29 avril 2026 |

Ecrit par le 29 avril 2026

Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

Ils étaient tous là pour ce congrès annuel organisé par le réseau Food’In. Les représentants de l’ARIA (industrie alimentaire), le CRITT (centre technique) et l’IFRIA (institut de formation) mutualisent leur savoir-faire, leur expertise et leurs moyens pour une alimentation saine et souveraine.

Il faut dire que l’agroalimentaire est une composante majeure avec 3,9% du PIB, un chiffre d’affaires de 8Mds€, 87 000 emplois, et l’an dernier sur 32 000 embauches, 45% l’ont été en CDI. Et la Région Sud occupe la 2ème position en France par le nombre d’établissements dédiés aux boissons (vin notamment) et à la transformation et conservation des fruits et légumes et autres plats préparés et condiments. En Vaucluse, ce secteur occupe 30% des emplois contre 21% dans l’Hexagone. Citons : Campbell (soupes au Pontet), McCormick (herbes, poivres, épices, sauces, aides à la pâtisserie à Carpentras, Monteux et Avignon), Agis (plats cuisinés en Courtine), Soleco (salades Florette à l’Isle-sur-la-Sorgue), Kerry (fruits confits à Apt), Charles Faraud (conserves fruits et légumes, salades, compotes et desserts bio Charles & Alice à Monteux), Européenne d’Embouteillage (Schweppes Orangina à Chateauneuf-de-Gadagne).

Parmi les invités de ce congrès, Guy Moureau, vice-président du Grand Avignon qui a insisté sur « ce bassin d’excellence qu’est le pôle agroalimentaire dans le département. Une filière qui s’adapte aux attentes des consommateurs et au changement climatique, qui a tout un réseau entre les lycées agricoles, le MIN d’Avignon, l’INRAE, l’école d’ingénieurs agronomes ISEMA, la pépinière Créativa et bientôt le parc Naturalia de 26 hectares à Entraigues dédié à la valorisation du terroir et à la transformation de produits naturels. » Il a aussi insisté sur ‘Vitamina’, un collectif engagé pour la formation et l’innovation des métiers de l’IAA avec d’ici 2030, 5 200 nouveaux apprenants formés dans ce secteur.

Table ronde et visite du bâtiment Food’In à Avignon

Au cours d’une table ronde, l’énergie, la réduction de la consommation d’eau et la réutilisation d’eau chaude, la limitation d’énergie pour la climatisation, le choix de machines frigorifiques, la mise en valeur du renouvelable comme le photovoltaïque, le remplacement des ampoules par des LED, la réduction de gaz à effet de serre, la stratégie bas carbone, le choix de nouveaux emballages recyclés et bio-sourcés, la mobilisation des salariés sur les enjeux climatiques, l’engagement en RSE… tous ces sujets vertueux ont été abordés.

Tous les participants ont ensuite visité le nouveau site de Food’In à Agroparc, véritable totem de l’IAA. Un bâtiment exemplaire de 1 000 m², labellisé ‘Bâtiment Durable Méditerranéen’ niveau or, orienté est-ouest, à forte inertie thermique, entouré de végétaux. Son ‘Food Lab’, véritable plateforme innovante de recherche et développement.

Maxime Costilhes, directeur général de l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires) venu de Paris l’a dit en conclusion : « l’IAA ce sont 32 métiers différents et 98% des entreprises sont des TPE et PME. Vous avez montré votre savoir-faire, votre attractivité. Nous devons tout faire pour avoir une alimentation souveraine, même si nos capacités de production de fruits et légumes ont reculé face à une concurrence déloyale. »


Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

Inauguré en 1991, cet ensemble immobilier atypique construit autour d’une pyramide avait pour vocation d’être « la bulle de vente » de la future ZAC d’Agroparc. Deuxième construction de la zone après la chambre d’Agriculture, ces bâtiments faits d’acier et de verre, sont aujourd’hui déconstruits pour faire place à de nouveaux projets. Une page se tourne…

Dû au crayon de l’architecte Jean-François Quelderie, ce projet était à l’origine un ensemble composé d’une pyramide, auquel on y ajouta ensuite des modules de bureaux, une colline traversée par un canal et un petit lac avec son jet d’eau… Il s’agissait de marquer les esprits et d’être la porte d’entrée de la future ZAC, qui n’était à l’époque que des champs encore vierges de toutes constructions. Quant au choix de la pyramide, Jean-François Quelderie le justifie par le côté emblématique et symbolique de la forme. Un lieu où se concentre l’énergie, ajoute-t-il. 

La pyramide de l’intérieur. DR

Elle aurait inspirée François Mitterrand 

La rumeur raconte que c’est en passant devant cette pyramide que François Mitterrand aurait eu l’idée d’en construire une dans la cour carré du Louvre. Le Président faisait à l’époque régulièrement le trajet Paris — Avignon pour rendre visite à Anne Pingeot,  du côté de Gordes. L’anecdote est sympathique mais totalement fausse. La construction de la pyramide parisienne, due à l’architecte Léoh Ming Pei, date de 1989, donc bien avant celle d’Avignon. Dommage…

Une pyramide aux vies multiples et pas toujours paisible 

Ce bâtiment, qui avait pour fonction d’être le lieu de la commercialisation de la zone, prit le nom d’Agriscope. Il devait être démonté une fois sa mission accomplie. « C’est la raison pour laquelle on a utilisé peu de béton et beaucoup de structures métalliques boulonnées », précise Jean-François Quelderie. Voulu par la ville d’Avignon, à cette époque la communauté d’agglomération du Grand Avignon n’existait pas, ce bâtiment a été construit sous la responsabilité de l’aménageur SEDV (devenu ensuite Citadis).  

Après avoir accueilli l’association Agroparc, cet ensemble immobilier fut ensuite occupé par Créativa, une pépinière d’entreprises. A cette époque, il servait également de boites postales aux entreprises de la zone. La communauté d’agglomération du Grand Avignon, propriétaire des lieux, le récupéra ensuite et cela avant de s’installer en 2007 dans ses locaux actuels. Par la suite, la vie de ces bâtiments fut assez tumultueuse avec quelques projets d’installation d’entreprises qui n’aboutirent pas. Des candidats pas assez prestigieux ou peu solvables, laisse-t-on savoir. En 2018, cette construction fut définitivement désertée et abandonnée à des actes de malversation constants. 

« La démolition d’une de vos constructions est toujours une déchirure », avoue Jean-François Quelderie

La déconstruction de cet ensemble immobilier a démarré le 12 mai dernier. Il s’agissait de mettre un terme aux dégradations à la fois pour des raisons de sécurité ou mais aussi pour des questions d’image. En effet, cette pyramide endommagée et taguée était visible par tous les automobilistes passant sur la N7. Il est loin le temps où cette construction, fierté de la ville, faisait la une de l’annuaire téléphonique du Vaucluse…

« La démolition d’une de vos constructions est toujours une déchirure, avoue Jean-François Quelderie. Celle de la pyramide me choque un peu… Son rôle emblématique n’a pas été suffisamment pris en compte. » Le Grand Avignon a cependant fait procéder à un démontage précautionneux de la pyramide afin qu’elle puisse être éventuellement remontée plus tard, pour d’autres desseins. À suivre… 

Un futur en devenir

À l’issue des travaux de déconstruction, le terrain sera remis comme à l’origine et ouvert à d’autres projets. Celui présenté il y a deux ans par le promoteur REDMAN a été abandonné. La pré-commercialisation n’a pas donné les résultats escomptés. « Dans les 15 hectares qui nous restent à commercialiser sur la zone, nous privilégierons les installations d’entreprises plutôt que les promoteurs, précise Xavier Simon, le directeur de Citadis, l’aménageur du quartier. Nous avons aujourd’hui un schéma directeur qui va de l’entrée sud d’Agroparc au parc des expositions. » Avec notamment la construction par le promoteur Real Land de deux nouveaux immeubles de bureaux (3 406 m²). 

Lors de la construction de la pyramide en 1991, on y avait planté en son centre un ficus. Avec le temps il avait fini par y occuper tout l’espace. Malgré les multiples dégradations et tailles expéditives, cet arbre est toujours en vie. Jean-François Quelderie, a la faiblesse de penser que « la pyramide est en définitive une architecture de renaissance. »


Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

Cette entreprise familiale créée en 1997 au pied du majestueux Château de Grignan dans la Drôme provençale, qui a ensuite installé son site logistique à Valréas dans l’Enclave des Papes, a mis le cap au sud pour implanter son centre Recherche & Développement à Agroparc.

La 1re pierre avait été posée à l’automne 2023 et le PDG Nicolas Ruth vient d’inviter tous les salariés du groupe à visiter le nouveau siège. Ils sont 125 en tout, dont 25 ici, sur deux niveaux et 1 000 m² d’espaces bureau, labo, marketing. Ce ‘centre d’excellence’ de la parfumerie qui fait la part belle aux cosmétiques naturels et aux produits pour la maison, exporte dans une cinquantaine de pays.

Imaginé comme une maison cosy dans laquelle on se sent bien, avec salon et cuisine épurés et contemporains, ce centre a des façades habillées de tasseaux de bois qui rappellent le cannelé qui entoure les bougies iconiques de Durance, les ombrières sont en fibre de coco, le patio protégé du soleil d’un voile de scourtin comme on en utilisait dans les moulins jadis dans le Pays de Nyons, pour filtrer et séparer par pression l’huile d’olive de l’eau.

Dans des tons clairs de beige, écru, sable et brun, de bois, de rotin et de fibres textiles pour l’ameublement, tous les bureaux convergent vers ce coeur, favorisant échanges, rencontres, partage entre salariés et services. Partout des fenêtres et des ouvertures par où passent la lumière et la communication.

Un laboratoire dédié au savoir-faire

« Nous avons choisi Avignon parce que c’est une ville de culture, à taille humaine et proche de la Durance, mais aussi de l’aéroport, de la gare TGV et du Port de Marseille, précise le patron, Nicolas Ruth. Ce ‘Laboratoire des Sens’ est dédié au savoir-faire des équipes. Le sens est important en cosmétique et parfumerie, d’où cet espace d’évaluation olfactive. On est au milieu d’un écrin de verdure. Et nous avons tenu à planter des essences méditerranéennes économes en eau comme la lavande par exemple. »

Les senteurs justement, coquelicot, vanille, monoï, fleur de coton et d’oranger, ambre, mangue, figue, camélia, verveine, cèdre bleu, mandarine, sont 100% nature. On les retrouve dans les savons, crèmes, diffuseurs de parfums lumineux, gels douche, shampoings, huiles essentielles, eaux de toilette, ainsi que pour la maison, les fleurs parfumées aux écorces d’érable, de santal, de tonka ou aux effluves d’amande, caramel et cacao. En tout, 500 références et 3 600 points de vente. Pour un chiffre d’affaires d’une douzaine de millions d’euros. 

« Plus que du bois, de la pierre, de l’acier et du verre, ce site est le coeur battant de notre vision, de notre sens de l’innovation, de notre engagement envers l’environnement et du bien-être de notre personnel », a conclu Nicolas Ruth.


Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

La société avignonnaise Dreyer, spécialiste des chambres froides, vient de se doter d’un nouveau siège social. Le bâtiment en R+2 de 1 652m2 de surface totale sur un terrain de 3 290m2 est implanté dans la zone d’activité d’Agroparc, juste à côté de l’Institut de formation en ostéopathie du Grand Avignon (Ifoga). Il a été réalisé par le groupe Avignonnais GSE et imaginé par l’agence d’architecture marseillaise MCA Architectes. L’ensemble comprend notamment un parking en sous-sol largement ventilé ainsi qu’une toiture entièrement équipée de panneaux photovoltaïques.

La toiture du nouveau siège de Dreyer est entièrement équipée de panneaux photovoltaïques. Crédit : GSE/Dreyer

Du ‘made in France’ teinté de ‘made in Vaucluse”
Spécialisé depuis sa création en 1972 dans la conception, la fabrication et l’installation de solutions en panneaux et portes isothermes pour la création de laboratoires et chambres froides, Dreyer dispose, outre son siège avignonnais, d’un important site de production à dans la Zac de Chalancon à Vedène.

Ce dernier, dédié à production de panneaux et portes isothermes s’étend sur quelques 20 000 m2. Chaque année, près de 300 000m² de panneaux sandwichs et 8 000 portes y sont fabriqués « Aujourd’hui Dreyer, c’est la spécificité d’une offre 100% intégrée avec une fabrication ‘made in France’ et un savoir-faire global de la conception à la mise en œuvre sans omettre l’entretien », se félicite l’entreprise avignonnaise.

L’usine de Vedène produit près de 300 000m² de panneaux sandwichs et 8 000 portes par an. Crédit : Dreyer

Par ailleurs, le groupe présidé par Pierre Pernias dispose de deux filiales : Easycube, basée au siège du groupe et créée en 2010. Elle est spécialisée dans la construction de bâtiments hors site et le déploiement de solutions modulaires dans le monde entier. A cela s’ajoute également la société Capsa container basée dans la région lyonnaise. Elle spécialisée dans la transformation et l’aménagement de containers maritimes dans les domaines de la construction, l’industrie et l’événementiel. Créée en 2013, elle a rejoint le groupe en 2019.

L.G.

 


Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

L’association Hey Agroparc, qui fédère les acteurs économiques et les résidents de ce quartier proche de l’aéroport d’Avignon, fête sa première année d’existence. Une occasion, pour cette association atypique, de dresser un premier bilan. Rencontre avec son président et les membres de son bureau.

Déjeuner des Membres à l’hôtel IBIS Avignon Sud. Octobre 2024, Crédit : Hey Agroparc!

Dans le département de Vaucluse les organisations professionnelles associatives se comptent en dizaines. Regroupées par métier, par zone géographique, par affinités, elles ont pour la plupart mission de défendre les intérêts de leurs membres et d’aider au développement de leurs business. Lancée en février 2024, l’association Hey Agroparc se veut différente. Déjà son nom qui claque comme une interpellation, comme s’il s’agissait de réveiller une belle endormie. L’ambition d’Hey Agroparc est de faire vivre et animer ce quartier en y associant ceux qui y travaillent (450 entreprises et 10 000 emplois), ceux qui y étudient (6 000 étudiants) et ceux qui y vivent (3 000 habitants). Avec son aéroport, son centre hospitalier, son lycée, son université, son parc des expositions, son centre départemental des archives, ses commerces, ses services publics de proximité, c’est une véritable ville à elle toute seule. Elle dispose de nombreux atouts qui font de cette zone un endroit recherché par les entreprises. Son extension est d’ailleurs continuelle.

« Si je fais du business sur ce territoire je dois me soucier de ce territoire »

Mais cette zone est avant tout un lieu de travail avant d’être un lieu de vie. Hey Agroparc qui est dans une démarche inclusive, pour reprendre un terme à la mode, a pour ambition « d’inclure tout le monde, c’est même le cœur de notre projet » précise Alexandre Bouche, le Président de l’association. « Cette zone, comme beaucoup d’autres, n’a qu’une vocation économique » ajoute Sandrine Fdida, membre du bureau de l‘association. « Nous nous devons de donner une âme à cette zone qui en manque » complète Virgil Malara, autre membre du bureau de l’association. On l’aura compris la vocation première de l’association n’est pas de développer le « réseautage » entre ses membres. Il s’agit « de changer d’état d’esprit » sur la place que l’entreprise peut jouer dans son environnement. « Si je fais du business sur ce territoire je dois me soucier de ce territoire » avance Alexandre Bouche.

« Nous n’avons pas d’intérêt financier, et nous sommes totalement apolitiques »

Se rencontrer, échanger et partager restent cependant des fondamentaux. « J’ai rencontré des personnes que je n’aurai jamais pu voir autrement et ici il y a une bienveillance qu’il n’y a pas ailleurs » ajoute Sandrine Fdida. Même avis pour Émilie Fouquet, autre membre du bureau de l‘association qui précise que celle-ci a été un moyen pour elle de se réintégrer à cette zone qu’elle avait quitté il y a quelques années. « Nous n’avons pas d’intérêt financier, et nous sommes totalement apolitiques » conclut Alexandre Bouche.

Ramassage de déchets sur Agroparc. Mai 2024, Crédit : Hey Agroparc! 

En un an d’existence l’association a créé 7 événements, parmi eux une opération de ramassage des déchets, une course à pieds ouverte aux patients du centre hospitalier de Montfavet, un apéro détente pour les personnes à la recherche d’emploi, un concours photo sur le thème du handicap, des ateliers sur la santé au travail… Au total ,pour la première année, ces événements ont réunis 650 participants.

Les Foulées Douces au Centre Hospitalier de Montfavet. Octobre 2024, Crédit : Hey Agroparc! 

En 2025, ce programme s’enrichira d’événements plus festifs comme le festival d’Avignon, la fête de la musique, des concours de pétanque, ou des déjeuners entre membres. « Nous nous sommes donné 5 ans pour atteindre toute notre maturité » précise Alexandre Bouche.

Pour en savoir plus : www.hey-agroparc.com


Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

À seulement 27 ans, Anthony Robert est déjà à la tête d’onze entreprises en France, mais aussi au Luxembourg. Du monde du sport à celui de la gestion de patrimoine, l’Avignonnais a développé une véritable passion pour l’entrepreneuriat et souhaite encore diversifier ses domaines d’activité. Portrait d’un jeune serial-entrepreneur.

C’est dans les locaux d’Iron Bodyfit, à Agroparc, qu’opère Anthony Robert. C’est là qu’est installée sa dernière entreprise en date : la salle Iron Bodyfit Avignon Sud, juste à côté du siège de l’entreprise spécialisée dans l’électro-myo-stimulation, qu’il a ouvert en octobre dernier. Un an auparavant, il ouvrait un premier studio de la franchise au Luxembourg, juste après avoir obtenu l’exclusivité du pays puis il en a ouvert deux autres.

Mais Anthony Robert est également à la tête d’autres entreprises qui n’ont rien à voir avec le milieu du sport, notamment Tellus Patrimoine, un entreprise experte en ingénierie patrimoniale, mais aussi aussi IB Invest, spécialisée dans le conseil pour les franchisés Iron Bodyfit, ou encore Le Phoenix Dancing, une salle de bal à Vedène. Mais pour mieux comprendre sa passion pour l’entrepreneuriat, il faut remonter à l’époque de son enfance.

L’entrepreneuriat, une affaire de famille

Après l’obtention d’un diplôme en expertise-comptable et juste avant de terminer ses études en ingénierie patrimoniale, Anthony Robert se lance dans l’entrepreneuriat. Une aventure qui peut faire peur à beaucoup mais qui, pour lui, est assez familière et même familiale. « Je suis né dans une famille entrepreneuriale, explique-t-il. Mon père et ma mère ont toujours eu des restaurants, peut-être une dizaine dans le Grand Avignon. Donc forcément, j’ai baigné là-dedans. »

« Depuis petit, c’est l’entrepreneuriat qui m’intéresse. »

Anthony Robert

Depuis 2019, il est d’ailleurs à la tête du Phoenix Dancing à Vedène, qui était auparavant une structure implantée à Avignon qui appartenait à ses parents de 2008 à 2019. Ces derniers sont d’ailleurs toujours impliqués dans cette salle de bal dédiée au 3e âge. Aujourd’hui, Anthony travaille aussi avec son frère Mickael, avec qui il est associé pour les studios Iron Bodyfit.

4 studios Iron Bodyfit

C’est d’ailleurs grâce à son frère que le serial-entrepreneur met un pied dans l’aventure Iron Bodyfit, Mickael étant responsable Développement international et formateur au sein de l’entreprise depuis 2021. C’est juste après la création de son cabinet spécialisé en ingénierie patrimoniale Tellus Patrimoine, fondé en 2021, qu’Anthony rencontre l’un des fondateurs d’Iron Bodyfit pour lui proposer ses services pour les différentes franchises.

L’année suivante, l’Avignonnais décide de créer IB Invest, une société de conseils pour les franchises Iron Body Fit pour aider les franchisés à placer leur argent, les accompagner dans le montage juridique, les aider à se développer, les accompagner dans la vente de leur studio, la création de la société, etc. « En 2023, me vient l’idée de, pourquoi pas, ouvrir ma propre franchise Iron Bodyfit », ajoute Anthony. Ainsi, la première franchise luxembourgeoise de l’entreprise ouvre ses portes quelques mois plus tard, malgré le scepticisme de certains quant au succès que pourrait avoir une telle structure au Luxembourg.

« J’ai l’exclusivité territoriale, personne d’autre que moi ne peut ouvrir un autre studio Iron Bodyfit au Luxembourg. »

Anthony Robert

Finalement, le concept plaît rapidement aux Luxembourgeois et Anthony décide d’ouvrir rapidement deux autres studios avant d’en ouvrir un en France, à Agroparc près du siège. « Étant donné qu’Agroparc est ma zone de base où je fais du conseil, où je reçois du particulier et du chef d’entreprise pour Tellus et où je reçois aussi les franchisés pour IB Invest, je me suis dit que j’apporterai un vrai besoin en y ouvrant un studio Iron Bodyfit », développe-t-il. Ainsi, le studio Iron Bodyfit Avignon Sud a ouvert ses portes en octobre 2024, le Vaucluse possédant déjà un autre studio à Avignon Nord.

À la tête de 11 entreprises

Aujourd’hui, Anthony Robert est à la tête de 11 entreprises à seulement 27 ans, et dirige 16 salariés en tout. Son premier objectif était d’élargir son réseau lorsqu’il a créé Tellus Patrimoine. « Un business en plus, cela permet d’accroître ma visibilité », explique-t-il. Ainsi, l’Avignonnais ne compte pas s’arrêter là et est bien décidé à étendre davantage encore ses domaines d’activité. « Quand j’ai commencé à diversifier mes activités, j’avais un chiffre en tête, je voulais avoir 7 domaines d’activité différents, affirme l’Avignonnais. Donc par exemple le bien-être, le sport, la finance, la restauration, l’événementiel, pourquoi pas créer l’intelligence artificielle et on peut même aller plus loin. »

L’ambition, ce n’est pas ce qui manque à Anthony Robert. Lui qui avait vécu un échec en ratant son BTS la première fois, a su faire preuve de résilience en reprenant et réussissant ses études et fait aujourd’hui figure d’exemple pour les jeunes étudiants ou ceux qui sortent de leurs études et qui hésitent à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.


Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

« Brume de café », c’est le nom évocateur choisi par Héloïse Barthélémy, une jeune ingénieur agronome passionnée de café, pour lancer son activité d’artisan torréfacteur. Installée sur Avignon (zone d’AGROPARC), cette jeune entreprise propose une gamme d’une dizaine de café dits « spécialisés ». Cette offre haut de gamme répond à une vraie demande qu’il s’agisse de professionnels ou de particuliers exigeants.

Dans bien des aspects « faire du café » s’apparente à la confection du vin. L’importance des terroirs, des conditions climatiques, des variétés ou des cépages, de la sélection rigoureuse des grains, de la maturation… Peu surprenant en définitive puisqu’il s’agit dans les deux cas de produits issus de la terre et du travail de l’homme.

© Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

« Je n’étais pas une amatrice de café, je trouvais cela trop amer ou trop brûlé au goût »

Cette passion d’Héloïse pour le café est d’abord passée par le thé. En effet, c’est en participant à un atelier sur les arômes du thé qu’elle a rencontré, Claude Lagarde un torréfacteur de Guebwiller qui lui a fait découvrir son métier. « Je n’étais pas une amatrice de café, je trouvais cela trop amer ou trop brûlé au goût » dit-elle. « Mais quand j’ai découvert son atelier j’ai tout de suite été séduite par l’odeur de la torréfaction, un vrai coup de cœur » ajoute-elle. Elle a d’abord appris à ses côtés et ensuite elle a suivie plusieurs formations, avant de se lancer dans l’aventure fin 2024. « Ma formation scientifique m’aide beaucoup dans mon métier, pour analyser les caractéristiques techniques du café mais aussi pour anticiper ce qui va se passer dans les différentes étapes de la torréfaction  » précise-t-elle. Il faut savoir qu’Héloïse a travaillé pendant une dizaine d’années dans la recherche scientifique et en particulier dans le domaine des phéromones.

« Il faut savoir s’arrêter au bon moment »

Outre la sélection rigoureuse des cafés qu’elle effectue avec l’importateur Belco, installé à Mérignac (Gironde), le secret d’un bon café, c’est sa torréfaction. « Il faut savoir s’arrêter au bon moment » dit-elle. Seul un nez entrainé (comme pour le vin) peut savoir si la torréfaction est arrivée à son terme. Avant c’est trop amer après c’est trop brulé. « Le taux d’humidité des grains, leur densité, leur variété, l’altitude où ils ont poussé, tous ces éléments sont déterminants pour la « cuisson ». « C’est l’odeur qui nous indique le bon moment » précise Héloïse.

© Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Aujourd’hui, les cafés de spécialité c’est 5 % de la production totale

Le café de spécialité par opposition au café « industriel » est issu de petites parcelles, avec des variétés spécifiques sur des terroirs clairement identifiés, bénéficiant de modes d’exploitation agricoles durables comme l’agroforesterie. Aujourd’hui, les cafés de spécialité c’est 5 % de la production totale. Une niche. Pour bénéficier de l’appellation café de spécialité il faut satisfaire à toute une série de critères et être soumis à l’appréciation d’experts qualifiés. La Specialty Coffee Association (SCA) établit des directives spécifiques et une échelle de points de 1 à 100. Pour obtenir l’appellation de café de spécialité il faut obtenir au moins un score de 80.

Le marché des bars et des restaurants est plus difficile

Savoir sélectionner et torréfier un bon café n’est pas suffisant il faut aussi savoir le vendre. Pour cela Héloïse Barthélémy cherche à se développer à la fois sur le marché des particuliers comme sur celui des professionnels. Elle a ouvert un site permettant l’achat en ligne www.brumedecafe.fr, elle participe également à plusieurs marchés de producteurs comme celui de Coustellet. Les entreprises soucieuses de proposer à leurs collaborateurs et clients un café de grande qualité font également appel aux sélections d’Héloïse. Le marché des bars et des restaurants est plus difficile, ces établissements sont généralement sous contrats avec leurs fournisseurs. Cela n’a pas empêché le Bistrot du Paradou (Zone de l’aéroport d’Avignon) de proposer à ses clients les cafés d’Héloïse.

© Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Du café acheminé par bateaux à voile

L’importateur Belco vient de se lancer dans l’acheminement de ses cafés par bateau à voile. Cette démarche qui répond à des impératifs climatiques est loin d’être anecdotique. Chaque bateau peut transport 1 000 tonnes de marchandises et le voyage depuis la Colombie se fait en 20 jours, là où un cargo met 40 jours, à cause du cabotage. Cette approche c’est d’abord une conviction pour Héloïse Barthélémy mais c’est aussi une réponse apportée à celles de clients soucieux d’une démarche associant éthique et durabilité. Et cela à un moment où le nombre d’amateurs de café progresse ne manière exponentielle, en particulier sur le marché asiatique.

©DR

Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

Le bien-être au travail est une question qui se pose aujourd’hui avec une acuité redoublée. Une table ronde, organisée le 4 février dernier à l’initiative de l’association Hey Agroparc , présidée par Alexandre Bouche, a réuni plusieurs professionnelles de la santé, de l’accompagnement et des RH. Elle a permis de mettre en évidence la nature des difficultés du bien-être en entreprise et de dégager quelques pistes pour des solutions à venir.

Les femmes et les hommes sont la première richesse de l’entreprise a-t-on coutume de dire. Mais pour cela il convient que les salarié(e)s puissent y travailler dans de bonnes conditions pourrait-on ajouter. Et c’est loin d’être toujours le cas. Pression sur les délais, charges de travail, démotivation, non reconnaissance, absentéisme, conflits… le travail est devenu un sujet central au sein des entreprises.

Pour Emmanuelle Faure, coordinatrice du Conseil Local de la Santé Mentale d’Avignon, et intervenante lors de la table ronde, un salarié sur deux déclare être concerné par des questions de santé mentale au travail. Et 20 % des arrêts de travail leur sont imputables ajoute-t-elle. Même tendance relevée par une récente enquête conduite par Harmonie Mutuelle qui montre qu’en région PACA plus d’un tiers des salariés estime que « leur travail a un impact négatif sur leur santé mentale et physique ».

« On doit être l’acteur de son bien-être personnel et se construire son propre espace d’équilibre »

Pour Sylvie Bertrand sophrologue, psychothérapeute et intervenante en entreprises, « le travail est aujourd’hui source de beaucoup de déséquilibres ». « Il est important d’écouter et de comprendre la nature des troubles des personnes… le bien-être comme le mal-être peuvent s’exprimer de manière différente selon les personnes » précise-t-elle. « Il faut faire correspondre les outils que nous proposons à chacune des personnes et surtout qu’elles puissent les utiliser seules » complète-t-elle.

De son côté Sandrine Fdida, accompagnatrice au changement et secrétaire de l’association Hey Agroparc, met en avant l’importance d’un changement de regard souvent nécessaire. Elle fait pour cela référence au ratio de positivité critique qui établit qu’il faut trois manifestations positives pour compenser une manifestation négative. Même approche pour Sylvie Bertrand qui complète en affirmant « qu’on doit être l’acteur de son bien-être personnel et se construire son propre espace d’équilibre ».

Les participants et intervenants de la table ronde consacrée au bien-être en entreprise organisée par l’association Hey Agroparc le 4 février 2025 ©DB

La question du sommeil est aujourd’hui centrale

Pour Audrey Breden, médecin, somnologue, la question du sommeil est aujourd’hui centrale. 30 % des français souffrent d’insomnies, 10 % manquent de repos et 10 % ont des apnées du sommeil. Les répercussions sur la santé sont nombreuses et variées : hypertension, maladies cardiovasculaires, troubles psychologiques ou psychiatriques… Pour cette ancienne anesthésiste, membre du réseau national de médecine du Sommeil (SOMNUM) et associée à la clinique du sommeil aux Angles, la question du dépistage est essentielle. Elle estime que dans ce domaine il reste beaucoup à faire.

Pour cela, elle participe avec d’autres médecins et professionnels de la santé à la création d’une future école du sommeil sur Avignon et sa région. Elle a pour ambition de dépister et d’aider ceux qui souffrent de troubles du sommeil. Cette école se fixe pour mission d’intervenir dans les entreprises, les écoles, les universités, les administrations…

Également intervenante lors de cette table ronde, Raffaëlla Delamort, consultante RH et coach professionnelle a fait part de son expérience en entreprises et des difficultés grandissantes rencontrées aujourd’hui dans la gestion des ressources humaines. Face à l’intérêt suscité par cette table ronde l’association Hey Agroparc entend poursuivre ce type d’initiative.

Pour connaître le programme des événements de l’association : www.hey-agroparc.com


Food’In : l’énergie au cœur des débats du Congrès régional de l’Agroalimentaire à Avignon

Erudis formation devient Groupe Belmont. Une nouvelle identité qui porte les nouvelles ambitions de cet acteur vauclusien de la formation en alternance, en formation initiale ou continue créé il y a près de 30 ans et qui est désormais aussi présent à Aix et à Sophia-Antipolis.

« Ce nouveau nom ce n’est pas qu’un changement d’identité visuelle, c’est le résultat d’une maturation. Derrière cela, il y a surtout un certain nombre de valeurs que nous voulons transmettre, insiste Hervé Belmontet, directeur général d’Erudis formation-Groupe Belmont qui entend mettre particulièrement en avant la dimension humaine de son groupe fondé en 2000 (voir encadré ‘Un peu d’histoire… et quelques chiffres’ en fin d’article).
« Le groupe Belmont, aujourd’hui, c’est un groupe qui n’appartient à aucun fonds de pension. Nous sommes une entreprise 100% familiale, rappelle le directeur général. Il n’y a donc pas de groupe financier pour influencer nos actions. Toutes les décisions sont prises localement avec l’équipe qui m’entoure dont certains sont là depuis des années. »

D’ici la rentrée 2025, l’ensemble des départements formation d’Edudis va passer définitivement sous la bannière Groupe Belmont.

Une nouvelle identité graphique
Imaginé par l’agence avignonnaise Le Prisme dirigée par Adrien Mangeot, le nouveau logo propose une version épurée de la lettre ‘B’ stylisée en forme de chouette.
« Elle est accompagnée d’une typographie sobre et lisible et d’une palette de couleurs raffinée visant à mettre en valeur la diversité de l’offre de formations du groupe », explique la communication du groupe qui rajoute que ce ‘rebranding’ vise à « rester dynamique et concurrentiel, être cohérent avec les évolutions depuis plus de 20 ans et éviter la confusion avec certains concurrents ».
Actuellement, les deux logos vont cohabiter jusqu’à la rentrée prochaine au plus tard afin d’assurer la transition en terme d’image entre Erudis et Groupe Belmont. Seule l’identité visuelle de la toute nouvelle formation Informatique, qui débute en septembre 2025, a déjà totalement basculé sur le nouveau logo.
« Les deux marques vont cohabiter quelques mois, précise Hervé Belmontet, avant qu’Erudis formation ne cède définitivement sa place à Groupe Belmont. C’est cette marque forte et symbolique qui accompagnera ensuite le développement du groupe et de ses trois établissements dans leurs défis à venir. Ce positionnement marque un tournant dans le développement du groupe tout en conservant son organisation actuelle et son indépendance vis à vis des grands groupes du secteur de la formation. »

1 000 étudiants par an
A la fois centre de formation, école privée hors-contrat et CFA (Centre de formation des apprentis), Erudis formation-groupe Belmont propose près de 50 formations reconnues par l’Etat dans 5 secteurs différents : Tertiaire, Beauté, Santé, Sécurité (créé l’an dernier) et Informatique (avec un BTS et 2 bachelors associés : réseau infrastructure, cybersécurité et application mobile pour commencer). Le groupe est présent sur 3 sites : Avignon, Aix-en-Provence et Sophia-Antipolis. En tout, plus de 1 000 élèves sont accueillis chaque année sur les 3 campus. Le tout en lien avec 2 000 entreprises partenaires.

Erudis formation-Groupe Belmont affiche un taux de réussite globaux de l’ordre de 87%.

« Le département tertiaire et celui de la santé sont présents sur les 3 campus, précise Vincent Belmontet, directeur adjoint. La beauté n’est que sur Avignon alors que le domaine de la sécurité est proposé uniquement à Aix-en-Provence. Le nouveau département informatique sera déployé de manière intégrale sur les 3 sites. Après, dans certains domaines il peut y avoir aussi des formations que l’on ne retrouve qu’à certains endroits en fonction des besoins locaux auxquels on s’adapte. »
Les formations proposées par près d’une centaine de formateurs du Groupe Belmont s’échelonnent du CAP (Certificat d’aptitude professionnelle) au bac+5 avec des taux de réussite globaux de l’ordre de 87% dont 98% pour la beauté, 87% pour la santé et 83% dans le tertiaire.

« Aujourd’hui, le plus fort domaine de formation, c’est le tertiaire, détaille Sandrine Murzilli, responsable de formation et référente qualité du groupe. Cela comprend essentiellement le commerce, le management, le marketing et la communication. En deuxième vient la beauté puis la santé. Mais je pense que l’on va être rapidement rattrapé par la filière informatique. »

« L’idée générale, c’est de proposer le plus possible une continuité dans les départements de formation, complète Vincent Belmontet. L’objectif étant d’accompagner au maximum les jeunes dans la poursuite de leurs études afin de les mener vers les étapes les plus hautes dans leur formation. Ainsi, il y a environ 40% de nos promotions supérieures qui sont issues de nos propres rangs. Ce processus de fidélisation s’inscrit pleinement dans le cadre des valeurs que nous défendons dans l’entreprise. »

Permettre aux jeunes de rester sur le territoire pour leurs études
« Ce qui nous désespérait un peu, confie Hervé Belmontet, c’est que des jeunes d’Avignon partent à Aix ou à Montpellier pour poursuivre leurs études. Il est donc apparu important pour nous d’assurer la continuité de nos formations du CAP jusqu’au Master afin de permettre aux jeunes qui le souhaitent de rester sur ce territoire. Cependant, comme toutes nos formations sont reconnues par l’État, que ce soit via de l’Éducation nationale ou France Compétences, n’importe quel jeune qui passe un diplôme ici peut poursuivre ses études partout en France. »

Le groupe s’appuie sur des équipes particulièrement stables dans la durée.

Un socle solide
Le tout dans un établissement affichant une très grande stabilité : « Ici, il faut souligner la pérennité de l’équipe, explique Axelle Garcia, conseillère formation en charge une partie de la filière tertiaire et une partie de la filière santé. C’est extrêmement rare dans un secteur où l’on ne voit pas toujours les mêmes personnes parfois. Ici, que ce soit l’équipe administrative ou pédagogique, nous disposons d’un socle solide. »
Autre particularité du groupe vauclusien de formation : une organisation qui permet de proposer aux jeunes alternants le même accompagnement tout le long de son cursus.
« Il bénéficiera du même référent. Avec cet accompagnement, on minimise les risques de rupture », assure Hervé Belmontet.

La formation esthétique qui se déroule ici à Avignon.

Quel avenir ?
Candidat malheureux à la reprise de l’école d’apprentis Nextech finalement attribué par le Tribunal judiciaire d’Avignon à la CCI de Vaucluse, le nouveau Groupe Belmont ne renonce pas pour autant à son développement malgré cette opportunité de croissance inattendue en raison des difficultés de leur voisin.
« Nos liens avec Nextech ont commencé bien avant leurs difficultés financières, rappelle Hervé Belmontet. On connaissait les équipes et on travaillait déjà avec eux en raison de la proximité géographique (ndlr : Nextech est mitoyen d’Erudis). Nous avons aussi mené plusieurs opérations ensembles comme les Négociales, des journées portes ouvertes, Octobre rose… Nous avions eu aussi plusieurs projets ensembles. C’est pour toutes ces raisons que nous nous sommes positionnés pour une éventuelle reprise. Ce projet était d’autant plus solide que nous n’étions pas du tout en concurrence. On utilisait les mêmes dispositifs de contrat d’apprentissage sur des secteurs totalement différents. Il n’y avait pas de risque de cannibalisation de l’un par l’autre. On savait qu’on était en capacité de développer les deux en même temps et faire en sorte que Nextech redevienne la belle école qu’elle avait été. »

Une partie des locaux actuels situés à Agroparc.

Agrandissement sur Agroparc avec Citadis
Beau joueur, le Groupe Belmont n’attendait cependant sur cette opportunité manqué pour assurer son développement. Ainsi, si le groupe d’Hervé Belmontet reste attentif aux opportunités de croissance externe ou de rachat, il planche déjà sur son extension: « Actuellement, nous avons un projet d’agrandissement à l’étude sur Agroparc. Pour cela, nous nous sommes rapprochés de l’aménageur Citadis afin de créer autant de surfaces que ceux que nous avons déjà aujourd’hui (ndlr : 1 800m2 de l’un des 3 immeubles de l’ensemble Hamadryade et les 1 500m² l’immeuble du Châtaignier juste à côté). »
Les sites d’Aix et de Sophia disposant pour leur part du foncier nécessaire pour au moins 3 ou 4 ans encore.
Au final, les agrandissements sont davantage liés à la création de nouvelles formations comme BTS bioqualité mis en place l’an dernier ou bien encore le BTS optique-lunetier lancé en septembre prochain.

Un peu d’histoire… et quelques chiffres
C’est en 2000 qu’Hervé Belmontet a créé Eurexia, son premier centre de formation. Il était situé rue de la République à Avignon.
« En 2008, nous avons racheté l’ISFAP, un autre centre de formation, avant de fusionner les deux établissements pour devenir Erudis formations à partir de 2012, rappelle Hervé Belmontet. A cette époque, nous n’étions implanté qu’à Avignon  et nous ne proposions que deux départements de formation : le tertiaire et la beauté. On accueillait moins de 400 stagiaires à ce moment-là. »
Historiquement, le groupe est implanté à Avignon dans la zone d’Agroparc où se situe son siège social. C’est là que s’y trouve le plus grand nombre de ses étudiants (750). On compte également 150 étudiants sur le campus d’Aix-en-Provence qui a vu le jour en 2019 et une centaine sur celui de Sophia-Antipolis depuis 2023. Depuis sa création, le groupe a formé 15 000 et aujourd’hui il en forme plus d’un millier par an. Par ailleurs, depuis 14 ans que le groupe a intégré le programme Erasmus+ et ainsi accompagné 150 jeunes dans le cadre de ces échanges européens. L’an dernier, le groupe qui compte une centaine de formateurs et 110 salariés dont 48 ETP (Equivalent temps plein), a réalisé un chiffre d’affaires de 5,1M€.

https://www.echodumardi.com/tag/agroparc/page/2/   1/1