« Est-il normal que des partis comme LR ou le PS minoritaires dans notre département accaparent les 3 sièges de sénateurs? », interroge le référent RN, Thierry d’Aigremont, aujourd’hui candidat aux Sénatoriales du 27 septembre.
Quand on sort les résultats, on constate effectivement qu’au second tour des législatives de 2024, le RN a attiré plus de 115 000 voix soit 56,40% des suffrages et trusté 4 sièges sur 5, le Nouveau Front Populaire (avec le PS, le PC, LFI, Génération S), lui, avec 89 271 voix, a décroché le 5e siège. Quant à LR, il avait été éliminé dès le 1er tour avec 14 938 voix soit 5,48% des suffrages vauclusiens.
Né en Provence, arrivé à l’âge de 7 ans en Vaucluse, à Flassan dans le Comtat, où sa famille était installée depuis 1811, son père, agriculteur bio a décidé d’y vivre avec sa femme professeur de Français-Latin-Grec. Ses grands-pères ont participé à la Seconde Guerre Mondiale. « Cela m’a marqué profondément. L’un d’eux a même été fait prisonnier en Allemagne et plus tard, j’ai lu ses lettres, son engagement pour la France. J’en ai conçu un attachement viscéral pour mon pays, pour des valeurs patriotiques. » En 1988, Thierry d’Aigremont assiste à un meeting de Jean-Marie Le Pen au Parc des Expositions à Avignon. « Son discours de tribun, sa détermination m’ont subjugué et ont catalysé mon envie de partager ses idées politiques. D’autres comme Raymond Barre, Philippe Seguin ou François Mitterrand étaient plus littéraires », confie Thierry d’Aigremont.
Conseiller municipal et régional, en route vers les Sénatoriales
Conseiller municipal d’opposition à Carpentras de 1995 à 2008, conseiller régional depuis 2021, adjoint d’Hervé de Lépineau à la mairie de Carpentras depuis les municipales de mars dernier, il a la charge de la sécurité. « Je ne suis pas un candidat coupé des réalités quotidiennes des Français, hors-sol. J’ai un emploi dans un bureau d’études du bâtiment. Je ne vis pas d’argent public et je partage les inquiétudes des citoyens à commencer par le contexte économique et social », explique la candidat RN au scrutin du 27 septembre qui se dit « raisonnablement optimiste » et espère « une alternance qui serait la traduction juste des urnes comme les électeurs de Vaucluse l’ont montré lors des derniers scrutins. »
« Cette élection est à la fois le moment et le moyen de rétablir un indispensable équilibre démocratique dans le Vaucluse, martèle-t-ll tranquillement mais fermement. Être sénateur ce n’est pas juste avoir du bon sens et aimer les gens, c’est porter des convictions qui ont du poids dans l’opinion publique. » Et il conclut : « Nous sommes le seul mouvement à considérer la commune comme la collectivité la plus légitime et la plus efficace pour organiser la vie quotidienne des citoyens, le seul à vouloir renforcer le pouvoir des maires et de leurs élus. »


