5 avril 2026 |

Ecrit par le 5 avril 2026

1er REG : le génie de la guerre

Le 1er Régiment étranger de génie (1er REG) de Laudun-l’Ardoise vient d’organiser l’exercice ‘Terra Nostra 26’. Durant 10 jours, du 16 au 25 mars, les képis blancs gardois ont fait face à différent scénarii mobilisant plus de 300 militaires et une soixantaine de véhicules.

L’exercice ‘Terra Nostra 26’ qui vient de s’achever avait pour objectif d’entraîner les légionnaires du 1er Régiment étranger de génie (1er REG) à défendre un territoire face aux attaques ennemies. Se déroulant en terrain libre cette simulation conduite dans plusieurs communes du Gard Rhodanien proches de Laudun l’Ardoise visait « à entraîner l’ensemble des unités au combat de haute intensité en conditions proches du réel, tout en perfectionnant les savoir-faire individuels et collectifs dans le domaine du génie », explique le 1er REG.

Protection de la caserne puis des alentours
Dans ce cadre Terra Nostra s’est tenu en plusieurs phases. Dans un premier temps, du 16 au 18 mars, dans le cadre de l’exercice, les unités du régiment se sont entraînées à la protection des infrastructures militaires. Face à une montée progressive de menaces simulées, les unités ont été engagées dans la défense du quartier régimentaire : gestion d’incidents multiples, mise en alerte graduée, combat terrestre et déploiement d’une cellule de crise. Cette phase avait pour objectif de tester et renforcer le plan de défense face à un ennemi menant des actions de harcèlement.
Après la défense de la caserne et de ses abords, l’exercice s’est ensuite étendu à la protection et à la sauvegarde des populations vivant aux alentours.

De gauche à droite :  Colonel Dorigny chef de corps 1er REG, lieutenant-colonel Romain directeur de l’exercice Terra Nostra et le capitaine Charles Commandant la compagnie engagée. Crédit : Michel Grisey

« Nous avons bien réagi face à l’ennemi. »

Colonel Dorigny, chef de corps du 1er REG

Sauvegarder les civils et se prémunir des infiltrations parmi eux
Par la suite, Terra Nostra verra le déploiement de plusieurs véhicules de combat d’infanterie Griffon engagés pour extraire une vingtaine de civils visés par des tirs d’obus ennemis. Mis en sécurité au sein de la garnison, les blessés ont été pris en charge tandis que les autres civils ont fait l’objet de fouilles et d’interrogatoires. Leurs réponses renseignent le poste de commandement (PC) sur l’ennemi.

Pour renforcer le réalisme de la manœuvre, les élèves d’une classe de défense parrainée par le régiment ont joué le rôle de la population civile. Au cours de l’exercice, un réserviste de la force adverse (FORAD), dissimulé parmi les civils, a créé une diversion. Son complice, lui aussi caché parmi les civils, a cherché à recueillir des informations sur la garnison. Grâce à leur vigilance, les légionnaires détectent la menace, maîtrisent l’individu armé d’un couteau puis interpellent son complice.

Sous l’œil de délégations étrangères
Des délégations espagnoles et grecques étaient aussi présentes afin d’observer les modes opératoires des Explosive ordnance disposal (EOD) français, ces unités spécialisées dans la neutralisation d’engins explosifs. En échange, quatre EOD du 1er REG ont été envoyés en Grèce pour échanger sur les méthodes de déminage utilisées par le pays allié.

Le lendemain, une nouvelle exfiltration de population est conduite avec une Embarcation fluviale du génie (EFG). L’intégration de civils dans la manœuvre a notamment permis aux légionnaires de s’entraîner au plus près des conditions réelles d’engagement, en maintenant une vigilance permanente.
« Nous avons bien réagi face à l’ennemi. C’est rassurant, constate le Colonel Dorigny, chef de corps du 1er REG. Terra Nostra 26 nous a aussi permis d’être très satisfait de nos savoir-faire du génie. »

Le véhicule blindé Griffon e décline en différentes versions  : Santé, réparation matériel, transport de troupes… Crédit : Michel Grisey

Construction inédite d’un tunnel sous le feu de l’ennemi
Par ailleurs, lors de Terra Nostra, la section travaux du 1er REG a expérimenté la construction d’un tunnel. En pleine forêt, une tranchée de six mètres de profondeur a ainsi été creusée pour construire un tunnel. Une pelleteuse hydraulique est intervenue pendant que la section travaux a découpé de larges poutres pour soutenir l’ouvrage. Deux mois plus tôt, le bureau opérations-instruction (BOI) avait chargé le lieutenant Kilian, commandant la section travaux, d’étudier les techniques de construction adaptées à cette infrastructure souterraine. Le tunnel mesure 15 mètres de long et 2 mètres de large et peut supporter le poids d’un char Leclerc de 54 tonnes.

Afin d’être le plus réaliste possible des conditions réelles d’un conflit moderne, ce chantier inédit a été attaqué par un drone lançant une grenade. Malgré la riposte, trois militaires sont blessés. Cette situation a permis aux képis blancs de s’entraîner au sauvetage au combat de niveau 1.

Au PC commandement, la ‘caisse à sable’ est une maquette tactique permettant de visualiser le terrain d’opération. Crédit : Michel Grisey

La logistique : le nerf de la guerre
Dans le même temps, côté pratique le ‘train de combat n°2’ (TC2) a posé son bivouac en retrait de la ligne de front. Son rôle était de soutenir logistiquement tout le régiment en assurant le ravitaillement des compagnies du régiment en vivres, en munitions et en carburant.

Réseaux sociaux : la guerre 2.0
Pour entraîner les soldats à la haute intensité, le 1er REG a poussé le scénario à son maximum tout au long de ces manœuvres. Ainsi, les soldats, déjà sensibilisés à l’utilisation des téléphones en mission, ont été mis à l’épreuve durant l’exercice. Des spécialistes des réseaux sociaux ont échangé avec ces derniers à l’aide de faux comptes, afin de soutirer des informations sur les manœuvres.

« Ce ravitaillement se fait de plusieurs manières : soit le TC2 ravitaille les compagnies sur leurs positions, lorsque le conflit le permet, soit les compagnies viennent se ravitailler au TC2, explique le ministère des armées. Le train de combat n°2 assure également la maintenance des engins. Cela implique non seulement de réparer les véhicules mais aussi d’assurer l’approvisionnement en pièces détachées et en matériel complémentaire comme par exemple les protections Nucléaire, radiologique, biologique et chimique (NRBC). Pour accomplir sa mission le TC2 est équipé d’engin lourds de dépannage. Enfin, il assure le soutien sanitaire du régiment. Pour cela, une équipe sanitaire est intégrée au TC2. Equipé d’un Griffon en version sanitaire et d’une ambulance, il soigne aussi bien les blessés militaires que civils, et peut aussi être amené à prodiguer des soins à des personnels ennemis capturés. Sa mission s’étend aussi à la prévention d’épidémie ou d’accidents physiques au sein des compagnies. »

Michel Grisey et Laurent Garcia

A propos du 1er REG
Le 1er Régiment étranger du génie compte plus de 800 hommes répartis dans 6 compagnies. C’est le régiment de génie d’assaut de la 6e brigade légère blindée (6e BLB). Il remplit des missions d’appui à la mobilité, à la contre mobilité et d’aide au déploiement d’urgence. Spécialiste amphibie, le régiment est notamment l’acteur principal dans les opérations d’aménagement des plages, de vérification de non pollution, l’organisation de l’embarquement et du débarquement de véhicules des unités de la brigade.

Une solide expérience opérationnelle
Le 1er REG a vu le jour en 1984 sous l’appellation de 6e régiment étranger de génie avant de prendre son nom actuel en 1999 lorsqu’est créé un deuxième régiment de génie légion. Historiquement basé à Laudun peut se prévaloir d’une solide expérience opérationnelle : le régiment s’est illustré pendant la guerre du Golfe au sein de la division Daguet, puis au Koweït, en déminant les plages aux abords de la ville.

De nombreuses interventions humanitaires dans le monde mais aussi dans le Gard
Capable de construire un pont comme de mettre en œuvre une unité mobile de traitement des eaux, le 1er REG ne compte plus également les interventions à caractère humanitaire : Somalie, Rwanda, République Centrafricaine, Érythrée, Indonésie en 2005 après le tsunami, ou encore au Liban lors de l’opération Baliste. Les sapeurs-légionnaires peuvent également être à l’œuvre sur le territoire national comme lors des inondations de la Somme, en 2001, dans le Gard, en 2002, 2003, 2005 puis en 2010 après la tempête Xynthia en Vendée et suite aux inondations dans le Var.
Crédit photo : Michel Grisey


1er REG : le génie de la guerre

À l’occasion de sa 60e édition, le  Festival Off d’Avignon convie la nouvelle ministre de la Culture, Catherine Pégard, à participer aux Assises de la diffusion, du 7 au 10 juillet. Un rendez-vous stratégique, alors que le spectacle vivant traverse une crise profonde de financement et de circulation des œuvres.

Avec près de 1 800 spectacles, 350 000 spectateurs et plus de 1,6 million de billets vendus chaque année, le Festival Off d’Avignon n’est pas seulement un événement culturel majeur : il constitue un baromètre du spectacle vivant. Sa vitalité et ses fragilités reflètent celles de toute une filière.

Un festival au cœur des tensions du secteur
Porté par l’association Avignon Festival & Compagnies, le Off s’impose depuis six décennies comme un espace d’expérimentation, de diffusion et de rencontre entre artistes, producteurs et programmateurs. Mais derrière cette effervescence se dessine une réalité plus préoccupante : celle d’un modèle économique sous pression.

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La diffusion en crise, symptôme d’un déséquilibre structurel
Au cœur des Assises annoncées en juillet, un mot-clé : diffusion. Autrement dit, la capacité des spectacles à être programmés, vus et financés au-delà de leur création. Egalement, depuis plusieurs années, les professionnels alertent sur un phénomène de saturation : multiplication des productions, raréfaction des lieux d’accueil, fragilisation des compagnies indépendantes. À cela s’ajoutent la hausse des coûts de production : énergie, transport, hébergement ainsi qu’un contexte inflationniste qui pèse sur les budgets artistiques.

Le désengagement des collectivités territoriales
Le désengagement progressif de certaines collectivités territoriales accentue encore ce déséquilibre. Dans ce paysage incertain, le Off devient paradoxalement à la fois une vitrine incontournable… et un espace de concurrence exacerbée. Autre sujet sensible : l’évolution du Fonpeps. Ce dispositif, destiné à soutenir l’emploi dans le secteur, voit sa dotation revue à la baisse dans la loi de finances 2026, passant à 39M€, contre environ 60M€ nécessaires selon les acteurs du terrain. Pour les représentants du Off, il fragilise durablement les petites et moyennes structures, qui constituent pourtant l’essentiel du tissu créatif. En filigrane, c’est la diversité artistique elle-même qui est questionnée.

Une interpellation politique assumée
Dès janvier, l’association AF&C avait adressé une lettre ouverte à Rachida Dati, pour alerter sur ces enjeux. Aujourd’hui, elle se tourne vers celle qui lui succède, Catherine Pégard, en l’invitant à venir dialoguer directement avec les professionnels. Pour les organisateurs, le spectacle vivant joue un rôle central dans la cohésion sociale, l’éducation et la vitalité démocratique, la défense de la création indépendante est présentée comme une responsabilité publique majeure.

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Avignon, laboratoire du spectacle vivant
En choisissant d’organiser ces Assises pendant le festival, AF&C mise sur la force du collectif. À Avignon, en juillet, se concentrent en effet des milliers de professionnels venus de toute la France et de l’international. Un écosystème unique, propice à une réflexion transversale. Ce rendez-vous pourrait aussi marquer un tournant. Car au-delà du diagnostic partagé, quelles seront les pistes de réflexion exposées pour le financement, la régulation, la transition écologique, et les nouveaux modèles de diffusion ? Pour son 60e anniversaire, le festival continue de s’affirmer comme un espace de débat, et peut-être de refondation, pour le spectacle vivant.

Zoom sur les Assises de la diffusion
Au cœur des enjeux de la filière, les Assises de la diffusion constituent un chantier de réflexion mené par AF&C sur deux ans, en 2026 et 2027. Elles prennent appui sur un constat largement partagé : malgré une présence toujours plus forte des compagnies dans le Off, près de 80 % d’entre elles obtiennent moins de cinq dates de tournée à l’issue du festival. Ces rencontres réuniront équipes artistiques, chargés de diffusion, lieux, collectivités et institutions afin de partager analyses et expériences. L’objectif : mieux comprendre les réalités contemporaines de la diffusion, identifier les zones de fragilité du secteur et nourrir une réflexion collective sur la circulation des œuvres dans le spectacle vivant.
7>10 juillet | Assises de la diffusion
Source ici.
Mireille Hurlin

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1er REG : le génie de la guerre

Avec près de 190 adhérents et une activité quasi continue, l’Association avignonnaise automobiles anciennes, ‘les 4A’, s’impose comme l’un des clubs les plus dynamiques de la région Sud. Entre patrimoine roulant, transmission et engagement local, elle fait vivre l’automobile ancienne bien au-delà de la simple nostalgie.


Dans le paysage automobile régional, les clubs ne manquent pas. Mais rares sont ceux qui affichent une telle vitalité. Fondée il y a 14 ans, en 2012, l’Association avignonnaise automobiles anciennes, présidée par François Cardineau, revendique aujourd’hui près de 190 membres, un chiffre en constante progression.

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Un calendrier soutenu
À l’échelle de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, le club se distingue par son ampleur. Selon ses dirigeants, il s’agit du plus important rassemblement dévolu aux voitures anciennes dans la région, tant par le nombre d’adhérents que par la densité des événements proposés. Car ici, la passion ne se limite pas à quelques sorties dominicales. Le calendrier est soutenu : rassemblements mensuels, sorties, participations à des manifestations locales, sans compter les opérations ponctuelles organisées à la demande des collectivités ou d’événements partenaires.

Des voitures, mais surtout un patrimoine vivant
Au-delà des modèles exposés, souvent emblématiques des années 1960 à 1980, c’est une certaine idée du patrimoine que défendent les 4A. Celle d’objets conçus pour durer, à rebours d’une industrie automobile contemporaine marquée par l’obsolescence programmée. Certaines voitures du club dépassent allègrement les cinquante ans, quand d’autres flirtent avec le siècle. « Une voiture ancienne bien entretenue peut traverser les générations », rappelle le président. Un argument qui, à l’heure des préoccupations environnementales, nourrit un discours inattendu : celui d’une forme de sobriété par la conservation.

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Une passion intergénérationnelle
Contrairement aux clichés, le club ne se compose pas uniquement de retraités. On y croise des actifs, des jeunes conducteurs fraîchement titulaires du permis, mais aussi un nombre croissant de femmes, signe d’une ouverture assumée. Certaines initiatives viennent d’ailleurs bousculer les codes, à l’image des sorties exclusivement féminines organisées chaque année. Une manière de renouveler les pratiques et de faire évoluer l’image d’un univers longtemps resté très masculin.

Transmission et formation : préparer l’avenir
Conscient des enjeux de renouvellement, le club s’est rapproché du Lycée Philippe de Girard, spécialisé dans les métiers de l’automobile. Objectif : sensibiliser les jeunes générations à l’entretien de ces véhicules et, surtout, leur montrer que ce secteur recèle de véritables débouchés professionnels. Car derrière la passion se cache un écosystème complet : mécaniciens, carrossiers, experts, assureurs spécialisés. Les 4A ont d’ailleurs structuré un réseau de partenaires couvrant l’ensemble de ces compétences, offrant aux adhérents un accompagnement technique sécurisé.

François Cardineau, le président de 4A

Une présence constante sur le territoire
L’association ne vit pas en vase clos. Elle participe activement à la vie locale, en répondant aux sollicitations des communes et des organisateurs d’événements. Expositions, défilés, projections thématiques : les occasions de sortie sont nombreuses.Lors de manifestations comme Motor Passion, le club a mobilisé 65 véhicules, illustrant des thématiques spécifiques, récemment, les voitures britanniques d’exception, avec des modèles signés Lotus, Jaguar ou Aston Martin.

Les 4A s’engagent dans des actions solidaires
Mais l’engagement des 4A dépasse le simple cadre festif. L’association mène également des actions solidaires : collectes de jouets pour les familles modestes, animations en Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes agées dépendantes), participation à des opérations caritatives comme Octobre Rose. Autant d’initiatives qui lui ont valu une reconnaissance d’intérêt général, rare pour ce type de structure.

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Une passion qui s’accompagne
Enfin, le club joue un rôle de conseil auprès de ceux qui souhaitent franchir le pas. Choisir une voiture ancienne ne relève pas du coup de cœur seul : usage, budget, entretien, disponibilité des pièces… autant de paramètres que les membres expérimentés aident à anticiper.Dans un marché en pleine redécouverte, porté par la nostalgie, mais aussi par un certain rejet de l’uniformisation automobile, cette expertise collective constitue un atout précieux.

Les infos pratiques
Association avignonnaise automobiles anciennes (4A Avignon). Association reconnue d’intéret général. Les 4A ; Facebook ; Adhésion : 30€, ouverte aux propriétaires et passionnés, avec ou sans véhicule ; à Avignon, en Vaucluse et au-delà. Activités : sorties mensuelles, événements, actions solidaires, accompagnement à l’achat et à l’entretien de véhicules anciens. Contact : 4a.avignon@gmail.com
Mireille Hurlin

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1er REG : le génie de la guerre

Avec l’arrivée du printemps vient aussi le changement d’heure. Le passage à l’heure d’été aura lieu dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars.

Les journées s’allongent… Signe que la belle saison est en route. Le changement d’heure se fera dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars. L’heure avancera et nous dormirons une heure de moins. À 2 heures du matin, il faudra ajouter 60 minutes à l’heure l’égale. Il sera donc 3 heures du matin.

Si l’heure sur les montres et horloges mécaniques doit être modifiée manuellement, celle sur nos appareils électroniques changera automatiquement au moment venu.

La France se synchronise

Un seul signal en France permet de synchroniser tout le pays lors de ce changement d’heure. Il s’agit du signal horaire ALS 162. « Depuis un émetteur situé à Allouis dans le département du Cher, le signal diffuse l’heure légale élaborée par les Observatoires de Paris et Besançon, sous la responsabilité de l’Agence Nationale des Fréquences », explique France Horlogerie, l’organisation professionnelle représentative de la filière horlogère française.

Le signal horaire ALS 162 représente un enjeu stratégique de souveraineté nationale puisqu’il constitue une référence fiable et résiliente, difficile à brouiller et indépendante de technologies étrangères. De nombreux incidents sur la réception GPS ont démontré par le passé la nécessité de disposer de plusieurs sources de diffusion de l’heure. Ainsi, dans la nuit de samedi à dimanche, près de 300 000 horloges passeront automatiquement à l’heure d’été. Ce signal est prolongé jusque fin 2034 par les Pouvoirs publics à l’initiative de France Horlogerie.

Deux changements d’heure par an

Le changement d’heure a été instauré en France à la suite d’un choc pétrolier dans les années 1970. Les dates de changement d’heure ont ensuite été harmonisées au sein de l’Union européenne en 1998. Depuis, le passage à l’heure d’hiver s’effectue le dernier dimanche d’octobre et le passage à l’heure d’été, le dernier dimanche de mars dans tous les pays membres.

Les eurodéputés ont voté en 2019 pour un projet visant la suppression de ce changement d’heure, mais ce projet a été mis de côte avec l’arrivée de la crise du Covid-19.


1er REG : le génie de la guerre

Voilaaa Sound System FT avec Pat Kalla et Lass au chant

Voilaaa Sound System est un collectif vibrionnant autour de l’hyperactif producteur lyonnais Bruno « Patchworks » Hovart qui mélange Djs, Mcs live FX pour des sets inspirés de l’esprit “Notting Hill”. Voilaaa nous entraîne dans la chaleur moite des boites afro/disco seventies, accompagné par Dj Freakistan, ambianceur officiel du Groovistan. Et comme MC, nous aurons la joie d’accueillir à la Rotonde, Pat Kalla, chanteur amoureux de soul et du funk, ainsi que le chanteur d’afropop Lass, tête montante de la scène world new génération ! On se retrouve plongé du côté de Lagos, Dakar ou Abidjan. On tressaille sur du ternaire ou sur du funk impétueux. On s’agite, on s’attise, on s’électrise sur des sets calibrés en moments de bravoure capables de faire chanceler les plus fervents ambianceurs. Qui sera vraiment à la hauteur ?

Select Aïoli en première partie

Inspiré par la culture du sound système jamaïcain, mélangeant le reggae, la soul, la funk, le hip hop aux musiques latines et à la chanson française. Dans un esprit festif de découverte et de convivialité, le sélecta catalan dévoile des sonorités de style underground et des artistes indépendants.

Vendredi 27 mars. 20h30. 5 à 25€. Salle La Rotonde. Salle de La Rotonde. Chemin du Mas de Lafont. Derrière le super U. Châteaurenard. www.lespassagersduzinc.net


1er REG : le génie de la guerre

La nouvelle production de l’Opéra Grand Avignon s’attaque à la symphonie de Gustav Malher d’après Die chinesische Flötede Hans Bethge sur une orchestration d’Arnold Schönberg.

Connu surtout pour ses neuf symphonies achevées, sa Symphonie n°10 inachevée, ainsi que pour ses cycles de lieder – Des Knaben Wunderhorn, Kindertotenlieder et Das Lied von der Erde (Le Chant de la Terre) – Gustav Mahler (1860-1911) fut davantage admiré de son vivant comme chef d’orchestre que comme compositeur. Aujourd’hui, son œuvre, profondément humaine et visionnaire, continue d’exercer une influence immense sur la musique moderne et symphonique. 

Une mise en scène résolument contemporaine

Avec Le Chant de la Terre, Gustav Mahler mettait en musique sa traversée intime du deuil : la perte d’un enfant en opposant l’éphémère des corps à la permanence de la nature. Aujourd’hui, la metteuse en scène en résidence à l’Opéra Grand Avignon Chloé Lechat transforme cette œuvre hors norme en un rituel scénique, et créé un langage où la grammaire du corps, la musique et le mouvement participent à faire son deuil, un deuil qui ne soit ni une perte, ni un adieu mais bien une autre manière d’accueillir la beauté du monde. En combinant musique, danseurs et danseuses, film d’animation et théâtre, Le Chant de la Terre propose une expérience sensible et profondément humaine.

La parentalité en question

Sur scène, deux chanteurs errent parmi les ruines d’un monde en guerre et découvrent les souvenirs qui habitent des maisons désertées. Comment rendre hommage à ces vies évanouies ? Entre passé et présent, entre vestiges, visions rêvées et réalité, cette mise en scène d’une infinie poésie joue de ces fragments de mémoire qui hantent les vivants et tentent de conjurer l’absence. C’est le ténor allemand Uwe Stickert – remarqué en 2021 à l’Opéra Grand Avignon dans Peter Grimes – qui incarnera  avec le baryton Damien Gasti ce couple d’hommes face à la perte de leur fille. Sur scène également le performer Jean Hostache portera avec le Ballet du Grand Avignon ce que les mots ne suffisent plus à dire. 

 L’ensemble musical Miroirs Etendus dirigé par Fiona Monbet 

Miroirs Étendus est un ensemble musical implanté dans les Hauts-de-France, créé et animé par Fiona Monbet, Romain Louveau, Othman Louati et Emmanuel Quinchez. Dédié à la musique d’aujourd’hui, Miroirs Étendus explore les répertoires de la musique contemporaine jusqu’à la création, revisite la musique écrite, combinant la musique acoustique – souvent sonorisée – à la musique électronique. Cet ensemble aime également à s’associer à des créations lyriques pour créer des formes d’opéras d’aujourd’hui et des récitals augmentés. 

Prologue
45 minutes avant la représentation, l’Opéra Grand Avignon propose un éclairage sur Le Chant de la Terre. Entrée libre sur présentation du billet du spectacle.

Samedi 28 mars. 20h. Dimanche 29 mars. 15h. 6 à 42€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


1er REG : le génie de la guerre


1er REG : le génie de la guerre

Attila, l’Homme des cavernes, la Brute, il en a des surnoms, ce champion d’1,91m. Il a même été approché par Clint Estwood pour jouer dans son film Invictus, l’invincible, c’est dire ! Il a fait ses débuts à Valence où il est né avant de rejoindre Bourgoin-Jallieu, les Sale Sharks et Lyon OU. 

Vainqueur notamment de deux Tournois des 6 Nations dont un Grand Chelem, ce 3e ligne a su évoluer et après sa carrière internationale de sportif, il est devenu un entrepreneur multi-carte. Consultant pour le rugby sur Canal +, Sébastien Chabal a rejoint en 2009 le groupe textile Norprotex au Pontet dont il était « l’égérie » avec sa tignasse, sa barbe hirsute et son look de « Néandertal. » 

Pour les 10 ans de sa 1re boutique Ruckfield implantée aux Angles avec comme associé Tony Mathis, il explique le chemin parcouru. « Dans ce style vêtements, c’est Franck Mesnel, lui aussi champion de rugby, qui a créé en 1988 la marque Eden Park et qui a ouvert la voie. C’était plus citadin, plus haut de gamme. Nous, on est plutôt au bord du stade, du côté des supporters et surtout ce qui nous démarque c’est la gamme de tailles que nous proposons de S à 6XL. Notre ADN, c’est le rugby et son côté festif, bon vivant, partage, plaisir, 3e mi-temps. »

À 48 ans, ce géant aux yeux doux et au sourire ravageur est un homme heureux, un patron pragmatique. « L’important pour nous est de consolider le business malgré les incertitudes économiques. La crise est partout en France et ailleurs, on a une cinquantaine de salariés, il faut avancer avec eux, pérenniser la société. »

Et comme il ne met pas tous ses oeufs dans le même panier, Sébastien Chabal vient d’ouvrir un restaurant à Marseille, le JO’s Burger, Rue Sainte, à quelques encablures derrière le Vieux Port, un autre établissement devrait suivre en avril à Montpellier.

Quant à son associé, Tony Mathis, qui lui a joué au rugby comme 2e ligne aux club des Angles, longtemps présidé par Frédéric Chiara, le fils de l’ancien président de la Foire d’Avignon, il s’occupe de tout ce qui est opérationnel chez Ruckfield, des deux stylistes, du marketing, du commercial, des achats, de la com’, du site web.  « Nous sommes 100% éco-responsables, nous avons les labels Ecocert – Greenlife, GOTS  (Global Textile Organic Textile bio) et GRS (recyclé). Chez nous tout est traçable, le coton comme le lin pour les bermudas, blousons, chemises, marinières, T-shirts, pantalons. Nous avons des clients fidèles qui chaque saison guettent les nouveautés. »

Il ajoute : « Nous, on ne suit pas la tendance, mais notre instinct. On aime ce qui est coloré, flashy, positif, solaire, ce qui donne la pêche. On travaille par exemple avec les bonbons Haribo  et on a sorti un polo couleur ‘Fraise Tagada’, on a aussi imaginé une collection ‘2 CV’, symbole de populaire et de libre. On a revisité Asterix et son esprit gaulois. À ce jour, on compte 22 franchisés qui nous suivent aussi, surtout dans le Sud de la France nous en avons aussi un en Bretagne. »

Ruckfield (ruck = mêlée ouverte) allie élégance sportive et sobriété virile, une sorte de force tranquille, discrète mais réelle. Et ça marche : +120% de chiffre d’affaires en 5 ans, autour de 20M€ aujourd’hui. Les deux associés ne souhaitent qu’une chose, que ça continue mais sans se prendre au sérieux.


1er REG : le génie de la guerre

Samedi 14 mars, le club de karaté de Morières-lès-Avignon a organisé le Challenge Henri Bayard. Une journée sportive et conviviale qui a réuni, devant plus de 250 spectateurs, de nombreux jeunes pratiquants venus de plusieurs clubs du département.

« Tout au long de la journée, les jeunes karatékas se sont affrontés dans un esprit de respect et de fair-play, expliquent les organisateurs. Sous les encouragements de leurs camarades et de leurs familles, les compétiteurs ont pu démontrer les progrès réalisés au fil de la saison et exprimer pleinement leur passion pour cet art martial. »

Au-delà de la performance sportive, les enseignants rappellent que l’objectif principal de cette rencontre est avant tout pédagogique : favoriser les échanges entre élèves de différents clubs et développer l’esprit d’équipe dans une discipline qui reste individuelle. Chaque club était représenté par quelques compétiteurs, tandis que les autres élèves étaient présents pour soutenir leurs camarades.

Côté trophées et médailles, le club de Morières-lès-Avignon s’est distingué en décrochant la première place avec 11 podiums. Il devance celui du Pont/Eaux d’Avignon (9 podiums) ainsi que ceux de Saint-Saturnin-lès-Avignon (8 podiums), Sarrians (5 podiums) et Loriol (4 podiums).

La manifestation s’est conclue par plusieurs démonstrations proposées par les élèves et les professeurs : Krav Maga (self-défense), renforcement & cardio training, karaté parents-enfants, karaté 100 % féminin et karaté pour tous. Devant plus de 250 spectateurs, les participants ont présenté différentes mises en situation illustrant les techniques de self-défense.

Crédit : DR/ASKR KARTATE

L.G.

https://www.echodumardi.com/page/7/   1/1