oubli, l’évitement, le refoulement… L’inconscient ne connaît pas la notion de temps, ni la notion de bien ou de mal. Une blessure, un type de relation, un événement…L’inconscient propose un chemin, celui qu’il connaît déjà, qu’il soit ou non délétère.»
Au tout début, il y a l’enfant «Et ses besoins fondamentaux de tout petit en relation avec sa mère et son père. Il a un besoin vital d’amour, de sécurité et de reconnaissance. Lorsqu’il y a souffrance à l’âge adulte, c’est l’enfant que nous avons été et qui est en nous, souffre. Surtout, nous dégageons tous une aura qui est l’émanation de notre inconscient. Nous sommes donc tous des émetteurs et des récepteurs. Et c’est cet inconscient qui nous dirige et dirige notre vie à plus de 80%. Conclusion ? Les inconscients se parlent.»
Voilà pour expliquer une partie de ce qui nous constitue «Alors revenons à la relation qui est un échange entre deux personnes. Celle-ci évolue, rythmée de remises en question, de zones de doute, de compromis, chacun tirant un bénéfice de l’autre. Ces bénéfices sont pour le 1er matériel, et pour le second psychologique et narcissique. Cette relation évolue avec le temps, dans une adaptation de l’un à l’autre.»
La relation de pouvoir entraîne la soumission «La relation finit par ne plus exister pour l’un, pour n’être plus qu’au profit du plaisir de l’autre. Elle est niée dans ce qu’elle est : choix, idées, orientations, relation amicales, familiales… L’autre décide de tout et œuvre à un véritable lavage de cerveau. On ne parle plus de compromis mais de compromissions. On peut alors évoquer le rôle de prédateur et de proie, de loup et de mouton.»
Prédateur et proie «Le prédateur comme la proie ont un besoin incommensurable d’amour… Comme un puits sans fond, la relation veillant à essayer de réparer la faille narcissique. La proie a besoin de satisfaire l’attente du prince charmant validée par la phase séduction de la relation, tandis que le prédateur a besoin de satisfaire son amour possession par le contrôle. Les fantasmes de chaque protagoniste semblent être réalisés. Le Prince charmant voit sa femme totalement disponible à sa volonté.»
Phase de pouvoir «Dans la phase de pouvoir, le prédateur va veiller à instaurer, graduellement, l’isolement relationnel familial et amical, notamment en se rendant infréquentable, en alternant dénigrement et valorisation. Il veille également à l’isolement économique, à continuer son lavage de cerveau qui induit la perte progressive d’identité de la proie.»
De G à D le Maréchal des logis chef Shirley Vallalta, l’adjudant Nelly Maurin de la gendarmerie de Vaucluse et Dominique GuéroultThibault, psychanalyste à Pujaut
Phase de violence psy «Cette phase de violence psychologique tend vers l’intimidation, des menaces voilées, des gestes violents qui passent par le blâme, les brimades, le protagoniste nie les faits puis s’excuse. Il travaille à la perte de l’estime de soi de sa compagne ou de son compagnon : rabaisse, insulte, culpabilise, responsabilise, entame le cercle des injonctions contradictoires pour désorienter l’autre.»
Ce qui se joue «La proie essaie de soigner sa blessure infantile. Elle pense avoir trouvé dans l’autre, durant la phase de séduction, l’être fantasmé qui, quelque part, lui fait miroiter un illusoire que le ‘Demain sera mieux’, est bien là. Même si elle vit des épisodes destructeurs à répétition, elle n’est pas prête à lâcher. Elle revit la relation infantile avec son environnement maternant. Le prédateur connaît la même blessure infantile et espère empêcher l’abandon-rejet en enfermant l’autre dans cette relation, la retenant prisonnière.»
Agir sur la proie «Il est très difficile pour la personne sous emprise, de prendre conscience de son statut de victime. Ça ne pourra être effectif que lorsqu’elle prendra la parole et qu’elle s’entendra elle-même. Cette parole aura des répercussions dans sa famille –qui a possiblement exercé ou subi sa propre omerta- puis auprès de la société, afin d’être entendue à tous les niveaux de la Justice.»
De l’importance de la parole «C’est à travers le NON et l’éloignement physique -il faut partir !-que la 1re étape est franchie, avec une remise en lien avec la famille et les amis. Le psychanalyste est là pour aider à ce NON psychologique. Mission ? Travailler l’écoute dont le but est que la proie arrive à une reconnaissance de son statut de victime. Puis viendront la baisse du niveau d’angoisse ; Le sortie du sentiment de culpabilité et de responsabilité ; Le retour de l’estime de soi. Il est également nécessaire de chercher le POURQUOI de cette soumission en revisitant les blessures d’enfance, ce qui amènera à libérer les émotions.»
ACCUEILLIR l’enfant en grandes blessures «Il s’agira de libérer la personne de sa propre prison face à ses manques affectifs ; De l’amener à quitter les relations de POUVOIR pour les relations d’échanges et démontrer à l’inconscient qu’il y a d’autres chemins que celui des relations toxiques. C’est tout le travail du déconditionnement de l’inconscient. Le NON psychique est atteint : sortir de l’emprise et surtout de toute emprise future,» analyse et conseille la psychanalyste Dominique Guéroult Thibault.
De G à D le Maréchal es logis chef Shirley Vallalta et l’adjudant Nelly Maurin de la gendarmerie de Vaucluse
Les gendarmes Quel est le rôle de la gendarmerie dans l’accueil des victimes de violence et qu’est-ce que la Maison de la confiance et de protection des familles ? Demande Michèle Michelotte, responsable de la communication des Soroptimist International d’Avignon. « Suite au Grenelle des violences faites aux femmes en 2019, la gendarmerie a renforcé son engagement dans les suivis et accompagnements des victimes de violences conjugales, relate l’adjudant Nelly Maurin. Les départements étant dépourvus de Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile, celles-ci ont donc créées. Elles ne concernent que les zones Gendarmerie. Celle du Vaucluse a été fondée en septembre 2020 et est devenue une Maison de Confiance et de Protection des Familles le 1er janvier 2021. Les Brigades de Prévention de la Délinquance Juvénile existantes – par exemple celle des Bouches-du-Rhône- ont été rebaptisées Maisons de Confiance et de Protection des Familles à la même date. »
A quelles demandes répond la création de cette Maison de la confiance et de la protection des familles ? « Cette unité a vocation à traiter du foyer et de la sphère privée avec l’accompagnement et le recueil de la parole de la victime, la protection de la famille. Que ce soit dans le cadre des violences intrafamiliales ou lors des préventions. Les différentes missions sont les actions de prévention ; la protection des victimes avec accompagnement et suivi ; L’appui aux unités territoriales avec la prise d’audition des victimes particulièrement vulnérables/sensibles et également les auditions des mineurs grâce à une formation spécifique qui nous le permet : La coordination, car nous faisons le lien entre les divers partenaires et les victimes afin que celles-ci soient orientées et conseillées au mieux dans leurs démarches sociale, éducative, psy, financière … Nous sommes le point d’entrée de la victime. »
Cependant, notre unité n’a pas vocation à accueillir du public comme une unité territoriale classique. En revanche, nous pouvons recevoir les partenaires et interlocuteurs -bailleurs sociaux, associations-… Pour le département du Vaucluse, il s’agit d’une démarche ‘d’aller vers’ le public, la population. C’est nous qui nous déplaçons vers les victimes soit à l’unité, ou pour les plaintes hors les murs, qui consiste à aller à la rencontre des victimes. Cela peut se passer à l’arrière boutique d’une boulangerie ou du coiffeur, en toute discrétion. »
A quelles situations êtes-vous confrontées ? « Nous intervenons principalement dans le cadre des violences intrafamiliales (Vif) mais nous avons différents champs d’action détaille le Maréchal des logis chef Shirley Vallalta, tels que la discrimination, les addictions rentrant dans le champ pénal et les usages numériques à risque. En parallèle des violences intra-familiales, nous sommes sollicitées lorsque des mineurs sont victimes d’infractions de nature sexuelles, ou victime de harcèlement, cyber-harcèlement et également victimes ou co-victimes de violences intra-familiales. »
De G à droite le maréchal des logis chef Shirley Vallalta, l’adjudant Nelly Maurin, la psychanalyste Dominique Guéroult-Thibault et la responsable de la communication du Soroptimist International Avignon, Michèle Michelotte
Quel est votre rôle ? « Nous ne faisons pas de suivi à la Maison de Protection des Familles au sens propre, précise l’adjudant Nelly Maurin. Nous traitons uniquement la partie judiciaire. Toutefois, nous réorientons les victimes vers les différents partenaires notamment France victimes, l’Association de Médiation et d’Aide aux Victimes, via notre Intervenante Sociale en Gendarmerie qui, elle, fera le lien avec les structures comme Rheso, des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, la Maison Départementale de l’Autonomie, en vue d’un accompagnement adapté pour chacune d’elles. »
Pourquoi est-il si important de former les gendarmes à la réception et à l’écoute des personnes qui viennent demander de l’aide ? « Les Violences intrafamiliales sont un fléau de masse, témoigne le Maréchal des logis Shirley Vallalta. La sensibilisation au concept de l’emprise permet aux personnels de la gendarmerie de se mettre à la place des victimes et ainsi d’améliorer leur accueil. Nous leur offrons des clés pour faire face à cette problématique et ainsi aider à la libération de la parole. »
Le cycle de la violence « Il y a tout d’abord un climat de tension, l’agression où peuvent s’inscrire toutes sortes de violences, puis la justification avec sa cohorte d’excuses, et, enfin, la séduction pour se faire pardonner et essayer de faire oublier à la victime ce qu’elle a vécu, développe le Maréchal des logis Shirley Vallalta. Une fois le cycle consommé, l’emprise s’installe peu à peu, en se reproduisant encore et encore jusqu’à ce que la personne essaie de s’en sortir. »
Le besoin de protection interviendrait 7 fois avant la prise de conscience « Statistiquement, ce cycle se reproduira 7 fois – en l’espace de quelques jours, semaines, mois ou d’une vie- avant que la victime ne porte plainte », analyse l’adjudant Nelly Maurin. Nous proposons des formations aux gendarmes ainsi qu’aux agents hospitaliers et personnels de mairie, pourquoi ? Parce que parfois, c’est en allant payer la cantine, pour leurs enfants, que des mères de famille se confient car ces personnels -que nous appelons personnel ressource- sont les seules personnes à qui ces femmes peuvent parler. Pourquoi ? Parce qu’elles ne sont en contact avec personne d’autre. Pourtant, il y a des victimes que l’on ne pourra pas aider, soit parce qu’elles ne veulent pas, soit parce qu’elles sont dans le déni. »
Une centaine de personnes était présente pour cette soirée Soroptimist donnée au profit de l’association avignonnaise Adaïkalam pour soutenir la Maison d’Agathe, un orphelinat de 22 petites filles et adolescentes à Pondichéry, en Inde.
Est-ce que le prédateur est conscient ? demande une personne dans la salle « Est-ce que le prédateur est conscient de ses actes ? Oui répond l’adjudant Nelly Maurin parce qu’il a choisi sa proie. Certain ssont si intelligent dans leur façon de procéder, que l’emprise est presque indécelable. »
La société est faite pour les couples « La société est faite pour les couples, ajoute la psychanalyste Dominique Guéroult Thibault. Le 1er bénéfice matériel de la victime est qu’elle vit en couple et qu’elle a fondé une famille. Le second bénéfice psychologique est de nourrir sa fragilité, sa quête d’amour inassouvi. La victime ne peut pas s’en aller parce que les deux bénéfices existent. Elle ne pourra partir que lorsqu’elle sera consciente de ce qui se joue. Elle ne pourra être aidée que par des professionnels de l’écoute. Il lui faudra accepter sa part de responsabilité psychique -même si c’est dur de dire cela- et se déconditionner pour se reconstruire. Elle deviendra ainsi ce qu’elle est réellement. Elle n’attirera plus les relations toxiques, mais des relations d’échanges, où elle sera parfaitement elle-même et en capacité de s’exprimer pleinement, de dire cela me convient ou cela ne me convient pas. »
Nelly et Shirley, pouvez-vous témoigner d’un cas ? « En septembre 2020, un de nos partenaires –La maison des adolescents– a signalé une personne qui a fini par porter plainte, là, seulement en début d’année. Au départ, un adolescent était suivi dans cette structure qui demande également à rencontrer les parents. C’est là qu’il y a eu détection. Il s’agissait de la mère. Celle-ci a du faire son chemin, tout d’abord pour accepter ce qui avait été mis au jour, un problème intrafamilial. La personne a du être relogée avec ses enfants, dont certains en bas âge », passer le permis de conduire -car elle habitait en zone rurale- et se reconstruire. » Enfance maltraitée et prédation « Il est important de faire suivre les enfants car l’on s’est rendu compte que les prédateurs avaient, souvent, été des enfants maltraités, distingue la psychanalyste Dominique Guéroult Thibault. Ainsi, l’on stoppe la cascade générationnelle. Les enfants témoins de cette maltraitance sont tout aussi victimes de la maltraitance. Il subissent les scènes, devenant prisonniers du conflit de loyauté. Il faut là aussi, libérer la parole pour que les enfants ne se sentent pas responsables. »
Brigitte Nicolle, Présidente du Soroptimist International Avignon a présenté la soirée qui se clôturait par un pot de l’amitié