La Chambre d’agriculture de Vaucluse célèbre ses Marchés du soir à Cavaillon
Les Marchés du soir des producteurs de Vaucluse ont repris du service au cours du mois d’avril. Pour célébrer cette nouvelle saison, la Chambre d’agriculture de Vaucluse organise un rendez-vous festif lors du prochain Marché du soir de Cavaillon ce jeudi 7 mai.
Ce jeudi, à l’occasion du Marché du soir de Cavaillon, qui a lieu tous les jeudis au Grenouillet, la Chambre d’agriculture de Vaucluse organise un rendez-vous festif avec des produits frais et locaux à la vente comme des fraises, des asperges, les premières cerises de la saison et autres fruits et légumes et produits du marché. L’occasion pour les habitants de venir échanger avec les agriculteurs et agricultrices de la commune et du réseau Bienvenue à la Ferme.
Des animations ludiques et une tombola du marché seront aussi prévues au programme, mais également un buffet offert par la Chambre d’agriculture de Vaucluse et la Ville de Cavaillon.
Jeudi 7 mai. De 16h à 18h30. Rue Alphonse Jauffret. Cavaillon.
Les marchés du soir des producteurs de Vaucluse ont lieu : – à Avignon les lundis de 17h à 19h (Allées de l’Oulle) – à Châteauneuf-de-Gadagne les mardis de 17h à 19h (Plateau de Campbeau) – à Pernes-les-Fontaines les mercredis de 18h à 20h (Place Frédéric Mistral) – à Cavaillon les jeudis de 16h à 18h30 (Rue Alphonse Jauffret) – à Montfavet les vendredis de 16h30 à 19h (Place de l’Église)
La Chambre d’agriculture de Vaucluse célèbre ses Marchés du soir à Cavaillon
« Avec 28 900 projets de recrutement en 2026 (-2% sur un an par rapport à l’an passé), le Vaucluse confirme une dynamique d’embauche soutenue mais profondément marquée par la saisonnalité (59% des intentions, +8 points), relate Aude Fredenucci, directrice de France travail Vaucluse. Si 35% des recrutements restent jugés difficiles (en recul de 8 points), le territoire bénéficie d’un tissu de TPE-PME (Très petites et moyennes entreprises) particulièrement actif (27% des établissements recruteurs). En parallèle, 62 540 demandeurs d’emploi sont inscrits en catégories A, B et C, un chiffre en baisse de 1,2% sur un an. » Entre demandes sectorielles et innovations de recrutement, France Travail redessine les équilibres du marché local.
À rebours d’une lecture strictement conjoncturelle, le Vaucluse affiche une forme de résilience. Certes, les intentions d’embauche reculent légèrement, mais elles demeurent à un niveau élevé, portées par un tissu économique diffus et agile. Le département compte 18 800 établissements pour 144 400 emplois salariés dans le secteur marchand, confirmant une structure dominée par les petites entreprises. « On a quand même 27% des établissements qui envisagent de recruter, ce qui est un peu au-dessus de la région. C’est inhabituel pour le Vaucluse, et plutôt encourageant », souligne Aude Fredenucci, directrice de France Travail Vaucluse.
Une économie largement saisonnière C’est la signature du territoire : près de 6 recrutements sur 10 sont saisonniers. Trois grands secteurs structurent cette économie : Agriculture et industrie agroalimentaire (33% des projets) ; Services aux particuliers (21%) et Hôtellerie-restauration-tourisme (15%). «On est à 59% de projets de recrutement saisonniers. C’est très symptomatique de l’emploi dans le Vaucluse et des secteurs qui recrutent », analyse la directrice. Mais cette saisonnalité évolue : «Les secteurs, notamment l’hôtellerie-restauration, ont fait évoluer leurs pratiques, ils sont plus ouverts aux compétences et travaillent davantage leur attractivité».
Des tensions qui se desserrent Longtemps point noir du marché de l’emploi, les difficultés de recrutement reculent : 35% des projets sont jugés difficiles, soit 8 points de moins en un an. «On recule de 8 points, c’est plutôt très positif», insiste Aude Fredenucci. Résultat ? Les taux de pourvoi progressent nettement : 86,8% dans l’hôtellerie-restauration ; 82,3% dans le commerce et 79,5% dans l’agriculture et l’agroalimentaire. «Un employeur a aujourd’hui quatre chances sur cinq de pourvoir son recrutement via France Travail Vaucluse, souvent en moins d’un mois,» précise-t-elle.
France Travail Vaucluse, pivot du nouvel écosystème de l’emploi Au cœur de cette transformation, France Travail ne se limite plus à la mise en relation. «L’enquête BMO (Besoin en main d’œuvre) nous permet d’anticiper les projets de recrutement, mais aussi d’aller vers les entreprises, notamment les plus petites, qui renoncent parfois faute de solutions.» Immersions, simulations, recrutements sans CV (Curriculum vitae) : «On cherche à détecter des compétences autrement que par le diplôme. Ce sont des savoir-être, des capacités d’adaptation, capacité à travailler en équipe, suivi des consignes, que l’on observe directement en situation». Ces dispositifs se déploient massivement dans les secteurs en tension.
Former avant d’embaucher «Les préparations opérationnelles à l’emploi -via le mentorat- permettent d’apprendre directement en entreprise, sans que cela pèse sur l’employeur», explique la directrice de France Travail Vaucluse qui coordonne désormais un réseau pour l’emploi : «L’objectif, c’est d’avoir une réponse unique pour l’entreprise, avec le bon interlocuteur, au bon moment». Le Vaucluse compte 62 540 demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) au 1er trimestre 2026. Dans le détail, ce sont 35 720 personnes sans emploi et 26 830 en activité réduite. «On observe une baisse globale, mais avec des réalités différentes selon les publics,» nuance Aude Fredenucci. Les jeunes reculent fortement (-6%) au chapitre du chomage, signe d’une meilleure insertion : «Il y a une vraie dynamique sur l’emploi des jeunes, liée à l’accompagnement et à l’ouverture des entreprises ». A l’inverse, la part des demandeurs d’emploi de longue durée progresse : un enjeu central.
Du chômage à l’employabilité : un changement de paradigme Le cœur de l’action publique se déplace vers la levée des freins périphériques. «On travaille autant sur le projet professionnel que sur la mobilité, la santé ou l’accès aux droits. L’emploi permet souvent de résoudre le reste.» L’intégration des bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active, 9 800 personnes en Vaucluse, au 31/12/2025) et des publics éloignés de l’emploi renforce cette approche : «On découvre des personnes qui sont tout à fait mobilisables, à condition de lever les obstacles.» Sur le terrain, cela se traduit par une présence accrue : «On va vers les publics, avec des dispositifs itinérants, pour aller chercher ceux qui ne viennent pas spontanément.»
Les chiffres clés du BMO 2026 en Vaucluse 28 900 projets de recrutement (-2 %) ; 27 % des établissements recruteurs (+1 point) ; 59 % de recrutements saisonniers (+8 points) ; 35 % de projets jugés difficiles (-8 points) ; 62 540 demandeurs d’emploi (cat. A, B, C) (-1,2 % sur un an) ; 48,5 % inscrits depuis plus d’un an ; 86,8 % des offres pourvues dans l’hôtellerie-restauration ; 79,5 % dans l’agriculture/agroalimentaire ; 82,3 % dans le commerce.
En bref Le marché du travail vauclusien ne se résume plus à ses fragilités structurelles. Il révèle une mutation profonde.«L’enjeu, aujourd’hui, est de trouver de nouveaux profils et de rapprocher l’offre et la demande au plus près des territoires,» conclut Aude Fredenucci. Entre saisonnalité assumée et innovations sociales, le Vaucluse esquisse une nouvelle physionomie de ses forces de travail : plus inclusive, plus agile et résolument en mouvement. Mireille Hurlin
La Chambre d’agriculture de Vaucluse célèbre ses Marchés du soir à Cavaillon
Après plusieurs rencontres organisées en Vaucluse, le cycle porté par le média engagé Sans Transition ! se poursuit avec un 3e opus consacré à la ‘démocratie de l’eau’. Une réflexion de fond, portée notamment par son directeur de publication Julien Dezécot, qui interroge la gouvernance d’une ressource devenue critique. Il s’agit du projet « Les pieds dans l’eau », une conférence-débat avecSophie Gosselin,Docteure en philosophie, se tiendra le 17 avril à 18h à Malaucène, intitulée : « Construire la démocratie de l’eau ». Un temps fort offert grâce au soutien duProgramme Leader, en partenariat avec leParc Naturel régional du Mont-Ventoux, laVille de Malaucèneet laFondation Macif.Infos et réservation ici.
Comment partager une ressource vitale sous tension ? C’est la question au cœur de la rencontre « Construire la démocratie de l’eau », nouvelle étape d’un cycle engagé sur le territoire. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par le média Sans transition !, qui milite pour une approche territoriale et participative des grandes transitions.
L’eau, enjeu démocratique Derrière le concept, une idée forte : faire de l’eau un bien commun réellement débattu, partagé et gouverné collectivement. Une nécessité dans un contexte de tensions croissantes entre usages agricoles, industriels et domestiques, exacerbées par le changement climatique. Cette rencontre, avec Sophie Gosselin, prolonge une série d’événements déjà ancrés dans le territoire vauclusien. À Mazan notamment, un colloque d’envergure avait réuni scientifiques, élus et acteurs locaux autour d’un constat sans appel : « le système de l’eau est en crise », entre raréfaction des ressources et dégradation de leur qualité. Dans un autre temps fort, la question de la sobriété hydrique avait également été mise au cœur des échanges, soulignant la nécessité de repenser en profondeur les usages et les modèles de gestion.
Du constat à la participation citoyenne Cette demande d’associer le citoyen aux décisions portant sur la sauvegarde et la distribution de l’eau rejoint des réflexions plus larges sur la gouvernance de l’eau en France, où les dispositifs existent mais peinent parfois à équilibrer les intérêts entre acteurs économiques, collectivités et société civile. L’enjeu ? Il est demieux répartir une ressource de plus en plus rareet de redonner une légitimité démocratique aux arbitrages.Dans cette perspective, la notion de « démocratie de l’eau » fait des territoires des lieux d’expérimentation collective, où les solutions émergent au plus près des réalités locales.
Un territoire observé par les experts et scientifiques Le Vaucluse, marqué par des épisodes de sécheresse récurrents et une pression accrue sur les nappes phréatiques, apparaît comme un terrain particulièrement révélateur. Longtemps considérée comme abondante, la ressource s’avère aujourd’hui fragile, obligeant à repenser les équilibres.L’eau n’est plus seulement une question technique ou environnementale, mais un sujet profondément politique et sociétal.
Une pédagogie du débat À travers ces rencontres, Sans transition ! joue un rôle de médiateur entre savoirs scientifiques, décisions publiques et attentes citoyennes. Une ligne éditoriale fidèle à l’ADN du média, qui se définit comme un acteur du débat territorial, « du local au global ». L’ensemble de ces études et réflexions entrepreneuriale et citoyennes oeuvrent à éviter que la crise de l’eau ne se transforme en crise sociale. L’eau n’est plus une ressource stable. Elle devenue un facteur de tension, d’adaptation et de transformation des territoires.En Vaucluse comme ailleurs, la question n’est plus de savoir si la gestion de l’eau doit évoluer, mais comment, sur quels critères et avec qui.
Les chiffres de l’eau en Vaucluse Près de171 millions de m³ : volume total d’eau prélevé en 2021 dans le Vaucluse (79 millions dans les nappes, 92 millions dans les cours d’eau) ; 86%, c’est la part de ces prélèvements destinée à l’agriculture, loin devant l’industrie (13%) et les usages domestiques (1%). De –10 à –30 %, c’est la baisse attendue des ressources en eau d’ici 2050 sous l’effet du changement climatique. Les nappes sont souvent basses : notamment dans des secteurs comme Cavaillon ou la moyenne Durance, régulièrement en déficit. L’eau, une ressource contrastée : abondante en apparence avec le Rhône, la Durance et la Sorgues, mais très dépendante des cycles climatiques et des prélèvements. Des sécheresses récurrentes rythmées par des épisodes de chaleur et de déficit de pluie marqués à l’exception, bien entendue, de cette année qui s’est révélée particulièrement pluvieuse. Le Vaucluse n’est pas un territoire ‘sans eau’, mais un territoire où la pression sur la ressource devient structurelle, entre agriculture intensive, croissance démographique et changement climatique.
Les infos pratiques Troisième opus du projet « Les pieds dans l’eau », après les rencontres avec Charlène Descollonges puis Freddy Rey, cette nouvelle conférence-débat avec Sophie Gosselin, Docteure en philosophie et autrice, est proposée le vendredi 17 avril à 18h à Malaucène. Intitulée : Construire la démocratie de l’eau, Sophie Gosselin sera interviewée par Sans transition! lors d’un grand entretien, suivi d’échanges avec les entreprises, associations, collectivités et citoyens du territoire. Parmi lesquels : Jacques V. Paget, représentant de France Nature Environnement Vaucluse à la commission consultative des usagers du syndicat Rhône Ventoux, Magali Jameux, chargée de mission eaux et rivières au Parc du Luberon et animatrice du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du Calavon-Coulon, ainsi que le collectif citoyen de l’eau d’Avignon. Inscription ici. Mireille Hurlin
La Chambre d’agriculture de Vaucluse célèbre ses Marchés du soir à Cavaillon
« Plus de 200 invités, experts, chercheurs, industriels, tous acteurs de la filière du végétal, ont répondu à notre invitation. » Ainsi commence le mot d’accueil de Jean-François Gonidec, président d’Innov’Alliance, organisateur de ces Journées de la Naturalité. « Elles sont un espace où les enjeux climatiques deviennent des opportunités d’innovation et de compétitivité. »
Parmi les partenaires, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon, le Grand Avignon, la Région Sud dont la vice-présidente Bénédicte Martin a insisté sur la nécessité de souveraineté avec une réduction des intrants et un droit de manger sain. « Entre la raréfaction des ressources, les tensions du marché, les impératifs de survie écologique comme économique s’imposent à nous, dans le respect de la biodiversité. La naturalité n’est pas une option mais un impératif », a ajouté Jean-François Gonidec.
Et c’est Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’économie, entrepreneur engagé pour la souveraineté industrielle, qui a lancé ces Journées de la Naturalité. Après avoir fait son miel dans l’entreprise Bleu Blanc Ruche, il s’est investi dans la création de la Compagnie des Amandes qu’il préside.
Il a regretté que la France ne mette pas assez en valeur ses innovations que nous envie le monde entier. « Il faut absolument protéger nos intérêts, c’est fondamental. Nous sommes le 1er pays agricole d’Europe, retirons-en la plus-value. Nous devons nous imposer et choisir nos dépendances au lieu de les subir. Il y a 10 ans, notre balance commerciale était excédentaire avec 10Mds, aujourd’hui elle est en déficit. On est leader des céréales, on les exporte en Italie qui nous revend les pâtes à prix d’or. Pareil pour les pommes de terre produites dans le Nord de la France que nous achète à bas prix la Belgique à qui on achète cher frites et chips. »
« Nous devons reconquérir des milliers d’hectares pour retrouver notre indépendance alimentaire. »
Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg a aussi dénoncé l’abandon des terres en friches. « Nous devons reconquérir des milliers d’hectares, les remettre en culture pour retrouver notre indépendance alimentaire. Pourquoi je me suis lancé dans l’amande? Ce n’est pas une idée farfelue. On en importe 90% pour répondre à nos besoins estimés à 49 000 tonnes en France. Nous avons commencé par planter 230 hectares dans l’est varois. Six ans plus tard, nous en sommes à 7 000 hectares que nous fédérons avec des petits producteurs indépendants qui travaillent avec nous. C’est pareil pour les filières de l’huile d’olive, du houblon, des plantes aromatiques et médicinales que nous pouvons relancer chez nous. Le problème c’est par exemple pour la bière que l’Allemagne peut utiliser des molécules qui sont interdites en France, il faut changer la loi. J’ai aussi rencontré à Avignon le DG de McCormick, Arnaud Ronssin pour les herbes Ducros. Nous recherchons des opérateurs pour planter 600 ha. En horticulture aussi, nous avons nombre de serristes qui souffrent du coût de l’énergie gazière, mais pourquoi ne pas investir dans la géothermie ? »
Il poursuit : « Le problème c’est que la France fait du zèle avec une surreprésentation des normes qui joue contre notre développement économique, sans parler du lobbying de certains, de l’absence de stratégie. Il faut ‘débureaucratiser l’administration’ sans porter atteinte à la santé humaine. Que la molécule contre le rongeur ne tue pas l’abeille. » Alors qu’il y a plus de 700 chercheurs de l’INRAE en Vaucluse, l’ancien ministre rappelle qu’il n’y a pas assez de recherche sur de nouvelles variétés qui résistent à la canicule, à la maladie, qui sont économes en eau. « On ne répond pas assez aux besoins de l’économie agricole. Il est impérieux de remettre en marche l’innovation ».
« Il est nécessaire de faire bouger les lignes. Ensemble, on peut déplacer des montagnes. »
Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg ne mâche pas ses mots sur les financeurs frileux. « Ce sont des ‘tableurs Excel sur pattes’. Ils ne s’intéressent qu’au retour sur investissement à court terme. Nous avons mis plusieurs années pour sortir la tête de l’eau avec les amandes, maintenant, ça roule. Nous allons sans doute relancer la framboise. La France est lanterne rouge dans le peloton européen (4 500 tonnes sur 600 ha), alors que la consommation explose. Ce n’est pas une lubie, il est nécessaire de faire bouger les lignes, ensemble, on peut déplacer des montagnes. La France est son propre procureur, elle doit devenir son laudateur, croire en elle, son talent, sa force d’innovation et avancer ».
3e édition des Journées de la Naturalité
Le programme est copieux pendant ces Journées de la Naturalité. Avec des tables rondes sur ‘Le biomimétisme et l’Intelligence du vivant’, ‘La Bio-inspiration »avec une chimie verte, inspirée de la nature, de la mémoire des savoirs anciens’, mais aussi ‘La fermentation’.
Tout cela pour relier l’innovation scientifique, la performance économique et la résilience des filières végétales face au changement climatique, la raréfaction des ressources et la souveraineté alimentaire.
La Chambre d’agriculture de Vaucluse célèbre ses Marchés du soir à Cavaillon
Afin de lutter contre les risques de gel sur les cultures en Vaucluse, la préfecture autorise provisoirement l’utilisation des dispositifs antigel dans les exploitations agricoles.
Au regard de la situation météorologique et des phénomènes de gels prévisibles pour les prochaines nuits, la préfecture de Vaucluse vient de prendre un arrêté dérogatoire « à l’interdiction d’emploi du feu est accordée par le préfet aux exploitants agricoles afin de protéger les cultures contre le gel ».
L’arrêté préfectoral du 30 janvier 2013, modifié le 7 février 2018, interdit l’emploi du feu entre 8h30 et 16h30 (10h et 15h30 dans la zone d’application du plan de protection de l’atmosphère de l’unité urbaine d’Avignon). Par ailleurs, l’emploi du feu à moins de 200 mètres des bois et forêts est soumis à autorisation préfectorale du 1er mars au 15 avril.
Cependant, compte-tenu de la situation météorologique actuelle, les exploitants agricoles bénéficient d’une dérogation leur permettant d’utiliser des dispositifs antigel à flamme près des bois et forêts, en dehors des horaires habituels fixés par l’arrêté du 30 janvier 2013 modifié.
Cette dérogation s’applique du 26 mars 2026 à 22 heures, au 2 avril 2026 à 8 heures du matin.
Les appareils stables de type bougies, chaufferettes, brûleurs à propane ou équivalents sont les seuls autorisés à être utilisés. Cette mise en œuvre n’est possible que si le vent n’est pas supérieur ou égal à 40 km/h (rafales comprises) et sous surveillance active des exploitants agricoles.
L.G.
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Dans un contexte de déclin des insectes en raison notamment du changement climatique, la SCIC L’Abeille Rousse a décidé d’innover en proposant des abeilles solitaires pour la pollinisation en agriculture notamment. Elle fournit également du matériel adapté avec un accompagnement aux agriculteurs.
« Nous travaillons depuis des décennies sur la pollinisation. Paul Bonnafé, Martin Perigault et moi-même avons une grande expérience dans ce domaine. Nous nous sommes attardés sur les abeilles osmies qui ont la caractéristique d’être solitaires, contrairement aux abeilles domestiques vivant en ruches et fabriquant le miel », explique Jean-Marc Cheyrias, président et directeur de la SCIC L’Abeille Rousse, fondée en 2024. Le siège l’entreprise se trouve dans les locaux loués à la CoVe, Mon premier bureau, au Marché-gare de Carpentras.
Depuis 2018, l’association L’Abeille Rousse propose un service de pollinisation par les osmies qui a fait ses preuves auprès d’un large réseau d’agriculteurs, de partenaires et d’experts. Conformément à ses engagements lors de sa création et forte de ce réseau qui a contribué à sa réussite sur le terrain, l’association a créé une SCIC, juridiquement plus adaptée à ses activités économiques. Ce statut a permis de fédérer usagers, salariés, partenaires, experts et citoyens dans un projet alliant efficacité économique, développement local et utilité sociale face aux problématiques de la pollinisation liées à la chute des populations des insectes pollinisateurs et à la nécessaire adaptation des services de pollinisation au changement climatique.
La SCIC a 38 sociétaires : des usagers convaincus, des partenaires impliqués comme Pom’Evasion, Pink Lady Europe, Cerises Lazare, la Compagnie des amandes, RAGT, Koppert France et les Dorloteurs d’abeilles. Elle comporte trois salariés : le directeur, une ingénieure agronome et un ouvrier. En plus du siège à Carpentras, elle a un laboratoire à Pernes-les-Fontaines et dans l’Yonne. Son projet est de proposer ses services sur le tout pour le territoire national.
Différents services proposés
« Nous proposons aux agriculteurs des cocons, des abris et des nichoirs et formons leur équipe à la gestion de cette étape-clé qu’est la pollinisation. Nous avons ainsi la ferme volonté de contribuer à l’acquisition de nouvelles connaissances en matière de pollinisation. La SCIC a aussi pour mission de sensibiliser à la biodiversité. Nous intervenons ainsi dans les entreprises et les écoles. Nous sommes actuellement en contact avec le Parc naturel régional du Ventoux qui est intéressé par notre démarche », explique Jean-Marc Cheyrias.
L’avantage de cette abeille solitaire est d’avoir un effet pollinisateur beaucoup plus fort. L’estimation de son effet a été mesurée : 8 fois plus importantes qu’une abeille grégaire. Elle travaille à des températures plus basses et sort par tous les temps, du matin au soir.
« Contrairement au concept actuel qui fournit aux arboriculteurs des usines à insectes dans un bac, nous proposons un système complètement différent beaucoup plus écologique. Notre projet très innovant est de rendre à terme les agriculteurs autonomes dans la multiplication des osmies chez eux. »
Pourquoi L’Abeille Rousse ? Une abeille sélectionnée par la SCIC : Osmia cornuta. Il s’agit d’une abeille solitaire parmi les 800 à 900 espèces répertoriées en France métropolitaine. Ses qualités : rapide, robuste, plus de pollen, facile à relâcher, fidèle à sa parcelle. Elle agit en synergie avec l’abeille sociale domestique pour plus de résilience
Agriculture concernée : – arboriculture dans le Val de Loire – cassis de Bourgogne – amandes – cerises – abricots – pommes-poires
Chiffres : – Chiffre d’affaires 2026 : 200 000 € – 300 ha agricoles couverts par ce concept en France dont 70 ha dans la Vaucluse
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La Chambre agriculture de Vaucluse a présenté son nouveau projet stratégique pour la période 2026-2030. Un projet qui s’articule autour de trois ambitions : l’accompagnement, la diversification, ainsi que la sécurisation de l’eau.
« Accompagner, diversifier, sécuriser l’eau. » Ce sont les ambitions du nouveau plan stratégique du réseau des Chambres d’agriculture pour ces prochaines années. Un projet pour accompagner les agriculteurs face aux mutations économiques, climatiques et sociétales.
En Vaucluse, un département où la filière agricole constitue l’un des principaux secteurs d’activité, ce projet a du sens. Il a été co-construit avec les Chambres d’agriculture, les partenaires et les agriculteurs dans le but de répondre aux préoccupations des agriculteurs, anticiper les évolutions de l’agriculture, structurer et prioriser les actions du réseau, mobiliser l’expertise collective des Chambres, mais aussi évaluer l’impact des actions menées afin d’améliorer les dispositifs d’accompagnement.
Se rapprocher davantage des agriculteurs
La Chambre d’agriculture de Vaucluse souhaite se « redynamiser », comme le dit Sophie Vache, présidente de la Chambre, pour répondre au mieux aux attentes des agriculteurs. Pour ce faire, le nouveau plan stratégique se base sur trois principes : sécuriser les projets des agriculteurs du début à la fin, créer de la valeur dans les filières tout en contribuant à la souveraineté alimentaire, et positionner les Chambres d’agriculture comme un réseau reconnu, efficient et central dans l’accompagnement des exploitations.
Ainsi, la Chambre vauclusienne va opter pour une transformation interne avec, entre autres, la mise en place de conseillers référents pour chaque agriculteur pour faciliter les échanges et le suivi des exploitations, la proposition d’un accompagnement en faveur de la transition climatique, la mise en place de temps d’échanges avec les élus locaux et les citoyens autour des enjeux agricoles, une formation plus poussée des agriculteurs, etc. « L’objectif est de proposer un accompagnement plus global, plus lisible et plus réactif », explique la Chambre d’agriculture de Vaucluse.
Diversifier les activités
Aussi, la Chambre entend accompagner les exploitants dans leur diversification pour leur permettre de sécuriser leurs revenues et de préparer l’avenir. « Il ne s’agit pas de changer de métier, mais d’encourager les exploitations à développer, lorsque c’est possible, un atelier complémentaire », explique Jordan Charransol, vice-président de la Chambre d’agriculture de Vaucluse. Cette diversification passe par les différentes cultures possibles, des activités complémentaires comme l’agritourisme, l’agrivoltaïsme ou encore la méthanisation.
Les agriculteurs souhaitant plus d’informations peuvent se tourner vers le Point Accueil Diversification (PAD), un dispositif mis en place en Vaucluse qui propose un premier rendez-vous gratuit. Ce dispositif permet aux agriculteurs de présenter leur projet de diversification d’être orientés vers les dispositifs et partenaires adaptés, mais aussi d »être accompagner au mieux.
Sécuriser l’eau
Dans un département qui fait face à de nombreux épisodes de sécheresse chaque année, l’eau constitue un enjeu majeur pour le monde agricole, surtout dans un contexte de changement climatique et de tensions croissantes sur la ressource.
De cette réflexion est né le projet HPR (Hauts de Provence Rhodanienne), qui concerne 81 communes répartis dans le Nord du Vaucluse et le Sud de la Drôme. Ce projet s’appuie sur trois principes : la sobriété et l’efficacité en termes de consommation d’eau, le recours à des ressources moins fragiles sans compromettre leur équilibre, ainsi que l’approche collective.
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Le stand du département de Vaucluse vient d’obtenir le prix du coup de cœur du jury lors du salon de l’agriculture 2026 qui vient de s’achever au parc des expositions de Paris. L’espace de 138m2 mettant en valeur les produits et les producteurs de Vaucluse a été distingué par Syrpa, le réseau des communicants agricoles rassemblant près de 400 professionnels de la communication en agriculture, alimentation et environnement.
Ce Syrpa’wards 2026, seul prix officiel permettant de distinguer le travail de communication lors du salon de l’agriculture, a été aussi décerné au Vaucluse par Valérie Le Roy, directrice du Salon International de l’agriculture, et Jérôme Despey, président du Ceneca (Centre national des expositions et concours agricoles) ainsi que du Salon de l’agriculture.
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En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 17 magasins fédérés par un réseau régional défendent une autre façon de consommer : des produits fermiers vendus directement par ceux qui les cultivent ou les élèvent. Un modèle économique structuré, qui génère près de 20M€ de chiffre d’affaires annuel et dont l’impact sur les territoires dépasse largement l’acte d’achat.
Tensions sur les marchés agricoles mondiaux, volatilité des prix et les crises climatiques interrogent durablement sur notre souveraineté alimentaire. Pourtant, une autre voie s’ouvre entre la grande distribution et la vente à la ferme : celle des magasins de producteurs. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ils sont aujourd’hui 17 à être réunis au sein du Réseau des magasins de producteurs Paca, créé en 2016.
Une gouvernance 100% agricole Le principe ? Eradiquer les intermédiaires. Les magasins sont gérés collectivement par des agriculteurs, qui en assurent l’approvisionnement et participent à la commercialisation. Fruits et légumes de saison, viandes, fromages, œufs, miels, vins, huiles d’olive, jus, conserves… L’offre reflète la diversité agricole régionale, de la plaine de la Crau aux vergers du Vaucluse, des collines varoises aux alpages des Hautes-Alpes.
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Traçabilité des produits Ce modèle repose également sur la transparence de l’origine des produits, l’approvisionnement étant exclusivement issu d’exploitations de la région ou des départements limitrophes (hors opérations ponctuelles), avec, en creux, une gouvernance collective. Le magasin devient ainsi un outil économique partagé plutôt qu’un simple point de vente.
Une alternative crédible aux circuits traditionnels Si la vente directe ne représente pas la totalité de la consommation alimentaire des ménages, elle progresse régulièrement. Selon le ministère de l’Agriculture, près d’un agriculteur sur cinq, en France, pratique aujourd’hui la vente en circuit court, signe d’une évolution structurelle du modèle agricole.
Valoriser les produits agricoles Pour les producteurs, il est question de mieux valoriser leurs produits et de sécuriser leur revenu en maîtrisant la chaîne, de la production à la mise en rayon. Pour les consommateurs, le bénéfice est double : fraîcheur et saisonnalité, mais aussi compréhension du prix payé. Le dialogue avec le producteur redonne du sens à l’acte d’achat, où la traçabilité est devenue une exigence sociétale.
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Un effet multiplicateur sur l’économie locale Egalement, l’impact économique devient mesurable. Une étude conduite par l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.) et le réseau Trame démontre que chaque euro dépensé dans un magasin de producteurs génère entre 2 et 2,5€ de retombées économiques dans un rayon de 30 kilomètres. L’argent circule localement : rémunération des exploitants, salaires des employés, achats de fournitures, investissements agricoles.
Plus de 350 exploitations En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le réseau fédère environ 350 exploitations, soit près de 500 agriculteurs. En 2025, le chiffre d’affaires cumulé des magasins atteint environ 20M€. Ces structures, d’une surface moyenne de 165 m² (de 50 à 300 m²), emploient une quarantaine de salariés. Un maillage encore modeste à l’échelle régionale, mais significatif pour des territoires ruraux confrontés à la fragilité économique et à la pression foncière.
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Un outil de structuration régionale Le réseau régional ne se limite pas à une bannière commune. Il accompagne les magasins sur les plans juridique, technique et économique, propose des formations en partenariat avec Trame, favorise les échanges d’expériences et assure une promotion collective auprès du grand public. Cette agriculture protéiforme nourrie de viticulture, d’arboriculture, de maraîchage, d’élevage ovin et caprin, contribue à maintenir une diversité productive et à consolider les exploitations face aux aléas des marchés internationaux.
Les produits d’ici Consommer dans un magasin de producteurs n’est plus seulement privilégier le ‘produit d’ici’. C’est participer à une organisation économique qui relocalise la valeur, soutient l’emploi agricole et commercial, et redonne aux producteurs un rôle central dans le paysage alimentaire régional. Finalement, le modèle apparaît moins comme une alternative marginale que comme un laboratoire grandeur nature d’une économie territoriale réinventée. Retrouver les magasins de producteurs ici.