18 août 2026 |

Ecrit par le 18 août 2026

Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Les Compagnons du Devoir ont ouvert leurs portes à Carpentras en 2021. S’y trouve un centre d’hébergement pour les Compagnons réalisant leur Tour de France. Il est également un centre de formation d’apprentissage, avec deux disciplines : la maçonnerie et la couverture.

« L’Association ouvrière des Compagnons du Devoir et du Tour de France a été créé en 1941. L’idée du compagnonnage date en revanche du Moyen Âge, avec la construction des cathédrales. L’objectif est de permettre à chacune et chacun de s’accomplir dans son métier, dans une culture d’ouverture et de partage. Chaque jeune doit trouver sa place, son métier, au sein de notre communauté », explique Jules Arson, le Prévôt de l’établissement qui assume à 26 ans la direction, après avoir été Compagnon et avant d’exercer son métier de menuisier, comme c’est le cas dans tous les centres en France. 

Une maison des compagnons

Il en existe 260 en France. Les Maisons des Compagnons sont des hébergements permettant aux Compagnons de réaliser leur Tour de France. Parmi elles, il y a 60 centres de formation en alternance dont Carpentras qui propose de formation en maçonnerie et en couverture.

Entrée après le collège

Un jeune voulant rentrer aux Compagnons le fait juste après le collège, en alternance à 100% (6 semaines en entreprise et 2 semaines au centre de formation). Il suivra un CAP sur deux années. Les plus motivés et brillants pourront poursuivre sur d’autres sites de formation après leur CAP dans toute la France et cela constitue le fameux Tour de France. Ils peuvent ainsi continuer avec l’obtention d’un Brevet professionnel, d’un Bac professionnel, d’un BTS pro, d’une licence pro et d’un Master 1 et 2. Certains viennent également d’un cursus avec un bac général. « Nos jeunes en CAP ont une meilleure rémunération que dans le système de l’Education nationale, avec 50% du SMIC. Notre objectif prioritaire est de donner aux jeunes un métier qui leur correspond, avec de fortes valeurs inculquées. L’objectif de l’association est de permettre à chacune et chacun de s’accomplir dans et par son métier », explique Jules Arson. En moyenne, un jeune Compagnon va réaliser cinq étapes en France. Un passage à l’international est également désormais requis. Un Chef-d’œuvre est réalisé par le Compagnon en fin de parcours

Le site de Carpentras ouvert en 2021

Le site de Carpentras qui est loué à la Mairie a ouvert en 2021. « L’objectif était de désengorger le site de Marseille. Nous disposons aujourd’hui d’un bel outil de travail, de taille moyenne, au centre du département, pratique pour les déplacements de nos jeunes dans les entreprises », explique Jules Arson. Le programme de rénovation, prévu avec la Mairie, a été fait par les Compagnons du Devoir. De nombreux ouvrages réalisés par les Compagnons sont utilisés sur le site en intérieur et extérieur, avec pour vocation de rester. Le site de Carpentras accueille ainsi en hébergement des Compagnons du devoir qui réalisent leur Tour de France dans les entreprises du département. Il assure également la formation de jeunes en CAP, avec un enseignement général et un autre professionnel.

Matériaux souples : Cordonnerie-botterie, Podo-orthèse, Maroquinerie, Sellerie- garnissage, Tapisseries d’ameublement, Métiers du goût, Boulangerie, Pâtisserie, Charcuterie, Fromagerie, Travail de la vigne et du vin

Technologies de l’industrie : Carrosserie – construction, Carrosserie – réparation, Chaudronnerie, Electricité-électrotechnique, Fonderie, Techniques du froid, Mécanique de maintenance, Mécanique de précision

Mais aussi : Maréchalerie, Tonnellerie


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Ce samedi 4 juillet, l’enseigne Les Petits Bilingues, qui apprend l’anglais aux petits et aux grands, a ouvert un nouveau centre d’apprentissage dans le centre-ville d’Avignon.

Porté par Cécile Ghienne, professionnelle expérimentée de l’éducation et de la formation et docteure en sciences du langage-linguistique, le centre Les Petits Bilingues d’Avignon vient d’ouvrir ses portes Rue Carreterie. Situé à proximité de l’université et du parking des Italiens, ce centre se veut facile d’accès aux familles pour que tous, du plus jeune au plus âgé, puissent apprendre l’anglais. « Ce qui compte pour moi, c’est de proposer un cadre dans lequel chacun se sent à l’aise pour apprendre. L’anglais peut parfois impressionner, voire bloquer, donc l’enjeu est vraiment de lever ces freins, notamment à l’oral », explique Cécile Ghienne.

« Avec ce centre, j’ai envie de créer un lieu où l’on apprend autrement, de manière plus naturelle, plus vivante. »

Cécile Ghienne

Ainsi, les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes pour des cours qui débuteront en septembre. Des stages seront proposés durant les vacances scolaires et ils commencent dès ce mois d’août avec un premier stage intitulé « Time Travellers » du 24 au 28 août, durant lequel seront proposés des ateliers demi-journée pour les enfants de 3 à 10 ans et les adolescents de 11 à 14 ans. Le stage proposera une approche ludique tournée vers l’oralité et les échanges.

Une formatrice passionnée

C’est sans nul doute que les élèves ressortiront des séances avec davantage de compréhension de la langue anglaise grâce à la pédagogie et la transmission de Cécile, qui, avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, a débuté dans l’enseignement, tout en s’impliquant dans la direction de centres de loisirs et de séjours linguistiques, où elle développe une première approche de l’apprentissage des langues en immersion.

Elle s’est ensuite tournée vers la recherche et la formation au travers d’un doctorat en sciences du langage, puis une spécialisation en ingénierie pédagogique. Pendant plusieurs années, elle a accompagné la formation d’enseignants et de chefs d’établissement dans la région, avant d’occuper des
fonctions de direction pédagogique dans l’enseignement supérieur. Elle a notamment été directrice des études à 3iS Avignon, école de cinéma et d’audiovisuel.

« J’ai toujours été animée par la transmission. Tout au long de mon parcours, que ce soit dans l’enseignement, la formation ou la direction pédagogique, j’ai cherché à proposer des cadres d’apprentissage qui donnent confiance et qui permettent à chacun de trouver sa place », conclut-elle.

Pour accéder à plus de détails et aux tarifs, cliquer ici.
Les Petits Bilingues. 142 rue Carreterie. Avignon. 07 59 65 02 95 / avignon@lespetitsbilingues.com


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Ce samedi 21 mars, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) Provence-Alpes-Côte d’Azur organise une journée portes ouvertes de ses neuf centres de formation.

Ce samedi, le centre de formation avignonnais de la CMA PACA, tout comme les huit autres de la région, ouvrira ses portes au public le temps d’une journée. L’occasion pour les jeunes, les familles et les personnes en reconversion d’en apprendre davantage sur les formations proposées.

À Avignon, ce sont 39 formations qui seront mises en avant, du CAP au BAC+2. Divers secteurs seront représentés tels que l’alimentation, la beauté, l’électricitié, le commerce, l’art, etc. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de découvrir les locaux et de rencontrer les formateurs et étudiants.

« Notre ambition est de montrer que l’apprentissage dans l’artisanat est une voie royale vers l’emploi et l’épanouissement personnel, déclare Yannick Mazette, président de la CMA PACA. Venir à notre rencontre le 21 mars, c’est découvrir que l’on peut vivre de sa passion avec un haut niveau de compétence. »


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Le gestionnaire du réseau de distribution de gaz GRDF lance sa campagne de recrutement pour la rentrée 2026. 20 alternants sont recherchés en PACA, dont un en Vaucluse.

Pour la rentrée 2026, GRDF lance sa campagne de recrutement ‘Devenez la star des réseaux’. Maintenance, exploitation, ou encore innovation, GRDF recherche des profils variés issus de diverses formations et s’adresse aux personnes souhaitant participer activement à la transition énergétique. GRDF ambitionne de décarboner son activité, mais aussi d’atteindre 20% de gaz verts dans les réseaux d’ici 2030.

Ainsi, 20 postes en alternance sont à pourvoir en Provence-Alpes-Côte d’Azur. : assistant chef d’exploitation, business data analyst, technicien gaz, chargé d’étude, chargé de communication, et bien d’autres profils sont recherchés. En Vaucluse, c’est un poste de technicien gaz qui est à pourvoir.

En 2025, plus d’un alternant sur quatre formé aux métiers techniques a poursuivi son parcours au sein de l’entreprise GRDF à l’issue de son contrat d’apprentissage. Les alternants diplômés représentent aujourd’hui plus de 15% des recrutements en CDI.

©Kevin Couliau

Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Encore une jeune femme sur la 1re marche du podium, l’an dernier, c’était Awen Franceshi. Pour un concours organisé par Les Maîtres Cusisiniers de France qui met à l’honneur le savoir-faire et l’excellence de jeunes talents de la gastronomie.

L’épreuve s’est déroulée ce mercredi 5 novembre sur le site des Fenaisons avec des chefs réputés comme jurés. En cuisine, Michel Receveur, Alain Burnel et Alain Ivaldi et en salle, notamment Michel Meissonnier, Michel Philibert, Xavier Mathieu, Philippe Parc et Sylvain Robert.

Au menu :

Et les candidats ont eu le même menu à composer et ont été évalués pour la texture, le goût, l’assaisonnement et la cuisson de chaque plat. À commencer par un sandre poché avec sablé au thym, jeunes pousses d’épinards et sauce paloise, qui demandent une vraie technicité pour nouer le poisson en ballotine avec un nappage façon béarnaise et réduction de menthe et vinaigre passée au chinois.

Comme plat : canard de Barbarie en deux façons, suprême cuit sur coffre, cuisses en pastilla et déclinaison de panais, qui exige de détailler cuisses, manchons, ailerons, de réaliser une sauce salmis et, à partir  des panais, des chips et une sauce mousseline. Le tout présenté artistiquement en portions coupées en biseau. Enfin, pour le dessert, un crémet avec tuile croustillante  et suprêmes d’orange aux jeunes pousses, une composition élégante élaborée avec faisselle, crème chantilly, basilic et capucines.

En cuisine, le canard de barbarie. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Les candidats

Au départ, ils étaient cinq en compétition, mais le candidat des Hautes-Alpes a déclaré forfait. Finalement, il y avait en lice : Paul Perrier qui travaille au Bibendum de Mathieu Desmarest à Avignon, deux apprentis-cuisiniers qui travaillent à Grignan, Louis Boyer à La Ferme Chapouton et Mattew Bourgeois au Clair de Plume, et enfin Louise Abras qui officie au Quai des Saveurs devant la Gare-Centre d’Avignon, aux côtés de Saïd Soumaïla, talentueux chef distingué ici même il y a deux ans.

Et ils ont tous comme formateur Patrice Leroy, responsable technique de l’Ecole Hôtelière d’Avignon, surnommé « L’éleveur de talents » puisqu’il sait, depuis plus de 20 ans, détecter les jeunes chefs, les révéler aux grand jour et les lancer dans la galaxie des grands de la gastronomie de demain.

Patrice Leroy, le chef formateur de l’école hôtelière. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Le palmarès

Après les épreuves qui ont duré 4 heures, a été proclamé le palmarès et c’est la jeune Louis Abras qui s’est classées 1re (avec 617 points), devant Paul (601), Louis (574) et Mattew (459). En présence, notamment, du président de la CCI 84, Gilbert Marcelli qui a salué « leur créativité et leur rigueur, un métier de passion » encouragé par des chefs reconnus comme des exemples, souvent étoilés, qui leur ont montré la route.

La finale nationale aura lieu le 12 janvier 2026, en Auvergne, à Chamalières, au Lycée Hôtelier Valéry Giscard d’Estaing. Avec, à la clé pour le 1er Prix, un chèque de 1 500€ et un stage dans les cuisines du Palais de l’Elysée où a d’ailleurs officié le villeneuvois Mathieu Desmarest, ancien élève de l’Ecole Hôtelière des Fenaisons.

Louise Abras entourée des chefs jurés, des autres lauréats, mais aussi de Mathieu Desmarest, Said Soumaila et Gilbert Marcelli. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Le mardi 14 octobre, le Groupe Belmont, acteur vauclusien de la formation en alternance, a organisé une nouvelle ‘Matinale des Pros’ au cinéma Pathé Cap Sud et a réuni une quarantaine de tuteurs et maîtres d’apprentissage.

Une partie des tuteurs et maîtres d’apprentissage issus des entreprises partenaires du Groupe Belmont dans la région s’est réunie récemment à l’occasion de la ‘Matinale des Pros’ qui a pour objectifs de présenter les réformes récentes de l’apprentissage et les nouveaux dispositifs d’accompagnement, mais aussi valoriser le rôle des professionnels qui encadrent les étudiants en alternance.

« Le succès d’un apprenti dépend de l’engagement de tous : l’école, l’entreprise et le tuteur. »

Hervé Belmontet, directeur général du Groupe Belmont

Ainsi, la quarantaine de participants a pu découvrir les principales évolutions législatives entrées en vigueur depuis 2025 et les mesures mises en place par l’établissement pour assurer le suivi des apprentis. L’occasion également pour le Groupe Belmont de rappeler les avantages du recrutement en apprentissage tels que : la formation sur mesure, l’intégration durable dans l’entreprise, les aides financières toujours actives et la contribution à la responsabilité sociale des employeurs.


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Vous aimez le patrimoine, vous avez un projet qui concerne la maçonnerie en pierre sèche, vous voulez rencontrer d’autres acteurs porteurs de projets, vous souhaitez connaitre l’intérêt d’utiliser la pierre sèche dans les projets d’aménagement, alors rejoignez les pour ce projet co-financé par l’Union Européenne. La construction en pierre sèche est réalisée sans liants. Des exemples de constructions en pierre sèche ? Des maisons, ponts, piliers, arcs, abris, chemins, caves voûtées ruches, fortifications…

Cette proposition émane de Volubilis, réseau euro-méditerranéen pour la ville et le paysage et ses partenaires. Il s’agit d’un projet Erasmus+ pour un chantier et des ateliers de terrain et pour une formation à la pierre sèche avec, également, Le Carrefour européen du savoir faire des pays de la pierre sèche, Consell Mallorca, le mediteranean centre of environnement, Udruga Brac et l’Union Européenne.

Les objectifs du chantier et des ateliers
Savoir préserver et transmettre un savoir-faire traditionnel reconnu par l’Unesco –Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture- ; Promouvoir une construction écologique, bas carbone et intégrée aux paysages, créer un réseau d’ambassadeurs de la pierre sèche ; Expérimenter des approches pédagogiques innovantes, contribuer à la création d’un Mooc –Massive open online source, qui désigne des cours en ligne accessible à un large public-. européen sur la pierre sèche.

Copyright Volubilis

Publics visés
Toute personne intéressée par la pierre sèche ; Formateurs d’adultes ; Acteurs et actrices du patrimoine et de l’aménagement, élus, agents publics ; Étudiants et jeunes professionnels en architecture, paysage, environnement…

Les infos utiles
Prérequis : Aucun. Lieux : Territoire Ventoux et Luberon. Durée : 2 journées de tronc commun obligatoires les mardi 23 septembre et vendredi 10 octobre. 3 sessions thématiques au choix de 2 à 3 jours sur la période.

Modalités de participation
Projet cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme Erasmus+ : prise en charge des frais pédagogiques et des déplacements ; Contribution au frais de repas : 20€/jour ; Hébergement collectif à la charge des participants (environ 40€/j) ; Inscriptions en ligne ici. Ou directement ici. Places limitées, les candidatures seront retenues selon les attentes, la motivation, la diversité des profils, le genre et en tenant compte de l’équilibre territorial. Pour les situations de handicap contacter directement l’organisateur.

Copyright Volubilis

Le contenu pédagogique
Tronc commun obligatoire : 1 journée d’introduction le 23 septembre et 1 journée de conclusion le 10 octobre. Sessions thématiques au choix (minimum 1 obligatoire). Session 1 : Etre porteur d’un projet autour de la pierre sèche – devenir ambassadeur de la pierre Sèche ; Connaître les acteurs de la pierre sèche et la filière ; Créer les conditions de réussite autour d’un projet ; Visite de terrain : géologie, carrière, réalisations. Durée : 2 jours – 24 et 25 septembre 2025.

Session 2
La pierre sèche : une technique écologique et durable, intégrée et respectueuse de l’environnement ; Matinée en salle, après-midi sur le terrain ; Les qualités écologiques de la pierre sèche et sa contribution à la gestion des versants ; Analyse de paysage : création, abandon et reconquêtes des terrasses de cultures. Evolution des paysages de la pierre sèche, visite de réalisations à vocation agricole Durée : 3 jours – 30 septembre, 1er et 2 octobre 2025.

Session 3  
Mise en situation / transmission en présence des partenaires Européens et de leurs Formateurs ; Chantier collectif sur un mur réel, partage de savoir-faire méditerranée ; Organisation d’un chantier participatif ; Techniques de montage, outils, bonnes pratiques Durée : 3 jours du 7 au 9 octobre 2025.

Bon à savoir
Projet cofinancé par l’Union européenne dans le cadre du programme Erasmus+ : prise en charge des frais pédagogiques et des déplacements ; Places limitées, les candidatures seront retenues selon les attentes, la motivation, la diversité des profils, le genre et en tenant compte de l’équilibre territorial. 


Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

Samedi 28 juin au cœur du Domaine de Mousquety à l’Isle-sur-La Sorgue, près de 500 personnes ont assisté à ce gala qui décerne ses prix aux élèves les plus méritants des Centres de Formations, qu’il s’agisse de futurs bûcherons, boulangers, ferronniers, carrossiers, menuisiers, électriciens, préparateurs en pharmacie, mais aussi musiciens, comédiens et pompiers.

Pour rappel, la SMLH (Société des Membres de la Légion d’Honneur), créée en 1921, compte 5 comités en Vaucluse (Apt-Pays de Sault, Avignon, Carpentras, Cavaillon-Sud Vaucluse, Orange-Haut Vaucluse) et soutient l’apprentissage, la formation professionnelle et favorise l’insertion, la cohésion sociale, l’égalité des chances et la promotion des métiers manuels souvent, et à tort, méprisés. Tous s’implique dans un lien transgénérationel qui relie jeunes et seniors.

La SMLH de Vaucluse a été la 1re de France à lancer ce Grand Prix en 2007. Depuis, il a distingué près de 700 apprentis. Ce qui signifie qu’ils ont un parrain membre de la Légion d’Honneur qui le suit, l’aide, l’encourage, le conseille, le fait bénéficier de son réseau de connsaissances. Mais aussi un diplôme, une médaille de la SMLH et un chèque de la fondation du Crédit Agricole de 300€ pour les Prix de l’Encouragement, 500€ pour celui du Mérite et 800€ pour l’Excellence.

27 lauréats

Cette année, 27 apprentis ont été récompensés, ils ont entre 16 ans et 30 ans, ils sont issus du centre Florentin Mouret d’Avignon, du Conservatoire à Rayonnement Régional de la Place Pie, de la CCI et de son pôle de formations des Fenaisons, du Centre Forestier de la Bastide des Jourdans ou de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat.

Les uns ont souffert d’une famille désintégrée, parfois de violences, d’échec scolaire, de problèmes de santé, d’accidents de la vie, mais tous se sont accrochés, ils se sont battus, ils ont retroussé les manches et leur résilience est devenue une force. Et leurs professeurs, qui ont remarqué leur détermination et leur courage, ont transmis leurs noms aux bénévoles de la SMLH qui, après avoir épluché leur trajectoire et leurs efforts, leur ont donc décerné un prix.

Le prix d’excellence

Les uns pourront ouvrir leur centre d’élévage de chevaux, leur entreprise de peinture, de carrosserie, les autres leur salon de thé, devenir élagueur ou créer leur entreprise multi-services. Le 1er prix, celui d’excellence, a promu Clara Nogier-Allemand, 20 ans, qui a perdu sa maman à l’âge de 12 ans, s’occupe de ses petits frère et soeur et poursuit des études au Lycée Agricole Pierre Le Roy de Boiseaumarié d’Orange, le fameux « Baron Le Royé » qui a créé l’INAO qui décerne ses AOC aux vignobles classés. Son rêve : devenir œnologue-sommelière. Nul doute qu’avec tous les domaines viti-vinicoles que compte le Vaucluse et avec son diplôme, elle va pourvoir bénéficier d’un coup de pouce pour arriver à ses fins !

Clara Nogier-Allemand, Prix d’excellence du Grand Prix des Apprentis 2025 de la SMLH 84. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Des prix inter-générationnels

Une nouveauté cette année à la SMLH, avec l’arrivée à la présidence de Jean-Pierre Messin qui a succédé à Michel Grange à la tête de l’antenne vauclusienne, des Prix Inter-Générationnels décernés à un binôme jeune-ancien. Ont été distingués par le Colonel Paichoux, patron du SDIS 84, un sapeur-pompier qui depuis des décennies forme des jeunes soldats du feu, un éducateur qui vit, grâce à l’Association Logitude, chez une retraitée qui a mis une chambre de sa maison à disposition pour un loyer modéré. « L’important entre elle et moi, c’est la relation, le partage, la solidarité. On se sent moins seul », a déclaré le jeune lauréat, Jeano Jérémie.

Une jeunesse motivée et exemplaire

Le 3e Prix a couronné un chef d’atelier de la Lustrerie Mathieu de Gargas qui forme des apprentis dans cette maison d’excellence qui a rénové la Salle des Glaces du Palais de Versailles, l’Opéra de Paris et les candélabres, lustres monumentaux de la Cathédrale Notre-Dame de Paris. Et enfin a été distinguée, Marie-Amélie Louis-Gassman, une jeune femme pompier de 18 ans qui aide particulièrement les personnes âgées à Pertuis. Tous ont reçu le Prix des mains de l’Amiral Alain Coldefy, président de la SMLH, venu de Paris à l’Isle-sur-la-Sorgue pour remettre ces distinctions. « Je remercie tous les bénévoles de la SMLH de Vaucluse qui ont passé des heures à monter ce prix, étudier les dossiers, noter les apprentis. Mais surtout, je suis ravi de voir à quel point, malgré la crise, le climat international, ces jeunes sont motivés, ils avancent, s’impliquent dans la vie. Grâce à eux, existe un espoir en demain, c’est à eux désormais de prendre les choses en main, d’ouvrir la voie, ils sont des exemples pour nous tous. »

Alain Coldefy, président de la SMLH. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Les Compagnons du Devoir : l’excellence du savoir-faire

L’apprentissage continue de séduire les entreprises avec, fin février 2025, 40 800 contrats commencés depuis le début de l’année. Mais attention : une réforme du financement rebat les cartes pour les employeurs. Quels impacts pour les entreprises ? Baisse des aides, nouvelle participation obligatoire, exonérations revues à la baisse… Isabelle Vénuat, juriste aux Éditions Tissot, spécialiste en droit social, fait le point sur les 4 grandes évolutions à intégrer dès aujourd’hui.

1. Des aides à l’embauche revues à la baisse
La donne change pour les contrats signés depuis le 24 février 2025, et les aides existantes compensent le coût de ces contrats dans une moindre proportion.

Depuis le 24 février 2025 :

● L’aide unique à l’embauche est passée de 6 000 à 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés (6000 € maintenus pour les apprentis en situation de handicap).

● L’aide exceptionnelle à l’apprentissage a fait son retour jusqu’au 31 décembre 2025 :

– 5 000€ pour les entreprises < 250 salariés

– 2 000€ pour les entreprises ≥ 250 salariés

– 6 000€ si l’apprenti est en situation de handicap

Ces aides concernent les contrats visant un diplôme jusqu’à Bac+5 maximum.

2. Moins d’exonérations sur la rémunération des apprentis
Pour les contrats signés depuis le 1er mars 2025, l’exonération totale des cotisations salariales légales et conventionnelles ne s’applique plus que sur la part de la rémunération des apprentis inférieure ou égale à 50 % du SMIC, contre 79 % avant cette date.

La rémunération des apprentis est, de plus, assujettie à la CSG-CRDS au-delà de 50 % du SMIC, après application de l’abattement de 1,75 % pour frais professionnels. Et s’ils rejoignent une entreprise de plus de 10 salariés, elle est également assujettie à la taxe sur les salaires au-delà de 50 % du SMIC.

● En bref, une rémunération nette plus faible pour l’apprenti et un coût plus élevé pour l’employeur.

3. Une contribution forfaitaire obligatoire
A compter du 1er juillet 2025, les employeurs d’apprentis préparant des diplômes de niveaux 6 et 7, (soit au minimum bac +3) devront s’acquitter d’une participation financière forfaitaire 750€ par contrat d’apprentissage.
Le recouvrement de cette contribution sera assuré par les centres de formation d’apprentis (CFA).

4. Rompre un contrat ? Attention aux délais !
Votre apprenti ne fait pas l’affaire et vous envisagez de vous en séparer ? Ne tardez pas ! Pendant les 45 premiers jours (consécutifs ou non) de présence en entreprise, le contrat peut être rompu sans avoir à donner le moindre motif et sans préavis. Il suffit pour cela de notifier la rupture par écrit (lettre remise en main propre ou recommandé avec accusé de réception) à l’apprenti lui-même (ou son représentant légal s’il est mineur), ainsi qu’au directeur du centre de formation des apprentis et à l’opérateur de compétences qui a enregistré le contrat.

Passé ce délai, il reste toutefois possible de rompre le contrat :

● d’un commun accord avec l’apprenti en signant avec lui une convention de rupture.

● par un licenciement en cas de faute grave de l’apprenti, de force majeure ou d’inaptitude déclarée par le médecin du travail. L’exclusion définitive de l’apprenti par le CFA constitue également une cause réelle et sérieuse de licenciement.

Isabelle Vénuat, juriste aux Éditions Tissot

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