27 octobre 2026 |

Ecrit par le 27 octobre 2026

À Avignon, 3iS, l’école du cinéma et du spectacle passe à la vitesse supérieure

À Avignon, 3iS passe à la vitesse supérieure. Deux ans après son implantation à Agroparc, le campus de l’Institut international de l’image et du son accueillera 210 étudiants pour la rentrée 2026-2027, dans trois filières et complète, pour la 1re fois, son cycle de formation. Surtout, l’école lance l’alternance, avec de premiers contrats signés auprès de France Télévisions et Dushow, afin de mieux ancrer les futurs professionnels de l’image, du son et de la scène dans la réalité de leurs métiers. 

Ouvert en septembre 2024 au cœur d’Agroparc, 3iS Avignon commence à prendre de l’épaisseur. Le campus réunit cette année 210 étudiants, répartis entre Cinéma & Audiovisuel, Son & Musique et Acting & Théâtre. L’arrivée des troisièmes années dans les deux premières filières, ainsi que des deuxièmes années en Acting, permet à l’établissement d’achever la constitution de son premier cycle de formation. 

Avignon, ville de la création
Les 2e années de cinéma et de son ont repris le 1er septembre, les 3e années arrivent le 7 septembre et les nouveaux étudiants le 14 septembre. Les élèves d’Acting feront leur rentrée début octobre.  Il est vrai qu’Avignon devient un creuset pour les industries créatives : théâtre, festivals, audiovisuel, spectacle vivant et proximité d’un tissu de production complètent les Festivals d’Avignon In, Off et Out.

L’alternance, un sésame pour nombre d’étudiants
La nouveauté ? 3iS Avignon ouvre cette année ses formations à l’alternance, avec de premiers contrats conclus dès cet été avec France Télévisions et Dushow. L’école avait préparé le terrain en organisant son premier Job Dating Alternance, qui sera reconduit au premier trimestre 2027. Pourquoi ? Parce que dans ces métiers, le diplôme s’étoffe d’expérience de plateau, de production, de régie ou de scène. L’établissement mise donc fortement sur la porosité entre école et entreprises.

Copyright Institut International de l’Image et du Son

Le groupe 3IS
Le groupe 3iS explique avoir tissé un réseau de 1 000 entreprises partenaires, ainsi qu’un taux d’emploi de 89% à six mois pour ses diplômés.  À Avignon, les étudiants ont déjà travaillé ou effectué des stages autour de la série ‘Plus belle la vie’ à Provence Studios, du Festival Off, des ‘Class’Eurock’ ou encore au ‘Prague Film Institute’. Ils participent également aux captations d’événements locaux, notamment le Frames Web Video Festival et L’Avignonnaise. 

De l’école au plateau
Installé au 33 chemin de la Rollande, le campus dispose aujourd’hui de 1 500 m² répartis sur deux sites, avec deux plateaux de tournage, treize cabines de montage et de mixage et quatorze salles de cours, de travaux dirigés et d’informatique. Une équipe de huit salariés et quatre alternants accompagne les étudiants. La formation se déroule également hors des murs de l’école avec, notamment, le Théâtre de la Luna qui accueille la filière ‘Acting & Théâtre’, tandis que le Studio MGO, au Pontet, reçoit les étudiants de Son & Musique. 3iS annonce, à terme, le déploiement de l’école sur 6 000 m², six plateaux de tournage, une salle de projection de 250 places, 45 cabines de montage et d’étalonnage, trois studios son ainsi que plusieurs amphithéâtres et salles d’enseignement.  

Les premiers films commencent à voyager
Les productions étudiantes commencent à sortir du cadre scolaire. Séquence interdite, de Nil Moussiere, a obtenu le Prix des internautes au Cut Festival. Dernier printemps, de Clément Philipps-Hardenne, et Passage, de Victoria Nadon-Boufflers, ont également été sélectionnés dans des festivals. The Anguished Girl, de Rémy Broussard, a pour sa part été retenu au First Time Session, à Pinewood Studios, ainsi qu’au festival du film de Dubrovnik. 

L’ambition
Pour l’année 2026-2027, poursuivra ce décloisonnement avec le Festival de l’Écrit à l’Écran, La Nuit du Court, le Festival du Luberon ou le Théâtre de Privas, avant une ouverture internationale annoncée avec le Midem 2027. Deux ans après son arrivée, le campus avignonnais de cette école de cinéma et de spectacle collabore à tout un écosystème professionnel. L’alternance pourrait bien être le maillon qui manquait pour transformer cette implantation récente en véritable pépinière de techniciens, créateurs, comédiens et professionnels de l’image et du son.
Mireille Hurlin


Près de l’aéroport d’Avignon, Le Golden Tulip Le Paradou décroche sa quatrième étoile

Le Golden Tulip Avignon Le Paradou vient officiellement d’obtenir son classement 4 étoiles. Une distinction qui couronne la transformation engagée depuis la reprise de l’établissement Montfavetain, par le groupe Sofra en 2024. Sur ses 98 chambres, 42 ont déjà été rénovées, tandis que le lobby, les espaces d’accueil, la piscine et le restaurant ont fait l’objet d’une remise à niveau.

Copyright Le Golden Tulip Avignon Le Paradou

Le Golden Tulip Avignon Le Paradou a obtenu son classement 4 étoiles, après plusieurs mois de transformation. Un classement qui vient concrétiser une évolution amorcée avec le changement d’enseigne et l’arrivée de Sofra à la tête de l’établissement. Le chantier a porté sur les espaces les plus visibles. Le lobby et l’accueil ont été entièrement repensés, la piscine réaménagée et 42 chambres sur 98 ont déjà bénéficié d’une rénovation dans un registre plus contemporain. Le restaurant Le Magnolia complète cette montée en gamme.

Un emplacement pensé pour les voyageurs
Installé à proximité de l’aéroport Avignon-Provence, du Parc des Expositions et du technopôle Agroparc, Le Paradou s’adresse naturellement aux professionnels de passage. L’établissement dispose de quatre salles de réunion modulables, éclairées par la lumière naturelle, destinées aux séminaires comme aux événements privés. L’établissement compte également séduire les touristes puisque le centre d’Avignon et le Palais des Papes sont accessibles en une quinzaine de minutes en voiture. L’hôtel compte aujourd’hui 98 chambres climatisées, une piscine extérieure, un restaurant, un bar et des espaces de réunion.

Copyright Le Golden Tulip Avignon Le Paradou

Stratégie hôtelière
Derrière cette transformation ? La holding familiale Sofra propriétaire et exploitante d’hôtels et de restaurants, également présente dans le patrimoine et l’immobilier. Le groupe a repris Le Paradou en 2024, avant de le faire passer sous la bannière Golden Tulip, enseigne de Louvre Hotels Group. L’ambition avait été annoncée dès avril 2025, avec l’objectif d’atteindre quatre étoiles après rénovation. À quelques kilomètres des remparts, l’établissement cherche désormais à s’imposer comme une adresse capable de conjuguer tourisme, affaires et art de vivre provençal.

Un groupe familial aux activités multiples
Derrière le nouveau quatre-étoiles avignonnais se trouve Sofra, une holding familiale créée en 1982. Le groupe détient actuellement 25 hôtels, du 2 au 4 étoiles, en France et aux États-Unis, 12 sites culturels en France et en Belgique et génère plus de 950 emplois. Son activité immobilière représente par ailleurs 33 000 m² de locaux professionnels, petites et moyennes surfaces.
Mireille Hurlin

Copyright Le Golden Tulip Avignon Le Paradou

Face à la cybercriminalité généralisée, Poweriti propose un bouclier anti-vol de données

C’est Jantien Rault qui a créé la société Poweriti en 2021. Elle est aujourd’hui installée au sein d’Agroparc, où phosphorent une dizaine d’experts qu’il a recrutés pour leurs hautes compétences.

« En France, 54% des PME ont déjà subi une attaque, un piratage. En Vaucluse, 93% des 55 000 entreprises sont des TPE. Nous sommes là pour leur offrir une protection, une sécurisation de leurs mails, imprimantes, scanners. Pour un abonnement mensuel à moindre frais, nous proposons à chacun une solution adaptée au cas par cas. Antivirus, pare-feu, maintenance 24h/24, 7j/7, sauvegarde trois fois par jour, stockage garanti des fichiers, protection infranchissable, en bref, un coffre-fort blindé, étanche à toute intrusion malveillante », explique le jeune patron. Fiabilité rime avec sérénité et les PME peuvent en toute tranquillité renforcer leur visibilité et leur développement.

Aujourd’hui, dans l’Hexagone, on entre dans les grands ministères, administrations, collectivités locales et entreprises comme dans un moulin. Pour le seul 1er trimestre 2026, on a recensé 54 000 « incidents » (+37% par rapport à 2025) et 90 millions de comptes détournés. Notamment, 11,7M pour France Titres qui gère permis de conduire, cartes grises, cartes d’identité au Ministère de l’Intérieur, 15 M pour Cegedim Santé, 678 000 comptes bancaires de contribuables fichés par la DGFIP ces dernières semaines, nombre de fédérations, comme celles des chasseurs, ce qui a facilité, grâce aux noms et adresses figurant sur les documents, le vol d’armes à leur domicile. Sans oublier, La Poste, l’URSSAF et nombre d’hôpitaux…

La France, vice-championne du monde du piratage

À ce rythme, ce n’est plus une succession de brèches ouvertes dans des documents confidentiels, ni une mini-vague de cyber-attaques, c’est carrément un système organisé, massif et exponentiel. La France est vice-championne du monde du piratage derrière les USA et n°1 en Europe, un palmarès dont on se passerait volontiers et qui facilite fraude, usurpation d’identités, faux profils, harcèlement ciblé, ouverture de faux comptes, détournements de fonds à grande échelle

Dans ces conditions, il vaut mieux payer un abonnement pour se protéger que verser les milliers d’euros d’une rançon réclamés par un hacker malveillant. « Nous présentons nos excuses aux Français, ce qui est arrivé est inexcusable », a simplement marmonné le Ministre aux Comptes Publics. À une époque où tout est dématérialisé (déclarations de revenus, cession de véhicule, paiement de factures) et où les séniors non geek doivent demander de l’aide à leurs petits-enfants nés avec une console à la main ou se rendre dans les antennes de France Service pour remplir n’importe quel formulaire administratif…

On frémit quand on sait que dès le 1er septembre prochain, dans une dizaine de jours, toute facturation sera forcément électronique. « Une simplification », « un archivage sécurisé », « un traitement fiable », « une solution validée par l’État », « un gain de productivité », « une gestion facilitée »… vantent les différents organismes en veine de formules marketing. À ce jour, 166 plateformes sont déjà agréées, une véritable usine à gaz pour les commerçants, artisans, indépendants, entrepreneurs, professions libérales… Dans le seul secteur complexe du tourisme ce chantier pharaonique donne des cheveux blancs aux hôteliers, agences de voyages, tour-opérateurs avec les fiches de conformité de la raison sociale de l’entreprise, SIREN/SIRET à jour, n° de TVA valide, adresse de livraison, code postal normalisé pour éviter les erreurs… 

Pour la seule année 2024, le coût du piratage numérique avait coûté 118 milliards à la France, depuis il n’a sans doute fait que se développer à la vitesse grand V. « Peu de ministères sont au niveau », a reconnu cette semaine le 1er Ministre. Avant lui, François Bayrou son prédécesseur, avait lancé l’idée d’un filtre anti-hackers jamais abouti. Aujourd’hui, face à la réalité implacable, le locataire de Matignon évoque la création d’une ‘unité cyber’. Espérons que ce ne sera pas un énième comité Théodule aussi cher qu’inutile. Qui fait penser au « Pitalugue » de Marcel Pagnol. L’académicien aubagnais avait tourné en dérision un rafiot doté d’une énorme hélice qui faisait tourner le bateau en rond… au lieu de le propulser vers l’avant.


Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier 

On ne change pas la partition si le morceau est bon. Pour la deuxième année l’association Hey Agroparc organise une pré-fête de la musique le vendredi 19 juin prochain. Ouverte à tous, cette manifestation se déroulera à la brasserie Le Petit Beer de 17h30 à 23h. Au programme 3 concerts et 1 DJ : avec, dès 17h30, le quintet Jazz Elixir, suivi à 19h30 de C’Radyo et Agromix, deux groupes spécialement crées pour l’occasion et constitués par des résidents et salariés de la zone Agroparc. On notera que cette initiative renoue avec l’idée première de la fête de la musique, créée en 1982 et qui avait pour vocation à inciter les Français à venir jouer dans la rue à l’occasion de cette journée, la plus longue de l’année. La soirée se clôturera par DJ FAB DNL jusqu’à 23h.

Brasserie Le P’tit Beer – 1171 Rte de l’Aérodrome, 84140 Avignon. Réservations obligatoires au 04 90 25 26 74. 50 places sont notamment destinées aux membres actifs de l’association en priorité.


Memento : un nouvel écrin où la mémoire des Vauclusiens se partage

Après 10 ans de préparation du projet et un déménagement hors-norme en 2025, le nouveau Pôle des patrimoines de Vaucluse, Memento, a été inauguré ce jeudi 28 mai et ouvre ses portes au public ce vendredi 29.

C’est un bâtiment de 11 600m² qui réunit désormais les archives départementales, les collections archéologiques et les réserves des musées départementaux qui étaient avant dispersées en Vaucluse. Après 10 ans de préparation, le projet Memento est né et il est situé à Agroparc, Rue Marcel Demonque. « C’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés ces dernières années en France », affirme Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, avant de remercier son prédécesseur Maurice Chabert qui a initié le projet il y a une décennie.

Ce jeudi 28 mai, Dominique Santoni était accompagnée de Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon, et de Bénédicte Martin, Vice-présidente de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur représentant Renaud Muselier, pour inaugurer ce nouvel écrin des patrimoines vauclusiens.

©Département de Vaucluse

28km d’archives…

Installées depuis plus de 140 ans au Palais des Papes, les archives départementales ont désormais trouvé un lieu plus adapté pour leur conservation. Ce sont 28km d’archives, dont 20 prêts à être communiqués au public, qui ont déménagé du centre-ville vers Memento, qui peut en accueillir 40km. « Contrairement au Palais des Papes, ici tout est plus facile d’accès, d’un point de vue physique, et puis il n’y a ni poussière ni courant d’air donc on a de très bonnes conditions de conservation, mais aussi de conditions de réception du public », explique Christine Martella, cheffe de service des Archives départementales.

« Derrière ce que certains pourraient appeler de ‘vieux papiers’, il y a en réalité la vie des Vauclusiens. »

Dominique Santoni

Le bâtiment dispose donc de nombreux magasins, qui permettent le stockage des archives. « On dit que les gens du Sud parlent beaucoup, mais je peux vous assurer qu’ils écrivent beaucoup aussi », plaisante Guillaume Chauvet, chargé du bureau des publics. Les archives, avant de passer dans les petites mains qui composent le service, peuvent aussi passer par la case quarantaine en cas de présence d’amiante, ou par la pièce de séchage pour retirer l’humidité.

…mais pas que !

Memento est aussi composé du service d’archéologie qui compte une chambre froide pour les prélèvements de sédiments, une cellule humide pour les végétaux, ou encore une chambre sèche pour les métaux. « Les conditions de conservation sont vraiment optimales, insiste Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. Avant, ça demandait beaucoup plus de travail parce qu’on avait des contenants hermétiques qu’il fallait contrôler de manière très régulière. »

Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Les trois musées départementaux — le musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas, le musée-bibliothèque François Pétrarque et le musée d’histoire Jean Garcin à Fontaine-de-Vaucluse — y conservent désormais leurs collections, leurs propres réserves étant arrivées à saturation. Ce sont donc plus de 25 000 œuvres qui sont regroupées au Pôle des patrimoines, qui accueille aussi les archives du Grand Avignon et le Centre de conservation et d’Études de l’État. « Cette mutualisation est rare, ajoute Dominique Santoni. Elle fait de Memento un véritable pôle patrimonial, scientifique et culturel au service de tout un territoire. »

Un bâtiment à près de 33M€

Ce projet, dont la construction a été votée en 2016, a enfin vu le jour en février 2023, lors de la pose de la première pierre. Ce n’est que deux ans plus tard que le chantier s’est achevé. Entre février 2025 et aujourd’hui, c’est un déménagement titanesque qui a eu lieu pour aboutir finalement à l’ouverture de Memento au public ce vendredi 29 mai 2026. En tout, 19 entreprises, dont 10 vauclusiennes, ont œuvré sur le chantier dont le coût s’est élevé à 32,9M€, financés à hauteur de 17,6M€ par le Département, 7,9M€ par l’État, 6,9M€ par la Région Sud, et 0,9M€ par le Grand Avignon.

L’objectif était de créer un lieu optimal pour la conservation, mais aussi esthétique. « Le bâtiment s’ancre parfaitement dans le paysage vauclusien avec cette teinte ocrée qui rappelle ses terres, explique Pascal Hendier, architecte à l’Atelier Aup. À l’intérieur, tout a été pensé pour garder la fraîcheur et empêcher l’humidité. À l’extérieur, il fallait réussir à protéger du vent, notamment du mistral, mais aussi du soleil, et à ajouter de la nature pour favoriser la biodiversité. »

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une ouverture au public

Alors que les archives départementales ne pouvaient être visitées que lors de créneau prévus pour au Palais des Papes, Memento se veut un lieu ouvert, où la mémoire vauclusienne se partage. Dès aujourd’hui, le Pôle est ouvert gratuitement à tous les publics, des scolaires au chercheurs, des institutions aux associations, des particuliers aux professionnels.

« Le nom Memento, ‘je me souviens’, résume cette ambition de partage, non pas avec nostalgie, mais bel et bien avec la volonté de transmettre. »

Olivier Galzi

Jusqu’au dimanche 5 juillet, Memento est ouvert tous les jours (sauf dimanche 7 juin). Pour ce week-end d’inauguration, des visites guidées sont organisées de 10h à 12h ce samedi 30 mai et de 10h à 17h ce dimanche 31, mais aussi une visite en musique avec l’Orchestre National Avignon-Provence ce samedi 30 à 15h.

Le programme de l’été

Dès à présent, le public peut aller découvrir la première exposition ‘Mon trésor’, en place jusqu’au 2 mai 2027, qui dévoile de trésors issus des collections archéologiques, muséales et des archives. Cette exposition allie patrimoine et digital, pour offrir une expérience moderne, immersive et éducative.

Jusqu’à la fin du mois d’août, de nombreux rendez-vous sont au programme comme une conférence sur le déménagement des archives le mardi 9 juin à 15h, les journées européennes d’archéologie les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, ou encore les diverses visites guidées. Tout est gratuit mais la réservation est obligatoire par mail à l’adresse valorisation.memento@vaucluse.fr ou au 04 90 86 16 18. « On a tous besoin aujourd’hui d’arriver à se replonger dans notre passé, parce que comprendre notre passé, c’est préparer notre avenir », a conclu Thierry Suquet.


L’Académie Vaucluse Provence se dote d’une nouvelle formation en alternance

La CCI de Vaucluse et l’Académie Vaucluse Provence lancent une nouvelle formation : le BTS Assistance Technique d’Ingénieur.

Il est désormais possible d’effectuer un BTS Assistance Technique d’Ingénieur au Campus Agroparc de l’Académie Vaucluse Provence. Cette formation en alternance, étalée sur 2 ans, vise à former des techniciens polyvalents capables d’assister des ingénieurs dans les domaines techniques, industriels et organisationnels.

À l’issue de la formation, les alternants peuvent évoluer vers des postes comme technicien méthodes / industrialisation, assistant ingénieur, chargé de projets techniques, technicien qualité, maintenance ou production, ou encore appui bureau d’études ou R&D dans divers secteurs : industrie de la mécanique, bâtiment et travaux publics, centre de calcul, industrie pharmaceutique, et bien d’autres.

Pour accéder à cette formation, il faut être titulaire d’un Bac général, technologique ou professionnel. Le dépôt du dossier d’inscription se fait en ligne.

Pour en savoir plus sur la formation, cliquer ici.


L’Académie Vaucluse Provence ouvre ses portes aux collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi

Ce samedi 28 mars, l’Académie Vaucluse Provence organisera une journée portes ouvertes sur ses deux campus.

Le campus de la CCI de Vaucluse et le campus Agroparc de l’Académie Vaucluse Provence accueilleront les collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi ce samedi.

L’occasion de découvrir les formations proposées du CAP au BAC+5, de la santé à l’hôtellerie-restauration, en passant par l’immobilier, la finance, le numérique, l’énergie ou encore la métallerie.

Cette journée portes ouvertes sera aussi rythmée par des visites des campus, des entretiens avec les professeurs et les étudiants, et de nombreuses animations.

Samedi 28 mars. De 9h à 16h.
Campus de la CCI de Vaucluse. Allée des Fenaisons. Avignon.
Campus Agroparc. 60 Chemin de Fontanille. Avignon.


Avignon, Nicolas Sartorius, ‘Comment j’ai créé AbracadaRoom’

Né à Avignon, le spécialiste des séjours insolites AbracadaRoom revendique aujourd’hui plus de 3 300 hébergements en France et accélère son développement européen. À l’origine du projet, Nicolas Sartorius, entrepreneur du tourisme, mise depuis 2012 sur une aspiration devenue centrale : vivre une expérience, plus qu’une simple nuitée.

« Il y a quatorze ans, le marché était balbutiant, relate Nicolas Sartorius. Quelques cabanes perchées en Bretagne, une poignée d’initiatives éparses, et beaucoup d’incrédulité. En 2012, Nicolas Sartorius lance un annuaire en ligne dédié aux hébergements atypiques. Le site s’appelle alors monhebergementinsolite.com. L’idée est simple : fédérer une offre émergente autour d’un imaginaire puissant, celui de l’enfance et du refuge dans les arbres. »
Très vite, le concept dépasse le simple référencement. La plateforme devient centrale de réservation, avec paiement instantané en ligne. Rebaptisée AbracadaRoom, intégrée au groupe Unic Stay, l’entreprise assume une ambition plus large : structurer un marché en pleine mutation et l’ouvrir à l’international.

L’insolite, miroir d’une mutation sociétale
« Le phénomène n’est pas né avec la crise sanitaire. Mais le Covid-19 en a été un accélérateur. » Effectivement,  selon les dernières études comme données d’Atout France et de la Fédération des professionnels du tourisme, «la demande pour des séjours de proximité et de pleine nature a fortement progressé à partir de 2020. Les courts séjours, souvent à moins de deux ou trois heures du domicile, se sont multipliés. Les gens ne partent plus seulement trois semaines l’été. Ils fractionnent, ils cherchent des respirations tout au long de l’année », observe Nicolas Sartorius.

La promesse
« Le succès repose sur cette promesse : un dépaysement intense, sans aller loin. Dormir dans une cabane viticole, une bulle transparente ou une tiny house agricole devient un moment « hors du temps ». L’expérience prime sur la catégorie hôtelière.

Le cœur de cible ?
Majoritairement féminin, entre 25 et 45 ans. Un âge charnière, souvent lié à la vie de famille. Si l’offre a d’abord été pensée pour les couples, les structures familiales se développent, parfois adossées à des fermes pédagogiques ou à des domaines agricoles.

Nicolas SARTORIUS Copyright AbracadaRoom

Paradoxale Provence
« Si l’insolite a essaimé dans toute la France, le Sud reste un territoire complexe, analyse le chef d’entreprise. Contraintes d’urbanisme, pression foncière, zones protégées dans le Luberon ou les Alpilles : développer de nouveaux projets y est plus ardu qu’ailleurs. Autour d’Avignon, quelques adresses ont émergé, comme les cabanes des Grands Cépages à Sorgues. Mais comparée à d’autres régions, la Provence demeure relativement modeste en nombre d’hébergements atypiques, malgré son attractivité touristique. Ce paradoxe illustre un enjeu structurel : conjuguer innovation touristique et réglementation environnementale. »

Du séjour à l’émotion
Avec plus de 3 300 hébergements référencés sur l’ensemble du territoire français, AbracadaRoom revendique aujourd’hui une place majeure sur le segment. « Nous employons 11 collaborateurs à Avignon, et nous élargissons progressivement notre périmètre à la Belgique et visons à moyen terme l’Espagne, l’Italie et la Suisse. »

Vivre une expérience
La stratégie dépasse désormais la seule cabane dans les arbres. « Nous voulons devenir le leader du séjour d’émotion », explique son fondateur. Comprendre : valoriser des hébergements singuliers, mais aussi des expériences ancrées dans un territoire : vue exceptionnelle, immersion agricole, découverte d’un potager biologique.

Le marché du cadeau
Autre levier en forte croissance ? « Le marché du cadeau. Les box maison, distribuées notamment chez ‘Nature & découvertes’ » précise Nicolas Sartorius. Ces nouveaux cadeaux qualitatifs reposent sur un bon d’achat flexible plutôt qu’un catalogue figé. Un positionnement destiné à se distinguer des acteurs historiques du coffret touristique.

Une aventure enracinée à Agroparc à Avignon
Originaire d’Avignon, Nicolas Sartorius a fait le choix d’implanter son entreprise au cœur de la technopole d’Agroparc, « »Je suis Avignonnais, j’aime ma ville et Agroparc s’est révélé être un lieu central verdoyant et très accessible pour tous ceux qui travaillent dans l’entreprise. » Un ancrage local assumé pour une activité qui, paradoxalement, célèbre l’évasion. Dans un marché touristique en quête de sens et d’authenticité, l’insolite semble avoir trouvé sa place. Plus qu’un effet de mode, il s’inscrit dans une recomposition durable des usages : voyager moins loin, mais différemment.
Mireille Hurlin


Journée portes ouvertes : les établissements d’Agroparc présentent leurs formations

11 organismes de formation, situés dans la zone d’activité d’Agroparc, organisent une journée portes ouvertes ce samedi 7 février.

Divers organismes de formation avignonnais joignent leurs forces pour organiser une journée portes ouvertes durant laquelle étudiants, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion pourront se renseigner sur les différentes formations. Agriculture, santé, business, social, finance, et bien d’autres secteurs d’activité seront représentés avec des formations du CAP à BAC+7.

En tout, ce seront 11 établissements qui accueilleront le public : le Groupe Belmont, le Centre d’Enseignement et de Recherche Informatique, le Groupement d’Intérêt Public des Établissements de Santé d’Avignon & du Pays de Vaucluse, l’IFOGA Ecole d’Ostéopathie Avignon, l’Institut Agrosciences, Environnement et Santé, l’Institut Méditerranéen de Formation, Recherche et Intervention Sociale, l’Institut Universitaire de Technologie d’Avignon, l’ISARA Agro School For Life, l’ISEMA Business School For Life, le Lycée François Pétrarque, ainsi que Molera Formation.

Samedi 7 février. De 9h à 17h. Zone d’Agroparc. Avignon.

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