30 septembre 2026 |

Ecrit par le 30 septembre 2026

Elections sénatoriales de Vaucluse ce dimanche, Lucien Stanzione mise sur le terrain

À l’approche des élections sénatoriales qui auront lieu ce dimanche 27 septembre 2026, le sénateur PS (Parti socialiste) de Vaucluse, ‘Agir ensemble, pour le Vaucluse’, Lucien Stanzione défend un bilan fondé sur la proximité avec les élus. Agriculture, accès à l’eau, pastoralisme, services publics : il présente une liste composée de maires et d’élus locaux, loin des seuls appareils politiques. Sept listes sont en lice ici.

En Vaucluse, les prochaines élections sénatoriales se joueront au suffrage indirect ce dimanche 27 septembre. Les grands électeurs : maires, conseillers municipaux, départementaux et régionaux désigneront les représentants du département au Sénat. Trois sièges sont à pourvoir. Le scrutin se déroulera à la proportionnelle, sur des listes paritaires. Le sénateur sortant Lucien Stanzione fait de son expérience de terrain un argument central. D’ici vendredi il aura rendu visite à plus de 145 élus depuis le début de sa campagne.

Quel bilan tirez-vous de votre mandat depuis 2020 ?
Lucien Stanzione : « Une satisfaction globale des élus »
«
Je ne vais pas prétendre que tout a été parfait, observe Lucien Stanzione sénateur PS de Vaucluse, mais je tire un bilan plutôt satisfaisant de ces six années. Les retours des maires et des élus sont bons, notamment sur notre présence et notre disponibilité. Avec Jean-Baptiste Blanc, (Ndlr : Jean-Baptiste Blanc, sénateur LR, Liste Les Républicains avec Dominique Santoni, Pierre Gonzalvez, Dominique Plancher et Patrick Adrien) nous avons souvent travaillé ensemble sur des dossiers locaux. Je pense notamment à l’hôpital d’Apt, où nous avons défendu le service public hospitalier. Nous n’avons malheureusement pas réussi à empêcher la fermeture du service de chirurgie. Je le regrette profondément. La santé a un coût, mais elle n’a pas de prix. Mon action s’est aussi concentrée sur l’agriculture, les filières économiques locales, la gestion de l’eau, les territoires de montagne et l’adaptation au changement climatique. Ce sont des sujets très concrets, auxquels les élus sont confrontés chaque jour. »

Lucien Stanzione co-rapporteur d’une mission d’information sénatoriale sur le pastoralisme Copyright LS

La viticulture, la cerise et la lavande sont fragilisées par le climat. Que proposez-vous ?
L.S. :« L’État doit anticiper, pas subir »
« Le changement climatique n’est plus une menace lointaine. Il affecte déjà les rendements, les cultures et les revenus. Le gouvernement parle de transition agroécologique, mais encore faut-il une véritable volonté politique. On renvoie trop souvent les décisions aux filières. Or, l’État doit être capable d’anticiper. Il doit travailler avec les chambres d’agriculture et accompagner les exploitants avant que les difficultés ne deviennent irréversibles. L’agriculture vauclusienne repose largement sur de petites exploitations spécialisées, de 20 à 50 hectares. Elle ne ressemble pas aux grandes structures céréalières du nord de la France. La viticulture, la cerise ou la lavande sont parfois considérées comme des productions de niche. Elles font pourtant vivre des familles, des villages et toute une économie locale. Il faut donc soutenir la diversification, financer l’expérimentation et mieux accompagner les changements de cultures. Mais aussi garantir l’accès à l’eau. »

Vous défendez les retenues collinaires. Pourquoi ?
L.S. : « Pour que les ressources soient préservées »
« Il ne s’agit pas de promouvoir des mégabassines. Je parle de petites retenues capables de stocker l’eau lors des épisodes de fortes pluies, notamment à l’automne et en hiver, pour la restituer pendant les périodes sèches. Cette solution pourrait servir l’élevage et l’agriculture en altitude. Elle permettrait aussi de réduire la pression sur les nappes phréatiques, notamment la nappe du Miocène, qui s’étend de Carpentras à Visan et constitue une réserve stratégique pour le département. Bien sûr, ces ouvrages doivent être encadrés. Il faut tenir compte de l’évaporation, des besoins des milieux naturels et de la sobriété des usages. Mais laisser l’eau abondante s’écouler en période de pluie, puis manquer quelques mois plus tard, n’est pas une politique de gestion durable. »

Dans le Ventoux et les zones pastorales, la présence du loup alimente les tensions. Quelle position défendez-vous ?
L.S. : « Le pastoralisme avant tout »
« Je ne suis pas favorable à l’éradication du loup. La question est celle de la cohabitation et de l’équilibre entre les activités. Pour ma part, je fais le pari de l’économie pastorale. Elle fait vivre des familles et entretient les paysages. Elle ne concerne pas seulement le plateau de Sault : il y a des brebis à Monteux, au Thor et dans de nombreuses communes de plaine. Les éleveurs doivent être mieux aidés pour protéger leurs troupeaux. Cela passe par des chiens de défense correctement formés, des équipements adaptés, des clôtures et une surveillance renforcée. Des associations comme Ferus participent déjà à cette présence sur le terrain. Le loup doit pouvoir trouver sa place dans certains espaces, notamment les alpages. Dans les zones de moyenne montagne, le pastoralisme doit rester prioritaire. Sans éleveurs, les paysages se ferment et c’est toute une économie rurale qui recule. »

Lucien Stanzione et l’équipe de recherche INRAE lors du lacher de Ganapis Copyright LS

Le Sénat peut-il encore agir pour les petites communes, les commerces et les services publics ?
L.S. : Défendre des communes «qui n’ont pas de rentabilité»

« Oui, mais il faut accepter une idée simple : certains territoires ne seront jamais rentables au sens strict. Cela ne signifie pas qu’ils doivent être abandonnés. Avec le sénateur Christian Redon-Sarrazy, j’ai travaillé sur un texte consacré à la préservation du patrimoine rural, adopté par le Sénat en juillet. Restaurer un bâtiment, maintenir un commerce ou sauver un service de proximité, c’est aussi retenir des habitants. Les élus cherchent des solutions pour obtenir la DETR (Dotation d’équipement des territoires ruraux), mobiliser le Fonds vert (Accélérer la transition écologique dans les territoires) ou préserver la dotation globale de fonctionnement. Ils veulent pouvoir réparer une route, rénover une école, végétaliser une cour ou maintenir un cabinet médical. La France dispose de moyens, mais elle ne les affecte pas toujours au bon endroit. Il faut davantage de partage et une politique plus ferme en faveur des communes rurales. »

Votre démarche se distingue-t-elle des précédentes élections ?
L.S. : « Une liste composée d’élus locaux »

« En 2020, j’avais constitué une liste avec plusieurs formations de gauche. Cette fois, j’ai voulu partir d’une autre réalité : les élus locaux ne demandent pas d’abord une étiquette politique. Ils veulent être accompagnés sur leurs dossiers. Ma liste réunit donc des élus de terrain : Sophie Rigaut, conseillère départementale de Vaucluse, vice-présidente du Service départemental d’incendie et de secours, Sandrine Raymond Lucarini, engagée sur les questions d’emploi et de jeunesse, Christian Vachier-Moulin, agriculteur, viticulteur et éleveur, ainsi que Philippe Armengol, maire de Velleron, très investi sur les questions environnementales. Ce sont des maires et des responsables locaux en exercice. Ils connaissent les contraintes budgétaires, les problèmes de recrutement, les urgences liées à l’eau ou aux services publics. Ils ne sont pas hors-sol. Cette liste n’est pas construite autour d’un accord partisan. Chacun conserve ses convictions. Mais nous partageons une priorité : servir les communes et leurs habitants. »

Vous avez déjà visité la majorité des communes du département. Est-ce votre stratégie électorale ?
« Le calcul se fera le jour du scrutin »

« Je ne veux pas faire de calcul. Je préfère travailler. A vendredi j’aurai visité plus de 145 communes sur les 151 que compte le Vaucluse. Je continue à me déplacer, parfois avec un membre de la liste selon les secteurs. Les grands électeurs voient les candidats, posent leurs questions et jugent sur pièces. Notre campagne repose sur cette proximité. Le résultat, lui, se fera le jour du scrutin. »
Propos recueillis par Mireille Hurlin

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De la vigne à la bouteille pour la 22e récolte de la Cove

Pour la 22e fois, la Cove (Communauté d’agglomération Ventoux Comtat Venaissin) a procédé à la récolte de sa vigne intercommunale. Comme chaque année à la fin de l’été, les élèves du campus Provence Ventoux du lycée Louis Giraud de Carpentras-Serres ont ainsi participé aux vendanges des 300 pieds de vigne implantés au cœur de l’Hôtel de Communauté. Pour cette nouvelle édition, 21 élèves de Terminale Bac Pro Aménagement Paysager ont donc pris part à la récolte, accompagnés de leurs enseignants, Béatrice Lauret et Jean-Baptiste Vernay, professeur principal, ainsi que de Benjamin Pierron, chef d’exploitation du lycée Louis Giraud. Ces derniers étaient également accompagné d’Alain Constant, président de la Cove, ainsi que de plusieurs élus communautaires parmi lesquels Michel Jouve, délégué à l’agriculture et au développement rural, Philippe Bouteiller, délégué aux finances, et Alexandre Kormanyos, délégué au développement économique.

Crédit : DR/Cove

Un outil pédagogique pour les élèves du lycée agricole
« Ce rendez-vous permet aux jeunes de découvrir et d’expérimenter concrètement une étape essentielle du cycle de la vigne, explique les services de la Cove. Au plus près des réalités du territoire, ils se familiarisent avec les savoir-faire agricoles et les différentes étapes de la vie d’une parcelle viticole. »
Implantée en 2003, la vigne intercommunale de la Cove a été conçue comme un support pédagogique, en partenariat avec le lycée agricole Louis-Giraud. Tout au long de l’année, les élèves participent à son entretien et suivent son évolution, jusqu’aux vendanges.

Crédit : DR/Cove

De la vigne à la bouteille
Après la récolte, les raisins seront acheminés vers la cave coopérative Rhonéa de Beaumes-de-Venise, où ils seront vinifiés avant d’être mis en bouteille. Cette nouvelle vendange illustre une nouvelle fois les liens étroits entre la CoVe, les établissements d’enseignement du territoire et la transmission des savoir-faire agricoles aux jeunes générations.


Avignon : le festival Bien Bon nous invite à repenser notre alimentation

Dans le cadre du festival Bien Bon du Grand Avignon, le campus avignonnais Isara-Isema organise une table ronde sur le thème ‘Repenser notre alimentation du sol à l’assiette’.

Ce mercredi 16 septembre, le campus avignonnais regroupant l’école d’ingénieurs agronomes Isara et l’école de commerce Isema invite le public à en apprendre davantage sur les défis et les solutions pour concilier agriculture durable, alimentation de qualité, santé et justice sociale au travers de la table ronde ‘Repenser notre alimentation du sol à l’assiette’.

Organisé à l’occasion du festival Bien Bon, cet événement réunira chercheurs, experts, entreprises et acteurs engagés qui évoqueront les enjeux du système alimentaire actuel et discuterons autour d’un scénario prospectif de système alimentaire durable en 2050. Cette soirée sera également l’occasion de mettre en lumière les initiatives locales qui participent au changement du système.

Il est encore temps de s’inscrire en cliquant ici.
Mercredi 16 septembre. 18h. Gratuit. Isara-Isema. 105 Rue Pierre Bayle. Avignon.


Incendies, la Chambre régionale d’agriculture de Paca veut faire barrage aux flammes

Face à des feux toujours plus difficiles à contenir, Georgia Lambertin, présidente de la Chambre régionale d’agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur demande au Gouvernement de faire de l’agriculture un pilier de la prévention. Friches reconquises, cultures en lisière des massifs, matériel d’intervention et pastoralisme : quatre leviers sont ainsi défendus dans un courrier adressé à la ministre de l’Agriculture. Une réflexion qui concerne directement le Vaucluse, où plusieurs massifs forestiers sont classés comme particulièrement exposés au risque incendie.

Dans la guerre contre les incendies, les agriculteurs pourraient-ils être mieux armés ? C’est en tout cas ce qu’observe la Chambre régionale d’agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans un courrier adressé le 31 juillet à Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, sa présidente Georgia Lambertin rappelle que les exploitants ne sont pas seulement des victimes potentielles des incendies : ils participent aussi, au quotidien, à la protection des territoires.

Quand les champs deviennent des lignes de défense
Et cela concerne particulièrement le Vaucluse, où agriculture, habitat et espaces boisés se côtoient étroitement. Les cartes préfectorales identifient plusieurs secteurs particulièrement exposés tels que le massif du Mont Ventoux, les Monts de Vaucluse, le Luberon et les Dentelles de Montmirail. Dans ces territoires fragmentés, une parcelle cultivée, terre de production créé une discontinuité dans la végétation qui peut grandement  faciliter l’intervention des secours.

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Les friches dans le viseur
C’est le premier axe défendu par la Chambre régionale : remettre en culture les terres agricoles délaissées. Georgia Lambertin propose d’installer des cultures entre les zones urbanisées et les massifs forestiers afin de créer des zones tampons. Objectif ? Empêcher la continuité de la végétation combustible et maintenir des espaces ouverts susceptibles de ralentir la progression du feu.

Terres de Vaucluse
L’idée intéresse tout particulièrement le Vaucluse, où la prévention repose déjà sur une organisation précise de la défense des massifs. Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies doit justement articuler les espaces forestiers avec les zones urbaines, agricoles et naturelles. Sa prorogation court jusqu’au 31 décembre 2026. Autrement dit, l’agriculture ne serait plus seulement considérée comme une activité à protéger face au feu, mais comme l’une des composantes de l’aménagement permettant de mieux lui résister.

Des agriculteurs équipés pour donner l’alerte
Deuxième demande : donner davantage de moyens aux exploitants installés à proximité des zones sensibles. La Chambre régionale propose de recenser les agriculteurs susceptibles d’être mobilisés et de contribuer financièrement à l’achat de matériel d’intervention. Elle réclame également des moyens de communication permettant de transmettre plus rapidement une alerte, en coordination avec les sapeurs-pompiers et l’Office national des forêts. La proposition ne consiste évidemment pas à substituer les agriculteurs aux professionnels du secours. Elle vise plutôt à mieux utiliser leur connaissance du terrain et les moyens dont ils disposent déjà. Une logique qui prend tout son sens en période de danger élevé : en Vaucluse, entre le 15 juin et le 15 septembre, l’accès aux massifs et certains travaux peuvent être restreints ou interdits selon le niveau de risque. En niveau ‘rouge E’, l’accès et les travaux dans les massifs sont interdits.

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Les troupeaux, auxiliaires de la prévention
L’autre idée forte du courrier de la Chambre régionale d’agriculture de Paca à la ministre de l’Agriculture concerne le pastoralisme. Le pâturage contribue à maintenir une strate herbacée plus basse, dans les espaces où la végétation gagne du terrain. La Chambre régionale souhaite donc renforcer le soutien économique au sylvopastoralisme et faciliter l’accès durable des troupeaux aux espaces naturels.

Partage d’espace
Elle propose notamment des contrats de location pluriannuels entre éleveurs, propriétaires et gestionnaires d’espaces naturels. Ces contrats pourraient intégrer directement les objectifs de débroussaillement et de Défense des forêts contre les incendies (DFCI).Dans la Drôme voisine, lors de l’incendie qui a parcouru quelque 4 400 hectares dans le Diois en juillet, des agriculteurs avaient déjà contribué à ralentir la progression des flammes en déchaumant leurs parcelles. Mais la Chambre régionale veut aller plus loin : elle demande notamment que le cadre forestier évolue pour faciliter le pâturage caprin lorsque celui-ci contribue à l’entretien des milieux.

Evolution de la politique de lutte contre les incendies
Si les moyens aériens, les camions et les milliers de sapeurs-pompiers sont indispensables à la lutte contre l’incendie, l’agriculture, elle, peut agir en amont, à titre préventif. Dans son courrier, Georgia Lambertin souligne un paradoxe : alors que les exploitations agricoles veillent à la protection des territoires, elles sont elles-mêmes fragilisées par les sécheresses, les incendies, les inondations ou encore les épisodes de gel.

Les espaces forestiers représentent 52% du territoire de Paca
En Provence-Alpes-Côte d’Azur les espaces forestiers couvrent 52% du territoire, ainsi le  maintien des terres cultivées, l’élevage et la gestion des friches sont essentiels à l’équilibre d’un territoire où la frontière est ténue entre ville, campagne et forêt. Le message de Georgia Lambertin, présidente  de la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Cote d’Azur, adressé à la Ministre de l’Agriculture, explique que pour combattre les incendies de demain, il est aussi nécessaire de préserver, ceux qui entretiennent les paysages aujourd’hui.
Mireille Hurlin

Replantation de la Montagnette à Barbentane après l’incendie des 14 et 18 juillet 2022 Copyright Mireille Hurlin

Le Ventoux, terre d’excellence pour la cerise et pour le raisin de table

Avec un potentiel de 3000 tonnes et une trentaine de producteurs pour le diamant rouge et 2 à 3000 tonnes et 150 producteurs pour le muscat bleuté, le Vaucluse occupe une place centrale dans ce secteur fruitier.

« 75% de la surface française pour la cerise et 60% pour le raisin de table » précise René Reynard, Président de la Coopérative Fruiventoux à Mazan, en compagnie de Christian Roux, Président de l’AOP raisin qui ajoute : « Ces 2 filières constituent une vraie vitrine du terroir local de qualité. Elles contribuent fortement à l’économie agricole régionale, à l’emploi et à la souveraineté alimentaire française. »

Mais leur satisfaction est atténuée face aux insectes ravageurs, aux aléas climatiques (canicule, gel, grêle) et aux attentes des consommateurs.  Une mobilisation collective est donc nécessaire pour mettre au point des solutions durables et comptatibles avec la transition agroécologique.

Pour protéger les parcelles, la solution réside en la présence de filets qui les recouvrent, limitent les traitements phytosanitaires, les attaques des nuisibles et il sécurise les rendements, « Plutôt que le palissage, le gablage est une meilleure solution avec des piquets et des filets anti-grêle, il offre plus de feuillage donc de photosynthèse, moins de brûlures dues au soleil et moins de prise au vent. Il coûte trois fois moins cher, 30 000€/ha au lieu de 90 000€. En plus, il divise par trois le temps de main d’oeuvre, ce n’est pas rien », constate René Reynard. « Cette année, on constate une qualité exceptionnelle du raisin, il a de longues grappes, de gros grains, il est précoce, le ban des vendanges aura lieu normalement le 17 août. »

Pour dynamiser l’image du raisin, un concours de photos est organisé (à mailer à fruiventoux1@orange.fr pour gagner son poids en grappes) et la Fête du Muscat AOP du Ventoux aura lieu le dimanche 30 août à Malemort-du-Comtat avec, à partir de 9h vide-grenier, marché des artisans et producteurs, buvette, animation musicale et concert du groupe El Condor à 21h.


Une 1re en Vaucluse : ‘Terres de demain’, les Assises de l’Agriculture au Château de Beaucastel

Organisées par La Provence et Le Crédit Agricole chez la Famille Perrin, ces rencontres-débats sur les enjeux de l’agriculture et la viticulture de demain ont été l’occasion de faire le point sur le changement climatique, les attentes des consommateurs et la transition environnementale avec des paysans, des élus et des représentants de l’INRAE et du Canal de Carpentras. 

« L’eau et les agriculteurs » ou encore « Économie agricole et viticole face aux nouveaux défis » ont été les sujets abordés notamment par Franck Alexandre, Président du Conseil d’Administration de la Caisse d’Épargne, d’Isabel Ferrando, propriétaire du Domaine réputé de Saint-Préfert à Châteauneuf-du-Pape, de Nicolas Paget, le maire de Courthézon, de Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud, en charge de l’agriculture, la viticulture, de la ruralité et du terroir et de Christian Mounier, vice-président du Conseil Départemental de Vaucluse et fils de paysans.

Au cours des échanges animés par le directeur de la rédaction de La Provence, Olivier Biscaye, venu de Marseille et en présence de la directrice départementale du journal, Mélanie Ferhallad, Nicolas Paget a insisté sur « le lieu emblématique où nous nous trouvons, le Château Beaucastel, une propriété d’exception connue dans le monde entier pour sa production de Châteauneuf-du-Pape. Ici, l’eau et sa raréfaction est un sujet majeur, comme l’innovation, la pression foncière. Nous devons éviter une urbanisation excessive pour préserver les mètres carrés agricoles. » Il a aussi parlé de remembrement. « Depuis la construction de la ligne TGV Med en 2000 qui a redessiné les paysages de la Vallée du Rhône, nos parcelles sont trop petites, entre 2 000 et 3 000m², il faut au minimum 3 à 5 hectares pour que passent les engins agricoles d’aujourd’hui  Donc nous devons tous travailler ensemble pour avancer. »

L’agriculture, 1re économie de Vaucluse

En l’absence des présidentes régionale et départementale de la Chambre d’Agriculture, c’est Christian Mounier qui a rappelé que l’activité agricole au sens large (fruits, légumes et vignes) est la 1re économie de Vaucluse (1 106M€ de chiffre d’affaires et 12 700 emplois). Il a aussi mis en évidence le rôle incontournable du Barrage de Serre-Ponçon, non seulement comme producteur hydroélectrique, comme infrastructure touristique mais aussi dans l’irrigation avec une retenue d’eau de 1,272 km3 (milliards de m3) et un débit de la Durance de 80m3/seconde, sans oublier le projet HPR (Hauts de Provence Rhodanienne) dans le Nord Vaucluse.

« Nous devons nous adapter au marché. »

Franck Alexandre

Franck Alexandre, le vigneron-banquier a lui aussi parlé de la nécessité de remembrer les terres dans le Vaucluse où la surface moyenne des parcelles est de 23 hectares. Il a évoqué le besoin de cultiver d’autres espèces comme les pistaches et les grenades, économes en eau. Et parlé des vins qu’attend le consommateur. « Nous devons nous adapter au marché. Aux rouges trop lourds, trop alcooleux, les jeunes préfèrent des vins plus légers, plus frais. » Il a aussi évoqué une structure qui entre 1963 et 2014 a façonné le territoire, la DATAR (Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale), à l’époque d’Olivier Guichard, Jérôme Monod, Philippe Lamour, Edgar Pisani. « Il suffisait d’un ou deux coups de fil à Paris pour peser sur les décisions qui nous concernaient ici, dans le Sud. Maintenant on a perdu un peu de notre influence dans les ministères de la capitale, même si on est toujours en relation avec la préfecture qui fait remonter les dossiers. »

Au Château de Beaucastel, ‘Terres de Demain’, les 1res Assises Agricoles. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Réduire la consommation d’eau…

De son côté, André Bernard, ancien président de la Chambre Régionale d’Agriculture et actuel président du Canal de Carpentras, a évidemment, parlé de l’énorme projet HPR à 480M€ pour irriguer 22 000 hectares sur 81 communes du Nord Vaucluse et du Sud Drôme. « Nous avons absolument besoin d’irrigation tout en divisant par deux la consommation d’eau. Nous avons déjà montré notre adaptation avec le goutte à goutte puisque nous avons déjà fait baisser la consommation par 10. »

André Chanzy qui est directeur de recherche à l’INRAE d’Avignon, a évoqué la « plasticité » des plantes. « Depuis le 1er épisode de sècheresse en France qui remonte à 1976 — à l’époque on ne parlait pas encore de canicule comme aujourd’hui 50 ans après — on avait remarqué que la croissance des arbres avait ralenti. Depuis, on a évolué, grâce effectivement au goutte à goutte qui renforce le système racinaire. Par capillarité, l’humidité se maintient, on sait la piloter, la contrôler, mesurer le taux d’hygronomie à la goutte près. Mais paradoxalement en enterrant les tuyaux et les canalisations en profondeur, les oiseaux comme les insectes, les plantes et la biodiversité ont du mal à profiter de l’eau pour survivre. Il faut neutraliser cet effet pervers pour maintenir l’écosystème. »

…tout en résistant à la sécheresse

De son côté Bénédicte Martin, la conseillère régionale a, elle aussi, évoqué le rôle d’accompagnement que joue la région Provence-Alpes-Côte d’Azur auprès des paysans, « pour une agriculture durable, viable, de qualité et compétitive. » Elle a évidemment parlé du rôle crucial de l’eau, « C’est une question de survie qui conditionne tout, la production agricole et viticole comme les paysages qui attirent des touristes du monde entier. C’est pourquoi nous participons à toutes les expériences, par exemple au vignoble de Piolenc, avec des espèces résistantes à la sècheresse comme aux maladies et des panneaux photovoltaïques orientables pour protéger les feuilles de vigne des rayons intenses du soleil. Et d’insister sur la nécessité de programmer un calendrier d’investissements année après année pour le lourd, très lourd financement du projet HPR, en ces périodes d’endettement maximum de la France.

« L’eau, c’est une question de survie. »

Bénédicte Martin

En marge des débats, Isabel Ferrando a alerté sur l’impact de la canicule sur les prochaines vendanges. « La maturité des vignes avance à la vitesse grand V, sur notre vignoble, on va devoir entamer la récolte dès le 10 août. Le problème, c’est de recruter du personnel aussi tôt. Or, la MSA (Mutualité sociale agricole) couvre tous les paysans, salariés ou pas, pour l’ensemble des branches de la Sécurité Sociale : maladie, famille, vieillesse, accidents du travail, maladies professionnelles, insertion, sécurité au travail et embauche. Justement, c’est là que le bât blesse. Ici, dans le Vaucluse, c’est le seul département du Sud qui fonctionne ainsi, elle considère que la prestations de service est une forme de concurrence à l’interim. Elle doit se limiter à des tâches extrêmement qualifiées sinon c’est de l’interim caché, du travail dissimulé. Moi, je supervise les saisonniers quand ils arrivent à Saint-Préfert, je leur explique ce qu’ils doivent faire et je leur fournis le matériel nécessaire. C’est à nous de faire les contrats à la place de la MSA, de vérifier leur identité, de les déclarer, c’est kafkaïen face à l’avancement de la date des vendanges et surtout face à la pénurie de main d’oeuvre. J’en ai parlé à France Travail et à Monsieur le Préfet, j’espère que tout va rentrer dans l’ordre rapidement. »

Le Château de Beaucastel a accueilli ces 1res Assises de l’Agriculture

Ces 1res Assises de l’Agriculture ont été l’occasion de rencontrer « l’âme de ce lieu », Jean-Pierre Perrin, qui, avec son frère François, représente la 4e génération de propriétaires de ce domaine d’exception, le Château de Beaucastel qui date de 1549 et qui a fait l’objet de travaux qui ont duré 7 ans. « Je suis un paysan, j’ai les pieds sur terre. Notre but n’était pas de faire flamboyer, briller cette propriété, d’impressionner. Au contraire, on a pensé à ce que vivraient nos petits-enfants quand le climat aura encore changé. Du coup, on a pensé à une climatisation naturelle, avec une cave de vinification adaptée au climat à venir. On a fait tous ces travaux pour être en phase avec le futur. Le beau, on s’en fout. Nous on a voulu faire mieux avec moins. Ici, pas de béton, pas de ferrailles pour l’armer, de la terre et de la pierre. » Les argiles ont été utilisées pour le pisé.

Quand Jean-Pierre Perrin, son frère François et leurs enfants ont décidé d’entamer des travaux, ils ont demandé à une agence de lancer le concours international d’architectes. Parmi les 1 360 propositions, une a émergé du lot, celle de l’architecte indien Bijoy Jain qui travaille sur des maquettes, pas des dessins et qui prend en compte les techniques de construction locales comme les matériaux, en une relation terre – forme – histoire. Il a été choisi avec un autre architecte, Louis-Antoine Grégo, dont le cabinet est installé à Avignon.

Jean-Pierre Perrin, poursuit : « On est parti d’une feuille blanche. C’était en plein Covid. Avec les garanties décennales, les assureurs ont mis deux ans pour accepter le contrat. Le risque supplémentaire, c’est qu’en période de confinement, de France au ralenti, les entreprises choisies ne savaient pas combien de temps cela allait durer, finalement tout le monde a signé. Et les taux d’intérêt étaient ridiculement bas, du coup ça a coûté (un peu) moins cher. L’architecte indien qui a été choisi n’avait jamais fait de cave, mais il est diplômé de l’Université Saint-Louis de Washington et donne des cours à Zurich, à New-York. »

« Je suis paysan et à 82 ans, j’entend le rester, j’ai horreur du superficiel, du clinquant. » Dans cette famille où on fait du vin bio et biodynamie sur une centaine d’hectares dans une démarche naturelle, les 6 000m² de bâtiments beiges et ocres ont été préservés, 4 000m3 de cave ont été creusés, la terre, le sable et les galets conservés pour être réemployés.  « Du coup on a évité une noria de camions, de pollution sonore, visuelle, de poussières et de vibrations au milieu du vignoble », ajoute le patriarche. À 9m sous terre, se trouve un bassin de 2 000m3 où les eaux de pluie sont filtrées et où le mistral s’engouffre et refroidit le chai. Entre vignes, oliviers, chênes-truffiers, pins, cyprès, essences méditerranéennes se sont fait leur place.

L’un des fils de Jean-Pierre Perrin, Marc, qui a rencontré un ami commun de Brad Pitt et Angelina Jolie, a été chargé par le couple-star en 2011 de s’occuper du Château de Miraval dans le Var où ils sont associés. Un partenariat qui a permis de voir l’acteur en chair et en os sur l’AOC Châteauneuf-du-Pape. Mais Jean-Pierre Perrin reste humble et discret. « Ici, pas de cars de touristes. Pas de caveau de vente. On reçoit les visiteurs uniquement sur rendez-vous pour leur parler de notre savoir-faire. On souhaite simplement leur inoculer notre passion du vin. » Sur les 13 cépages utilisés par Beaucastel pour ses assemblages, le rouge compte un pourcentage de 30% de Mourvèdre, sans doute ce qui le rend unique. Chaque année 600 000 bouteilles sont produites à Courthézon.

Le Château de Beaucastel a reçu en 2025 le Prix AMO de l’Association Architectes et Maîtres d’Ouvrage pour cette réalisation « exemplaire » par son innovation, sa qualité et son engagement environnemental.

Le Château de Beaucastel. ©Famille Perrin

Travaillan : l’agrivoltaïque à la rescousse des vins de demain

Enedis vient de raccorder le plus grand site agrivoltaïque sur vignes de la Vallée du Rhône. Implanté sur le domaine André Brunel à Travaillan, il s’étend sur une surface de 3,3 ha pour une puissance installée raccordés au réseau public de distribution de 2,8MW. Cela représente l’équivalent de la consommation électrique d’environ 1 000 foyers.
Mené dans un environnement agricole nécessitant une attention particulière à la préservation des cultures viticoles et à la prise en compte des contraintes du terrain, le projet a aussi nécessité une extension de 800 mètres de réseau HTA (lignes moyenne tension) en souterrain.

Lors de l’inauguration du site (de gauche à droite) : Lucien Stanzione (sénateur du Vaucluse), Jean-Dominique Artaud (maire d’Orange), Fabrice Brunel (vigneron propriétaire du domaine André Brunel), Julien Merle (président de la Communauté des communes Aygues Ouvèze en Provence), Isabelle Daladier-Martin (maire de Travaillan), Jean-Baptiste Baldi (directeur territorial d’Enedis dans le Vaucluse), Delphine Guinet (responsable d’activité photovoltaïque Eiffage Energie Systèmes) et Cécile Magherini (directrice de Sun’Agri).

La viticulture dans une nouvelle ère
Outre la production d’électricité, cette installation agrivoltaïque sur une parcelle en reconquête viticole après des années de friche doit aussi permettre à la vigne de mieux résister aux défis climatiques (protection des cultures lors des gels printaniers, réduction des besoins en eau, limitation des effets des fortes températures…). Cette technologie pourrait aussi améliorer la qualité du vin en limitant le taux de sucre et d’alcool.
« Dans un marché du vin en souffrance, le blanc tire son épingle du jeu, c’est un vin moins alcoolisé qui se boit plus facilement, explique Fabrice Brunel, à la tête de l’exploitation familiale depuis 5ᵉ génération, auprès de Sun’Agri, pionner de l’agrivoltaïsme ayant aussi accompagné le projet. Grâce à la protection de ces panneaux, on peut faire varier l’ensoleillement en le protégeant des fortes chaleurs, ce qui permet de sortir des vins très équilibrés entre 12 et 13 degrés qui correspondent plus à l’attente des consommateurs. »
Une zone témoin de 2,3ha cultivée à l’identique sans panneaux photovoltaïques a d’ailleurs été aussi prévue pour mesurer objectivement les bénéfices du dispositif.
Para ailleurs, le site est également un terrain d’expérimentation pour de nouvelles technologies agricoles, avec notamment un robot planteur autonome utilisé pour la première fois en France

Travaillan : un village à énergie positive
« Ce projet contribue concrètement au développement d’une production électrique locale, décarbonée, au service du territoire vauclusien, se félicite le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. À terme, les panneaux photovoltaïques du site de Travaillan produiront davantage que la consommation électrique de la commune, faisant de cette dernière un village à énergie ‘verte’ positive. »

40M€ d’investissement en 2025 en Vaucluse
« Que ce soit de la production d’électricité locale ou de l’électrification des usages en remplacement du gaz ou du pétrole, tout ce qui va dans le sens de la souveraineté énergétique sert l’intérêt général, rappelle Jean-Baptiste Baldi, directeur territorial d’Enedis dans le Vaucluse. C’est aussi cela pour Enedis, être une entreprise à mission déterminée chaque jour à remplir sa mission de service public. »
Pour rappel, Enedis a procédé à 40M€ d’investissement en 2025 en Vaucluse pour maintenir et développer le réseau électrique local qui s’étend sur 15 170km desservant 147 communes dans le département.
Au total, le groupe dispose de 330 salariées en Vaucluse, répartis dans au sein du siège avignonnais ainsi que 4 sites techniques à Apt, Carpentras, Lourmarin et Valréas.


(Vidéo) Terroirs en Fête, la plus belle célébration agricole de Vaucluse au Parc de l’Arbousière

Le rendez-vous agricole annuel Terroirs en Fête, organisé par le Département de Vaucluse, se tiendra ces samedi 13 et dimanche 14 juin au Parc de l’Arbousière à Châteauneuf-de-Gadagne. La blogueuse culinaire Mercotte sera la marraine de cette nouvelle édition.

Sur 4 hectares arborés de Châteauneuf-de-Gadagne, 140 producteurs, artisans de bouche et éleveurs seront là, 150 animaux (cochons, poneys, moutons, brebis), une douzaine de food-trucks et restaurants, 5 brasseries, 2 bars à vins et un 2e parking gratuit pour 1 500 places de stationnement avec navettes pour fluidifier les allers-retours avec ce marché provençal à ciel ouvert.

Durant 14 ans, la marraine de l’édition Mercotte a été jurée de l’émission Le Meilleur Pâtissier, sur M6, au côté de Cyril Lignac. Durant tout un week-end, elle ira à la rencontre des exposants et du public.©CD84

Les visiteurs pourront faire le tour des stands et leurs emplettes en miel, huile d’olive, charcuterie, vin, fruits, sirops, confitures de La Roumanière, Pac à l’eau de la Distillerie A. Blachère, croquants de Velleron et nougats de Valréas. Et des vélos-cargos livreront leur cabas au plus près de leur véhicule.

L’agriculture vauclusienne mise en lumière

Après le mot de bienvenue du nouveau maire Franck Aimadieu, c’est Sophie Vache, Présidente de la Chambre d’Agriculture qui a évoqué « un évènement qui met en valeur les meilleurs produits du territoire et montre que les paysans savent d’adapter aux aléas climatiques. » Nicolas Berger, Président du Comité de Promotion insiste : « Malgré la crise qui touche toutes les productions, nous faisons rayonner le Vaucluse par la qualité de ses fruits et légumes, son melon de Cavaillon, sa fraise de Carpentras, sa cerise de Venasque, son ail de Piolenc, ses pistaches du Ventoux, ses vins de la Vallée du Rhône et du Luberon et nous entretenons le paysage qui attire autant de touristes. »

« L’agriculture et l’artisanat sont les deux piliers inséparables de notre identité provençale. »

Valérie Coissieux

La Chambre des Métiers et de l’Artisanat aussi sera là comme l’a dit Valérie Coissieux, sa Présidente lors de la présentation de la 9e édition de Terroirs en Fête. « Être ici avec le Département de Vaucluse et la Chambre d’Agriculture rappelle une évidence : l’agriculture et l’artisanat sont les deux piliers inséparables de notre identité provençale. Quand notre terre produit l’excellence, les mains de nos artisans la subliment. Cette fête est un accélérateur de visibilité, ce n’est pas qu’un lieu de vente, c’est une opportunité de rencontre, d’échange. Nous proposerons un ‘Mur des savoir-faire’ sur les métiers (brasseurs, confiseurs, pâtissiers, traiteurs). Mais aussi un jeu le ‘Quizz de l’artisanat’, des ateliers sur la fabrication d’un gibassier, d’un cookie sans gluten. Bref, nous serons là pour valoriser le goût. »

Dominique Santoni, la Présidente de l’exécutif vauclusien s’est félicitée de cette initiative, « la plus belle fête de l’année pour l’agriculture. Elle permet d’aller toujours plus loin, d’éduquer les jeunes qui sont les consommateurs de demain, de transmettre un savoir-faire, de voir la transformation entre le champ et l’assiette, le fruit et le dessert. Derrière chaque métier, il y a un homme, une femme. La carte des 151 communes du département, c’est une authentique géographie sentimentale de notre territoire. »

La présidente Dominique Santoni entourée d’élus du Département et des présidentes de la Chambre d’Agriculture Sophie Vache et de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat Valérie Coissieux lors de la présentation de la 9e édition de Terroirs en Fête. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Mercotte, marraine de l’édition 2026

La mascotte de ces Terroirs en Fête, après Glenn Viel et Pierre Gagnaire, la marraine 2026 sera Mercotte, jurée du Meilleur Pâtissier sur M6. Une autodidacte éclairée, une ambassadrice de la gourmandise attachée aux produits de qualité et au travail bien fait qui font de la France une terre de gastronomie reconnue dans le monde entier.

©D84

Un événement familial

Côté animations, un Salon des vins et spiritueux avec 25 vignerons et distillateurs et un concours de dégustation, un autre pour les tartes à la fraise et un 3e pour les burgers, des démonstrations culinaires, des musiciens pour la soirée de samedi.

Comme c’est une fête gratuite et familiale, pour les pitchouns sont prévus une ferme et une ruche pédagogiques, un parcours d’accrobranche, un espace draisienne, une grande roue et un manège à propulsion parentale. Avec un programme aussi riche et divers, la fréquentation pourrait bien battre des records !

Pour accéder au programme complet, cliquer ici.
Horaires : samedi 13 de midi à minuit & dimanche 14 de 10h à 18h


Olivier Galzi à la rencontre des producteurs locaux

À l’occasion des Marchés du soir des producteurs, organisés par la Chambre d’agriculture de Vaucluse, le nouveau maire d’Avignon Olivier Galzi est allé à la rencontre des agriculteurs locaux, membres du réseau Bienvenue à la ferme Vaucluse, sur les marchés du soir de Montfavet et Avignon au cours du mois de mai.

Accompagné de Sophie Vache, la présidente de la Chambre, mais aussi d’élus comme Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir, et Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse en charge de l’Agriculture, Olivier Galzi a pu être témoin du succès de ces marchés, mais aussi échanger avec les producteurs.

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