12 octobre 2026 |

Ecrit par le 12 octobre 2026

Le château de Bosc, connaissez-vous son vin sans sulfite de garde ?

Le château de Bosc, à deux pas du Pont-du-Gard et d’Avignon, est un lieu proposant 8 activités pour passer un bon moment en famille. Outre ses musées, l’établissement est l’un des rares au monde, grâce à un procédé tenu secret, à proposer une gamme de vins sans sulfites de garde.

Quelle échappée succulente que de déambuler dans les allées ombragées du parc. Les cigales nous abondent de leur chant, les fragrances nous chatouillent, le lieu en devient onirique. Au loin, une forme cylindrique intrigue, son rouge flamboyant nous saisit, ses formes chimériques nous parlent. Instinctivement, le visiteur s’approche et contemple l’énergumène, un second jaune vif niché derrière nous appelle également, et c’est toute une collection de 30 artistes qui prend vie. Les formes varient, les couleurs nuancent et les perspectives nous trompent. Ce qui marque ? La symbiose entre la nature et l’art. Sans même pénétrer dans le château de Domazan, les jardins nous invitent à l’évasion.

Château de Bosc ©Linda Mansouri

D’une surface de 12 000 m², le parc est notamment planté de cèdres du Liban, dont un, trois fois centenaire magnifie à lui seul ce havre de paix et de tranquillité. On y trouve aussi des oliviers à foison, de jolis grenadiers et un sentier botanique. A la tête de l’édifice ? Guillaume Reynaud est issu d’une famille de vignerons dont il est la cinquième génération. Avant lui, Claude, Louis, Gabriel et Jean-Louis, dès 1903 ont produit du vin à Domazan. Parce que oui, le château n’est pas seulement un repère pour les passionnés de vélos et de motos, mais aussi pour les férus de vins. Après des études d’œnologie, Guillaume reprend la propriété de ses parents.

« Nous avons acheté le château et récupéré les vignes tout autour qui étaient en très bon mauvais état. Il a fallu entrer en conformité avec l’appellation Côte du Rhône », explique Guillaume Reynaud, ancien élu et toujours actif au syndicat des vignerons de Signargues. L’édifice datant de 1872 est incroyablement bien conservé, seule la toiture a été refaite, le parc en revanche a lui été entièrement repensé. Pour l’épauler dans sa besogne, son épouse Virginie Reynaud prend en charge le volet évènementiel. A son actif, des soirées organisées tous les jeudis regroupant une centaine de convives autour de planches apéritives et dans une ambiance musicale.

Château de Bosc ©Linda Mansouri

L’invention des vins sans sulfites de garde

Le château de Bosc aurait pu être un domaine viticole bio comme les autres. Cependant, voici plus de treize ans que Guillaume Reynaud, a fait une découverte majeure : élaborer des vins sans sulfites qui se gardent et sans défaut. Depuis mille ans, l’homme n’a jamais su faire autrement que de rajouter des sulfites (souffre) dans le vin pour le conserver. Dans les années 1970, certains producteurs bios commencèrent à essayer de produire des vins sans cet additif. De nos jours on peut en trouver dans le commerce mais rarement. Le seul problème, mais de taille, est qu’ils ne se conservent que quelques mois, une année avec beaucoup de chance, dans tous les cas, de manière aléatoire.

Guillaume Reynaud s’installe en 2000 et met ses premières cuvées en bouteille en 2006. Aujourd’hui, 40 000 bouteilles sortent du domaine à l’année. « Avant nous faisions essentiellement du négoce, c’est en 2010 que nous nous sommes spécialisés dans les vins sans sulfites de garde. » Depuis, toute la gamme est concernée. La raison ? Un travail pénible et difficile en cave pour Guillaume en raison d’une gêne respiratoire. « J’avais du mal à respirer, je ne pouvais pas continuer comme ça, il fallait trouver une solution ». La solution, elle mettra quatre années à pointer le bout de son nez, la littérature à l’époque sur le sujet étant très mince. Après trois ans d’expérimentations à haut risque (le vin pouvait tout simplement se transformer en vinaigre dans la cuve ou dans la bouteille), la recette secrète est trouvée. Guillaume tient à le préciser : « la méthode fonctionne très bien et n’est pas aléatoire, le vin reste de même qualité, indépendamment des années. »

©Château de Bosc

Depuis 2010, son vin sans sulfites, cuvée Artémis, est mis dans le commerce sans problème de vieillissement particulier. D’autre part l’impact qualitatif est perceptible : « nous avons des vins mieux définis, plus ronds, plus gras, moins impactés par le SO2… cela permet d’avoir des vins avec un meilleure amplitude, par contre, ces vins-là nécessitent une stratégie technique où il faut être méthodique et rigoureux… » Aujourd’hui le vigneron peut présenter une « verticale » ininterrompue (un échantillon de la même cuvée sur plusieurs millésimes successifs) de 10 années disponible uniquement pour les scientifiques ou les professionnels.

Tandem de choc

Guillaume a pour complice un œnologue de renom avec qui il forme un tandem efficace : Jean-Philippe Trollet. Celui-ci est une sommité dans le milieu du vin. Jean-Philippe Trollet fut en effet sacré « Meilleur œnologue du monde » (« Winemaker of the year ») en 2009 par le prestigieux International Wine Challenge. La complicité qui unit les deux hommes dans la recherche œnologique est réelle et fort efficace. Le château de Bosc s’est fait un nom grâce à sa cuvée sans sulfites Artémis, mais pas que !  Grâce au savoir-faire du vigneron et à son terroir d’exception, le domaine propose une gamme plus traditionnelle composée de vins blanc, rosé et rouge.

©Château de Bosc

Le caveau est situé dans la salle principale du château de Bosc. Le visiteur peut y déguster gratuitement toute la gamme. Tous les vins peuvent être présentés et commentés soit par la personne de l’accueil qui en a toute la compétence, soit par le propriétaire s’il est présent

©Château de Bosc

Les Jardins du Bosc

Pour faire découvrir le château, ses activités et son vin unique, Virginie Reynaud mise sur l’événementiel. Les Jardins de Bosc proposent des soirées tous les jeudis de juillet, de 19h à 22h30. « J’ai lancé ces soirées en 2019, je me suis rendue compte que beaucoup de visiteurs connaissaient le château pour son musée et ses collections et pas forcément pour son bon vin. » Au menu ? Découverte des vins du domaine avec planches apéritives et dans une ambiance musicale. Le château de Bosc vous accueille aussi pour célébrer mariage, baptême, anniversaire, repas d’entreprise, ou tout autre événement propice aux rassemblements et festivités. C’est entre vignes et parc ombragé que les convives peuvent profiter du charme de ce beau domaine viticole et de sa tente de réception. Egalement au programme, des marchés de producteurs, ou les produits du terroir se conjuguent aux vins du domaine.

Photo : château de Bosc.

L’art et la moto

« Mon père était passionné par la technique et les deux roues. C’était un gros collectionneur mondial, la collection du musée est l’une des plus belle de France et d’Europe en terme d’évolution du cycle. » La collection Claude Reynaud, parmi sa trentaine de motos exposées, présente bon nombre de machines dont des modèles semblables ont été montrés au Guggenheim Muséum : Majestic, 4 cylindres FN, 1000 Vincent, MV4, Harley Davidson, Honda Four, Indian etc… Ici, au château de Bosc, point d’alignements lassants de motos mais une sélection rigoureuse dont les seuls critères sont la beauté, mais aussi l’histoire et la rareté.

Présentées de manière chronologique, de 1900 à 1980, dans trois salles du château, les motos de Claude Reynaud retracent, à leur manière, l’évolution du deux-roues. Vous êtes ici dans la demeure d’un collectionneur privé, passionné, historien et expert qui a décidé d’ouvrir sa collection au public. L’homme a également écrit une ribambelle de bouquins sur l’histoire du village et dressé un arbre généalogique des domazannais distribué aux habitants.

©Château de Bosc

Musée du vélo

Certains vélos peuvent-ils être considérés comme des objets d’art ? Après la visite du château de Bosc, la réponse, comme pour les motos est : oui ! Au niveau art, il faut avoir vu la draisienne dite «  de Charles X », la draisienne cheval, classée Monument Historique par le Ministère de la Culture en 2010 (le seul deux-roues classé en France). Il faut avoir vu également l’extraordinaire vélocipède ciselé d’Yves Montand ou même un grand bi Springfield, tout en élégance, pour se rendre compte combien les constructeurs, les artistes dirons nous, rivaliseront d’ingéniosité et d’inspiration pour produire de véritables chef-d’œuvres.

©Château de Bosc

Toucher de vrais avions de chasse

Personne n’a oublié les mythiques avions Mirage 5 et MiG 17 de Buck Danny, Tanguy et laverdure et autres héros de la BD… Chacun sait ce que ces aéronefs ont apporté de rêve à plusieurs générations… Le château de Bosc peut vous permettre d’approcher ces fabuleux engins. Cette exposition se veut didactique grâce à des panneaux explicatifs mais aussi ludique puisque proposant un jeu aux enfants.

©Château de Bosc

Pour ponctuer ces quelques lignes, Virginie Reynaud trouve la formule. « Au château de Domazan, il y en a pour tous les goûts, pour ceux axés sur l’art, ceux sur le vélo ou la moto, les enfants et les amateurs de bons vins. » La messe est dite.

Informations pratiques : 651 chemin du Bosc – RN100, 30390 Domazan, tél. 04 66 57 65 11, site internet cliquez ici. Tarifs comprenant toutes les activités : (vélos, motos, avions, ludothèque, jeu de piste) 9€ / adulte et 6.5€ / enfant de 3 à 13 ans.


Tiago Rodrigues nommé directeur du Festival d’Avignon

La ministre de la Culture a annoncé ce lundi à Avignon la décision de nommer le metteur en scène portugais Tiago Rodrigues. Il devient ainsi directeur du Festival d’Avignon et prend la relève d’Olivier Py qui tire sa révérence.

Le futur directeur, premier étranger à la tête du Festival d’Avignon, mettra en scène ce lundi soir lors de l’ouverture du Festival, ‘La cerisaie’ de Tchekhov, avec Isabelle Huppert, dans la cour d’honneur du palais des Papes. Tiago Rodrigues est un dramaturge, producteur, metteur en scène et acteur portugais né en 1977 à Lisbonne. Il est principalement connu en France pour sa pièce ‘By heart’.

En 2003, il fonde avec Magda Bizarro la compagnie ‘Mundo perfeito’ au sein de laquelle il est l’auteur de ses spectacles. En plus de ses nombreuses collaborations avec des artistes de scène portugais et internationaux, il a aussi écrit des scénarios, des articles de journaux, des recueils de poèmes, des préfaces et des tribunes. Il a également enseigné dans des institutions telles que l’école de danse belge ‘Parts‘ ou encore l’université d’Évora au sein de laquelle il enseigne la dramaturgie.

L.M.


Flâneries d’art contemporain dans les jardins aixois

C’est le rendez-vous incontournable à Aix-en-Provence qui déplace le public, les artistes, les œuvres, et ouvre les jardins de la ville aux mille fontaines. Les Flâneries d’Art 2021, organisées par la comédienne Andréa Ferréol présidente de l’association Aix-en-Oeuvres auront lieu cette année  samedi 26 et dimanche 27 juin 2021. La manifestation, 15ème édition, est gratuite. Une aubaine pour le public qui tout en se promenant va pouvoir rencontrer des artistes dont certains de renommée internationale, et découvrir leur travail dans quelques uns des plus beaux endroits de la ville.

Andréa Ferréol (à droite) et Sophie Barjac (Photo de JD Réga).

Peinture, arts plastiques, sculpture, joaillerie, céramique, photographie, parfumeur-créateur, se mêleront. Dix-neuf artistes plasticiens exposeront leurs œuvres, belles, singulières, étonnantes. Parmi d’autres Dominique Rembauville créatrice multicartes exposera à l’hôtel d’Oléon Boysseuil, quelques unes de ses œuvres dont ses mystérieuses lettres d’amour enfermées dans des boites transparentes numérotées. Charlotte Mano qui explore la photographie à la frontière du réel et sème le trouble avec son regard de femme sur les femmes sera  au Patio des Oblats, 54 cours Mirabeau. Un lieu où l’artiste peintre Klent et le photographe Gianni Soglia ont installés « Vapor » une création commune visuelle et sonore qui plonge le public en immersion. Nouveauté cette année, les master classes les parfumeurs du monde seront animées par Thierry Bernard et Stéphane Piquart au salon d’Olivary.

Gianni Soglia (à gauche) et Klent (Photo JD Réga).

Dans le célèbre quartier Mazarin et ses jardins particuliers du XVIIème siècle, les exposants seront accompagnés d’auteurs, acteurs, musiciens. Des comédiens feront des lectures : Sophie Barjac (lettres à Gala 1924-1948 de Paul Eluard), Anny Duperey, Samuel Labarthe, Bénédicte Roy et les aixois Philippe Cariou (correspondance d’Albert Camus et Maria Casarès) et Andréa Ferréol (correspondances d’artistes). Quatre écrivains, Jean d’Aillon, Olivier Bellamy, Florence Quentin, Marc Lagrange échangeront avec les visiteurs. La musique et la danse seront largement présentes. Les Trompettes de Lyon, l’accordéoniste Pascal Contet, le ténor Julien Dran, les pianistes Antoine Palloc, Julie Anna Zappalà, le Duo Myrias (harpes), Anne-Laure Chelle et Jorge Caldeon Arias (danse), qui se produiront dans les différents jardins.

Depuis leur création les Flâneries d’art ont accueilli 180 000 visiteurs et 250 artistes. Un émerveillement différent chaque année !

Jean-Dominique Réga

Lieux, horaires, programme complet sur https://www.aix-en-oeuvres.com/flaneries-2021/


Vernissage en fanfare à Villeneuve-lès-Avignon

16 artistes contemporains afficheront leurs œuvres sur les vitrines des commerces, dans des lieux patrimoniaux et sur les murs de la ville de Villeneuve-lès-Avignon pendant trois semaines, du 5 au 30 juin.

Un parcours d’art contemporain prendra vie dans des lieux divers, fédérant des démarches artistiques plurielles unies par un thème commun : « il ou elle m’inspire ». Le départ se fera au garage Euromaster, l’arrivée est prévue à la chapelle Notre dame des sept douleurs. Pas d’œuvres accrochées au hasard pour ‘décorer’ des commerces, mais une série dʼexpositions, dʼinterventions in situ imaginées en cohérence avec les lieux et le thème de cette 3e édition. Les artistes de toutes disciplines sont choisis en fonction de ce quʼils proposent.

‘Les rencontres d’Aubergine‘

Des artistes, des enseignants, des spectateurs, tous sont désireux de créer un événement culturel qui rassemble, dans leur ville. Villeneuve-lès-Avignon a toujours entretenu des liens forts avec les artistes qui se réunissaient jadis au restaurant nommé aujourd’hui « Aubergine ». Les rencontres d’Aubergine, c’est avant tout une histoire de rencontres humaines, celle d’amis investis dans une association.

Depuis plusieurs années c’est à cette même adresse que se retrouve un groupe d’artistes et d’amis de la ville à l’occasion d’une soirée mêlant musique, théâtre, chanson, écriture, arts plastiques. En 2018, ce rendez-vous est devenu un parcours avec plusieurs expositions, en 2019 il s’est développé, en 2020-2021 il prend son envol. D’abord avec une exposition collective en septembre à la chapelle Notre Dame des sept douleurs, puis avec le parcours en juin. Découvrez le programme et la liste des artistes en cliquant ici.

L.M.


Deux artistes vauclusiens exposent au salon ‘Ddessin’ à Paris

Eve de Medeiros, créatrice du salon Ddessin Paris, a choisi pour cette nouvelle édition de mettre en lumières deux artistes vauclusiens : Marie-Laëtitia Gerval et Bastien Baudon. Des talents qui prendront place sur le devant de la scène artistique contemporaine, du 11 au 13 juin prochain.

Rendez-vous désormais central de la semaine du dessin à Paris, la 9ème édition de Ddessin pose ces valises cette année au Molière, 40 rue de Richelieu, hôtel particulier situé entre le Palais de la Bourse et le site historique de la bibliothèque nationale de France. Pour ce nouveau rendez-vous, Ddessin présentera la sélection des galeries, la pépinière d’artistes ainsi que son coup de cœur.

L’événement se veut un tremplin pour la jeune scène artistique qui explore le dessin sous toutes ses formes, et pour les galeries qui la défendent en France et à l’international. En lui offrant une forte visibilité aux côtés de galeries et d’artistes plus établis, Ddessin contribue à faire connaître et reconnaître une scène artistique d’avenir.

Marie-Laëtitia Gerval

De formation de peintre classique, l’artiste avignonnaise Mary-Laëtitia privilégie un rapport analytique à l’image. Elle parfait son regard à l’école des ventes de paris-drouot, où elle obtient un diplôme d’expertise de tableaux anciens. A partir de 2002, Mary-Laëtitia Gerval s’exerce à l’art photographique et en 2004, elle crée sa première Maison d’éditions Vg.

Durant trois années, elle se perfectionne dans la photographie d’hôtels de luxe et développe ses compétences dans les métiers de l’imprimerie et de la communication en tant que directrice artistique à la conception des revues touristiques et urbaines de l’agence info-eilat (Israël). En 2007, elle publie au côté de Christian Etienne, maître cuisinier de France, un second ouvrage pour les éditions du Delirium intitulé « Fables », qui reçoit lors des Gourmand awards le prix du ‘meilleur premier livre de cuisine’. S’en suivent alors un voyage professionnel à New York, la découverte des grands studios photos et les rencontres culinaires multiples.

Bastien Faudon

L’artiste Bastien Faudon présentera quant à lui un film d’animation. L’artiste, qui vit et travaille à Avignon, déconstruit notre rapport à l’image et au réel. Cartographies mentales, représentations de l’espace et du temps, sa pratique place l’actualité scientifique au cœur d’une démarche transdisciplinaire et sensible. Il interroge ainsi le rôle de la création artistique dans l’évolution des cultures et dans l’émergence de nouvelles idées. Dans ses œuvres se confondent réel et virtuel, figuratif et abstrait, particulier et universel. Sa démarche se situe à la croiseé des regards artistique, scientifique et philosophique. Pour cette neuvième édition, il présentera un film d’animation réalisé spécialement pour l’occasion, ainsi qu’une sélection de dessins sur plastique thermoformé.

Un partenariat a également été scellé avec le Grenier à sel d’Avignon. Ce lieu d’innovation et de création explore les pratiques artistiques collaboratives reposant sur la perméabilité entre créations artistiques, domaines scientifiques et nouvelles technologies, du dessin à la vidéo en passant par la réalité virtuelle. Par ailleurs, Ddessin accueillera une douzaine de galeries françaises dont la galerie Marie Jaouen à Avignon

Le prix Ddessin

Depuis sa création en 2013, le prix Ddessin entend encourager la création contemporaine et valoriser le travail d’un.e artiste sélectionné.e par un jury composé de professionnels du monde de l’art et de la culture, et d’autres personnalités. Le ou la lauréat(e) verra son travail récompensé par quatre semaines de résidence d’artiste à la villa Saint-Louis Ndar. En contrepartie, il ou elle restituera l’une de ses œuvres produites dans le cadre de sa résidence et se rendra disponible pour rencontrer les habitants de Saint-Louis du Sénégal à l’occasion d’une présentation de son travail en présence de la direction de l’Institut.

Plus d’informations sur le site de l’événement : Https://ddessinparis.com/infos-pratiques/


Un spécimen mi-arbre mi-homme de 7m, direction Malaucène

L’artiste sculpteur Yann-Eric Eichenberger s’est lancé un challenge artistique à partir du 10 mai prochain : réaliser en cinq jours deux sculptures monumentales de 7m de haut, en bois de Séquoia. Elles seront entreposées à la sortie de Crestet, en direction de Malaucène.

Yann-Eric Eichenberger, sculpteur contemporain à Vaison-la-Romaine, a déjà réalisé en 2019 une première sculpture monumentale de plus de 5m de hauteur en bois de Pin Douglas. Il projette aujourd’hui de dépasser une nouvelle fois les dimensions classiques en réalisant un couple de 7m de hauteur.

C’est dans un tronc de Séquoia de plus de 120 ans et 2m de diamètre à la base, que les sujets de Yann-Eric Eichenberger prendront forme en partenariat avec la galerie Déclicart. L’arbre de 30m de haut est issue d’un village de la Drôme. Suite à la foudre Il était devenu menaçant pour les riverains. L’élagueur Gabriel Auber (Buis-les-Baronnies) est à l’origine de la délicate coupe du géant, qui fut ensuite transporté jusque sur la commune du Crestet.

Place à la tronçonneuse 

Après quelques jours de préparation, l’ébauche des sculptures commencera le 10 mai prochain, au sol tout d’abord. Les deux pièces seront dressées le mardi 11 mai à l’aide d’une pelle mécanique de 24 tonnes, entre autre matériels imposants nécessaires à la manipulation délicate de l’ensemble (9 tonnes et 7m de long pour le tronc principal.) Vient ensuite la sculpture à la tronçonneuse et réalisation de l’ensemble du couple depuis une nacelle élévatrice.

Le bois, matière enivrante

« Celui que j’aurai croisé dans la nature, cet arbre mort encore debout qui me laisse son témoignage de matière, sa mémoire de vie. Bien plus qu’un matériau, ce bois récupéré devient mon médium et reçoit les traits de ma tronçonneuse, comme la feuille blanche accueillerait le crayon. » De son amour pour les arbres découle une passion pour le bois, ce matériau noble et authentique, maîtrisant le temps. L’artiste met alors en relief la rencontre entre l’Homme et l’arbre, de laquelle naîtrait une forme de sagesse.

Courbes féminines

« Mes personnages féminins sont un support, une excuse à cette recherche de lignes et de courbes. C’est un long chemin d’extraire l’essence d’une ligne ou d’un mouvement et de n’en garder que l’essentiel. »  Yann-Eric Eichenberger s’y atèle minutieusement. La tête d’abord, les épaules, le dos et la cambrure, la découpe dorsale et son creux au dessus des fesses. Les jambes sont longues, élancées, lignes droites qui appellent le regard de l’homme irrésistiblement vers le haut.  « Enfin, quand elle tiendra debout, je la nommerai, lui donnerai un prénom. »  

Les courbes et le creux de dos, les cambrures et le déhanché aident l’artiste à comprendre les élans fragiles qui nous permettent de vivre dans le ciel. « Car seuls nos pieds touchent le sol. Le reste de notre être est en élévation. » L’artiste tient à le préciser, les pièces ne sont pas des copies de la femme, mais empreintes de féminité. Pour nous rappeler à vivre pleinement notre monde d’humains en harmonie avec l’arbre et la nature.

Irrésistible volonté de s’élever

Passionné de sculpture, de taille directe et de recherche des lignes, c’est tout naturellement que Yann-Eric recherche l’élévation. « Mes sujets sont directement issus de ces arbres et comme eux, c’est toujours plus haut dans le ciel que je désire  les voir diriger leurs regards. Comme un besoin d’ascension en attente d’étoiles. » précise l’artiste exerçant face au Mont Ventoux.

L’image ainsi donnée du corps féminin traduit ainsi notre volonté intérieur de nous élever, de regarder vers le ciel. Démarche quelque fois pénible et douloureuse lorsque l’homme est empêtré dans la tourmente et la difficulté des aléas de la vie.  Il plaît à penser à l’artiste qu’il faut être attentif aux formes harmonieuses qui nous entourent et au bien-être qu’elles nous procurent.  « Qui sera cet être nouveau mi-Arbre mi-Homme? Une rencontre du temps et de l’espace ? Une réconciliation, c’est certain. En tout cas je l’espère. »

Yann-Eric Eichenberger : contact@sculpture-attitude.com. Site internet : https://www.sculpture-attitude.com/

https://www.echodumardi.com/tag/art/page/12/   1/1