7 juin 2026 |

Ecrit par le 7 juin 2026

Les Jardins rêvés de Gustave Fayet à l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon jusqu’au 2 août

Après l’exposition ‘Gustave Fayet en Provence’,voici un second temps qui célèbre entre 2025 et 2027 le centenaire de la disparition du collectionneur, artiste, entrepreneur qu’était Gustave Fayet.

Sept expositions sont organisées entre l’Abbaye de Fontfroide, l’Abbaye Saint-André, le Muséum Arlatan, le Musée de Béziers et  la Fondation Vuitton à Paris. Chacune de ces expositions éclaire un aspect de l’œuvre ou de la création de Gustave Fayet  en se concentrant beaucoup sur le Fayet créateur. À Villeneuve-lès-Avignon, on découvre non seulement un grand collectionneur mais aussi un grand créateur,  puisqu’on étudie ses jardins imaginaires, ces fleurs étranges, un peu fantastiques que Fayet va déployer à partir de 1912, qu’il va faire circuler sur différents supports : des tapis, des tissus, des papiers peints. Ceux-ci sont peut-être rétrospectivement la chose la plus connue de l’art de Fayet, sa signature visuelle en quelque sorte.

Les jardins imaginaires de Gustave Fayet

L’enjeu de cette exposition, aux dires mêmes des commissaires Pierre Pinchon et Olivier Schuwer est de retracer la genèse, l’historique de ces jardins imaginaires. D’en découvrir l’archéologie et l’histoire, d’en comprendre les sources, d’étudier comment ces jardins imaginaires vont se déployer et circuler dans différentes œuvres, différentes formes et différents supports : murs de ses villas, livres ou tapis. En bref, parcourir l’exposition chronologiquement en parcourant la carrière de cet artiste prolifique. C’est un vrai bonheur de découvrir un homme à travers ses œuvres mais aussi de comprendre l’évolution de ses œuvres ou de ses engagements au fil d’une vie de passionné en déambulant dans les élégantes salles voûtées de cette abbaye royale.

Les deux commissaires d’exposition Pierre Pinchon et Olivier Schuwer (à droite), ainsi que Gustave et Marie Viennet, gestionnaires de l’abbaye Saint-André (à gauche), Barthélémy d’Andoque de Sériège, Président de l’Association MAGFF et Olivier Fages, Coordinateur général de la Saison Fayet (au centre), lors du vernissage de l’exposition. DR

Peintre, collectionneur, bibliophile, décorateur, viticulteur, mécène, entrepreneur

Né en 1865, issu d’une famille biterroise de négociants en vin, Gustave Fayet se retrouve à la tête d’une véritable fortune qui lui permet de constituer une vaste collection d’art moderne réunissant un ensemble exceptionnel d’œuvres de Gauguin, Cézanne, Redon, Van Gogh ou encore Matisse. Entre 1902 et 1912 Gustave Fayet est plutôt collectionneur et il va s’imposer comme l’un des plus grand collectionneurs de la peinture post-impressionniste. En 1908, il acquiert l’Abbaye de Fontfroide à Narbonne où Odilon Redon réalise son chef d’œuvre Le Jour, la Nuit, le Silence, dans la bibliothèque. En 1916, il acquiert pour son amie et poétesse Elsa Koeberlé l’Abbaye Saint-André. Par-delà la peinture, il se tournera aussi vers l’achat d’objets d’art, d’éditions de luxe et de livres illustrés.Lui-même artiste, ses œuvres rencontrent un succès grandissant jusqu’à sa disparition en 1925. 

Au fil des salles, une vie se déroule

Quand on entre dans la première salle on est surpris par ces peintures très douces qui représentent de belles demeures bourgeoises. Ce sont des paysages qui mettent en valeur des propriétés avec un rapport charnel à la terre. On perçoit ici la transmission familiale (son oncle était peintre) qui n’est pas seulement la transmission des terres mais aussi celle d’ un amour des vignes et des paysages.

La deuxième salle met en valeur des aquarelles qui représentent les propriétés qu’il achète et restaure pour en faire de véritables lieux de vie : l’Abbaye de Fontfroide en 1908, celle de Villeneuve en 1916 aux influences méditerranéennes avec des couleurs chaudes puis le Château d’Igny près de Paris où il va installer sa fabuleuse collection. On a là plutôt des jardins franciliens avec de nouvelles couleurs, des jardins d’apparat. 

La salle des fleurs imaginaires

Dès 1910, sous l’influence d’Odilon Redon pour qui il voue une grande amitié, Gustave Fayet reprend les pinceaux et va s’affirmer pleinement, non pas simplement comme un disciple de Redon mais surtout il va trouver des techniques qui lui sont propres : aquarelles sur papier buvard. Les fleurs de fantaisie, les fleurs de songe, les bouquets de fleurs sont au cœur de cette exposition que nous découvrons dans le troisième espace. Pour Gustave Fayet  entrepreneur hyper actif, la technique des buvards est un délassement et un retour aux sources : le buvard entretient une sorte de relation avec la culture des fleurs en elle-même. Les fleurs de l’aquarelle vont naître de l’eau du buvard et l’artiste va jouer sur des procédés d’absorption, sur des fleurs qui sont en train d’apparaître,  des formes décoratives, suggestives, abstraites. On est de fait dans ces années 1911, moment où l’abstraction est en train de gagner l’ensemble des avant-gardes dont  Odilon Rodon. Fayet va devenir progressivement un acteur majeur de cette recherche abstraite et décorative.

Artiste et homme d’affaire

En faisant des buvards, il chasse son propre naturel d’hommes d’affaires, où tout est réglé, tout est rangé, tout est rationalisé dans sa vie. « Mais comment est-ce possible qu’un homme qu’on décrit si rationnel et qui mène aussi bien ses affaires  fasse des fleurs aussi folles et aussi hallucinées », se demandent beaucoup d’observateurs ? Fayet se dit cependant «  si j’en faisais des tissus, des tapis ? Si je vivais de mon Art ? » Il lance alors la manufacture de tapis à Paris où il perçoit une opportunité d’exister avec ces fleurs, qui deviennent sa signature visuelle. Ainsi alors qu’il comptait lâcher prise en s’intéressant à ses enfants et petits enfants, en retrouvant la naïveté de l’enfance avec ses fleurs imaginaires, il crée une entreprise qui lui permet d’exister en tant que créateur ! 

Conférences, visites, ateliers autour de l’exposition

Vendredi 24 avril, 15h : ‘Les fleurs de Gustave Fayet’ par Magali Rougeot, docteur en histoire de l’art contemporain, spécialiste de Gustave Fayet.

Vendredi 29 mai, 15h : ‘Couleurs vivantes, un peintre au jardin’ par Stéphanie de Courtois, maîtresse’de conférences, ENSA Versailles / Laboratoire LEAV.

Vendredi 26 juin, 15h : ‘Gustave Fayet et le décor floral’ par Jérémie Cerman, professeur d’histoire de l’art contemporain, Université d’Artois.

Vendredi 24 juillet, 15h : titre à venir

Entrée du monument sur réservation www.abbayesaintandre.fr
Visites guidées de l’exposition avec la guide conférencière Sylvie Toussaint. Tarif visite guidée : 16€ par personne (accès aux jardins inclus) ; 12€ porteurs Pass Abbaye. Durée : 2 heures
Samedi 28 mars 15h. Samedi 25 avril 15h. Samedi 30 mai 15h. Samedi 20 juin 15h. Samedi 25 juillet. 15h.

Ateliers au jardin

Ateliers du ‘Savoir jardiner’ avec Romain Lestruhaut, jardinier compagnon du devoir de l’abbaye qui donnera des conseils et astuces sur les taches essentielles à accomplir au printemps comme la taille, les plantations en cohérence avec de nouvelles alternatives de gestion écologique, semis de prairie fleurie.

Samedi 30 mai 10h-12h : Que faire dans les jardins au printemps ?
Tarifs : 20€ l’atelier de 2 heures | 15€ Pass Abbaye.
Réservation : www.abbayesaintandre.fr
Accueil café inclus.

Rendez-vous aux jardins

Conférence balade ‘De la fleur botanique à l’art’ à 15h avec Véronique Mure, botaniste et ingénieur en agronomie tropicale. Dans le cadre de l’exposition,  Véronique Mure détaillera la représentation des fleurs rêvées et fantasmées de Gustave Fayet suivi d’une balade botanique dans les jardins.
Dimanche 7 juin à 15h.

Visite guidée des jardins et animations sur le thème de la vue, l ’occasion de découvrir, encore, la richesse de notre patrimoine naturel et culturel à travers un prisme sensoriel avec le jardinier Romain Lestruhaut.
Samedi à 11h, 14h30 et 16h. Samedi 6 juin à 11h, 14h30 et 16h. 

Renseignements et réservations : www.abbayesaintandre.fr / 04 90 25 55 95
Tarif d’entrée réduit Rendez-vous aux jardins 8€ ; gratuit pour les porteurs du Pass Annuel, les moins de 18ans, les demandeurs d’emploi, les personnes en situation de handicap.

Jusqu’au 2 août 2026. Ouvert les jours fériés sauf le 1er Mai. Du mardi au dimanche. 10h à 18h.
Visite des Jardins + exposition temporaire (comprenant les 2ha de jardins et circuit historique). 8 et 9,50€. Abbaye Saint-André. Fort Saint-André. 58 rue montée du fort. Villeneuve-lès-Avignon. 04 90 25 55 95 / info@abbayesaintandre.fr


Les Jardins rêvés de Gustave Fayet à l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon jusqu’au 2 août

Patrick di Meglio (qui signifie « le meilleur » en italien), décline la plume dans tous ses états. D’abord dans le monde de l’écrit, la presse. Aux côtés de Jean-François Kahn en 1984 pour la création de « L’Évènement du Jeudi » puis de « Marianne » en 1996. Il collabore aussi à « L’Express » avec Christine Ockrent. Comme directeur artistique de ces hebdomadaires, il met en scène textes et images dans un parfait équilibre de la page.

Ce condensé d’aéronautique qu’est la plume, à la fois forte et fragile, ce squelette délicat, il le sublime dans cette exposition d’une trentaine d’œuvres accrochées à Villeneuve-lez-Avignon cet été, jusqu’au 1ᵉʳ septembre.

À la façon du peintre du geste Hans Hartung qui a fait les belles heures de la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, Patrick di Meglio qui vit à Gordes, s’est d’abord inspiré d’idéogrammes chinois et de leur graphisme pour épurer les plumes de mouettes, pigeons, faisans, paons, cigognes, goélands, bécasses. Ces fagots de plumes, qu’il a patiemment ramassés lors de ses balades, il les ponce, il les juxtapose comme une mosaïque de traits subtils. Comme un signe d’oiseaux et de nature en danger.

Sous forme de suspensions, sculptures, tableaux, il décline son art comme une ode à la féminité. Soulignées de bois, de métal, voire d’ardoise, ses plumes aériennes nous font décoller vers le rêve. 

Contact : www.abbayesaintandre.fr / 04 90 25 55 95


Les Jardins rêvés de Gustave Fayet à l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon jusqu’au 2 août

Marc Nucera expose 15 œuvres en ce moment et jusqu’au 4 juin, à l’Abbaye Saint André de Villeneuve-lès-Avignon. Il sera également là pour les Rendez-vous aux jardins les 3 et 4 juin prochains.

Marc Nucera, ses prénom et nom chantent déjà le mystère de cet homme aux yeux clairs, au pas et à l’élocution lents, et pourtant, au creux de lui, on sent tout à la fois une profonde réflexion et surtout une osmose incomparable avec ses œuvres et plus encore, avec les arbres, la nature, un environnement vaste qui ne connait pas de limite depuis la terre jusqu’au ciel.

Lorsqu’il est sur son terrain,
à Noves, dans son écrin verdoyant d’un hectare, cette sensation est encore plus prégnante. Chez lui, dans les odeurs d’une nature printanière, il est heureux et converse avec tout ce qui l’entoure à tel point que l’on craint de le déranger dans cette étrange communion.

Ce qui est incroyable ?
Il ne se rend absolument pas compte de ce qui transparait autour de lui. Parce qu’il a choisi son propre cheminement et celui-ci n’a rien, au premier coup d’œil, d’une voie royale. Car pour vivre de ses œuvres et avoir été prestement et longtemps été bousculé par le Covid, il est opportun de vendre…

Partout autour de lui,
les arbres géants vibrent de dizaines, voire de centaines d’années, entourés d’une aura de soleils et de lunes, de cet entrelacs de saisons et d’années, d’intelligentes rencontres avec la faune et la flore, avec l’homme aussi. Et de ce concentré de nature primordiale, Marc Nucera sculpte des œuvres monumentales, des géants magnifiques, des bas-reliefs, parfois des étoles comme suspendues dans le temps et l’espace.

Marc Nucera by Marc Nucera

Cet immense artiste est le plus humble des hommes,
harnaché à l’arbre à plusieurs mètres de hauteur, il manie sa tronçonneuse pour extirper l’âme de ces esprits de la forêt qu’il aime tant, et qu’il respecte infiniment. En retour ? L’arbre, se laisse convaincre livrant sa matière dans un long dialogue avec cet étrange spécimen d’homme qui sait si bien entendre son langage. Du bois surgissent des prieuses et des colonnes, autrefois enfouies au cœur d’un cyprès, des études de torsion en chêne… Ses œuvres, extraites de grands arbres morts, dévoilent à la fois, puissance, force, également une écriture véritable de l’alliance de l’homme avec ces géants vibrant d’une vie qui ne s’éteint pas.

Au départ,
ces titanesques sculptures ponctuaient les parcs ou extérieurs de ses clients devenus souvent des amis. Et puis les plus futés les ont invités à l’intérieur, et là ils se sont rendu compte à quel point émanaient d’eux une énergie et une puissance incomparables. C’était comme faire entrer l’esprit de la nature chez soi, comme une source de vie à la fois palpitante et sereine.

Tout cela c’est maintenant.
Mais pour parvenir à ce résultat, Marc Nucera y a trempé toute son âme, sacrifiant bien-être, confort, argent, pour une vie fleurant la terre, la pluie, la sève. Quant à ce beau lieu d’exposition, l’abbaye de Saint-André ? Il a été décrété par François Cance, qui a convaincu les propriétaires, ses amis, de recevoir les vibrantes œuvres. Lors du vernissage ? Plus de 150 de personnes était venue. Un phénomène pas si fréquent. Les voitures en stationnement -plutôt de belle facture- se dandinaient comme autant des chenilles processionnaires tout le long de la montée.

Sting de The Police y était !
Parmi les personnes présentes, nous avons croisé Dominique Vingtain, qui fut la conservatrice du Palais des papes et du Petit Palais pendant presque 20 ans, désormais attachée à la direction du Centre Interdisciplinaire de Conservation et Restauration du Patrimoine à Marseille, où elle s’épanouie dans d’autres spécialités. Vous ne devinerez jamais qui, avec Anne de Cambiaire et Hortense Bozetti –les attachées de presse d’Emile Garcin propriétés– nous avons croisé ? Sting, l’ancien chanteur membre de The police ! The place to be vous-dis-je…

Les infos pratiques
Exposition de sculptures en bois. De Marc Nucera. Abbaye Saint-André. Fort Saint-André. Rue Montée du fort. Villeneuve-lès-Avignon. Tous les jours sauf lundi. De 10h à 13h et de 14h à 17h en mars et jusqu’à 18h à partir du mois d’avril. 9€ l’entrée dans le cadre de la visite des jardins. 04 90 25 55 95 info@abbayesaintandre.fr

Un homme de l’art DR

Les Jardins rêvés de Gustave Fayet à l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon jusqu’au 2 août

Samedi 3 décembre, l’ensemble des 560m2 de toitures et l’imposante charpente du palais abbatial de l’abbaye Saint-André ont été inaugurés en présence d’une grande partie des donateurs. Le chantier aérien aura duré plus de huit mois et s’est achevé l’été dernier.

Les salons à voûtes plates et le hall d’entrée de l’abbaye sont désormais hors de danger et le palais abbatial, qui date de la fin du XVIIe, a retrouvé une étanchéité sans faille. Le projet de restauration, d’un montant de près de 500 000 €, a pu être mené grâce à un fort engagement des institutionnels : de la Drac Occitanie et de la région Occitanie ainsi que de la mairie de Villeneuve-lez-Avignon, mais aussi d’une large communauté d’une centaine de mécènes en grande partie de la région, à commencer par l’entreprise mécène Emile Garcin Propriétés en tant que « Grand Bâtisseur ». Une campagne de mécénat conduite en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, auprès des amis de l’abbaye et des entreprises du territoire qui ont répondu présent. Selon un vaste programme de restaurations, l’abbaye souhaite poursuivre les chantiers afin de continuer d’accueillir ses visiteurs amateurs d’art, de jardin et de patrimoine.

Un budget de 499 000 euros
61% partenaires institutionnels (304,2 K€) 

  • 49% Drac Occitanie 248 K€
  • 10% Région Occitanie 48 K€
  • 2% Mairie de Villeneuve-lez-Avignon 8,2 K€

14% mécénat (71 K€)

  • 6,5% campagne de mécénat particuliers/TPE Fondation du Patrimoine 34 K€
  • 4,5% Emile Garcin Propriétés 22 K€
  • 3% Fondation du Patrimoine 15 K€ (don direct de l’organisme)

25% abbaye Saint André (123,8 K€)

111 donateurs particuliers et TPE

  • 1 « Grand Bienfaiteur »
  • 12 « Bienfaiteurs »
  • 6 « Grands mécènes »
  • 22 « Mécènes »
  • 39 « Compagnons »
  • 21 « Membres »
  • 10 Dons inférieurs à 50 €
  • Montant collecté : 34 235 €
  • Don moyen : 308 €
  • Une majorité de donateurs gardois

Mécénat Emile Garcin Propriétés, un partenariat privilégié depuis 2018
Première entreprise mécène mobilisée, Emile Garcin Propriétés conclut cette campagne, en tant que « Grand-Bâtisseur ». L’entreprise familiale renouvelle sa participation à une campagne dédiée à l’abbaye Saint-André et affirme son engagement en signant un partenariat de 22 000 euros. « Un partenariat dans la durée qui fait de cette entreprise un précieux ambassadeur pour l’abbaye Saint-André et tisse des liens de confiance avec une famille très engagée dans le patrimoine régional » explique Marie Viennet, gestionnaire de l’abbaye.

Abbaye Saint-André – rue Montée du Fort – Villeneuve-lez-Avignon.

J.R.


Les Jardins rêvés de Gustave Fayet à l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon jusqu’au 2 août

Visite guidée du palais abbatial et des jardins de l’abbaye Saint-André
11h Abbaye Saint-André Plein tarif : 14 € – Tarif réduit : 13 € L’ancien palais rebâti au XVIIIe siècle ouvre ses salons meublés, aux exceptionnelles voûtes, pour une rencontre intime avec les propriétaires qui se sont succédés et qui ont créé les célèbres jardins…
Sur réservation. +33(0)4 90 25 55 95 www.abbayesaintandre.fr

Yoga en haut de la Tour Philippe-le-Bel
19h15 Tour Philippe-le-Bel Plein tarif : 15 € Prendre de la hauteur, converser avec un monument emblématique, la pierre, avec le Rhône, avec le ciel ! Se laisser guider par le souffle et la vibration. Sur réservation. Lieu de rendez-vous communiqué lors de la réservation. +33(0)4 90 03 70 60 – +33(0)7 49 23 61 59

Visite au clair de lune des jardins de l’Abbaye Saint-André
20h30 Abbaye Saint-André Plein tarif : 9 € – Tarif réduit : 8 € En petit groupe, à la lueur des lanternes, venez découvrir, avec le guide, les Jardins de l’Abbaye Saint-André. Vous observerez les jeux de lumières se refléter dans les bassins et imaginerez peut-être des ombres chinoises se dessiner…
Sur réservation. +33(0)4 90 03 70 60
MH

Les jardins de l’abbaye Saint-André

Les Jardins rêvés de Gustave Fayet à l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon jusqu’au 2 août

Les jardins méditerranéens de l’abbaye Saint-André, à Villeneuve-lès-Avignon viennent de recevoir le prix de l’Art du Jardin 2021 de la fondation Signature -Institut de France – ministère de la Culture. Une récompense, remise dernièrement à l’Institut de France, qui vient ainsi distinguer un jardin centenaire en pleine renaissance et encourager ses acteurs ayant opté pour une gestion écologique.

Ce Jardin remarquable, labellisé depuis 2014, continue sa métamorphose avec Marie et Gustave Viennet, les nouveaux gestionnaires de ce monument familial, épaulés par le jardinier Olivier Ricomini. Ouverture au public, transmission botanique et écologique, changements climatiques, les enjeux sont aussi complexes que passionnants pour ces amoureux des jardins.

Dans le détail

Sur les hauteurs de Villeneuve-lez-Avignon, l’abbaye Saint-André abrite un jardin en balcon, de 2 hectares, dominant Avignon et toute la vallée du Rhône. Composé d’un jardin italien et d’un jardin sauvage, sillonné par un nouveau sentier botanique méditerranéen, cet écrin de verdure ouvert 8 mois par an reste très apprécié des habitants et amateurs de flore. L’abbaye Saint-André propose également toute la saison des expériences au jardin : balades avec le jardinier, levers de soleil au son du violoncelle, séances de yoga face à la vue panoramique…

Ils ont dit

«Le jardin des années 1920 aménagé par Elsa Kœberlé et Génia Lioubow a su se renouveler au XXIe siècle en intégrant les contraintes dictées par le changement climatique et les questions environnementales. Ce jardin n’est pas figé dans une époque de création, il se renouvelle avec beaucoup d’intelligence et de poésie. Les propriétaires et le jardinier ont à cœur de valoriser et faire vivre ce lieu exceptionnel.» a remarqué Marie Hélène Bénetière, chargée de mission aux Parcs et jardins au ministère de la Culture et de la Communication.

«Ces jardins se développent dans un site admirable mais l’architecture de ce lieu, tout en étant respectée, n’est pas prégnante dans ce jardin qui semble s’organiser librement. Il émane de ce lieu une beauté paisible, où la main de l’homme se perçoit mais où les végétaux semblent être heureux. Ce lieu, ce jardin, présente une harmonie parfaite qui conduit à une sorte d’élévation spirituelle que chacun peut percevoir et pourtant, c’est une œuvre humaine, construite avec passion, amour et beaucoup de labeur par ses propriétaires et son jardinier. » a souligné Alain Charles Perrot, architecte en chef des Monuments historiques, président de l’Académie des Beaux-Arts et de l’Institut de France.

La Fondation Signature

La fondation Signature – Institut de France, fondée et présidée par Natalia Logvinova Smalto, en collaboration avec le ministère de la Culture a mis en place le prix de l’Art du jardin. La fondation Signature-Institut de France récompense, distingue et révèle les jeunes talents et des projets d’excellences dans différents domaines culturels. Dans le domaine des jardins d’exception, le prix de l’Art du Jardin de la fondation est réalisé en partenariat avec le ministère de la Culture dans le cadre du label Jardin remarquable. Attribué par le jury de la Fondation, ce prix, dont c’est la deuxième édition, récompense l’un des jardins ayant obtenu le label Jardin remarquable. L’art du jardin joue un rôle essentiel pour notre bien-être, tant en ville qu’en milieu rural. Les jardins publics et privés de tous les styles, des plus vastes parcs aux plus modestes jardins, qu’ils soient historiques du Moyen Âge au XXe siècle, contemporains, futuristes, nourriciers, conservatoires de plantes, exotiques, poétiques, ou encore thérapeutiques sont tous le fruit d’une passion humaine, de soins attentifs permanents, d’héritage de savoir-faire à préserver et à transmettre à nos générations de demain.
www.fondation-signature.org

Les infos pratiques

Les jardins de l’Abbaye Saint-André. Montée du Fort. Site accueil vélo. Ouverture jusqu’en octobre sauf les lundis. Ouvert les jours fériés. De mai à septembre de 10h à 18h. Toutes les informations ici.


Les Jardins rêvés de Gustave Fayet à l’Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon jusqu’au 2 août

Envie de se ressourcer dans un décor sublime et enivrant ? Rendez-vous donc aux Jardins de l’Abbaye Saint-André constitués de style italiens et sauvages… peut-être y sentirez-vous les âmes de la poétesse Elsa Koeberlé et de la peintre Genia Lioubow, qui ont vécu au creux de l’abbaye et dessiné le jardin italien au XXème siècle ? Car le lieu compte, en effet, une centaine d’espèces remarquables où s’entremêlent leurs effluves floraux.

La visite guidée est proposée aux Jardins de l’abbaye Saint-André à Villeneuve-Lez-Avignon, vendredi 4 juin 2021 à 14h30. La réservation se fait à l’Office de tourisme du Grand Avignon, bureau de Villeneuve, place Charles David. Les frais de participation sont de 6€, 5€ tarif réduit. Gratuit pour les moins de 12 ans.  04 90 03 70 60 www.avignon-tourisme.com
M.H.

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