A aucun moment, Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon, n’a jeté un regard vers le député LFI présent aux côtés du Préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, des patrons de la police nationale, du groupement de gendarmerie de Vaucluse, des pompiers, des douanes, de la police municipale d’Avignon, comme des porte-drapeaux, des associations d’Anciens Combattants, du Souvenir Français ainsi que des représentants de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite.
Présents également beaucoup d’adolescents, d’écoliers et collégiens avec leur instituteur ou professeur qui leur ont appris l’histoire de France et qui leur ont expliqué le sens de la résistance à l’ennemi et la bravoure des soldats et des officiers pendant la Seconde Guerre Mondiale. Egalement en uniformes, des Jeunes de l’armée de l’air et de l’espace venus de la BA 115 d’Orange-Caritat. Et des membres du conseil municipal des enfants d’Avignon, ceints de leur écharpe tricolore.


Tour à tour, après la cérémonie du 81ème anniversaire de la Victoire sur l’imposant parvis de la place du palais des papes, ils ont grimpé jusqu’au monument aux morts du rocher des doms où des gerbes ont été déposées par les personnalités civiles et militaires à la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour que nous vivions libres.
Le discours de Catherine Vautrin, la ministre des armées et des anciens combattants et de la ministre déléguée Alice Rufo a été lu à l’auditoire. « Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai à Reims était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne. Après des années d’épreuves, d’horreurs et de combats, l’Europe était libérée de l’emprise totalitaire et génocidaire nazie. Libérée par tous les Alliés, ‘La seule France, celle qui se bat et ne se rend pas. Ne l’oublions pas, avant d’être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit’ écrivait Marc Bloch, combattant en 1914, résistant en 39, fusillé en 1940 qui avait porté sur les responsables dela débâcle ce sont implacable :’ils avaient estimé très tôt naturel d’être battus ».

Le discours de la ministre des armées se poursuit : « Ceux qui continuèrent de croire à la France n’étaient pas des surhommes. Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions avec leurs peurs et leurs doutes mais unis par la même exigence, ne pas subir, ne pas céder. Alors que nous célébrons les 400 ans de la marine nationale, souvenons-nous de l’amiral Muselier (grand-père de Renaud Muselier, l’actuel président de la Région Provence-Alpes-côte d’Azur). Il avait été le 1er à rallier le Général de Gaulle à Londres en 1940 et avait fondé les forces navales françaises. C’est lui qui donna son emblème à la France libre : la Croix de Lorraine. »
Avant de conclure, Catherine Vautrin a écrit : « Aujourd’hui, il nous revient de transmettre aux jeunes le ‘patriotisme agissant’, cette force morale, la 1ère arme d’un peuple qui sut, au bord de l’abîme, se redresser » . Elle cite alors le discours prononcé par le Général de Gaulle en mai 1945 devant l’Assemblée Nationale : « Un peuple, le nôtre, que ni le malheur militaire, ni la faillitre des institutions, ni le mensonge, ni la violence n’ont pu détourner de son éternelle vocation ».
Au cours de la cérémonie, plusieurs décorations ont été décernées. Avec notamment, la promotion de « Commandeur de l’Ordre National du Mérite » au Général de Brigade Aérienne Jean-Luc Henry Daroux, pilote de chasse avec 3 500 heures de vol à son actif, commandant la BFSA (Brigade des Forces Spéciales Air) d’Orange et Délégué Militaire Départemental de Vaucluse.
Andrée Brunetti
















