Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
On ne change pas la partition si le morceau est bon. Pour la deuxième année l’association Hey Agroparc organise une pré-fête de la musique le vendredi 19 juin prochain. Ouverte à tous, cette manifestation se déroulera à la brasserie Le Petit Beer de 17h30 à 23h. Au programme 3 concerts et 1 DJ : avec, dès 17h30, le quintet Jazz Elixir, suivi à 19h30 de C’Radyo et Agromix, deux groupes spécialement crées pour l’occasion et constitués par des résidents et salariés de la zone Agroparc. On notera que cette initiative renoue avec l’idée première de la fête de la musique, créée en 1982 et qui avait pour vocation à inciter les Français à venir jouer dans la rue à l’occasion de cette journée, la plus longue de l’année. La soirée se clôturera par DJ FAB DNL jusqu’à 23h.
Brasserie Le P’tit Beer – 1171 Rte de l’Aérodrome, 84140 Avignon. Réservations obligatoires au 04 90 25 26 74. 50 places sont notamment destinées aux membres actifs de l’association en priorité.
Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
Après 10 ans de préparation du projet et un déménagement hors-norme en 2025, le nouveau Pôle des patrimoines de Vaucluse, Memento, a été inauguré ce jeudi 28 mai et ouvre ses portes au public ce vendredi 29.
C’est un bâtiment de 11 600m² qui réunit désormais les archives départementales, les collections archéologiques et les réserves des musées départementaux qui étaient avant dispersées en Vaucluse. Après 10 ans de préparation, le projet Memento est né et il est situé à Agroparc, Rue Marcel Demonque. « C’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés ces dernières années en France », affirme Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, avant de remercier son prédécesseur Maurice Chabert qui a initié le projet il y a une décennie.
Ce jeudi 28 mai, Dominique Santoni était accompagnée de Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon, et de Bénédicte Martin, Vice-présidente de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur représentant Renaud Muselier, pour inaugurer ce nouvel écrin des patrimoines vauclusiens.
Installées depuis plus de 140 ans au Palais des Papes, les archives départementales ont désormais trouvé un lieu plus adapté pour leur conservation. Ce sont 28km d’archives, dont 20 prêts à être communiqués au public, qui ont déménagé du centre-ville vers Memento, qui peut en accueillir 40km. « Contrairement au Palais des Papes, ici tout est plus facile d’accès, d’un point de vue physique, et puis il n’y a ni poussière ni courant d’air donc on a de très bonnes conditions de conservation, mais aussi de conditions de réception du public », explique Christine Martella, cheffe de service des Archives départementales.
« Derrière ce que certains pourraient appeler de ‘vieux papiers’, il y a en réalité la vie des Vauclusiens. »
Dominique Santoni
Le bâtiment dispose donc de nombreux magasins, qui permettent le stockage des archives. « On dit que les gens du Sud parlent beaucoup, mais je peux vous assurer qu’ils écrivent beaucoup aussi », plaisante Guillaume Chauvet, chargé du bureau des publics. Les archives, avant de passer dans les petites mains qui composent le service, peuvent aussi passer par la case quarantaine en cas de présence d’amiante, ou par la pièce de séchage pour retirer l’humidité.
Les magasins où sont stockées les archivesGuillaume Chauvet, chargé du bureau des publicsCédric Lelièvre, responsable de la stratégie de conservation des achivesLa salle de lecture
Memento est aussi composé du service d’archéologie qui compte une chambre froide pour les prélèvements de sédiments, une cellule humide pour les végétaux, ou encore une chambre sèche pour les métaux. « Les conditions de conservation sont vraiment optimales, insiste Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. Avant, ça demandait beaucoup plus de travail parce qu’on avait des contenants hermétiques qu’il fallait contrôler de manière très régulière. »
Les trois musées départementaux — le musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas, le musée-bibliothèque François Pétrarque et le musée d’histoire Jean Garcin à Fontaine-de-Vaucluse — y conservent désormais leurs collections, leurs propres réserves étant arrivées à saturation. Ce sont donc plus de 25 000 œuvres qui sont regroupées au Pôle des patrimoines, qui accueille aussi les archives du Grand Avignon et le Centre de conservation et d’Études de l’État. « Cette mutualisation est rare, ajoute Dominique Santoni. Elle fait de Memento un véritable pôle patrimonial, scientifique et culturel au service de tout un territoire. »
Un bâtiment à près de 33M€
Ce projet, dont la construction a été votée en 2016, a enfin vu le jour en février 2023, lors de la pose de la première pierre. Ce n’est que deux ans plus tard que le chantier s’est achevé. Entre février 2025 et aujourd’hui, c’est un déménagement titanesque qui a eu lieu pour aboutir finalement à l’ouverture de Memento au public ce vendredi 29 mai 2026. En tout, 19 entreprises, dont 10 vauclusiennes, ont œuvré sur le chantier dont le coût s’est élevé à 32,9M€, financés à hauteur de 17,6M€ par le Département, 7,9M€ par l’État, 6,9M€ par la Région Sud, et 0,9M€ par le Grand Avignon.
L’objectif était de créer un lieu optimal pour la conservation, mais aussi esthétique. « Le bâtiment s’ancre parfaitement dans le paysage vauclusien avec cette teinte ocrée qui rappelle ses terres, explique Pascal Hendier, architecte à l’Atelier Aup. À l’intérieur, tout a été pensé pour garder la fraîcheur et empêcher l’humidité. À l’extérieur, il fallait réussir à protéger du vent, notamment du mistral, mais aussi du soleil, et à ajouter de la nature pour favoriser la biodiversité. »
Alors que les archives départementales ne pouvaient être visitées que lors de créneau prévus pour au Palais des Papes, Memento se veut un lieu ouvert, où la mémoire vauclusienne se partage. Dès aujourd’hui, le Pôle est ouvert gratuitement à tous les publics, des scolaires au chercheurs, des institutions aux associations, des particuliers aux professionnels.
« Le nom Memento, ‘je me souviens’, résume cette ambition de partage, non pas avec nostalgie, mais bel et bien avec la volonté de transmettre. »
Olivier Galzi
Jusqu’au dimanche 5 juillet, Memento est ouvert tous les jours (sauf dimanche 7 juin). Pour ce week-end d’inauguration, des visites guidées sont organisées de 10h à 12h ce samedi 30 mai et de 10h à 17h ce dimanche 31, mais aussi une visite en musique avec l’Orchestre National Avignon-Provence ce samedi 30 à 15h.
Le programme de l’été
Dès à présent, le public peut aller découvrir la première exposition ‘Mon trésor’, en place jusqu’au 2 mai 2027, qui dévoile de trésors issus des collections archéologiques, muséales et des archives. Cette exposition allie patrimoine et digital, pour offrir une expérience moderne, immersive et éducative.
Jusqu’à la fin du mois d’août, de nombreux rendez-vous sont au programme comme une conférence sur le déménagement des archives le mardi 9 juin à 15h, les journées européennes d’archéologie les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, ou encore les diverses visites guidées. Tout est gratuit mais la réservation est obligatoire par mail à l’adresse valorisation.memento@vaucluse.fr ou au 04 90 86 16 18. « On a tous besoin aujourd’hui d’arriver à se replonger dans notre passé, parce que comprendre notre passé, c’est préparer notre avenir », a conclu Thierry Suquet.
Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
Il est désormais possible d’effectuer un BTS Assistance Technique d’Ingénieur au Campus Agroparc de l’Académie Vaucluse Provence. Cette formation en alternance, étalée sur 2 ans, vise à former des techniciens polyvalents capables d’assister des ingénieurs dans les domaines techniques, industriels et organisationnels.
À l’issue de la formation, les alternants peuvent évoluer vers des postes comme technicien méthodes / industrialisation, assistant ingénieur, chargé de projets techniques, technicien qualité, maintenance ou production, ou encore appui bureau d’études ou R&D dans divers secteurs : industrie de la mécanique, bâtiment et travaux publics, centre de calcul, industrie pharmaceutique, et bien d’autres.
Pour accéder à cette formation, il faut être titulaire d’un Bac général, technologique ou professionnel. Le dépôt du dossier d’inscription se fait en ligne.
Pour en savoir plus sur la formation, cliquer ici.
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Ce samedi 28 mars, l’Académie Vaucluse Provence organisera une journée portes ouvertes sur ses deux campus.
Le campus de la CCI de Vaucluse et le campus Agroparc de l’Académie Vaucluse Provence accueilleront les collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi ce samedi.
L’occasion de découvrir les formations proposées du CAP au BAC+5, de la santé à l’hôtellerie-restauration, en passant par l’immobilier, la finance, le numérique, l’énergie ou encore la métallerie.
Cette journée portes ouvertes sera aussi rythmée par des visites des campus, des entretiens avec les professeurs et les étudiants, et de nombreuses animations.
Samedi 28 mars. De 9h à 16h. Campus de la CCI de Vaucluse. Allée des Fenaisons. Avignon. Campus Agroparc. 60 Chemin de Fontanille. Avignon.
Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
Né à Avignon, le spécialiste des séjours insolites AbracadaRoom revendique aujourd’hui plus de 3 300 hébergements en France et accélère son développement européen. À l’origine du projet, Nicolas Sartorius, entrepreneur du tourisme, mise depuis 2012 sur une aspiration devenue centrale : vivre une expérience, plus qu’une simple nuitée.
« Il y a quatorze ans, le marché était balbutiant, relate Nicolas Sartorius. Quelques cabanes perchées en Bretagne, une poignée d’initiatives éparses, et beaucoup d’incrédulité. En 2012, Nicolas Sartorius lance un annuaire en ligne dédié aux hébergements atypiques. Le site s’appelle alors monhebergementinsolite.com. L’idée est simple : fédérer une offre émergente autour d’un imaginaire puissant, celui de l’enfance et du refuge dans les arbres. » Très vite, le concept dépasse le simple référencement. La plateforme devient centrale de réservation, avec paiement instantané en ligne. Rebaptisée AbracadaRoom, intégrée au groupe Unic Stay, l’entreprise assume une ambition plus large : structurer un marché en pleine mutation et l’ouvrir à l’international.
L’insolite, miroir d’une mutation sociétale « Le phénomène n’est pas né avec la crise sanitaire. Mais le Covid-19 en a été un accélérateur. » Effectivement, selon les dernières études comme données d’Atout France et de la Fédération des professionnels du tourisme, «la demande pour des séjours de proximité et de pleine nature a fortement progressé à partir de 2020. Les courts séjours, souvent à moins de deux ou trois heures du domicile, se sont multipliés. Les gens ne partent plus seulement trois semaines l’été. Ils fractionnent, ils cherchent des respirations tout au long de l’année », observe Nicolas Sartorius.
La promesse « Le succès repose sur cette promesse : un dépaysement intense, sans aller loin. Dormir dans une cabane viticole, une bulle transparente ou une tiny house agricole devient un moment « hors du temps ». L’expérience prime sur la catégorie hôtelière.
Le cœur de cible ? Majoritairement féminin, entre 25 et 45 ans. Un âge charnière, souvent lié à la vie de famille. Si l’offre a d’abord été pensée pour les couples, les structures familiales se développent, parfois adossées à des fermes pédagogiques ou à des domaines agricoles.
Nicolas SARTORIUS Copyright AbracadaRoom
Paradoxale Provence « Si l’insolite a essaimé dans toute la France, le Sud reste un territoire complexe, analyse le chef d’entreprise. Contraintes d’urbanisme, pression foncière, zones protégées dans le Luberon ou les Alpilles : développer de nouveaux projets y est plus ardu qu’ailleurs.Autour d’Avignon, quelques adresses ont émergé, comme les cabanes des Grands Cépages à Sorgues. Mais comparée à d’autres régions, la Provence demeure relativement modeste en nombre d’hébergements atypiques, malgré son attractivité touristique.Ce paradoxe illustre un enjeu structurel : conjuguer innovation touristique et réglementation environnementale. »
Du séjour à l’émotion Avec plus de 3 300 hébergements référencés sur l’ensemble du territoire français, AbracadaRoom revendique aujourd’hui une place majeure sur le segment. « Nous employons 11 collaborateurs à Avignon, et nous élargissons progressivement notre périmètre à la Belgique et visons à moyen terme l’Espagne, l’Italie et la Suisse. »
Vivre une expérience La stratégie dépasse désormais la seule cabane dans les arbres. « Nous voulons devenir le leader du séjour d’émotion », explique son fondateur. Comprendre : valoriser des hébergements singuliers, mais aussi des expériences ancrées dans un territoire : vue exceptionnelle, immersion agricole, découverte d’un potager biologique.
Le marché du cadeau Autre levier en forte croissance ? « Le marché du cadeau. Les box maison, distribuées notamment chez ‘Nature & découvertes’ » précise Nicolas Sartorius. Ces nouveaux cadeaux qualitatifs reposent sur un bon d’achat flexible plutôt qu’un catalogue figé. Un positionnement destiné à se distinguer des acteurs historiques du coffret touristique.
Une aventure enracinée à Agroparc à Avignon Originaire d’Avignon, Nicolas Sartorius a fait le choix d’implanter son entreprise au cœur de la technopole d’Agroparc, « »Je suis Avignonnais, j’aime ma ville et Agroparc s’est révélé être un lieu central verdoyant et très accessible pour tous ceux qui travaillent dans l’entreprise. » Un ancrage local assumé pour une activité qui, paradoxalement, célèbre l’évasion.Dans un marché touristique en quête de sens et d’authenticité, l’insolite semble avoir trouvé sa place. Plus qu’un effet de mode, il s’inscrit dans une recomposition durable des usages : voyager moins loin, mais différemment. Mireille Hurlin
Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
11 organismes de formation, situés dans la zone d’activité d’Agroparc, organisent une journée portes ouvertes ce samedi 7 février.
Divers organismes de formation avignonnais joignent leurs forces pour organiser une journée portes ouvertes durant laquelle étudiants, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion pourront se renseigner sur les différentes formations. Agriculture, santé, business, social, finance, et bien d’autres secteurs d’activité seront représentés avec des formations du CAP à BAC+7.
En tout, ce seront 11 établissements qui accueilleront le public : le Groupe Belmont, le Centre d’Enseignement et de Recherche Informatique, le Groupement d’Intérêt Public des Établissements de Santé d’Avignon & du Pays de Vaucluse, l’IFOGA Ecole d’Ostéopathie Avignon, l’Institut Agrosciences, Environnement et Santé, l’Institut Méditerranéen de Formation, Recherche et Intervention Sociale, l’Institut Universitaire de Technologie d’Avignon, l’ISARA Agro School For Life, l’ISEMA Business School For Life, le Lycée François Pétrarque, ainsi que Molera Formation.
Samedi 7 février. De 9h à 17h. Zone d’Agroparc. Avignon.
Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
À l’occasion de la cérémonie des vœux de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse, organisée également à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP 84, rue Jean Dausset à Agroparc Avignon, son président Daniel Léonard, a livré un discours à la fois rassembleur et exemplaire, faisant de ce bâtiment inauguré le symbole optimiste d’une certaine vision du syndicalisme professionnel et de l’avenir du secteur.Plus de 400 personnes, dont de nombreux élus, étaient présentes.
La Maison de la Fédé BTP 84. Copyright Fédé BTP 84
Au-delà du moment convivial, le message central est clair : ce qui unit la profession est plus fort que ce qui la divise. Une conviction qui fonde, selon lui, l’ADN de la Fédération du bâtiment et des travaux publics : recherche du dialogue, respect des différences, culture du collectif et construction de ponts entre les acteurs économiques, institutionnels et territoriaux.
Une nouvelle maison pour les pros La nouvelle Maison du BTP incarne concrètement cette philosophie. Fruit d’une décision pragmatique et responsable, le projet a nécessité l’abandon du siège historique, devenu inadapté, au profit d’un site plus accessible, fonctionnel et sobre, à proximité de l’aéroport et du parc des expositions. Un choix assumé, guidé par la rationalité économique dans un contexte de conjoncture tendue pour le BTP.
Un modèle de réalisation et de gestion Le président a insisté sur la méthode de réalisation, qu’il présente comme un modèle reproductible : gouvernance collective validée à l’unanimité, recours prioritaire aux compétences locales -maîtrise d’œuvre et entreprises vauclusiennes-, respect des délais et des budgets, paiements sans retard et refus d’une guerre des prix préjudiciable aux entreprises. Le ‘juste prix’ a servi de boussole tout au long du chantier.
De gauche à droite : Olivier Salleron, Thierry Suquet, Dominique Santoni et Daniel Léonard Copyright MMH
Une vitrine des savoir-faire Conçue comme une vitrine des savoir-faire du BTP, la Maison associe bois, acier, verre et béton, tout en répondant aux exigences environnementales de la RE2020 (Réglementation environnementale). Modulaire, elle est pensée comme un lieu d’échanges, de formation, d’innovation, et également de prévention et de sécurité, enjeux majeurs pour la profession.
Avancer, toujours avancer Sans éluder les difficultés du secteur : complexité normative, manque de visibilité sur les politiques publiques, ralentissement de la construction neuve, Daniel Léonard a volontairement choisi de privilégier l’exemple à la critique. Montrer que le dialogue, la confiance, la proximité et le pragmatisme peuvent produire des résultats concrets.
Le respect de touspour tous Au terme de son allocution, le président de la Fédé du BTP Vaucluse a formulé pour 2026 le vœu de davantage de respect mutuel, moins de dogmatisme et plus de pragmatisme, convaincu que ces ingrédients constituent, pour la profession comme pour le territoire, une voie crédible vers l’efficacité et une certaine idée du bonheur collectif.
Olivier Salleron Copyright MMH
Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment Présent à l’inauguration de la nouvelle Maison du BTP du Vaucluse, Olivier Salleron, président national de la Fédération française du bâtiment (FFB), a souligné la solidarité entre l’échelon national et les fédérations départementales, rappelant que les cotisations des adhérents doivent d’abord bénéficier aux territoires. Pour lui, la dynamique du BTP se joue avant tout au niveau local, dans les relais de proximité, véritables moteurs de l’action syndicale.
Dans un contexte de forte instabilité économique et politique, cette inauguration constitue, selon le président national, un repère concret et rassurant pour la profession. Le bâtiment livré dans les délais et avec un budget maîtrisé incarne une gestion responsable et une projection vers l’avenir, au service direct des entreprises adhérentes.
Des signaux positifs Malgré une année 2025 marquée par de profondes incertitudes, Olivier Salleron a voulu ouvrir 2026 sur une note d’espoir, portée par des signaux positifs en matière de logement. Il a salué la confirmation du statut du bailleur privé, attendu de longue date par la profession, qu’il qualifie d’avancée majeure susceptible de relancer la production de 50 000 logements neufs et de 20 à 30 000 logements rénovés. Une mesure présentée comme bénéfique à la fois pour les ménages, les entreprises du BTP et les finances publiques, la construction générant d’importantes recettes fiscales pour l’État et les collectivités.
Logement social et privé, tous deux complémentaires et essentiels Le président de la FFB a également insisté sur le caractère complémentaire et indissociable du logement privé et du logement social, se félicitant de la baisse de la Réduction de loyer de solidarité (RLS), qui doit permettre un effet de levier d’environ un milliard d’euros en faveur de la production et de la rénovation énergétique du parc social. Le maintien d’outils structurants comme le prêt à taux zéro s’inscrit, selon lui, dans cette même logique de relance. Autre sujet majeur : l’aménagement du territoire. Olivier Salleron a plaidé pour une application plus pragmatique de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), redonnant des marges de manœuvre aux élus locaux afin de répondre aux besoins de logements, d’emploi et de développement économique.
La rénovation énergétique Sur la rénovation énergétique, il a rappelé l’importance de la stabilité des dispositifs, en particulier de MaPrimeRénov’, dont le budget est sanctuarisé mais dont les évolutions incessantes fragilisent la lisibilité pour les entreprises. La rénovation du parc de logements et des bâtiments publics est, selon lui, un levier incontournable pour atteindre les objectifs de décarbonation à l’horizon 2050, tout en soutenant l’activité et l’emploi local, dans un secteur qui a perdu 60 000 salariés en deux ans.
Quels maires seront bâtisseurs ? Le président national a enfin appelé à l’émergence de ‘maires bâtisseurs’ à l’approche des élections municipales, estimant que le logement est devenu un enjeu central du quotidien des Français. Il a également alerté sur le respect impératif des délais de paiement par les collectivités, condition essentielle à la survie des entreprises du BTP.
Former les pros de demain Enfin, Olivier Salleron a insisté sur l’enjeu du renouvellement des compétences, à travers l’apprentissage et l’alternance, pour attirer jeunes et moins jeunes vers des métiers porteurs de sens, de perspectives et de fierté. La nouvelle Maison du BTP apparaît ainsi comme un symbole fort de confiance, de proximité et d’avenir pour la profession.
Dominique Santoni Copyright MMH
Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse Lors de cette même soirée, la présidente du Département, Dominique Santoni, a réaffirmé son attachement au partenariat durable entre le Département et les entreprises du BTP, qu’elle qualifie de relation fondée sur la confiance et l’efficacité plutôt que sur les discours.
Saluant un équipement ‘concret, solide et à l’image de la profession’, elle a souligné que ce nouveau siège symbolise la capacité du BTP vauclusien à s’inscrire dans la durée. Pour la présidente, les entreprises du secteur sont au cœur de l’action publique : routes, collèges, transports, aménagements communaux… derrière chaque projet départemental, ce sont les savoir-faire locaux qui sont mobilisés.
De solides finances Dans un contexte économique tendu, Dominique Santoni a insisté sur la solidité financière du Département, rappelant le vote du budget 2026 et la poursuite d’une politique d’investissement ambitieuse. En 2026, 132 millions d’euros seront consacrés à l’investissement, confirmant le Département comme premier donneur d’ordre du Vaucluse. Un choix assumé, présenté comme un levier essentiel d’activité, d’emploi et de visibilité pour les entreprises.
Des projets à venir ? La présidente a défendu une ligne claire : « Les pieds sur terre et la tête dans les étoiles ». Autrement dit, une gestion rigoureuse des finances publiques conjuguée à une ambition forte pour l’avenir du territoire. Plusieurs projets structurants ont été cités, à commencer par la livraison du nouveau collège, réalisée sans retard ni surcoût, et la déviation d’Orange, attendue de longue date et désormais engagée. Elle a également mis en avant le contrat Vaucluse Ambition et la création de Vaucluse Ingénierie, outils destinés à accompagner les communes dans la concrétisation de leurs projets.
Un Département fier des pros de BTP Puis, Dominique Santoni a réaffirmé un message politique sans ambiguïté : le Département est pro-BTP. Un partenariat présenté comme ‘gagnant-gagnant’, dans lequel les entreprises font avancer le territoire, tandis que le Département leur apporte visibilité, projets et continuité. « Le BTP construit le Vaucluse, et le Vaucluse avancera avec son BTP », a-t-elle résumé, appelant à poursuivre ce travail commun avec exigence, respect et pragmatisme.
Thierry Suquet Copyright MMH
Thierry Suquet, préfet de Vaucluse Le préfet de Vaucluse Thierry Suquet a conclu la soirée des vœux du BTP 84, rappelant le poids économique majeur du secteur du bâtiment dans le département : près de 20 000 travailleurs, 10% de l’emploi salarié et environ 6 000 entreprises, majoritairement des TPE/PME (Très petites et moyennes entreprises), profondément ancrées dans le tissu local. Un secteur stratégique, dont la vitalité repose à la fois sur la proximité, l’excellence des savoir-faire et le respect des responsabilités des maîtres d’ouvrage, en particulier sur un point jugé crucial : les délais de paiement, déterminants pour la santé des trésoreries.
Les difficultés du territoire Le préfet n’a pas éludé les difficultés traversées en 2025 : baisse des mises en chantier, tensions sur les trésoreries, recours accru à l’activité partielle et inquiétudes sur le maintien des compétences, dans un contexte d’instabilité politique. Pour autant, il a voulu ouvrir une perspective plus positive, soulignant l’importance de l’adoption prochaine du budget de l’État, présenté comme un facteur de respiration pour le secteur. Ce budget vise, selon lui, la stabilité réglementaire et fiscale, en évitant l’empilement de nouvelles normes, tout en préservant les principaux dispositifs en faveur de la compétitivité des entreprises, de la recherche et de l’apprentissage.
Enfin un plan logement du gouvernement ? Thierry Suquet a également salué le plan logement annoncé par le gouvernement, destiné à relancer la construction de logements neufs et à soutenir la réhabilitation. Il a insisté sur un message central : ne pas opposer logement privé et logement social, tous deux indispensables pour loger les jeunes, les familles, les salariés et les étudiants, et pour maintenir l’attractivité du territoire. Cette politique doit toutefois s’inscrire dans un équilibre entre sobriété foncière, protection des terres agricoles, préservation du patrimoine et transition environnementale.
Un concret soutien de l’Etat Affirmant le soutien de l’État local, le préfet a pris plusieurs engagements concrets comme la simplification administrative, avec un recours accru aux possibilités de dérogation préfectorale, la lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses, et sécurisation des chantiers, notamment face aux vols de matériel, via une convention départementale dédiée. Pour finir, Thierry Suquet a réaffirmé que le BTP constitue un pilier essentiel de l’économie vauclusienne, au cœur des enjeux de décarbonation, de réindustrialisation et de cohésion territoriale. Un secteur pour lequel l’État se dit pleinement mobilisé, aux côtés des professionnels, pour surmonter la crise et préparer l’avenir. Mireille Hurlin
Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
Réunie en assemblée générale ordinaire l’association Hey Agroparc, a présenté, le 13 janvier dernier, son programme d’événements pour 2026. Entre actions environnementales, sociales et culturelles il s’agit de fédérer l’ensemble des acteurs du bassin de vie et d’emploi d’Agroparc.
C’est clair l’association Hey Agroparc, qui succède depuis maintenant presque 3 ans à l’ancienne structure associative « Agroparc », est bien plus qu’un énième réseau d’entreprises. L’ambition portée par cette nouvelle structure est d’être un activateur de vie de ce quartier d’Avignon qui accueille à la fois des entreprises, l’université, des centres de recherche, un aéroport, un parc d’exposition, un centre hospitalier et des résidents… Ce quartier qui s’est développé de manière exponentielle ces dernières années compte aujourd’hui 400 entreprises avec 12 000 employés, 6 000 étudiants et 3 000 habitants. Une communauté multiple que l’association Hey Agroparc compte bien fédérer autour d’actions aussi diverses que nécessaires. Pour sa troisième année d’existence l’association, présidée par Alexandre Bouche, pérennise pour 2026 un certain nombre d’événements mis en place les années précédentes.
L’an dernier en une journée plus de 400 kg de déchets ont retiré de la nature
Ainsi, du 16 au 21 mars prochain ce sera le « Digital Clean up » pour nettoyer ses données numériques et recycler des équipements inutilisés. Toujours dans le domaine de l’environnement, ce sera fin mai une campagne de ramassage de déchets du quartier. L’an dernier en une journée plus de 400 kg de déchets ont retiré de la nature. Cette journée de nettoyage se renouvellera fin septembre. En juin, place à la distraction avec un tournoi de pétanque ouvert à tous le 11, et une fête de la musique en avant-première le 18, avec des musiciens locaux. Un concours photo sera lancée au printemps sur le thème de l’optimisme. L’an dernier le concours photo avait donné naissance à une exposition dans la galerie marchande de Mistral 7. Début octobre un spectacle humoristique sera proposé à la salle Camille Claudel du centre hospitalier de Montfavet. L’an dernier c’était la pièce le Diner de Cons mis en scène et joué par Anthony Joubert. L’association réfléchit à une nouvelle formule pour sa journée santé plus orientée vers le monde de l’entreprise. A suivre. Quant aux foulées douces qui permettent, entre autres, à de nombreuses personnes souffrant de handicap de courir ou de marcher, un appel aux bénévoles devrait permettre une nouvelle édition en 2026. A suivre également.
Hey Agroparc se fait également le relais d’initiatives prises par des structures locales.
Hey Agroparc se fait également le relais d’initiatives prises par des structures locales. Ainsi, l’association donne un coup de main à l’opération Horizon Commerce de la CCI, un système astucieux de chèques cadeaux pour les employés utilisables uniquement dans les petits commerces. Idem pour une initiative de Créativa qui va proposer dans les prochaines semaines des ateliers pratiques autour du café et du miel. L’association soutien également « la nuit du court », un festival qui propose des courts métrage uniquement produits dans le Vaucluse ou réalisés par des vauclusien(ne)s. Organisé à l’espace Madame d’Oppede, le 28 mars prochain, cette soirée est parrainée par l’actrice Hélène de Fougerolles.
L’association a vu son bureau renouvelé et enrichi d’un nouveau membre, Sylvie Bertrand, sophrologue et directrice de formation en prévention santé. L’association compte désormais 7 membres avec : Virgil Malara, Emilie Fouquet, Sylvie Bertrand, Alexandre Bouche, David Giovannetti, Matthieu Depernet et Sandrine Fdida (de gauche à droite sur la photo). Tous les membres de cette association sont bénévoles. La structure vit des cotisations de ses membres et du soutien de la communauté d’agglomération du Grand Avignon.
Agroparc fête la musique le 19 juin avec des groupes du quartier
Le Groupe Belmont vient d’inaugurer sa filière optique sur son campus d’Avignon situé dans la zone d’activité d’Agroparc. Cette nouvelle formation, un BTS opticien lunetier, permet de former des opticiens qualifiés et polyvalents capables d’exercer dans divers domaines de la santé visuelle.
Ce diplôme du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche accessible en 2 ans vise ainsi à former des spécialistes en optique, capables d’ajuster des équipements de vision, conseiller les clients et analyser la vision. Au-delà de l’aspect technique, cette formation inclut également des compétences en gestion et en relation client indispensables pour travailler au sein d’un cabinet d’optique comme dans des grandes chaînes de distribution.
80 000€ d’investissement Pour développer cette nouvelle filière, le groupe Belmont s’est doté d’un plateau technique représentant un investissement de 80 000€. Un support technique développé en partenariat avec les entreprises du territoire afin de répondre au mieux aux besoins des professionnels du secteur. En effet, ce secteur est particulièrement en tension en matière d’emploi dans un domaine où les offres de poste ont été multiplié par 9 en 4 ans.
Le nouveau plateau technique du campus d’Avignon du groupe Belmont. Crédit : DR/groupe Belmont
« Ce BTS se distingue par sa capacité à former des professionnels compétents, à la fois dans le diagnostic, l’accompagnement personnalisé, et la prise en charge de la clientèle, se félicite Hervé Belmontet, directeur général de l’établissement d’enseignement supérieur et de formation professionnelle implanté à Avignon depuis plus de 30 ans. Cette nouvelle formation en Vaucluse repose sur des bases solides : une équipe de formateurs professionnels de haut niveau, un investissement important dans des équipements de pointe ainsi qu’une collaboration étroite avec les entreprises du secteur. »
« Le succès que nous rencontrons avec cette première promotion prouve que nous répondons à l’attente des employeurs et des étudiants. »
Hervé Belmontet, directeur général du groupe Belmont
36 contrats d’apprentissage déjà signés Ce BTS opticien lunetier est proposé depuis la rentrée 2025 sur les campus d’Avignon et d’Aix-en-Provence. Depuis septembre, le site d’Agroparc accueille 20 élèves et celui d’Aix, 17 étudiants. Au total, 36 contrats d’apprentissage sont signés sur l’ensemble des deux campus, ce qui confirme l’attrait des candidats pour cette filière et le besoin des entreprises locales. « Le succès que nous rencontrons avec cette première promotion prouve que nous répondons à l’attente des employeurs et des étudiants, confirme Hervé Belmontet. Avec le BTS Opticien Lunetier, le Groupe Belmont apporte aux entreprises de ce secteur de notre département des compétences locales et aux apprentis vauclusiens une nouvelle voie d’accès à l’emploi. Par ailleurs ce nouveau service de proximité, en évitant aux jeunes gens de partir à Marseille ou Montpellier pour étudier leur passion, permet aux familles de faire de considérables économies de logement, de transport, de frais de subsistance. »
La nouvelle filière optique a été lancée lors d’une présentation officielle qui s’est déroulée sur le campus d’Agroparc. Crédit : DR/Groupe Belmont
La naissance d’une filière complète La création de ce BTS s’inscrit également dans la volonté du groupe Belmont de constituer et de développer une filière pédagogique et d’apprentissage à forte valeur ajoutée pour la région. Ainsi, à la rentrée 2026, le Groupe vauclusien proposera deux formations complémentaires en optique pour offrir un parcours complet de formation, en alternance ou en initial : un BAC PRO Optique (Avignon), un TP Technicien en montage et vente d’optique lunetterie (Aix et Avignon) ainsi que le BTS optique qui sera également proposé sur le campus de Mougins dans les Alpes-Maritimes.
Une formation à taille humaine « Un CFA est à la croisée des chemins du monde professionnel, du monde pédagogique, et de celui des étudiants – des futurs professionnels – et de leur famille, complète le directeur général de ce groupe accueillant chaque année près de 1 000 étudiants sur ses campus d’Avignon, Aix et Sophia Antipolis. Depuis sa création, en 2000, le groupe Belmont œuvre pour faire de la formation un véritable levier d’insertion professionnelle à travers des formations adaptées aux attentes des employeurs et en totale adéquation avec les exigences des métiers. Nous nous engageons à offrir à nos jeunes étudiants le contexte optimal pour réussir, tout en répondant aux défis économiques de notre époque. Notre taux de réussite moyen supérieur à 90% et notre taux d’insertion professionnel à 3 mois à plus de de 80% démontrent notre engagement total vis-à-vis du succès de nos apprentis et de nos entreprises partenaires. »
« Depuis sa création, le groupe Belmont œuvre pour faire de la formation un véritable levier d’insertion professionnelle à travers des formations adaptées aux attentes des employeurs. »
« C’est donc avec une grande fierté que nous inaugurons officiellement une nouvelle voie : celle de l’optique, métier de passionnés, poursuit Hervé Belmontet. Le BTS Opticien Lunetier, désormais proposé sur notre campus d’Avignon ainsi que celui d’Aix-en- Provence, s’inscrit dans cette démarche d’excellence. Ce programme exigeant et rigoureux permet à nos étudiants d’acquérir un savoir-faire pointu, des compétences techniques et humaines indispensables dans un secteur en perpétuelle évolution. L’optique n’est pas seulement la science de la santé visuelle, c’est aussi celle de la mise en relief du regard et du bien-être, au service de leur qualité de vie. »