30 avril 2026 |

Ecrit par le 30 avril 2026

Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

Estelle Monna est créatrice d’estampes contemporaines. Elle pratique différentes techniques de gravure dans son atelier à Pernes-les-Fontaines. Elle vend ses œuvres en boutique, en exposition ou sur son site internet.

« En 2020, j’ai changé d’activité après le Covid. J’étais auparavant régisseuse d’œuvres au Musée du Louvre à Paris. Le confinement m’a fait opter pour une nouvelle vie professionnelle avec la gravure. Originaire d’Avignon, j’ai eu l’opportunité de m’installer dans un atelier d’abord chez moi à Pernes. La Mairie de cette ville qui est labellisée Ville et Métiers d’art a ensuite proposé une location à un tarif avantageux dans le centre ancien », explique Estelle Monna. À ce jour, il y a 26 artistes au total sur la ville, comme dans le cas d’Estelle Monna, la Ville de Pernes favorise en effet l’installation et la mise en avant des artisans d’art.

Deux techniques de gravure

La gravure est une technique de reproduction d’images qui date depuis le Moyen Âge. C’est en quelque sorte l’imprimerie à l’ancienne. L’objectif est de graver une plaque qui est destinée à être encrée et pressée sur le papier pour pouvoir être imprimée. Un tirage est ainsi créé pouvant être reproduit à l’identique. Il existe différentes techniques. « Pour ma part je travaille avec deux procédés. Le premier concerne le métal à la pointe sèche ou avec de l’eau-forte. Le second est la linogravure qui s’apparente à la gravure sur bois. La finalité de l’œuvre est une estampe destinée à être accrochée au mur. »

La couleur bleue est la véritable signature d’Estelle Monna, évocatrice du rêve, de la mélancolie et de la féminité. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Des stages

Tout au long de l’année, Estelle Monna propose des stages collectifs concernant la pointe sèche et la linogravure. Il existe un stage découverte de deux heures sur ces deux domaines. D’autres stages plus longs à la journée sont aussi au programme pour se familiariser avec l’eau-forte.

Une belle réussite depuis cinq ans

« J’ai beaucoup de chance de pouvoir vivre de mon métier. Cela demande néanmoins beaucoup de travail. Les ventes de mes œuvres se font à l’atelier, dans des expositions des salons ou en ligne sur mon site. » L’objectif d’Estelle Monna est de continuer à développer sa notoriété. Elle sera ainsi présente en avril 2026 à Villeneuve-lès-Avignon avec les Rencontres d’Aubergines.


Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

Le film documentaire Au cœur d’une restauration sera projeté au cinéma Capitole MyCinewest, au Pontet, ce dimanche 28 décembre en présence des réalisateurs.

Ce dimanche, le public pourra vivre une immersion dans une restauration d’exception, au cœur de la cathédrale Saint-Véran, à Cavaillon, grâce au documentaire Au cœur d’une restauration diffusé au Cinéma du Pontet.

Réalisé par Studio One, producteur et distributeur de films et documentaires basé à Carpentras, ce film documentaire de 1h26min suit les petites mains qui préservent notre patrimoine : tailleurs de pierre, doreurs, électriciens, maîtres-verriers, archéologues… L’artisanat et la passion s’entremêlent dans cette restauration monumentale pour sauver un joyau du territoire.

Les cloches, les dorures, les vitraux ou encore les fresques… Les spectateurs découvriront tous les détails qui subliment la cathédrale de Cavaillon, mais aussi des témoignages et interviews de ceux qui ont participer, de près ou de loin, à la restauration de l’édifice.

Réservation en ligne ou achat des billets sur place.
Dimanche 28 décembre. 16h. Cinéma Capitole MyCinewest. 161 Avenue de Saint-Tronquet. Le Pontet.


Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

La Maison Battu est une pâtisserie familiale créée en 1988 à Pernes-les-Fontaines par Jean-Luc et Josefa Battu. Mathieu, leur fils, a rejoint l’entreprise en 2021 et en a pris la direction en 2023. L’atelier de fabrication de la pâtisserie a été transféré en 2023 dans les locaux de Ma première usine sur le site du Marché-gare à Carpentras.

« Je suis revenu dans l’entreprise il y a quatre ans. Je me suis d’abord familiarisé avec la clientèle et l’entreprise et j’ai repris la direction il y a deux ans. Mes parents sont en retraite désormais même s’ils nous donnent encore un coup de main pour la fin d’année », explique Mathieu Battu.

Une riche expérience

Avant d’intégrer l’entreprise familiale, le chef d’entreprise trentenaire, cuisinier de formation, a connu une expérience d’une douzaine d’années dans la pâtisserie de restaurant, dans des lieux très prestigieux à Courchevel, Londres, Lyon et enfin à Paris à l’hôtel Crillon. « À 31 ans, après le Covid, j’ai décidé de revenir à l’endroit où j’avais grandi pour retrouver les odeurs et l’ambiance de la pâtisserie familiale. »

Une aide d’Initiative Ventoux

Mathieu Battu se tourne alors vers la plateforme Initiative Ventoux pour connaître les rudiments du chef d’entreprise. « Je passais en effet du statut de salarié à celui d’entrepreneur et cela est complètement différent. Initiative Ventoux a permis de me donner une solide base pour me lancer. Cette structure m’a également orienté vers le service Développement économique de la CoVe. Nous avons alors trouvé un accord en 2023 pour pouvoir utiliser un local professionnel de fabrication au sein de Ma première usine, sur le Marché gare de Carpentras . » L’outil mis à disposition s’adresse à des jeunes repreneurs d’entreprise, comme c’était le cas pour Mathieu Battu. Il a encore une année d’utilisation pour ces locaux qui comprennent des ateliers de fabrication, du stockage réfrigéré, des vestiaires et un bureau. Toute la fabrication de la pâtisserie a ainsi été délocalisée sur ce site. « Nous avons pris cette décision par manque de place de notre boutique de Pernes. »

Une diversification dans la boulangerie

Historiquement, la Maison Battu fabrique de la pâtisserie, des chocolats et des glaces. En 2024, l’entreprise s’est diversifiée dans les métiers de la boulangerie en reprenant une seconde boutique à Pernes qui a nécessité beaucoup de travaux. « Nous sommes très attachés à la qualité de nos produits. Mon père est disciple d’Escoffier. Je le suis également depuis peu. Tout ce travail ne peut être possible que grâce à notre équipe de professionnels très compétents. »


Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

Avec 31 900 créations d’entreprises artisanales, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistre en 2024 une progression marquée de l’entrepreneuriat artisanal (+8% sur un an). Un rebond significatif qui confirme l’attractivité du secteur, tout en mettant en lumière un enjeu majeur : celui de la transmission de milliers d’entreprises dans les prochaines années.

Après le ralentissement observé en 2023, l’artisanat régional renoue avec une dynamique soutenue. Selon le dernier baromètre publié par l’Institut Supérieur des Métiers, avec le soutien de Maaf, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se hisse au troisième rang national en volume de créations artisanales, derrière l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Près de 30% des créations d’entreprises régionales relèvent de l’artisanat, faisant de la région la deuxième de France sur ce critère.

Un rebond net après une année de repli
Cette reprise s’appuie autant sur les entreprises individuelles que sur les structures employeuses. Les sociétés commerciales (SA Société anonyme ; SARL, Société anonyme à risque limité, SAS, Société par actions simplifiées), souvent plus pourvoyeuses d’emplois, enregistrent une hausse notable, signe d’un entrepreneuriat plus structuré.

Les services, moteur de la croissance artisanale
Tous les secteurs de l’artisanat profitent de cette embellie, mais l’artisanat des services s’impose comme le principal moteur. Il concentre près de la moitié des créations régionales et affiche la plus forte progression annuelle. Nettoyage des bâtiments, soins de beauté, entretien automobile ou encore coiffure figurent parmi les activités les plus dynamiques, traduisant une demande soutenue liée à l’évolution des modes de vie et à la tertiarisation de l’économie. Le BTP, la fabrication et l’artisanat de l’alimentation progressent également, à des rythmes plus modérés, confirmant la résilience globale du tissu artisanal régional.

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Une dynamique territoriale contrastée
La hausse des créations bénéficie à la majorité des départements, avec des progressions marquées dans le Vaucluse, le Var et les Alpes-Maritimes. À l’inverse, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence enregistrent un léger recul, illustrant des disparités territoriales persistantes entre littoral attractif et arrière-pays plus fragile économiquement.

Entreprendre pour se réinventer
L’étude met également en lumière un trait marquant de l’entrepreneuriat artisanal : la reconversion professionnelle. Près d’un créateur sur deux change de métier au moment de se lancer. Ce phénomène est particulièrement prononcé dans l’artisanat de fabrication, les services et l’alimentation, où l’artisanat apparaît comme un levier de réinvention professionnelle et de quête de sens.

La transmission, talon d’Achille du secteur
Derrière ces indicateurs positifs se dessine toutefois une fragilité structurelle. Les reprises d’entreprises restent marginales : moins d’une création sur dix est issue d’un rachat. Or, près de 8 240 entreprises artisanales pourraient être cédées dans les cinq prochaines années en région, notamment dans la maçonnerie, la réparation automobile, le nettoyage ou le commerce alimentaire sur les marchés. Ces entreprises, souvent dotées de salariés et de savoir-faire spécifiques, constituent un enjeu économique et patrimonial majeur. Leur disparition faute de repreneur signifierait la perte de compétences parfois rares et un affaiblissement durable du tissu local.

Le bilan
Le bilan 2025 de la création d’entreprises artisanales en Provence-Alpes-Côte d’Azur dessine un paysage contrasté. D’un côté, un secteur attractif, dynamique et créateur d’emplois ; de l’autre, une transmission encore trop peu anticipée, qui menace la pérennité de milliers d’entreprises. À l’heure où l’artisanat demeure un pilier de l’économie de proximité, l’enjeu n’est plus seulement de créer, mais aussi de transmettre, pour que la vitalité entrepreneuriale d’aujourd’hui ne se transforme pas en fragilité demain.

Un poids économique déterminant
Les chiffres consolidés par Insee et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur rappellent l’ampleur du secteur. En 2022, l’artisanat régional a généré 9,8 Milliards d’euros de richesse : 7 Milliards d’euros pour les établissements de 0 à 10 salariés, 2,8 Milliards d’euros pour ceux de 11 à 250 salariés, auxquels s’ajoutent 1,4 Milliards d’euros issus d’activités artisanales secondaires. L’artisanat représente 18% de la richesse produite par les petits établissements marchands — jusqu’à 27 % en zones rurales, et 31 % dans certains arrière-pays.

Un modèle fondé sur le capital humain
Avec près de 280 000 actifs (dont 219 000 dans les établissements de 0 à 10 salariés), l’artisanat s’appuie sur des savoir-faire intensifs en compétences. Malgré une faible intensité capitalistique, les entreprises affichent une rentabilité moyenne de 23% (contre 15% pour des entreprises comparables), une productivité par emploi de 40 300€ -jusqu’à 54 100€ dans la production de biens- et un investissement ciblé : plus de 60% des entreprises investissent prioritairement dans l’outil de travail.
Mireille Hurlin


Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

La chambre des métiers et de l’artisanat de Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de fêter son centenaire. L’occasion pour l’institution consulaire de célébrer l’excellence artisanale régionale lors d’un événement qui s’est tenue à l’Hôtel de Région à Marseille en présence de Renaud Muselier, président de la Région Sud, et Jacques Witkowski, nouveau préfet de Région Paca.

A cette occasion, une trentaine d’entreprises artisanales centenaires ont été mises à l’honneur dont la Maison 1909 d’Amélie Ricard à Avignon (voir aussi vidéo ci-dessous), la distillerie de plantes aromatiques Les Agnels à Buoux, les conserves Guintrand à Carpentras, la société des Ocres de France à Apt et l’atelier de dorure sur cuir et de restauration de cuirs anciens le Fleuron du cuir de Jean Gallon à Sarrians

La soirée a ensuite permis de mettre lumière la formation professionnelle avec la présence de 7 meilleurs ouvriers de France dont Rodolphe Couston (MOF Boulangerie et Parrain du centre CMA Formation Avignon), Alain Drouet (MOF Menuisier), Satoshi Sekimoto (MOF Broderie d’art) ou encore Séverine Gamba (MOF Esthétique – Art du maquillage).

« Fiers de notre histoire, résolument tournés vers l’avenir, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur est fière d’accompagner ces entreprises qui font rayonner notre région, s’est félicité pour l’occasion le vauclusien Yannick Mazette, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur. Aujourd’hui comme hier, et pour longtemps encore. »

Les femmes et Monteux à l’honneur
Trois remises de prix ont aussi ponctué la soirée afin de récompenser des femmes artisanes et des territoires engagés :

  • Prix Madame Apprentie : distinguant trois jeunes talents féminins en formation. Lisa Jandet, Ileana Viotti & Manon Gallois
  • Prix Madame Artisanat : récompensant trois femmes entrepreneures. Alizée Pignard, Marina Angelini & Séverine Gamba
  • Prix Ma Ville Mon Artisan : saluant l’engagement des communes de Monteux (Vaucluse), Le Cannet-des-Maures (Var) et Embrun (Hautes-Alpes) en faveur de l’artisanat local.

Une charte pour les JO d’hiver 2030
Enfin, Yannick Mazette et Renaud Muselier ont signé une charte marquant l’engagement de l’artisanat régional pour les Jeux Olympiques 2030 dans les Alpes du Sud.
« Célébrer les 100 ans de la Chambre de Métiers, c’est reconnaître l’excellence de l’artisanat en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a souligné le président de la Région Sud. La Région restera aux côtés de nos artisans pour soutenir l’innovation et la transmission de nos entreprises. Avec les Jeux d’hiver 2030, c’est un formidable vecteur de croissance qui s’offre aux 280 000 artisans de la région. »

L.G.

Cré&dit : DR/CMAR PACA

Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

La 17e édition du Concours de l’Épiphanie, qui s’est tenue ce mardi 9 décembre à Apt, a réuni trois concours : ceux de la Meilleure Galette des Rois et du Meilleur Gâteau des Rois, et pour la première fois celui de la Pompe à Huile.

Comme chaque année, la ville d’Apt a accueilli le Concours de l’Éphiphanie, organisé par le Groupement des Artisans Boulangers-Pâtissiers du Vaucluse. Près de 50 personnes ont participé pour le concours de la galette, près de 50 pour le gâteau des rois, et 27 pour la pompe à huile.

Ce Concours célèbre à la fois tradition et savoir-faire artisanal. « Cette édition 2025 a démontré une nouvelle fois la vitalité, la motivation et le haut niveau d’exigence des artisans boulangers-pâtissiers vauclusiens », affirme le Groupement. Artisans, salariés et apprentis ont démontré leurs qualités techniques et de créativité.

Les lauréats

Comme chaque année, ce sont des critères précis que les participants ont dû respecter afin d’être évalué par un jury composé de professionnels. Si chacun a su faire preuve de rigueur, quelques-uns se sont démarqués.

Pour le Meilleur gâteau des rois :

  • 1er Prix des Artisans : David Poirmeur de la boulangerie Les Rotondes à Avignon
  • 2e Prix des Artisans : Stéphane Toussan de la boulangerie Au pain d’Antan à Valréas
  • 3e Prix des Artisans : Nicolas Chedeville de la boulangerie Aux Délices du Ventoux à Malaucène
  • 1er Prix catégorie BP-BM-MC : Theo Giana de la boulangerie Au pain d’Antan à Valreas
  • 1er Prix catégorie CAP : Simon Moreno de la CMA Formation d’Avignon

Pour la Meilleure galette frangipane : 

  • 1er Prix des Artisans : Nicolas Soubeyrand de La Mie Soubeyrand à Aubignan
  • 2e Prix des Artisans : Manon Pennaneach de Maison Jouvaud à Carpentras
  • 3e Prix des Artisans : Nicolas Goddi de Nicoline à Coustellet
  • 1er Prix catégorie BP-BM-MC : Mailys Chalvet de la boulangerie Les Rotondes à Avignon
  • 1er Prix catégorie CAP : Leo Barlatier de la Maison Samson à Cabrières d’Avignon

Pour la Meilleure pompe à huile :

Ls trois artisans qui ont remporté les 1ers Prix. ©Groupement des Artisans Boulangers-Pâtissiers du Vaucluse

Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

La distillerie Manguin à Avignon propose plusieurs animations à l’occasion des fêtes de fin d’année. Au programme :

Samedi de fêtes à la distillerie
Samedi 20 décembre. Ouverture non stop de 10 à 18h. Dégustations de cocktails, idées cadeaux, sélection de foie gras, truffes en chocolat…

Ateliers Cocktails
Deux sessions ‘Ateliers Cocktails’ seront proposées en décembre. Deux soirées pour plonger dans l’art de la mixologie au cœur de la distillerie :

  • Jeudi 18 décembre – 19h à 21h – 55 € Animé par Ewan, chef barman à La Brousse.
  • Lundi 22 décembre – 19h à 21h – 55 €. Animé par Hadrien, chef barman au Baryum 56.

Après une visite de la distillerie et la découverte des produits Manguin, vous réaliserez et dégusterez deux cocktails signature. Une expérience sensorielle à partager, entre savoir-faire, créativité et plaisir gustatif. Repartez avec l’envie – et le talent – d’éblouir vos proches avec vos propres créations !

Crédit : DR/Distillerie Manguin

Idées cadeaux
Pendant tout le mois de décembre la Distillerie propose aussi une offre spéciale de fin d’année :

Cadeaux par produit acheté :

  • 1 Caraxes (50 ou 70 cl) = 1 Ginger Beer offert
  • 1 Oli’Gin (50 ou 70 cl) = 1 Tonic offert
  • Cadeaux selon montant du panier
  • 200 à 300€ = 1 Savon offert
  • 300 à 400€ = 1 Tartinable + Gressins offerts
  • 400€ = 1 Liqueur Mandarine 20 cl offerte
  • 700€ = 1 Flasque cuir offerte
  • Bonus permanent dès 130 € d’achat. Une fiole de Liqueur Verte 10 cl offerte

L.G.

Distillerie Manguin. 784 chemin des poiriers. Avignon. 04 90 82 62 29. info@manguin.com


Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

Élodie Fructus a créé son entreprise de sirop à base de fruits à 100%, Papilles et Provence. Elle vient d’emménager dans les locaux de la CoVe, Ma première usine, à Carpentras. L’entreprise a de belles perspectives de croissance.

« J’ai lancé mon entreprise toute seule il y a deux ans et demi, en mars 2023. Juste avant, j’étais dans la pépinière d’entreprises Potentiels pendant un an. Cela m’a permis de maîtriser les rudiments du chef d’entreprise », explique Élodie Fructus, ingénieure de formation en procédés. Avant de se lancer dans la grande aventure de l’entreprenariat, elle a acquis une expérience industrielle durant 12 ans dans différentes entreprises.

Elle lance son entreprise avec le statut d’EURL sur la commune de Pernes-les-Fontaines chez elle. Elle reste seule dans l’entreprise jusqu’en septembre 2024. Son frère Alban se joint alors à l’aventure en s’occupant plus particulièrement de la communication.

Transfert à Ma première usine

« Dès le début de la société, j’avais postulé pour un local à Ma première usine gérée par la CoVe, sur le site du Marché-gare de Carpentras. » Elle a l’opportunité de décrocher un outil adapté à son projet d’une surface de 150 m². La brasserie Agora a en effet quitté les lieux en 2025 pour un transfert toujours sur le Marché-gare. « Ce site de production est très intéressant pour moi, d’abord sur le plan financier. Nous pouvons rester jusqu’à quatre ans pour lancer notre affaire. Il y a trois parties, la production, le stockage et un bureau avec une petite surface de vente. »

Du sirop de fruits frais

Le concept est le suivant : le sirop est fabriqué à partir de fruits à 100%, sans aucun ajout d’arômes. Le taux de sucre est de 55%, contre 66% en moyenne pour les autres fabricants de sirops. Tout est fabriqué de façon artisanale. « Je rince en premier lieu les fruits puis je les dénoyaute. Je les broie ensuite pour obtenir du jus de fruits. Je rajoute enfin du sucre et j’en fais du sirop. »

Les fruits utilisés dans les sirops de l’entreprise sont 100% naturels et 100% locaux. Le producteur le plus à ce éloigné fournit des citrons bio et il se situe à Berre l’Etang. À titre d’exemple, les kiwis viennent de L’Isle-sur-la-Sorgue.

Il y a les parfums classiques mais également des assemblages comme fraise-basilic ou poire-gingembre. La société travaille sur la réalisation d’un sirop de pomme.

Il existe trois conditionnements vendus en flacon de verre qualitatif : 500 ml pour la restauration hors foyer comme les bars, 250 et 100 ml pour le particulier.

Une vente diversifiée

La commercialisation de ces sirops premiums s’est faite dans un premier temps principalement sur les marchés locaux. « Nous sommes également très présents sur toutes les festivités locales durant l’été. Pour développer encore davantage l’activité, nous sommes allés démarcher des épiceries fines, des cavistes, des salons de thé. Nous allons également proposer nos produits dans la boutique au sein de notre local. Le bouche-à-oreille depuis plusieurs mois est efficace. Nous avons ainsi des clients d’Aix-en-Provence, Belgique ou encore Bretagne qui nous ont demandé nos produits », indique Élodie Fructus. L’entreprise travaille également avec des producteurs locaux en leur réalisant leur propre sirop. C’est le cas par exemple avec un producteur de figues.

Le process

Élodie Fructus investi dans du matériel pour améliorer son process, même si l’ensemble est artisanal. « Jusqu’à l’année dernière je faisais tout à la main. Mais l’acquisition d’une dénoyauteuse a permis un gain de temps. Le fruit est ensuite broyé donnant une pulpe de fruits. »

La seconde acquisition est un pressoir. La pulpe est pressée donnant un jus de fruits après deux passages. Une phase de décantation est d’ensuite nécessaires pour éviter les dépôts.

Le jus de fruits récupéré est ensuite chauffé dans une cuve avec l’ajout de sucre. Un peu de jus de citron pressé est ajouté permettant de baisser le pH et d’améliorer la conservation du produit.

Un chauffage à 85°C (pasteurisation à chaud) permet d’obtenir une DLC du sirop à trois ans. Après 30 minutes d’attente, un embouteillage à chaud est réalisé dans les flacons en verre qui viennent de Sorgues.


Atelier de gravure Estelle Monna : l’art de toutes les techniques

Mardi 14 octobre, dans l’amphithéâtre de la Scala Provence à Avignon était organisée la soirée ‘De l’Émergence à l’Excellence Artisanale’. En présence du tout Vaucluse de l’économie, Gilbert Marcelli, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie et nombre d’entreprises, d’organisations professionnelles et d’artisans, mais aussi de formateurs et d’apprentis.

Au départ, en juillet 1925, un député Joseph Courtier lance l’idée de faire entendre la voix des artisans. Et en hommage à ce centenaire de la création des chambres des métiers, est projetée une archive TV en noir et blanc des années 70 où l’ancien ministre du Commerce et de l’Artisanat, René Monory témoigne de la dynamique, la diversité, la proximité et la compétence des professionnels des métiers manuels. Il est vrai que ce secteur rassemble plus de 250 spécialités. On pense aussitôt aux boulangers et bouchers, peintres et plombiers, mais il ne faut pas oublier les armuriers, bottiers, brasseurs, chapeliers, cordonniers, couteliers, gantiers, marbriers, ramoneurs, soudeurs, torréfacteurs ou vitraillistes.

Le rôle des chambres de métiers

Les chambres des métiers sont là pour former les futurs artisans, les aider à créer leur entreprise ou reprendre celle transmise par un ancien, la pérenniser, la promouvoir, défendre ses intérêts, accroître sa visibilité, booster ses ventes, contribuer à son développement et répondre aux défis de demain. Depuis 1937, elles gèrent l’apprentissage, en 1962 elles lancent le « Répertoire des Métiers » dans chaque département et en 1973, la fameuse « Loi Royer » édicte leurs missions économiques auprès des territoires.

L’artisanat dans la Région Sud

Pour entamer la soirée, la présidente de la CMA de Vaucluse, Valérie Coissieux cite Stendhal : « La vocation, c’est le bonheur d’avoir pour métier sa passion. » Et cet engagement viscéral, ces valeurs de travail, de créativité, de qualité, de transmission fait de chaque artisan un ambassadeur du savoir-faire, de l’excellence à la française et garantit des emplois non délocalisables.

Lui succède sur la scène de La Scala, Yannick Mazette, maître-artisan boulanger à L’Isle-sur-la-Sorgue, promu depuis 2021 président de la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat. Il insiste sur le poids social et économique des artisans en Provence-Alpes-Côte d’Azur. « C’est le 1er secteur de la Région Sud avec 250 000 entreprises, 400 000 emplois et un chiffre d’affaires de 20Mrds€, soit 1/4 de l’économie locale. »

Les artisans de Vaucluse distingués

Pour représenter et mettre en valeur l’une des plus anciennes entreprises de Vaucluse, Valérie Coissieux appelle Amélie Ricard qui représente la 4e génération de la Maison 1909 à Montfavet, spécialisée depuis plus d’un siècle dans la fabrication de rideaux en perles de buis. Elle est la seule en France. Elle innove, avec de nouveaux motifs, des couleurs flashy, de la décoration intérieure et en plus, « elle ne se contente pas, dit-elle avec humour, d’enfiler des perles mais la poussière de bois est utilisée pour fabriquer des briquettes qui servent à chauffer. »

Autres personnalités distinguées : Jean Gallon, 78 ans, artisan d’art gainier, doreur sur cuir, aujourd’hui épaulé par sa fille Virginie qui partage la même passion que lui, et Corinne Mallet, de l’Atelier de Coco, sellier-garnisseur-harnacheur, installée à Sarrians où elle fabrique des selles et montures pour chevaux mais aussi des sièges de voitures et motos de collection, de yachts de prestige et d’avions. Deux photographes étaient à ses côtés pour le titre de maître artisan d’art, Walter Deliperi du Pontet et Frédéric Sicard de Morières-lès-Avignon.

Une vingtaine d’apprentis ont été félicités pour leur CAP, garçons et filles, dans les sections coiffure, maintenance de matériel agricole et d’espaces verts, fleuristes ou esthéticiennes. Coup de chapeau également à Jean-Benoît Truchot, fondateur de Chocolat T en 2014, à bord de son camion HY Citroën avant d’ouvrir sa 1re boutique à Sérignan, une autre à Valréas. Il combine créativité, audace, savoir-faire et plaisir des sens avec des fèves de cacao sélectionnées et des recettes gourmandes, comme les pralines d’amande à la fleur de sel que le public a pu goûter. Il a reçu le titre de maître artisan chocolatier.

©CMAR PACA

Autres lauréats qui ont été distingués : Thierry Clota artisan-taxi à Pernes-les-Fontaines, Véronique Dornier, santonnière à Brantes. Séverine Gamba, esthéticienne à Entraigues-sur-la-Sorgue, déjà MOF (Meilleure ouvrière de France) dont le métier « ne se limite pas à arracher des poils », puisqu’elle peut aussi pratiquer des soins du visage, des gommages, modelages, massages, mises en beauté et maquillages. Sylvie Clop, spécialisée dans le rempaillage de sièges à Bédoin (avec du rotin ou de la paille de seigle), Corentin Tavernier, marquetier d’art à Pernes qui a fait ses classes dans la réputée École Boulle, Roselyne Macario qui a une entreprise de menuiserie métallique à Althen-des-Paluds, mais aussi Solange L’Herbier, couturière à Lapalud.

Transmettre le goût de l’artisanat

Nombre de plombiers, électriciens, maçons et serruriers ont été mis en valeur ainsi que les deux présidents de l’association ‘L’outil en mainJean-Marc Barreau (à Bollène) et Alain Parent (à L’Isle-sur-la-Sorgue) qui accueillent des enfants à partir de 9 ans pour leur montrer à quoi servent les outils, qu’il s’agisse de ceux du mécanicien ou de ceux du tailleur de pierre. Et surtout ces deux retraités dynamiques valorisent le travail manuel, transmettent leur savoir-faire et donnent parfois « l’envie d’avoir envie »… d’être artisan.

Artisans du patrimoine

Enfin, un hommage appuyé a été rendu à trois entrepreneurs vauclusiens qui ont participé au chantier du siècle : la reconstruction de Notre-Dame de Paris. Un pari fou réalisé en 5 ans malgré les contraintes drastiques des Bâtiments de France. Bravo d’abord à Vincent Gounon, menuisier d’art à la tête d’Atelier de la Boiserie de Gargas, labellisé ‘Entreprise du Patrimoine Vivant’ qui a notamment réalisé une partie des menuiseries de la cathédrale, comme les meubles des confessionnaux et qui vient de réaliser 10M€ de travaux pour une richissime Américaine dans son mas de Saint-Rémy-de-Provence. Également mis en valeur, Mathieu Lustrerie, l’entreprise de Gargas longtemps développée par Régis Mathieu avec le chantier de la Salle des Glaces à Versailles ou l’Opéra de Paris. Cette fois, c’est sa fille Inès qui a pris la suite et s’est battue pour que l’entreprise familiale réponde à l’appel d’offres et s’est occupée de la remise en état des lustres, candélabres tordus, souillés et abîmés par les flammes lors de l’incendie du 15 avril 2019. Et c’est sa grand-mère, Yvette Mathieu qui a expliqué comment les compagnons, artisans d’art de la lustrerie, ont œuvré pour leur redonner leur aspect antérieur.

Enfin, coup de chapeau à Pascal Quoirin, facteur d’orgues à Saint-Didier. Avec son fils Raphaël et son équipe, ils ont été choisis pour remettre en état les grandes orgues de la Cathédrale de l’Île de la Cité. Ils ont démonté un à un les 7952 tuyaux  de cet imposant instrument dont les plus longs mesurent plus de 11 mètres et qui compte 5 claviers. Toute ce mécano géant a été transporté avec précaution dans le Vaucluse où il a été dépoussiéré, nettoyé et restauré à Saint-Didier avant de tout ramener à Paris, tout remonter et accorder l’instrument.

Les Chambres des Métiers et de l’Artisanat aux côtés des artisans

En somme, ils représentent le meilleur de l’artisanat, le talent de femmes et d’hommes qui font honneur au génie français. Et, depuis un siècle, les Chambres des Métiers et de l’Artisanat sont là pour les aider. Donner des conseils fiscaux, des informations sur les conventions d’entreprises, les salaires, les nouvelles normes et lois, proposer des stages de perfectionnement pour que l’artisan.e ne reste pas seul.e dans son atelier et évolue avec son temps. Qu’il bénéficie de conseils d’experts et réussisse. Et qu’il prenne aussi en compte, les nécessités du XXe siècle, la transition numérique et écologique.

Pour conclure, une Médaille d’Honneur a été décernée à trois hommes qui ont longtemps œuvré au sein de la CMA 84, Rodolph Couston, Aymeric Deglaire et l’ancien président Thierry Aubert.

©CMAR PACA

Contact : www.cmar-paca.fr

https://www.echodumardi.com/tag/artisanat/page/2/   1/1