12 avril 2026 |

Ecrit par le 12 avril 2026

Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

Depuis Les Angles, aux portes d’Avignon, Kyaneos a construit un modèle économique qui créé sens : capter l’épargne privée pour racheter, rénover et remettre en location des immeubles anciens souvent laissés à l’abandon. Dans le Vaucluse comme à Châteaurenard, dans les Bouches-du-Rhône, l’entreprise fondée en 2018 par Jérémie Rouzaud avance une promesse : Remettre du logement de qualité là où les politiques publiques peinent à aller vite. 

Dans le paysage souvent abstrait de la pierre-papier, Kyaneos occupe une niche intéressante. La société de gestion, créée en 2018 par Jérémie Rouzaud, ancien professionnel de la finance, s’est donné pour cap la rénovation de logements anciens en régions et dans toute la France, avec un triple objectif : Améliorer la qualité des logements, réduire les consommations énergétiques et proposer une performance financière liée à l’immobilier résidentiel. Pourquoi Kyaneos ?  « Mon entreprise tire son nom du grec kyaneos, qui signifie ‘bleu’, révèle Jérémie Rouzaud, en référence à ‘l’économie bleue’, développée par Gunter Pauli, qui défend des modèles capables de concilier performance économique et utilité environnementale, en repensant en profondeur les modes de production ».

Groupement d’habitations à Châteaurenard avant travaux Copyright Kyaneos

Une finance qui veut redevenir utile
Le ressort du modèle est connu, mais ici poussé dans une logique territoriale : les épargnants souscrivent des parts de SCPI (Société civile de placement immobilier), Kyaneos acquiert des immeubles anciens, finance leur rénovation, puis remet les biens sur le marché locatif. Sur son site, le groupe affiche au 31 décembre 2025 un total de 691 immeubles, 11 323 associés et 470 M€ de capitalisation tous fonds confondus. Pour la seule SCPI Kyaneos Pierre, les chiffres annoncés sont de 635 immeubles, 4 918 lots, 10 546 associés et 440M€ de capitalisation.  

Cavaillon, la preuve par le chantier
C’est à Cavaillon que la démonstration prend une forme très concrète. Sur une opération située chemin de Donne, Kyaneos indique avoir acquis quatre maisons mitoyennes laissées à l’abandon depuis plusieurs décennies, pour les transformer en logements de ‘bonne qualité’ avec un “excellent DPE” (Diagnostic de performance énergétique). L’entreprise affirme que les travaux y ont permis de réduire de 82% la consommation énergétique des logements, tout en diminuant la facture d’électricité des futurs occupants. Elle précise aussi recourir, lorsque cela est possible, à des entreprises situées dans un rayon de moins de 50 kilomètres autour du chantier.  

Après travaux à Châteaurenard copyright Kyaneos

Un ‘avant-après’ mesurable
Ce type ‘d’avant / après’ n’a rien d’anecdotique. Il rappelle d’abord l’ampleur du stock immobilier ancien dégradé dans les villes moyennes. Il montre aussi qu’entre la façade visible et la réalité constructive d’un immeuble, l’écart est souvent considérable : isolation, ventilation, chauffage, réseaux, menuiseries, structure, tout ou presque doit être repensé. En cela, Kyaneos défend une idée qui dépasse son seul cas : la transition énergétique du logement ancien n’est plus seulement une affaire de bonne volonté individuelle, mais de compétence collective.  

Châteaurenard, la logique d’îlot
À Châteaurenard, le modèle prend une autre dimension, plus urbaine encore, avec un ensemble de maisons de village rue des Pensionnaires, en plein cœur du centre ancien. Le montage annoncé est révélateur avec une acquisition à 58 000€ acte en main et un budget prévisionnel de travaux de 450 000€, pour la création, à terme, de 8 logements, avec un DPE cible passant de E à C, le tout dans un partenariat étroit, avec la mairie. Cette opération fait d’ailleurs suite à un précédent chantier mené rue de la Calade qui a abouti à la rénovation complète d’un immeuble du centre ancien, avec trois logements et deux commerces. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de sauver des biens isolés, mais de remailler un tissu urbain.  

Groupement d’habitations à Cavaillon avant travaux Copyright Kyaneos

Châteaurenard
Dans une commune engagée de longue date dans la revitalisation de son cœur ancien, cette articulation entre stratégie municipale et capitaux privés n’est pas anodine. À Cavaillon, la ville a d’ailleurs renouvelé son engagement dans le programme Action Cœur de Ville jusqu’en 2026. Dans le Vaucluse, trois communes : Avignon, Carpentras et Cavaillon bénéficient également de ce programme national.  

Là où l’argent public ne suffit plus
C’est sans doute là que Kyaneos touche juste. Depuis plusieurs années, les communes disposent d’outils, d’Opah (Opération programmée de l’habitat) d’ORT (Opération de revitalisation de l’habitat), d’aides de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), de programmes nationaux. Mais entre la stratégie publique et la réalité du chantier, le chaînon manquant reste souvent le portage opérationnel : acheter, tenir le risque, piloter les travaux, relouer. C’est justement ce vide, que Kyaneos entend occuper.

Après travaux à Cavaillon Copyright Kyaneos

Gagner en efficience
Jérémie Rouzaud le dit d’ailleurs lors de notre entretien : « les mairies n’ont pas toujours besoin d’un chèque supplémentaire ; elles ont besoin d’un partenaire capable d’entrer vite dans le projet, de dialoguer avec l’urbanisme, les architectes des Bâtiments de France, les services techniques, et de produire des logements crédibles dans des délais tenables. La promesse n’est donc pas seulement financière ; elle est aussi organisationnelle. »

Le pari d’un résidentiel moins vulnérable
Le fondateur de Kyaneos vient de la finance de marché. Ancien trader puis gérant de fonds, il a voulu déplacer la question de la performance vers celle de l’utilité, en recherchant un équilibre entre rendement, impact social et impact environnemental. Cette grammaire-là distingue Kyaneos d’une partie du marché des SCPI, historiquement plus tournée vers les bureaux et les commerces. 

Après travaux Copyright Kyaneos

Alors que l’immobilier tertiaire est fragilisé
L’argument a trouvé un écho particulier ces dernières années, au moment où l’immobilier tertiaire a été bousculé. Kyaneos insiste sur son orientation résidentielle : Plusieurs acteurs du secteur soulignent de leur côté que cette spécialisation a rendu la maison moins exposée aux turbulences qui ont affecté certaines SCPI de bureaux. Cela ne supprime pas le risque, mais éclaire la cohérence du positionnement.  

Une promesse séduisante, mais pas sans risques
C’est le point à ne pas éluder. Kyaneos le mentionne noir sur blanc : la SCPI Kyaneos Pierre ne garantit ni le capital, ni la performance, ni la liquidité. Le prix de la part peut évoluer à la hausse comme à la baisse ; La revente peut s’avérer difficile ; Les revenus dépendent des loyers réellement perçus et des charges supportées. L’horizon conseillé est de dix ans. Cette transparence est d’autant plus importante que l’entreprise met en avant un discours de sens, presque de réparation territoriale. Or c’est précisément parce que le récit est séduisant qu’il faut rappeler le cadre réglementaire. L’AMF (Autorité des marchés financiers) a bien délivré, au fil des années, plusieurs visas aux contrats Kyaneos, notamment à Kyaneos Denormandie en 2020 puis à de nouvelles déclinaisons en 2021, 2022 et 2023. Cela atteste d’un encadrement réglementaire, non d’une garantie sur le placement.  

Exemple de réhabilitation Copyright Kyaneos

Ce qui peut séduire les épargnants
Le modèle Kyaneos parle aux épargnants qui veulent donner du sens à l’argent thésaurisé, avec, actuellement un taux de rendement présenté de 4,5%. Egalement, le produit financier est concret : de nouveaux logements éclosent en lieu et place d’habitats abandonnés. Kyaneos parle de rénovation énergétique, de lutte contre la vacance, de confort locatif et de revitalisation des centres-villes. Une forme de circuit court de l’investissement : l’argent des particuliers finance des immeubles visibles, localisés, transformés et reloués.  

En Vaucluse
En Vaucluse, Kyaneos déploie une stratégie territorialisée, ancrée dans plusieurs villes moyennes -de Cavaillon à Carpentras, en passant par Monteux, Sorgues, Valréas ou Apt- auxquelles s’ajoute Châteaurenard, aux portes du département. Sur ce territoire, où le parc ancien appelle des interventions lourdes, l’entreprise revendique 49 immeubles et 348 logements traités, pour 27,5M€ d’acquisitions. Une présence qui répond à une nécessité très concrète : remettre sur le marché des logements habitables là où l’habitat se dégrade plus vite qu’il ne se réhabilite. Cette dynamique vient compléter les dispositifs portés par l’Agence nationale de l’habitat, historiquement orientés vers le logement social, alors que nombre d’élus cherchent aujourd’hui à restaurer une véritable mixité dans les centres anciens en attirant des profils résidentiels plus diversifiés. Pour le territoire, c’est un levier opérationnel supplémentaire ; pour l’épargnant, une manière plus tangible d’investir, à condition de garder en tête l’essentiel : la SCPI demeure un placement exposé, sans garantie de capital ni de rendement.
Mireille Hurlin

Jérémie Rouzaud, fondateur et président de Kyaneos emploie 85 salariés Copyright Kyaneos

Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

À Apt, le premier tour des élections municipales affiche des résultats très serrés entre les quatre candidats en lice. La liste de Jean Aillaud (DVD) arrive en tête avec 29,02% des votes, suivie de celle de Patrick Bonnet (EXD – 25,02%), celle de Christophe Carminati (DVG – 24,51%), et celle de Céline Celce (DVG – 21,45%).


Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

La course Paris-Nice a débuté ce dimanche 8 mars en région parisienne. Les cyclistes atteindront la ville de Nice ce dimanche 15 mars, mais avant, feront étape à Apt ce vendredi 13 mars.

Le Paris-Nice passera par le département de Vaucluse ce vendredi à l’occasion de la 6e étape qui partira de Barbentane, dans les Bouches-du-Rhône, pour arriver à Apt. Ce n’est pas la première fois, depuis sa création en 1933, que cette course cycliste passe par le Vaucluse et par la Ville d’Apt, qui a déjà été ville étape en 2020.

Des Bouches-du-Rhône au Vaucluse

Les coureurs traverseront plusieurs communes de Vaucluse lors de cette 6e étape. Le départ se fera chez nos voisins bucco-rhodaniens, à Barbentane, à 12h50. Les cyclistes passeront par Saint-Rémy-de-Provence vers 13h17, puis par Aureille aux alentours de 13h47 avant de se diriger vers le Vaucluse par Mallemort.

Le peloton traversera Cheval-Blanc vers 14h33, puis iront vers les Taillades vers 14h38, Robion vers 14h41, Maubec vers 14h45, Ménerbes vers 14h53, Bonnieux vers 15h07 après un ravitaillement, et Sannes vers 15h40. Les cyclistes effectueront un court passage dans les Alpes-de-Haute-Provence avant de revenir en Vaucluse et de passer par Saint-Martin-de-Castillon vers 16h28 avant d’arriver à Apt vers 16h49.

Pour voir le détail de l’étape 6 (itinéraire, horaires), cliquer ici.

Des modifications de circulation et de stationnement

Pour le bon déroulé de la course, les routes empruntées par les coureurs seront temporairement coupées, sous le contrôle des forces de l’ordre, le temps du passage du peloton.

À Apt, plusieurs axes seront interdits à la circulation toute la journée. Il sera donc interdit de circuler de 8h à 21h sur la Place de la Bouquerie, les Rues du Docteur Gros, Georges Clémenceau, d’Estienne d’Orves, et de la République, les Boulevards Maréchal Foch, National et Camille Pelletan et le Cours Lauze de Perret (sauf la partie entre Elzear Pin et le rond-point de l’Olivier). De 15h à 21h, ils sera également interdit de circuler sur le Boulevard Elzear Pin, l’Avenue de Saignon, ainsi que les Quais Général Leclerc et de la Liberté.

Le vendredi 13 mars de 8h à 15h, les rues Sainte Anne et René Cassin seront à double sens de circulation afin de permettre l’évacuation des véhicules du centre-ville vers le quai Général Leclerc via la Rue de l’Amphithéâtre.

Toujours à Apt, le stationnement sera interdit du jeudi 12 mars à 17h au vendredi 13 mars à 20h sur les Quais Général Leclerc et de la Liberté, les Boulevards Elzear Pin, National, Maréchal Foch et Camille Pelletan, la Place de la Bouquerie, les Rues du Docteur Gros, Georges Clémenceau, et Marcelin Aymard, les parkings de la Place Cély, du square de la Révolution, du Boulevard Camille Pelletan, du Gymnase Guigou, ainsi que le Cours Lauze de Perret dans sa totalité (parking intérieur et extérieur, le long du jardin public et également la contre allée et le parking entre la fontaine de l’éléphant et le boulevard Camille Pelletan).

Le parcours complet de Paris-Nice 2026.

Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

Le Groupe Delta Plus, basé à Apt et spécialisé dans les équipements de protection individuelle (EPI), a enregistrée un chiffre d’affaires en légère baisse en 2025, mais aborde 2026 avec une ambition de croissance.

Malgré un environnement macroéconomique et politique complexe en Europe en 2025, Delta Plus a su se montrer résiliant et a enregistré un chiffre d’affaires s’élevant à 389,6M€, ce qui représente une légère baisse de -2,6%. Un repli moins marqué qu’en 2024 (-4,9%) grâce, entre autres, à la croissance externe.

« L’année 2025 démontre la solidité de notre modèle face aux turbulences, a déclaré Jérôme Benoît, PDG du Groupe. Si la fin d’année a été marquée par un ‘effet ciseaux’ macroéconomique (instabilité institutionnelle en France et tensions commerciales transpacifiques), notre stratégie de diversification joue pleinement son rôle. »

Les perspectives pour 2026

Malgré cette légère baisse d’activité, le Groupe affiche une ambition renouvelée pour l’année à venir, articulée autour d’une structure financière déjà saine et des investissements de transformation en cours.

Trois gros objectifs vont rythmer l’année 2026 :

  • Un retour à la croissance organique, porté par la normalisation progressive de ses marchés historiques et les bénéfices des transformations engagées ;
  • La consolidation des positions et des dynamiques sur les zones à fort potentiel, comme l’Amérique du Sud, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient ;
  • La poursuite active de sa stratégie de croissance externe, avec plusieurs dossiers d’acquisition en cours d’étude ou de finalisation au premier semestre.

Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

Pour ces vacances d’hiver, qui ont débuté ce samedi 14 février, le Parc naturel régional du Luberon propose une activité paléontologie à Apt pour les enfants et leurs parents.

Durant les vacances de février, le Parc du Luberon propose quatre ateliers ‘Paléontologues en herbe au Musée de géologie’ les mercredis 18 et 25 février à la Maison du Parc. L’occasion pour les enfants, entre 5 et 10 ans, de plonger dans la collection des fossiles du Luberon.

Les parents sont aussi invités à participer aux côtés de leurs enfants pour découvrir l’histoire géologique du territoire. Les ateliers seront animés par La Terre en Tête, qui propose conférences et animations scientifiques en Provence.

Inscription en ligne ou au 04 90 04 42 00 / accueil@parcduluberon.fr
Mercredis 18 et 25 février. 14h et 15h30. Gratuit pour les enfants / 4€ pour les adultes (2€ tarif réduit). Musée de géologie. Maison du Parc. 60 Place Jean-Jaurès. Apt.


Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

En novembre dernier, le groupe de grande distribution Auchan avait annoncé vouloir passer 266 supermarchés sous les enseignes Intermarché et Netto.

« Ils rejoindraient une nouvelle entité juridique autonome dédiée au format supermarché, détenue par Auchan Retail France et exploitée en franchise sous enseigne Intermarché ou Netto, explique le groupe nordiste basé à Villeneveuve-d’Ascq. Cette entité bénéficierait immédiatement du modèle commercial d’Intermarché pleinement adapté à ce format permettant d’améliorer la compétitivité prix. »

En Vaucluse, ce ‘deal’ comprenait les supermarchés d’Apt (1 878m2) et du Pontet (1 800m2 – ATTENTION : pas celui d’Auchan-Nord, qui est un hypermarché, mais celui situé à Réalpanier).

Aujourd’hui, Auchan veut revoir l’accord passé avec les deux marques du Groupement Les Mousquetaires. Effet si la majorité des supermarchés Auchan est toujours concernée par un simple basculement de franchise (164 magasins), le groupe de GMS veut désormais aussi en vendre 91. Parmi eux, figurent les supermarchés d’Apt et de Saint-Laurent-des-Arbres dans le Gard Rhodanien.

Ces magasins seront proposés prioritairement à la cession des adhérents du Groupement Mousquetaires. « Les adhérents devant se positionner courant avril », indique Auchan Retail.


Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

Jean Aillaud, 1er adjoint à la mairie d’Apt, a annoncé sa candidature aux élections municipales 2026. Pour le moment, il est face à deux autres candidats : Céline Celce et Christophe Carminati.

« Apt pour tous, tous pour Apt », tel est le slogan de campagne aux Municipales de Jean Aillaud, 1er adjoint à la mairie d’Apt, en charge de l’Urbanisme, Travaux, Aménagement, Nouveaux projets, et Patrimoine foncier, mais aussi vice-président de la Région Sud en charge de la commission Agriculture, Ruralité, Élevage et Forêt.

Alors que Véronique Arnaud-Deloy, actuelle maire d’Apt a annoncé ne pas vouloir se représenter, son 1er adjoint, lui, qui était aussi le 1er adjoint de Dominique Santoni, maire de la commune de 2015 à 2021, a annoncé sa candidature, s’appuyant sur « l’expérience, la stabilité et l’efficacité au service des Aptésiens » dont il a pris part ses dix dernières années. Il s’appuie notamment sur les réussites des dernières années pour convaincre les Aptésiens : baisse de la dette de la ville de -3M€ depuis 2015, réhabilitation de la place Jean Jaurès, ou encore la mise en place du service de bus gratuit Mobily en 2021.

« L’heure est venue d’écrire une nouvelle page de l’histoire d’Apt, en s’appuyant sur ce qui a été construit, tout en regardant résolument vers l’avenir », annonce-t-il, soutenu par Dominique Santoni, présidente du Département de Vaucluse, et de Cédric Maros, actuel adjoint délégué à la culture.

Deux autres candidats en lice

En face de Jean Aillaud, deux autres candidats se présentent aux Municipales. Premièrement, Céline Celce, conseillère municipale d’opposition, et sa liste ‘Apt Renouveau’ représenteront la gauche. Le renouveau démocratique et citoyen est au cœur de sa campagne.

Deuxièmement, Christophe Carminati, aussi conseiller municipal d’opposition, se présente avec sa liste sans étiquette ‘Apt à devenir’. Il se base sur un constat : la ville a perdu des habitants. Aux côtés de son équipe, il souhaite inverser la tendance.

Le premier tour se tiendra donc le dimanche 15 mars et le second tour le dimanche 22 mars. Une chose est certaine, la maire sortante ne se représentant pas, la ville d’Apt observera du renouveau, quelque soit le candidat élu.


Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

Annoncée en juin dernier, la fermeture du service de chirurgie du centre hospitalier du Pays d’Apt a bel et bien eu lieu le 31 décembre. Une décision regrettée, notamment par les élus qui ont tenu à remercier une dernière fois le personnel qui a fait vivre ce service ces dernières années.

Ils étaient nombreux à se réunir ce lundi 12 janvier à la mairie d’Apt pour venir applaudir et remercier le personnel du service de chirurgie, désormais fermé, de l’hôpital du Pays d’Apt. « Vous êtes nombreux à être venus, cela montre à quel point l’hôpital est important pour le territoire », a commencé par dire Véronique Arnaud-Deloy, maire d’Apt.

En effet, la salle était comble. De nombreux maires de communes du territoire étaient présents, mais aussi Dominique Santoni, présidente du Département, aux côtés des médecins, infirmiers, anesthésistes et autres membres du personnel médical qui, impuissants, ont dû faire face à la fermeture de la chirurgie.

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une forte mobilisation

Ce que tous retiennent de cette fermeture, c’est la mobilisation qui en a découlé. « On s’est tous battus, ça a été un mouvement solidaire et unitaire, quelles que soient nos idées politiques », a poursuivi Véronique Arnaud-Deloy. Un mouvement citoyen ‘Apt•es à faire bloc’ a conduit de nombreuses manifestations, a interpellé les élus du territoire, mais aussi des personnalités publiques attachées au Pays d’Apt, dans l’espoir de sauver le service chirurgie.

« La fermeture de la chirurgie était au-delà de nos compétences. On a subi, on nous a juste transmis les informations sans vraiment nous consulter. »

Dr Jawhar Allouche

« On est allés en justice, on a raclé les fonds de tiroirs et de poches pour payer des avocats, mais aujourd’hui on n’a plus de chirurgie ni d’endoscopie, donc maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? », interroge Dominique Thévenieau, président du comité des usagers de l’hôpital d’Apt.

De la colère et de l’incompréhension

« Aujourd’hui, l’hôpital a perdu son âme, déplore Dr Jawhar Allouche, chirurgien orthopédiste et traumatologue et ancien chef du service chirurgie. La santé et l’éducation ne devraient pas être lucratives, on doit pouvoir avancer sans qu’on nous mette cette pression d’ordre monétaire. » Cette fermeture, les élus aussi, ont fait tout ce qu’ils ont pu pour l’empêcher, en vain. « Non, nous ne sommes pas ‘à seulement 30 minutes de Cavaillon‘, comme on s’est évertué à nous le répéter », s’indigne Charlotte Carbonnel, maire de Saint-Martin-de-Castillon.

« On ressent un profond abandon de la ruralité. »

Charlotte Carbonnel

Les membres du personnel du service de chirurgie, également, se sentent abandonnés. « Oui, on va rebondir, mais ça fait 6 mois qu’on vit dans l’angoisse, qu’on est sous antidépresseurs et anxiolytiques, expliquent-ils en cœur. À ce jour, certains ne savent toujours pas ce qu’ils vont faire. »

C’est une incompréhension totale et un sentiment d’abandon qui règnent parmi le personnel du service chirurgie, qui a fermé ses portes le 31 décembre. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Et pour la suite ?

Alors que le service de chirurgie a fermé ses portes, le centre hospitalier, en parallèle, déploie ses autres services comme le service d’imagerie qui s’est doté de nouveaux équipements de pointe et qui va accueillir une IRM et un mammographe dans les mois à venir.

Pourtant, certains sont persuadés que la fermeture de la chirurgie met en péril l’avenir de l’hôpital. « Tous les services vont être touchés petit à petit, les urgences sont le point fondamental de l’hôpital, si on les perd, ça serait fatal, a conclu Dominique Thévenieau. On a eu des promesses rocambolesques de l’ARS (Agence régionale de Santé) comme des travaux, plus de lits, ou encore le renfort des urgences. Le comité des usagers vérifiera que toutes ces promesses soient tenues. »


Kyaneos, l’épargne qui retape les centres-villes

Pyrofeu, qui est le leader européen des allume-feux pour barbecues et cheminées, a connu une excellente année 2025, notamment grâce à l’obtention de nouveaux clients distributeurs. L’entreprise basée à Apt a encore de belles perspectives de croissance en 2026.

L’histoire de Pyrofeu a commencé 1987 à Joucas, à côté d’Apt. Jean-Claude Schouvey est un entrepreneur individuel et propose des nettoyants pour vitres d’insert de cheminée à des installateurs. Il complète rapidement sa gamme et décident de les vendre aux GSB, grandes surfaces de bricolage, avec Castorama et Leroy Merlin. L’entreprise connaît une belle croissance. En 1998, il embauche des commerciaux et dans sa propre production sur Apt. L’entreprise est rachetée par le groupe Blondeau en 2009. « Ce rachat a été l’occasion de changer de dimension pour l’entreprise. La bûche de ramonage et une gamme d’allume-feux ont ainsi été lancées », explique Emmanuel de Broucker, directeur exécutif de Pyrofeu depuis 2003.

Une année 2025 exceptionnelle

Malgré un contexte économique global morose, l’entreprise a réalisé une excellente année 2025 avec une croissance du chiffre d’affaires de +33% par rapport à 2024. Cette dernière est principalement due aux allume-feux avec un gros développement sur des marques distributeurs et l’obtention de trois nouveaux clients, Leclerc, Casino et Système U. « Nous fabriquons les allume-feux à leur marque. Cela a été une très belle opportunité pour notre croissance de chiffre d’affaires. Nous allons poursuivre ce développement car des projets de partenariat avec d’autres distributeurs sont en cours », explique Benjamin Blondeau, directeur stratégie et développement présent chez Pyrofeu depuis 2016.

L’autre levier de croissance concerne les jardineries où le chiffre d’affaires s’est bien développé en 2025. En ce qui concerne les GSB, l’entreprise est présente dans l’ensemble des enseignes avec trois marques : Natura chez Leroy Merlin, Pivert chez Castorama et Cosy feu chez les autres.

L’usine a une surface de 4 500 m² sur un terrain de 10 000 m² sur la zone industrielle la Peyrolière à Apt. ©Pyrofeu

Des innovations permanentes

Pour plaire aux consommateurs, l’entreprise travaille régulièrement sur l’innovation. Elle a ainsi sorti des nouveaux conditionnements. La gamme s’est par ailleurs étendue avec, par exemple, la sortie de l’enflammette, allume-feu pourvu de son allumette. La bûche de ramonage a également été optimisée pour un meilleur rendement avec des ventes en grosse croissance. 

Des produits écologiques

« Les allume-feux étaient jusqu’à présent des produits blancs pétroliers, pour les cheminées mais également les barbecues. Notre usine allemande a un savoir-faire pour des allume-feux 100 % naturels, composés de laine de bois et de cire végétale, avec une performance supérieure aux allume-feux chimiques », explique Emmanuel de Broucker. Ces produits respectueux de la santé des utilisateurs sont vendus par Pyrofeu et constituent un levier de croissance de chiffre d’affaires. 

« Nous avons la grande fierté de fabriquer nous-mêmes l’ensemble de nos produits grâce à nos deux usines présentes en Allemagne avec la société Boomex et en Roumanie avec Ecowood », explique Benjamin Blondeau.

Pyrofeu est le leader européen des allume-feux pour barbecues et cheminées.

Un logiciel de traçabilité en 2024

L’entreprise a investi pour un budget de 150 000€ un nouveau logiciel de traçabilité en 2024 permettant de suivre l’origine des composants de ses produits finis vendu aux distributeurs. Pour assurer la croissance forte de 2025, elle a également noué des partenariats avec des logisticiens. 

https://www.echodumardi.com/tag/apt/   1/1