Du 4 au 25 juillet 2026, le Festival off d’Avignon célèbrera sa 60e édition avec une affiche signée Jérôme Cosh et un programme en constante évolution.
Il y a, dans l’image conçue par Jérôme Cosh, quelque chose de suspendu. Un geste fragile, presque incertain, tendu vers un horizon qui semble sans limite. Rien d’ostentatoire : tout est dans la tension. Celle de l’artiste face au risque, celle du collectif face à l’inconnu. Car le Festival off n’a jamais été un espace de confort. Né en marge du Festival d’Avignon en 1966, il s’est imposé comme un territoire d’expérimentation, un lieu où l’on tente, où l’on échoue parfois, mais où l’on invente toujours. À 60 ans, il ne se retourne pas : il avance, fidèle à cette instabilité créatrice qui fait sa singularité.
Chaque été, Avignon devient une scène à ciel ouvert. Théâtres, cours, chapelles, lieux détournés : tout se transforme en espace de représentation. Le Off, par sa nature même, échappe aux formats figés. Son programme, déjà accessible en ligne, s’enrichit au fil des semaines, porté par des centaines de compagnies venues de toute la France et au-delà.
Un modèle unique en Europe
Ce modèle, unique en Europe, repose sur une liberté totale : ici, pas de sélection centralisée, mais une effervescence brute, parfois déroutante, souvent stimulante. Une économie fragile aussi, où chaque compagnie prend le risque de venir rencontrer son public. L’ouverture de Ticket’Off début juin viendra structurer cette profusion, offrant aux spectateurs un outil précieux pour naviguer dans ce labyrinthe artistique.

Un anniversaire tourné vers l’avenir
Le Off se pense comme un organisme vivant, en dialogue permanent avec son époque. La scène devient un espace de questionnement, parfois de résistance face à ce monde traversé par les tensions politiques, sociales et écologiques. Si, cette édition anniversaire promet ainsi d’être à la fois festive et exigeante, elle n’en restera pas moins un moment de création qui, meme si elle divertit, continue de travailler à la marge, cherchant à comprendre, à déranger et à relier.
Une invitation à se perdre et donc, à se trouver
Aller au Off, c’est accepter de ne pas tout maîtriser. C’est se laisser surprendre par un spectacle inconnu, entrer dans un lieu improbable, croiser des artistes au détour d’une rue. C’est aussi faire l’expérience d’une ville métamorphosée, vibrante, où chaque façade devient affiche, chaque place une scène potentielle. Une immersion totale, presque vertigineuse, dans ce que le théâtre a de plus vivant.
Le Festival d’Avignon en chiffres
Ce sont, en réalité, deux festivals imbriqués, le Festival d’Avignon, également nommé le In, fondé en 1947 par Jean Vilar et le Off, né en 1966 ; Plus de 1 500 spectacles chaque été pour le Off, jusqu’à plus de 1 600 certaines années ; Près de 1 000 compagnies présentes ; Plus de 100 lieux de représentation à travers la ville ; Environ 1,5 million d’entrées cumulées (Off + In) selon les éditions ; Un impact économique majeur avec une estimation comprise entre 50 et 60M€ de retombées économiques pour le Festival d’Avignon et entre 20 et 40M€ pour le festival Off d’Avignon et pour le territoire du Grand Avignon ; 60e édition du Off en 2026 : un cap symbolique pour le plus grand marché du spectacle vivant au monde.
Le Festival Off d’Avignon. Des samedis 4 au 25 juillet 2026.
Mireille Hurlin



