Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’
Né à Avignon, le spécialiste des séjours insolites AbracadaRoom revendique aujourd’hui plus de 3 300 hébergements en France et accélère son développement européen. À l’origine du projet, Nicolas Sartorius, entrepreneur du tourisme, mise depuis 2012 sur une aspiration devenue centrale : vivre une expérience, plus qu’une simple nuitée.
« Il y a quatorze ans, le marché était balbutiant, relate Nicolas Sartorius. Quelques cabanes perchées en Bretagne, une poignée d’initiatives éparses, et beaucoup d’incrédulité. En 2012, Nicolas Sartorius lance un annuaire en ligne dédié aux hébergements atypiques. Le site s’appelle alors monhebergementinsolite.com. L’idée est simple : fédérer une offre émergente autour d’un imaginaire puissant, celui de l’enfance et du refuge dans les arbres. » Très vite, le concept dépasse le simple référencement. La plateforme devient centrale de réservation, avec paiement instantané en ligne. Rebaptisée AbracadaRoom, intégrée au groupe Unic Stay, l’entreprise assume une ambition plus large : structurer un marché en pleine mutation et l’ouvrir à l’international.
L’insolite, miroir d’une mutation sociétale « Le phénomène n’est pas né avec la crise sanitaire. Mais le Covid-19 en a été un accélérateur. » Effectivement, selon les dernières études comme données d’Atout France et de la Fédération des professionnels du tourisme, «la demande pour des séjours de proximité et de pleine nature a fortement progressé à partir de 2020. Les courts séjours, souvent à moins de deux ou trois heures du domicile, se sont multipliés. Les gens ne partent plus seulement trois semaines l’été. Ils fractionnent, ils cherchent des respirations tout au long de l’année », observe Nicolas Sartorius.
La promesse « Le succès repose sur cette promesse : un dépaysement intense, sans aller loin. Dormir dans une cabane viticole, une bulle transparente ou une tiny house agricole devient un moment « hors du temps ». L’expérience prime sur la catégorie hôtelière.
Le cœur de cible ? Majoritairement féminin, entre 25 et 45 ans. Un âge charnière, souvent lié à la vie de famille. Si l’offre a d’abord été pensée pour les couples, les structures familiales se développent, parfois adossées à des fermes pédagogiques ou à des domaines agricoles.
Nicolas SARTORIUS Copyright AbracadaRoom
Paradoxale Provence « Si l’insolite a essaimé dans toute la France, le Sud reste un territoire complexe, analyse le chef d’entreprise. Contraintes d’urbanisme, pression foncière, zones protégées dans le Luberon ou les Alpilles : développer de nouveaux projets y est plus ardu qu’ailleurs.Autour d’Avignon, quelques adresses ont émergé, comme les cabanes des Grands Cépages à Sorgues. Mais comparée à d’autres régions, la Provence demeure relativement modeste en nombre d’hébergements atypiques, malgré son attractivité touristique.Ce paradoxe illustre un enjeu structurel : conjuguer innovation touristique et réglementation environnementale. »
Du séjour à l’émotion Avec plus de 3 300 hébergements référencés sur l’ensemble du territoire français, AbracadaRoom revendique aujourd’hui une place majeure sur le segment. « Nous employons 11 collaborateurs à Avignon, et nous élargissons progressivement notre périmètre à la Belgique et visons à moyen terme l’Espagne, l’Italie et la Suisse. »
Vivre une expérience La stratégie dépasse désormais la seule cabane dans les arbres. « Nous voulons devenir le leader du séjour d’émotion », explique son fondateur. Comprendre : valoriser des hébergements singuliers, mais aussi des expériences ancrées dans un territoire : vue exceptionnelle, immersion agricole, découverte d’un potager biologique.
Le marché du cadeau Autre levier en forte croissance ? « Le marché du cadeau. Les box maison, distribuées notamment chez ‘Nature & découvertes’ » précise Nicolas Sartorius. Ces nouveaux cadeaux qualitatifs reposent sur un bon d’achat flexible plutôt qu’un catalogue figé. Un positionnement destiné à se distinguer des acteurs historiques du coffret touristique.
Une aventure enracinée à Agroparc à Avignon Originaire d’Avignon, Nicolas Sartorius a fait le choix d’implanter son entreprise au cœur de la technopole d’Agroparc, « »Je suis Avignonnais, j’aime ma ville et Agroparc s’est révélé être un lieu central verdoyant et très accessible pour tous ceux qui travaillent dans l’entreprise. » Un ancrage local assumé pour une activité qui, paradoxalement, célèbre l’évasion.Dans un marché touristique en quête de sens et d’authenticité, l’insolite semble avoir trouvé sa place. Plus qu’un effet de mode, il s’inscrit dans une recomposition durable des usages : voyager moins loin, mais différemment. Mireille Hurlin
Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’
11 organismes de formation, situés dans la zone d’activité d’Agroparc, organisent une journée portes ouvertes ce samedi 7 février.
Divers organismes de formation avignonnais joignent leurs forces pour organiser une journée portes ouvertes durant laquelle étudiants, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion pourront se renseigner sur les différentes formations. Agriculture, santé, business, social, finance, et bien d’autres secteurs d’activité seront représentés avec des formations du CAP à BAC+7.
En tout, ce seront 11 établissements qui accueilleront le public : le Groupe Belmont, le Centre d’Enseignement et de Recherche Informatique, le Groupement d’Intérêt Public des Établissements de Santé d’Avignon & du Pays de Vaucluse, l’IFOGA Ecole d’Ostéopathie Avignon, l’Institut Agrosciences, Environnement et Santé, l’Institut Méditerranéen de Formation, Recherche et Intervention Sociale, l’Institut Universitaire de Technologie d’Avignon, l’ISARA Agro School For Life, l’ISEMA Business School For Life, le Lycée François Pétrarque, ainsi que Molera Formation.
Samedi 7 février. De 9h à 17h. Zone d’Agroparc. Avignon.
Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’
À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur.Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.
La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84
Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.
Une nouvelle maison pour les pros La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.
Un modèle de réalisation et de gestion Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.
De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH
Une vitrine des savoir-faire Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.
Avancer, toujours avancer Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.
Le respect de touspour tous Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.
Olivier Salleron Copyright MMH
Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.
Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.
Des signaux positifs Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.
Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.
La rénovation énergétique Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.
Quels maires seront bâtisseurs ? Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.
Former les pros de demain Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.
Dominique Santoni Copyright MMH
Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.
Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.
De solides finances Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.
Des projets à venir ? La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.
Un Département fier des pros de BTP Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.
Thierry Suquet Copyright MMH
Thierry Suquet, préfet de Vaucluse Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.
Les difficultés du territoire Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.
Enfin un plan logement du gouvernement ? Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.
Un concret soutien de l’Etat Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir. Mireille Hurlin
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Réunie en assemblée générale ordinaire l’association Hey Agroparc, a présenté, le 13 janvier dernier, son programme d’événements pour 2026. Entre actions environnementales, sociales et culturelles il s’agit de fédérer l’ensemble des acteurs du bassin de vie et d’emploi d’Agroparc.
C’est clair l’association Hey Agroparc, qui succède depuis maintenant presque 3 ans à l’ancienne structure associative « Agroparc », est bien plus qu’un énième réseau d’entreprises. L’ambition portée par cette nouvelle structure est d’être un activateur de vie de ce quartier d’Avignon qui accueille à la fois des entreprises, l’université, des centres de recherche, un aéroport, un parc d’exposition, un centre hospitalier et des résidents… Ce quartier qui s’est développé de manière exponentielle ces dernières années compte aujourd’hui 400 entreprises avec 12 000 employés, 6 000 étudiants et 3 000 habitants. Une communauté multiple que l’association Hey Agroparc compte bien fédérer autour d’actions aussi diverses que nécessaires. Pour sa troisième année d’existence l’association, présidée par Alexandre Bouche, pérennise pour 2026 un certain nombre d’événements mis en place les années précédentes.
L’an dernier en une journée plus de 400 kg de déchets ont retiré de la nature
Ainsi, du 16 au 21 mars prochain ce sera le « Digital Clean up » pour nettoyer ses données numériques et recycler des équipements inutilisés. Toujours dans le domaine de l’environnement, ce sera fin mai une campagne de ramassage de déchets du quartier. L’an dernier en une journée plus de 400 kg de déchets ont retiré de la nature. Cette journée de nettoyage se renouvellera fin septembre. En juin, place à la distraction avec un tournoi de pétanque ouvert à tous le 11, et une fête de la musique en avant-première le 18, avec des musiciens locaux. Un concours photo sera lancée au printemps sur le thème de l’optimisme. L’an dernier le concours photo avait donné naissance à une exposition dans la galerie marchande de Mistral 7. Début octobre un spectacle humoristique sera proposé à la salle Camille Claudel du centre hospitalier de Montfavet. L’an dernier c’était la pièce le Diner de Cons mis en scène et joué par Anthony Joubert. L’association réfléchit à une nouvelle formule pour sa journée santé plus orientée vers le monde de l’entreprise. A suivre. Quant aux foulées douces qui permettent, entre autres, à de nombreuses personnes souffrant de handicap de courir ou de marcher, un appel aux bénévoles devrait permettre une nouvelle édition en 2026. A suivre également.
Hey Agroparc se fait également le relais d’initiatives prises par des structures locales.
Hey Agroparc se fait également le relais d’initiatives prises par des structures locales. Ainsi, l’association donne un coup de main à l’opération Horizon Commerce de la CCI, un système astucieux de chèques cadeaux pour les employés utilisables uniquement dans les petits commerces. Idem pour une initiative de Créativa qui va proposer dans les prochaines semaines des ateliers pratiques autour du café et du miel. L’association soutien également « la nuit du court », un festival qui propose des courts métrage uniquement produits dans le Vaucluse ou réalisés par des vauclusien(ne)s. Organisé à l’espace Madame d’Oppede, le 28 mars prochain, cette soirée est parrainée par l’actrice Hélène de Fougerolles.
L’association a vu son bureau renouvelé et enrichi d’un nouveau membre, Sylvie Bertrand, sophrologue et directrice de formation en prévention santé. L’association compte désormais 7 membres avec : Virgil Malara, Emilie Fouquet, Sylvie Bertrand, Alexandre Bouche, David Giovannetti, Matthieu Depernet et Sandrine Fdida (de gauche à droite sur la photo). Tous les membres de cette association sont bénévoles. La structure vit des cotisations de ses membres et du soutien de la communauté d’agglomération du Grand Avignon.
Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’
Le Groupe Belmont vient d’inaugurer sa filière optique sur son campus d’Avignon situé dans la zone d’activité d’Agroparc. Cette nouvelle formation, un BTS opticien lunetier, permet de former des opticiens qualifiés et polyvalents capables d’exercer dans divers domaines de la santé visuelle.
Ce diplôme du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche accessible en 2 ans vise ainsi à former des spécialistes en optique, capables d’ajuster des équipements de vision, conseiller les clients et analyser la vision. Au-delà de l’aspect technique, cette formation inclut également des compétences en gestion et en relation client indispensables pour travailler au sein d’un cabinet d’optique comme dans des grandes chaînes de distribution.
80 000€ d’investissement Pour développer cette nouvelle filière, le groupe Belmont s’est doté d’un plateau technique représentant un investissement de 80 000€. Un support technique développé en partenariat avec les entreprises du territoire afin de répondre au mieux aux besoins des professionnels du secteur. En effet, ce secteur est particulièrement en tension en matière d’emploi dans un domaine où les offres de poste ont été multiplié par 9 en 4 ans.
Le nouveau plateau technique du campus d’Avignon du groupe Belmont. Crédit : DR/groupe Belmont
« Ce BTS se distingue par sa capacité à former des professionnels compétents, à la fois dans le diagnostic, l’accompagnement personnalisé, et la prise en charge de la clientèle, se félicite Hervé Belmontet, directeur général de l’établissement d’enseignement supérieur et de formation professionnelle implanté à Avignon depuis plus de 30 ans. Cette nouvelle formation en Vaucluse repose sur des bases solides : une équipe de formateurs professionnels de haut niveau, un investissement important dans des équipements de pointe ainsi qu’une collaboration étroite avec les entreprises du secteur. »
« Le succès que nous rencontrons avec cette première promotion prouve que nous répondons à l’attente des employeurs et des étudiants. »
Hervé Belmontet, directeur général du groupe Belmont
36 contrats d’apprentissage déjà signés Ce BTS opticien lunetier est proposé depuis la rentrée 2025 sur les campus d’Avignon et d’Aix-en-Provence. Depuis septembre, le site d’Agroparc accueille 20 élèves et celui d’Aix, 17 étudiants. Au total, 36 contrats d’apprentissage sont signés sur l’ensemble des deux campus, ce qui confirme l’attrait des candidats pour cette filière et le besoin des entreprises locales. « Le succès que nous rencontrons avec cette première promotion prouve que nous répondons à l’attente des employeurs et des étudiants, confirme Hervé Belmontet. Avec le BTS Opticien Lunetier, le Groupe Belmont apporte aux entreprises de ce secteur de notre département des compétences locales et aux apprentis vauclusiens une nouvelle voie d’accès à l’emploi. Par ailleurs ce nouveau service de proximité, en évitant aux jeunes gens de partir à Marseille ou Montpellier pour étudier leur passion, permet aux familles de faire de considérables économies de logement, de transport, de frais de subsistance. »
La nouvelle filière optique a été lancée lors d’une présentation officielle qui s’est déroulée sur le campus d’Agroparc. Crédit : DR/Groupe Belmont
La naissance d’une filière complète La création de ce BTS s’inscrit également dans la volonté du groupe Belmont de constituer et de développer une filière pédagogique et d’apprentissage à forte valeur ajoutée pour la région. Ainsi, à la rentrée 2026, le Groupe vauclusien proposera deux formations complémentaires en optique pour offrir un parcours complet de formation, en alternance ou en initial : un BAC PRO Optique (Avignon), un TP Technicien en montage et vente d’optique lunetterie (Aix et Avignon) ainsi que le BTS optique qui sera également proposé sur le campus de Mougins dans les Alpes-Maritimes.
Une formation à taille humaine « Un CFA est à la croisée des chemins du monde professionnel, du monde pédagogique, et de celui des étudiants – des futurs professionnels – et de leur famille, complète le directeur général de ce groupe accueillant chaque année près de 1 000 étudiants sur ses campus d’Avignon, Aix et Sophia Antipolis. Depuis sa création, en 2000, le groupe Belmont œuvre pour faire de la formation un véritable levier d’insertion professionnelle à travers des formations adaptées aux attentes des employeurs et en totale adéquation avec les exigences des métiers. Nous nous engageons à offrir à nos jeunes étudiants le contexte optimal pour réussir, tout en répondant aux défis économiques de notre époque. Notre taux de réussite moyen supérieur à 90% et notre taux d’insertion professionnel à 3 mois à plus de de 80% démontrent notre engagement total vis-à-vis du succès de nos apprentis et de nos entreprises partenaires. »
« Depuis sa création, le groupe Belmont œuvre pour faire de la formation un véritable levier d’insertion professionnelle à travers des formations adaptées aux attentes des employeurs. »
« C’est donc avec une grande fierté que nous inaugurons officiellement une nouvelle voie : celle de l’optique, métier de passionnés, poursuit Hervé Belmontet. Le BTS Opticien Lunetier, désormais proposé sur notre campus d’Avignon ainsi que celui d’Aix-en- Provence, s’inscrit dans cette démarche d’excellence. Ce programme exigeant et rigoureux permet à nos étudiants d’acquérir un savoir-faire pointu, des compétences techniques et humaines indispensables dans un secteur en perpétuelle évolution. L’optique n’est pas seulement la science de la santé visuelle, c’est aussi celle de la mise en relief du regard et du bien-être, au service de leur qualité de vie. »
Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’
Le cabinet d’avocats en droit des affaires Fidal annonce la nomination de Skander Darragi à la tête de son bureau d’Avignon. Il succéde à Luc Droulez, qui prend sa retraite après 41 années au sein du cabinet, dont 10 à la direction locale. Avocat associé depuis 2017, Skander Darragi a intégré Fidal en 2010, il a également développé une expertise en procédures collectives et s’investit dans la profession en tant que Secrétaire de la CARPA et membre élu du Conseil de l’Ordre des avocats du barreau d’Avignon.
« Après avoir commencé comme élève avocat et construit ma carrière au sein de ce bureau auquel je suis profondément attaché, je suis honoré d’en prendre aujourd’hui la direction, déclare Skander Darragi. Je remercie vivement Luc Droulez pour son accompagnement bienveillant dans cette transition et l’équipe d’Avignon avec laquelle nous continuerons à bâtir de belles réussites. »
Situé dans zone d’activité d’Agroparc, Fidal Avignon réunit une équipe qui accompagne les entreprises dans tous les domaines du droit des affaires : droit social (relations individuelles et collectives de travail, restructurations, représentation du personnel), droit fiscal (optimisation, contrôle et contentieux) et droit des sociétés (création, gouvernance, fusions-acquisitions, transmissions),
Fidal Avignon, membre des 6 bureaux Fidal de la Direction régionale Méditerranée, « confirme ainsi sa volonté de poursuivre un accompagnement de proximité, combinant expertise juridique de haut niveau et compréhension fine des enjeux économiques locaux », explique la direction du groupe comptant près de 90 implantations en France. Créé à Grenoble en 1922 par Albert Liothaud, la Fiduciaire de France (qui prendra le nom de Fidal en 1991) constitue aujourd’hui le premier réseau de cabinet d’avocats d’affaires de l’Hexagone et le deuxième d’Europe.
Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’
La santé et le bien-être sont aujourd’hui devenues pour les entreprises, comme pour les employés, des préoccupations majeures. Sensible à la cause, l’association Hey Agroparc d’Avignon organise le mardi 24 juin, à la salle Félicien Florent de Montfavet, une journée de rencontres avec des professionnels de la santé et de l’accompagnement. Au programme stands, ateliers et tables rondes.
« Prenez soin de vos collaborateurs, ils prendront soin de votre entreprise », c’est en ces termes que l’association Hey Agroparc cherche à sensibiliser tous les chefs d’entreprises ou managers à la question de la santé au travail. Gestion du stress, qualité du sommeil, conseils nutritionnels, organisation du travail, prévention des risques… les sujets sont nombreux et ils concernent tous les salariés et les étudiants. « Travailler dans un environnement sain et épanouissant est une démarche gagnante pour tous » précise Alexandre Bouche, le président de Hey Agroparc. Pour la deuxième année, cette association organise une journée de sensibilisation destinée aux employés, aux chefs d’entreprises et aux étudiants le mardi 24 juin, de 9h30 à 17h00, à la salle Félicien Florent de Montfavet.
Une vingtaine de professionnels de la santé et de l’accompagnement seront présents
Une vingtaine de professionnels de la santé et de l’accompagnement, issus du territoire, seront présents tout au long de cette journée. Ils viendront sensibiliser, informer, partager et présenter leurs activités. Ils animeront 5 tables rondes (voir encadré). Plusieurs entreprises qui ont mis en place des initiatives concrètes pour promouvoir la santé au sein de leurs équipes (programmes de bien-être, activités physiques, alimentation équilibrée, soutien psychologique…) seront également invités à partager leurs expériences.
« Prendre soin de ses collaborateurs c’est contribuer à une société plus saine et plus équilibrée »
L’association Hey Agroparc, invite les employeurs à libérer un peu de temps pour permettre à leur salariés de participer à cette journée, dont l’accès est libre et l’inscription pas nécessaire. Pour l’association Hey Agroparc, la santé doit être aujourd’hui une priorité pour les entreprises. Si elle est synonyme de gain de productivité, d’engagement des collaborateurs, c’est aussi un moyen d’attirer et de fidéliser les talents. « Il s’agit aussi d’une responsabilité sociale pour l’entreprise qui dans la promotion de la santé publique a un vrai rôle à jouer ». « Prendre soin de ses collaborateurs c’est contribuer à une société plus saine et plus équilibrée » conclue l’association.
14H45 – 15H30 – Mettre en place des actions de prévention
16H00 – 16H45 – Sensibiliser les salariés autour de leur santé mentale et psycho
Hey Agroparc fête la musique le 19 juin
Avec un peu d’avance, l’association Hey Agroparc organise sa fête de la musique le jeudi 19 juin de 18h00 à 23h00 au P’tit Beer (1171 route de l’aérodrome Avignon). Au programme : les groupes Lucky Duo et Ultimatum avec un DJ set en clôture à partir de 21h30. Entrée gratuite et inscription nécessaire au
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Ils étaient tous là pour ce congrès annuel organisé par le réseau Food’In. Les représentants de l’ARIA (industrie alimentaire), le CRITT (centre technique) et l’IFRIA (institut de formation) mutualisent leur savoir-faire, leur expertise et leurs moyens pour une alimentation saine et souveraine.
Il faut dire que l’agroalimentaire est une composante majeure avec 3,9% du PIB, un chiffre d’affaires de 8Mds€, 87 000 emplois, et l’an dernier sur 32 000 embauches, 45% l’ont été en CDI. Et la Région Sud occupe la 2ème position en France par le nombre d’établissements dédiés aux boissons (vin notamment) et à la transformation et conservation des fruits et légumes et autres plats préparés et condiments. En Vaucluse, ce secteur occupe 30% des emplois contre 21% dans l’Hexagone. Citons : Campbell (soupes au Pontet), McCormick (herbes, poivres, épices, sauces, aides à la pâtisserie à Carpentras, Monteux et Avignon), Agis (plats cuisinés en Courtine), Soleco (salades Florette à l’Isle-sur-la-Sorgue), Kerry (fruits confits à Apt), Charles Faraud (conserves fruits et légumes, salades, compotes et desserts bio Charles & Alice à Monteux), Européenne d’Embouteillage (Schweppes Orangina à Chateauneuf-de-Gadagne).
Parmi les invités de ce congrès, Guy Moureau, vice-président du Grand Avignon qui a insisté sur « ce bassin d’excellence qu’est le pôle agroalimentaire dans le département. Une filière qui s’adapte aux attentes des consommateurs et au changement climatique, qui a tout un réseau entre les lycées agricoles, le MIN d’Avignon, l’INRAE, l’école d’ingénieurs agronomes ISEMA, la pépinière Créativa et bientôt le parc Naturalia de 26 hectares à Entraigues dédié à la valorisation du terroir et à la transformation de produits naturels. » Il a aussi insisté sur ‘Vitamina’, un collectif engagé pour la formation et l’innovation des métiers de l’IAA avec d’ici 2030, 5 200 nouveaux apprenants formés dans ce secteur.
Table ronde et visite du bâtiment Food’In à Avignon
Au cours d’une table ronde, l’énergie, la réduction de la consommation d’eau et la réutilisation d’eau chaude, la limitation d’énergie pour la climatisation, le choix de machines frigorifiques, la mise en valeur du renouvelable comme le photovoltaïque, le remplacement des ampoules par des LED, la réduction de gaz à effet de serre, la stratégie bas carbone, le choix de nouveaux emballages recyclés et bio-sourcés, la mobilisation des salariés sur les enjeux climatiques, l’engagement en RSE… tous ces sujets vertueux ont été abordés.
Tous les participants ont ensuite visité le nouveau site de Food’In à Agroparc, véritable totem de l’IAA. Un bâtiment exemplaire de 1 000 m², labellisé ‘Bâtiment Durable Méditerranéen’ niveau or, orienté est-ouest, à forte inertie thermique, entouré de végétaux. Son ‘Food Lab’, véritable plateforme innovante de recherche et développement.
Maxime Costilhes, directeur général de l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) venu de Paris l’a dit en conclusion : « l’IAA ce sont 32 métiers différents et 98% des entreprises sont des TPE et PME. Vous avez montré votre savoir-faire, votre attractivité. Nous devons tout faire pour avoir une alimentation souveraine, même si nos capacités de production de fruits et légumes ont reculé face à une concurrence déloyale. »
Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’
Inauguré en 1991, cet ensemble immobilier atypique construit autour d’une pyramide avait pour vocation d’être « la bulle de vente » de la future ZAC d’Agroparc. Deuxième construction de la zone après la chambre d’Agriculture, ces bâtiments faits d’acier et de verre, sont aujourd’hui déconstruits pour faire place à de nouveaux projets. Une page se tourne…
Dû au crayon de l’architecte Jean-François Quelderie, ce projet était à l’origine un ensemble composé d’une pyramide, auquel on y ajouta ensuite des modules de bureaux, une colline traversée par un canal et un petit lac avec son jet d’eau… Il s’agissait de marquer les esprits et d’être la porte d’entrée de la future ZAC, qui n’était à l’époque que des champs encore vierges de toutes constructions. Quant au choix de la pyramide, Jean-François Quelderie le justifie par le côté emblématique et symbolique de la forme. Un lieu où se concentre l’énergie, ajoute-t-il.
La pyramide de l’intérieur. DR
Elle aurait inspirée François Mitterrand
La rumeur raconte que c’est en passant devant cette pyramide que François Mitterrand aurait eu l’idée d’en construire une dans la cour carré du Louvre. Le Président faisait à l’époque régulièrement le trajet Paris — Avignon pour rendre visite à Anne Pingeot, du côté de Gordes. L’anecdote est sympathique mais totalement fausse. La construction de la pyramide parisienne, due à l’architecte Léoh Ming Pei, date de 1989, donc bien avant celle d’Avignon. Dommage…
Une pyramide aux vies multiples et pas toujours paisible
Ce bâtiment, qui avait pour fonction d’être le lieu de la commercialisation de la zone, prit le nom d’Agriscope. Il devait être démonté une fois sa mission accomplie. « C’est la raison pour laquelle on a utilisé peu de béton et beaucoup de structures métalliques boulonnées », précise Jean-François Quelderie. Voulu par la ville d’Avignon, à cette époque la communauté d’agglomération du Grand Avignon n’existait pas, ce bâtiment a été construit sous la responsabilité de l’aménageur SEDV (devenu ensuite Citadis).
Après avoir accueilli l’association Agroparc, cet ensemble immobilier fut ensuite occupé par Créativa, une pépinière d’entreprises. A cette époque, il servait également de boites postales aux entreprises de la zone. La communauté d’agglomération du Grand Avignon, propriétaire des lieux, le récupéra ensuite et cela avant de s’installer en 2007 dans ses locaux actuels. Par la suite, la vie de ces bâtiments fut assez tumultueuse avec quelques projets d’installation d’entreprises qui n’aboutirent pas. Des candidats pas assez prestigieux ou peu solvables, laisse-t-on savoir. En 2018, cette construction fut définitivement désertée et abandonnée à des actes de malversation constants.
Les dégradations. DR
« La démolition d’une de vos constructions est toujours une déchirure », avoue Jean-François Quelderie
La déconstruction de cet ensemble immobilier a démarré le 12 mai dernier. Il s’agissait de mettre un terme aux dégradations à la fois pour des raisons de sécurité ou mais aussi pour des questions d’image. En effet, cette pyramide endommagée et taguée était visible par tous les automobilistes passant sur la N7. Il est loin le temps où cette construction, fierté de la ville, faisait la une de l’annuaire téléphonique du Vaucluse…
« La démolition d’une de vos constructions est toujours une déchirure, avoue Jean-François Quelderie. Celle de la pyramide me choque un peu… Son rôle emblématique n’a pas été suffisamment pris en compte. » Le Grand Avignon a cependant fait procéder à un démontage précautionneux de la pyramide afin qu’elle puisse être éventuellement remontée plus tard, pour d’autres desseins. À suivre…
Ce à quoi ressemblait la pyramide avant sa destruction
DR
Un futur en devenir
À l’issue des travaux de déconstruction, le terrain sera remis comme à l’origine et ouvert à d’autres projets. Celui présenté il y a deux ans par le promoteur REDMAN a été abandonné. La pré-commercialisation n’a pas donné les résultats escomptés. « Dans les 15 hectares qui nous restent à commercialiser sur la zone, nous privilégierons les installations d’entreprises plutôt que les promoteurs, précise Xavier Simon, le directeur de Citadis, l’aménageur du quartier. Nous avons aujourd’hui un schéma directeur qui va de l’entrée sud d’Agroparc au parc des expositions. » Avec notamment la construction par le promoteur Real Land de deux nouveaux immeubles de bureaux (3 406 m²).
Lors de la construction de la pyramide en 1991, on y avait planté en son centre un ficus. Avec le temps il avait fini par y occuper tout l’espace. Malgré les multiples dégradations et tailles expéditives, cet arbre est toujours en vie. Jean-François Quelderie, a la faiblesse de penser que « la pyramide est en définitive une architecture de renaissance. »