2 juillet 2026 |

Ecrit par le 2 juillet 2026

Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

Nil Moussière, étudiant à l’école de cinéma et audiovisuel 3iS Avignon, a reçu un prix pour son court-métrage Séquence interdite lors du Festival CUT qui s’est tenu du vendredi 29 au dimanche 31 mai à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.

Le festival de court métrage de Villeneuve-lès-Avignon CUT a eu lieu à la fin du mois de mai. Tables rondes, projections, démonstrations de cascadeurs et autres temps forts sont venus rythmer cet événement.

En tout, ce sont 15 courts-métrages, de divers horizons, qui ont été distingués lors de ce festival par le jury et par le public. Quatre courts-métrages réalisés par les étudiants de 3iS Avignon, qui en ont entièrement assuré la conception, le tournage et le montage, encadrés par les intervenants de l’école, étaient en lice et l’un d’entre eux à obtenu le Prix des Internautes.

Il s’agit de Séquence interdite, réalisé par Nil Moussière, qui a récolté le plus grand nombre de votes sur YouTube. « Pour moi, c’est l’aboutissement de mois de travail investis dans le projet, affirme-t-il. Une reconnaissance collective pour l’ensemble de l’équipe. D’autant plus que c’est la première fois que je présente un film en festival. Alors forcément, ça encourage à développer d’autres idées et conforte mon choix de vouloir réaliser des films. J’ai d’ailleurs déjà en tête de tourner un nouveau court-métrage d’ici l’été. »

Nil Moussière, entouré de son équipe qui a participé au court-métrage. ©MXCreation

Le synopsis

Ce court-métrage suit un groupe de trois jeunes amis, qui, en sortant d’une soirée, décide d’aller visiter illégalement le préventorium abandonné de leur ville, filmant le tout avec un caméscope. 26 ans plus tard, un architecte retrouve une clé USB contenant les images et découvre le sort qui a été réservé à ce groupe d’amis.


Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

Rayonnante, avec de grandes lunettes de soleil, en fin d’après-midi Agnès Jaoui était l’invitée d’honneur du Vox, chez Léonie et Jean-Marc, avec Emmanuel et Shéhérazade, une salle familiale qui trône sur la Place de l’Horloge depuis 103 ans grâce aux Bizot. Ici sont venus notamment Marguerite Duras et Quentin Tarentino, c’est dire si ce temple du 7e art compte dans le monde du cinéma !

Et samedi 23 mai, en avant-première de la sortie ce mercredi 27 mai, était projeté son film avec en filigrane #MeToo. « Dommage que les droits des femmes soient si compliqués et si lents à acquérir », résume la réalisatrice, comédienne, scénariste, chanteuse lyrique et metteuse-en-scène de théâtre et d’opéra. La plus oscarisée des actrices françaises avec sept récompenses à Cannes et aux Césars, elle qui a commencé à travailler  avant même d’être majeure avec les plus grands, Patrice Chéreau (Penthésilée de Kleist) Pierre Roman, Alain Resnais.

Tournée en Vaucluse, au printemps 2025, chez Pierre Cardin à Lacoste dans les carrières et sur l’espace dédié pendant plus de 25 ans au Festival qu’avait créé le couturier en 2000, la comédie L’objet du délit se déroule dans les coulisses de l’opéra et évoque les relations homme-femme, « la domination du metteur en scène ou du ténor vedette sur la maquilleuse ou la cantatrice débutante, du patron sur sa secrétaire, de l’entraîneur sur la sportive en apprentissage. Comment se positionner, que faire, qui dit vrai, qui ment? Souvent l’extrémisme règne, regrette la réalisatrice. Je préfèrerais qu’on se parle tranquillement même si on n’est pas d’accord, qu’on s’écoute, qu’on se respecte, heureusement, avec Mozart, c’est l’amour qui triomphe. » Avec notamment dans la distribution l’Avignonnais Daniel Auteuil et Eye Haïdara qui a été une magnifique maîtresse de cérémonie du 79e Festival International du Film à Cannes.

L’objet du délit. ©Anne-Françoise Brillot

Un film soutenu par les institutions locales

Soutenu par la Commission du Film Luberon Vaucluse, le Conseil Départemental et la Région Sud, ce film fait allusion à la façon dont le féminisme a évolué au fil du temps, comment ce qu’acceptaient une génération plus ancienne de femmes n’est plus admissible aujourd’hui et comment les hommes se questionnent pour les aborder et surtout ne pas passer outre leur consentement. « Quand on est amoureux, on est forcément sous emprise », dit-elle.

10 projets (longs-métrages de fiction et d’animation, documentaires, séries d’animation, etc) ont été soutenu par le Département via le fonds de soutien depuis sa création en 2024. Cette année, ce sont sept projets qui vont pouvoir en bénéficier, pour un budget total de 250 000€. Le Département de Vaucluse fait partie des 12 départements français ayant mis en place un fonds d’aide à la production.

Une attache au Vaucluse

Agnès Jaoui, dont le frère Laurent habite dans le Luberon et a été l’un des quatre co-scénaristes, vient souvent et depuis longtemps en Vaucluse. Elle y longtemps passé des vacances avec son compagnon Jean-Pierre Bacri. Elle a même fait ses premiers pas au théâtre au Festival d’Avignon quand elle avait 20 ans. « Ce festival est joyeux, festif, c’est un vrai bonheur cette ambiance, même si c’est impressionnant, avoue-t-elle. J’aimerais bien habiter ici, avec tous ces festivals, ces théâtres, mais aussi pour jardiner par exemple ! ».

Charlotte de Turckheim, venue en copine de sa propriété des Alpilles assister à la projection. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Dans les semaines qui viennent, après avoir présenté L’objet du délit à Cannes, Avignon et Marseille, elle reviendra en Vaucluse avec les chanteurs et musiciens du film le 31 juillet à Viens pour les Estivales du Haut Calavon. Au domaine viticole des Davids où pendant 5 jours à partir du 27, entre nature et culture, sont attendus les journalistes Pierre Haski et Thomas Snégaroff, l’éditeur et écrivain Charles Dantzig, sont prévus des ateliers d’écriture, des expositions, des rencontres, ainsi qu’un hommage posthume à Leïla Shahid rendu par Françoise Nyssen, patronne d’Actes Sud à Arles et ancienne ministre de la Culture et Laure Adler, essayiste, écrivaine et productrice.

Contact : info@estivaleshautcalavon.fr – 04 90 04 97 48


Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

Des étudiants de l’école de cinéma et audiovisuel 3iS Avignon participent au festival de courts-métrages CUT qui se tiendra du vendredi 29 au dimanche 31 mai à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Le public a jusqu’au lundi 18 mai pour voter en ligne pour leurs travaux préférés.

Les étudiants du campus avignonnais 3iS présentent quatre courts-métrages au Festival CUT à Villeneuve-lès-Avignon et ont une chance de remporter un prix lors de la soirée de projection qui aura lieu le samedi 30 mai à La Chartreuse.

Ce sont donc quatre équipes d’étudiants qui participent et présentent quatre courts-métrages dont ils ont entièrement assuré la conception, le tournage et le montage, encadrés par les intervenants de l’école 3iS Avignon. « Ces quatre films témoignent d’une pédagogie ancrée dans la pratique réelle de l’audiovisuel, où l’exposition aux contraintes de production (délais serrés, cohésion d’équipe, exigences techniques) fait partie intégrante de la formation », explique l’école.

Les quatre films des étudiants avignonnais

Participent donc à la compétition :

  • Séquence interdite de Nil Moussiere,
  • Dernier Printemps de Clément Philipps-Hardenne,
  • Drowning of the Mind de Max Hoeke,
  • Passage de Victoria Nadon-Boufflers.

Le public peut visualiser toutes les courts-métrages en lice sur la chaîne Youtube du festival et voter pour ses préférés.

https://www.youtube.com/watch?v=rapSFJvyWQ8
https://www.youtube.com/watch?v=XX0DSj742hs
https://www.youtube.com/watch?v=rjylyPp8qZ0
https://www.youtube.com/watch?v=DI5TL3JUpwk

Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

La 79e édition du Festival de Cannes se tiendra du mardi 12 au samedi 23 mai. Plusieurs films tournés en partie en Vaucluse y seront présentés.

À commencer par L’objet du délit tourné par Agnès Jaoui à Lacoste, dans les carrières et le Château du Marquis de Sade remis en état par le couturier Pierre Cardin. Avec MeToo en filigrane dans le milieu de l’opéra, la réalisatrice a choisi pour le casting Daniel Auteuil et Eye Haïdara. L’actrice qui crevait l’écran dans Le sens de la fête du duo Toledano-Nakache en 2017 et dans Les femmes du square projeté en avant-première au Capitole du Pontet en 2022. Elle sera d’ailleurs la maîtresse de la Cérémonie d’Ouverture de la 79e édition du Festival international du film le 12 mai. L’objet du délit sera présenté dans la sélection officielle hors compétition et sortira le 27 mai.

Comme d’autres films, il a bénéficié du soutien et de la compétence technique de la Commission du Film Luberon Vaucluse dont Anne-Cécile Celimon-Paul est la chargée de mission cinéma. Cette structure favorise l’accueil et le développement de tous les tournages (clips, feuilletons TV, longs et courts-métrages, publicités, documentaires, web-series). En amont, grâce à sa banque de données, elle met à disposition des producteurs et réalisateurs un fichier de centaines de lieux, de décors naturels, de sites historiques et patrimoniaux de Vaucluse dont la lumière est si particulière. Elle recense aussi 300 artistes, comédiens, figurants et 150 techniciens qui vivent et habitent ici, donc cela a un impact sur le coût du tournage puisqu’on n’a pas à payer leurs frais d’hébergement à l’hôtel.

De nombreux tournages en Vaucluse en 2025

« En 2025, nous avons eu 239 jours de tournage en Vaucluse, précise Ane-Cécile Celimon Paul. Une cinquantaine de tournages et des retombées économiques de 6 966 850€ rien que pour la fiction. Pour la pub, ce n’est pas quantifiable mais non négligeable. »

Parmi les temps forts de cette année de tournages, L’or bleu pour France TV, une série avec Barbara Probst, Samir Boitard, Tom Leeb, Bernard Verley, tournée pendant 72 jours notamment à Carpentras, Pernes-les-Fontaines, Fontaine-de-Vaucluse, Saignon et Apt qui seront le décor de la prochaine saga de l’été sur petit écran. « Il y a eu tellement de tournages en Vaucluse que les intermittents du spectacle ont fait le plein de leurs heures de travail (507 par an) sur place, chez eux pour bénéficier de leurs droits à taux plein », souligne Anne-Cécile Célimon Paul.

On peut aussi citer Jean Valjean avec Bernard Campan, Grégory Gadebois, Alexandra Lamy, Isabelle Carré, Albert Dupontel et Dominique Pinon à Saint-Saturnin-lès-Apt et au Château de Lagnes. Sans oublier Les filles d’Abraham d’Hanaël Yousfi à Morières-lès-Avignon avec Melissa Guers et Ava Baya.

Le Vaucluse, terre de cinéma ?

D’ailleurs la liste est longue de l’attractivité qu’exerce le Vaucluse sur le cinéma et la fiction. On se souvient récemment du dernier film de Claude Lelouch Finalement comme de celui avec Baptiste Lecaplain Avignon, des Résistantes tournées notamment à Ménerbes ou encore du Gang des Amazones au Tribunal Judiciaire de Carpentras.

« La filière se structure sur le territoire. »

Anne-Cécile Célimon Paul

« La filière se structure, se déploie sur l’ensemble du territoire, s’élargit et s’enrichit sans cesse, entre les écoles de formation, les fonds d’aide de la Région Sud et du Département de Vaucluse », explique la chargée de mission cinéma. Il existe des aides à la production, à la post-production, à l’écriture des scénarios et à la création filmique qui contribuent au rayonnement culturel et naturel du département. Aussi bien pour des projets de fiction, d’animation, de documentaire. Le Vaucluse est d’ailleurs riche de l’École des nouvelles images, de la Game Academy, de la SCAD Lacoste, du campus 3iS, de la Villa Créative à l’Université d’Avignon, des sociétés de production Circus et La Station Animation.

D’autres productions récentes et à venir en Vaucluse

« Il y a tout un éco-système autour des métiers du cinéma et de l’image, insiste Anne-Cécile Célimon Paul. Avec un Bureau des Tournages grâce à la mairie d’Avignon, une école des nouvelles techniques où sont formés les futurs professionnels de l’image, de la lumière et du son. »

Lola Quiveron vient également de réaliser Eldorado à Buoux et autour d’Aix et de Martigues avec Samuel Kircher et Mallory Wanecque. Est prévu enfin un documentaire sur le Château de Beaucastel à Châteauneuf-du-Pape, joyau de la famille Perrin où avait été tournée la série franco-japonaise Les gouttes de Dieu.

Des images du Vaucluse seront également vues dans le monde entier grâce au défilé Louis Vuitton dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes à Avignon dont la Commission du Film Luberon Vaucluse a géré le shooting, en mars dernier, mais aussi grâce aux pubs pour Lipton à l’Étang de la Bonde ou pour Décathlon » dans les ocres à Roussillon.

Et il ne faut pas oublier que lorsque 1€ est investi dans l’image, les retombées économiques sont de 7,60€. Sans parler du rayonnement planétaire du Vaucluse qui attire près de 5 millions de touristes par an.


Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

Ces dernières semaines, les étudiant du campus avignonnais de 3iS ont enchaîné plusieurs expériences en conditions réelles afin de se préparer à la réalité du monde du travail qui les attend à la sortie de l’école.

L’école de cinéma et audiovisuel 3iS, implantée à Avignon, comptabilise trois filières : Acting & théâtre, Cinéma & audiovisuel, et Son & musique. Afin de préparer au mieux ses étudiants au monde du travail, l’école propose des cursus basé sur la technique mais aussi sur la pratique.

Des expériences sur le terrain

Au cours du mois d’avril, les jeunes ont pu participer à trois expériences en conditions réelles. Le 9 avril, les étudiants de la filière Acting ont présenté leur travail de fin de cycle sur la scène du théâtre de La Luna, à Avignon. Dirigés par Thomas Rousselot tout au long de l’année, les étudiants ont traversé l’ensemble des étapes d’une production, des premières improvisations jusqu’à la représentation de la pièce En Répétition de Samuel Gallet, devant les spectateurs venus en nombre pour l’occasion.

Du 8 au 12 avril, les étudiants de deuxième année en section Image ont assuré la captation vidéo de la 10e édition du Frames Web Vidéo Festival au Palais des Papes. Six unités de tournage ont été déployées pour filmer conférences et tables rondes. Des étudiants de première année ont aussi participer en assurant les streamings dans trois lieux supplémentaires de la ville.

Enfin, le 12 avril, des étudiants volontaires de première et deuxième année ont participé à la production audiovisuelle de la course solidaire L’Avignonnaise, sur l’Île de la Barthelasse, en partenariat avec M.X Création, agence de production audiovisuelle basée à Orange. « Ce type de partenariat incarne parfaitement l’esprit de 3iS : offrir à nos étudiants une expérience concrète du métier, au contact des exigences du monde professionnel, tout en contribuant à un événement local d’envergure », affirme Isabelle Hostaléry, directrice générale du campus Avignon.


Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

Alors qu’il a fait sa toute première rentrée l’année dernière, le campus avignonnais de l’école de cinéma et d’audiovisuel 3iS s’enrichit déjà de nouvelles filières, notamment celle de l’Acting & Théâtre, qui enseigne le jeu d’acteur, la direction d’acteurs et la mise en scène.

3iS Avignon vient de dévoiler sa toute nouvelle formation dédiée à l’acting, qui a fait sa rentrée ce lundi 13 octobre. Cette nouveauté marque une nouvelle étape dans le développement de l’offre de formation de l’école dédiée aux métiers de la création et de l’audiovisuel.

« L’arrivée de la filière Acting à Avignon est une évidence dans une ville qui vit et respire le théâtre, déclare Isabelle Hostaléry, directrice du campus d’Avignon. C’est un formidable pont entre la tradition scénique d’Avignon et les nouvelles écritures audiovisuelles que nous accompagnons à 3iS. Jean-Claude Walter, président du groupe 3iS a lui-même été président du Festival Off d’Avignon et cette filière représente un engagement fort. »

Le Bachelor Acting & Théâtre

Cette nouvelle formation, qui a fait sa rentrée ce lundi 13 octobre, est dispensée sur trois ans. Conçue pour répondre aux attentes du secteur du spectacle vivant, du cinéma, des séries et des nouveaux médias, elle offre aux étudiants une immersion complète dans l’univers de l’interprétation, du jeu d’acteur à la direction d’acteurs, en passant par la mise en scène.

Encadrés par des professionnels expérimentés et en activité, les étudiants bénéficient de conseils personnalisés qui leur permettent de se construire une véritable identité artistique personnelle au travers de plusieurs disciplines enseignées : le théâtre, le cinéma, l’enregistrement voix en studio, l’écriture, la danse ou encore le chant.

Le campus avignonnais comptabilise désormais trois formations : Bachelor Acting & Théâtre, Bachelor Son & Musique, et Bachelor Cinéma & Audiovisuel.

Les étudiants en Bachelor Acting & Théâtre ont fait leur rentrée ce lundi 13 octobre. ©3iS Avignon

Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

A partir du 8 octobre prochain, la plateforme de Streaming Netflix va diffuser la mini-série ‘Néro’. Imaginée par l’avignonnais Jean-Patrick Benes cette création en 8 épisodes de 52 minutes raconte l’histoire de Néro, interprété par l’acteur français Pio Marmaï, un assassin méthodique trahi par son maître et qui voit réapparaître dans sa vie sa fille (jouée par Alice Isaaz) qu’il n’a jamais élevé. Au casting également : Olivier Gourmet, Yann Gael, Lili-Rose Carlier Taboury, Camille Razat, Louis-Do de Lencquesaing, Tom Leeb, Sandra Parfait, Quentin d’hainaut…

Tournage dans le Sud de la France
L’action se passe en 1504 dans le Sud de la France. Cette aventure historique pose un dilemme simple et brutal : sauver sa peau ou sauver sa fille, le tout sur fond de sécheresse historique et de soulèvement paysan.
« Néro coche une case rare dans la production française : l’aventure historique jouée au premier degré, avec un humour noir à froid et des scènes d’action taillées pour le feuilleton, explique Simon Janvier sur Netflix News. La vidéo annonce un mélange net : cape-et-épée sec, sarcasme de bas étage, grands espaces cramés par la chaleur, et un tandem père-fille qui apprend à fonctionner dans l’urgence. »
Mise en ligne simultanément à l’international sous le nom de ‘Néro the Assassin’, la série a été tourné en Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Occitanie mais aussi en Italie et en Espagne.

Une filmographie déjà bien fournie
Originaire d’Avignon, c’est donc Jean-Patrick Benes qui a créé cette nouvelle série phare de Netflix aux côtés de Martin Douaire, Nicolas Digard et Allan Mauduit. Outre le scénario, ce dernier est aussi à la réalisation des 4 premiers épisodes avant que Ludovic Colbeau-Justin ne prenne le relais pour la seconde partie de cette première saison.

De son côté Jean-Patrick Benes n’est pas un inconnu puisqu’on lui doit notamment la très réussie série de Canal+ Kaboul Kitchen (2012 à 2017) ainsi que plusieurs longs métrages comme Le sens de la famille en 2020, Vilaine en 2007, Quatre garçons pleins d’avenir en 1997 ou bien encore le très ambitieux film d’anticipation Arès (2015), une des trop rares œuvres cinématographiques de science-fiction française de ses dernières années.


Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

Studio One va fêter ses 20 ans en 2026. L’entreprise créée par Thierry Jourdan à Carpentras-Serres réalise, produit et distribue des films pour des entreprises, des collectivités territoriales mais travaille également sur du film documentaire.

L’histoire commence en juin 2006. « Au départ, nous faisions beaucoup de films institutionnels avec des clients historiques comme la Caisse d’épargne qui a permis à l’entreprise de bien se lancer. Après cela, nous avons enclenché sur des films publicitaires mettant en avant des produits ou des services, dans tous les secteurs d’activité, avec des entreprises comme la Banque postale, KP1, Koppert, mais aussi des TPE et PME », explique Thierry Jourdan.

L’entreprise travaille également avec les collectivités locales, comme la Ville de Cavaillon. Elle a également comme client le Syndicat des eaux Durance-Ventoux ou encore Fruitventoux, syndicat qui regroupe le raisin de table AOP Muscat du Ventoux et la cerise de bouche IGP Coteaux de Ventoux. L’entreprise continue de commercialiser des films de courte durée, pour un budget demandé aux clients qui se situe autour de 500€. Les sujets mis en avant peuvent être très divers comme le savoir-faire de l’artisan, les normes d’hygiène d’une entreprise ou encore comment l’eau arrive dans le robinet du particulier avec le syndicat des eaux Durance-Ventoux.

Une diversification avec des interviews

Depuis 2019, Thierry Jourdan, en plus de la réalisation et la production de films de durées diverses, s’est essayé à l’interview, en créant sa chaîne YouTube, avec la série documentaire Être humain. Le principe est d’interviewer une personne connue avec quatre épisodes d’une heure chacune. 50 séries ont ainsi pu être mises en ligne. Il a ainsi rencontré des personnalités comme Michel Onfray, Bernard Werber, Alexandre Jardin, Jean-Pierre Petit, Marcel Rufo, Brigitte Lahaie, René Malleville entre autres. Certaines interviews ont été vues des millions de fois.

Des films de documentaire depuis 2023

Pour se diversifier, la société a décidé de produire ses propres films documentaires. « Nous avions fait jusqu’alors des productions sur des fictions mais sur une plus courte durée. Notre objectif a été de mettre en avant de l’information qui ne soit pas diffusée sur internet mais dans les cinémas, lieu propice pour bien passer un message, sans sollicitation aucune. »

9 Prix pour le film documentaire La Vie de Lise

Thierry et Lana Jourdan ont réalisé avec passion et énergie le film documentaire La Vie de Lise. D’une durée de 52 minutes, La Vie de Lise a nécessité des centaines d’heures de travail sur une durée de deux ans. 

La Vie de Lise est l’histoire d’une jeune fille qui a trouvé une solution d’aide avant de perdre complètement la vue. Elle a décidé de suivre une formation auprès de l’unique école en France de chiens guides pour personnes malvoyantes à l’Isle-sur-la-Sorgue, Mira Europe. Le film a déjà été diffusé dans 60 salles sur tout le territoire national. Après la projection, les spectateurs sont invités à un débat.

Le film a obtenu des prix en France, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Inde.

Un nouveau film docu en octobre

« Nous continuons sur ce format. Nous sommes en train de finaliser un travail dans un thème complètement différent. L’objectif de ce film documentaire d’une durée d’1h30 est d’être au cœur de la restauration de la cathédrale Saint-Véran de Cavaillon. Le film commandé par la Ville, intitulé Au cœur de la restauration, montre le travail des artisans restaurant la cathédrale et a nécessité 5 années de tournage. Cela été une magnifique expérience. » Lana Jourdan, l’épouse de Thierry a travaillé sur ce projet avec lui. Elle était journaliste à la télévision ukrainienne. « Lors de la réalisation d’un film, nous occupons tous les deux de la captation visuelle et audio. Je m’occupe plus particulièrement de la gestion du drone et des interviews. » Elle travaille pour sa part plus sur le son. Ce film a nécessité 300 heures de tournage avec 30 téraoctets de rushs, et trois mois de montage, avec un très gros travail sur la colorimétrie notamment.

Le film va être diffusé au mois d’octobre dans des cinémas à travers la France.

D’autres projets

Un autre gros projet de l’entreprise qui a démarré en 2021 est un film documentaire retraçant la vie des sœurs de l’abbaye de Bon Secours à Blauvac. « L’objectif de ce film documentaire est de retracer toutes les activités des sœurs, en immersion. Nous sommes en pourparlers avec la chaîne de TV KTO. Mon but est de montrer ce qu’on ne voit pas, l’envers du décor, leur vie de travail, leur foi. » 

Le parcours de Thierry Jourdan

Après un bac F1 en mécanique appliquée en poche, Thierry Jourdan suit une formation de deux ans en design. Il décide alors de rejoindre durant 12 années l’entreprise familiale sur le Marché-gare de Carpentras qui fabrique des manèges pour enfants. Il quitte l’entreprise, suit une  formation d’éducateur spécialisé et une autre de PNL. Il décide alors en juin 2006 de lancer sa propre boîte, Studio one à Serres. Il a en outre des talents de musicien, ce qui l’aide pour la réalisation des films. 


Un court-métrage réalisé par un étudiant avignonnais récompensé à Villeneuve-lès-Avignon

Les Influentes, la web-série co-produite par Arte.TV et la société de production avignonnaise Pandora Création vient de dépasser les 9 millions de vues cumulées.

Tournée principalement à Avignon, la série propose une relecture moderne des figures féminines qui ont marqué la littérature. Elle met notamment en lumière et en écho avec notre époque leurs combats et leurs enjeux. Tout cela grâce à une revisite sensible des héroïnes de la littérature classique pour les réseaux sociaux.

Aux commandes de cette création originale de 10 épisodes d’environ quatre minutes chacun, on retrouve Louise Duhamel, réalisatrice et créatrice de contenu suivie sur YouTube et Instagram.

Créé en 2021, Pandora Création propose une approche engagée et innovante en collaboration avec de jeunes auteurs. Outre Les Influentes, la société vauclusienne a aussi travaillé à la réalisation de documentaires comme Chasseurs de mondes, Etranges Escales de l’avignonnais Axolot (patrick Baud), Science ou fiction  ou bien encore Beethoven in love.

Actuellement, Pandora Création est également en cours de production des saisons 2 des séries documentaires Underscore et 100X.

A l’origine du Frames Web Vidéo Festival, dont la 9e édition s’est déroulée en avril dernier dans la cité des papes, Pandora Création organise dans ce cadre deux résidences d’écriture par an ouvertes aux créateurs du Web et en collaboration avec tous les acteurs du paysage audiovisuel actuel (CNC, France Télévision, Arte France…) ainsi que les collectivités locales qui soutienne cette filière de création de créateur de contenu (Région Sud, Département de Vaucluse, Grand Avignon, Ville d’Avignon).

https://www.echodumardi.com/tag/audiovisuel/   1/1