25 mai 2026 |

Ecrit par le 25 mai 2026

Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

À Fondation Villa Datris, la Méditerranée ne se contemple plus, elle se traverse. Avec Méditerranée, odyssées contemporaines, la nouvelle exposition de la Villa Datris transforme l’ancien hôtel particulier de L’Isle-sur-la-Sorgue en archipel sensible où les artistes parlent d’exil, de mémoire, de transmission et de naufrage. Plus de 65 créateurs venus des rives méditerranéennes y dessinent une mer politique, poétique et charnelle. Une exposition libre d’accès, habitée de fantômes antiques et d’éclats très contemporains, à découvrir jusqu’au 1er novembre 2026. 

Il faut franchir le portail de la Villa Datris comme on embarque sur un navire ancien. Dans les jardins de cette demeure du XIXe siècle devenue l’un des hauts lieux de la sculpture contemporaine en Provence, les œuvres semblent avoir été rejetées là par les vagues. Certaines pendent comme des filets de pêche oubliés. D’autres ressemblent à des reliques sauvées d’un naufrage. D’autres encore veillent, droites et silencieuses, comme des sentinelles de pierre regardant vers un Orient disparu.

À L’Isle-sur-la-Sorgue, la Méditerranée entre dans les murs
Depuis 2011, la fondation créée par Danièle Marcovici et Tristan Fourtine s’est imposée dans le paysage culturel du Vaucluse par une singularité rare : rendre la sculpture contemporaine accessible gratuitement au plus grand nombre. Plus de 1 000 artistes y ont déjà été exposés et plus de 620 000 visiteurs accueillis. Mais cette année, quelque chose change de nature. L’exposition n’est plus seulement un parcours esthétique. Elle devient une traversée intérieure.

Migrante 2021 de Pietro Ruffo. Un homme émerge de l’eau, soulevant ses maigres biens hors des flots. Copyright MMH

Une mer qui porte autant qu’elle engloutit
La Méditerranée de Villa Datris n’a rien de la carte postale. Ici, la mer est frontière, matrice, tombeau, mémoire et blessure. Les commissaires d’exposition Danièle Marcovici et Stéphane Baumet ont choisi de construire un récit où les artistes interrogent ce que signifie « traverser ». Traverser une mer. Traverser une langue. Traverser une guerre. Traverser l’absence.  

Alors les œuvres dialoguent comme des personnages de tragédie.
Les ballons noirs de Nermin Duraković évoquent des réfugiés invisibles. Les cartes fragmentées d’Elisabetta Benassi parlent des routes migratoires comme de cicatrices géographiques. Mona Hatoum suspend des objets du quotidien avec une inquiétante fragilité. Quant à Jean-Marie Appriou, il fait surgir un dauphin mythologique échappé des profondeurs, comme si Poséidon avait traversé les siècles pour venir respirer dans le Vaucluse. 

Ulysse n’est jamais rentré
Le parcours est structuré comme une odyssée. Chaque salle porte le nom d’une étape humaine : Le Grand DépartL’ErranceLes Grandes TraverséesL’ÉtrangerL’Impossible Retour. Et partout plane l’ombre d’Ulysse. Non pas le héros triomphant des livres scolaires, mais l’homme fatigué qui cherche encore où poser sa mémoire. Celui qui découvre que revenir chez soi ne signifie pas toujours retrouver sa place.

Daniel Deleuze, Tableaux valises 2016, des valises évidées, consolidées pour ne pas s’affaisser. Le vide devient élément actif. Claude Viallat, 1985slashF033 un filet de pèche tendu, des fragments de papier japonais peints suspendus dans ses mailles. Copyright MMH

Les migrations, le déracinement, les langues perdues
Les artistes parlent ainsi de migrations contemporaines, de déracinement, de langues perdues, de cultures déplacées. Mais jamais de façon démonstrative. Tout passe par la matière : le textile, le bronze, la céramique, le verre, le bois brûlé, les tissus recousus comme des blessures anciennes. Certaines œuvres provoquent un silence physique. Devant les chapeaux alignés d’Anila Rubiku, le visiteur comprend soudain que l’étranger n’est peut-être qu’un miroir. Devant les fumées suspendues de Rafram Chaddad, l’exil prend la forme d’un souffle qui se dissipe.  

Une exposition profondément méditerranéenne
La force de Villa Datris tient aussi à son ancrage territorial. Car cette Méditerranée contemporaine trouve un écrin naturel dans le Vaucluse. À L’Isle-sur-la-Sorgue, ville d’eaux, de galeries et de passages, l’exposition semble dialoguer avec les canaux, les pierres blondes et la lumière blanche si chère aux artistes.

Des artistes Méditerranéens
La Fondation accueille cette année des artistes venus du Liban, de Grèce, de Malte, de Suisse ,d’Italie, du Maroc, de Turquie, d’Espagne, de France ou encore des Balkans. Une géographie sensible qui rappelle que la Méditerranée fut longtemps un carrefour de civilisations avant de devenir une ligne de fracture géopolitique. Et pourtant, malgré les drames évoqués, l’exposition demeure lumineuse. Parce qu’elle parle aussi de transmission, de beauté persistante, de cultures mêlées. Elle raconte une mer qui résiste.

Nermin Durakovic Black cloud ; Des ballons noirs gonflés à l’hélium saturent l’espace formant un nuage sombre au-dessus du public.
Le message : Le traitement différencié des demandeurs d’asile est notre responsabilité. Copyright MMH

Un lieu vivant plus qu’un musée
La Villa Datris refuse le silence intimidant des institutions figées. Tout au long de la saison, visites guidées, rencontres avec les artistes, ateliers et médiations viennent prolonger l’expérience. Des ateliers pour enfants et adolescents permettent même aux plus jeunes de créer à partir des œuvres exposées. Cette volonté d’ouverture fait partie de l’ADN du lieu. Entrée libre, médiation accessible, scénographie immersive : la Fondation poursuit cette idée rare selon laquelle l’art contemporain n’est pas réservé à quelques initiés. Et l’on ressort de cette odyssée avec une étrange sensation. Celle d’avoir entendu la Méditerranée parler à voix basse. Non pas la mer des vacances. La mer des hommes.

Danièle Marcovici, conversation avec la Méditerranée
À travers Méditerranée, odyssées contemporaines, présentée à Fondation Villa Datris, Danièle Marcovici défend une vision du monde, une mémoire familiale, ses inquiétudes démocratiques, la célébration des échanges méditerranéens, via une parole sensible et politique.

Tous des enfants d’immigrés
Chez Danièle Marcovici, les thèmes naissent du monde tel qu’il tremble. Après avoir consacré l’édition 2025 aux sculptrices engagées, au coeur de la montée des extrêmes en Europe, la présidente de la Fondation Villa Datris poursuit cette réflexion avec la Méditerranée. Non pas comme décor solaire, mais comme territoire traversé par les fractures contemporaines.«Nous sommes un peu tous des enfants d’immigrés», glisse-t-elle peut-être plus grave qu’il n’y parait derrière son sourire toujours bienveillant. Dans ses mots affleure une mémoire intime : celle de racines venues d’Europe de l’Est, de générations déplacées, d’histoires familiales que le temps n’efface jamais complètement. Cette mémoire personnelle irrigue toute l’exposition.

Pascale Marthine Tayou Lampedusa 2019 Billes colorées, fleurs artificielles et taxis brousse miniatures s’accumulent en un champ vibrant où l’enfance côtoie le précaire. Copyright MMH

La Méditerranée, entre cimetière et promesse
Danièle Marcovici parle sans détour de cette mer devenue « un grand cimetière ». Les plus de 30 000 morts recensés sur les routes migratoires méditerranéennes hantent silencieusement le parcours artistique. Mais la fondatrice refuse le misérabilisme. L’exposition veut aussi raconter l’autre versant des migrations : ce qu’elles apportent aux sociétés, aux cultures, aux langues, à la musique, à la cuisine, aux imaginaires. «Les hommes, les femmes, les animaux migrent depuis toujours», rappelle-t-elle. Alors les œuvres exposées parlent autant de déracinement que de transmission. D’exil forcé, parfois, mais aussi d’espérance. Celle d’être accueilli. Celle de recommencer ailleurs. Celle de traverser sans sombrer.

Un humanisme revendiqué
La parole de Danièle Marcovici surprend toujours par sa franchise et son franc-parler, elle qui initie, pour toute chose, le dialogue, le partage, le rassemblement. Son engagement dépasse d’ailleurs les murs de la Villa Datris. La fondatrice soutient plusieurs associations liées aux droits des femmes, à l’accueil des migrants ou encore aux initiatives de paix réunissant Israéliennes et Palestiniennes. Cette dimension humaniste se lit partout, car ici, le politique passe par la poésie des artistes. «On n’a pas voulu être seulement graves », insiste-t-elle. Et de fait, malgré les thèmes abordés : l’exil, les frontières, l’oubli, la lumière méditerranéenne demeure partout présente. Dans les matières, dans les couleurs, dans les récits de transmission.

Anne Claverie Jardin bleu 2026. Des sculptures en tubes d’acier aux formes tortueuses évoquent l’olivier, symbole méditerranéen de paix et de longévité,
dont les racines entrelacées figurent le lien du vivant entre la terre et l’homme.Copyright MMH

Les Infos pratiques
Méditerranée, odyssées contemporaines. Exposition d’art contemporain. 65 artistes. Jusqu’au 1er novembre. Entrée libre. De nombreuses activités sont proposées sur réservations auprès de mediation@fondationvilladatris.com ; Visites scolaires f.vouland@fondationvilladatris.com ; Visites guidées en mai, juin, septembre, octobre les samedis à 16h, les dimanches à 11h. En juillet – Août du mercredi au samedi à 16h et les dimanches à 11h. Visites pédagogiques dès 6 ans en juillet août tous les vendredi à 11h. Visites scolaires dès la maternelle en Mai, juin, septembre, octobre les mercredis, jeudis et vendredis. Rencontres : La fondation invite les historiens et les critiques d’art ainsi que les artistes qui viennent présenter leurs oeuvres. Ateliers adultes et jeunes enfants, 12€ par personne ou enfant sur réservation ateliers@fondationvilladartris.com
Mireille Hurlin


Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

Du 12 au 14 février 2026, la cité Louis Gros, à Avignon, devient le théâtre d’une expérience artistique nocturne inédite. Avec ‘Libres Fenêtres dans la Cité’, l’association. L’Antre Lieux transforme d’anciens commerces et rez-de-chaussée en vitrines poétiques visibles depuis la rue. Une invitation à regarder autrement un quartier emblématique, à la croisée de la mémoire sociale, de la création contemporaine et de la vie quotidienne.

À la tombée de la nuit, les vitrines autrefois muettes de la cité Louis Gros s’illuminent. Derrière les vitres des anciens commerces fermés, des images apparaissent, des voix résonnent, des fragments de vies se donnent à voir. Pendant trois soirs, ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ propose une déambulation sensible, accessible à tous, où l’art s’offre sans seuil ni intimidation, directement dans l’espace public.

Copyright Sophie Delvalée

Une cité chargée d’histoire
Premier ensemble HLM d’Avignon, construit entre 1931 et 1936 sous l’impulsion du maire socialiste Louis Gros, maire 1 an entre 1944 et 1945, la cité éponyme incarne une page majeure de l’histoire urbaine locale. Pensée comme un modèle de progrès social à l’époque du Front populaire, elle offrait alors confort moderne, espaces arborés et une vie commerçante de proximité. Durement touchée par les bombardements de 1944, puis fragilisée à partir des années 1980, elle a vu peu à peu disparaître ses commerces, ne conservant aujourd’hui qu’une épicerie et le local de l’Antre Lieux.

Faire lieu ensemble
C’est précisément dans ces rez-de-chaussée délaissés que s’ancre le projet artistique. Fenêtres du local de l’Antre Lieux, façades, square Christiane Bray, écoles Louis Gros : autant de points d’ancrage pour des installations visuelles et sonores conçues avec et pour les habitants. Ici, pas de décor plaqué, mais un travail au long cours sur la mémoire collective, les visages et les récits du quartier. Les œuvres, visibles depuis les espaces de circulation, se donnent comme des boîtes lumineuses ouvertes, invitant passants, riverains et Avignonnais d’autres quartiers à une expérience partagée.

Copyright Jean Hoffmann

Une démarche artistique et citoyenne
Depuis plus de 10 ans, L’Antre Lieux développe des projets mêlant poésie, image et engagement social dans les quartiers populaires du Grand Avignon. ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ prolonge cette démarche : rendre visible ce qui relie plutôt que ce qui sépare, faire de l’art un outil d’attention au monde et de transformation douce des espaces abandonnés. En 2026, ateliers et résidences artistiques se déploient au cœur de la cité, affirmant une autre manière d’habiter et de penser la ville.

Des artistes au cœur du quartier
Pour cette première édition nocturne, plusieurs artistes aux pratiques complémentaires ont été invités. La cinéaste et auteure Sophie Delvallée, revenue à Avignon après un long parcours international, interroge les récits intimes et sociaux à travers le film documentaire et la fiction. Le photographe et architecte Jean Hoffmann explore, en noir et blanc, les traces laissées par l’homme et le temps sur les lieux habités. La comédienne et plasticienne Sophie Mangin mêle théâtre, textile et geste pour faire surgir d’autres formes de langage. Le créateur audiovisuel Karel Pairemaure apporte son expérience du documentaire et des installations urbaines monumentales. Enfin, Anne Vuagnoux, autrice et vidéaste, assure la direction artistique du projet, fidèle à l’ADN poétique et citoyen de l’Antre Lieux.

Copyright Sophie Delvalée

Des fenêtres ouvertes sur la ville
En transformant les vitrines closes en espaces d’expression partagés, ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ interroge notre rapport aux quartiers que l’on croit connaître. Plus qu’une exposition, l’événement propose un déplacement du regard : voir autrement, écouter ce qui se dit à bas bruit, redonner une présence à des lieux et à des histoires trop souvent invisibilisés. Un parcours nocturne à ciel ouvert, pour redécouvrir la cité Louis Gros à la lumière de la poésie et des voix qui l’habitent.

Cité Louis Gros 10 chiffres clés
1931-1936 : période de construction ; 1er ensemble HBM (Habitations à bon marché) réalisé à Avignon ; 348 logements au total ; 4 niveaux pour les immeubles d’habitation ; 20 commerces environ à l’origine en rez-de-chaussée ; 1 commerce encore en activité aujourd’hui ; 1944 : bombardements ayant fortement touché la cité ; Années 1980 : début du déclin du modèle de cité autonome ; 2 écoles publiques (maternelle et élémentaire Louis Gros) ; REP + (Réseau d’éducation prioritaire) dispositif Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) pour l’école élémentaire.

Copyright Jean Hoffmann

Les infos pratiques
Libres Fenêtres dans la Cité’. Du 12 au 14 février 2026. De 18h à 20h. Cité Louis Gros, Avignon – rendez-vous au 1, cité Louis Gros. Entrée libre.
Mireille Hurlin


Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

«C’est justement lorsque les temps sont moroses qu’il faut mettre de la couleur dans nos vies et dynamiser la ville,» déclare, en souriant la maitresse de la très belle Maison de Fogasses majestueusement campée rue des Fourbisseurs à Avignon. Il faut dire que Corinne Guyon mêle son âme aux pierres ancestrales d’une ville marquée par l’art cosmopolite, qui fait d’ailleurs écho à son propre destin.

Sa dernière lubie joyeuse et entrepreneuse ? 120 sapins d’artistes d’1,56m pour rythmer les rues commerçantes de la ville : aux rues piétonnes s’ajouteront celles aux noms illustres : Joseph Vernet, Saint-Agricol, ainsi que le secteur des Carmes et, bien sûr, O cœur d’Avignon, l’association de commerçants dont elle est la présidente. Le prototype a été pensé, dessiné et conçu par Richard Desserre, artisan décorateur avignonnais. Réalisé en plaque de contreplaqué marine et ajustable comme un puzzle sur un solide socle, il se pare de rouge, d’orange, de blanc et de doré qui sont la couleur de la Provence.

Des artistes de renom
Les sapins seront également personnalisés par des artistes de renom venus libérer leur créativité dans l’écrin verdoyant de la Maison Fogasses. Ils se nomment Sock, Entretrois, Polo 51-67, Primal Graphic, Vasily Grino, Mate Lesli, Véronique Dominici, L’Artefact, Susana del Bano, Asya Griga, Matracke, Grumo auxquels s’adjoignent 12 étudiants de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon. Les sapins seront également munis d’un QR code et d’une guirlande à leds lumineuse solaire, disposés dans les rues du 28 novembre au 31 décembre, où ils pourront, les années suivantes, être réinterprétés.

De la couleur et de la joie dans la rue
L’opération, menée rondement, en moins d’un mois, se monte à 21 000€ grâce à des prix très aidés par les marchands de matériaux locaux : contreplaqué marine et peintures acryliques de qualité. La Ville d’Avignon a également partagé l’enthousiasme de Corinne Guyon et des artistes en prenant à son compte 60% du budget des Sapins peints tandis que les artistes recevront un dédommagement budgété à hauteur de 50€.

Toujours relever les challenges
La très tonique Corinne Guyon, aura relevé le challenge avec fantaisie, comme à son habitude, en proposant aux 95 membres de son association de commerçants ‘O cœur d’Avignon’, ainsi qu’aux associations voisines comme ‘Véroncelli’ et ‘Autour des Carmes’ un nouveau Noël enchanteur et fantaisiste vecteur de joie à l’idée de déambuler dans la ville aux vieilles pierres, loin de la toile tentaculaire et de ses miroirs aux alouettes.
Mireille Hurlin

La façade de la Maison de la Maison de Fogasses Copyright MMH

Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

Du 26 au 28 novembre 2025, les 16ᵉ Rencontres Méditerranéennes de Volubilis investiront le Théâtre des Halles et plusieurs lieux d’Avignon pour interroger la beauté, celle des paysages, des villes et des architectures, comme moteur de bien-être, de cohésion et de transition écologique.

Copyright Volubilis Communication Facebook

Vingt-cinq ans après son titre de Capitale européenne de la culture, Avignon s’apprête à renouer avec l’esprit d’ouverture et de création qui la caractérise. Sous l’égide de l’ONG Volubilis, réseau méditerranéen dévolu à l’environnement et aux paysages, la cité des papes accueillera les 16ᵉ Rencontres Méditerranéennes autour d’un thème universel et exigeant : « De la Beauté : paysages, villes et architectures ».

Le beau, levier de bien-être et d’avenir
Car si ‘le beau fait du bien’, il n’est pas qu’une affaire d’esthétique. À travers conférences, débats et tables rondes, les intervenants exploreront la beauté comme facteur de santé, de bien-être et de durabilité. Dans un contexte marqué par la crise écologique, les bouleversements urbains et le dérèglement climatique, la beauté s’affirme comme une valeur sociale et politique, capable de retisser le lien entre les habitants et leurs territoires. Cette conviction s’inscrit dans la continuité de la Convention européenne du paysage, qui a fait de la qualité paysagère un objectif de cohésion et de développement durable. ‘Vivre dans un cadre de qualité, c’est déjà mieux vivre ensemble’, rappellent les organisateurs.

Penser la beauté, du concept à la création
Pendant trois jours, philosophes, architectes, urbanistes, artistes et décideurs méditerranéens croiseront leurs regards autour de quatre grands axes : L’aspect philosophique et esthétique de la beauté ; La beauté des paysages ruraux et urbains ; Les liens entre beauté, santé et bien-être ; La beauté dans la ville et l’architecture.

Copyright Volubilis Communication Facebook

Parmi les invités de marque
Il y aura : Rudy Ricciotti, concepteur du Mucem à Marseille ; Philippe Madec, co-auteur du Manifeste pour une frugalité heureuse et créative ; Salima Naji, architecte et anthropologue, Médaille d’or de l’Académie d’architecture 2024 ; Alexandre Lacroix, directeur de Philosophie Magazine ; Odile Marcel, philosophe et professeure d’esthétique, ou encore Mounia Bennani, architecte-paysagiste marocaine. Tous questionneront, chacun à leur manière : qu’est-ce que le beau aujourd’hui ?

Rencontres, arts et émotions partagées
Les Rencontres feront aussi dialoguer les disciplines : soirées ciné-débats au cinéma Utopia, performances artistiques au Théâtre des Halles, parcours urbains à travers Avignon ou encore ateliers avec des artistes et chercheurs. Musiciens, plasticiens et penseurs s’uniront pour explorer la beauté sensible, entre art, paysage et soin : quand la création devient thérapie, quand l’architecture aide à « se sentir à sa place », quand l’art éclaire la transition énergétique.

Un rendez-vous méditerranéen pour penser et sentir le monde
En partenariat avec MAJ Formation, ces journées sont également reconnues au titre de la formation professionnelle continue pour les architectes, urbanistes et paysagistes. Soutenues par la Région Sud, le Département de Vaucluse, le Grand Avignon et la Ville d’Avignon, elles s’inscrivent dans une dynamique collective qui place la beauté au cœur des politiques territoriales. Volubilis, fidèle à sa mission, continue ainsi de tisser des ponts entre les rives de la Méditerranée, entre savoirs et émotions, entre la nature et la culture. Parce que le beau n’est pas un luxe : c’est une énergie, une promesse, un horizon commun.

Les infos pratiques
16e Rencontres méditerranéennes de Volubilis. Du 26 au 28 novembre. Conférences, arts, débats, cinéma, ateliers. Le pré-programme ici. Les inscriptions ici. Les inscriptions professionnelles ici. Théâtre des Halles. Rue du Roi René à Avignon et dans d’autres lieux.


Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

Ce samedi 17 octobre, Puyméras entre dans la danse des Automnales pour la toute première fois. À la tombée du jour, une flamme symbolique, des lampions, de la musique, du feu et un grand jeu collectif animeront les ruelles du village. Un rendez-vous magique placé sous le signe du partage. Une initiative de Vaison-Ventoux.

Samedi 17 octobre, à 18h30, le cœur du village s’illuminera pour accueillir la 4ᵉ étape du festival itinérant des Automnales. C’est une grande première pour Puyméras, et l’ambiance promet d’être inoubliable.

Place du Jeu de paume
Le coup d’envoi sera donné place du Jeu de Paume, avec la transmission de la flamme, symbole du lien entre les villages participants. Puis, place à la féérie avec un défilé de lampions à travers les ruelles : un lampion sera offert à chaque participant (dans la limite des stocks et avec priorité aux enfants) pour une promenade lumineuse et conviviale.

Une artiste de feu et de danse
Arrivés place de la mairie, les regards se tourneront vers Indira, artiste de feu et de danse, qui envoûtera les spectateurs avec son spectacle incandescent. Une performance captivante, déjà saluée dans les étapes précédentes du festival.

Copyright L. Pamato pour Vaison-Ventoux Communication

Un apéritif partagé
Dès 19h45, direction le Centre social pour un apéritif partagé : chacun apporte une petite gourmandise, la mairie offre une boisson à chaque convive. De quoi créer du lien, sourire à la main et verre à la bouche.

Un repas ensemble
Les festivités se poursuivent autour d’un repas chaleureux : soupe d’épeautre, fromage et dessert pour 12€ seulement (réservation obligatoire, infos ci-dessous). Un vrai festin automnal dans une ambiance bon enfant.

La compétition des villages
Et pour clore la soirée en beauté, place au Grand Jeu-Quiz des Automnales, une compétition amicale entre villages. L’occasion de montrer que Puyméras a de la mémoire, de l’esprit et du cœur. Rires garantis, toutes générations confondues.

Une soirée, une flamme, un village uni
Avec les Automnales, c’est tout un territoire qui célèbre les couleurs mordorées de la nature, comme un trait d’union entre les villages, les générations, ceux qui vivent ici et ceux qui découvrent le village. Samedi, Puyméras devient, pour une soirée, la capitale de la lumière, de la chaleur humaine et de la fête partagée. Ne manquez pas ce moment suspendu.

Les prochaines étapes  
Mercredi 22 octobre à Buisson, samedi 15 novembre à Rasteau, et bien d’autres encore jusqu’au vendredi 12 décembre…

Les infos pratiques :
Les Automnales de Vaison-Ventoux. Samedi 17 octobre. Puyméras, départ place du Jeu de Paume à 18h30. Spectacle : Indira, danse et feu – Place de la mairie. Apéritif et repas : Centre social, à partir de 19h45. Tarif repas : 12 € (soupe d’épeautre, fromage, dessert). Réservations repas (jusqu’au 10 octobre) pmvassociation84@gmail.com 06 07 08 37 61 ou 06 85 04 95 67. Plus d’infos : www.vaison-ventoux.fr


Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

L’Isle‑sur‑la‑Sorgue signe un grand rendez‑vous artistique : le Buzz Art Festival aura lieu du jeudi 25 septembre au dimanche 5 octobre avec pour invité d’honneur le grand sculpteur Christophe Charbonnel et l’Italie en pays partenaire. Cette première édition veut abolir les barrières, mêler les disciplines et donner à l’art une dimension profondément sociale. Trois raisons de ne pas le manquer ; L’art ouvert à tous, hors des sentiers battus. Le festival investit espaces privés et publics, lieux historiques, galeries, ruelles : l’idée est que marcher dans L’Isle‑sur‑la‑Sorgue devienne une promenade artistique. L’art ne s’enferme plus dans un musée, il se déploie dans la ville.

Depuis le 28 juin, en prélude au festival, Buzz Art a consacré un temps fort à l’artiste international Christophe Charbonnel avec 13 de ses sculptures monumentales qui ont investi la ville, offrant aux habitants et visiteurs une immersion dans son univers. Dès le 25 septembre et jusqu’au 5 octobre, le Buzz Art Festival prend le relais et élargit l’expérience.

Des invités de grand renom
Plusieurs personnalités reconnues seront présentes : Christophe Charbonnel, dont les sculptures monumentales décorent déjà plusieurs points de la ville ; Yolaine de La Bigne, marraine du festival, journaliste, militante, impliquée dans les questions écologiques, la nature, le rapport à l’animal ; Anne‑Sophie Moreau, philosophe et journaliste, qui proposera une conférence autour de son ouvrage Fermentations ;  La Source Garouste, association fondée par Gérard Garouste, qui œuvre pour que les enfants en situation de fragilité aient accès à l’art. Le festival ne se contente pas de montrer : il invite à penser, à discuter, à s’interroger — que ce soit sur l’écologie, la cohésion sociale, ou sur le rôle de l’art dans notre rapport au vivant.

Des lieux emblématiques & des parcours immersifs
L’Isle‑sur‑la‑Sorgue offre un décor de carte postale : ses canaux, ses antiques bâtisses, ses galeries et ses antiquaires, ses quais au bord de la Sorgue deviennent autant de lieux de découvertes. Parmi les rendez‑vous à ne pas manquer : Inauguration avec ateliers participatifs au Palais Aoma ; Œuvre commune de 7 artisans d’art : ébénistes, ferronniers, souffleurs de verre etc., pour une création collective puis une vente aux enchères ;  Expositions prolongées, sculptures monumentales en plein air, conférenciers invités, espaces métiers d’art …

Des invités remarquables
Yolaine de La Bigne : marraine de l’événement. C’est une figure engagée, dont le parcours allie journalisme, militantisme, et écologie ; Christophe Charbonnel : ses sculptures monumentales demanderont à être découvertes en plein air, parfois dans des lieux inattendus, mais toujours visuellement puissantes ; Anne‑Sophie Moreau : pour ceux qui aiment que les mots et les idées accompagnent les formes, sa conférence autour de la fermentation promet d’être originale ; La Source Garouste : l’association apporte un volet social fort au festival, rappelant qu’il ne s’agit pas seulement d’esthétique mais de lien, d’éducation, de transformation.

Copyright Buzz Art Festival Communication

Un moment pour tous, un moment global
Ce qui distingue le Buzz Art Festival, c’est cette ambition de durée : pas seulement un week‑end, mais plusieurs mois d’expositions, de parcours, de moments à vivre. C’est aussi l’envie de toucher tous les publics : les amateurs d’art contemporain, les familles, les visiteurs curieux, les habitants, les touristes de passage.

En conclusion
Si vous cherchez un événement qui fait le pont entre beauté, sens, nature, patrimoine, et engagement, le Buzz Art Festival est celui qu’il faut. Se promener dans L’Isle‑sur‑la‑Sorgue pendant ce festival, c’est s’offrir un voyage sensoriel où chaque rue, chaque église, chaque galerie peut offrir une révélation.

L’organisation
Derrière cette édition du Buzz Art Festival, une équipe passionnée œuvre dans l’ombre pour donner vie à cet événement unique. Coordination, programmation, logistique, communication… Chacun contribue avec engagement et créativité pour faire de ce festival un moment de partage et de découverte. Jacques Chalvin est à l’organisation et à la Coordination. Teddy Follenfant est responsable du programme et des contacts médias. Anne Ingargiola est responsable communication. Maguelone Calmels travaille à la communicaiton digitale. Alix Dacquin est coordinatrice événementielle. Les partenaires sont : Frédéric Doll, Paul Azzopardi, Marielle Chizky, Jean Louis Brun, Betty Camus, Jean Philippe Martinez, Sylvain Petit, Les artistes, les conférenciers, les Artisans d’art, les Galeries, les Villages des Antiquaires.

Les infos pratiques
Buzz Art Festival. Gratuit. Tout le programme ici. Les sculptures dans la ville de Christophe Charbonnel ici. Les expositions ici. Les conférences ici. Les métiers d’art ici. La route des antiquaires ici. Les rendez-vous ici. L’association Agavais ici. Soutenir l’événement ici. La présentation complète du Buzz Art Festival ici. Inauguration du festival samedi 27 septembre à 11h, à la Filaventure Brun de Vian Tiran, avenue de la Libération à L’Isle-sur-la-Sorgue. Le diner de gala aura lieu vendredi 3 octobre à partir de 19h. Manufacture Brun de Vian Tiran, 2 cours Victor Hugo. Vent aux enchères caritative au profit de la Source Garouste. Participation 100€. Sur réservation contact@buzzartfestival.com

Teddy Follenfant Copyright TF

Entretien avec Teddy Follenfant – Co-organisateur du Buzz Art Festival

Comment est née l’idée du Buzz Art Festival ?
C’est une aventure qui a commencé à petite échelle, mais avec de grandes ambitions. À l’origine, nous étions une petite équipe animée par la passion de l’art et du partage. Mon complice dans cette aventure s’appelle Jacques Chalvin, directeur du Village des Antiquaires de la Gare de l’Isle-sur-la-Sorgue. Il possède une solide expérience dans l’événementiel et une fine connaissance du monde artistique, ce qui a été un véritable atout.

Une nouvelle envolée
Il y a deux ans, nous avons lancé ensemble, avec une équipe un peu plus large, le festival « Partage des Arts ». Ce premier événement a eu lieu dans une propriété privée, ici même, à l’Isle-sur-la-Sorgue. Le succès a dépassé nos attentes. Forts de cet élan, nous avons reconduit l’événement l’année suivante… Et c’est dans cette continuité qu’est né le Buzz Art Festival, avec une nouvelle ambition, de nouvelles rencontres et un rayonnement élargi. Cette première édition se tiendra du 25 septembre au 5 octobre.

Comment la ville a-t-elle accueilli ce nouveau projet ?
Très chaleureusement ! Nous avons présenté notre concept à Pierre Gonzalvez, le maire de l’Isle-sur-la-Sorgue qui s’est montré enthousiaste et nous a immédiatement soutenus. Il a notamment été très heureux d’accueillir un invité de marque : le sculpteur Christophe Charbonnel, que Jacques Chalvin a personnellement invité.

Christophe Charbonnel, sculpteur de renom international
Charbonnel est aujourd’hui l’une des grandes figures de la sculpture contemporaine française. Il travaille le bronze avec une puissance expressive rare, s’inspirant de la statuaire antique et héroïque, entre force brute et poésie du geste. Ses œuvres évoquent autant les héros de la mythologie que les archétypes de la condition humaine. Depuis juin, il expose 13 sculptures monumentales dans 13 lieux emblématiques de l’Isle-sur-la-Sorgue dans le cadre de l’événement Sculptures dans la ville. Cette exposition en plein air a transformé le paysage urbain et offert une véritable respiration artistique à la ville. Elle a eu un impact fort, aussi bien sur les habitants que sur les visiteurs. On peut parler d’un embellissement artistique du territoire, qui renforce l’identité culturelle de la commune.

Le Buzz Art Festival s’annonce donc comme un prolongement de cette dynamique ?
Exactement. L’exposition de Charbonnel a été comme un prélude. L’une de ses œuvres majeures, Le Christ, est d’ailleurs exposée à la collégiale Notre-Dame-des-Anges, aux côtés d’un de mes propres tableaux. Cette présence symbolique dans un lieu sacré donne tout son sens au dialogue entre les arts.

Au programme
Le Buzz Art Festival lui-même sera un rendez-vous riche, pluridisciplinaire et engagé. Au programme : des expositions d’art contemporain, des conférences, des rencontres avec les artistes, et un dîner de gala caritatif pour clôturer l’événement. L’objectif est de créer du lien, d’éveiller les sensibilités et d’ouvrir les regards.

Y a-t-il d’autres artistes que vous souhaitez particulièrement mettre en lumière ?
Oui, bien sûr. Je tiens à souligner la présence d’oeuvres de Madeleine Rampling, une artiste au talent singulier, encore trop méconnue du grand public, elle est décédée prématurément, mais dont le travail mérite toute notre attention. Elle exécutait principalement des portraits, avec une technique mixte d’une grande finesse et une sensibilité qui rappelle parfois les grands maîtres du passé. Parmi ses œuvres phares, on peut citer le portrait saisissant de Charlotte Rampling, sa tante, qui mêle intensité du regard et délicatesse du trait. Ce tableau est un hommage à la fois familial et artistique, empreint de pudeur et de profondeur.

Un mot de la fin ?
Le Buzz Art Festival est plus qu’un événement artistique : c’est une invitation à ralentir, à regarder autrement, à ressentir. Nous voulons offrir un moment de beauté, de partage et d’élévation. L’art a ce pouvoir unique de nous rassembler au-delà des différences, de nous faire réfléchir, rêver, espérer. C’est ce que nous cherchons à transmettre à travers ce festival.

Catherine Bugeon Copyright MMH

Entretien avec Catherine Bugeon « Le Tarot comme miroir de la Renaissance et de notre temps »

« Le tarot n’est pas un jeu de hasard : c’est une cartographie symbolique de l’âme. » Catherine Bugeon, consultante en accompagnement, coaching et spécialiste de la symbolique du Tarot de Marseille, participera au Buzz Art Festival, événement culturel consacré au dialogue entre la France et l’Italie, et qui s’ouvre cette semaine à L’Isle-sur-la-Sorgue. Elle nous dévoile ici les grandes lignes de sa participation et la portée symbolique d’un art ancien, toujours vibrant d’actualité.

Une passion au service du sens
« Je suis toujours profondément touchée et heureuse de pouvoir partager ma passion pour le tarot de Marseille, » confie Catherine Bugeon. Je tiens à remercier chaleureusement Teddy Follenfant et les équipes du Buzz Art Festival pour leur invitation. »

L’Italie de la Renaissance
Le festival met à l’honneur cette année le rayonnement artistique et spirituel de l’Italie, à travers un programme riche en conférences, expositions et rencontres. L’une des thématiques phares est l’ »Odyssée des Visconti », clin d’œil à l’une des plus anciennes versions connues du tarot : le tarot Visconti-Sforza, véritable trésor de la Renaissance italienne.

Les arcanes du tarot Visconti-Sforza : un héritage précieux de la Renaissance
« Le vendredi 3 octobre à 17h, à la Galerie Retour de Voyage, je proposerai une conférence autour des arcanes du tarot Visconti-Sforza, créées au XVe siècle sous l’impulsion des grandes familles italiennes et conçues vers 1450, ces cartes luxueuses, peintes à la main, sont attribuées, pour certaines au peintre florentin Alessandro Filipepi dit Botticelli. Il existe un véritable lien entre le tarot et l’art de la Renaissance, célèbre pour ses œuvres emblématiques telles que « La Naissance de Vénus » et « Le Printemps ». D’ailleurs, un tableau, découvert près de Budapest et représentant l’arcane majeur de ‘La Tempérance’ lui serait attribué.

Des arcanes comme un livre caché pour ne pas être brûlé
Loin d’être de simples jeux de cartes, elles étaient utilisées comme objets de méditation, de connaissance de soi et d’initiation symbolique. Je commenterai certaines d’entre-elles que j’ai faites agrandir pour l’occasion. Ces arcanes majeures sont à la fois des œuvres d’art et des archétypes puissants. Elles reflètent la pensée néoplatonicienne de l’époque, portée notamment par Marsile Ficin, philosophe humaniste et traducteur de Platon, qui dirigeait l’Académie platonicienne de Florence. Le tarot, tel qu’il est né à cette époque, s’inscrit pleinement dans ce courant de redécouverte du monde antique et d’ouverture à une dimension spirituelle plus large. »

De la Renaissance à notre époque : vers un ré-enchantement ?
«Revisiter ces images du passé, c’est faire un lien entre deux époques de transformation. La Renaissance a émergé après les ténèbres de l’Inquisition et des grandes crises médiévales. Aujourd’hui, après les bouleversements de ces dernières années, de 2020 à 2025, je crois que nous sommes nombreux à ressentir le besoin d’un réenchantement du monde, » souligne Catherine Bugeon.
Sa conférence proposera un voyage visuel et symbolique à travers les arcanes majeurs du tarot Visconti : Le Mat, La Papesse, L’Étoile, Le Monde, entre autres… Autant de figures mystérieuses qui invitent à une lecture intérieure, mais aussi collective du monde.
« Le tarot agit comme un miroir. Il ne prédit pas, il révèle. Il aide à relier l’individu à une mémoire plus ancienne, à des sagesses oubliées. Il ouvre des chemins. »

Un rendez-vous poétique et symbolique
Catherine Bugeon sera également présente tout le week-end du 4 au 6 octobre à la Galerie Retour de Voyage, espace dédié à l’art et aux échanges. Les visiteurs pourront la rencontrer, échanger et découvrir de près les enluminures agrandies des arcanes Visconti, spécialement présentées pour l’occasion.

Mon métier est l’accompagnement
«Mon métier est l’accompagnement, mais je le relie aujourd’hui à l’imaginaire, à ce qui nous unit à l’enfance et que nous avons parfois oublié dans les turbulences du mental et des peurs. Le tarot, pour moi, est une boussole symbolique, un art qui nous rapproche de l’invisible. Entre les époques, entre les symboles, entre les êtres. C’est une passerelle poétique entre le passé et le présent, entre l’âme et le monde,» conclut Catherine Bugeon.

Les infos pratiques
Conférence de Catherine Bugeon : « Les Arcanes de la Renaissance – Lecture symbolique du tarot Visconti-Sforza ». Vendredi 3 octobre à 17h. Galerie Retour de Voyage à L’Isle-sur-la-Sorgue. Présence de l’intervenante : samedi 4, dimanche 5 et lundi 6 octobre pour des échanges libres.


Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

Ce samedi 31 mai, le Rotary Club Pertuis Sud Luberon organise une vente aux enchères d’œuvres d’art à Lourmarin au profit de l’association La Bourguette, spécialisée dans l’accompagnement des personnes autistes. Les œuvres seront exposées la veille.

Une centaine d’œuvres d’artistes contemporains reconnus ou en devenir seront mises en vente ce samedi 21 mai à la Fruitière Numérique de Lourmarin. Tous les bénéfices de cette vente aux enchères seront reversés à l’Association La Bourguette, installée à La Tour d’Aigues, qui accompagne les personnes autistes, que ce soit en termes d’éducation, de travail, d’ouverture au monde, de socialisation, de sport ou de culture.

Me Emmanuelle Hours, commissaire-priseur à Aix en Provence, sera aux commandes de cette vente aux enchères. Les 78 artistes participants ont fait don de diverses œuvres, des peintures, des photographies, ou encore des sculptures.

Les œuvres d’art seront exposées toute la journée du vendredi 30 mai. À 11h, le film Par delà les silences de François Royet, consacré au peintre Charles Belle, sera projeté (participation : 10€). À 20h, il sera possible de profiter d’un concert avec les musiciens Jean-Marc Tomaselli, Virginie Zurfluh et Pate à Swing (participation : 10€).

Ventes aux enchères. Samedi 31 mai. 14h30. Fruitière numérique. D943 Avenue du 8 Mai. Lourmarin.


Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

La 5e édition du Festival littéraire Lire-sur-la-Sorgue aura lieu de mercredi 28 au samedi 31 mai proposant de rencontrer plus de 50 auteurs et artistes. Au programme, des conférences, des rencontres, des films, de multiples animations et des dédicaces. Plus de mille visiteurs sont attendus de 3 à 100 ans et plus, aimant lire ou non. Il y en aura pour tous les goûts.

Dans le cadre de sa programmation en partenariat avec l’association Partage des arts, Lire sur la Sorgue propose de découvrir le livre en trois dimensions artistiques avec les livres Pop-Up de la collection personnelle de Bernard Autin, des livres-objets de l’artiste plasticienne Françoise Ducret et une sélection d’œuvres des élèves de l’école élémentaire Mourna B, réalisée lors d’ateliers encadrés par l’artiste peintre et plasticienne Nanou Autin lors du vernissage ce samedi 24 mai à 18h30, au Grenier public, 2, place de la Liberté à l’Isle sur la Sorgue.

Pour s’y retrouver
Les rencontres et animations sont si denses et créatives qu’elles sont finement répertoriées dans l’agenda ici.


Villa Datris, La mer intérieure de l’histoire des hommes

C’est dans le cadre d’Avignon Terre de culture que Gilbert Marcelli, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Vaucluse et à l’initiative de Régine Pilgrim, membre du Club Soroptimist International d’Avignon que se déroule une exposition d’art protéiforme nourrie des œuvres de Joanna Staniszkis pour les œuvres textiles, Christine Viennet pour la céramique, Gina Coppens pour les sculptures et Aurélie Mitrato pour l’art pyro.

Lieu d’ouverture et d’échange, la CCI rappelle ainsi qu’elle est le carrefour où l’art et l’économie se rencontrent dans une ville, Avignon, connue mondialement, entre autre, pour son patrimoine religieux, gothique, laïque et son foisonnement intellectuel, avec les festivals d’Avignon In et Off.

Lors de cette exposition
Lors de cette exposition, le public ira à la rencontre des œuvres textiles de la polonaise Joanna Staniszkis qui créé des tapisseries dans son atelier avec une prédilection pour les textures, les matériaux filés à la main, les teintures naturelles. Elle partage son temps entre le Canada et la Provence, et transmet depuis plus de 30 ans son savoir à travers l’enseignement.

Christine Viennet, céramique
Artiste norvégienne installée en France, elle crée un monde de faune et de flore en céramique, inspiré des éléments terrestres et marins. Fondatrice d’un Musée de la Céramique, elle marie tradition et innovation.

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Gina Coppens, sculptures
Installée en Provence, elle façonne des œuvres poétiques et énigmatiques à partir de matériaux brûlés (papier, métal, bois…). Une démarche sensorielle et spirituelle, entre fragilité et intensité.

Aurélie Mitrano, art-pyro
Jeune artiste avignonnaise, elle sublime la technique de la pyrogravure sur bois à travers des œuvres personnalisées, à la fois artisanales et inspirées. Pour elle, « créer, c’est exister ».

Les infos pratiques
Exposition artistique ouverte au public. Jusqu’au 22 mai 2025. De 13h30 à 17h sauf dimanche. Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse. 46, Cours Jean Jaurès à Avignon.

Autour de Gilbert Marcelli, président de la CCI Vaucluse, les artistes, élus et personnalités officielles Copyright CCI 84 Communication

En savoir plus
La CCI du Vaucluse est au service des 50 000 entreprises du département pour le commerce, l’industrie et les services. De la création à la transmission, elle accompagne les entreprises à chaque étape de leur vie : développement commercial, financement, réglementation, prévention des difficultés…. La CCI accompagne également les collectivités via son expertise en aménagement et développement territorial. Via son pôle formation ‘Académie Vaucluse Provence’ réparti sur 3 campus : Agroparc, Avignon et Pertuis, elle forme plus de 1 200 jeunes en Hôtellerie- Restauration ; Santé- Social ; Business-Management ; Numérique- Cybersécurité ; Vente-Distribution ; Développement Durable et Formation professionnelle.

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