Souvent il existe des décalages entre la réalité et sa perception. Ainsi, certaines villes ont des images qui ne correspondent pas toujours à ce qu’elles sont réellement. Cavaillon fait partie de celles-ci, alors qu’elles disposent de nombreux atouts, à commencer par une offre culturelle que l’on peut qualifier, sans exagérer, d’assez exceptionnelle.
Rapporté à ses 26 000 d’habitants, Cavaillon est sans doute une des communes de France qui bénéficie du plus grand nombre d’équipements culturels : une scène nationale (La Garance), un conservatoire de musique, deux écoles de danse (EnKdanse et Bedoiseau), deux librairies indépendantes, une MJC, 3 salles de cinéma, 3 galeries d’art (au moins), une salle de spectacles municipale (salle du Moulin Saint-Julien), un théâtre de plein air, une médiathèque, un musée archéologique, deux espaces d’exposition (Léon Colombier et Chapelle du Grand Couvent)… à cela on pourrait ajouter le musée hôtel d’Agar, l’ancienne synagogue qui accueille régulièrement des expositions ou des conférences ou le futur musée du melon … Il convient également d’ajouter à cette liste les nombreux événements organisés durant toute l’année : corso, fête de la musique, expositions, concerts événements, fête du melon, cinéma en plein air, festival Cigale Song. Sans compter les initiatives du secteur associatif, particulièrement actif. Lien ICI sur les événements de l’été.
Un euro investit dans le patrimoine en rapporte sept à l’économie local
Cette profusion pourrait surprendre. Comme si la culture venait conjurer un mauvais sort.
De nombreuses villes en France on fait le choix de la culture ou du patrimoine pour développer leur attractivité. De ce point de vue, la cité Nantaise pourrait faire figure d’exemple. Avec son « Voyage à Nantes », et nombres d’autres évènements, Jean Blaise, une des figures majeures de la scène culturelle française, a activement participé à changer l’image de la ville. Plus proche de nous, l’Isle-sur-la-Sorgues a fait le choix d’investir dans son patrimoine et de rénover son cœur de ville dont sa remarquable Tour d’Argent, une tour du XIIème siècle, typique de l’architecture romane provençale. Pour son maire, Pierre Gonzalvez, ces investissements dans le patrimoine c’est le moyen d’attirer plus de visiteurs et donc plus de commerçants… Il est vrai qu’à Isle-sur-la-Sorgues les cellules commerciales vides sont peu nombreuses… Le maire de la cité des antiquaires estime qu’un euro investit dans le patrimoine en rapporte sept à l’économie locale.
C’est le même raisonnement qui a conduit Gérard Daudet, le maire de Cavaillon, à lancer la rénovation de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran. Ce choix c’est aussi celui de la préservation d’un patrimoine pour les générations futures. C’est en quelque sorte coup double. La restauration de cet édifice religieux a été l’occasion de rénover tout un quartier autour de la place Philippe de Cabassolle. Rénovation qui n’est pas étrangère à la décision d’Aroma-Zone de s’y installer. CQFD
Cavaillon : l’exception culturelle
Président d’Isle sur la Sorgue Tourisme depuis 2020, Éric Bruxelle a été réélu ce mardi 9 juin par le comité de direction qui est composé de 21 membres issus des collectivités locales et du tissu socio-professionnel.
Ce mardi 9 juin a eu lieu la séance d’installation d’Isle sur la Sorgue Tourisme durant laquelle les membres du comité de direction ont élu leur président et leur vice-président. « Cette nouvelle gouvernance aura pour mission d’accompagner les orientations stratégiques de l’Office de Tourisme au service de l’attractivité du territoire », indique l’organisme de promotion touristique.
Les membres ont unanimement décidé de renouveler leur confiance envers Éric Bruxelle, président de l’office de tourisme intercommunal depuis 2020, qui repart donc pour un nouveau mandat. À ses côtés, Olivier Laurient, propriétaire de l’Hôtel du Poète à Fontaine-de-Vaucluse, a quant à lui été élu vice-président. Ensemble et avec le reste du comité de direction, ils poursuivront le travail en faveur d’un tourisme ambitieux, structuré, et quatre saisons.
Au total, ce sont 21 membres qui composent le comité de direction d’Isle sur la Sorgue Tourisme. Les membres sont issus des collectivités locales ou sont des professionnels du territoire, ce qui permet de mobiliser diverses compétences en faveur du tourisme et de l’attractivité des cinq communes sur lesquelles exerce l’office du tourisme : Châteauneuf-de-Gadagne, Fontaine-de-Vaucluse, L’Isle-sur-la-Sorgue, Saumane-de-Vaucluse et Le Thor.
Les membres du comité de direction : • Florence Andrzejewski – conseillère communautaire, vice-présidente de la communauté de communes Pays des Sorgues Monts de Vaucluse (CCPSMV), 1re adjointe à la Ville du Thor • Yves Bayon de Noyer – vice-président de la CCPSMV, maire du Thor • Alain Beaumont – conseiller communautaire, adjoint à la Ville de Châteauneuf-de-Gadagne • Éric Bruxelle – vice-président de la CCPSMV, conseiller municipal délégué au tourisme et aux questions économiques en lien avec la CCPSMV à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Genseric Candeau – directeur Belambra Club Mousquety à L’Isle-sur-la-Sorgue • Valérie Canillas – conseillère communautaire, adjointe à la culture et au patrimoine à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Laurence Chabaud-Geva – vice-présidente CCPSMV, maire de Saumane-de-Vaucluse • Marco De Almeida – Grand Hôtel Henri, Grand café de la Sorgue à L’Isle-sur-la-Sorgue • Céline Doussot Morel – conseillère communautaire, conseillère municipale déléguée au commerce à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Juliette Durand – Moulin à Papier Vallis Clausa à Fontaine-de-Vaucluse • Bruno Erre – Vice président CCPSMV, maire de Fontaine-de-Vaucluse • Cathy Fermanian – directrice de Vaucluse Provence Attractivité • Dominique Ferreia Da Silva – Mas de la Sorgue au Thor • Pierre Gonzalvez – président de la CCPSMV, maire de L’Isle-sur-la-Sorgue, président de Vaucluse Provence Attractivité • Émilie Hédiard – Camping de la Sorguette à L’Isle-sur-la-Sorgue • Olivier Laurient – Hôtel du Poète à Fontaine-de-Vaucluse • Marie Legars-Lavaure – conseillère communautaire, conseillère municipale déléguée à la filière Antiquités, Brocante et nouveaux arrivants à la Ville de L’Isle-sur-la-Sorgue • Éric Marrion – Camping Fontisson à Châteauneuf-de-Gadagne • Pascale Rolland – conseillère communautaire, adjointe à la Ville de Châteauneuf-de-Gadagne • Sylvain Tamisier – Domaine Trelus à Saumane-de-Vaucluse • Estelle Vexlard – Ferme du Bourguet au Thor
Cavaillon : l’exception culturelle
L’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité (VPA) a convié les professionnels du territoire, le jeudi 12 mars à l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon, à un afterwork sur le thème du tourisme durable.
C’est au Golden Tulip Le Paradou, établissement hôtelier historique d’Avignon datant de 1985 et qui a récemment fait l’objet de travaux de rajeunissement, que les professionnels vauclusiens, quel que soit leur secteur d’activité, se sont donnés rendez-vous autour du sujet du tourisme durable.
Au total, une quarantaine d’invités ont pu en apprendre davantage sur ce que Cathy Fermanian, directrice générale de VPA, a qualifié de « tourisme de demain. » Plusieurs directeurs d’hébergements ont livré leur témoignage et ont partagé leur envie de proposer aux visiteurs une expérience provençale unique qui s’inscrit dans la transition écologique et environnementale.
Le tourisme, une filière importante en Vaucluse
Avant d’évoquer le lien entre tourisme et environnement, la directrice générale de VPA a tenu à rappeler l’importance de la place qu’occupe le tourisme dans l’économie du territoire. « Le tourisme est une filière très structurante avec de gros enjeux sur le département. Le tourisme en Vaucluse, ce sont 12 000 emplois et environ 1,6Mrds€ de retombées économiques chaque année. »
L’attractivité touristique du Vaucluse n’est donc plus à prouver. Cependant, les clientèles et les usages, quant à eux, évoluent. C’est la raison pour laquelle les professionnels du secteur travaillent main dans la main avec VPA pour faire face aux défis environnementaux et développer un tourisme davantage respectueux de la nature et des habitants. « Il faut travailler sur un tourisme dans le temps mais aussi dans l’espace », ajoute Cathy Fermanian.
Le Paradou, un hôtel qui a rajeuni
Les équipes de VPA ont choisi l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon pour cet afterwork autour du tourisme durable. Cet établissement historique d’Avignon, situé près de l’aéroport, est un ancien Best Western. Repris en 2024 par le Groupe Sofra, qui détient de nombreux hôtels en France, mais aussi des sites culturels comme les grottes Chauvet et Cosquer, l’établissement avignonnais a bénéficié d’un coup de jeune.
« C’est un établissement qui était dans son jus, vieillissant », affirme Jérémie Achiardy, directeur de l’hôtel. Sur les 98 chambres, 42 ont déjà été refaite. L’hôtel 3 étoiles, qui vise les 4, a engagé ce projet de modernisation pour renforcer son attractivité, tout en se rapprochant des standards du tourisme durable. L’année dernière, Le Paradou a obtenu le label HSB (Hotel Sustainability Basics) qui atteste d’un ensemble d’indicateurs de durabilité. « L’objectif désormais est de décrocher les labels Clef Verte, Tourisme & Handicap, et Accueil Vélo », ajoute le directeur de l’hôtel avignonnais.
Le camping La Sorguette, un exemple de tourisme durable
À L’Isle-sur-la-Sorgue, il existe un établissement, qui semblait il y a plusieurs décennies être en avance sur son temps puisqu’il mise sur le tourisme durable depuis plus de 40 ans. Il s’agit du camping La Sorguette, situé en bord de Sorgue, qui compte 164 emplacements étalés sur 2,5 hectares.
« Le tourisme peut être utilisé comme un biais cognitif pour prendre de meilleures habitudes. »
Émilie Hédiard
L’établissement l’islois a obtenu le label Clef Verte, 1er label international de tourisme durable pour les hébergements touristiques et les restaurants, il y a quasiment 20 ans, et est aussi Refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Le camping fait figure d’exemple sur le territoire en matière de transition écologique et entend inspirer d’autres établissements vauclusiens à suivre cette voie. « Je crois beaucoup en cette force du réseau, explique Émilie Hédiard, directrice de La Sorguette et vice-présidente de la Fédération des campings de Vaucluse. Ensemble, on peut préserver le territoire et valoriser le Vaucluse. »
Sur ce même principe d’expérience provençale unique en adéquation avec la nature, un groupe hôtelier est en train de naître sur le territoire. Appelé « Villageois » , ce groupe hôtelier en devenir n’est pour l’instant propriétaire que d’un seul établissement : Le Signoret à Sault. « On a pour projet d’acquérir trois hôtels d’ici le printemps 2028 et 20 hôtels d’ici 2031 », développe Antoine Drecher, président fondateur de Villageois.
« À l’opposé des villages vacances, on veut proposer des vacances au village toute l’année. »
Antoine Drecher
Villageois est né après un constat : il existe un paradoxe entre le tourisme vert qui a pris de l’ampleur après le Covid et la fermeture de près de 200 établissements de village chaque année. Antoine Drecher souhaite donc créer une collection d’hôtels de village qui formeraient un parcours, avec des hôtels-restaurants modernes, des activités en pleine nature au pied de l’hôtel et une hospitalité plus humaine. L’objectif serait de mettre en lumière le patrimoine naturel, mais aussi de créer des emplois locaux quatre saisons.
Une transition accompagnée par VPA
Tous ces établissements vauclusiens qui souhaitent engager une transition écologique se font accompagner par VPA qui rappelle que le tourisme est responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre en France. « Le tourisme responsable a des enjeux environnementaux mais aussi sociaux et économiques », explique Émilie André, chargée de mission ingénierie pour VPA.
C’est pourquoi l’agence d’attractivité a développé un plan de transition en Vaucluse qui s’articule autour de quatre ambitions : favoriser un tourisme quatre saisons, accompagner les professionnels dans leur transition, faire monter l’offre en qualité ‘écoresponsable’, et développer les mobilités actives (marche à pied, vélo, etc) et l’accessibilité pour tous. « On a créé un dispositif pour les professionnels avec cinq étapes de transition : la prise de conscience, l’auto-diagnostic, le plan d’action, le suivi des actions, et la communication », ajoute Julie Bellon, aussi chargée de mission ingénierie pour VPA. L’accompagnement effectué par VPA est financé par l’ADEME.
Le développement durable a encore du sens
Pour terminer cet afterwork de VPA, Emmanuel Duval, délégué Méditerranée Atout France et responsable du programme France Tourisme Ingénierie Régions, a interrogé l’intérêt actuel pour le développement durable. « À l’ère où beaucoup de lois sur le développement durable régressent, est-ce que tout cela a encore du sens ? », a-t-il demandé à l’audience.
Selon lui, la réponse est oui, notamment en France où de plus en plus de Français font attention à leur usages et en attendent de même des établissements touristiques. C’est la raison pour laquelle a été créée la plateforme France Tourisme Durable, qui a pour objectif de faciliter la recherche d’informations aux professionnelles, mais aussi de les aider à progresser dans leurs démarches. Ainsi, les établissements vauclusiens, et plus largement français, peuvent plus facilement s’informer, se faire accompagner, se faire aider financièrement, ou encore évoluer dans leur désir de s’engager dans une transition vers un tourisme plus durable.
Cavaillon : l’exception culturelle
Le jeudi 4 décembre, l’office de tourisme (OT) Isle sur la Sorgue Tourisme a donné rendez-vous aux professionnels du territoire à l’hôtel L’Isle de Leos, ouvert depuis juillet dernier.
Alors que plusieurs offices de tourisme du département ont déjà fait le point sur la fréquentation touristique de l’année, l’heure n’est pas encore au bilan pour Isle sur la Sorgue Tourisme qui a été l’un des précurseurs du tourisme quatre saisons en France et qui estime que le mois de décembre est tout aussi décisif que le reste de l’année. Ainsi, le bilan touristique ne se fera qu’en début d’année 2026.
Cependant, beaucoup de professionnels n’étant pas disponibles en début d’année, l’OT a tout de même voulu réunir tout le monde au mois de décembre, et c’est à L’Isle de Leos qu’a eu lieu ce rendez-vous. L’occasion pour les socio-professionnels de se rencontrer, d’élargir leur réseau, mais aussi de découvrir ce nouveau lieu très vite devenu emblématique sur le territoire. « Après des mois d’attente pour l’ouverture et des débuts complexes, ça nous fait chaud au cœur de vous avoir ici », a affirmé Emmanuel Borla, directeur de l’hôtel, qui a aussi parlé au nom du propriétaire, Patrick Bruel, qui n’a pas pu être présent lors de cette rencontre. « L’objectif de cet événement est d’organiser une rencontre entre vous, les petites structures comme les industriels », a déclaré Xavier Feuillant, directeur d’Isle sur la Sorgue Tourisme.
La synergie au service du territoire
Au travers de cette rencontre, Isle sur la Sorgue Tourisme a souhaité mettre en lumière la force du réseau, qui contribue à l’attractivité du territoire. « L’office de tourisme a pour mission de gérer cette attractivité sur ce territoire qui est un peu à part, a expliqué Eric Bruxelle, président de l’OT. On travaille avec vous pour mettre en valeur l’offre du territoire dans son ensemble, pas seulement de L’Isle-sur-la-Sorgue. »
Afin de renforcer davantage la synergie entre les professionnels, l’OT est en train de mettre en place un outil, qui sortira en début d’année 2026 afin qu’ils puissent renforcer leur réseau. « Dans un système où on est tous en concurrence, il faut amplifier son offre pour créer au contraire une synergie, aider les touristes à visiter, à s’héberger, se restaurer, etc », a affirmé Eric Bruxelle. L’office de tourisme a d’ailleurs un contrat ‘Flux Vision’ avec l’opérateur Orange qui lui permettra, ainsi qu’à chaque professionnel, de mesurer l’attractivité du territoire et d’améliorer ses connaissances visiteur. « Cela permettra de savoir comment les touristes circulent et consomment », a-t-il ajouté.
Du côté de L’Isle-sur-la-Sorgue, le maire souligne une vraie évolution qui a participé à son attractivité et à celle du territoire. « C’est une ville qui a connu une mutation grâce à des projets qui ont été mis en place avec une vraie connaissance de son histoire et de son centre-ville, a conclu Pierre Gonzalvez. La valorisation de places publiques, l’arrivée du cinéma, mais aussi l’implantation de ce nouvel hôtel, participent à la création d’une dynamique particulièrement positive, que ce soit pour la ville, mais aussi pour ses alentours. »
Isle sur la Sorgue Tourisme
Cavaillon : l’exception culturelle
Après Toulon, Meyreuil, Gap et Digne-les-Bains c’est au tour d’Avignon d’accueillir ce jeudi 23 octobre le ‘roadshow’ de Rising Sud, l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région Sud.
Pour la structure présidée par Bernard Kleynhoff, cette tournée dans les territoires a pour objectif de présenter ses accompagnements à la levée de fonds, au financement, au mentorat, aux partenariats, à l’innovation ou encore à l’internationalisation au plus près des acteurs locaux.
« Cette tournée est l’occasion de rencontrerdes chefs d’entreprises et des porteurs de projets susceptibles d’être accompagnés gratuitement ou à tarif préférentiel par l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région Sud », explique l’équipe de Rising Sud qui vient notamment d’accompagner des entreprises vauclusiennes lors du dernier salon du Bourget.
Roadshow de Rising Sud. Jeudi 23 octobre. A partir de 8h30. Maison de la Région du Vaucluse. 135, avenue Pierre Sémard. MIN d’Avignon Bât D4. Avignon
Cavaillon : l’exception culturelle
Tourlane, spécialiste en ligne des voyages sur mesure, vient de dévoiler le classement des plus beaux centres historiques au monde. Avignon y figure en 6e position dans le top 25 des centres historiques des villes européennes. Un classement où Cracovie en Pologne, Naples en Italie, Ratisbonne en Allemagne, Riga en Lettonie et Saint-Marin apparaissent aux 5 premières places.
La cité des papes est la seule commune française à figurer dans ce classement établi en prenant en compte quatre critères* : l’accessibilité à pied du centre historique, l’ancienneté de la vieille ville, le coût d’une visite guidée sur place et la popularité du lieu sur Instagram.
Pour Avignon, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, l’origine de la ville remonte à 539 avant J-C, son centre-ville est considéré comme parfaitement accessible, le prix moyen d’une visite guidée y est estimé à 18€ et ses publications sur Instagram sont suivies par 1,5 millions de personnes
Et dans le reste du monde ? Tourlane a aussi réalisé le même type de classement pour les autres continents. En Afrique, Sousse en Tunisie, Fès puis Marrakech au Maroc ainsi que Doha au Qatar et Le Caire en Egypte prennent respectivement les 5 premières places. En Asie, le top 5 comprend Hoi An au Vietnam (1er), Bhaktapur au Népal, Kyoto au Japon, Luang Prabang au Laos et Fort de Galle au Sri Lanka (5e). Côté Amérique Latine, c’est Carthagène en Colombie qui arrive en tête devant Oaxaca au Mexique, Salvador de Bahia au Brésil, Panama et Buenos-Aires en Argentine. Enfin, aux Etats-Unis, ce classement s’établit ainsi : Saint-Augustine en Floride, Charleston en Caroline-du-Sud, La Nouvelle-Orléans en Louisiane, Santa Fe au Nouveau-Mexique et Savannah en Géorgie.
Crédit : DR/Archives/Avignon Tourisme
L.G.
*L’évaluation s’est basée sur quatre indicateurs : Ancienneté de la vieille ville : déterminée à partir de la date vérifiable la plus ancienne de peuplement continu ou de fondation officielle. Coût d’une visite guidée à pied : recueilli à partir de plateformes en ligne largement utilisées pour les visites et les activités. Accessibilité à pied : facteur central. Pour chaque ville, cinq sites touristiques clés ont été identifiés et reliés entre eux par un itinéraire piétonnier optimal à l’aide de Google Maps. La distance totale et le temps de marche estimé ont tous deux contribué au score : plus la ville est compacte, plus elle est accessible aux piétons. Popularité sur les réseaux sociaux : mesurée par le nombre de publications Instagram utilisant le hashtag le plus pertinent pour la ville. Toutes les données ont été recueillies en août 2025. La répartition reflète leur pertinence par rapport à l’expérience de voyage : l’accessibilité à pied représente la plus grande part avec 50%, suivie de l’ancienneté (20%), du coût de la visite guidée (20%) et de la popularité sur Instagram (10%).
Cavaillon : l’exception culturelle
« Donner l’envie d’un Vaucluse nature, préservé, durable et responsable », c’est l’idée force de VPA, l’agence de développement et touristique du Conseil départemental de Vaucluse, qui vient de tenir son assemblée générale annuelle.
Dès son mot d’accueil, le président de VPA (Vaucluse Provence attractivité), Pierre Gonzalvez insiste : « Nos missions ont évolué au fil des ans pour répondre à des enjeux touristiques, économiques et résidentiels, dans un territoire où il fait bon vivre, étudier, travailler, investir et entreprendre. Pour en préserver l’essence, il nous faut un plan de transition respectueux de l’environnement qui lisse la fréquentation tout au long de l’année ».
Une saison touristique qui s’étale de plus en plus Quelques chiffres le prouvent, le ‘4 saisons’ fait son chemin, même si l’été reste le temps fort du tourisme (35%), le printemps arrive en 2e position (29%), suivent l’automne (20%) et l’hiver (16%). Alain Gevodant, manager Pôle Ingénierie et Chef de projets Tourisme au sein de VPA en ajoute d’autres : 4,8 millions de touristes par an, 300 jours de soleil, 22,3 millions de nuitées, 12 000 emplois directs et 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires.
Crédit : VPA/Linkedin
Pour sa part Cathy Fermanian, directrice de VPA, parle « D’une attractivité globale, transversale, d’une douceur de vivre dans le Vaucluse, d’une qualité de vie pour les habitants, les entrepreneurs, les familles comme les touristes. Nous devons prendre en compte la sobriété foncière, lutter contre les déserts médicaux. Avec la cure minceur imposée par la situation économique, nous allons participer à moins de salons et favoriser la communication dématérialisée sur internet pour attirer les touristes. 2 305 000 visites (+18%) ont été enregistrés sur les sites du Top 10 des villages les plus attractifs de Vaucluse. D’ailleurs nous allons refondre nos sites web. »
« Le Vaucluse est un territoire à taille humaine. »
Cathy Fermanian, directrice de VPA
Elle poursuit : « Le Vaucluse est un territoire à taille humaine. Une alternative aux grandes métropoles. Une pépite aux multiples facettes : viticulture et œnotourisme, culture, festivals, paysages, produits du terroir de qualité, naturalité, villages fleuris, sites remarquables, musées, studios d’animations, gastronomie, climat, circuits pour les randonneurs et les cyclistes, deux parcs naturels régionaux, celui du Ventoux et celui du Luberon… Mais nous sommes aussi là pour prendre le pouls des entreprises, aider à leur installation, trouver aussi du travail pour les conjoints. Tout cela implique une prise en compte collective et cohérente du sujet. »
Continuer à semer des petites graines pour l’attractivité vauclusienne Justement, côté économie en 2024, 167 projets ont été détectés, 40 accompagnés, 16 entreprises implantées, 20M€ investis sur le territoire et 224 emplois seront créés à terme d’ici 3 ans. Par exemple Hubcycle à Avignon qui valorise des coproduits en ingrédients naturels pour la cosmétique et la nutraceutique, Novar une société néerlandaise de photovoltaïque implantée sur la pépinière Créativa ou encore La Bécanerie spécialisées dans les pièces détachées pour deux roues qui va se déplacer d’Avignon à Sorgues d’ici la fin de l’année.
VPA va donc continuer à semer de petites graines qui porteront leurs fruits dans quelques mois, à creuser son sillon, à structurer son action au service de tous les territoires, tendre vers un tourisme responsable, développer les filières d’excellence, faire rayonner le département, favoriser la destination Vaucluse envers les agences de tour-opérateurs et la presse spécialisée. Et le passage de la caravane du Tour de France le 22 juillet par Châteauneuf-du-Pape, Courthézon, Sarrians, Aubignan, Caromb, Bédoin, l’arrivée au sommet du Mont Ventoux avec une bataille âpre entre les champions Pogacar, Vingegaard et autres Bernal et Evenepoel attirera à coup sûr les foules. Comme l’étape Bollène-Valence du lendemain, ses images TV retransmises dans le monde entier vont, elles aussi, séduire des millions de touristes, français et étrangers.
Cavaillon : l’exception culturelle
L’institut Enterritoires vient de publier les résultats d’une enquête sur l’image des régions. Cette étude montre qu’une large majorité de français a une bonne opinion des régions où ils y vivent. Mais 90 % des salariés sont prêt à migrer dans une autre région si une opportunité se présentait. Au palmarès des régions les plus attractives PACA arrive en première position devant la Bretagne, l’Occitanie et la Nouvelle Aquitaine.
Depuis la loi NOTRe de 2015, qui a acté un nouveau découpage des régions, aucune étude n’avait été publiée sur la perception de l’image des nouvelles régions françaises. Réalisée auprès d’un panel représentatif de français, cette enquête réalisée par l’Institut Enterritoires avec ODOXA et Deloitte, scrute l’image des régions à partir de plusieurs critères : la qualité de vie, l’environnement, la situation géographique, le logement, les transports, le dynamisme économique, l’emploi… Au-delà de l’image, qui n’est en fait qu’une perception, il s’agit surtout de mesurer l’attractivité des régions et leurs capacités à attirer des habitants ou des entreprises.
90% des salariés seraient prêts à quitter leur région si une opportunité professionnelle se présentait
Cette étude montre d’abord que dans la majorité des cas, les français sont heureux de vivre dans leur région. Sur ce critère la région PACA arrive en tête avec 48 % des sondés qui se déclarent « tout à fait heureux d’y vivre ». Viens ensuite la Bretagne avec 47 % et la Nouvelle Aquitaine avec 41 %. Mais cependant 90% des salariés seraient prêts à quitter leur région si une opportunité professionnelle se présentait avec de meilleures conditions ou à conditions équivalentes par rapport à celles dont ils disposent actuellement (poste, salaire, avantages…). Sans grande surprise l’étude montre que les plus jeunes générations sont plus promptes à changer de région.
On peut avoir une bonne opinion d’une région sans forcément avoir envie de s’y installer
S’agissant de l’opinion que les français peuvent avoir des autres régions que celle où ils habitent, PACA occupe également la première place. Mais pour autant on peut avoir une bonne opinion d’une région sans forcément avoir envie de s’y installer. C’est toute la différence entre l’image et l’attractivité. Ainsi, PACA confirme toute son attractivité en arrivant en première place dans les intentions de vivre ailleurs si une opportunité professionnelle se présentait. En seconde position on trouve la Bretagne et ensuite l’Occitanie. Cette étude confirme les mouvements migratoires nationaux déjà constatés depuis plusieurs années vers les régions de bord de mer.
La qualité de vie et la situation géographique sont privilégiées
Cette étude révèle également que les français disent vouloir privilégier les zones rurales et les petites villes pour leurs lieux de résidence. Pour 78 % des français la qualité de vie est le critère qui arrive très largement en tête dans le choix de son lieu de vie. Viens ensuite pour 59 % la situation géographique. Quant aux aspects économiques ils n’arrivent qu’en fin de classement dans les motivations.
Mais rappelons-le cette enquête porte sur la perception et les intentions éventuelles, elle ne correspond pas forcément à la réalité des territoires, ou à celle des comportements des français. « Ce n’est pas la réalité des territoires » confirme Julien Gonzales, directeur des études de l’Institut Enterritoires. Néanmoins cela reste un indicateur important à un moment où les régions ont à faire face à des défis économiques majeurs et on sait tout le poids que la démographie peut y jouer.
Depuis 2022, le Vaucluse lutte contre la désertification médicale. En 2024, l’Agence Régionale de Santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS), la Région Sud, le Conseil départemental de Vaucluse, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Vaucluse (CPAM) et la Mutualité Sociale Agricole (MSA) lancent le dispositif Vaucluse Santé Attractivité pour attirer et faciliter l’installation des médecins généralistes sur le territoire. En 2025, cet objectif est toujours au premier plan.
Il y a trois ans, le Département de Vaucluse lance un appel pour recruter des médecins généralistes. Il y a urgence. Le Vaucluse affiche la plus faible densité de généralistes de la Région Sud avec 80 médecins pour 1 000 habitants, dont plus de la moitié d’entre eux sont âgés de plus de 55 ans et donc proches de la retraite. Et ce phénomène n’est pas propre au département.
Depuis, le Vaucluse travaille au recrutement de médecins généralistes pour assurer la meilleure qualité de soin possible pour ses habitants. Ainsi, neuf ont été recrutés par le Département, qui ont permis plus de 25 000 consultations au cours des deux dernières années. Ainsi, 3 000 Vauclusiens ont retrouvé un médecin traitant. Un 4ᵉ centre de santé vient d’ouvrir ses portes à Sorgues, il s’ajoute à ceux d’Avignon, Cadenet et Apt et devrait accueillir, à terme, trois médecins.
« La santé, ce n’est peut-être pas une compétence du Département, mais c’est une préoccupation des Vauclusiens », a énoncé Dominique Santoni l’année dernière. En avril 2024, le Département, l’ARS, la Région Sud, le Conseil de l’Ordre des Médecins, la CPAM et la MSA lancent donc le dispositif Vaucluse Santé Attractivité, réunissant les institutions phares du secteur de la santé pour faciliter l’installation des médecins généralistes dans le département. Un dispositif coordonné par Charlotte Reungoat.
Ainsi, la santé passe au premier plan des préoccupations du Département. Celui-ci a d’ailleurs été récompensé pour sa campagne de recrutement de médecins par le magazine Stratégies. Campagne qui ciblait principalement les étudiants en médecine et les médecins entre 50 et 60 ans cherchant à préparer leur retraite dans le Sud. Une nouvelle campagne nationale de recrutement de médecins sera lancée en 2025 pour ouvrir de nouveau centres de santé départementaux et couvrir encore mieux le territoire.
Trop peu d’étudiants
Un autre problème se pose, et il vient directement des études. Il s’agit du nombre d’étudiants par rapport à la demande de médecins sur le territoire. « Là, on a 200 médecins par promotion, donc à Marseille, mais pour toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Et rien qu’en Vaucluse, il nous en faudrait 200 », explique Charlotte Reungoat. Ainsi, les médecins de Vaucluse se retrouve souvent surchargés.
« Aujourd’hui, je peux voir jusqu’à 50 personnes par jour, alors qu’on n’est pas en épidémie. »
Virginie Issautier, médecin en Vaucluse
« Je voudrais qu’on arrête de dire que les jeunes médecins travaillent moins, ce n’est pas vrai, déplore Virginie Issautier, médecin à Avignon ainsi qu’à Violès dans sa résidence pour retraités, Les Seniors de Mogador. Ils travaillent plus rapidement et arrêtons de réfléchir en termes d’heure, mais en termes de patients traités. » Aujourd’hui, attirer les jeunes médecins est donc une priorité, mais pas une mince affaire.
Une question se pose : le Vaucluse est-il attractif pour les médecins ? Il est sans nul doute que le département est un territoire attractif de par ses paysages, son patrimoine, ou encore les événements qu’il accueille. C’est ce que met en avant l’agence du développement, du tourisme et des territoires Vaucluse Provence Attractivité au quotidien, et c’est d’ailleurs l’un des arguments phares pour accueillir les médecins qui sont plutôt fin de carrière, entre 50 et 60 ans, cherchant à préparer leur retraite dans le Sud, où il fait bon vivre.
Mais les étudiants en médecine sont-ils également attirés par le département ? Pour qu’un nombre suffisant d’internes s’établissent dans le Vaucluse, il est important qu’ils trouvent des maîtres de stage qui les accueillent. Quand ils effectuent leur stage, ils vivent entre six mois et un an sur le territoire, ce qui leur donne l’occasion d’être séduits par le mode de vie en Provence. Le département compte aujourd’hui de jeunes médecins qui ne sont pas originaires du Vaucluse, mais qui souhaitent s’y installer. « Ce qui est attractif, ce sont les maîtres de stage, donc les médecins entre 45 et 55 ans avec qui les jeunes ont travaillé », explique Charlotte Reungoat.
Si les engagements du Département en matière de santé ont été tenus, ce dernier ne compte pas s’arrêter là puisque la totalité du problème de désert médical n’a pas été endiguée. Une nouvelle campagne de recrutement de généralistes devrait émerger cette année. À terme, le Département souhaite aussi recruter des médecins spécialistes. De son côté, Vaucluse Santé Attractivité étudie la commande d’un podcast consacré à l’installation de médecins sur le territoire, un canal de plus en plus écouté par les nouvelles générations et qui permettrait de mettre en lumière le Vaucluse et ses talents.