28 octobre 2026 |

Ecrit par le 28 octobre 2026

En Paca, la voiture reste un symbole de réussite

À quelques semaines de l’ouverture du Mondial de l’Auto, l’institut de sondage Ipsos vient de dévoiler une nouvelle étude réalisée pour le salon. Dans un contexte marqué par l’inflation, l’automobile apparaît plus que jamais comme un objet à la fois émotionnel et ancré dans le quotidien.

Avec son étude Les Français et l’automobile : un attachement intact, des choix plus pragmatiques réalisée à l’occasion de la prochaine édition du mondial de l’automobile à Paris, qui bouscule plusieurs idées reçues sur le rapport des Français à la voiture, l’institut de sondage Ipsos bouscule plusieurs idées reçues sur le rapport des Français à la voiture.

Les Français restent attachés à leur automobile
« Alors que l’automobile connaît de profondes transformations technologiques, économiques et sociétales, l’étude révèle un constat clair : les Français demeurent fortement attachés à leur voiture, explique l’étude. Liberté, autonomie, plaisir ou encore attachement émotionnel continuent de structurer leur relation à l’automobile. Cet attachement s’accompagne désormais d’une approche plus pragmatique au moment de l’achat. Dans un contexte de tension globale autour du pouvoir d’achat, les Français arbitrent davantage leurs choix en fonction de critères concrets tels que la sécurité, le coût à l’usage ou le confort. L’attachement à l’automobile reste largement partagé. »

L’automobile conserve donc une place centrale dans le quotidien des Français.

• 91 % possèdent au moins une voiture dans leur foyer

• 94 % considèrent qu’elle leur apporte liberté et autonomie

• 81 % déclarent ne pas pouvoir s’en passer

• 64 % la considèrent comme une source de plaisir

• 51 % disent avoir déjà ressenti un attachement presque sentimental à une voiture

Cette dépendance reste particulièrement forte chez les actifs de 25 à 55 ans : près d’un français sur deux utilisent leur véhicule pour plus de la moitié de leurs déplacements professionnels.

La sécurité avant le prix
Si la voiture continue de susciter de l’attachement, les critères d’achat reflètent davantage les préoccupations du quotidien.
« En 2024, les résultats de notre étude révélaient que le prix était le critère d’achat numéro un, poursuit l’étude l’Ipsos. En 2026, le coût à l’usage passe au second plan. La sécurité arrive en tête des attentes (93%), devant le coût à l’usage (91%) et le confort ou l’espace intérieur (88%). Les équipements (65%), la performance (62%) et l’écologie (62%) complètent le classement. »

« La voiture comme un marqueur d’accomplissement social. »

Parallèlement, près d’un français sur deux des Français considèrent encore la voiture comme un marqueur d’accomplissement social. Les jeunes restent sensibles aux valeurs associées à l’automobile. L’étude met également en lumière l’attachement des jeunes générations à certaines dimensions symboliques de l’automobile.

Ainsi, 84% des 16-24 ans déclarent qu’ils souhaiteraient posséder une voiture haut de gamme s’ils en avaient les moyens, contre 65% des 25-55 ans et 41 % des plus de 55 ans. Plus l’âge augmente, plus l’aspiration au prestige diminue. Les plus jeunes apparaissent ainsi comme la génération la plus sensible aux deux valeurs historiquement associées à l’automobile : la liberté et le statut.

En Paca, la voiture reste un symbole de réussite 
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur se distingue par une vision plus statutaire de l’automobile.

  • 54,8% considèrent la voiture comme un marqueur d’accomplissement social, contre 44,7% au niveau national. 
  • 64,9% rêveraient de posséder une voiture haut de gamme s’ils en avaient les moyens, contre 55,1% des Français. 
  • 64,9% utilisent leur véhicule tous les jours, contre 54,7% au national. 

« Dans la région, l’automobile demeure associée à la réussite, au plaisir et à l’image », constate l’Ipsos

L.G.


De Willermin, un des leaders de la distribution Mercedes en France, inaugure sa concession rénovée d’Orange

Rodolphe de Willermin, le papa avait ouvert sa 1re concession à Marseille, il y a plus d’un demi-siècle, en 1973. Depuis, il a essaimé dans une vingtaine de sites de Valence à Marseille. Après sa disparition en 2022 à l’âge de 82 ans, ce sont ses trois fils qui ont pris la suite de l’empire : Henri l’ainé est PDG, Olivier gère la branche poids-lourds et Edouard le marketing.

Des concessions du Groupe De Willermin il y en a dans toute la Vallée du Rhône et au bord de la Méditerranée : Montélimar, Aubenas, Romans-sur-Isère, Avignon, Carpentras, Cavaillon, Aix, Arles, Vitrolles, Salon-de-Provence, Marseille. Où sont proposés à la vente des bolides préparés par AMG comme cette GT coupée électrique à 473 000€ en vitrine à Orange, mais aussi des véhicules industriels et des poids-lourds, neufs comme d’occasion. Côté marques, la branche à l’étoile est également entourée de modèles Kia, Mitsubishi, Smart ou du cabriolet MG Cybester bi-place, portières à ouverture en élytres, d’une puissance de 510CV  à « seulement » 60 000€.

Cybester de MG. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

« Ici, à Orange-Sud, nous avons investi 5M€ pour agrandir la concession, explique Henri De Willermin, le grand patron, à côté du giratoire où trône un Mirage 2000. Nous avons 40 salariés, 90 autres à Avignon Cap-sud où, là aussi, nous avons rénové le site, les installations, le showroom, l’accueil du public, l’équipement des ateliers mécaniques et carrosserie. »

Une success story familale

Son papa, Rodoplphe De Willermin, qualifié d’audacieux quand il avait osé s’installer à Marseille pour profiter de 300 jours de soleil par an, est à l’origine de la success story familiale et il pariait sur les 3 « E » (Ecoute – Exemplarité – Equité). « Réactivité, management de proximité, responsabilisation des collaborateurs sont notre ADN, précise Henri. L’important dans l’acte d’entreprendre, c’est de tout partager avec l’équipe, les succès comme les échecs, d’avoir une idée du bien commun et de ne jamais oublier l’humain. » D’ailleurs, la plupart des jeunes qui débutent dans ces concessions en alternance y restent, ils y sont reconnus pour leurs compétences et une cinquantaine de contrats sont signés chaque année dans cette maison où le taux de turn-over est très faible.

Aujourd’hui Henri De Willermin se désole de voir que tout est fait, les lois, la fiscalité, le dédale des règlements, pour ne pas faciliter la vie des entrepreneurs français. Il ajoute : « La vente de voitures électriques implique d’avoir un jardin pour recharger la batterie. Ce qui n’est pas une réalité pour tous et qui freine l’expansion de ce marché d’avenir. » Malgré tout, De Willermin fonce ! Avec 900 salariés dans le grand sud et un chiffre d’affaires de 450M€.

Olivier et Edouard de Willermin à côté du dernier bolide électrique Mercedes de 710 CV à 473 000€. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Vaucluse : sur la route, les mauvaises habitudes coûtent cher

Le Vaucluse a enregistré 576 accidents corporels en 2025, faisant 35 morts et 736 blessés. Une accalmie par rapport à 2024, mais pas de quoi relâcher la vigilance. Le défaut d’attention, notamment lié au téléphone, intervient dans 19 % des accidents. En Paca, 293 personnes ont perdu la vie sur les routes en 2025. Et si les statistiques détaillées des infractions 2025 ne seront publiées par l’ONISR qu’en septembre, les dernières données disponibles donnent déjà une idée des comportements qui continuent de peser lourd.

La courbe s’est infléchie. En 2025, le Vaucluse a comptabilisé 576 accidents corporels, 35 morts et 736 blessés, contre 606 accidents, 41 morts et 781 blessés en 2024. La baisse atteint ainsi environ 5 % pour les accidents et 6 % pour les blessés, tandis que le nombre de décès recule de près de 15 %. Une amélioration bienvenue, donc. Mais certainement pas une raison de remiser les radars, les contrôles ou les campagnes de prévention. Car certains comportements restent solidement ancrés.

Le Vaucluse respire un peu mieux, mais reste sous surveillance
Le plus révélateur est peut-être celui qui tient dans la paume de la main. Le téléphone s’invite dans près d’un accident sur cinq. En Vaucluse, le défaut d’attention -inattention ou usage du téléphone au volant- a été relevé dans 19 % des accidents survenus en 2025. Presque un accident sur cinq. La préfecture rappelle que tenir son téléphone en main multiplie par trois le risque de provoquer un accident. Lire un message en conduisant le multiplie, lui, par 23. Face à cette banalisation, le Vaucluse a franchi un nouveau cap en 2026. Depuis la mi-mai, le préfet peut prononcer une suspension administrative du permis pouvant aller jusqu’à six mois lorsqu’un conducteur utilise un téléphone tenu en main ou porte à l’oreille un dispositif émettant du son, dans les conditions prévues par le dispositif. L’amende reste de 135€ et le retrait de trois points.

La vitesse demeure l’ennemi numéro un
Le téléphone n’efface pas pour autant le poids de la vitesse. À l’échelle nationale, les dernières données complètes sur les infractions, celles de 2024, montrent que 53% de l’ensemble des infractions relevées concernaient la vitesse, soit 14,6 millions de faits. Au total, l’ONISR (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) a comptabilisé 27,6 millions d’infractions routières en 2024, dont 26,5 millions de contraventions et 1,1 million de délits. Les points retirés se sont élevés à 11,7 millions.

Copyright Facebook Police nationale Vaucluse

Les motards vauclusiens et la vitesse
La vitesse demeure, selon la préfecture en 2025, la 1re cause de mortalité pour les usagers de deux-roues motorisés. Dans 67% des accidents mortels impliquent un deux-roues motorisé, celui-ci étant, par ailleurs, considéré comme présumé responsable. Les motards représentent toujours une part disproportionnée des victimes. Le phénomène est d’autant plus frappant que les deux-roues motorisés ne représentent qu’environ 2% du trafic départemental. Pourtant, ils pèsent lourd dans les statistiques de mortalité. En 2025, ils représentaient 35% des personnes tuées dans les accidents mortels en Vaucluse, contre 37% en 2024. Sur l’ensemble de 2025, 96 accidents corporels impliquant un deux-roues motorisé ont été enregistrés, contre 104 en 2024. Ils ont provoqué 59 blessés légers, 43 blessés hospitalisés et 10 décès. Les chiffres restent supérieurs, pour plusieurs indicateurs, à la moyenne de la période 2022-2024.

La géographie des accidents de deux roues
Les accidents de deux roues surviennent majoritairement hors agglomération. Et les victimes sont très majoritairement masculines : 91% des victimes d’accidents corporels de moto sont des hommes, une proportion qui atteint 100% pour les accidents mortels recensés par la préfecture.

Paca reste l’une des régions les plus exposées
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, 293 personnes sont mortes sur les routes en 2025. Le bilan représente une légère amélioration par rapport à 2024, avec 1,3% de décès en moins. La mortalité régionale demeure néanmoins élevée : rapportée à la population, la Paca compte 54 tués par million d’habitants en 2025, contre 48 en moyenne en France métropolitaine sur l’année.

2025, une année noire au plan national
Près de 3 263 personnes sont mortes sur les routes de France métropolitaine en 2025, soit 70 de plus qu’en 2024 (+2,2 %). Le nombre de blessés est estimé à 247 000, dont près de 16 800 blessés graves, en hausse respectivement de 4,9 % et 5,2 %. Les routes situées hors agglomération concentrent toujours le plus grand nombre de victimes : 1 973 décès en 2025, soit 60 % de la mortalité routière. Les autoroutes, elles, ont enregistré 259 décès, en hausse de 8,4 %. Le Vaucluse améliore ses indicateurs quand la France métropolitaine voit sa mortalité routière repartir à la hausse.

Copyright Facebook Police nationale Vaucluse

Le chiffre des infractions 2025 attendra septembre
En 2024, 27,6 millions d’infractions avaient été enregistrées en France. Parmi elles, 14,6 millions concernaient la vitesse. Les dispositifs de contrôle automatisé avaient envoyé 14,2 millions d’avis de contravention, dont 13,9 millions pour des excès de vitesse.

Et puis il y a les infractions que l’on oublie
Une voiture surchargée avant le départ en vacances, un chien qui se promène librement sur la banquette, une paire de tongs aux pieds ou un porte-vélos qui dissimule la plaque : autant de situations que les automobilistes ne considèrent pas forcément comme des infractions. Pourtant, certaines peuvent être sanctionnées.

Conduire en tongs ou pieds nus
Conduire en tongs ou pieds nus n’est pas interdit en soi. Le Code de la route impose en revanche au conducteur de rester constamment en mesure d’effectuer les manœuvres nécessaires ‘commodément et sans délai’. Une chaussure susceptible de se coincer sous une pédale peut donc poser problème. Il vous en coûtera une contravention de deuxième classe de 35€ en cas de défaut de maîtrise.

Même vigilance pour le chargement
Dépasser le PTAC (Poids total autorisé en charge) inscrit sur la carte grise expose à une contravention de quatrième classe, tandis qu’un dépassement de 5% peut conduire à l’immobilisation du véhicule.

Copyright Facebook Police Nationale Vaucluse

Sur l’autoroute, les petites libertés n’en sont pas
La bande d’arrêt d’urgence n’est pas une aire de repos improvisée. Elle doit rester disponible pour les situations de nécessité absolue : panne, problème médical ou perte de chargement. Un arrêt injustifié peut être sanctionné et, dans certaines circonstances, conduire à l’immobilisation ou à la mise en fourrière du véhicule.

Les distances de sécurité
Les distances de sécurité ne relèvent pas davantage du simple conseil. À 90 km/h, il faut conserver 50 mètres avec le véhicule qui précède. Leur non-respect est passible de 135€ d’amende et de trois points retirés.

Le porte-vélos
Quant au porte-vélos, il ne doit pas masquer la plaque d’immatriculation. En cas de non-respect, le conducteur s’expose à une amende de 135€.

Les très grands excès de vitesse
Depuis le 29 décembre 2025, un excès de vitesse d’au moins 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée constitue un délit dès la 1re infraction. Il était auparavant traité comme une contravention, sauf notamment en cas de récidive. Le nouveau délit est passible de trois mois d’emprisonnement et 3 750€ d’amende, avec inscription au casier judiciaire.

Copyright Facebook Police Nationale Vaucluse

En résumé
576 accidents, 35 morts et 736 blessés en Vaucluse en 2025. 19% des accidents associés à un défaut d’attention. 293 morts à l’échelle de la Paca. Et, depuis quelques mois, des sanctions qui se durcissent pour le téléphone comme pour les très grands excès de vitesse. Si, sur les routes vauclusiennes, la tendance a bien conduire s’est améliorée, l’attention de tous les instants au volant reste la règle.
Sources : Préfecture de Vaucluse Document général d’orientations 2023-2027 et Onisr (Observatoire national interministériel de la sécurité routière) Vaucluse et Paca..
Mireille Hurlin


Marioricaine : la passion des voitures américaines

Marioricaine est un garage spécialisé exclusivement dans la maintenance et la réparation de voitures américaines. Vincent Lucadello a lancé son affaire en 2021 par passion. Il est devenu un grand spécialiste de l’entretien de la mythique Corvette.

Après une expérience professionnelle en tant que chef d’atelier chez Renault, mais également dans les poids-lourds et les bateaux, Vincent Lucadello décide de créer sa propre affaire en reprenant un garage sur la zone Bellecroix sur la commune de Venasque. « Depuis tout petit, je suis passionné par les voitures américaines. Mon grand-père et mon arrière-grand-père étaient tous les deux mécanos dans la  moto. Je suis tombé tout petit dans la mécanique », assure avec passion Vincent Lucadello.

Opportunité de rachat

Il reprend ainsi en avril 2021 un garage en prenant le statut de SARL. « J’ai l’opportunité de racheter les murs, le matériel et le stock de pièces. Juste avant, j’ai eu la chance d’être accompagné par la plate-forme Initiative Ventoux avec le parcours In’cube qui m’a beaucoup aidé. » Il fidélise rapidement quelques clients et se fait une réputation grâce au bouche-à-oreille. Depuis la création d’entreprise, la clientèle s’est bien diversifiée. Elle vient en effet de toute la France mais également de pays étrangers comme l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou encore Andorre. 

Un concept pointu

Le travail de mécanique est très pointu, avec la particularité des moteurs américains actuels qui ont de très puissantes cylindrées et qui ont gardé de nombreuses caractéristiques des années 80, avec moins d’électronique que les modèles européens ou asiatiques et une mécanique relativement simple. « Je travaille exclusivement la mécanique. Pour la carrosserie, je fais appel à des prestataires ainsi que pour la sellerie. Les voitures américaines des années 60 à 80 étaient en avance, avec des catalyseurs, de la climatisation et des sièges électriques. »

Une Mercury 1951 en réparation. ©Olivier Muselet / L’Echo du Mardi

Une spécialisation dans la Corvette

« Nous avons été recommandés à l’occasion des 70 ans de la naissance de la Corvette par le club de Corvette France en 2023. Cela nous a permis de conquérir de nouveaux clients possédant ce véhicule mythique, de la C1 à la C8. L’objectif du garage et d’évoluer dans l’expertise de la Corvette, tout en continuant à travailler les autres marques américaines bien évidemment », explique Vincent Lucadello. Le patron de la société a réussi à avoir un réseau plus étoffé pour obtenir des pièces détachées aux Etats-Unis. Son savoir-faire dans la réparation et l’entretien des Corvette a également progressé. Il importe 100% de pièces des USA. 

Vincent Lucadello travaille seul dans son entreprise. Il fait appel à des prestataires pour la fabrication de certaines pièces ainsi que pour l’administratif. Son projet dans un futur proche est d’importer des États-Unis des véhicules anciens de collection pour une revente après rénovation. Le chiffre d’affaires est en évolution croissante depuis la création d’entreprise


CDR Group reprend l’avignonnais JSP Automobiles

CDR Group vient de faire l’acquisition de l’avignonnais JSP Automobiles. Basée dans la zone d’activités de Courtine depuis 1994, JSP Automobiles est une des Carrosseries Rouquette, une entreprise familiale fondée en 1968 par Jean-Louis Rouquette dans la cité des papes.

Pionner régional de la peinture à l’eau
Reconnue localement pour son savoir-faire depuis plus de 30 ans, JSP Automobiles a été l’une des premières carrosserie de la région à introduire la peinture à l’eau, une innovation majeure à l’époque qui lui a permis de collaborer avec des marques automobiles premium telles que BMW et Mercedes-Benz.

12e site du groupe héraultais
Avec cette acquisition, CDR Group poursuit son développement et portera à 12 le nombre de ses carrosseries dans le Vaucluse dès le 1er juin 2026.
Après Sorgues en 2024 (anciennement connu sous le nom d’Autoflash) et l’ouverture d’un nouveau sites aux Angles en 2025, le groupe créé en 1993 par Romuald Rozet consolide ainsi sa présence sur le territoire du Grand Avignon. Ce nouvel établissement s’inscrit dans le même format que les autres carrosseries du groupe, proposant une activité complète de carrosserie, peinture et mécanique. Aujourd’hui, CDR Group rassemble 188 collaborateurs répartis sur l’ensemble de ses 11 sites dans l’Hérault, les Pyrénées Orientales, le Gard et le Vaucluse et poursuit son développement dans le sud de la France.

L.G.

Carrosseries Rouquette : l’historique
Reçu premier apprenti carrossier du Vaucluse, Jean-Louis Rouquette, décide de racheter la carrosserie de son apprentissage et ouvre son premier garage dans le quartier Saint-Jean en 1968. En 1992, Stéphane, le fils de Jean-Louis, rejoint l’entreprise avant d’ouvrir ensemble, 2 ans plus tard une nouvelle carrosserie en Courtine à Avignon : JSP Automobiles. Cette dernière permet de développer l’activité et de toucher une nouvelle clientèle hors centre-ville. En 2003, afin de répondre aux nouvelles normes, ils ouvrent une deuxième carrosserie JLR Automobiles à Montfavet, dans la zone de la Castelette.

Le père et le fils : Jean-Louis et Stéphane, deux générations de Roquette à la tête des Carrosseries Rouquette. Crédit : Facebook-JLR Automobiles

Les Rolls-Royce & Bentley vont rouler des mécaniques au prochain Salon Avignon Motor Passion

Parmi les 2 000 véhicules d’exception exposés lors de la 22e édition d’Avignon Motor Passion du vendredi 20 au dimanche 22 mars, les marques les plus prestigieuses de Sa Majesté et de James Bond seront mises en lumière sous les voûtes étoilées du Hall A du Parc des Expositions d’Avignon.

Fruits du duo Charles Rolls et Henry Royce à Manchester en 1904 et de Walter Owen Bentley en 1919 à Londres, les modèles mythiques de Silver Ghost, Phantom, Camargue d’un côté et de Bentayga ou Continental GT de l’autre… Elles sont symboles de perfection, luxe, élégance, confort, performance, distinction, raffinement british même si aujourd’hui elles appartiennent respectivement à Volkswagen et BMW. 

Tout ce qui est équipé d’un moteur, du Solex au dragster, de la F1 au camion Berliet, du quad au char Sherman, de la voiturette Ligier à l’autocar, du cyclo Terrot au bateau, de la moto à l’ambulance, du tracteur à la berlinette Alpine.

Une exposition de 2 roues est consacrée à l’histoire motocycliste française avec l’association Nostalgy Motor 70’s de Cavaillon, les Motobécane et Nougier avant le raz-de-marée des constructeurs japonais Honda, Yamaha, Suzuki et Kamasaki qui ont brillé au Bol d’Or sur le Circuit Paul-Ricard à l’époque de Chemarin, Moineau, Tornadre, Baldé, Olivier Jacque et des Frères Sarron, les écuries italiennes comme Ducati et Moto Guzzi, les britanniques Norton, Triumph et Westlake ou bien sûr les américaines Harley-Davidson.

Pour les amateurs de Formule 2, gros plan sur les Lotus, Brabham, Chevron, Cooper, Gordini qui ont brillé grâce à des pilotes comme Jacqky Ickx, Jochen Rindt, Jim Clark, Clay Regazzoni et les français Beltoise, Pescarolo, Laffite ou Arnoux. Seront exposées également 25 Lancia « Delta Integrale », 6 fois championne du monde des rallyes grâce à des as du volant comme Kankkunen, Biasion et Auriol.

Les commissaires d’Avignon Motor Passion, Camille Bourge et son fils Florent, grâce à leur carnet d’adresses, leur compétence et leur réseau tissé pendant des décennies, proposent un rêve pendant 3 jours, voir défiler sous nos yeux ce qui constitue le meilleur des véhicules à moteur. Utilitaires, militaires, engins agricoles et de travaux publics, miniatures radio-commandées, camions. Mais aussi bourses d’échanges de pièces détachées, accessoires chromés, enjoliveurs. Grâce à la Préfecture de Vaucluse, le Stand Sécurité routière proposera la démonstration d’une « voiture tonneaux » qui prouve l’absolue nécessité de boucler la ceinture mais aussi comment fonctionnent les airbags.

Camille Bourge et son fils Florent, tous deux commissaires d’Avignon Motor Passion. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Prévus également, des défilés de voitures de collection, de la vraie-fausse Brigade de gendarmes de Saint-Tropez, des cascades de Pascal Dragotto avec une « Twingo Jet » équipée d’un moteur à réaction d’avion à réaction de la Patrouille de France. 

Il y en a pour tous les goûts, pour petits et grands du 20 au 22 mars à Avignon – Châteaublanc, où les organisateurs, passionnés et bénévoles pour la plupart espèrent battre le record de fréquentation qui était de 30 000 visiteurs en 2025. Peut-être 35 000 cette année !

Contact : Avignon Tourisme 04 90 27 50 99


Ça roule pour Mobilians qui a réuni les patrons du monde de l’automobile de la Région Sud à Vedène

C’est au cœur du lycée professionnel Domaine d’Eguilles, son château du XIVe siècle, son ancien moulin, ses vignes et son immense parc arboré, aujourd’hui propriété du Conseil Départemental de Vaucluse,   que s’est tenue l’assemblée générale de Mobilians. Un lycée qui forme, entre autres, à la maintenance des matériels et des véhicules, à la conduite routière et aux transitions numérique et énergétique et qui compte environ 400 apprentis.

Un lieu idéal donc pour la réunion des membres vauclusiens de Mobilians, 1er mouvement du secteur de la voiture, de la moto et des poids-lourds en France avec plus de 560 000 emplois non délocalisables. Et comme l’a dit en préambule, Pascal Bongiovanni, le président départemental, « notre ADN est de répondre aux besoins des PME en salariés compétents dans un secteur en tension. Nous sommes les seuls ici,  en Provence-Alpes-Côte d’Azur à avoir participé à la création, le 1er juin 2024, du GEIQ AC2R Sud (Groupement d’employeurs Auto-Camions-2 Roues pour l’insertion et la qualité des métiers de la mobilité). Nous comptons exactement 299 adhérents, notamment la CPME » dont le 1er vice-président, Denis Duchêne était présent ainsi que le secrétaire général, Olivier Pieri.

21 Vauclusiens adhérents du GEIQ AC2R Sud

Le GEIQ AC2R Sud était représenté par son président, Denis Bréchet et par Loëtitia Fijalowicz, sa directrice. Elle a insisté : « Les clé de la réussite, c’est que nous ne sommes pas seuls. Nous sommes entourés de partenaires professionnels et institutionnels, de fédérations, d’organismes de formations, d’accompagnateurs sociaux et d’associations pour faciliter aussi la vie de nos apprentis côté logement ou santé. Et notre présence est identifiée localement, à Vedène bien sûr, mais aussi d’Orange à La Tour d’Aigues. Et nous pouvons aussi intervenir chez nos voisins gardois et drômois. »

Loëtitia Fijalowicz, la dynamique directrice du Geiq Auto Camion 2 Roues Sud. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Et ils sont nombreux les métiers de l’auto, du véhicule industriel, des cycles, des motos, scooters, voire des trottinettes. Autour de 25 concessionnaires, garagistes, dépanneurs-remorqueurs, carrossiers, peintres, patrons de contrôle technique, négociants et collecteurs en pneus, détaillants en carburants et produits pétroliers, gérants de parcs de stationnement, laveurs haute pression, mécaniciens, recycleurs, ramasseurs d’huiles et batteries usagées, acteurs du rétrofit de moteurs thermiques en systèmes électriques, maintenance de véhicules historiques de collection. Ça en fait des formations et des métiers pour les jeunes à la recherche d’une profession utile qui les rendra fiers de leurs compétences.

Depuis que ce GEIQ unique en France a ouvert, 21 entreprises de Vaucluse ont adhéré, dont Chabas, Feu Vert, les garages Bréchet, Peugeot, Gemelli, Autosphère, de Willermin, Sud Remorques, La Bécanerie, Motrio et la Carrosserie Scibetta by ma auto. 7 600 heures de formation ont été dispensées, 22 625 heures passées en entreprises, au titre de l’alternance. Et surtout, 28 apprentis ont trouvé du boulot en  signant un CDI dès la fin de leur formation. En plus, deux jeunes formés en Vaucluse ont été primés en octobre à Marseille aux WorldSkills. Tao Dupland, médaille d’Or en Technologie motocycle aujourd’hui embauché à Aubenas où il avait été en alternance, pareil pour Mathieu Dupland, médaillé Excellence en véhicules industriels qui a trouvé un emploi là où il avait été stagiaire, chez Scania à Vitrolles.

Les perspectives pour Mobilians

Parmi les perspectives de la future mandature 2026-2030 de Pascal Biongiovanni, réélu au terme de l’AG : « La féminisation mais aussi  l’ouverture à de nouveaux métiers (pièces détachées, conversion des moteurs au bio-éthanol et à l’électrique). Nous sommes aux côtés des CFA, pas en concurrence, mais complémentaires pour former des jeunes à ces métiers où recruter relève du parcours du combattant. »

Invité de cette AG, Gérard Molines, le nouveau Président Régional de Mobilians. Un azuréen né à Grasse (06), notamment Président national du Groupe des Agents Peugeot entre 1999 et 2007, membre de la CCI de Nice-Côte d’Azur. « Nous avons 3 priorités, l’emploi et la formation, la mobilité de demain. Aujourd’hui, par exemple, la majorité des conducteurs sont propriétaires de leur voiture. Mais demain, les jeunes ne préfèreront-ils pas plutôt la louer ponctuellement que l’entretenir à longueur d’année, payer un parking à grands frais?  Troisième combat, et non des moindres, la fiscalité. On s’est battu bec et ongles pour que nos garages, nos concessions, nos ateliers ne soient pas des variables d’ajustement. Pour ne pas être rackettés. Pour que personne ne sucre nos subvention, ne confisque les aides dont nous bénéficions à juste titre. Et surtout pour que l’État n’applique pas un malus aux véhicules  électriques, sous prétexte qu’ils sont plus lourds à cause des batteries. C’est kafkaïen. »

Autre métier où on manque cruellement de personnel : l’apprentissage à la conduite routière. Il faut absolument susciter des vocations. Faute de permis, trop cher avec de  trop long délais d’attente, nombre de jeunes, de chômeurs ne trouvent pas d’emploi. Les professionnels des auto-écoles dénoncent un manque d’inspecteurs. Le taux de réussite a plafonné à 56% en 2023, ce qui implique des séances de cours plus nombreuses, donc plus onéreuses pour les candidats. Près de 200 moniteurs sont allés manifester en klaxonnant devant la Préfecture de Région à Marseille, entre la Canebière et Castellane à l’automne dernier.

Les cyberattaques aussi sont une préoccupation majeure des métiers de l’auto. On ne compte plus les sites qui proposent de fausses cartes grises pour immatriculer des véhicules volés à destination ou en provenance de l’étranger. Les comptes des garages sont détournés et les professionnels croulent sous les taxes réclamées indûment par l’État. Or le système français de « sécurisation » serait en fait une véritable passoire. Près d’une trentaine de concessions auraient été piratées récemment en France. Du coup, la FNA (Fédération nationale de l’automobile) a demandé, le 26 février dernier aux sénateurs, que soient mis en œuvre des dispositifs d’alerte et de blocage automatique en cas d’intrusion frauduleuse et d’anomalies massives du SIV (Service d’immatriculation des véhicules).

Une Vauclusienne en invitée d’honneur

Enfin, invitée d’honneur pour clore l’AG, la triple championne de France et double vice-championne d’Europe de BMX race, Mathilde Doudoux qui vit dans le Vaucluse. Et qui a besoin de sponsors pour financer son entraînement et sa participation aux sélections en vue des Jeux Olympique 2028 à Los Angeles. Elle a donc lancé une cagnotte en ligne sur internet. « La gagne, c’est s’accrocher à son rêve. L’échec nous fait grandir, progresser. Et surtout, quoi qu’il arrive, il faut rester soi-même », a-t-elle conclu sous les applaudissements nourris des participants. Ils se sont donné rendez-vous les 23 et 24 juin 2026 à Moove on, le Salon du futur des services de l’automobile et des mobilités à Paris – La Défense.

Mathilde Doudoux championne de BMX Race, donc de mobilité… ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Contact : moove-on@mobilians.fr


Un nouveau centre Point S s’implante à Avignon

L’enseigne Point S, spécialisée dans l’entretien de l’automobile depuis 55 ans, vient d’ouvrir trois nouveaux centres en France, dont un à Avignon Fontcouverte.

Situé au 35 Avenue Fontcouverte à Avignon, le nouveau centre Point S de 500 m² a ouvert ses portes au cours du mois de février. « Nous avons racheté le centre à la barre, à la suite d’un redressement judiciaire », explique Adeline, co-gérante.

Adeline, qui était assistante juridique, gère donc le côté administratif et son collaborateur, qui était dans le commerce, accueille et conseille les clients. En plus du couple d’entrepreneurs, le garage compte deux mécaniciens, dont le frère d’Adeline.

Le centre propose des prestation d’entretien et de pneumatiques (TC4), ainsi que le service Point S Glass, dédié au vitrage. Un espace accueil de 80 m² permet également la vente de produits complémentaires
comme des trottinettes.

En parallèle du centre d’Avignon, deux autres ont ouverts en France, à Pau (64) et à Ponts-de-Cé (49). Ainsi, l’enseigne Point S, qui célèbre ses 55 ans en 2026, comptabilise 6 955 points de vente dans 54 pays du monde dont plus de 690 points en France.


Automobile : le Vaucluse avance prudemment vers l’électrique

Porté par les aides publiques et une offre en pleine mutation, le marché automobile vauclusien amorce sa transition vers l’électrique. Mais dans un département où le budget des ménages et le poids du marché de l’occasion restent déterminants, les motorisations thermiques conservent encore une place centrale.

Avec près de 14 700 voitures particulières neuves immatriculées en 2024, le marché automobile du Vaucluse reste globalement stable par rapport à 2023, sans toutefois retrouver les niveaux d’avant-crise sanitaire. Comme ailleurs en France, les délais de livraison, l’inflation et le renchérissement du prix des véhicules ont freiné le renouvellement du parc.

Prime électrique : un coup de pouce maintenu pour 2026
Dans ce contexte, l’électrique progresse nettement, car environ 15% des immatriculations neuves concernent désormais des véhicules 100% électriques, contre à peine 2% en 2019. Une évolution rapide, mais qui laisse encore près de 85% du marché du neuf aux motorisations thermiques et hybrides.

L’électrique progresse, mais reste minoritaire
La dynamique observée dans le Vaucluse s’inscrit dans une tendance régionale et nationale. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les véhicules électrifiés (électriques et hybrides) représentent désormais plus d’une vente sur deux dans le neuf, mais la part des électriques purs reste inférieure à celle observée dans les grandes métropoles.Plusieurs freins persistent : prix d’achat élevé, usage majoritairement périurbain ou rural, et dépendance à l’automobile pour les trajets domicile-travail. Autant de facteurs qui expliquent pourquoi le thermique demeure dominant, malgré les incitations financières renforcées.

Le marché de l’occasion, pilier de l’automobile vauclusienne
C’est surtout sur le marché de l’occasion que se joue l’équilibre automobile, comme partout en France, les ventes de véhicules d’occasion y sont plusieurs fois supérieures à celles du neuf, avec une nette prédominance des modèles essence et diesel, jugés plus accessibles et immédiatement disponibles.

La part des véhicules électrique progresse
Les véhicules électriques d’occasion commencent néanmoins à se faire une place. Ils représentent encore environ 3% des ventes d’occasion, mais leur part progresse rapidement, notamment sur les modèles récents de moins de cinq ans. Pour de nombreux ménages vauclusiens, l’occasion constitue ainsi la principale porte d’entrée vers l’électrique, surtout lorsque les aides publiques viennent réduire la facture.

Des aides décisives pour accélérer la transition
La prolongation en 2026 de la prime ‘coup de pouce véhicules particuliers électriques’, pouvant atteindre jusqu’à 5 700€ selon les revenus, joue un rôle clé dans cette évolution. En facilitant l’accès aux véhicules électriques neufs et en soutenant indirectement le marché de l’occasion, ces dispositifs accompagnent une transition qui reste progressive.

Une mutation en douceur plutôt qu’une rupture
Dans le Vaucluse, la transition automobile avance à un rythme mesuré. L’électrique gagne du terrain, mais le thermique reste incontournable, porté par un marché de l’occasion très actif et des contraintes économiques fortes. Plus qu’une révolution, c’est une transformation graduelle du parc automobile qui se dessine, étroitement liée au pouvoir d’achat des ménages, aux politiques publiques et à l’adaptation des usages quotidiens.
Sources : Insee, Observatoire régional des transports Paca, L’Argus, l’Avem (Association pour l’avenir du véhicule électrique).
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/automobile/   1/1