13 août 2026 |

Ecrit par le 13 août 2026

Maison commune Ouest d’Avignon, une nouvelle porte face aux violences portée par l’Aharp

Depuis juin, un accueil de jour dédié aux femmes victimes de violences a été ouvert à la Maison commune Ouest d’Avignon. Porté par l’AHARP, ce lieu d’écoute, d’orientation et de répit complète un dispositif qui comprend déjà 26 places d’hébergement sécurisées, un appartement ‘grave danger’, plus de 1 000 passages enregistrés en une année dans ses accueils de jour et un accompagnement vers le logement pour 69 personnes en 2025. Un maillon supplémentaire dans la lutte contre les violences faites aux femmes, inauguré en présence d’Aurore Bergé, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

Derrière les murs de la Maison commune de la mairie Ouest, boulevard Monclar à Avignon, ce nouveau lieu se veut avant tout un espace de parole. Ni commissariat, ni structure médicale, ni simple permanence administrative, cet accueil de jour a été pensé comme une porte d’entrée vers un accompagnement global pour les femmes victimes de violences conjugales, intrafamiliales, sexistes ou sexuelles.

Un refuge discret au cœur du quartier Monclar
Accessible avec ou sans rendez-vous, il s’adresse aussi bien aux victimes qu’à leurs proches ou aux professionnels en quête d’informations. Dans un cadre volontairement apaisant, les personnes accueillies peuvent rencontrer une travailleuse sociale ou une psychologue spécialisée, partager un café, trouver un moment de répit avec leurs enfants ou, lorsque les circonstances l’imposent, accéder à une douche et à des sanitaires. Cette proximité répond à une réalité souvent méconnue : franchir la première porte constitue fréquemment l’étape la plus difficile du parcours de sortie des violences.

« Protéger une femme victime de violences ne se résume pas à lui offrir un toit. Il s’agit de lui permettre de retrouver sa sécurité, ses droits, son autonomie, sa confiance en elle et de reconstruire un projet de vie. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Des violences toujours massives
Les chiffres nationaux rappellent l’ampleur du phénomène. Chaque année, des centaines de milliers de femmes déclarent être victimes de violences au sein du couple. Les services de l’État constatent également une progression régulière des signalements, signe d’une meilleure libération de la parole mais aussi d’un phénomène toujours profondément ancré dans la société. Au-delà des violences physiques, les victimes subissent également des violences psychologiques, économiques, administratives ou sexuelles qui fragilisent durablement leur autonomie et compliquent leur reconstruction.

Aurore Bergé Copyright Michel Bros

Une prise en charge qui va bien au-delà de l’urgence
L’AHARP, association vauclusienne engagée depuis près de 40 ans auprès des personnes en situation de grande précarité et de la protection des femmes victimes de violences. Son dispositif repose sur plusieurs niveaux d’accompagnement complémentaires. L’association dispose aujourd’hui de 26 places d’hébergement sécurisées, qui ont représenté plus de 8 800 journées d’accompagnement en 2025, auxquelles s’ajoute un appartement ‘grave danger’, mobilisé à 14 reprises au cours de la même année. À cette mise en sécurité s’ajoute un accompagnement juridique, social et psychologique, indispensable pour permettre aux victimes de retrouver leurs droits, reconstruire leur autonomie financière, accéder à un logement et reprendre progressivement une vie indépendante. L’accueil de jour d’Avignon vient compléter celui déjà implanté à Carpentras. Ensemble, les deux structures ont enregistré plus de 1 000 passages en 2025, illustrant l’importance croissante de ces lieux de proximité.

« Les réponses aux violences faites aux femmes gagnent en efficacité lorsqu’elles reposent sur la coopération, la complémentarité et la mobilisation collective. » Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Accompagner jusqu’au retour à l’autonomie
Quitter un conjoint violent ne suffit pas toujours à sortir des violences. C’est pourquoi l’AHARP développe également un accompagnement « vers et dans le logement » (AVDL). Ce dispositif aide les femmes à préparer un projet résidentiel durable, à accéder à un logement social, reconstruire des liens sociaux, retrouver une stabilité familiale et réapprendre à vivre dans un environnement sécurisé. En 2025, 69 personnes, représentant 27 ménages, ont bénéficié de cet accompagnement individualisé. Une accompagnatrice éducative et sociale intervient également auprès des personnes hébergées pour les soutenir dans les gestes du quotidien, l’alimentation, les démarches administratives, les déplacements ou encore l’exercice de la parentalité.

Sylvie Martin Copyright Michel Bros

Une coopération devenue indispensable
L’inauguration du site avignonnais, organisée en présence de la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations- qui venait juste de rencontrer de façon privée Dominique Santoni, présidente du Département et Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon- a également mis en lumière la nécessité d’un travail collectif. Police, gendarmerie, justice, services sociaux, collectivités locales et associations interviennent désormais de façon coordonnée afin d’éviter les ruptures dans le parcours des victimes. Cette dynamique s’est récemment renforcée avec l’intégration de l’association RHESO au sein de l’AHARP, permettant de mutualiser des compétences spécialisées et d’offrir un accompagnement plus lisible, depuis la mise à l’abri jusqu’au retour à une autonomie durable.

« La lutte contre les violences faites aux femmes ne relève pas uniquement de la politique publique ; elle constitue un véritable choix de société. »
Sylvie Martin, co-présidente de l’association Aharp

Un lieu où recommencer devient possible
Au-delà des chiffres, ce nouvel espace rappelle une évidence : derrière chaque dossier se cache une histoire, souvent marquée par des années d’emprise, de peur et d’isolement. L’objectif n’est pas seulement de protéger, mais de permettre à chaque femme de retrouver progressivement sécurité, dignité et liberté. En offrant un accueil sans jugement, accessible et de proximité, cette nouvelle permanence avignonnaise entend justement lever l’un des premiers obstacles rencontrés par les victimes : celui d’oser demander de l’aide.

Rappel des chiffres
l’Aharp Femmes victimes de violence en Vaucluse ce sont 1076 passages dans les lieux d’accueil de jour à Carpentras et Avignon ; 26 places d’hébergement représentant 8 800 journées d’accompagnement ; 1 appartement ‘grave danger’ pour 17 orientations à l’année ; 26 femmes et 43 enfants pris en charge pour un accompagnement vers et dans un logement ; une durée moyenne d’accompagnement de 17 mois et un taux d’occupation des logements de 93%.

Repères
Maison commune – Mairie Ouest, 30 boulevard Monclar à Avignon. Public : femmes victimes de violences, proches et professionnels. Accueil : avec ou sans rendez-vous les lundi et mercredi de 10h à 16h. Services proposés : écoute, orientation, accompagnement social et psychologique, accès aux droits, espace convivial, sanitaires et douche si nécessaire. Accueil téléphonique au 07 50 15 00 53 du lundi au vendredi de 10h à 16h disponible pour le public et les professionnels ; accueil.femmes@aharp.asso.fr
Mireille Hurlin


Maison commune Ouest d’Avignon, une nouvelle porte face aux violences portée par l’Aharp

Trois acteurs locaux l’Aharp, Cap habitat et l’AIVS Soligone ont repris, chacun pour une partie, l’activité de l’association Rhéso, structure médico-sociale née en 2007 et dévolue aux personnes en situation de fragilité sociale, économique ou psychologique, avec notamment un accompagnement des femmes victimes de violences conjugales.

Confrontée à des difficultés majeures, l’association Rhéso avait fait l’objet d’une décision de liquidation prononcée par le tribunal des affaires économiques (TAE) d’Avignon le 19 mars 2025. À l’issue de cette audience, le tribunal avait désigné trois associations locales pour reprendre les dispositifs financés par l’État, l’Agence régionale de santé (ARS) et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) : l’Aharp, Cap habitat et l’AIVS Soligone.

L’association Cap habitat,
Cap habitat, forte de 22 ans d’expérience, reprendra les dispositifs sociaux de Rhéso sur les secteurs d’Orange et de Valréas, en complément de l’offre de reprise de l’Aharp ;

L’AIVS Soligone
prendra en charge l’ensemble des mesures d’accompagnement social vers et dans le logement, consolidant ainsi son expertise sur l’ensemble du territoire vauclusien. L’AIVS Soligone est l’intermédiaire entre des propriétaires désireux de louer des logements en toute sécurité et des ménages aux ressources modestes.

De gauche à droite Sylvie Caulier-Crespo, Luc Crespo, Benoît Filist et Sylvie Martin. Copyright Aharp

L’Aharp (Association pour l’Hébergement, l’Accueil et la Réinsertion en Provence),
L’Aharp, qui exerce son accompagnement depuis 55 ans, aura en charge l’hébergement d’urgence, ainsi que les pôles d’accompagnement des femmes victimes de violences et de santé. La reprise de ces activités s’opérera principalement sur le territoire de Carpentras et, de manière plus ciblée, sur Orange pour le dispositif ‘Toit d’Abord. L’Aharp œuvre dans le cadre de l’accueil de jour, la pension de famille, les lits halte soins santé. C’est aussi un centre d’hébergement et de réinsertion sociale et un centre de formation. En 2024, l’Aharp a accueilli 420 personnes et déploie 282 places d’accueil et d’accompagnement, emploie 59 salariés à temps pleins et partiels et est dotée d’un budget de 5,5M€.

Son conseil d’administration
Son conseil d’administration est composé de trois co-présidents : Rémy Bertaud, Luc Crespo et Sylvie Martin. Trésorier : Luc Crespo. Secrétaire : Sylvie Caulier. 7 administrateurs : Bernadette Guichard, Marie Annick Passebois, Dominique Riberi, Jacques Vincent, Jean François Bijon, Claudie Delauche et Stéphane Castelain.


Maison commune Ouest d’Avignon, une nouvelle porte face aux violences portée par l’Aharp

L’Association pour l’hébergement, l’accueil et la réinsertion en Provence (Aharp) organise une journée portes ouvertes le jeudi 21 mars à 9h30 pour fêter les 10 ans de la pension de famille Denis Martin à Avignon qui accueille chaque année plusieurs personnes isolées et désocialisées sur le département. À cette occasion, les visiteurs auront la chance de pouvoir échanger avec les 35 résidents de ce lieu d’habitat qui réapprend à ces hommes et ces femmes à vivre ensemble. 

Une pension de famille, deux résidences d’accueils et 30 chambres individuelles pouvant accueillir 35 personnes. C’est ce que propose la pension de famille Denis Martin qui se trouve au 415 chemin de Baigne pieds à Avignon. Ce centre d’accueil social est la première maison-relais du Vaucluse ouverte il y a 10 ans qui accueille des femmes et des hommes isolés, désocialisés et qui ont connu des périodes de précarité en passant par la rue ou des centres d’hébergement. 

L’association Aharp qui lutte au quotidien contre l’exclusion sociale et qui agit en faveur d’un accompagnement et d’un hébergement pour les personnes en situation d’exclusion organise ce jeudi 21 mars à 9h30 une journée portes ouvertes au sein même de ce centre de pension pour célébrer le dixième anniversaire de ce lieu de vie et de créateur social. 

La pension de famille Denis Martin, créée dans le cadre de la politique sociale du « logement d’abord », met à disposition une trentaine de chambres individuelles et un logement privatif pour permettre aux locataires de recréer du lien social sans limitation de durée. Elle met également à contribution une équipe pluriprofessionnelle d’accompagnants sociaux et d’un infirmer psychiatrique afin d’encadrer et soutenir les résidents souffrants de problèmes d’addictions ou de pathologies psychiatriques.

Une journée portes ouvertes sous le signe de l’échange social 

Pour ces portes ouvertes qui commenceront dès 9h30 par un café social partagé par l’ensemble des participants, l’association Aharp a souhaité créer du lien entre les visiteurs et les résidents du centre social. La journée d’accueil qui se poursuivra par une visite du centre et des chambres sera rythmée par des témoignages des locataires ayant bénéficié de l’aide de la pension de famille Denis Martin. 

L’occasion pour certains résidents qui sont là depuis la création du centre de partager leurs expériences et leurs aventures vécues dans ce lieu de réinsertion sociale. Un lieu de vie et de guérison qui a permis à ces hommes et ces femmes de retrouver une autonomie dans leur vie quotidienne.


Maison commune Ouest d’Avignon, une nouvelle porte face aux violences portée par l’Aharp

Depuis 38 ans l’AHARP se décarcasse pour tendre lamain aux femmes victimes de violences conjugales comme aux mineurs en difficulté

Cette « Association pour l’Hébergement, l’Accueil et la Réinsertion en Provence » a été créée en 1985 par Denis Martin, ingénieur puis directeur-adjoint du site nucléaire de Marcoule. Et c’est lui, (qui fêtera ses 96 ans le 18 septembre prochain), qui a ouvert l’assemblée générale de l’association mardi matin à Avignon. « Je vous remercie vous tous, les personnels et les partenaires qui agissez par conviction et par compétence, vous qui êtes au service de la solidarité envers les plus fragiles ».

Sylvie Martin, co-présidente a dressé le rapport moral : « Notre fil rouge c’est le slogan de l’association, ‘Agissons pour l’avenir’. Et depuis 1985, nous en avons fait du chemin en aidant les personnes dont le parcours a été traumatisant, fait de violences, de séparations et de solitude. Nous avons fait en sorte qu’ils aient un avenir qui rompe avec l’isolement, qui facilite l’inclusion sociale ».

Denis Martin, le fondateur de l’AHARP, s’adresse à l’assistance.

En liaison avec les services de l’Etat et le Conseil départemental, l’AHARP a ouvert une halte-garderie en 1987 (Li Pitchoun), puis une 1ère maison-relais (La résidence Denis Martin, du nom de son fondateur) en 2013, un service « jeunes » pour la protection de l’enfance et l’accompagnement de mineurs isolés étrangers en 2015, en 2021 un centre maternel, en 2022 une maison d’accueil d’urgence pour les enfants et en 2023 une pension de familles de 35 places sur le Grand Avignon. Aujourd’hui, elle fonctionne grâce à une dotation de 5M€.

En partenariat avec l’association « RHESO », elle prend en charge globalement les femmes qui quittent leur domicile, qui se retrouvent sans revenus après leur divorce, parfois victimes de violences conjugales, psychologiques, sous emprise de leur conjoint, avec ou sans enfants eux aussi parfois victimes de violences parentales.

“Nous ne leur disons pas ‘Qu’est ce que vous voulez? Mais ‘Que pouvons-nous faire pour vous?

Luc Crespo, co-président de l’AHARP

En tout, 9 structures existent aujourd’hui au sein de cette strucure d’économie sociale et solidaire. Luc Crespo, co-président de l’AHARP insiste « Nous sommes là pour accueillir, accompagner, pour lutter contre le sans-abrisme, pour offrir un toit, pour que chacun se sente chez soi, homme, femme, enfant. Nous ne leur disons pas ‘Qu’est ce que vous voulez? Mais ‘Que pouvons-nous faire pour vous?’

En tout, en 2022, 400 personnes vulnérables ont été soutenues par les 76 salariés de l’AHRP, éducateurs socio-éducatifs, animateurs, infirmières, psychologues, conseillers conjugaux, comptables, logisticiens, techniciens, veilleurs de nuit, maîtresse de maison, Leur credo : la solidarité, la protection, le professionnalisme. Il faut savoir que 47% des personnes accompagnées l’an dernier étaient des hommes, 40% des femmes, 8% des femmes avec enfant(s) et 5% des couples.

Les salariés font face à des personnes qui ont des droits de séjour parfois incomplets, des problèmes psychiques ou physiques. Elles sont parfois victimes d’addictions, elles ne parlent pas forcément français.

Parmi les pays dont proviennent ces publics, la Tunisie, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Somalie, Soudan, Cameroun, Congo, Tchad, Albanie, Bengladesh et Afghanistan, c’est dire la diversité des langues, même si certains pays africains sont francophones.

“la durée moyenne des séjours s’allonge en raison de certains freins sociaux.“

Benoit Filist, directeur de l’AHARP

Le directeur de l’AHARP, Benoit Filist précise : « Les taux d’occupation sont de 92,66% pour les dispositifs d’accueil d’urgence, 97% pour l’insertion, 88% pour les femmes victimes de violences et la durée moyenne des séjours s’allonge en raison de certains freins sociaux ». Une collaboratrice, Faustine ajoute « On a de plus en plus de besoins en alimentation, en hygiène, il y a un engorgement de l’hébergement. Les titres de séjour sont longs à renouveler ce qui empêche l’insertion, le droit au logement. Salima témoigne « Mon but est qu’ils / elles retrouvent le sourire, mais c’est dur quand on voit qu’ils souffrent physiquement, psychologiquement, qu’ils ont des angoisses, des obsessions mais qu’ils veulent passer à autre chose, sans hospitalisation dans un établissement psychiatrique ».

“Dans le centre parental, l’enfant se développe entre son papa et sa maman, harmonieusement.“

Sylvia

Autre prise de parole, celle de Sylvia : « Dans le centre parental, l’enfant se développe entre son papa et sa maman, harmonieusement, il s’épanouit alors qu’un placement sans eux représenterait un traumatisme. » Emilie, elle s’occupe de médiation sociale grâce à un petit chien : « C’est une façon d’aider un enfant en souffrance. Quand il l’a dans ses bras, qu’il le caresse, un lien corporel se tisse entre eux qui l’aide à lâcher prise, à lui rendre confiance en lui ».

Le « R » de l’AHARP, c’est la réinsertion et elle passe par une formation, un métier. Ils concernent majoritairement le BTP (32%), l’artisanat (12%), les métiers de l’hôtellerie et la restauration (10%), l’automobile (6%) et le transport et la logistique (4%). Le jeune Mohamed Aly a d’ailleurs décroché le 2ème prix de « La meilleure baguette française », catégorie apprenti, c’est dire si son processus d’autonomie est en marche.

Pour conclure, reprenons les mots du trésorier de l’AHARP, Jacques Vincent : « Notre boussolle, c’est non seulement l’accueil mis aussi le soutien psychologique, l’empathie, l’écoute, la bienveillance et le respect de toutes ces personnes cabossées par la vie. »

www.aharp.fr


Maison commune Ouest d’Avignon, une nouvelle porte face aux violences portée par l’Aharp

L’AHARP (Association hébergement accueil réinsertion en Provence) vient de lancer son Centre parental -ex centre maternel l’Oustau- en partenariat avec le Département de Vaucluse. Mission ? Accueillir la femme enceinte, l’enfant et ses parents dans le cadre des ‘1 000 premiers jours de l’enfant’. 80 structures de ce type existent en France dont deux en région Sud-Paca à Avignon et à Marseille.

Objectif ? Soutenir le lien de la femme enceinte avec son futur enfant et éviter le placement de l’enfant en maintenant sa relation avec ses deux parents. Le public visé ? Les personnes en rupture familiale ou sociale. Objectif ? Assurer la sécurité physique et affective pour le bon développement de l’enfant.

Le centre parental
Le Centre parental accueille les femmes enceintes, les familles avec enfants en rupture familiale ou sociale, des enfants en ordonnance de Placement Provisoire (OPP) avec leur parent(s). Des professionnels –psychologue, infirmières, assistantes sociales, accompagnante éducative et sociale, éducateur de jeunes enfants, moniteur-éducateur- sont là pour les entourer et les guider vers leur parentalité, afin qu’ils puissent se comprendre, organiser leur quotidien et se projeter vers un futur possible, dans un lieu sécurisant et gagner en autonomie. Le centre maternel et parental Aharp se situe 395, rue Pierre Seghers, bâtiment Orion, à Avignon. Les bureaux de l’équipe sont installés au Centre affaires-Cap Sud où se trouvent l’espace d’accueil et d’entretiens, une salle d’activité et de jeu, une cuisine équipée pour des actions collectives dont voici le livret d’accueil.

Les moyens
L’accueil des personnes se fait au gré de logements meublés et équipés dans le parc privé et public, à Avignon et propose également des espaces de vie partagés comme des salons TV, des salles d’activité, des laveries, dans des logements collectifs.   

Les chiffres clés
L’AHARP propose 260 places d’accueil et d’accompagnement sur trois pôles Hébergement, Protection de l’enfance et Logement. Le pôle Hébergement, dans le cadre du CHRS –Centre d’hébergement et de réinsertion sociale- dispose de 71 places en insertion et 10 en urgence. Le pôle Protection de l’enfance dispose du Centre parental pouvant accueillir 9 places adultes et 10 places enfants ; Le service d’accompagnement à l’autonomie propose 75 places et la Villa d’accueil d’urgence des mineurs de 6 places. Enfin, le pôle Logement est constitué d’une Maison relais de 35 places en pension de familles ; d’une Maison relais spécialisée de 30 places en résidences d’accueil et d’un Service de coordination logement et santé psychique de 20 places. En 2020, 2021 et 2022, l’AHARP a accueilli et accompagné en moyenne 360 personnes pour des séjours de plus en plus longs au regard des situations dont la précarité et la complexité s’intensifient. L’équipe est composée de 70 salariés à temps plein et partiel. C’est en 2021 que le centre maternel l’Oustau de l’AHARP se transforme, en collaboration avec le Conseil départemental en Centre parental. Un colloque réunissant de nombreux spécialistes de l’inclusion, de la prévention et de la protection de l’enfance s’est tenu lors de la présentation du Centre parental.

https://www.echodumardi.com/tag/aharp/   1/1