29 octobre 2026 |

Ecrit par le 29 octobre 2026

(Vidéo) Agritech Provence : un drone et de l’intelligence artificielle au service de la viticulture

Dans le cadre d’une rencontre organisée par le Département de Vaucluse à la Cave de Lumières à Goult, Julie Demarigny a pu présenter son entreprises Agritech Provence, basée à Apt, à des viticulteurs locaux.

Après de nombreuses années passées dans le domaine de la tech aux États-Unis à travailler pour Warner Bros ou encore Union Bank, Julie Demarigny est revenue en France pour enseigner aux universités d’Aix-Marseille et d’Avignon, puis pour conseiller les entreprises souhaitant s’implanter en Provence-Alpes-Côtes d’Azur sur leur stratégie digitale, avant de fonder Agritech Provence.

Installée à Apt, l’entreprise permet, avec un drone équipé d’une caméra multispectrale et une intelligence artificielle, de détecter les foyers de maladies de la vigne. Une expertise que le Département de Vaucluse a souhaité mettre en avant le jeudi 22 octobre à la Cave de Lumières. « On a souhaité présenter et montrer la réalité de ce système qui peut et qui doit servir au monde agricole », a affirmé Christian Mounier, vice-président du Département en charge de la commission agriculture – eau – alimentation.

Julie Demarigny et Christian Mounier. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une implantation qui fait sens sur un territoire agricole

« On a plaisir à dire que le Vaucluse est la terre d’agriculture de notre région », a ajouté Christian Mounier. L’activité agricole de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur génère 38 000 emplois équivalents temps plein et près de 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. En Vaucluse, c’est un pilier économique majeur avec plus de 118 000 hectares de surface agricole dont près de 50 000 hectares pour la viticulture.

Il faisait donc sens pour Julie Demarigny d’implanter son entreprise dans la région en 2025. Cette année, Agritech Provence a vécu sa première saison aux côtés de neuf domaines viticoles et caves coopératives qui lui ont « ouvert » leurs vignes : Les Béates à Lambesc, le Domaine de Belambrée à Aix-en-Provence, le Château de Beaupré à Saint-Cannat, le Château La Canorgue à Bonnieux, le Château de Mille à Apt, le Domaine Les Vadons à Cucuron, la Cave de Lumières à Goult, le Château de Beaulieu à Orange et la cave Louérion à Cucuron. « Je tiens à remercier tous les viticulteurs qui m’ont accueillie avec plein de générosité pendant les six mois de cette campagne de détection », a déclaré la cheffe d’entreprise.

Un procédé pour détecter les maladies de la vigne

Ainsi, pendant cette saison, Julie a fait voler son drone au-dessus des vignobles permettant le comptage de ceps manquants, mais aussi de détecter trois maladies de la vigne : le mildiou, l’oïdium, et la flavescence dorée. « Je ne peux pas faire grand chose en matière de baisse de consommation et de contraintes administratives, mais je peux faire gagner du temps et de l’argent aux viticulteurs en prévenant les maladies », a-t-elle expliqué.

Pour ce faire, c’est un travail en neuf étapes qu’effectue Agritech Provence :

  • Cartographier chaque parcelle
  • Planifier les différents vols
  • Demander les autorisations de vol
  • Survoler chaque parcelle une fois par mois (aux mêmes heures et à la même hauteur)
  • Reconstituer chaque parcelle avec les différentes images obtenues
  • Mesurer la lumière que renvoie la vigne pour observer la quantité de feuillage et la chlorophylle
  • Apprendre vol après vol grâce aux données amassées
  • Produire une carte de foyers
  • Vérifier au sol, cep par cep

L’alliance entre un drone et une intelligence artificielle

Les viticulteurs et invités présents lors de cette présentation ont pu assister à une démonstration sur une petite parcelle près de la Cave de Lumières. Julie Demarigny a démarré son drone qui, grâce à une cartographie préalable, a survolé l’entièreté de la parcelle en autonomie en une vingtaine de minutes. Sur sa télécommande, l’entrepreneuse a pu vérifier l’avancée du drone qui a pris des photos de la parcelle tout au long du vol.

« Le drone ne remplace pas la prospection. Il dit où aller pour gagner du temps. »

Julie Demarigny.

En 2026, ce sont 27 000 données qui ont été collectées par l’entreprise et qui lui seront utiles pour les prochaines saisons. Ce procédé est possible grâce à un drone de la marque DJI doté d’une caméra multispectrale. L’intelligence artificielle, quant à elle, est alimentée grâce aux données recueillies. « Plus on a de données, plus ça va être précis et on va pouvoir détecter et traiter au plus tôt », a affirmé Julie Demarigny qui travaille aussi avec les étudiants de l’Institut Agro Dijon et de Polytech Lyon pour la recherche et le développement.

Une entreprise récompensée en 2026

Le travail d’Agritech Provence porte ses fruits puisqu’elle a déjà pu détecter du mildiou sur une parcelle de Marsanne et de la flavescence dorée sur une parcelle de Marselan. Julie Demarigny compte bien continuer de travailler main dans la main avec les viticulteurs et amener Agritech Provence plus loin. « À terme, l’objectif serait de pouvoir détecter la maladie avant même qu’elle ne se développe, a-t-elle conclu. L’autre objectif serait d’obtenir une autorisation pour traiter les parcelles par drone, qui est beaucoup plus précis que l’hélicoptère, mais ce n’est aujourd’hui qu’autorisé sur les zones avec des pentes de 20%. »

L’entreprise a cette année été mise en lumière en étant désignée lauréate vauclusienne du concours 101 Femmes Entrepreneures, organisé par Bpifrance à l’initiative du Ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, qui a pour objectif de valoriser la diversité des parcours, encourager l’entrepreneuriat féminin et inspirer de nouvelles vocations.


Apt : un spectacle pour sensibiliser le public à la réalité du rôle d’aidant

Pour la Journée nationale des aidants, célébrée chaque année le 6 octobre, la MSA Alpes-Vaucluse, le comité d’action sociale Agirc-Arrco PACA Corse, le CCAS d’Apt, le CLIC Pres’Age et le Centre de ressources territorial d’Apt proposent le spectacle ‘Griottes et Coccinelles’ à Apt ce lundi 5 octobre.

Dans le cadre de la Semaine Bleue, qui met à l’honneur les retraités et des personnes âgées du lundi 5 au dimanche 11 octobre, la MSA Alpes-Vaucluse, le comité d’action sociale Agirc-Arrco PACA Corse, le CCAS d’Apt, le CLIC Pres’Age et le Centre de ressources territorial d’Apt participent à la Journée nationale des aidants en mettant ces derniers en lumière au travers d’un après-midi mêlant musique, théâtre et échanges pour sensibiliser le public à la réalité souvent méconnue de 11 millions de personnes qui accompagnent un proche dépendant.

L’après-midi débutera donc avec un concert autour d’un répertoire varié mêlant jazz, classique, et variété par deux musiciens de la Halte Musicale. L’occasion de mettre en lumière ce dispositif qui consiste à organiser des concerts gratuits à domicile pour les personnes de plus de 60 ans. Puis la compagnie des Oliviers présentera le spectacle musical ‘Griottes et Coccinelles’, qui suit deux femmes de 69 et 84 ans qui, pour tout le monde, ont « perdu la tête », mais sur scène, elles jardinent, elles chantent, elles papotent, elles parlent de leur vie et de leurs proches. Elles sont drôles, touchantes, ironiques, révoltées.

Un programme de soutien aux aidants familiaux sur le Pays d’Apt

Investie depuis de nombreuses années pour accompagner et soutenir les aidants, la MSA Alpes-Vaucluse pilote un programme de soutien aux aidants familiaux sur le territoire du Pays d’Apt, qui a pour objectif e permettre à l’aidant d’assumer son rôle dans la durée, en préservant ses choix et sa qualité de vie, et de préserver le bien-être et la qualité de vie de la personne aidée.

Dans le cadre de ce programme, déployé sur trois ans (2023-2026), diverses actions sont proposées toute l’année comme des journées de répit et de bien-être, des ateliers aidants-aidés, des groupes de parole, des séjours de répit, etc.

Lundi 5 octobre. 14h. Gratuit. Salle des fêtes. Place Gabriel Péri. Apt.


L’exigence et la diversité au cœur de la nouvelle édition de la Biennale de Théâtre d’Apt

La Biennale de Théâtre d’Apt revient pour une nouvelle édition du vendredi 2 au samedi 10 octobre. De nombreuses animations et représentations théâtrales investiront divers lieux de la ville.

La 3e édition de la Biennale de Théâtre d’Apt sera sous le signe de l’exigence et de la diversité. Durant une semaine, c’est un programme aux petits oignons qui attend le public avec, bien évidement du théâtre, mais aussi de l’humour, de la musique, de la danse et de la création.

Le programme

La Biennale débutera le vendredi 2 octobre avec ‘Enthousiasme’, un seul en scène autour du vin et de l’ivresse présenté par La Cie qui cherche son nom à la salle des fêtes d’Apt à 20h30. Le lendemain, même heure, même lieu, Denis Podalydès, figure majeure de la Comédie-Française, présentera ‘Un humour de Proust’. Le vendredi 9 octobre, la même salle accueillera Anthony Joubert et son spectacle ‘Le Sosie’ à 20h30. Ces trois spectacles sont les seuls payants de la programmation, il est encore temps de prendre sa place sur la billetterie en ligne en cliquant ici.

De nombreux rendez-vous gratuits seront aussi proposés aux Aptésiens et visiteurs, comme le spectacle ‘Hypermer’ de la Cie La Fronde, qui, entre danse, chant et parole, invite petits et grands à imaginer de
nouvelles formes de liens et de familles au Vélo Théâtre le samedi 3 octobre à 10h. Ce dernier accueillera également la Cie La Méta-Carpe et son spectacle ‘Le Cryptozoologue’ le samedi 10 à 15h qui suivra un chercheur pas comme les autres qui part sur les traces de créatures invisibles. Bien que ces représentations soient gratuites, il est tout de même nécessaire de réserver sa place en cliquant ici.

Aussi prévus durant cette Biennale : ‘Le malade imaginaire ou le silence de Molière’ à la Micro-Folie le mercredi 7 octobre à 10h, ‘Radical Rizhom’ de la Cie Oxyput à 17h sur la Place de la Bouquerie, ou encore des ateliers ‘Écriture à voix haute’ proposés par le collectif Et autres choses inutiles à la salle des fêtes de 10h à 18h.

La médiathèque se joint aussi aux festivités et propose au public de plonger dans l’univers de Marcel Proust au travers d’une sélection d’ouvrages et de visuels pour (re)découvrir cet auteur qui a marqué la littérature mondiale.

Biennale de Théâtre. Du 2 au 10 octobre. Apt.


Apt : l’IRSEA récompensé pour sa gamme ‘Secure’ dédiée à l’apaisement des animaux

Signs Labs, filiale du groupe IRSEA, basé à Apt et spécialisé dans l’étude du comportement des animaux et de l’homme, de leurs interactions et particulièrement de leur communication chimique, s’est vue remettre un Trophée de l’Innovation par Promojardin-Promanimal.

Cette année, l’association professionnelle pour la promotion des univers des métiers du jardin et de l’animal de compagnie Promojardin-Promanimal a organisé la 2e édition de ses Trophées de l’innovation pour distinguer les initiatives ambitieuses dans ces deux milieux.

Le laboratoire aptésien lauréat des Trophées de l’innovation

Parmi les 12 lauréats, il y a le laboratoire Signs Labs, qui dans la catégorie ‘Innovation Animal’ a remporté le Trophée ‘Produit Innovant Hygiène & Soins’ pour sa gamme ‘Secure’. Élaboré par Dr Patrick Pageat, fondateur du groupe IRSEA, et ses équipes, cette gamme comprend des produits visant à apaiser les chiens, les chats et les lapins en cas de situation stressante comme un transport, une visite chez le vétérinaires, une période de séparation, etc. Ces produits disponibles auprès des vétérinaires et sur les principales boutiques en ligne spécialisées dans les produits pour animaux de compagnie.

©Signs Labs – IRSEA

Des solutions respectueuses du bien-être animal

Depuis plus de 30 ans, le travail du groupe IRSEA repose sur le bien-être animal. Cette gamme se base sur les phéromones des trois espèces, avec des formulations principalement à base d’eau et qui excluent les silicones, PEG, huiles minérales, microplastiques, dérivés pétrochimiques ainsi que les ingrédients d’origine animale. « Les systèmes de diffusion brevetés ont été conçus pour proposer des solutions douces, efficaces et durables », explique Signs Labs.


Jean-Luc Pesce nommé administrateur provisoire de l’hôpital d’Apt

Ce 1er septembre, le Centre hospitalier du Pays d’Apt a accueilli un nouvel administrateur provisoire. Il s’agit de Jean-Luc Pesce qui se voit confie les fonctions de direction pendant un an.

Par décision du 19 août 2026, la Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées a désigné Jean-Luc Pesce, ancien directeur général de l’hôpital d’Ajaccio, en qualité d’administrateur provisoire du Centre hospitalier du Pays d’Apt, pour une durée de 12 mois, à compter du 1er septembre 2026. Il prend donc, pour une durée déterminée, les fonctions de direction de l’établissement situé à Apt.

Le nouveau directeur provisoire arrive 9 mois après la fermeture du service de chirurgie du centre hospitalier qui est donc en train de vivre une profonde transformation, accompagnée par l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région Sud, le Département de Vaucluse, la Ville d’Apt et la communauté de communes Pays d’Apt Luberon, qui a pour objectif de moderniser l’établissement, renforcer ses missions essentielles et améliorer la prise en charge des habitants du territoire.

Cinq objectifs pour l’administrateur provisoire

Ainsi, Jean-Luc Pesce, au-delà de permettre l’engagement de cette grande transformation et veiller à son bon déroulé, a obtenu une feuille de route rappelant les cinq objectifs prioritaires pour sa mission :

  • sécuriser la transformation de l’offre de soins,
  • garantir la continuité et la sécurité des prises en charge,
  • stabiliser et optimiser les ressources humaines,
  • améliorer la situation financière de l’établissement,
  • renforcer la gouvernance et le pilotage institutionnel.

Travaux de la Place de la Bouquerie à Apt : la circulation perturbée jusqu’en décembre

Après avoir finalisé le projet de réaménagement de la Place de la Bouquerie au cours de l’été 2025, la municipalité lance enfin la première tranche des travaux ce lundi 21 septembre.

Après une longue phase de concertation concernant la refonte de la Place de la Bouquerie à Apt, le chantier débute aujourd’hui — lundi 21 septembre — avec une première phase qui va s’étaler jusqu’au 18 décembre prochain et qui va entraîner quelques perturbations au niveau de la circulation. La seconde phase, quant à elle, débutera le 26 octobre et s’achèvera le 16 avril prochain. Le coût total des travaux est estimé à 950 000€, financé à hauteur de 70% par l’État, le Département de Vaucluse et la communauté de communes Pays d’Apt Luberon.

L’objectif de ces travaux est de moderniser et embellir cette place qui est située à l’entrée du centre-ville (en venant d’Avignon). « La Place de la Bouquerie est la vitrine de la ville », a déclaré Emmanuel Lauro, adjoint au commerce et lui-même commerçant à Apt. Le chantier prévoit davantage de végétation, un mobilier urbain renouvelé, une meilleure accessibilité avec un sol perméable et un béton traité qui vont remplacer le bitume et les pavés dégradés, ainsi qu’un espace plus agréable pour les habitants, visiteurs et commerçants.

La tranche 1 est lancée

Les travaux ne débuteront en réalité que le lundi 28 septembre mais la circulation sera perturbée dès ce lundi 21 jusqu’au vendredi 25 septembre au niveau du pont de la Bouquerie et de l’avenue Philippe-de-Girard en raison de la réalisation des sondages.

À partir du lundi 28, jusqu’à la fin de la phase 1, soit le vendredi 18 décembre, la Rue de la République sera complètement fermée à la circulation. La Rue du Docteur-Gros, quant à elle, sera fermée à la circulation à partir du dimanche 18 octobre jusqu’au 18 décembre, entrainant la fermeture de l’accès vers la Place Gabriel-Péri.

Enfin, à partir du vendredi 17 octobre, le marché hebdomadaire du samedi sera déplacé de la Place de la Bouquerie, et ce jusqu’à la fin de la seconde phase des travaux, à savoir le 16 avril 2027.

©Ville d’Apt

La Maison Suet d’Apt lauréate du Trophée du commerce national des CCI

La Maison Suet vient d’être distinguée aux Trophées du Commerce 2026 organisé par le réseau des CCI (Chambre de commerce e d’industrie) de France.

Le commerce vauclusien a été récompensé dans la catégorie ‘Commerce de Qualité – Expérience client’ lors de la cérémonie nationale qui vient de se dérouler au ministère du Travail et des Solidarités à Paris.

Evoluer sans se renier
Fondée en 1954, ce commerce familiale depuis 4 générations regroupe une boutique d’optique, de photographie, d’astronomie et de jumelles ainsi qu’une galerie d’art.
Aujourd’hui, Emmanuel et Benoît Suet, c’est donc deux frères opticiens, dont le second est aussi également photographe diplômé, qui ont fait le choix de faire évoluer l’entreprise sans renier son identité. Leur démarche repose sur une idée forte : transformer le commerce en véritable lieu de découverte et d’expérience. À l’activité historique d’optique et de lentilles s’ajoutent désormais la basse vision, la photographie, la photo d’iris, ainsi qu’un univers consacré à la nature avec jumelles, longues-vues et télescopes.

La Maison Suet a également renoué avec une activité familiale historique : la photographie, autrefois pratiquée par leur grand-père. Dans une cave du XIVᵉ siècle, un espace consacré à la photographie et une galerie d’art ont ainsi été aménagés. La programmation artistique, renouvelée tous les deux mois, transforme ce lieu patrimonial en espace de rencontre entre commerce, culture et création. Cette alliance entre expertise, histoire, patrimoine, art et innovation constitue le cœur de l’expérience proposée par la Maison Suet. C’est précisément cette capacité à dépasser les codes traditionnels du commerce qui a retenu l’attention du jury.

« Emmanuel et Benoît Suet démontrent qu’un commerce de proximité peut se réinventer. »

Anne Benedetti, présidente de la CCI de Vaucluse

« Cette distinction nationale est une immense fierté pour le Vaucluse, se félicite Anne Benedetti, présidente de la CCI de Vaucluse dont l’organisme consulaire a accompagné la candidature lui ayant déjà permit de remporter le prix régional décerné par la CCI Provence-Alpes-Côte d’Azur.  La Maison Suet illustre parfaitement ce que nous voulons mettre en lumière à travers l’action de la CCI : des commerçants passionnés, qui savent conjuguer leur histoire avec l’innovation, la qualité et les attentes de leurs clients. Emmanuel et Benoît Suet démontrent qu’un commerce de proximité peut se réinventer, créer de nouvelles expériences et rayonner bien au -delà de son territoire. Après Aline Géhant en 2021 et CQFD en 2022, cette nouvelle récompense démontre une nouvelle fois que notre département regorge de commerçants qui innovent, entreprennent et font vivre nos centres-villes. Notre rôle est de les repérer, de les accompagner et de leur permettre de faire rayonner leur savoir-faire. La réussite de la Maison Suet est aussi celle de tout un territoire. »


Un été enchanté pour les musicales du Luberon

Avec 18 rendez-vous musicaux depuis février, une programmation placée sous le signe du ‘nouveau monde’ et une ultime soirée consacrée aux Schumann, les Musicales du Luberon referment une saison 2026 dense. Le Festival, Les musicales du Luberon, très couru avec près de quarante ans d’existence, poursuit son ambition : faire se rencontrer les grands répertoires, les artistes d’aujourd’hui et les villages du Luberon.

Le 27 juillet, aux Carrières des Taillades, Julie Depardieu, Delphine Haidan et Jean-Frédéric Neuburger ont offert au public une conclusion magique à cette saison. Dans ‘Une soirée chez les Schumann’, la comédienne a prêté sa voix à l’histoire, aussi intime que romanesque, de Robert et Clara Schumann. Entre les mélodies du couple et le piano lumineux de Jean-Frédéric Neuburger, la soirée a livré un récit tissé de musique et porté par l’émotion.

‘Je veux vivre d’amour’ Copyright Les Musicales du Luberon

Un semestre foisonnant
Depuis février, les Musicales du Luberon ont multiplié les rencontres et les esthétiques, réunissant notamment Rebecca Chaillot, Lucile Boulanger, Justin Taylor, Jean-François Zygel, Béatrice Berrut, Marina Viotti, Théo Ould, Gérard Caussé ou encore le Trio Karénine. Une distribution éclectique, à l’image du fil rouge choisi pour 2026 : ‘Un nouveau monde, entre rêve, exil et renaissance’. La saison n’a pourtant pas toujours suivi une trajectoire aussi sereine. Le concert du 11 juillet, consacré à Débora Waldman et porté notamment par la violoniste Eva Zavaro, a été interrompu par un violent orage alors que les artistes s’apprêtaient à faire entendre le Concerto pour violon de Brahms.

Bach, Brahms, Schubert ou Piazzolla
Au fil des rendez-vous, Bach, Brahms, Schubert ou Piazzolla ont côtoyé des univers plus contemporains et des musiques venues d’ailleurs. Le partenariat engagé avec la Fondation Blachère et Maison Victoire a notamment permis de mettre en lumière des compositeurs africains et d’élargir encore le regard porté sur le patrimoine musical.

Un festival qui ne s’arrête pas à l’été
Fondé en 1989 par Patrick Canac, le festival a accueilli, depuis ses débuts, plus de 2 000 artistes et 150 000 spectateurs. Son originalité tient aussi à sa présence régulière dans les villages du territoire, de Ménerbes à Bonnieux, en passant par Apt, Les Taillades ou Lacoste. La musique continuera donc de circuler après les chaleurs de juillet. Dès le 11 septembre, le pianiste Geoffroy Couteau ouvrira la saison d’automne au Théâtre de la Fondation Blachère, à Bonnieux, avec un programme consacré à Schubert, Liszt et Brahms. Le 10 octobre, le baryton Jérôme Boutillier proposera ‘Voyage d’hiver de Schubert’. Des conférences et causeries compléteront également cette programmation jusqu’à la fin de l’année.

Une aventure collective
Derrière les artistes, le public et les applaudissements, c’est tout un écosystème dévolu à la culture qui s’emploie à rendre ces rencontres possibles. Mécènes, partenaires et bénévoles Bénévoles s’impliquent chacun à leur façon, dans la vie des villages. Le festival peut également compter sur le soutien renouvelé de la Région Sud, du Département de Vaucluse, du ministère de la Culture, de la Communauté de communes du Pays d’Apt et de la ville d’Apt, ainsi que sur celui de nombreux partenaires privés.
Toutes les infos et l’agenda ici.
Mireille Hurlin

Musiques en bleu Bruno Fontaine Copyright Les Musicales du Luberon

Luberon : Mathilde Danis Joaillière par passion

Installée à Apt, en cœur de ville, Mathilde Danis est une artisane joaillière qui ne vend que ce qu’elle fabrique. Chacune de ses créations est une pièce unique. Elle les imagine, les dessine et les réalise dans son atelier. Elle propose, aujourd’hui, 5 collections de bijoux qui évoluent au fil des années.

Quand on rentre dans la jolie boutique de Mathilde on remarque tout de suite que le coin atelier est là, installé au cœur du magasin. Les clients peuvent la voir confectionner ses bijoux. C’est un moyen pour elle de partager son savoir-faire et d’engager des échanges avec ses client(e)s. C’est pour elle essentiel. Elle propose d’ailleurs des ateliers découvertes qui permettent de réaliser soi-même son propre bijoux. Dans le cas de bijoux réalisés sur-mesure elle consacre toujours du temps avec ses client(e)s pour en cerner les goûts et les attentes. « Les échanges c’est la moitié du chemin parcouru dans la création d’un bijoux » explique-t-elle.

Mathilde Danis a aujourd’hui plus de 10 ans d’expérience dans l’univers de la création de bijoux

Diplômée de l’école Tané, qui forme aux métiers de la bijouterie, de la joaillerie et de l’orfèvrerie, Mathilde Danis a aujourd’hui plus de 10 ans d’expérience dans l’univers de la création de bijoux. Installée à Apt depuis presque 8 ans, son entreprise, Sinad Création, est enregistrée auprès de la Chambre des Métiers depuis 2015. Elle est également membre du réseau la Route des arts et Gourmandises qui associent quelques-uns des meilleurs artisans de Vaucluse.

« Les gens qui ont une culture de l’artisanat viennent chez moi »

Mathilde Danis

Mathilde Panis à son atelier ©Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Par goût personnel, Mathilde Danis, travaille plus volontiers l’argent. C’est son métal précieux de prédilection. Ses créations sont volontiers tirées de formes géométriques et épurées. Les reliefs sont également utilisés pour donner des dimensions nouvelles et des effets différents à ses bijoux. Les client(e)s qui viennent chez Sinad Création cherchent avant tout l’originalité. « Ils sont sensibles à la pièce unique, faite à façon » explique Mathilde. « Les gens, qui ont une culture de l’artisanat, viennent chez moi…» ajoute-t-elle.

« Seuls les artisans réparent aujourd’hui les bijoux »

Mathilde Danis

Mathilde Danis ne se contente pas de créer des bijoux elle les répare, les transforme et les entretient. « Seuls les artisans réparent aujourd’hui les bijoux » explique-t-elle. C’est une part importante de son activité et elle offre souvent des opportunités de créations inédites. Ainsi récemment une cliente lui a demandé de réunir en une seule pièce plusieurs bijoux de famille pour sa petite fille. Parfois ce sont des commandes plus qu’originales comme celle de ce client qui lui a demandé de sertir d’or la dent de son chien disparu pour en faire un pendentif. Souvent on lui demande de remettre au goût du jour des bijoux anciens, un moyen, sans doute, de ne pas oublier son passé et celui de ces aïeuls.

quelques créations de Mathilde Danis ©Didier Bailleux / L’Echo du Mardi

Sinad Création.
76, rue Eugéne Brunel 84400 Apt.
06 61 65 13 84
infos@sinad-bijoux.fr
www.sinad-bijoux.fr

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