22 janvier 2026 |

Ecrit par le 22 janvier 2026

(Vidéo) Althen-des-Paluds et La Roque-sur-Pernes : Au cœur des villages, l’eau fait sa révolution

Le Syndicat Rhône Ventoux a posé les premières pierres de deux stations d’épuration renouvelées : à Althen-des-Paluds, avec l’implantation de la toute première unité Biocos™ en France, et à La Roque-sur-Pernes, dans un projet mêlant performance environnementale et sensibilisation scolaire ; un double chantier, engagé, technique et pédagogique, pour réussir la modernisation de l’assainissement sur le territoire.

Le 24 novembre 2025, Jérôme Bouletin, président du Syndicat Rhône Ventoux, et Michel Terrisse, maire d’Althen-des-Paluds, ont marqué un tournant écologique et technique : la pose de la première pierre de la future station d’épuration de la commune. Cet acte initie le renouvellement d’une installation vieillissante, mise en service en 1995, dont la capacité de 2 100 équivalents-habitants (EH) montre aujourd’hui des limites face à l’évolution démographique et aux nuisances constatées, principalement causées par un afflux d’eaux claires parasites comme la pluie, les nappes, responsable de surcharges, et un procédé de séchage des boues qui engendre des désagréments olfactifs.

La technologie Biocos
Pour répondre à ces défis, le Syndicat opte pour une solution innovante : la technologie Biocos™, proposée par OTV Véolia, qui sera pour la première fois déployée en France sur ce site. Ce procédé, fondé sur le principe des boues activées, combine des phases aérobies et anaérobies : après un prétraitement mécanique : dégrillage, dessablage, déshuilage, les eaux sont dirigées vers deux filières biologiques en parallèle, puis les boues sont séparées, déshydratées mécaniquement et envoyées vers un centre de compostage. Ses atouts ? Une consommation énergétique réduite d’environ 30 %, grâce à un équipement électromécanique limité, seulement deux surpresseurs d’air, une emprise au sol plus compacte, avec la réduction de 20 % de la surface imperméabilisée par rapport à une filière classique, et des performances épuratoires renforcées, anticipant de futures normes sur l’azote et le phosphore.

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Une ambition environnementale et pédagogique
Au-delà du seul bon fonctionnement technique, le projet s’inscrit dans une ambition environnementale et pédagogique : des panneaux pédagogiques permettront aux visiteurs d’appréhender le cycle de l’eau et les enjeux de l’assainissement, tandis que des aménagements favorisant la biodiversité, des abris pour la faune locale seront intégrés autour des bassins. Les travaux, d’une durée estimée à 18 mois, permettront de doter la station d’une capacité de 3 500 EH, à un coût de 3,48M€ HT financés par le Syndicat Rhône Ventoux, avec le soutien de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse, avec une subvention de 130 744€.

La Roque-sur-Pernes aussi
Quelques semaines plus tôt, le 6 novembre 2025, avait lieu la pose de la première pierre de la nouvelle station d’épuration de La Roque-sur-Pernes, en présence d’élus, de techniciens, et d’élèves de l’école de la commune des classes CE2, CM1, et CM2). Cette démarche pédagogique, initiée en 2022, invite les enfants à suivre toutes les étapes du projet : de la visite de l’ancienne station à l’étude des techniques de traitement des eaux, en passant par des jeux en classe sur le cycle de l’eau et la biodiversité. Ainsi, les élèves passent de spectateurs, à acteurs d’un projet concret et utile à tous.

Moderniser les infrastructures
L’ancienne station de La Roque, construite dans les années 1970, présente des signes de vétusté manifeste, comme l’a confirmé un rapport du syndicat. Le nouveau chantier, estimé à environ 730 000€ HT, est également soutenu par l’Agence de l’Eau à hauteur de 178 484€. Les travaux de construction de la nouvelle station, dont l’appel d’offres a été lancé courant 2025, devraient mener à une mise en service début 2026.

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Pour une vision territoriale cohérente
La démarche du Syndicat Rhône Ventoux s’inscrit dans la modernisation des infrastructures d’assainissement, tout en limitant leur empreinte écologique et en sensibilisant les générations futures à la préservation de la ressource en eau. Ces deux projets à Althen-des-Paluds et à La Roque-sur-Pernes illustrent une ambition partagée : faire de l’assainissement un enjeu technique, un vecteur d’éducation et de responsabilité collective.

Un assainissement durable, éclairé et sécurisé
La rénovation des stations d’épuration d’Althen-des-Paluds et de La Roque-sur-Pernes en plus de constituer un chantier d’infrastructures, œuvre en faveur de l’innovation, de la sobriété énergétique et de la sensibilisation citoyenne. En misant sur une technologie éprouvée mais inédite en France, et en associant les enfants au cœur du projet, le Syndicat Rhône Ventoux trace la voie d’un assainissement durable et éclairé, à l’équilibre entre performance technique et conscience environnementale.
Mireille Hurlin


(Vidéo) Althen-des-Paluds et La Roque-sur-Pernes : Au cœur des villages, l’eau fait sa révolution

En 1968 à la télé, Les Shadoks « pompaient, pompaient, pompaient. » C’était à l’époque de l’ORTF. Depuis 75 ans, l’entreprise de Montfavet Maurin, elle, pompe et débouche canalisations, fosses septiques et cuves. Cette société familiale créée par Josette et Louis Maurin le jour de la Saint-Valentin, le 14 février 1950, n’a fait qu’évoluer et se développer, non seulement dans le Vaucluse mais bien au-delà, dans les Bouches-du-Rhône, le Gard, voire la Drôme.

Au fil des décennies, c’est Magali Maurin, fille des fondateurs qui s’est retrouvée à la tête de la société en 1982,  avec son mari Didier Limongi. Et son frère Marc Maurin, 72 ans, bien que parti à la retraite, continue à venir au bureau tous les matins, pour ouvrir le courrier et saluer le personnel, histoire de toujours prendre des nouvelles des 75 employés qui font quasiment partie de la famille. Comme celui qui est entré après son service militaire et qui est resté jusqu’à la fin de sa vie professionnelle. Quant à la 3e génération, elle est représentée par Karine et Lou, les deux cousines germaines qui travaillent elles aussi à Montfavet.

Maurin, c’est une gamme toujours plus large d’activités liées à l’hygiène, la chasse aux nuisances olfactives, au curage de canalisations, leur vidange. De graisses de garages et de restaurants, de lingettes, papier toilette, tampons qui engorgent les tuyaux, sans parler des tracteurs et engins agricoles à débourber, des racines d’arbres qui perforent certaines canalisations, les obstruent et qu’il faut « éparpiller, façon puzzle » à grands jets. Aussi bien chez les particuliers que dans les hôpitaux, les entrepôts, les écoles, lycées, usines, hôtels, locaux professionnels.

Une entreprise aux nombreux métiers

Mais il y aussi ce que Didier Limongi appelle les « 4D » : dé-sinsectisation de cafards, de punaises, comme de frelons, dé-pollution, dé-pigeonnage et dé-sinfection. « On a créé une société ‘H2Eaux Solutions‘ dédiée à la détection de fuites par caméra infrarouge, vidéo endoscope à fibre optique, écoute électro-acoustique, mesure de pression, gaz traceur et réhabilitation des réseaux. »

Les métiers sont nombreux chez Maurin, égouttier, opérateur en assainissement, chauffeur, administratif, commercial. La flotte d’engins – une cinquantaine de véhicules environ – est diverse également. Avec des tailles différentes, du pick-up de 3,5 tonnes aux camions de 12t, 16t, 19t jusqu’au poids-lourd de 26t pour gros pompages avec citerne et aspiration sous vide. « Dès 1969 a été acquis un combiné hydro-cureur à haute pression. Là aussi, on peut passer de 50 à 450 bars selon le diamètre des canalisations. »

©Maurin

Une réglementation à respecter

En 75 ans, la législation a évolué. « Nous avons des critères stricts à respecter pour décrocher chaque année l’agrément de la préfecture. Et nous avons une liste précise des installations à vidanger (dans les communes et communautés de communes) et les centres de traitement et stations d’épuration où déverser ce que nous avons pompé. Sans oublier les sites de valorisation comme le SITTEU de Sorgues qui crée du compost ou l’Unité de Méthanisation de Courtine à Avignon. C’est pareil pour transporter les matières qui contiennent des hydrocarbures et des huiles, nous devons recevoir l’ADR (Accord européen relatif au transport des marchandises dangereuses pour la route) pour ce qui est inflammable, explosives ou toxique et nos chauffeurs suivent une formation spéciale. En plus du siège, ici à Montfavet, nous avons une agence à Bagnols/Cèze et des points de vente à Cavaillon et Villeneuve-les-Avignon. » En projet également, un procédé pour réutiliser les eaux usées, les traiter grâce à un camion spécial avec 2 citernes qui isolera les boues sans utiliser ni eau ni matière chimique.

Une entreprise familiale

Aux côtés de Didier Limongi depuis 43 ans, sa femme, Magali Maurin, fille des fondateurs. Elle est présidente mais elle préfère qu’on l’appelle modestement « la patronne. » Discrète, elle insiste : « Nous sommes avant tout une entreprise familiale et l’harmonie doit régner. Nous sommes heureux ensemble, au bureau comme en privé. Et le travail est notre moteur à tous, en veillant à ne surtout pas froisser quiconque. Et mon rôle c’est de perpétuer ce que mes parents nous ont légué à mon frère Marc et à moi et à consolider l’entreprise sur le plan moral et financier. Et quand notre famille, nos salariés et leurs enfants voient nos camions rouges dans les rues, qu’ils en soient fiers. Même si certains ricanent sur ce métier de déboucheur, on en a tous besoin un jour et l’argent n’a pas d’odeur. »

Chez les Maurin, on est également engagé auprès d’associations caritatives comme la SPA et la luttre contre le cancer. Et l’entreprise qui embauche les salariés à + 20% du SMIC pour débuter, les forme tout au long de leur carrière, leur permet d’évoluer et leur verse primes de panier, de salaire et d’intéressement, plus 13ème mois, jusqu’à gagner 4000€ mensuels. Le chiffre d’affaires 2025 est stable, autour de 8,2M€. Et l’adresse porte le nom des aïeux : 5, Impasse Josette et Louis Maurin – 84 140 Montfavet. « C’est Marie-Josée Roig, l’ancienne maire d’Avignon, qui était très proche des entrepreneurs, commerçants et artisans, qui nous avait proposé de le faire, il y a 22 ans », confie en toute discrétion Magali Maurin Limongi. Bel hommage, vraie reconnaissance ! D’ailleurs, aux Trophées des Entrepreneurs Positifs, en octobre dernier, Didier et Lou ont reçu le Prix de la Persévérance pour leur anniversaire, 75 ans de compétence de la société Maurin, au service de tous.

Didier Limongi et Marc Maurin. ©Maurin

Contact : 04 90 31 24 80


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Le Syndicat Rhône Ventoux lance des travaux de renforcement de la capacité de traitement de la station d’épuration de Châteauneuf-du-Pape. L’opération s’inscrit dans le cadre du diagnostic du Syndicat issu de son schéma directeur d’assainissement finalisé en 2018 sur le système d’assainissement de la commune castelpapale.

Ce bilan fait apparaître des intrusions d’eaux claires parasites impactant le fonctionnement du système de collecte et de traitement, notamment en période de pluie. Par ailleurs, lors des les périodes de vendange et de vinification, la station, initialement prévue pour une capacité de 7 000 Equivalent habitant (EH), reçoit des charges d’activité 2 à 3 fois supérieures.
« Cela représentait une non-conformité administrative et une obligation de mise en conformité imposée par les services de l’Etat », explique Syndicat Rhône Ventoux.

Pour y remédier, le Syndicat, qui assure les compétences eau potable et assainissement collectif, va donc fiabiliser le système de traitement et pérenniser la station de traitement dont un arrêté vient d’autoriser de porter sa capacité à 13 000 EH.
Les travaux, d’un montant de 1M€, consistent à ajouter, en amont des ouvrages existants, un ouvrage complémentaire qui permettra le traitement de la charge de pollution supplémentaire reçu pendant la période de vendanges. Ce chantier constitue également l’occasion de mettre en conformité les équipements d’autosurveillance de l’installation avec les attentes réglementaires pour une station de plus de 10 000 EH et de renforcer le génie civil. Ces aménagements devraient être achevés avant l’été prochain.

L.G.

À propos du Syndicat Rhône Ventoux
Le Syndicat Rhône Ventoux assure la gestion du service de l’eau potable, de l’assainissement collectif et de l’assainissement non collectif pour les communes situées des portes d’Avignon au Mont Ventoux. Pour l’eau potable, le Syndicat regroupe 37 communes et assure la production et la distribution de l’eau potable. Pour l’assainissement, le Syndicat regroupe 31 communes et assure la collecte et la dépollution des eaux usées de 110 000 habitants. Le Syndicat Rhône Ventoux a confié l’exploitation du service à la société Suez.


(Vidéo) Althen-des-Paluds et La Roque-sur-Pernes : Au cœur des villages, l’eau fait sa révolution

Le syndicat Rhône-Ventoux recrute un (ou une) assistant administratif en charge des marchés publics.
Pour ce poste à temps complet, dont le recrutement s’effectue par voie statutaire ou contractuelle (Art. L332-8 disposition 2 du code général de la fonction publique), l’établissement public basé à Carpentras doté des compétences eau potable, assainissement collectif en affermage et assainissement non collectif en régie rappelle que sont notamment concerné les filières administratives suivantes :

  • Catégorie B : rédacteur territorial, rédacteur principal de 2e classe, rédacteur principal de 1re classe.
  • Catégorie C : adjoint administratif, adjoint administratif principal de 2e classe, adjoint administratif principal de 1re classe.

Pour quelles missions ?
Placé sous la responsabilité de la directrice et du directeur technique, ce dernier aura pour mission :

  • la gestion des dossiers de marchés publics (rédaction des marchés, lancement des procédures, suivi administratif des procédures, préparation des commissions, suivi de l’exécution …),
  • le suivi administratif des travaux (courriers, ordres de service, avenants…),
  • la participation à la politique d’achats,
  • la gestion des dossiers de litiges travaux auprès des assureurs,
  • la documentation, veille juridique sur les sujets liés à la commande publique,
  • ainsi que d’autres missions diverses.

Profil et qualités
Le Syndicat, dont la vingtaine d’agents intervient auprès de 190 000 habitants répartis dans 41 communes de Vaucluse, recherche une personne ayant le profil et les qualités suivantes :

  • maitrise du cadre juridique et règlementaire du droit de la commande publique,
  • maîtrise de l’environnement institutionnel et des processus décisionnels des collectivités territoriales,
  • bonnes qualités relationnelles vous permettant de vous intégrer à l’équipe,
  • discret, rigoureux, réactif, organisé, disponible et assidu,
  • sens du service public et du devoir de réserve,
  • bonnes qualités rédactionnelles et bonne maîtrise du français (orthographe, grammaire),
  • capacité d’initiative et de réaction,
  • bonne maîtrise de l’outil informatique.
Le Syndicat Rhône-Ventoux intervient sur un périmètre regroupant 190 000 Vauclusiens répartis dans 41 communes du département.

Rémunération et dépôt de candidature
Rémunération statutaire + Régime indemnitaire + CNAS + Tickets restaurant + participation de l’employeur à la protection sociale.
Pour répondre à cette annonce, adressez votre candidature avant le vendredi 14 avril 2023 à 16h avec les pièces suivantes (lettre de motivation, CV, photo, dernier arrêté de situation administrative si vous êtes fonctionnaire, dernier bulletin de salaire par courriel à l’adresse suivant : i.brawanski@rhone-ventoux.fr.
Le tout à l’attention de :
Monsieur le Président du Syndicat RHONE VENTOUX
595, chemin de l’hippodrome
84201 CARPENTRAS CEDEX

L.G.


(Vidéo) Althen-des-Paluds et La Roque-sur-Pernes : Au cœur des villages, l’eau fait sa révolution

Folklore, langue gaélique, musique… Mais aussi business et industrie. Au sein de l’entreprise irlandaise Tricel à Sorgues, le pays du trèfle a réitéré sa volonté de poursuivre ses « excellentes » relations avec la France.

« Finalement, on peut dire qu’il n’y a que sur les terrains de rugby que l’on est adversaire », déclare le 1er magistrat de Sorgues, Thierry Lagneau, provoquant une vague de rires au cœur du site Tricel, avenue Denis Papin à Sorgues. La deuxième usine française de la multinationale spécialiste de l’assainissement non-collectif, recevait il y a quelques jours la visite du vice-Premier ministre irlandais et ministre du commerce Léo Varadkar.

Accompagné d’un ambassadeur, cette visite s’inscrivait dans le cadre d’une tournée en France avec des étapes à Lyon et Marseille pour découvrir le savoir-faire français. Au programme, présentation du parc de cuves fabriquées sur le site sorguais, visite des ateliers de fabrication ainsi qu’une démonstration des nouveaux outils digitaux utilisés dans les process.

C’est en 2016 que l’entreprise de construction de micro-stations d’épuration a choisi Sorgues pour implanter son second site français de fabrication et de distribution, après celui de Poitiers. Une implantation notamment réussie grâce au concours de l’agence économique Vaucluse Provence Attractivité et de l’agence irlandaise gouvernementale Enterprise Ireland.

Présentation de Tricel au sein de l’usine de Sorgues. Crédit photo : Linda Mansouri

Aujourd’hui, l’usine vauclusienne dirigée par Nicolas Cherici emploie près de 20 salariés. L’occasion pour le vice-Premier ministre irlandais de rappeler que « les relations n’ont jamais été aussi fortes entre nos deux pays ». Et d’ajouter : « Nous sommes fiers de notre très bon partenariat depuis le Brexit. La France se révèle être un partenaire privilégié en Europe ». Pour le haut diplomate irlandais, le rayonnement local, l’attractivité économique et l’emploi de salariés français figurent parmi les clefs du succès partenarial.

Produits à Killarney, assemblés à Sorgues

C’est au cours d’une visite dans un salon à Evreux que le déclic s’opère. Le fondateur de cette entreprise familiale, Mike Stack, découvre une réelle opportunité de marché en France et se lance dans l’aventure. A l’heure du développement durable et des nouvelles règlementations en matière de traitement des eaux usées pour les particuliers, la solution commercialisée s’inscrit naturellement dans une démarche de protection de l’environnement. « Le marché est porteur et je ne doute pas que vous avez de très belles années devant vous », adresse Thierry Lagneau.

En France, Tricel est leader des micro-stations d’épuration. Crédit photo : Linda Mansouri

Lancée il y a 40 ans en tant qu’entreprise familiale irlandaise, Tricel a enchaîné les succès et connaît depuis une croissance importante. Le groupe est un fournisseur mondial de solutions de haute performance pour les industries de l’environnement, de l’eau, de la construction et des matériaux. « Nous sommes très heureux de voir les distributeurs et le personnel qui est très important pour nous. Je salue l’engagement, le travail et l’investissement des équipes durant ces deux dernières années. En dépit du Covid et des difficultés d’approvisionnement, Tricel a enregistré une croissance de 30% », se réjouit Mike Stack.

La réussite de la collaboration entre nos deux nations repose essentiellement sur un travail d’équipe. En réalité, sur ce site, le savoir-faire peut se targuer d’avoir la double nationalité puisque les composants sont produits à Killarney en Irlande avant d’être assemblés sur notre territoire. 40% de la production en Irlande est envoyée en France. Par ailleurs, Tricel fait partie des premières entreprises à avoir reçu l’agrément ministériel en France en 2011 pour sa gamme de micro-station d’épuration nouvelle génération : Tricel Novo.

+100 employés d’ici à 5 ans

Numéro trois européen dans son secteur d’activité, la multinationale Tricel dispose d’une expérience significative avec plus de 35 000 micro-stations et filtres installés dans le monde. Le groupe distribue ses produits dans plus de 50 pays et compte plus de 520 employés et 12 implantations. Forte de son essor, la société projette de recruter 100 employés supplémentaires en France d’ici à 5 ans et d’augmenter son chiffre d’affaires de 50%.

De gauche à droite: Thierry Lagneau, édile de Sorgues, Mike Stack, fondateur de Tricel et Léo Varadkar, vice-Premier ministre irlandais. Crédit photo : Linda Mansouri

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Le syndicat Rhône-Ventoux vient de renouveler avec le groupe Suez le contrat de DSP (Délégation de service public) de l’assainissement collectif de son territoire. Cet accord, portant sur une durée de 10 ans à partir du 1er janvier prochain, concerne 31 communes vauclusiennes regroupant 110 000 habitants.
« Ce nouveau contrat résulte d’une procédure de mise en concurrence qui a duré 2 ans, explique Jérôme Bouletin, président du syndicat Rhône-Ventoux. Des objectifs forts ont été fixés par le syndicat comme celui de renforcer la présence humaine sur le terrain et d’améliorer la compétence et la performance technique pour une meilleure réactivité et efficacité. Nous avions également l’ambition de développer des actions concrètes en matière de développement durable et de renforcer l’accès aux informations d’exploitation pour assurer le pilotage du contrat en toute transparence avec un contrôle permanent, au bénéfice des usagers. »
Dans le détail, cette DSP concerne la collecte, via 607 km de réseau, et la dépollution de 4 375 000m3 d’eaux usées pour le compte de 48 000 usagers. Pour cela, 32 stations d’épuration et 140 postes de relevage sont nécessaires.

Solidarité & Environnement
Ce contrat comprend notamment la création d’un fonds de solidarité de 25 000€ par an pour soutenir les familles en difficultés et la mise en place d’un numéro d’appel unique à compter du 1er janvier 2022.
Par ailleurs, une contribution à la transition écologique du territoire grâce à de nouvelles solutions environnementales telles que la réutilisation des eaux usées pour l’arrosage des terres agricoles, la mise en place de panneaux photovoltaïques sur les stations d’épuration de Monteux et de Carpentras, permettant une réduction de 25% des consommations d’électricité, et une valorisation de 100% des graisses et sables issus de la collecte et du traitement des eaux usées, sur le territoire d’ici 2024. Plus de 1 600 tonnes de sables seront ainsi revalorisées en matériaux de terrassement.
« Nous avons mis toute notre expérience et notre savoir-faire au service d’une ambition forte, à la hauteur de l’image de ce territoire et de notre histoire commune, se félicite Laurence Perez, directrice régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur de Suez. Cela se traduit par l’engagement des femmes et des hommes de Suez qui vivent sur ce territoire, participent à sa vie et sont fiers de contribuer à l’amélioration de leur cadre de vie. »

La station d’épuration des eaux usées de Carpentras. © Norman Kergoat

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