17 mars 2026 |

Ecrit par le 17 mars 2026

Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

Labellisé Territoire d’industrie pour 2023-2027, le Vaucluse réaffirme son rôle industriel en Provence-Alpes-Côte d’Azur grâce à un tissu diversifié d’entreprises et à une dynamique entrepreneuriale notable. Avec près de 4 400 établissements industriels, plus de 17 500 salariés dans le secteur et des filières structurantes comme l’agroalimentaire, chimie et transformation des matériaux, le département conjugue héritage et défis d’avenir.

Dans un département qui compte plus de 50 000 établissements tous secteurs confondus, l’industrie représente environ 9% des unités économiques et 16% des salariés présents sur le registre du commerce en Vaucluse au 1er janvier 2024. Cela se traduit par 4 363 établissements industriels employeurs et 17 570 salariés actifs dans l’industrie — une croissance de +774 établissements et +1 166 emplois en deux ans.

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Un territoire industriel dynamique
L’observatoire industriel de l’Aurav souligne également que, dans l’ensemble de la région Sud, le secteur industriel employait en 2024 près de 170 000 salariés pour plus de 10 500 établissements, avec 13% des emplois industriels régionaux localisés en Vaucluse.

Des filières qui pèsent
L’agroalimentaire demeure la première filière du territoire : dans le Territoire d’industrie, ce secteur comprend 284 établissements d’au moins trois salariés, faisant de lui le pilier de l’activité industrielle locale. Le développement de cette filière se retrouve également dans le poids du département au niveau régional : les industries alimentaires représentent environ 25% des emplois industriels vauclusiens et près de 10 % du chiffre d’affaires industriel, avec quelque 240 entreprises et plus de 8 000 salariés permanents dédiés au secteur.

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D’autres segments stratégiques
Outre l’agroalimentaire, d’autres segments jouent un rôle stratégique comme la Chimie et les matériaux : 79 établissements d’au moins trois salariés, concentrant 1 820 emplois et générant un chiffre d’affaires majeur grâce à une forte valeur ajoutée. La Transformation et la valorisation (de la gestion des déchets et des matériaux) : 94 établissements structurés autour de PME locales (Petites et moyennes entreprises). Mines et métallurgie, construction, mode et luxe complètent ce paysage multi-sectoriel.

Une dynamique entrepreneuriale soutenue
Le tissu industriel vauclusien se caractérise par une prédominance très marquée des petites structures : 96% des unités industrielles ont moins de 10 salariés, ce qui souligne l’importance des TPE et PME dans l’écosystème local.

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La création d’entreprise
Cette dynamique se reflète aussi dans la création d’entreprises : selon l’Insee, 701 nouvelles sociétés industrielles ont été créées en 2024 dans le département, et le nombre total d’entreprises nouvelles s’élève à 10 716, toutes activités confondues.

Défis structurels et trajectoires d’avenir
Malgré ces signaux positifs, l’industrie vauclusienne fait face à des défis classiques : l’attractivité des emplois industriels dans un marché du travail tendu, la modernisation des sites et l’adaptation des compétences aux technologies émergentes. L’implantation industrielle reste par ailleurs fortement dépendante des zones d’activités, avec des densités variables et un besoin constant de foncier adapté. L’attractivité globale du territoire repose sur une combinaison d’infrastructures, de formation et d’innovation, autant de leviers à renforcer pour soutenir la réindustrialisation engagée.

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Pour faire court
Les chiffres confirment que le Vaucluse n’est pas qu’un département rural : il est un acteur industriel tangible de la région Sud, avec des milliers d’emplois, un maillage d’entreprises diversifié et une capacité à créer de nouvelles activités. Le label Territoire d’industrie constitue, en cela, un levier stratégique pour faire dialoguer innovations, formations et projets territoriaux. Reste à transformer cette dynamique en gains durables, à la croisée de la transition écologique, de l’attractivité des métiers industriels et d’une gouvernance territoriale renforcée.
Mireille Hurlin

Sources : CCI Vaucluse, Chiffres clés de l’économie, répartition sectorielle et place de l’industrie (2024) ; Aurav Territoires d’industrie Vaucluse (Mars 2025) ; ANCT.
Mireille Hurlin

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Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

Le changement climatique redessine déjà notre environnement : assèchement des sols, canicules plus fréquentes, rivière au faible débit… Dans les villes méditerranéennes comme Avignon, la sélection des essences végétales devient un enjeu central pour préserver des espaces urbains vivables et rafraîchis. Une nouvelle publication de l’Agence d’urbanisme de la région Avignon –AURAV– livre des pistes concrètes pour repenser l’urbanisme végétal face aux aléas climatiques.

Les projections climatiques les plus récentes indiquent un réchauffement marqué dans le sud de la France d’ici 2100, avec des étés nettement plus chauds et une pluviométrie estivale diminuée. Dans la vallée du Rhône et ses environs, cela se traduit par une multiplication des périodes de sécheresse et un stress hydrique accru pour les sols et les végétaux. Dans ce contexte, il est estimé qu’une grande majorité des essences actuellement plantées en milieu urbain seront sous pression, voire en risque, avec des impacts directs sur leur survie et les services qu’elles rendent comme l’ombrage et le rafraîchissement.

Des stratégies urbaines fondées sur la science
Les végétaux en ville ne sont pas un simple ornement : ils forment une infrastructure climatique. Ils modèrent la chaleur via l’ombrage et l’évapotranspiration, réduisent les îlots de chaleur urbains, facilitent la gestion de l’eau et améliorent la qualité de vie des habitants. Des projets comme InteGREEN se penchent précisément sur ces bénéfices, mais aussi leurs limites, pour conseiller les villes sur les espèces à planter et leur implantation. À Marseille, par exemple, un vaste plan de plantation d’arbres et de désimperméabilisation accompagne la création d’espaces plus frais et perméables, intégrant des solutions « naturelles » pour gérer l’eau et lutter contre la surchauffe des rues historiques.

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Choisir les bonnes essences : une révolution culturelle
Historiquement, les villes privilégiaient des arbres classiques comme les platanes ou les tilleuls. Mais ces choix esthétiques ne tiennent pas forcément compte des défis climatiques de demain : des programmes comme Avec (Adaptation du VEgétal au Climat de demain), portés par l’Adème, le Cerema et Plante & Cité, évaluent aujourd’hui plus de 1 300 essences (arbres, arbustes, plantes grimpantes) selon leur potentiel de rafraîchissement et leur capacité à résister à des conditions plus chaudes et sèches. Cette approche scientifique encourage une diversification des plantations plutôt que des alignements monospécifiques, ce qui augmente la résilience globale des milieux urbains et diminue les risques liés aux maladies ou aux chocs climatiques.

Des solutions concrètes pour demain
Quelques tendances fortes émergent des recommandations comme : Conserver et valoriser la végétation existante : protéger les arbres matures et les haies, intégrer les aménagements autour des plantations en place ; Diversifier les strates et les espèces : mélanger hautes et basses plantes, arbres, arbustes, plantes grimpantes, pour une meilleure adaptation et une biodiversité accrue ; Expérimenter et innover : des projets comme les forêts urbaines ‘Miyawaki‘ ou l’installation de fruitiers et de plantes indigènes enrichissent le paysage urbain tout en augmentant les services écologiques et Prendre soin des sols : la qualité des sols urbains, souvent compactés et pauvres, conditionne la réussite des plantations, alors leur renaturation et leur désimperméabilisation sont des leviers essentiels.

Des essences locales
Le choix d’essences locales adaptées au climat actuel et aussi la possibilité de tester des plantes plus résistantes à la chaleur inspirées de milieux secs voisins, sont au cœur des discussions professionnelles, sans solution unique mais avec un ensemble de pistes complémentaires à explorer.

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À Avignon, une intelligence collective au service de la nature en ville

Sur le Grand Avignon, la réflexion sur le végétal urbain s’organise de plus en plus de manière collective, associant collectivités, experts et acteurs de terrain. L’Aurav joue un rôle central d’animation et de production de connaissances, en mettant en réseau communes, services techniques et partenaires scientifiques autour des enjeux d’adaptation climatique. Les Parcs naturels régionaux du Luberon et du Mont-Ventoux constituent également des laboratoires à ciel ouvert : leurs équipes accompagnent les collectivités dans le choix d’essences adaptées aux sols calcaires, aux vents violents et à la raréfaction de l’eau, tout en favorisant les continuités écologiques entre espaces naturels et urbains.

La biodiversité en question
À l’échelle régionale, l’Arbe (Agence Régionale de la Biodiversité) Provence-Alpes-Côte d’Azur impulse une dynamique de partage de pratiques à travers des groupes de travail, des guides techniques et des retours d’expériences sur la végétalisation durable. Elle fédère élus, paysagistes, pépiniéristes et gestionnaires d’espaces verts autour d’une approche plus sobre et plus résiliente du végétal.

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Cruciale gestion de l’eau
Des structures comme Plante & Cité, l’Inrae ou encore les syndicats de rivières locaux (Sorgue, Rhône, Durance) contribuent également à cette réflexion, en croisant les enjeux de biodiversité, de gestion de l’eau et d’aménagement urbain.

Expérimentations
Enfin, certaines communes expérimentent des démarches exemplaires, à l’image de la Ville d’Avignon avec sa pépinière communale et ses partenariats avec des jardins botaniques méditerranéens. Ces initiatives locales illustrent une volonté partagée : sortir des recettes toutes faites pour bâtir, pas à pas, une culture du végétal adaptée au climat de demain, ancrée dans les réalités du territoire et nourrie par l’échange entre acteurs.

Anticiper les défis climatiques
Penser le végétal dans les villes, c’est anticiper les défis climatiques tout en améliorant la qualité de vie. Cela exige un changement de paradigme : de l’ornement à la stratégie climatique, de l’esthétique à la résilience écologique. En combinant savoirs scientifiques, choix d’essences adaptés, diversité végétale et soin des sols, les villes peuvent devenir des environnements durables, rafraîchis et vivables, même sous des climats plus chauds.

Toutes les infos
Toutes les infos sur ce sujet traité et produit par l’aurav ici. Echanges et collaborations : Grand Avignon avec Véronique Arfi, Nelly Guédon et Magali Chabrier ; Inrae d’Avignon avec Michel Valério, Etienne Klein et Bruno Fady ; La Ville d’Avignon, Le min d’Avignon, Pépinière Cérès Flore et le CAUE de Vaucluse.
Mireille Hurlin

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Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

De novembre 2025 à avril 2026, dix mille habitants du bassin de vie d’Avignon seront interrogés sur leurs habitudes de déplacement. Objectif : dresser la cartographie la plus fine jamais réalisée des mobilités du territoire pour mieux adapter les transports de demain. Une opération d’envergure au service des mobilités de demain.

C’est une première depuis plus de 40 ans. Le Grand Avignon et ses partenaires lancent une grande Enquête Mobilité couvrant l’ensemble du bassin de vie, soit 610 000 habitants répartis sur 131 communes et 11 intercommunalités. Entre novembre 2025 et avril 2026, des enquêteurs et télé-enquêteurs rencontreront 10 000 habitants pour comprendre comment ils se déplacent au quotidien : à pied, à vélo, en bus, en voiture, en covoiturage ou en train.

Repenser les transports
L’enquête, certifiée EMC² par le Cerema, repose sur une méthode nationale rigoureuse, garantissant des résultats fiables et comparables. Les entretiens, d’environ 20 minutes, seront menés en face à face ou par téléphone, dans le strict respect du RGPD et de l’anonymat.

Résultats à l’automne 2026
Les résultats, attendus à l’automne 2026, seront précieux : ils permettront d’alimenter la réflexion sur les politiques publiques et les grands projets, à commencer par le futur Service Express Régional Métropolitain (SERM) avignonnais, une offre de transport rapide entre les principales communes du bassin.

Améliorer la qualité de vie des habitants
«Améliorer la qualité de vie de nos concitoyens passe par une politique de transport efficace et durable, souligne Joël Guin, président du Grand Avignon. Grâce à cette enquête, nous pourrons renforcer les transports dans nos intercommunalités, encourager les mobilités douces et mieux répondre aux besoins quotidiens de déplacement.»

La Baladine, Copyright Ville d’Avignon

Mobilité et recensement démographique
Pour Laure Verneyre, directrice territoriale Méditerranée du Cerema, «Les enquêtes ménages déplacements sont à la mobilité ce que le recensement est à la démographie. Le label EMC² garantit, selon elle, des résultats objectifs et comparables au niveau national, indispensables pour fonder les choix d’aménagement.»

Des données pour comprendre et agir
Outre le Grand Avignon, dix autres intercommunalités sont associées au projet, du Ventoux au Luberon en passant par le Gard Rhodanien. Pour Gilles Périlhou, directeur de l’Agence d’Urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (Aurav), qui analysera les résultats, «L’enquête offrira des données précieuses pour mieux guider les politiques locales de mobilité et les projets d’aménagement.» Les thématiques abordées seront variées : motifs des déplacements, fréquence, horaires, intermodalité, contraintes… Autant d’informations clés pour bâtir un territoire plus fluide, plus accessible et plus respectueux de l’environnement.

Un appel à participation citoyenne
Les habitants sélectionnés recevront la visite ou l’appel d’un enquêteur identifiable, ou du numéro officiel 04 84512910. L’entretien, gratuit, anonyme et sans démarche commerciale, est essentiel pour garantir la représentativité de l’étude. Participer, c’est contribuer à dessiner la mobilité de demain : celle qui rendra les trajets plus simples, plus économiques et plus écologiques.

Une grande enquête pour une nouvelle ère
Près de 45 ans après la dernière étude limitée à la seule ville d’Avignon, le territoire s’apprête à franchir un cap décisif. Cette grande Enquête Mobilité se veut le point de départ d’une nouvelle ère : celle d’une mobilité concertée, intelligente et durable, à l’échelle de tout le bassin de vie.
Mireille Hurlin


Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

Entre envolée des prix, baisse de la construction neuve et hausse des taux d’intérêt, la conjoncture immobilière s’annonce difficile, en France comme en Vaucluse. Pourtant, l’étude menée par l’Aurav (Agence de l’urbanisme Rhône Avignon Durance) et enrichie par les analyses de chercheurs de l’Université d’Avignon met en lumière des pistes d’avenir : repenser les modèles de production, privilégier la réhabilitation et conjuguer sobriété foncière avec qualité de vie.

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Un marché en panne mais pas effondré. Le constat est partagé : ‘la machine immobilière tourne au ralenti’. Selon l’Aurav la mise en vente de logements neufs n’avait jamais été aussi faible depuis plus d’une décennie. Une tendance nationale qui impacte le BTP, les promoteurs et les ménages en quête d’un logement. Pourtant, ce ralentissement n’entraîne pas une baisse franche des prix. Comme l’expliquent Laure Casanova-Enault et Guilhem Boulay, chercheurs à l’Université d’Avignon, « le marché s’ajuste d’abord par les volumes, pas par les prix ». Conséquence directe : les ménages voient leurs capacités d’achat encore plus décalées face à la flambée des valeurs immobilières.

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Le particularisme vauclusien
Si la crise touche l’ensemble du pays, le Vaucluse affiche une singularité. Ici, le poids du logement collectif n’a jamais été déterminant. Résultat : les fluctuations liées à la promotion immobilière sont moins brutales qu’ailleurs, et la production reste relativement stable sur dix ans. Cette spécificité rend le marché local un peu plus résilient, bien que confronté aux mêmes tensions macro-économiques : foncier rare, coûts de construction, taux de crédit élevés.

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Vers un basculement historique
L’étude va plus loin : elle identifie ‘une rupture profonde du modèle résidentiel’. Pendant des décennies, la croissance s’est appuyée sur l’ouverture de terrains constructibles en périphérie. Aujourd’hui, la voie d’avenir semble se dessiner ailleurs : dans le ‘recyclage urbain’, la réhabilitation des logements existants et l’adaptation du bâti aux défis climatiques. Un changement de paradigme qui, selon les experts, pourrait devenir une opportunité pour replacer le logement abordable et durable au centre des priorités.

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Des défis stratégiques pour les politiques locales
Sobriété foncière, limitation de l’étalement urbain, meilleure articulation entre habitat, économie et environnement : les prochaines années demanderont des choix courageux. Le foncier et l’immobilier représentent près de 10% du PIB (produit intérieur brut) et restent une manne économique importante, créant des résistances face à toute transformation des modèles actuels. Mais comme le rappellent les chercheurs, la véritable urgence n’est pas de ‘produire toujours plus’ mais de ‘penser autrement nos espaces de vie’ pour qu’ils soient adaptés au réchauffement climatique et aux aspirations locales.

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Une conclusion en forme d’appel
La crise immobilière n’est pas qu’un frein : elle est aussi une opportunité pour imposer ‘un tournant historique’ dans les manières de produire, d’habiter et de planifier nos territoires. Pour le Vaucluse comme ailleurs, l’enjeu est désormais clair : conjuguer ‘logement abordable, qualité de vie et sobriété foncière’ afin de construire des villes réellement durables.

Les sources
Aurav et Université d’Avignon. Gilles Perilhou, Lisa Yahi, Laure Casanova Enault, Guilhem Boulay. Aurav. Le document entier ici.

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Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

La Communauté d’agglomération a obtenu le niveau 3 du label régional ‘Territoire durable, une Cop d’avance’, la démarche locale de développement durable de l’agenda 2030 dans le cadre du Plan Climat régional. Le Grand Avignon, Avignon et Velleron ont été particulièrement félicités, par l’Arbe l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement pour la solidité et la cohérence de leurs stratégies environnementales. Cette journée dévolue à la transition écologique a réuni plus de 150 personnes accompagnées par la Région Sud-Paca et l’Aurav, à Châteauneuf-de-Gadagne.

Le label ‘Territoire durable, une COP d’avance’ est une distinction portée par la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, en partenariat avec l’État, et animée par l’Arbe –l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement-, qui vise à identifier, accompagner et valoriser les collectivités qui s’engagent dans une démarche locale de développement durable, dans le cadre  des Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030 et le Plan Climat régional.

Le Grand Avignon
Cette reconnaissance souligne les efforts menés par le Grand Avignon, en direction de la transition énergétique, d’achats publics durables et responsables, ainsi que de prévention des déchets, à travers notamment le Schéma de développement des énergies renouvelables, le Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés (PLPDMA).

Le programme 2025
En 2025, la communauté d’agglo a lancé trois projets structurants : une stratégie du numérique responsable, le développement de la biodiversité et la rénovation du patrimoine public et privé.

Depuis 2021
Pour mémoire, le Grand Avignon a adopté la transition écologique en 2021 puis le Plan Climat-Air-Energie territorial (PCAET) en 2024. La reconnaissance de l’Arbe, pour le travail accompli, conforte le Grand Avignon dans les domaines de l’énergie, la mobilité, l’aménagement et la gestion des ressources.

Une approche globale de la transition écologique
Ce label distingue les territoires qui adoptent une approche globale de la transition écologique, fondée sur l’amélioration continue et l’adaptation aux enjeux locaux. La démarche est rythmée par 4 niveaux de reconnaissance : selon la maturité et la cohérence de la démarche engagée. Même au niveau 4, le plus élevé, les territoires sont encouragés à poursuivre leur progression. La durée du label est de 3 ans, à l’issue desquels le lauréat peut renouveler sa candidature.

Dans le détail
La remise des labels s’est déroulée à l’occasion de la rencontre territoriale du bassin rhodanien ‘Cap sur 2026 : la transition écologique, une opportunité pour votre projet de mandat’, organisée le 1er juillet à Châteauneuf-de-Gadagne. Le Grand Avignon, partenaire de l’Agence régionale pour la biodiversité et l’environnement (Arbe), avait convié les élus du territoire à participer à cet événement pour un partage d’expériences.

Motivés
Plus de 150 participants étaient présents, dont la moitié d’élus, pour assister à 18 ateliers thématiques centrés sur les retours d’expérience autour de 6 axes clés : le cadre de vie, le patrimoine naturel, la protection des populations, la gestion économe, l’exemplarité et la mobilisation des acteurs. Le Grand Avignon, la Ville d’Avignon et la commune de Velleron y ont partagé leurs démarches avec l’appui notamment de l’Aurav –Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse-. La remise des labels 2025 (« Territoire durable, une COP d’avance », « Territoires engagés pour la nature » et PARC+) est intervenue en clôture de l’après-midi.


Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

La 3e édition de la grande fête de l’environnement ‘Faites écho’, initiée par le Grand Avignon, aura lieu les jeudi 15, vendredi 16 et samedi 17 juin, au centre de loisirs de la Barthelasse, allée Antoine Pinay. Une invitation lancée aux habitants pour identifier les enjeux et solutions pratiques en s’exerçant à des activités créatives et ludiques. Plus de 3 500 visiteurs sont attendus.

L’alimentation durable, les ressources du territoire en eau, la biodiversité et les énergies renouvelables seront au cœur de ces trois jours de rencontres en lien avec des associations, entreprises, collectivités et artistes présents sur des stands, lors d’ateliers et de conférences.

Les nouveautés

Les nouveautés de cette 3e édition : Un village textile pour tout savoir sur le ré-emploi, la réparation et le recyclage des textiles ; le Village mobilité : tout savoir sur les déplacements durables dans le Grand Avignon et le Village des risques pour prévenir et échanger sur les risques majeurs du territoire : inondations, risques sismiques, incendies…

Deux pointures-stars
Il sera question de découvertes au gré d’un parcours informatif, récréatif et associatif avec, notamment deux personnalités ultra connues et reconnues comme le youtubeur et désormais expérimentateur d’une forêt comestible qu’il est en train de planter, Nicolas Meyrieux, humoriste, vidéaste et militant et le très sérieux et accessible François Gemenne, co-auteur du 6e rapport du GIEC (Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et conférencier.

Quand les rencontrer ?
Nicolas Meyrieux donnera son spectacle : ‘On ne sait pas !’ jeudi 15 mai de 17h à 20h. L’humoriste et vidéaste militant engagé en écologie et agriculture est connu pour son ton décalé, son humour acéré, son talent à aborder des sujets de société complexes restitués avec pédagogie et légèreté, permettant de sensibiliser son public aux enjeux environnementaux. François Gemènne, co-auteur du 6e rapport du Giec, spécialiste des questions de migration environnementales et climatiques interviendra en une conférence intelligent et intelligible en partenariat avec le magazine Sans transition ! Samedi 17 mai à 13h30. Son intervention sera suivie d’une table ronde sur l’éco-anxiété.

Plus de 50 animations
Plus de 50 animations seront proposées aux petits comme aux grands comme des démonstrations, des balades pédestres, en vélo et même en canoé, des jeux, des contes, des ateliers cuisine, couture, de spectacles, des animations musicales, des courses d’orientation, des expositions… En 2024, 3 500 visiteurs avaient été séduits par ce rendez-vous dont 1 500 scolaires.

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2 874 élèves attendus
Cette année, près de2 874 élèves –issus de classes primaires du Grand Avignon et des lycées d’Avignon- seront accompagnés de 300 encadrants. Ils se familiariseront à la biodiversité, à l’énergie, à l’eau, au climat, à la mobilité et à l’enjeu de la consommation du textile. Grands et petits élèves découvriront également, via des expositions, le monde de la biodiversité, les fonds marins, les Sorgues et les chauves-souris. Au programme également, des quizz géants et interactifs, l’observation de l’écopâturage avec des chèvres et des brebis, du sport, de la grimpe, des jeux de tri sur les déchets, un escape game sur la thématique des arbres, un spectacle…

Les autres temps forts

La gratiferia
La gratiferia textile -qui veut dire marché gratuit- propose d’apporter -ou non- des vêtements et de repartir avec ce qui nous plaît, sans troc ni monnaie. Pas d’argent en jeu mais un geste écolo et un esprit communautaire retrouvé. Durant toute la durée de Faites écho.

A quoi rêve-t-on ?
A quoi rêve-t-on où comment l’art et la culture nous aident à imaginer de nouveaux récits. Il s’agit là d’imaginer collectivement le futur à travers la culture et l’engagement en tant qu’acteur de ce changement à travers des témoignages d’acteurs locaux, des projections d’interviews d’artistes engagés, de courts métrages et de spectacles vivants mettant en lumière de nouveaux récits et visions de l’avenir. Vendredi 16 mai à partir de 17h.

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Samedi 17 mai
A 11h et 14h30
challenges de draisiennes avec l’Espélido –Centre social et culturel de Montfavet-. De 11h à 12h Café débat sur ‘La biodiversité en ville à vous de jouer’ proposé par l’Aurav –Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse- de la mise en œuvre de la sobriété foncière à l’échelle du grand territoire en passant par l’aménagement des espaces publics jusqu’à la conception et l’entretien de son jardin. De 12h à 13h Café débat proposé par l’Arbe Région Sud –Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement- : Savoir concilier aménagement, biodiversité et urbanisme tout en s’adaptant au changement climatique. A 12h15 et 15h30, défilé de mode entre réemploi et recyclage. 16h45 Conférence sur la gestion des cours d’eau et de la vie aquatique avec le dispositif Gemapi et l’Inrae l’Institut national de la recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. 17h Spectacle ‘Pestos, pirate des campagnes par la Compagnie Pécable. Pestos le pirate des campagnes dépouille, arnaque, et vole sans scrupules toutes les personnes qu’il rencontre. Une seule d’entre-elle ose l’affronter : Miss Ecolo aidée de son acolyte Coxinette. Ensemble elles veulent lui faire cesser ses arnaques et récupérer le parchemin qu’il leur a dérobé. Elles croiseront Marga l’abeille, Camille la chenille et demanderont même de l’aide à l’esprit des insectes.’ De 19h à 22h30, ambiance musicale pour clôturer la fête avec les élèves musiciens du Conservatoire à rayonnement régional du Grand Avignon et le concert du groupe Ninetiz.


Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

L’agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse organise un webinaire ‘Réveil de l’Aurav’, intitulé ‘Logement et vieillissement, anticiper les enjeux du vieillissement démographique pour adapter et réinventer l’habitat.’

Celui-ci vise à faire le point et à échanger sur un sujet concernant l’aménagement des territoires ou le mode de vie de leurs habitants. Conçu dans un format court, il s’adresse aux élus, techniciens des collectivités et socio-professionnels.

Au programme 
Présentation de la publication ‘Logement et vieillissement en Vaucluse’ par l’Aurav, avec la DDT (Direction départementale des territoires) et le Département de Vaucluse ; Témoignages de Carole Miroux (SOLiHA Vaucluse), et de Sébastien Makowski (Grand Delta Habitat). Lien de la visio ici.

Les infos pratiques
Webinaire Réveil de l’Aurav intituléLogement et vieillissement, anticiper les enjeux du vieillissement démographique pour adapter et réinventer l’habitat’. Jeudi 30 janvierde 9h à 9h45. Inscription ici.


Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

La 7e édition du séminaire ‘Nature en ville’ conduit par l’Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse –Aurav- aura lieu jeudi 5 décembre de 9h à 16h à l’Autre scène de Vedène.

Cette journée de partage et d’échange mettra à l’honneur les interactions dans les modes d’aménager, gérer et entretenir les espaces plantés de demain – en particulier les relations Eau-Sol et Plantes- et au cœur de celles-ci, les interactions humaines.

Le séminaire
a pour objet le déploiement de solutions fondées sur la nature au gré d’opérations de végétalisation et de renaturation en prenant en compte le changement climatique.

La journée est donc destinée aux professionnels
de la Maîtrise d’Ouvrage publique ou privée, à l’entreprise de gestion et d’entretien de ces nouveaux espaces, en passant par les paysagistes, entreprises du BTP (Bâtiments et travaux publics), pépiniéristes et bureaux d’études spécialisés ainsi que leurs partenaires et prestataires, afin d’initier une future et dynamique coopération.

Copyright Aurav

Le programme
Retour sur le recensement des projets de végétalisation des communes du Grand Avignon ; Interventions sur la production végétale locale ; Table-ronde sur l’évolution des pratiques des métiers autour du végétal en ville ; Atelier participatif et mise en réseau des acteurs locaux.

La journée ‘Nature en ville’
est organisée par l’Aurav, Le Grand Avignon et l’Agence de biodiversité et d’environnement (Arbe), avec le soutien de l’Office français de la biodiversité.

Le Grand Avignon propose également
la découverte du long métrage ‘La Puissance de l’arbre’ mercredi 4 décembre, à partir de 18h30 au cinéma Utopia Manufacture, projection grand public qui sera ensuite suivie par un débat. Inscription obligatoire.

Les infos pratiques
7e édition du séminaire ‘Nature en ville’, La nature en ville demain, dans ma commune. Jeudi 5 décembre de 9h à 16h. Café d’accueil à 8h30. A l’Autre Scène, avenue Pierre de Coubertin à Vedène. Inscription obligatoire ici.


Vaucluse, un laboratoire industriel en pleine transformation

L’Aurav, l’Agence d’Urbanisme Rhône Avignon Vaucluse propose un séminaire sur ‘Qualité de l’air, quelles solutions pour des territoires respirables ? Mercredi 20 novembre à partir de 14h au Living Lab à Agroparc à Avignon.

Au programme
Présentation de la publication ‘Qualité de l’air, panel de solutions pour favoriser les territoires respirables par l’Aurav ; Intervention d’AtmoSud ; Intervention de l’Alliance des Collectivités pour la Qualité de l’Air.

Organisation
Le  séminaire est accessible sur inscription ici. Ce moment d’échanges est co-organisé avec l’ARS Paca –Agence Régionale de Santé de Provence-Alpes-Côte d’Azur-, le Grand Avignon et AtmoSud et avec la participation de l’Alliance des Collectivités pour la Qualité de l’Air.

Les infos pratiques
‘Qualité de l’air, quelles solutions pour des territoires respirables ? Mercredi 20 novembre à partir de 14h au Living Lab à Agroparc, Immeuble technicité, au rez-de-chaussée, 120, rue Jean Dausset à Agroparc à Avignon.
MMH

https://www.echodumardi.com/tag/aurav/   1/1