27 octobre 2026 |

Ecrit par le 27 octobre 2026

Cavaillon décroche son troisième laurier sportif

Avec près de 5 000 licenciés, une soixantaine de clubs et plus de 1,6M€ investis dans ses équipements depuis 2023, Cavaillon vient d’obtenir un troisième laurier au label national ‘Ville Active & Sportive’, une distinction qui salue autant ses infrastructures que l’engagement de son tissu associatif.

Le sport cavaillonnais gagne en reconnaissance. Le 22 octobre, à Paris, lors d’une cérémonie organisée au siège du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), Cavaillon a décroché son troisième laurier au label ‘Ville Active & Sportive’. Une distinction qui récompense les efforts de la commune pour développer l’activité physique à tous les âges et la rendre accessible au plus grand nombre.

Copyright Ville de Cavaillon

Un tissu sportif bien ancré dans la ville
Cavaillon accueille 60 clubs et structures sportives réunissant environ 5 000 licenciés, un réseau associatif dense, porté par les bénévoles, les éducateurs et les agents municipaux, toute l’année. Les dispositifs ‘Passe Sport Loisirs’ et ‘Carte Sport’ favorisent l’accès au sport des jeunes, des seniors, des personnes en situation de handicap et des publics qui en restent éloignés. Plus de 1,6 million d’euros investis depuis 2023 Pour accompagner cette dynamique, la Ville mise sur ses équipements. Depuis 2023, plus de 1,6M€ ont été consacrés à la modernisation des installations, réparties sur dix sites, comme le COSEC (Complexe sportif évolutif couvert), auquel s’ajoutent des équipements en accès libre, conçus pour encourager une pratique moins encadrée et plus spontanée.

Trois lauriers dans le Vaucluse
Au plan national, 49 villes ont obtenu ou renouvelé le niveau trois lauriers en 2026. En Vaucluse, Cavaillon rejoint Avignon et Carpentras parmi les communes distinguées à ce niveau. Le label ‘Ville Active & Sportive’ valorise les politiques locales en faveur de l’activité physique, à travers les équipements, les initiatives municipales et la mobilisation des acteurs sportifs. Jean-Philippe Rivet, adjoint aux Sports, y voit la récompense des efforts de la municipalité, du service des Sports et des clubs. Les bénévoles, les éducateurs, les agents municipaux et les partenaires sont également associés à cette distinction.

Jean-Philippe Rivet, adjoint aux Sports, Mme Ferrari, ministre des Sports, Pascal Terranne, adjoint aux Finances, Copyright Ville de Cavaillon

De nouveaux chantiers en perspective
La Ville de Cavaillon a également annoncé la couverture de deux courts de tennis, la mise à niveau de la piste de BMX et la transformation d’un terrain stabilisé en terrain de football synthétique au stade des Vignères.

Dans le détail
le troisième laurier ne récompense pas seulement la qualité des installations. Selon le règlement du label, il distingue aussi les communes qui développent des pratiques sportives innovantes, des actions citoyennes et une offre adaptée aux particularités de leur territoire. Pour l’édition 2026, 169 collectivités ont été distinguées, dont 49 au niveau des trois lauriers et 20 au niveau maximal de quatre lauriers. Ce repère national permet de souligner que Cavaillon ne se contente pas de multiplier les équipements : la commune est également évaluée sur sa capacité à faire du sport une pratique accessible et ancrée dans la vie locale.
Mireille Hurlin

https://www.facebook.com/mairiedecavaillon/videos/-cavaillon-d%C3%A9croche-son-3%E1%B5%89-laurier-du-label-ville-active-sportive-une-belle-fier/2194822237735663/
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L’Aprova 84 crée du lien entre les associations

Après le succès de la 1re édition des P’tits Dej ‘en mode Codev’ en juin dernier, l’Aprova 84, qui accompagne les associations du département, réitère l’expérience avec deux nouveaux rendez-vous les vendredis 9 octobre et 20 novembre.

Ce vendredi 9 octobre, l’Aprova 84 convie les associations pour un nouveau P’tits Dej ‘en mode Codev’. L’occasion pour les participants de partager leurs expériences et de repartir avec des idées concrètes grâce à l’intelligence collective. Plusieurs thématiques seront abordées lors de ce moment comme la mobilisation des bénévoles, la communication, l’organisation, ou encore le développement d’un projet.

« Ces rencontres sont l’occasion de rompre l’isolement, de découvrir de nouvelles pratiques, de créer du lien entre associations… le tout autour d’un café et dans une ambiance chaleureuse », explique l’Aprova 84. Un second rendez-vous se tiendra le vendredi 20 novembre pour ceux qui ne pourront assister à celui de ce 9 octobre.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Vendredis 9 octobre et 20 novembre. De 9h à 10h30. Prix libre. Aprova 84. 14 Rue Léon Honoré Labande. Avignon.


Journée des associations : Saint-Didier, un village où il fait bon vivre

Comme de nombreux villages dans le Vaucluse, Saint-Didier a organisé samedi dernier sa journée des associations permettant à ses habitants de connaître toutes les activités possibles. Une matinée d’accueil des nouveaux arrivants était également a programme.

Le parking de la mairie de Saint-Didier était en ébullition samedi matin l’occasion de la journée des associations qui s’étaient mises sur leurs 31 pour présenter toutes leurs activités à la population du village, dans diverses catégories (loisirs et animations, culture, sport et bien-être, solidarité). Une belle dynamique associative y est en place que ce soit sur le centre du village ou sur l’autre pôle de population constituée par le quartier des Garrigues situées à 1 km du centre. En parallèle, les nouveaux arrivants durant l’année ont été accueillis par le maire, Gilles Vève, et toute son équipe d’élus. Les néo-saintdidierois sont une trentaine pour 2026 et ont pu découvrir les différents aspects du village expliqué par le Maire. Chacun est reparti avec un sac rempli de documents et d’un ouvrage de photos. Un apéritif dînatoire était proposé à ces nouveaux habitants, offert par les commerçants du village.

Niché au creux des Monts-de-Vaucluse, appartenant à la CoVe, le village de Saint-Didier est très apprécié de ses habitants. Ses atouts sont nombreux : patrimoine, douceur de vivre, dynamique des commerces locaux, environnement. Gilles Vève en est le maire depuis quatre mandats et demi.  » Nous sommes profondément attachés à préserver notre patrimoine, notre environnement, notre art de vivre et notre identité, tout en faisant évoluer nos services et nos équipements afin de répondre aux besoins des habitants et d’améliorer sans cesse leur quotidien  » explique le premier magistrat.

Un village attractif

Le village est caractérisé par une forte proportion de résidences principales, à hauteur de 90 %. Vu son emplacement touristique, il comporte de nombreux gîtes et chambres d’hôtes. La force du village réside sans conteste sur la dynamique de ses commerces situés sur l’artère principale, le Cours, bordée de platanes et qui était autrefois le lieu de négoce des fruits et légumes des agriculteurs locaux. Les commerces drainent les habitants du village mais aussi le bassin de vie constitué par Saint-Didier, Venasque, le Beaucet et la Roque-sur-Pernes. Son patrimoine est attractif avec un vieux Saint-Didier, comprenant l’église et le château de Thézan qui est en rénovation depuis 2019 avec succès. C’est désormais un lieu de visite incontournable sur le Vaucluse, avec les pièces du château, le jardin la française et l’orangerie qui vient d’être terminée.

« Nous sommes ouverts six jours sur sept d’avril à octobre. Nous avons également ouvert une boutique d’accueil. Cette affluence en croissance est obligatoire pour assurer nos charges d’investissement et de fonctionnement qui sont très importantes pour un tel lieu », explique Pierre de Beytia, un des deux propriétaires de ce lieu qui existait déjà à l’époque romaine. Un site gallo-romain existait en effet sur l’emplacement du château. Les romains avaient choisi cet emplacement pour la richesse des eaux de Saint -Didier qui s’est d’ailleurs appelé Saint-Didier-les -bains jusqu’au XXe siècle. Ce château a ensuite été construit à l’époque médiévale, au XVe et XVIe siècles. A la période Renaissance, la demeure commence à se développer sous l’impulsion de Siffreine de Venasque et d’Elzéar de Thézan. Au XIXe, le lieu devient un centre d’hydrothérapie, avec 58 chambres et plusieurs salles de soins. Le château deviendra ensuite une clinique psychiatrique jusqu’en 1980. Laissé à l’abandon pendant 30 ans, il est racheté en 2019 par Emmanuel Renoux et Pierre de Beytia.

Une économie présente

Quelques belles entreprises se trouvent sur ce village. Une entreprise du patrimoine, Les Orgues Quoirin, est connue dans le monde entier. Elle a effectué la restauration de l’orgue de la cathédrale de Paris suite à l’incendie. Dans un autre registre, l’entreprise Reynaud et fils est un des leaders de la production et de la commercialisation d’huiles essentielles françaises. Elle fabrique également des ingrédients naturels, parfums et arômes pour des grands groupes de cosmétiques. Enfin, Ibeliv fabrique des sacs et accessoires vendus dans le monde entier, en partenariat avec des sites de production à Madagascar.

Une agriculture dominante 

Comme de nombreux villages du Vaucluse, l’agriculture est bien présente à Saint Didier, avec la cerise, les raisins de table et de cuve. Pour le vin, il y a la coopérative viticole Clauvallis et des vignerons indépendants.

Des projets à venir

En mai 2025, la ville s’est dotée d’une salle d’exposition, les Bains douches permettant à de nombreux artistes de mettre en avant leurs œuvres. Les deux gros projets à venir sur le court terme sont l’installation du parking paysager du Tinée en face de la pharmacie et la rénovation de la salle polyvalente.

Le village jouit aujourd’hui d’une attractivité forte, en raison de ses atouts que sa douceur de vivre, son animation commerciale du Cours toute l’année, son patrimoine et ses paysages.  » Vous découvrirez ici un vrai esprit de village, où les voisins deviennent souvent des amis, où la richesse de la vie associative crée du lien et où les commerces de proximité contribuent chaque jour à la qualité de vie qui fait le charme de notre commune  » explique Gilles Vève.


Une journée dédiée aux associations à Carpentras

Ce samedi 5 septembre, la Ville de Carpentras organise le Forum de la vie associative.

À chaque rentrée, les associations se réunissent pour se faire connaître du public. C’est le cas à Carpentras ce samedi 5 septembre à l’occasion du Forum de la vie associative qui se tiendra sur le parking des platanes et les allées Jean-Jaurès. Ce rendez-vous sera inauguré par le maire Hervé de Lépinau à 10h.

Ce sont 140 associations qui seront présentes pour cet événement annuel, qu’elles soient culturelles, sportives, humanitaires, environnementales ou autre. De nombreuses animations seront au programme de la journée comme de la danse, du théâtre, de la musique, diverses démonstrations sportives, et des initiations et découvertes pour petits et grands.

Dans le même temps, la Ville proposera la journée de prévention routière avec des ateliers ludiques et pédagogiques comme la voiture à renversement, le simulateur de conduite, ou encore l’auto-pratique.


Redonner le goût des mots, un pari éducatif en Vaucluse

Face à un constat préoccupant de désintérêt pour la lecture et à un usage intensif des écrans chez les jeunes, le Département de Vaucluse investit 50 000€ par an dans son dispositif Écrire au collège. En 2025, 2 271 élèves de 93 classes, de la sixième à la troisième, vont bénéficier d’ateliers d’écriture conçus pour stimuler leur créativité, enrichir leur rapport à la langue et remettre le livre au cœur de leurs pratiques quotidiennes.

En France, la lecture comme pratique de loisirs recule nettement avec l’âge : les élèves de primaire lisent davantage pour plaisir que les collégiens ou lycéens, chez qui cette habitude décline fortement après 12 ans. Chez les 16-19 ans, un jeune sur trois ne lit pas du tout pour les loisirs, contre seulement 7% des 7-12 ans, soulignant une rupture significative au passage au collège et au lycée. 

Lecture en berne à l’adolescence
Selon les données les plus récentes, les jeunes consacrent en moyenne 19 minutes par jour à la lecture de loisirs, soit dix fois moins que le temps passé devant des écrans, estimé à 3h11 par jour, hors lecture numérique ou livres audio. 

Un déséquilibre révélateur
Ce déséquilibre est révélateur d’un changement de pratiques profond chez les 7-19 ans, pour qui les écrans sont devenus omniprésents, souvent au détriment de la lecture traditionnelle, pourtant essentielle au développement des compétences linguistiques et à l’expression personnelle.

Un dispositif structuré pour renouer avec l’écrit
Dans ce contexte, le Département de Vaucluse a déployé, depuis 2019, son dispositif ‘Écrire au collège’. Cette initiative éducative vise à éveiller le plaisir d’écrire et de lire au plus tôt, en s’appuyant sur des ateliers animés conjointement par des enseignants et des intervenants culturels.

Copyright Département de Vaucluse

93 classes en Vaucluse
Pour l’année scolaire 2025, 93 classes vont participer au programme, impliquant plus de 2 200 élèves de la sixième à la troisième. Chaque atelier se compose de séances de deux heures, totalisant entre 6 et 10 heures d’interventions, durant lesquelles les élèves explorent des textes d’auteurs, les jeux de mots et les formes littéraires avant de produire leurs propres écrits.

Richesse de la langue et de la créativité
Six associations locales ont été sélectionnées cette année pour animer les ateliers : Le Goût de lire en pays d’Apt ; Des livres et des mots ; Grains de lire– nomade du livre ; Le Centre dramatique des villages du Haut Vaucluse ; La compagnie K.I.T et le Labo des histoires. Leur expertise artistique et pédagogique permet d’adapter les approches à chaque classe tout en suscitant l’enthousiasme des jeunes pour l’expression écrite. Les carnets d’écriture remis à chaque élève deviennent le lieu de conservation de leurs textes, révélateurs de leurs progrès, de leurs émotions et de leur façon singulière d’interpréter le monde.

Au-delà des compétences, une transformation personnelle
Loin de se limiter à l’amélioration les compétences du langage, ‘Écrire au collège’ invite les jeunes à s’approprier une pratique réflexive et expressive. Dans les classes, l’écriture agit comme un catalyseur de confiance : elle aide les élèves à structurer leur pensée, à affirmer leur voix et à partager leurs idées devant leurs pairs.

Des écrans omniprésents et des informations éparses
Dans un paysage où l’attention des adolescents est sollicitée par une multitude d’écrans et d’écrits rapides, ces ateliers offrent un espace rare et précieux : celui de penser, d’imaginer et de raconter, avec patience et profondeur. D’autant plus que les jeunes lisent dix fois moins et passent des heures devant les écrans, le Département de Vaucluse mise sur l’écriture comme levier d’épanouissement intellectuel et personnel. Dans chaque séance, au cœur des collèges vauclusiens, naissent non seulement des textes, mais aussi des appétits pour les mots, la lecture et la pensée créative, autant d’atouts précieux pour l’avenir scolaire et citoyen des élèves.
Mireille Hurlin


La Ville de Cavaillon dédie une journée à ses associations

Ce samedi 13 septembre, la Ville de Cavaillon organisera la journée des associations. En tout, plus de 60 seront présentes pour faire découvrir au public leurs activités.

Sport, culture ou encore bénévolat, tout le monde peut y trouver son compte. Ce sera l’occasion, pourquoi pas, de démarrer une nouvelle activité pour cette nouvelle année scolaire !

Samedi 13 septembre. De 9h à 16h. Entrée libre. Gymnase Rosa Parks. 300 Avenue François Mitterand. Cavaillon.


La Ville de Carpentras, labellisée Fête du Sport, organise le Forum des associations

Plus de 170 associations carpentrassiennes seront représentées ce samedi 6 septembre au Forum de la vie associative de la ville, qui se tiendra sur les Allées Jean-Jaurès et le Parking des Platanes.

Des associations culturelles, sportives, humanitaires, environnementales et bien d’autres tiendront un stand samedi pour faire découvrir aux Carpentrassiens la richesse du tissu associatif local.

Plusieurs animations seront proposées par les associations tout au long de la journée comme des démonstrations sportifs (pétanque, BMX, sports de combat, tennis…), des animations artistiques (danse, musique, théâtre…), mais aussi des initiations et découvertes pour petits et grands.

Fête du Sport 2025

Parmi les associations représentées, beaucoup tournent autour du sport. La Ville de Carpentras a d’ailleurs été labellisée Fête du Sport 2025, une célébration créée en 2024 à la suite des Jeux Olympiques de Paris pour faire durer le plaisir de la pratique sportive. Ce label vise à promouvoir la force sociétale du sport et inciter les Français à pratiquer davantage.

Prévention routière

En parallèle du Forum des associations, la Ville de Carpentras proposera des animations sur la sécurité routière sur le Parking des Platanes. Organisés dans le cadre de la bourse municipales au permis de conduire, des démonstrations et ateliers seront au programme avec notamment une voiture à renversement, un simulateur de conduite, de l’auto pratique, etc.

Samedi 6 septembre. De 10h à 17h30. Allées Jean Jaurès et Parking des Platanes. Carpentras.


La Banque alimentaire accompagne 55 000 vauclusiens

La précarité alimentaire touche 55 000 vauclusiens. Pour endiguer ce phénomène croissant ? La Banque alimentaire de Vaucluse -BA 84-. La structure ravitaille ainsi 70 associations partenaires chargées d’accompagner les plus vulnérables. Les deux objets de la BA : Lutter contre le gaspillage de nourriture et offrir une aide alimentaire aux plus démunis. Résultat ? 1 460 tonnes de denrées distribuées en 2024. Au final ? Un outil puissant : Le tissu associatif, socle d’une société fermement inclusive. Et pour se faire une idée précise du terrain, la parole de Pascale Hémard, la présidente de la Banque Alimentaire de Vaucluse.

Avignon. Une Banque alimentaire au milieu de nulle part, dans la ceinture verte où serpente une route étroite. Impossible de se croiser en voiture, périlleux en cas de rencontre avec un  camion. Pas d’espaces de retournement non plus. Autant dire la galère pour se faire livrer par des camions de grande envergure, sans parler des frigorifiques. C’est d’ailleurs un des points que nous aborderons avec Pascale Hémard, la présidente de la Banque Alimentaire de Vaucluse.

19,3% d’habitants vivant sous le seuil de pauvreté
En Vaucluse, 19,3% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Près de 20% des jeunes ne sont pas insérés, un taux qui atteint les 26,6% chez les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans. Toujours dans le département, près de 15 350 foyers sont allocataires du RSA –Revenu de solidarité active-, soit 30 825 personnes couvertes par ce dispositif. En Vaucluse comme en France, 60% des personnes accueillies par les banques alimentaires vivent en zones périurbaines ou à la campagne, ce sont 38% autour ou à Avignon.

En chiffres
La banque alimentaire a permis la distribution, par 810 personnes mobilisées et 93 partenaires, de presque 3 millions de repas en 2024 via 1 460 tonnes de denrées alimentaires. Son organisation se déploie grâce à 700 bénévoles lors de la collecte de fin d’année ; 58 sont des bénévoles permanents ; 25 sont des stagiaires ; 20 sont présents dans d’autres cadres.

Pascale Hémard et une partie de l’équipe de bénévoles de la BA 84 Copyright MMH

L’interview, Pascale Hémard, Présidente de la Banque Alimentaire de Vaucluse
« La Banque alimentaire de Vaucluse fonctionne grâce aux bénévoles. Soixante d’entre-eux constituent sa garde rapprochée. Des permanents sur le front toute l’année. Nous travaillons surtout le matin, à partir de 7h30 jusqu’à environ 15h30, pour la logistique : accueil des camions, stockage des denrées, préparation quotidienne de colis ou de stocks en fonction des demandes des associations partenaires. Les bénévoles œuvrent également sur les pôles administratifs, tels que l’approvisionnement, l’organisation des transports, la collecte de dons d’importantes entreprises d’agroalimentaire. Egalement, la Fédération Française des Banques Alimentaires nous permet de récupérer des dons en provenance d’entreprises que nos bénévoles ont pour tâche de distribuer, depuis Avignon et sur l’intégralité des départements de la Région Sud Paca. Nous disposons également d’un pôle hygiène et sécurité alimentaire qui vérifie la qualité des denrées. Nous ne distribuons jamais de produits dont la date limite de consommation est dépassée. »

Une augmentation du nombre de personnes bénéficiaires depuis 2022
« On est un territoire où il y a quand même pas mal d’étudiants, aussi bien dans le cadre de l’université que de très nombreux lycées ou entreprises privées qui font des BTS ou des BUT -Bachelor universitaire de technologie-. Donc, ces jeunes sont dans une précarité alimentaire de plus en plus reconnue. Pas seulement parce qu’ils n’ont plus les petits jobs dont on a beaucoup entendu parler au moment du Covid, mais parce que, de toute façon, le statut d’étudiant est très compliqué. À l’heure actuelle, avec le système d’admission post-bac, ces jeunes ‘sont distribués’ sur l’intégralité du territoire et aiment mieux obtenir une place dans une formation plus lointaine, plutôt que rien du tout. » 

La délocalisation des habitants
« Donc, on a beaucoup délocalisé les étudiants. Faire ses études en étant chez papa-maman, c’est réservé aux métropoles. En province, ce n’est plus le cas. Donc, cette population-là doit bien se loger et se nourrir. Elle représente 15 à 20% de nos bénéficiaires. Nous allons donc créer une épicerie sociale itinérante, pour ces jeunes étudiants, en janvier, tout d’abord en divers points d’Avignon puis sur Carpentras et Orange. Ce sera un camion réfrigéré pour distribuer des produits surgelés et ainsi offrir une gamme de nourriture plus vaste, qu’ils consommeront tout de suite parce que dans leurs logements, à part une vague bouilloire et possiblement un four à micro onde, souvent ils ne possèdent rien de plus, pas même de réfrigérateurs. »

30% de la population vit sous le seuil de pauvreté en Vaucluse et dans les grands bassins de vie
« La plus grande partie de ceux que nous aidons sont des allocataires du RSA, les demandeurs d’asile, de passage, qui cherchent à s’installer quelque part… Le soleil peut les attirer. Si vous parlez du Vaucluse, d’Avignon et de Carpentras, les familles en grande difficulté savent qu’il y a des gens qui leur ressemblent. Ils y accèdent, en tout cas, à un accompagnement social plus important, ce qui veut dire à des jardins partagés, à un accompagnement associatif social et culturel. Je constate, que ce sentiment se développe, sans doute, dans des populations très précises venant des mêmes régions, par exemple des Africains de l’Est qui passent beaucoup dans la région du Vaucluse. Ils sont rassurés de partager la même alimentation, la même approche, les mêmes règles sociales. »

Pascale Hémard, présidente de la Banque Alimentaire de Vaucluse Copyright MMH

Les travailleurs pauvres
« Le nombre de travailleurs pauvres dotés de petits contrats de 25 à 30h ne s’en sortent pas. Leur nombre est juste extrait des statistiques de France travail. Ils vont accepter plusieurs jobs sans pouvoir s’en sortir financièrement. Ils n’ont pas de vie, et surtout pas de vie sociale. Si je rapporte cela au taux d’épargne, je me dis que ce ne sont pas les gens riches qui épargnent. Ce sont les autres qui le font pour pouvoir atteindre un métier qui leur plait, via l’achat du permis de conduire, d’une voiture, pour créer un commerce… Certains veulent devenir chefs d’entreprise. Je les mets en garde. On peut même parler de cette épicerie sociale qui est à Villeneuve-lès-Avignon, quartier cossu, et qui fonctionne une fois par semaine. Ça casse les codes ! Une partie des personnes qui la fréquente sont d’anciens commerçants qui avaient bien réussi, et possèdent une belle demeure. L’un des deux partenaires a disparu, l’autre ne veut pas se défaire de la maison, c’est son histoire… Ils ne s’en sortent plus et vont à l’épicerie sociale. C’est là qu’on a cette possibilité d’alerte sur cette’ fameuse économie vacillante du Vaucluse. »

Bientôt, un possible déménagement ?
« Nous sommes ici depuis 17 ans et les routes d’accès sont délicates pour les poids lourds qui nous disent ‘vous ne vous rendez pas compte de ce que vous faites subir à nos camions pour venir. On se met en danger, on abime tout et aussi nos carrosseries. » Cela nous a fait perdre des transporteurs pas chers ou gratuits, mais beaucoup disent, « attendez, là c’est fini !  » Alors on se bat pour aller ailleurs. Il nous faut trouver des entrepôts suffisamment hauts pour pouvoir stocker les palettes et un terrain. La Préfecture nous aide en cela. Reste à voir comment se les faire offrir, réhabiliter les locaux et déménager. On fait également tout pour recruter et fidéliser ceux qui sont là. En général ce sont de jeunes retraités qui n’ont pas envie de cesser de travailler et qui veulent surtout aider. »

Au plan général
Selon une enquête du Credoc, 37% des Français seraient en insécurité alimentaire en 2023, soit 20 millions de personnes et 45% de la population dit ne pas manger assez bien en 2022. Au niveau national, les ménages les plus modestes achèteraient deux fois moins de fruits et légumes que le reste de la population, et ce, de manière constante depuis 40 ans.

Un déficit de connaissance alimentaire
Un phénomène lié, en partie, à un déficit de connaissance alimentaire car un jeune, aujourd’hui, n’est pas capable de différencier un concombre d’une courgette. Les témoignages des bénévoles des banques alimentaires révèlent que les bénéficiaires, par exemple, ne connaissent pas ni ne savent cuisiner un chou-fleur.»
Source : Institut Montaigne, rapport du 16 octobre 2024. 

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Les missions de la Banque alimentaire
Les missions de la Banque alimentaire sont de collecter, distribuer et transformer les aliments destinés à la déchetterie. Elle agit pour une société plus juste et plus responsable. Elle œuvre pour garantir une alimentation saine, durable et accessible à tous. Elle accompagne aussi les jeunes, favorise l’engagement et l’insertion sociale. Elle collabore à une économie circulaire solidaire via les ateliers de cuisine, les jardins partagés, les ateliers de transformation et des dispositifs itinérants.

L’organisation de la Banque Alimentaire de Vaucluse
Pascale Hémard, présidente ; trois vices-présidents : Eric Buron, Jean-Luc Voitellier et Alain Ferria. Mireille Nami, secrétaire-générale ; Patrick Munsch directeur et Frédéric Chaptal trésorier.

La feuille de route de la présidente
Solliciter de nouveaux financeurs associés ou non à l’Etat, la Région Sud-Paca, le Département, le Grand Avignon, la CCI de Vaucluse, la Ville d’Avignon ainsi que des mécènes ; Développer la collecte de denrées et d’offres auprès d’associations partenaires ; Séduire plus de bénévoles et les fidéliser ; Se rapprocher des autres réseaux caritatifs : Restos du cœur, Secours populaire, Secours catholique, La Croix rouge ; Développer de nouveaux services, notamment en zone blanche et au profits des étudiants en BTS, très touchés par la précarité alimentaire. Assurer la pérennité de la Banque Alimentaire de Vaucluse via un modèle économique solide et soutenable ; Anticiper les évolutions futures du fonctionnement des structures d’aide alimentaire, des besoins des partenaires et des bénéficiaires.

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Le site de Montfavet
L’entrepôt se déploie sur 1 090m2 et détient 1 chambre froide positive de 136m2, deux chambres froides négatives de 120m2, un camion poids lourd et 3 camions inférieurs à 3,5 tonnes. Dans les cartons ? Une relocalisation de la Banque Alimentaire dans l’Est du Grand Avignon.

Ses associations partenaires
26 épiceries sociales, 18 associations distribuant des colis alimentaires, 15 centres d’hébergement, 8 associations de maraude, 2 centres communaux d’action sociale et une boutique alimentaire solidaire.

Les partenaires institutionnels et mécènes
Les partenaires institutionnels : DDETS 84 –Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités-, Conseil régional Sud-Paca, Le Conseil départemental 84, Le Grand Avignon et la Ville d’Avignon. Les mécènes : La Sncf, Le Crédit Agricole, Groupama, Grdf et la CNR –Compagnie nationale du Rhône-.

Les GMS partenaires
Les grandes et moyennes surfaces partenaires : Plateforme Biocoop de Noves, Grand Frais, Vitafrais, Carrefour, Auchan, E. Leclerc, Intermarché, Système U, Métro et les Galeries Lafayette.

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Banque alimentaire de Vaucluse. 630, Chemin Saint-Pierre Fraysse, La ceinture verte, Avignon. 04 90 87 81 80


1er festival de l’égalité des chances en action 

Les jeudi 15 et vendredi 16 mai toutes les agences de France Travail de France et de Vaucluse se mobilisent pour l’égalité des chances lors du festival ‘Uniques’. Objectif : Rassembler les entreprises, associations, personnes en recherche d’emploi, étudiants, autour de conférences, ateliers, du coaching, cessions de networking, de programmes de remobilisation et de formation, de visites d’entreprise… Le programme des manifestations pour façonner un monde du travail plus inclusif et équitable en Vaucluse ici, et plus détaillé à Avignon ci-après.

Le 15 mai 2025

Agence France Travail Avignon Joly Jean
« Ensemble partageons nos cartes pour l’inclusion. »
Visite de la structure Relais de Provence avec une quinzaine de demandeurs d’emploi bénéficiaires de l’obligation d’emploi, d’une chargée de mission de Cap emploi et de la référente France travail de la structure et en présence d’un conseiller en solutions ergonomiques qui interviendra au cours de l’événement. Déroulement de la matinée : – Visite du relais de Provence. -Présentation des moyens matériels pour compenser – Echange  » pourquoi pas « handis’cuter » – Intervention d’une entreprise.

Agence France Travail Avignon Joly Jean 
« Table Ronde – L’accès à l’emploi pour tous : Freins, solutions et perspectives »
L’agence d’Avignon Joly Jean et Avenir 84 organisent une table ronde autour des problématiques des personnes en difficulté avec la langue française et des freins dans l’accès à l’emploi. Autour de la table ronde : des centres sociaux, l’Ancli… – l’équipe du parcours langue française de l’agence d’Avignon Joly  Jean et d’Avenir 84 (solution Duplex/Deffinov…) – Témoignages d’entreprises inclusives et de leurs salariés. Echanges sur ces problématiques.

Agence France Travail Réalpanier
La MRS : une méthode de recrutement inclusive
Chez France travail Réalpanier en petits groupes, chacun s’essaiera à des exercices de simulation inspirés de situations professionnelles réelles. Trois secteurs seront explorés : l’hôtellerie-restauration, le BTP et l’industrie agroalimentaire. Chaque groupe passera successivement par différents ateliers pratiques, où les participants seront invités à manipuler, tester et échanger autour des gestes, outils et savoir-faire propres à chaque métier. Ce format immersif favorise une meilleure compréhension des compétences attendues, tout en valorisant les savoir-être de chacun. Les participants seront, en amont, invités à un atelier de préparation.

Agence France Travail Cavaillon
« Parions Job ! »
Le BCI XV (club de Rugby de l’Isle sur la Sorgue) en partenariat avec E-Keep, France Travail et le Réseau pour l’Emploi organise une manifestation afin de permettre la rencontre de demandeurs d’emploi et d’entreprises. Cette manifestation s’inscrit totalement avec le dispositif Uniques qui consiste à organiser des évènements afin de promouvoir l’égalité des chances à destination des publics prioritaires, travailleurs handicapés, Seniors, Jeunes de moins de 26 ans… Le principe : Accueillir des publics prioritaires, générer des rencontres autour d’activités rugby pour conclure par un job dating engagé.

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Agence France Travail Orange
« Gym engagée et dynamique partagée au féminin »
Rencontres en partenariat avec le Club de gym ‘Avenir gymnique orangeois’, pour une remobilisation et constitution d’un groupe de femmes, afin de favoriser les rencontres et de créer une dynamique partagée et engagée. Découverte de ce projet à l’agence d’Orange le 15 mai à 9h.

Agence France Travail Bollène
« L’égalité des chances : une femme raconte aux femmes sa belle histoire »
Un entretien collectif IAE au sein d’une structure IAE (Collectif Insertion Emploi 84 et Chantier Le pied à l’étrier) en y associant le témoignage d’une bénéficiaire.

Agence France Travail Carpentras
« Le jeu du Loup Garou »
Un événement en collaboration avec le Geiq, Geste, Agro qui propose, en présence de 4 entreprises partenaires, un jeu du loup garou revisité pour valoriser les métiers et opportunités de l’agroalimentaire auprès d’un public éloigné de l’emploi.

Agence France Travail Apt
« Lutte contre l’Isolement : La MJC d’Apt Relance la Dynamique Sociale pour les Jeunes en Quête d’Emploi »
Au sein de la MJC d’Apt (maison pour les jeunes et la culture, QPV quartier prioritaire de la politique de la ville) favoriser les rencontres des jeunes éloignés de l’emploi avec les collaborateurs de la MJC. Faciliter les liens et promouvoir l’offre de services et les ateliers proposés. Les ateliers favorisant l’inclusion : atelier de cuisine, gestion de budget… Comment au sein d’ateliers de redynamisation le public renoue avec la sociabilité. Retrouver une dynamique sociale et renouer des liens sociaux. Lutte contre l’isolement social et donc professionnel à venir.

Les 15 et 16 mai 
Agence France Travail Apt
« Les demandeurs d’emploi sont des artistes. »
Il s’agit d’exposer au sein de l’agence France Travail d’Apt les œuvres des personnes qui sont accompagnées par les conseillers, souvent issues des publics fragilisés Jeunes, Deboe –Demandeur d’emploi bénéficiaire de l’obligation d’emploi- Deltd –demandeur d’emploi longue durée- : peintres, céramistes, illustratrices, photographes. Vernissage (le 15 après midi) sous format « tea time » en ouverture à d’autres publics afin de favoriser les échanges et engager les conversations…

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« Réussite et résilience : des témoignages inspirants contre la discrimination »
Témoignages inspirants de personnes ayant surmonté des discriminations ou obstacles et partageant leurs expériences. Témoignages vidéos possibles. Filmer les témoignages et les passer « en boucle » sur un écran au cœur de l’agence ou gérer des témoignages en direct sous forme de plateau « télé » ou « radio ». Exemple : 2 demandeurs d’emplois suivis en Acco GLO, approche globale de l’accompagnement social- issus des QPV et qui ont été retenus l’un par la French tech autour de l’IA –intelligence artificielle- et l’autre ayant créé une application qui créé du lien sur la ville d’Apt et embarque touristes et résidents. (Les bons plans à Apt…)

Le 16 mai 2025
Agence France Travail Pertuis : »Tremplin Job »
Présentation de l’offre de service et des perspectives d’emploi lors d’un chantier à vocation d’insertion mis en place par la mairie de Pertuis pour les publics en difficulté d’insertion. En partenariat avec le Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation), la Mission locale, une Structure d’Insertion par l’Activité Economique (Aiaes,  groupe Addap13 Association départementale pour le développement des actions de prévention des Bouches du Rhône).

https://www.echodumardi.com/tag/associations/   1/1