Ce grignotage consiste à venir broyer le béton du haut de la structure vers le bas. Il est réalisé via une pince mécanique suspendue à une grue mobile positionnée à côté de la cheminée et alimentée par une pelle hydraulique. L’opération est télécommandée grâce à un système de caméras depuis la cabine de la grue permettant de réaliser l’opération à distance dans les meilleures conditions de sécurité. Le montage de la grue a été finalisé depuis le 5 juillet mais le grignotage a réellement débuté le 26 juillet après plusieurs phases de test.
Place au découpage des parties métalliques Une nouvelle étape technique commence avec le découpage de fûts métalliques qui pendent le long de la structure. Les travaux consisteront à les découper puis les évacuer du site. Ces travaux de découpe pourraient occasionner du bruit lors de l’impact au sol des morceaux de fûts découpés. Ces zones d’impacts au sol seront brumisées pour limiter les risques d’envol de poussières liés à l’impact au sol. Un périmètre de sécurité est mis en place, dans le cadre de l’application de l’arrêté départemental applicable à la RD 702, pour sécuriser la zone des travaux. Cette nouvelle étape technique devrait durer quelques jours pour ensuite enchaîner sur la reprise des travaux de grignotage avec la grue. Ces travaux vont ensuite durer encore quelques semaines et seront adaptés en fonction des conditions météorologiques et notamment aux conditions de vent. Lorsque la hauteur le permettra, une pelle mécanique avec un bras remplacera la grue pour finaliser le chantier.
Pour ouvrir les journées du Patrimoine, la ville d’Aramon et l’association « Courir à Aramon » organisent leur premier running du Patrimoine, ce vendredi 15 septembre.
D’environ 6km, le parcours verra ses participants traverser, à la lampe frontale, plusieurs bâtiments et lieux emblématiques de la ville tels que l’Hôtel de Ville, les Arènes, l’Eglise, le Château, la Halle des Sports et bien d’autres. Ce premier running n’aura pas de chrono, en revanche l’inscription auprès de l’association Courir à Aramon est obligatoire.
L’organisation de cet évènement fait suite à un désir de la ville de mettre en avant son patrimoine de manière différente et d’unir les forces du tissu associatif à celles de la municipalité dans le secteur de l’animation. L’évènement est organisé avec le soutien de l’OCPA Aramon, les Amis de Saint Pancrace et les Amis du Château d’Aramon.
Vendredi 15 septembre. Départ à 20h30 sur le Planet, Aramon.
Le grignotage de la cheminée d’Aramon se poursuit
L’alerte, c’est la gigantesque bouée de sauvetage qui nous accueille à l’entrée d’Aramon. La mémoire, ce sont tous ces objets charriés par les eaux tel un camping-car ou une machine à laver déstructurés par la force de l’eau exposés sur le parking du jardin d’enfants. L’émerveillement vient ensuite, à peine franchi la porte principale de la digue du village : une placette reposante mais cependant conviviale, animée et par le bar du village et par les rires d’enfants qui jouent autour de la fontaine. Sur la place, la salle Le Planet lieu stratégique de ce festival qui a tenu toutes ses promesses.
Les débats et les expos sont organisés dans la rue, véritable agora qui invite la population grâce à la radio Raje à débattre, se souvenir et anticiper. Le château d’Aramon en plein cœur du village, l’église Saint-Pancrace, nous ont offert leur écrin pour les concerts du quintet jazz Belmondo, du spectacle La Truite, la rumba gitane de Titi Robin ou du quatuor vocal Aesthésis. De purs moments de sérénité pour des enjeux cependant énormes : comment se fabriquer une culture du risque d’inondation, comment survivre ensuite à ce traumatisme, mais aussi comment connaître et aimer notre environnement en l’occurrence le Rhône. Et s’interroger plus largement sur les effets du réchauffement climatique.
Retour sur un festival qui se veut pérenne
Le succès d’un spectacle ou festival ne se résume pas au nombre d’entrées. Ici, pendant 3 jours, ce sont aussi les sourires des spectateurs, les regards complices des habitants, la disponibilité sans failles de sa directrice Sabine Chatel et de l’équipe des bénévoles, la qualité des spectacles, la profusion des propositions et des partenariats qui ont marqué cette deuxième édition et qui augurent des suivantes.
Emergences ? Un événement engagé et responsable
Si la première édition pouvait être assimilée à la commémoration des 20 ans des inondations tragiques d’Aramon – 9 septembre 2002, 5 personnes décédées, dégâts terribles – ce festival Emergences conçu par l’enfant du pays Sabine Chatel, se veut pérenne. La preuve en est l’appel à adhérer à l’association afin de permettre à tous de s’investir toute l’année et de pouvoir continuer à offrir à cette même date anniversaire des spectacles les plus accessibles possible, des rencontres, débats et expositions.
Association Emergences. 4 bis Rue des Aires. 30390 Aramon. 06 19 72 96 43. www.emergencesfestival.fr
Le grignotage de la cheminée d’Aramon se poursuit
La première édition du festival Émergences en septembre 2022 était en lien avec la commémoration des 20 ans des inondations tragiques qui avaient frappé le Gard et la commune d’Aramon. Fort d’un bilan positif de plus de 2000 visiteurs et des retours enthousiastes du public, de la presse et des artistes, une deuxième édition est programmée du vendredi 8 au dimanche 10 septembre prochains.
L’Eau, à l’honneur pendant 3 jours pour se souvenir, alerter, émerveiller et se rencontrer
Une programmation éclectique : musicale inspirée par l’eau, éclectique et curieuse, avec des artistes de notoriété nationale, régionale, des débats, tables rondes, conférences, balades pour donner la parole aux différents acteurs de la vie civile sur les problématiques liées à l’eau dans leur vie quotidienne et sur leur territoire, un parcours artistique « Code Source » inspiré par le Rhône et la culture du risque.
Un festival éco-responsable
À noter que ce festival est lauréat 2023 du Prix de l’Inspiration en Économie Sociale et Solidaire de la Fondation Crédit Coopératif. Il est labellisé ‘Événements Détonnants en Occitanie’ pour son engagement dans l’éco-responsabilité et la transition écologique.
Le programme du week-end
Vendredi 8 septembre Dès 9h, l’équipe de bénévoles accueillera le public ou les scolaires dans la Petite Halle sur le Planet. Place Ledru Rollin, Aramon. Des créations collectives réalisées en extérieur avec une classe du collège Henri Pitot d’Aramon seront exposées pendant le festival aux côtés des œuvres de Cyril Hatt « Les Résurgents ». 9h à 12h. Parking jardin d’enfants. Avenue Jean Moulin. En fin d’après-midi, plateau Radio avec l’enregistrement en public de l’émission Les Papes du Pop / Raje Radio. Spéciale « Que d’Eau ! que d’Eau ! » 18h30. Le Planet. Place Ledru Rollin. La journée se terminera avec le concert du Belmondo Quintet avec un répertoire sur mesure inspiré par l’Eau, allant de classiques revisités, à John Coltrane en passant par Fauré, Debussy, et leurs propres compositions. La première partie sera assurée par le chanteur Laurent Benitha avec son nouvel album « Déluge ». 21h. 21 et 28€. Château d’Aramon. Entrée Porte de Béhaigue, 34 Boulevard Gambetta.
Samedi 9 Septembre Balade à vélo « Du quai d’Aramon à la digue du Rhône ». 9h. Gratuit sur réservation. Proposée par Gard’OVélO. La Marche Inouïe de Stephane Marin : une marche d’écoute pour re-découvrir Aramon par les oreilles, une immersion dans les sons du Rhône et de son environnement. 10h30, 14h30 et 16h30. Sur le plateau Radio Le Planet. Pour échanger sur la fabrique d’une culture du risque inondation sur un territoire à partir de l’expérience artistique Code Source. Animée par Bipolar. Invités : élus, habitants, gestionnaires, acteurs culturels, artistes… 11h. Atelier Réparation vélo éphémère : une petite réparation à faire, un pneu crevé, des freins fatigués… Profitez des conseils et des outils des réparateurs volontaires de l’association Gard’O’VélO. 13h30 à 15h30. Table ronde : Conférence l’Eau, ses enjeux, les bonnes pratiques. Rencontre avec Eric Servat, directeur du centre de l’Eau UNESCO, médiation Michel Flandrin. 14h30. Le Planet. Gratuit. Spectacle de cirque de Rue : Clowns-acrobates-musiciennes. 16h30. De 1 à 5 €. Pelouse Eugène Lacroix. Avenue Jean Moulin. Aramon. Concert quatuor Æsthesis : De Monteverdi à John Cage jusqu’aux compositeurs contemporains. 18h. 11 et 15€. Eglise Saint Pancrace. 8 Place de l’Eglise. Concert. Accordzéâm “La Truite” (Schubert, Musique, Humour). Succès Avignon Off. 21h. 21 et 28€. Château d’Aramon. Entrée Porte de Béhaigue, 34 Boulevard Gambetta. Ciné-concert plein air : une immersion dans le Rhône, sonore et visuelle proposée par Cyril Laucournet et Julie Rousse. Pelouse Eugène Lacroix. Avenue Jean Moulin.
Dimanche 10 septembre Le risque inondation sous tous les angles : une balade au cœur d’Aramon par EPTB Gardons. 9h. Départ des Vélo Bus depuis Comps V1 / Vallabrégues V2 / Barbentane V3. Rejoignez en vélo Aramon pour une journée de convivialité et de réjouissances. Déplacements encadrés par l’Association GardOvélO. 9h30. Partez à la découverte de la vie des Paluns : une heure de promenade écologique commentée. 10h. Zone Humide des Paluns. Avenue de Verdun. Chants traditionnels provençaux avec Manu Théron & Damien Toumi. Un parcours musical du fleuve à la mer et de la mer à l’océan. 11h30. Gratuit. Zone Humide des Paluns. Avenue de Verdun. Table Ronde Entre Rhône et Gardons : Inondation, ressource en eau et changement climatique. 14h30. Le Planet. Place Ledru Rollin. Chants gnawa du Maroc. Asmâa Hamzaoui & Bnat Timbuktu. 16h. Gratuit. Zone Humide des Paluns. Avenue de Verdun. Concert « Retour aux sources gitanes » avec Titi Robin et Roberto Saadna. 18h. 21 et 28€. Château d’Aramon. Entrée Porte de Béhaigue, 34 Boulevard Gambetta.
Du 8 au 10 septembre 2023. Pass 4 concerts. 60€. Les animations, balades, rencontres, débats, sont gratuits et ouverts à tous. La réservation est conseillée pour : balades sonores, balades vélo en groupes restreints. 06 19 72 96 43. contact@emergencesfestival.fr
Édition de 2022.
Le grignotage de la cheminée d’Aramon se poursuit
Après la tentative avortée d’affalement de la cheminé de l’ancienne centrale thermique EDF d’Aramon le 7 juin dernier, les opérations de déconstruction se poursuivent avec le grignotage des 140 mètres restants de la structure. Pour cela, la société Cardem chargé de la démolition de cette tour haute initialement de 250 mètres a fait venir une grue spéciale destinée à grignoter par le haut le béton et les ferraillages via une pince hydraulique commandée à distance.
Mise en place début juillet, la grue a ensuite dû faire l’objet d’une réception technique du matériel par un bureau de contrôle externe et indépendant. Une démarche indispensable avant le lancement des travaux de grignotage de la cheminée en toute sécurité. Les opérations ont ensuite réellement débutée le 26 juillet par des tests de grignotage avant d’atteindre actuellement leur rythme de croisière.
Les travaux sont réalisés par la pince mécanique suspendue à la grue mobile positionnée à côté de la cheminée et alimentée par une pelle hydraulique. L’opération est télécommandée grâce à un système de caméras depuis la cabine de la grue permettant de réaliser l’opération à distance dans des conditions de sécurité.
Les travaux vont durer quelques semaines et seront adaptés en fonction des conditions météorologiques et notamment aux conditions de vent. Lorsque la hauteur le permettra, une pelle mécanique avec un bras remplacera la grue pour finaliser le chantier. La grue est pliée chaque soir dans sa position de mise en sécurité. Un périmètre de sécurité autour de la grue a été mis en place avec des restrictions de circulation ; un accès spécifique aux agriculteurs est autorisé sous conditions pour leur permettre de continuer leurs récoltes.
Le grignotage de la cheminée d’Aramon se poursuit
Après le semi-échec de déconstruction par affalement de la cheminée de l’ancienne centrale thermique d’Aramon, la partie inférieure va finalement être grignotée. L’opération devrait débuter d’ici quelques semaines.
EDF et la société Cardem, filiale de Vinci, ont lancé des investigations sur cet « aléa technique » survenu le 7 juin dernier. Les études réalisées ont confirmé l’absence de risque d’effondrement de la structure, haute d’environ 140m, restée en place et de risque pyrotechnique, toutes les charges ayant explosé. Un périmètre de sécurité intégralement inclus dans l’enceinte du site EDF est maintenu autour de la cheminée avec un gardiennage 24/24h afin d’assurer la sécurité du site.
Des constats d’huissier ont été réalisés afin de déterminer les parcelles alentour concernées par des éventuels dépôts de poussières. Des prélèvements ont ensuite été réalisés, en présence des huissiers, par un bureau d’études indépendant et mis sous scellés avant d’être envoyés en laboratoire pour analyses. Les résultats confirment que les poussières émises lors du tir ne présentent pas de risque pour la santé ni pour l’environnement. Un expert agricole indépendant a été mandaté par EDG afin de faire l’inventaire des parcelles environnantes ayant subi un éventuel impact sur les récoltes à venir. Les expertises sont en cours de finalisation.
La méthodologie retenue pour la déconstruction de la partie inférieure restée en place est la technique du grignotage du béton à l’aide d’une grue. Cette méthode nécessitera d’amener le matériel par des transports routiers spécifiques. Après plusieurs jours de montage, la grue devrait être opérationnelle début juillet. Les travaux devraient se poursuivre sur l’été, leur durée étant étroitement conditionnée aux conditions météorologiques et notamment aux conditions du vent.
Le grignotage de la cheminée d’Aramon se poursuit
Ce mercredi matin 7 juin, seulement la moitié de la cheminée de l’ancienne centrale thermique EDF s’est effondrée lors de sa tentative de démolition. Explication sur ce semi-échec.
Normalement c’est à la démolition des cheminées de l’usine EDF de Richemont en Moselle qu’aurait dû ressembler celle de la tour d’Aramon. L’opération réalisée en 2012 par Cardem, filiale de Vinci construction spécialisée dans ce type d’intervention de déconstruction, avait ainsi permis ‘d’affaler’ trois tours hautes de 75, 111 et 115 mètres. Chargée d’une mission similaire, l’entreprise Cardem a donc utilisé aujourd’hui un procédé quasi-identique pour mettre à bas l’édifice industriel gardois. Une technique d’abattage qui consiste à faire chuter la cheminée de sa propre hauteur, un peu comme un arbre que l’on coupe. Ainsi après avoir affaibli la base de la tour (voir photo ci-dessous), cette dernière devait s’affaisser grâce à l’utilisation contrôlée d’explosifs pour ensuite basculer sur le côté en étant entrainée par le poids de sa partie haute notamment. Un système de charnière installé au sol mis en place pour l’occasion devait ensuite guider la chute de la tour depuis sa base avec une précision de l’ordre de 2%.
Le pied de la cheminée avait été en partie affaibli grâce à plusieurs percements (photo du dessus). Des explosifs avaient été également répartis dans les parties pleines (photo ci-dessous).
Aramon jumelée avec Pise ? Pas facile cependant de venir à bout des 50 000 tonnes de béton et d’acier de celle qui fut la plus haute cheminée d’Europe lors de sa mise en service à la fin des années 1970. En effet, la démolition de la cheminée enclenchée à 10h30 comme annoncé ne s’est pas passée comme prévu et près de la moitié des 250 mètres de la tour sont restés debout, légèrement penchée du côté où elle devait tomber. De quoi susciter des réactions plus ou moins amusées des milliers de spectateurs venus assister à cet événement rare filmé et photographié sous toutes les coutures. Parmi ces nombreux commentaires on pouvait noter ceux qui affirmaient que « la ville de Pise voudrait maintenant se jumeler avec celle d’Aramon », que « le plan cinéma du département de Vaucluse avait débordé dans le Gard rhodanien en accueillant les tournages de séries post-apocalyptiques » ou bien encore que « dans le Gard, quand on construit : c’est du solide ! »
« L’effondrement inattendu de la partie haute révèle aussi que la tour était particulièrement détériorée et que sa démolition devenait une impérieuse nécessité. »
Le mauvais état de la tour responsable ? Comme on peut le voir dans la vidéo située en fin d’article, la tour s’est bien affaissée de plusieurs mètres comme cela avait été prévu lors du déclenchement des explosifs disséminés à sa base. Malheureusement, la partie haute, en plus mauvais état que prévu, s’est effondrée sur elle-même alors qu’en basculant sur le côté elle aurait dû entraîner le reste de la tour dans la direction de sa chute. Un affaissement sous son propre poids, bien visible au-dessus du milieu de la tour seulement quelques secondes après la détonation. Dans le même temps, la partie basse (au moins 30 000 tonnes), dont le centre de gravité est descendu après la disparition du sommet de la tour, s’est ‘plantée’ dans le sol, légèrement de travers. En bref, si la cheminée avait été plus solide, il est probable qu’elle aurait basculé… Cependant, l’effondrement inattendu de la partie haute révèle surtout que la tour était particulièrement détériorée et que sa démolition devenait une impérieuse nécessité.
Seule la RD 702 devrait rester fermée provisoirement.
Et maintenant ? Après un moment de flottement et une série de vérifications par drone ainsi que par les équipes de démolition, il a fallu se rendre à l’évidence : le reste de la cheminée ne bougerait plus. Les premières analyses réalisées ont confirmé l’absence de risque d’effondrement et de risque pyrotechnique, toutes les charges ayant explosé. Des contrôles de sécurité qui auront toutefois retardé de près d’une heure la réouverture des routes départementales coupées pour l’occasion comme la RD 2 et la RD 126. Seule la RD 702 reste coupée jusqu’à nouvel ordre (voir carte ci-dessus). En effet, si initialement le premier rayon de sécurité était de 415 mètres quand la tour mesurait 250 mètres, il a été ramené à 150 mètres désormais permettant aussi de rouvrir le trafic fluvial sur le Rhône.
« Comme un pied de nez d’un vieux monde industriel qui ne veut pas céder au ‘greenwasching’, la cheminée d’Aramon s’est offert un sursis qui semble ravir ceux qui regrettaient déjà sa disparition. »
Maintenant, c’est donc aux techniciens de réinvestir les lieux en toute sécurité afin de déterminer comment abattre la partie restante de la tour. Ces investigations puis ces préparatifs pourraient prendre quelques semaines à quelques mois selon les modes opératoires. D’ici là, comme un pied de nez d’un vieux monde industriel qui ne veut pas céder au ‘greenwasching’, la cheminée d’Aramon s’est offert un sursis qui semble ravir ceux qui regrettaient déjà sa disparition.
Le grignotage de la cheminée d’Aramon se poursuit
Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir une tour de 250 mètres de haut être démolie. C’est ce qui va arriver ce mercredi 7 juin à Aramon avec l’affalement de la cheminée de l’ancienne centrale thermique de production d’électricité d’EDF. L’opération sera réalisée par la société Cardem. Si cette filiale de Vinci construction est spécialisée dans ce type d’intervention de déconstruction, elle aura tout de même fort à faire avec ce ‘gros morceau’ estimé à 50 000 tonnes de béton et d’acier.
Pour cela, une équipe d’une quarantaine d’intervenants oeuvre depuis plusieurs semaines pour enlever le maximum de matériaux ainsi que placer les charges permettant l’utilisation contrôlée d’explosifs.
Cardem n’évolue toutefois pas dans l’inconnu puisque l’entreprise de démolition a déjà réalisé une opération similaire en octobre 2012 sur le site de l’usine EDF de Richemont en Moselle. A l’époque, il n’avait fallu que 26 secondes pour venir à bout de trois tours respectivement hautes de 75, 111 et 115 mètres (voir vidéo ci-dessous). C’est le même type de procédé d’affalement qui va être utilisé à Aramon. Si tout se passe bien, la cheminée gardoise devrait tomber en direction du parc (dans un sens plutôt Ouest-Est) avec une précision de l’ordre de 2%. Un système de charnière réutilisable mis en place par Cardem doit guider la chute de la tour depuis sa base.
L.G.
Le grignotage de la cheminée d’Aramon se poursuit
DP_ARAMON_abattage
Points d’observation, restrictions de circulation, exposition photo, déroulement de la matinée… La mairie d’Aramon a communiqué tout ce que vous devez savoir pour assister à l’affalement de la cheminée de la centrale EDF prévu le mercredi 7 juin prochain.
Symbole de la commune d’Aramon depuis sa construction il y a plus de 40 ans, la cheminée de l’ancienne centrale thermique d’EDF va disparaître du paysage le mercredi 7 juin prochain. C’est à 10h30 que l’édifice de 250 mètres devrait être ‘affalée’, c’est-à-dire basculée sur le côté en direction du parc de la Lône. L’occasion pour la municipalité gardoise de mettre en avant le lien qui s’est tissé avec celle qui fût la plus haute tour industrielle d’Europe avant d’être dépassée par celle de Gardanne en 1984 (297 mètres). « La cheminée a constitué un véritable symbole pour tout un territoire et particulièrement pour notre commune, expliquent les services de la Ville. Visible à plus de 20 km, ayant été la cheminée la plus haute d’Europe, elle a su s’intégrer aux paysages aramonais et s’ancrer durablement. C’est donc, logiquement que la commune organise des moments particuliers au cours de cette matinée. »
L’opération devrait prendre moins d’une minute Ainsi, plusieurs moments rythmeront la matinée qui se terminera par un moment d’échanges autour d’un apéritif.
9h30 : rendez-vous à la salle Eugène Lacroix pour une prise de parole des élus.
10h : rendez-vous à la Lône où sur le trajet les spectateurs pourront découvrir les 43 clichés retenus suite à un appel à candidature de la commune ainsi que des dessins réalisés par les enfants du centre de loisirs et 3 maquettes de la centrale (cependant, en fonction de la météo, cette exposition pourrait être présentée uniquement salle E. Lacroix).
10h30 : l’abatage de la cheminée devrait débuter après un décompte final. L’opération ne devrait pas prendre plus d’une minute.
11h : la municipalité convie ensuite les spectateurs à un moment convivial à la salle E. Lacroix.
Il faudra moins d’une minute pour venir à bout des 250 mètres de la cheminée de l’ancienne centrale thermique d’Aramon mise à l’arrêt depuis le 1er avril 2016.
Fermeture des routes à partir de 9h30 L’abattage de la cheminée impose des conditions de sécurité strictes. Aucune personne non autorisée ne devra se retrouver à proximité du site. Plusieurs accès majeurs seront donc fermés sur la matinée à partir de 9h30 :
La RD2 (Route départemental 2) dans les 2 sens entre Beaucaire et Avignon, depuis le barrage de Vallabrègues et jusqu’au rond-point devant Sanofi (voir plan ci-dessous).
Le contre canal depuis Sanofi jusqu’au barrage de Vallabrèques sera fermé.
La RD126 (Aramon-Montfrin / Montfrin-Aramon) depuis l’entrée de ville au niveau du lotissement des Charmettes (mas du Lapin) et jusqu’à la jonction de la RD126 et RD500 (intersection Aramon/Montfrin/Théziers) – voir plan plus bas.
La RD702 (quartier les agasses – jonction entre laRD126 et la RD2) – voir plan ci-après.
Sauf incident, l’ensemble de ces routes rouvriront à la circulation à partir de de 11h30 à l’exception de la RD702 qui restera fermée toute la journée. Par ailleurs, l’accès aux massifs forestiers sera interdit sur toute la journée. De même que l’accès aux points hauts seront règlementés (Valorière, Belvédère…).
Les gendarmes d’Aramon, appuyés par les renforts des brigades alentours ainsi que par les effectifs de de la police municipale et de la police intercommunale, veilleront à faire respecter l’ensemble de ces consignes de sécurité. Pour cela, des patrouilles mobiles, stationnaires sur les points d’interdiction d’accès et même fluviale seront déployées.
Les questions pratiques que vous pouvez vous poser
L’abattage va-t-il engendrer de la poussière ? Le procédé mis en place devrait limiter la dispersion de poussière au-delà du périmètre du site notamment par l’arrosage du site et la mise en place de brumisateurs. L’effet du vent sera également un facteur important.
Une détonation se fera-t-elle entendre ? Oui, mais de très courte durée puisque l’abattage dans sa totalité ne prendra qu’une minute.
Est-ce que l’abattage peut encore être reporté ? Seules des conditions cycloniques avec des vents au-delà de 160km/h ou une alerte foudre annulerait l’exécution de l’affalement de la cheminée. A ce jour, il ne semble pas y avoir de risque d’orage ni de pluie selon les prévisions météorologiques à une semaine.
La circulation sur le Rhône sera-t-elle interrompue ? Oui, elle sera interrompue momentanément pour éviter tout risque de sur accident. En revanche, les trains continuent à circuler.
Livraisons, soins, urgences… : comment ça marche ? Aucune circulation ne sera autorisée. Il est donc recommandé de reporter les livraisons et d’adapter les heures d’arrivée des équipes de travail, des clients et des patients. Cependant, pour les urgences la RD 235 (Aramon-Domazan) et la RD 19(Aramon-Théziers) seront ouvertes.
Et pour les transports scolaires et les transports publics ? Les autorités de gestion des transports ont été informées des restrictions à la circulation. Il n’y a pas d’impact sur le collège, l’arrivée et le départ des enfants se faisant en dehors de la période de fermeture des voies.