11 juin 2026 |

Ecrit par le 11 juin 2026

Cosmoprof 2026 : la cosmétique provençale à la conquête du monde

Du 26 au 28 mars prochains, la Région Sud s’affichera au salon international Cosmoprof de Bologne avec une délégation de 17 entreprises sélectionnées, dont l’Avignonnaise Kaera France. Elles seront accompagnées par Rising sud, la Région Sud, Business France et Cosmed. Une première pour l’agence d’attractivité régionale, qui entend promouvoir à l’international une filière cosmétique d’excellence pesant plus de 4 milliards d’euros et 18 000 emplois.

Rendez-vous incontournable de l’industrie mondiale de la beauté, Cosmoprof Worldwide Bologna réunira du 26 au 28 mars prochains des milliers de marques, distributeurs, acheteurs et experts venus découvrir les dernières tendances en matière de soins, parfums, produits naturels et packaging.

Une première délégation régionale à Cosmoprof
Pour cette édition 2026, la Région Sud franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’internationalisation. Pour la première fois, l’agence d’attractivité Rising sud, avec le soutien de la Région Sud, de Business France et du réseau professionnel Cosmed, accompagnera une délégation de 17 entreprises régionales sélectionnées pour représenter le dynamisme de la filière cosmétique provençale. 

Des entreprises réunies avant leur départ
La liste des entreprises retenues a été dévoilée par Bernard Kleynhoff, conseiller régional et président de Rising sud, et Audrey Brun Rabuel, directrice générale de l’agence, à l’occasion d’une séance collective de préparation réunissant les dirigeants avant leur départ pour l’Italie. Ces entreprises bénéficieront de la visibilité offerte par le Pavillon France, orchestré par Business France, vitrine du savoir-faire national où se nouent chaque année des centaines de rencontres commerciales.

Une filière stratégique pour l’économie régionale
La présence collective de ces entreprises illustre le poids considérable de la cosmétique dans l’économie régionale. La Provence-Alpes-Côte d’Azur constitue aujourd’hui la première région française pour la composition de parfums et de cosmétiques et le premier hub national de production de plantes aromatiques et médicinales.

Copyright Rising Sud Cosmoprof

1 214 entreprises et plus de 18 000 emplois
Selon les données de la filière, elle rassemble 1 214 entreprises et plus de 18 000 emplois, pour un chiffre d’affaires annuel estimé à 4 milliards d’euros. Près de 80 espèces de plantes aromatiques y sont cultivées, alimentant une chaîne de valeur complète allant des producteurs d’ingrédients aux laboratoires de recherche, en passant par les façonniers et les marques de cosmétiques. 

Des entreprises du sud déjà internationalement connues
Des groupes mondialement reconnus : L’Occitane en Provence, Robertet, Jean Niel, Fragonard ou encore Aroma-Zone, cohabitent ainsi avec un tissu dense de PME (Petites et moyennes entreprises) innovantes qui perpétuent et renouvellent un savoir-faire historique.

Des PME innovantes pour incarner l’excellence régionale
La délégation sélectionnée reflète toute la diversité de cet écosystème. Elle rassemble notamment Alphanova Santé (Le Pradet), spécialiste des cosmétiques naturels et des soins solaires, Pulpe de Vie (Marseille), pionnière des cosmétiques bio issus de fruits invendus, ou encore Alyscamps (Arles), qui valorise les actifs naturels de Camargue et des Alpilles.

Des ailes pour de nouvelles entreprises
À leurs côtés figurent Kaera France à Avignon, avec ses soins à base de beurre de karité brut, La Savonnerie des Alpilles à Cabannes et ses cosmétiques solides écoresponsables, ou encore Famille Grasse Parfums, héritière de la tradition parfumée de Grasse, capitale mondiale du parfum.

Innovation, intelligence artificielle, accélérateur de start-up
D’autres entreprises illustrent l’innovation technologique et industrielle du secteur, comme Optivalue.ai, solution d’intelligence artificielle dédiée à la conformité réglementaire, Cadentia, spécialisée dans le développement de produits en marque blanche, ou encore Villa Blu by Robertet, accélérateur de start-up porté par le groupe grassois.

Copyright Rising sud Cosmoprof

Une vitrine internationale pour les savoir-faire provençaux
Pour Rising sud, cette opération constitue bien davantage qu’une simple présence sur un salon professionnel. Elle s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’attractivité économique de la région et à soutenir l’internationalisation des PME (Petites et moyennes entreprises).

La cosmétique, identité du territoire sud
« La cosmétique est un secteur d’excellence historique de la région Sud. Nous avons les matières premières, les savoir-faire, la capacité d’innovation et une ouverture naturelle vers le monde », souligne Bernard Kleynhoff. « En accompagnant pour la première fois des entreprises régionales au salon Cosmoprof, Rising sud se mobilise pour les aider à se développer sur leurs marchés et valoriser les atouts de la région auprès des investisseurs internationaux. » 

Le Sud au cœur du marché mondial de la beauté
Dans un marché mondial de la beauté estimé à plus de 500 milliards de dollars, en forte croissance notamment sur les segments naturels et durables, la Provence espère ainsi transformer cette vitrine internationale en opportunités commerciales concrètes. Salon Cosmoprof Worldwide Bologna. Du 26 au 28 mars 2026. Bologna Fiere à Bologne, en Italie. Accès réservé aux professionnels.

Les 17 entreprises à l’ambition internationale
Alphanova santé ; Alyscamps ; Belys Paris ; Pulpe de vie ; Cadentia ; Du monde à la Provence ; Famille Grasse parfums ; Kaera France ; La savonnerie des Alpilles ; Pacifique Sud Distribution ; Jean d’Aigle ; Phasilab – Instant Cosmétique ; Si CreativeComme avant ; Optivalue.ai ; Vegemedica ; Versailles Beauté ; Villa Blu by Robertet ;
Mireille Hurlin


Cosmoprof 2026 : la cosmétique provençale à la conquête du monde

C’est la nouvelle directrice de l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région Sud – « risingSUD » – qui accompagne plus de 500 entreprises par an dans leur développement à l’exportation, leur industrialisation, leur recherche de financement et leur structuration. Neuf sur dix sont satisfaites de ce service d’appui qui devra s’adapter à une nouvelle conjoncture : les investisseurs privilégient la rentabilité à la croissance en période d’inflation. Ils auront du mal à mettre la main à la poche pour nos jeunes pousses. C’était le moment de faire connaître le point de vue de la nouvelle directrice, quelques jours après la tenue du plus grand des salons européens de l’innovation.

Quel bilan faites-vous de l’accompagnement de nos entreprises à « Viva technology » ?
« La région a fait le choix, pour cette nouvelle édition de Viva technology, d’être à nouveau présente. Pour rappel, Viva technology en quelques chiffres :

• 91 000 visiteurs en physique

• 300 000 connectés dans le monde via la plateforme

• 400 millions de personnes touchées via les réseaux sociaux

• 2 000 exposants dont 180 start-ups

Sur notre stand, la Région et ses partenaires, au premier rang desquels son agence d’attractivité et de développement économique – risingSUD, a permis à 36 entreprises du territoire d’exposer (récapitulatif ici : https://www.maregionsud.fr/vivatech-2022) ; et c’est sans compter toutes les autres entreprises à qui la région a mis à disposition un pass de 4 jours, donné la parole lors d’une table ronde, permis de venir accueillir des rdv, ou de disposer un démonstrateur sur le stand.
C’est aussi beaucoup d’acteurs de l’écosystème régional qui se mobilisent et se rassemblent sur cet espace Région : métropoles, pôles de compétitivité, incubateurs, french tech, etc.
C’est la concrétisation de ce « jouer collectif » que la Région a souhaité déployer dès 2016 et qui porte aujourd’hui ses fruits !
Le constat, il est assez simple : le salon – mais aussi notre stand – a été plein pendant les 4 jours. Tous nos exposants ont témoigné de leur grande satisfaction à retrouver la version pré covid du salon (en fréquentation). Le stand Région Sud, qui a mis cette année à l’honneur les Green tech, s’est beaucoup fait remarquer et s’est aussi démarqué des autres régions. Il y a eu beaucoup de contacts pour tous mais, comme on le sait sur un salon, c’est maintenant qu’il faut travailler à transformer les leads. Et nous suivons chaque entreprise pour cela !
L’équipe Invest en charge de l’accueil de délégations internationales et de la prospection a également eu très peu de moments de répit avec une vingtaine d’investisseurs rencontrés en 4 jours ! Et, je l’espère, dans quelques mois ou quelques années, de belles histoires à raconter pour le territoire ! »

Audrey Brun Rabuel est la nouvelle directrice de risingSUD. Elle succède à Jean-François Royer à la tête de l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région Sud présidée par Bernard Kleynhoff (à droite sur la photo).

Après 50 ans de négociations, le brevet unitaire en Europe permettra aux entreprises de protéger leurs innovations, sur tout le continent, en une seule demande, et pour un coût très raisonnable. Les agences régionales qui soutiennent l’innovation doivent-elle être innovantes et porter des sujets de simplification et d’efficacité comme celui-là ? Et si oui, lesquels ?
« Les agences ont un rôle important dans l’accompagnement des entreprises de leurs territoires et la plupart proposent, d’ailleurs, davantage d’ingénierie d’accompagnement que de financements pour les entreprises (ces derniers sont portés majoritairement par l’Etat, les Régions et la Commission européenne).
À ce titre, les agences ont un rôle primordial à jouer pour accompagner les entreprises dans leur transformation et cela fait partie (ou doit faire partie) des objectifs prioritaires pour une agence.
risingSUD est, à ce titre, fortement impliquée dans l’accompagnement des entreprises et dans leur transformation :
Avec SUD Accélérateur – 1er Accélérateur régional en France réalisé en partenariat avec Bpifrance depuis 2015 – l’agence propose par exemple un accompagnement sur mesure et de proximité pour les entreprises et leurs dirigeants, afin de révéler les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) de demain et de les accompagner dans leur transformation. 75 PME ont pu bénéficier de ce dispositif depuis sa création.
Avec le déploiement du réseau européen Enterprise Europe Network (EEN), l’agence accompagne les entreprises pour les aider à intégrer l’économie circulaire comme un levier de leur croissance et/ou de leur différenciation produit ou service, pour les aider (en lien avec les pôles de compétitivité) dans leur transformation digitale.
Avec Parcours Sud Industrie, l’agence sensibilise les entreprises industrielles aux enjeux de leur transformation vers l’industrie du futur et les accompagne dans cette transformation. Cette année, ce sont 500 entreprises qui auront été accompagnées, depuis 3 ans. »

Sur quels sujets voudriez-vous marquer votre action par rapport à votre prédécesseur et apporter votre signature ?
« Avant toute chose, je souhaite inscrire l’action de l’agence dans la durée. Y apporter une vision à plus long terme en phase avec les priorités de la Région et de son président, Renaud Muselier.
Nous sortons d’une crise sanitaire sans précédent aux conséquences économiques et sociales que nous connaissons tous. Nos entreprises ont besoin d’un souffle nouveau, de stabilité aussi je pense, dans un contexte géopolitique toujours incertain avec la guerre aux portes de l’Europe. Pour autant, nous avons de véritables défis devant nous : accélérer la transition écologique et digitale des entreprises, augmenter le nombre d’ETI sur le territoire, attirer plus d’investissements directs étrangers, ce qui implique de mieux identifier qualifier et promouvoir un foncier qui, on le sait, est très rare et cher en région ; enfin, renforcer notre influence et l’accompagnement à l’export de nos entreprises, véritable levier de croissance et de développement. Ce sont des enjeux stratégiques en termes de développement économique sur lesquels je souhaite que l’on accélère ! C’est toute la feuille de route que je suis en train de construire avec les équipes de l’agence. Des équipes motivées, engagées et de grande qualité. »

En mars dernier, 24 entreprises de la région (dont 7 vauclusiennes : Ateliers Bio de Provence, FDS Pro, Froid Palombi, Icko apiculture, La Salle blanche, MGH/Mirbat group holding et Moscatelli) ont intégré la promotion 5 du programme Sud Accélérateur. Représentant 1 821 emplois cumulés, ces entreprises vont bénéficier, durant 2 ans, de ce dispositif visant à les accompagner vers un changement d’échelle.

Pouvez-vous nous décrire votre feuille de route ?
« La Région Sud a fixé des objectifs ambitieux pour les 6 ans à venir dont le Schéma Régional de Développement Economique d’Innovation et d’Internationalisation (SRDEII), voté fin juin, est la traduction opérationnelle. La feuille de route de l’agence s’inscrira en phase et en cohérence avec cette stratégie. Je le rappelle : risingSUD est le bras armé de la région en charge du développement économique et de l’attractivité. Pour bâtir cette feuille de route, nous sommes en train de réorganiser l’agence autour de 3 grandes directions. Nous présenterons cette nouvelle organisation et ces grands métiers à la rentrée de septembre.
Parmi les grands chantiers que je me fixe :
Coupler l’export et l’invest, lors de nos missions, nos prospections, pour renforcer la présence de la Région Sud à l’international, son influence et son rayonnement ;
Montée en gamme sur le foncier économique : identification, qualification, promotion… ;
Simplifier et rendre plus lisible les actions de l’agence, sur le terrain, au quotidien auprès des entreprises ;
Enfin, faire de la transition écologique un véritable levier de croissance pour les entreprises et les territoires. Cela se traduira dans les missions de l’agence. »

En quoi votre profil ou votre expérience vous permettra de réussir dans ce nouveau poste de direction ?
« Tout d’abord je tiens à remercier Bernard Kleynhoff pour la confiance qu’il m’apporte. Je viens de cabinets : Région, CCI, après un cours passage en consulting. Le cabinet vous apprend la rigueur, la réactivité et surtout une grande polyvalence. En tant que conseillère de Renaud Muselier à l’économie, l’innovation, le développement économique à l’international et l’emploi, j’ai eu la chance de traiter pendant un peu moins de 7 ans et au quotidien des sujets qui sont au cœur des missions de risingSUD. Je n’arrive donc pas en terrain conquis, mais maîtrisé je dirais. Je connais mes interlocuteurs, les partenaires, les enjeux. Les difficultés aussi et les points à améliorer. J’ai les idées assez claires et je sais où je veux aller. Mon challenge maintenant c’est d’y arriver, et d’obtenir les résultats en conséquence. Je suis assez obstinée de nature donc je compte bien tout faire pour cela. »

Philippe Million, président de Everest Isolation à Orange parle de risingSUD dans le cadre de la promotion 3 de Sud Accélérateur de l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région Sud.

https://www.echodumardi.com/tag/audrey-brun-rabuel/   1/1