24 octobre 2026 |

Ecrit par le 24 octobre 2026

Soirée assurément vitaminée avec Les Coquettes à l’Auditorium du Vaucluse

Elles étaient venues en trio en 2023 au Thor. Lola Cès et Marie Facundo nous reviennent en duo avec un nouveau spectacle.

Les Coquettes, épatant groupe d’humour musical, nous reviennent en duo avec un nouveau spectacle à la vitalité contagieuse.  Lola Cès et Marie Facundo sont deux copines, gourmandes de la vie, qui se sont rencontrées voici vingt ans sur la scène du Soldat Rose, comédie musicale de Louis Chedid . Elles sont désormais autrices de leurs propres chansons — nourries de leurs regards acérés sur l’époque — entrecoupées de sketches.

Résister par le rire

Mêlant humour et satire sociale, ces chanteuses-comédiennes balaient sans réelles limites les tabous de notre société. « Et si la joie n’était pas qu’un sentiment, mais un acte de résistance ? », questionnent-elles. « Ni fuir le monde, ni le sauver, mais le traverser en se la kiffant quand même un peu. » Explosif et hilarant, ce nouveau spectacle est un acte de salubrité publique.

Samedi 11 octobre. 20h30. 15 à 35€. Auditorium de Vaucluse. 971 chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80.


Art urbain et Beethoven à l’Auditorium de Vaucluse

La saison s’ouvre à l’Auditorium de Vaucluse par un dialogue entre l’Orchestre National Avignon-Provence (ONAP) dirigé par Samy Rachid et l’artiste de rue Maddam.

Voici un spectacle d’ouverture qui offre autant à écouter qu’à contempler. À l’occasion de ce concert, et bien loin du huis-clos des ateliers de peinture, la street artist Maddam va donner corps, soit sur écran, soit sur toile, aux émotions que vont lui inspirer le Concerto pour violon et orchestre et la très célèbre Symphonie N° 5, dite du Destin. Ainsi va émerger, grâce à cette performance de live painting, un échange entre geste et émotion, rythme et spontanéité. Dans cet étonnant et élégant dialogue entre deux œuvres majeures de Ludwig van Beethoven et art contemporain, on retrouvera la griffe de Maddam, artiste de rue bercée très tôt par les arts urbains et le rap, célèbre pour ses fresques faites de lignes noires animées, de visages ou de formes symboliques. 

Le concerto pour violon et orchestre et la symphonie n°5 dite du Destin de Beethoven

La soirée s’ouvre sur le Concerto pour violon et orchestre de Beethoven. D’une grande sérénité, cette partition instaure un échange très nourri entre l’orchestre et le violoniste Nicolas Dautricourt. C’est au rythme de ce dialogue musical que la création visuelle de Maddam, sur écran projeté,  prendra vie pour partager l’évolution de la toile avec le public.  Le concert se poursuivra avec la Symphonie n° 5 dite du Destin. Dès le premier mouvement, l’orchestre fera résonner la fameuse cellule rythmique de quatre notes — trois brèves, une longue —, devenue l’un des motifs les plus universels de la musique, un symbole de victoire sur les ondes de la BBC pendant la Seconde Guerre mondiale. Le live painting sera sur toile.

Au programme :

Ludwig van Beethoven, Concerto pour violon et orchestre (live painting sur écran projeté)
Ludwig van Beethoven, Symphonie n°5 dite du Destin (live painting sur toile)

Ce programme propose un dialogue entre la musique symphonique et le street art. Sous la direction du chef français Samy Rachid, la gestuelle de l’orchestre entrera en résonance avec le trait de la plasticienne Maddam. Le mouvement de la baguette et l’élan des musiciens inspirent la création en direct de l’artiste. Sur scène, ses dessins, pensés comme « une danse entre équilibre et chaos », s’écriront au fil de la partition dans un exercice de live painting réalisé d’abord projeté sur écran puis sur toile. 

 Direction musicale : Samy Rachid
Violon : Nicolas Dautricourt
Street Artist : Maddam
En co-réalisation avec l’Orchestre national Avignon-Provence

 Dimanche 4 octobre. 16h. 15 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr


La Belle Hélène d’Offenbach version sitcom à l’Auditorium du Thor

Le Théâtre du Petit Monde revisite en toute originalité le chef-d’œuvre du compositeur franco-allemand.

L’opéra-bouffe d’Offenbach créé en 1864 se moquait des mœurs bourgeoises de la cour de Napoléon III en les parodiant déjà et en les replaçant dans la Grèce antique, avec Hélène, fille de Zeus, épouse du roi de Sparte, et amante de Pâris, fils du roi de Troie. La série télévisée des années 90, Hélène et les garçons, a connu elle un succès foudroyant en relatant les frasques sentimentales d’un groupe d’étudiants et d’étudiantes.

Une adaptation de Martin Loizillon dans une mise en scène de Nicolas Rigas pour un remake jubilatoire

Tout en restant fidèle à la ligne musicale de cet opéra-bouffe créé en 1864, cette version endiablée se passe 3000 ans plus tard, en plein tournage de la 127e saison de La Belle Hélène et les garçons. Cette mouture réjouissante et pétillante qui magnifie l’esprit satirique et le génie d’Offenbach, a le même pouvoir qu’Hélène : elle séduira le plus grand nombre. 

Mise en scène : Nicolas Rigas
Adaptation : Martin Loizillon
Production : Théâtre du Petit Monde

Dimanche 8 mars. 16h. 15 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr


Patrick Timsit sur la scène de l’auditorium du Thor avec ‘La Famille’

Un duel inédit et cruel

Dans sa dernière pièce, Samuel Benchetrit convoque une famille dysfonctionnelle qui se rassemble très rarement tant les deux frères ne s’apprécient pas. Depuis toujours, Jérôme (François-Xavier Demaison), avocat reconnu et heureux en ménage, est le souffre-douleur de Max (Patrick Timsit), son aîné un rien miteux, un pousse-mégot qui n’a jamais supporté de perdre sa place de fils unique. Lors de cet apéro organisé par leurs parents (Claire Nadeau et Jackie Berroyer), apéro qui va changer la vie de tous les présents, Jérôme doit demander un service, « un truc vital » à Max, lequel accepte du bout des lèvres à l’unique condition qu’il lui « prête » sa jolie épouse, Alice (Kate Moran), pendant un an… 

Un humour noir sans concession écrit et mis en scène par Samuel Benchetrit

Réunis pour la première fois, Timsit et Demaison, bien servis par l’humour noir de Samuel Benchetrit, forment un duo irrésistible et effrayant de frères ennemis réglant leurs comptes, dans une pièce à la distribution cinq étoiles qui explore avec tendresse et franchise la complexité des liens familiaux.  

Jeudi 15 janvier. 20h30. 17 à 42€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr


Le Grand Ballet de Kiev à l’auditorium du Thor

Pour la troisième année consécutive, le Vaucluse accueille le Grand Ballet de Kiev.

Après le Lac des cygnes l’an dernier, cette talentueuse compagnie ukrainienne contrainte à l’exil vient donner corps à deux opus monumentaux : Le Boléro de Ravel et Carmen de Bizet. 

Deux œuvres monumentales incarnées en danse classique

« Je n’ai écrit qu’un seul chef d’œuvre », disait Ravel à propos du Boléro. Et l’entendre c’est avoir tout de suite en tête son crescendo qui ne cesse de nous bercer. Ce principe de composition révolutionnaire a fait du Boléro l’une des inspirations les plus fascinantes du répertoire qui demeure, aujourd’hui encore, l’une des plus populaires. 

Tout comme l’est le Carmen de Bizet, œuvre la plus jouée dans le monde, qui nous conte le destin de cette gitane solaire et rebelle, qui paiera de sa vie sa recherche éperdue de l’amour.

Ces deux œuvres qui se font écho raviront à la fois les amateurs de la grande danse classique et ceux qui souhaitent la découvrir.

Jeudi 8 janvier. 20h30. 17 à 42€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr


La comédie musicale ‘L’esprit de Noël’ débarque à l’auditorium du Thor

Un voyage musical jazzy et enneigé, au rythme des chants de noël interprétés par une galerie de personnages drôles, piquants et déjantés.

A la veille de Noël, Stella, 13 ans, s’est cachée dans un vieux magasin de jouets pour échapper aux fêtes familiales, un temps festif que les pré-ados considèrent parfois comme contraignant. Un peu curieuse, Stella déniche un portail menant au pays de l’Esprit de Noël, un monde régi par une mystérieuse prophétie : le royaume de Santa Klaus, menacé par le père Fouettard, est en grand danger, et seule Stella pourra sauver le Monde de Noël et la magie qui l’habite. Mais le problème est que la jeune Stella est à une période de son existence où la féérie des fêtes de fin d’année n’est pas vraiment sa préoccupation immédiate. Dans ce voyage initiatique, est-ce que la magie de Noël l’emportera sur les questionnements d’une presque adolescente ?

Une jeune ado au secours du monde menacé de Santa Klaus

« Ce voyage initiatique d’une pré-adolescente tiraillée entre responsabilité et insouciance sera rythmé par un savant mélange entre réorchestrations des morceaux traditionnels des fêtes de fin d’année (Carol of the Bells, White Christmas, We wish you a Merry Christmas…) et compositions jazzy propres à l’univers de la comédie musicale. »

L’ÉQUIPE DE CRÉATION…
Livret & Mise en scène : Yann Sebile & Valentine Roux
Musique : Benjamin Landrot & Julien Goetz
Paroles : Anthony Fabien, Lina Stoltz, Camille Nicolas
Chorégraphie : Lina Stoltz
Scénographie : Camille Nicolas, Vincent Para & Christophe Auzolles
Lumières : Vincent Para 

Dimanche 21 décembre. 16h. 8 à 20€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / www.vaucluse.fr


Fanny Ardant nous parle d’amour à l’auditorium du Thor

Fanny Ardant incarne seule sur scène le personnage de Madame de Clermont

On est au XVIIe siècle et cette femme, élevée dans un couvent, que l’on a mariée à un homme trois fois plus âgé, va connaître le coup de foudre et se frayer un chemin entre les passions de la chair et la loi de Dieu. 30 années durant, les amants vont s’aimer, se perdre, vivre éloignés sans jamais s’oublier. La comédienne, qui campe ici une femme qui brûle d’amour, donne la plus belle incarnation qu’on pouvait imaginer à ce monologue dramatique, où une femme tente de triompher du temps et de la séparation. Une belle leçon de vie et d’optimisme malgré ce qu’elle appelle « les fatalités désespérantes ». Une adaptation du beau roman La Blessure et la Soif,

Adapté du beau roman La Blessure et la Soif de Laurence Plazenet dans une mise en scène de Catherine Schaub 

Le roman est bouleversant et poétique. Encore fallait-il l’adapter pour le théâtre. Laurence Plazenet n’a pas hésité à élaguer son livre pour resserrer l’intrigue amoureuse autour de Fanny Ardant. La metteuse en scène Catherine Schaub signe également une mise en scène minimaliste pour mieux sublimer cette amoureuse ardente.

Fanny Ardant a répondu aux questions de l’Echo du Mardi

Tenaillée par le trac, elle s’était jurée de ne plus remonter sur les planches. Heureusement, elle a changé d’avis. Après quatre années de tournages, Fanny Ardant revient au théâtre qu’elle avait quitté depuis 2020. 

  • Qu’est-ce qui vous fait revenir au théâtre : le texte  » La Blessure et la Soif » ? La metteuse en scène Catherine Schaub ? Le thème ?

Revenir au théâtre est toujours mystérieux, comme si se mettait en place une alchimie entre un moment particulier de votre vie, un texte, un personnage. C’est l’appel de la forêt, impossible à définir en termes logiques et raisonnables. Le livre de Laurence Plazenet m’avait passionné. J’ai longtemps gardé dans mon cœur et dans ma tête deux des personnages de ce roman : Madame de Clermont et Monsieur de La Tour. Alors j’ai demandé à Laurence Plazenet si elle pouvait en faire un texte pour le théâtre. Laurence a dit oui. Et je me suis jetée dedans. Je savais que j’aimerais être Madame de Clermont tous les soirs et dire tout ce qu’elle dit.

  • Ce qui vous a attirée dans cette pièce ?

C’est un amour qui résiste à tout. Une langue qui suit les méandres de la passion et du combat intérieure. Un personnage irréductible.

  • Est-ce votre premier seul-en-scène ?

Non. J’avais déjà joué des monologues :  « L’année de la pensée magique » de Joan Didion , « La maladie de la mort » de Marguerite Duras, « Hiroshima mon amour » de Marguerite Duras, « Le Navire Night » de Marguerite Duras, avec Sonia Wieder Atherton.

  • Comment avez-vous travaillé ce texte ? Votre implication dans la mise en scène ?

Nous nous sommes lancées comme on entre dans la mer. Je l’écoutais, Catherine [Schaub, la metteure en scène], m’écoutait.

Dimanche 23 novembre. 16h. 17 au 42€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80. www.vaucluse.fr


(Vidéo) ‘Murmuration Level 2’ de Sadeck Berrabah à l’auditorium du Thor

Sadeck Berrabah, c’est ce talentueux chorégraphe gardois d’adoption, révélé au monde entier par sa poétique et surprenante chorégraphie pour la clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Artiste protéiforme suivi par des millions d’internautes, Sadeck Berrabah est également le chorégraphe de stars mondiales comme Shakira, Jennifer Lopez, les Black Eyed Peas ou Chris Brown… Après ‘Murmuration’, sa première création en 2023 qui avait réuni des centaines de milliers de spectateurs, il nous revient avec un ‘Murmuration’ revisité (Level 2). 

Un show de 30 danseurs

Une troupe de plus de 30 danseurs livrera toujours ses fameux tableaux synchronisés, où mouvements et formes géométriques se conjuguent avec une étonnante précision fascinante. Mais à ces performances iconiques s’ajouteront de toutes nouvelles chorégraphies toujours servies par une synchronisation millimétrée et une musique envoûtante. 

Musique : TRex
Production : Horatio Productions

Vendredi 21 novembre. 20h30. 15 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80. www.vaucluse.fr


‘Les Chatouilles, ou la danse de la colère’ à l’auditorium du Thor

Le sujet est terrible, le titre insupportable mais ce spectacle est juste, drôle et cette confession nécessaire.

Odette est une enfant de huit ans victime de « chatouilles. » C’est ainsi que Gilbert, faux ami de la famille mais vrai pédophile, qualifiait les viols commis à son encontre. Reçue au Conservatoire National de Musique et de Danse pour poursuivre ses études et s’échapper au sinistre huis clos familial, Odette sera sauvée par la danse.

Molière du seule en scène pour Andréa Bescond

Artiste polymorphe, danseuse, chanteuse, comédienne, Andréa Bescond, seule sur scène, nous resitue avec une improbable énergie le parcours douloureux qui fut le sien, grâce à un texte rythmé dont elle est l’autrice. Un texte simple et sincère suppléé par la danse quand les mots sont impuissants. Molière 2016 du Seul(e)-en-scène, Les Chatouilles ou la danse de la colère a été adapté au cinéma et consacré par deux Césars.

Vendredi 7 novembre. 20h30. 15 à 35€. Salle Jean Moulin. Auditorium. 971 Chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80. www.vaucluse.fr

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