‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
Dans le cadre du festival Festo Pitcho, la compagnie Deraïdenz présente une forme courte à voir en famille, ‘Marjoline’, en avant-première du Off 2026.
Depuis 2017, la compagnie Deraïdenz nous régale d’un théâtre généreux et résolument vivant. Après ‘Le dernier jour de Pierre’, la compagnie avignonnaise fait le pari d’une forme légère, intimiste et énergique : c’est ‘Marjoline’ ! C’est une création totale de la compagnie : de l’écriture aux marionnettes, de la composition musicale aux masques !
‘Marjoline’, portrait d’une pré-ado !
Marjoline est une pré-ado qui passe beaucoup de temps devant son « miroir. » Elle essaie de jouer un peu de sa guitare, de lire quelques pages de son livre, mais se retrouve systématiquement scotchée devant ce grand rectangle qui brille. Et un beau jour, paf ! Elle se retrouve engloutie dans le miroir…. jusqu’à ce que celui-ci l’engloutisse pour la transformer en marionnette ! Lorsqu’elle retrouve enfin sa chambre au terme d’un drôle de voyage dans un monde onirique peuplé de créatures fantastiques, elle n’a qu’une idée en tête : courir dehors et profiter de la vie.
Une ode à la vie et au bonheur réel
Au plateau, Coline Agard et Marjorie Pagliai incarnent un duo de narratrices jumelles, malicieuses et piquantes. Grâce au masque et à la marionnette, elles présentent, exposent et manipulent une myriade de figures grotesques, parfois effrayantes et toujours ludiques !Ces deux interprètes, à la fois comédiennes, musiciennes, marionnettistes — voire magiciennes — nous précipitent dans ce conte moderne, excentrique et joyeux qui est une invitation à profiter de nos pouvoirs d’êtres vivants !
Le spectacle sera présent lors du Festival d’Avignon du 4 au 12 juillet à l’Éveilleur à 10h.
Samedi 11 avril 2026. 11h et 14h30. Durée 30mns. Maison Jean Vilar. 8 rue Mons. Avignon. 04 90 86 59 64.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
Dans le cadre du bicentenaire de l’Opéra Grand Avignon, celui-ci organisait un Marathon de la danse ce samedi 11 avril qui n’aura finalement pas lieu. « L’Opéra Grand Avignon est au regret d’annoncer l’annulation du Marathon de la Danse pour des raisons indépendantes de sa volonté. »
Cet événement devait initialement réunir les passionnés et amateurs de danse sur le parvis de l’Opéra pour un marathon de 200 minutes.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
‘La tête dans les épaules’, un texte écrit, mis en scène et interprété par Kristina Chaumont.
Kristina Chaumont propose une pièce autofictionnelle, une sorte d’enquête. Kristina a six ans lorsque sa mère est diagnostiquée maniaco-dépressive. L’institution psychiatrique la désigne comme malade, la société l’exclut et leurs deux vies basculent. Kristina Chayumont décide alors de créer cette pièce autofictionnelle comme une sorte d’enquête. Elle nous livre ses réflexions, de manière directe et intime, avec humour et fulgurance autour de la place accordée à la souffrance psychique dans notre société. Ce seul en scène propose d’exploser le cadre, pour ouvrir des pistes, rêver à d’autres regards, rendre justice à ces histoires passées sous silence, défendre l’idée qu’elles nous concernent toutes et tous.
Suivre un cheminement de pensée de l’intime au politique
Peu à peu, l’histoire individuelle interroge l’histoire collective. À mesure que la pensée se construit, le regard se politise et nourrit un désir de transgression et d’action. Il faut alors s’échapper pour chercher du côté de la marge ce qui nous rendra de l’oxygène. Le texte intègre des extraits d’œuvres de Sarah Kane, Virginia Woolf et Kae Tempest pour leur intimité avec le sujet, de Valère Novarina et Vladimir Maïakovski pour leur révolte, de Bonnie Banane pour sa fantaisie et de Lewis Caroll pour son goût de l’imaginaire.
Un échappatoire possible
À un moment, une déambulation dans le Jardin Sainte-Claire prend place, elle sert à trouver un espace réconfortant où terminer la représentation, avec l’intervention de volontaires qui n’ont pas ou peu d’expérience théâtrale. Ce sont avant tout des personnes qui se sont déjà senties exclues socialement, pas forcément en rapport avec la santé mentale.
Célébrer la joie malgré tout
L’objectif est de célébrer la joie, de se permettre de faire ce qu’on ose pas faire habituellement en public. Ça peut être du chant, de la danse, la lecture d’un texte, … Ces intervenants ont travaillé avec Kristina en amont pour préparer ce moment.
Texte, mise en scène et interprétation : Kristina Chaumont / Compagnie Hypothèse Vapeur Collaboratrice artistique : Justine Bachelet Régie générale : Yannick Gonzales Altmann
Vendredi 10 avril. 19h. Samedi 11 Avril. 19h. Dimanche 12 Avril. 16h. 5 à 23€. A partir de 15 ans. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
La magie d’une rencontre entre les musiques traditionnelles colombiennes et le free-jazz !
Un harmonieux mélange d’héritage culturel, de traditions orales, chantées et dansées et d’un jazz contemporain. Ya Voy ! repousse les frontières musicales et conduit à une musique libre et métissée.
Un concert organisé en partenariat avec la Factory, l’AJMI et France Amérique Latine 84
La rencontre d’Alejandra Charry, Sakina Abdou, Moises Zamora Mesú et Thibault Cellier promet un quartet poétique, joyeux et engagé .Cette musique devrait combler tous les amateurs de musique du monde et de jazz. À cette occasion, le concert sera sur une configuration assis/debout et on mangera même des empanadas !
Jeudi 9 avril. 5 à 18€. 20h. La Factory Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance. Avignon. 09 74 74 64 90.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
Ya Ra[va]ge. Opus 1 France – Italie : Devastazione
La beauté est là où on ne l’attend pas. Quatre jeunes hommes sur un terrain vague en Méditerranée expriment leur soif de vivre, d’amour, de rage et de « rave. » Un trip sensoriel où les cinq sens du spectateur sont sollicités pour montrer que la beauté des âmes et des paysages éclot là où on ne l’attend pas et peut changer notre vision, comme notre agir, sur le monde.
Mise en scène : Orianne Moretti
Jeudi 9 avril. 14h et 16h. Entrée gratuite sur réservation au 09 74 74 64 90. La Factory Roseau Teinturiers. 45 rue des Teinturiers. Avignon.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
Ils ne chôment pas les 24 agents de la Douane de Vaucluse, dont 4 motards. Sous la houlette de leur chef Alfredo, ils ont d’abord, en octobre dernier, arrêté dans la nuit du 23 au 24 septembre à un péage autoroutier d’Arles un ensemble routier polonais qui faisait le trajet Portugal – Allemagne en passant par la Provence. À bord, deux chauffeurs de nationalité biélorusse transportant officiellement « des pièces hydrauliques. »
Or en relevant la bâche, ils constatent d’abord la présence de palettes avec nombre de cartouches de cigarettes de contrefaçon. En fouillant, dans les racks supposés contenir des pièces mécaniques, du tabac aussi. En tout 4,39 tonnes représentant la somme de 2 743 750€.
Les contrevenants ont été jugés par le Tribunal de Tarascon. Ils ont été condamnés à une amende douanière solidaire de 1 662 932€, plus 3 ans de prison dont 1 avec sursis, la confiscation des cigarettes de contrebande et 5 ans d’interdiction du territoire.
2e affaire, le 1er décembre sur le ‘Marché d’un Jour’ du site de Châteaublanc à Avignon-Sud où étaient vendus des articles interdits par la Convention de Washington, qui protège les espèces d’animaux menacées d’extinction. Là ils ont saisi une valise en peau de crocodile, un bénitier, des statuettes en ivoire d’éléphant et de morse et un pommeau de canne en ivoire d’éléphant.
Enfin, last but not least, sur l’année écoulée, les douaniers vauclusiens ont contrôlé une trentaine d’épiceries, 23 ont fait l’objet d’une fermeture administrative. Ils ont mis la main sur 350kg de cannabis et surtout sur 63,5 kg d’ectasy soit 140 000 cachets d’une valeur de 1,4M€. Auxquels s’ajoutent 4 amendes pour un montant global de 3 312 096€, 5 peines de prison prononcées et 4 interdiction de territoire français (ITF).
Les limiers, jusqu’ici hébergés dans le Commissariat de Villeneuve-les-Avignon vont bientôt s’installer dans les locaux de la CRS 60 à Montfavet, à Avignon.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
Une alerte ‘Veuve rusée’ de Carlo Goldoni, notre « Molière italien »
Jouée pour la première fois à Venise en 1748, ‘La Veuve rusée’ de Carlo Goldoni continue de divertir. Rosaura, une veuve vénitienne riche et belle, attire quatre prétendants de nationalités différentes : un anglais, un français, un espagnol et un italien. Par leur intermédiaire, chaque pays en prend pour son compte : l’un est excentrique, l’autre jaloux, le suivant égoïste …. Chacun d’eux la courtise, par l’intermédiaire de l’espiègle Arlequin. Indécise, Rosaura, avec l’aide de sa dame de compagnie Marionnette, élabore un stratagème pour choisir.
Ici c’est la femme qui mène la danse
Plus qu’une comédie, c’est l’histoire d’une femme qui se bat pour sa liberté, décidant elle-même des règles du jeu. Comédie de Carlo Goldoni Adaptation, mise en scène : Giancarlo Marinelli Avec Caterina Murino, Sarah Biasini, Vincent Deniard, Vincent Desagnat, Thierry Harcourt, Tom Leeb, Pierre Rochefort et Jean Reno (voix off)
Samedi 4 avril. 20h. 6À 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
« Plus de 200 invités, experts, chercheurs, industriels, tous acteurs de la filière du végétal, ont répondu à notre invitation. » Ainsi commence le mot d’accueil de Jean-François Gonidec, président d’Innov’Alliance, organisateur de ces Journées de la Naturalité. « Elles sont un espace où les enjeux climatiques deviennent des opportunités d’innovation et de compétitivité. »
Parmi les partenaires, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon, le Grand Avignon, la Région Sud dont la vice-présidente Bénédicte Martin a insisté sur la nécessité de souveraineté avec une réduction des intrants et un droit de manger sain. « Entre la raréfaction des ressources, les tensions du marché, les impératifs de survie écologique comme économique s’imposent à nous, dans le respect de la biodiversité. La naturalité n’est pas une option mais un impératif », a ajouté Jean-François Gonidec.
Et c’est Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’économie, entrepreneur engagé pour la souveraineté industrielle, qui a lancé ces Journées de la Naturalité. Après avoir fait son miel dans l’entreprise Bleu Blanc Ruche, il s’est investi dans la création de la Compagnie des Amandes qu’il préside.
Il a regretté que la France ne mette pas assez en valeur ses innovations que nous envie le monde entier. « Il faut absolument protéger nos intérêts, c’est fondamental. Nous sommes le 1er pays agricole d’Europe, retirons-en la plus-value. Nous devons nous imposer et choisir nos dépendances au lieu de les subir. Il y a 10 ans, notre balance commerciale était excédentaire avec 10Mds, aujourd’hui elle est en déficit. On est leader des céréales, on les exporte en Italie qui nous revend les pâtes à prix d’or. Pareil pour les pommes de terre produites dans le Nord de la France que nous achète à bas prix la Belgique à qui on achète cher frites et chips. »
« Nous devons reconquérir des milliers d’hectares pour retrouver notre indépendance alimentaire. »
Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg a aussi dénoncé l’abandon des terres en friches. « Nous devons reconquérir des milliers d’hectares, les remettre en culture pour retrouver notre indépendance alimentaire. Pourquoi je me suis lancé dans l’amande? Ce n’est pas une idée farfelue. On en importe 90% pour répondre à nos besoins estimés à 49 000 tonnes en France. Nous avons commencé par planter 230 hectares dans l’est varois. Six ans plus tard, nous en sommes à 7 000 hectares que nous fédérons avec des petits producteurs indépendants qui travaillent avec nous. C’est pareil pour les filières de l’huile d’olive, du houblon, des plantes aromatiques et médicinales que nous pouvons relancer chez nous. Le problème c’est par exemple pour la bière que l’Allemagne peut utiliser des molécules qui sont interdites en France, il faut changer la loi. J’ai aussi rencontré à Avignon le DG de McCormick, Arnaud Ronssin pour les herbes Ducros. Nous recherchons des opérateurs pour planter 600 ha. En horticulture aussi, nous avons nombre de serristes qui souffrent du coût de l’énergie gazière, mais pourquoi ne pas investir dans la géothermie ? »
Il poursuit : « Le problème c’est que la France fait du zèle avec une surreprésentation des normes qui joue contre notre développement économique, sans parler du lobbying de certains, de l’absence de stratégie. Il faut ‘débureaucratiser l’administration’ sans porter atteinte à la santé humaine. Que la molécule contre le rongeur ne tue pas l’abeille. » Alors qu’il y a plus de 700 chercheurs de l’INRAE en Vaucluse, l’ancien ministre rappelle qu’il n’y a pas assez de recherche sur de nouvelles variétés qui résistent à la canicule, à la maladie, qui sont économes en eau. « On ne répond pas assez aux besoins de l’économie agricole. Il est impérieux de remettre en marche l’innovation ».
« Il est nécessaire de faire bouger les lignes. Ensemble, on peut déplacer des montagnes. »
Arnaud Montebourg
Arnaud Montebourg ne mâche pas ses mots sur les financeurs frileux. « Ce sont des ‘tableurs Excel sur pattes’. Ils ne s’intéressent qu’au retour sur investissement à court terme. Nous avons mis plusieurs années pour sortir la tête de l’eau avec les amandes, maintenant, ça roule. Nous allons sans doute relancer la framboise. La France est lanterne rouge dans le peloton européen (4 500 tonnes sur 600 ha), alors que la consommation explose. Ce n’est pas une lubie, il est nécessaire de faire bouger les lignes, ensemble, on peut déplacer des montagnes. La France est son propre procureur, elle doit devenir son laudateur, croire en elle, son talent, sa force d’innovation et avancer ».
3e édition des Journées de la Naturalité
Le programme est copieux pendant ces Journées de la Naturalité. Avec des tables rondes sur ‘Le biomimétisme et l’Intelligence du vivant’, ‘La Bio-inspiration »avec une chimie verte, inspirée de la nature, de la mémoire des savoirs anciens’, mais aussi ‘La fermentation’.
Tout cela pour relier l’innovation scientifique, la performance économique et la résilience des filières végétales face au changement climatique, la raréfaction des ressources et la souveraineté alimentaire.
‘Marjoline’, la dernière création de Deraïdenz à la Maison Jean Vilar
Avec sa ‘Maison vide’, Brigitte Baillieux nous livre ici une pièce intime.
Brigitte Baillieux nous livre ici une pièce intime qui questionne l’absence, l’espace et la mémoire d’un lieu habité et déserté, à travers une écriture scénique poétique et sensible. Née d’une amitié et d’un amour partagé pour les mots, cette pièce tisse le portrait de Jeanne, mère modeste, et de Louise Bourgeois, artiste majeure. Deux femmes que tout oppose mais que relient la création, la maternité et le désir de se raconter.
Deux femmes et des cartons
Jeanne déménage, fait ses cartons et finira par se mettre en caisse. Elle a trois mois pour quitter la maison qu’elle habite depuis trente ans. C’est une locataire, pas une propriétaire. De toute façon, depuis que sa fille unique, Eve-Lin, terrassée par un chagrin d’amour, a quitté la maison sans plus donner de nouvelles, Jeanne s’est mise à pencher. Mais Jeanne n’est jamais seule car, depuis de longues années, elle a fait de Louise Bourgeois son amie imaginaire. Un spectacle sur l’amour maternel, sur les femmes qui rêvent d’un avenir d’égalité, sur la condition sociale et sur l’art comme puissance de réparation et d’émancipation.
Jeudi 2 avril. 19h. Entrée libre sur réservation. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. 04 90 14 07 99.