Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
Jusqu’alors chef de cabinet d’Olivier Galzi à la présidence du Grand Avignon, Romain Lautier vient d’être nommé directeur de cabinet du nouveau maire d’Avignon.
Pour Romain Lautier, qui prend ses nouvelles fonctions ce mercredi 1er juillet, il s’agit d’un retour aux sources puisqu’il connaît très bien les arcanes de l’Hôtel de ville de la cité des papes. En effet, après avoir débuté sa carrière en politique locale en devenant assistant parlementaire de la députée Marie-Josée Roig, il a ensuite rejoint l’élue en mairie en tant qu’attaché de presse, puis chef de cabinet durant 2 ans, à la fin de son second mandat qui s’est achevé en 2008.
En 2014, il devient directeur de la communication de l’Opéra d’Avignon avant de renouer en 2015, à nouveau, avec la politique. Il est alors nommé chef de cabinet de Maurice Chabert, président du Conseil départemental du Vaucluse jusqu’à l’automne 2019. Il se mettra ensuite en retrait quelques mois afin de briguer, sans succès, l’investiture LREM pour être tête de liste à l’occasion des municipales à Avignon de 2020.
Fin 2020, il devient directeur de cabinet de la mairie de Bollène. Il y rejoint Anthony Zilio, encore maire aujourd’hui, qui venait alors de ravir le fauteuil de maire qu’occupait Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) depuis 12 ans.
Titulaire d’un master communication institutionnelle à l’international à sciences Po Aix, ce dernier a débuté ses études supérieures à l’université d’Avignon avec un Deug information et communication. Il a ensuite débuté sa carrière professionnelle comme assistant en communication au ministère de l’Intérieur.
Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
Première commune de France à lancer une mutuelle communale en 2013, Caumont-sur-Durance a ouvert une voie aujourd’hui empruntée par plusieurs milliers de collectivités. Après Avignon, Cavaillon s’engage à son tour dans cette démarche destinée à faciliter l’accès à une complémentaire santé moins coûteuse. Une initiative qui témoigne de l’évolution du rôle des collectivités face aux difficultés d’accès aux soins.
Inflation, hausse continue des cotisations des complémentaires santé, difficultés à trouver un médecin traitant… Les questions de santé s’invitent désormais au cœur des préoccupations des collectivités locales. Si l’Assurance maladie rembourse une partie des dépenses de santé, le reste à charge demeure parfois conséquent. Pour de nombreux ménages : retraités, étudiants, travailleurs indépendants, demandeurs d’emploi ou familles modestes, le coût d’une complémentaire santé peut conduire à reporter, voire abandonner certains soins.
L’essor rapide des mutuelles C’est la raison pour laquelle les mutuelles communales connaissent un essor rapide. Le principe ? Une commune négocie, au nom de ses habitants, un contrat collectif auprès d’un organisme complémentaire afin d’obtenir des tarifs plus avantageux que ceux proposés dans le cadre d’une souscription individuelle. Selon les profils, les économies peuvent atteindre 30 à 40%, grâce à la force de la négociation collective.
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Caumont-sur-Durance, un laboratoire devenu référence C’est dans le Vaucluse que cette aventure a commencé. En 2013, Caumont-sur-Durance lançait la première mutuelle communale de France. L’objectif était déjà de lutter contre le renoncement aux soins en proposant une couverture santé plus accessible.Treize ans plus tard, cette initiative locale est devenue une référence nationale. Le modèle a essaimé dans plusieurs milliers de communes françaises. À Caumont-sur-Durance, près de 650 habitants bénéficient aujourd’hui de cette mutuelle négociée collectivement, preuve de la pertinence d’un dispositif qui répond à un besoin durable.
Une initiative qui fait des émules L’exemple a inspiré de nombreuses collectivités, y compris les villes importantes. Avignon a ainsi lancé sa propre mutuelle communale en 2026. Ouverte aux habitants mais également aux personnes qui travaillent ou étudient dans la cité des Papes, elle affiche déjà des résultats encourageants : selon les premiers bilans communiqués par la municipalité, les adhérents réalisent en moyenne 15% d’économies tout en bénéficiant d’une couverture mieux adaptée à leurs besoins.
Cavaillon entre dans la dynamique À Cavaillon, la création d’une mutuelle communale figurait parmi les engagements de campagne du maire réélu Gérard Daudet. La municipalité vient d’en engager la concrétisation. Avant de consulter les organismes complémentaires, la Ville souhaite toutefois connaître précisément les attentes des habitants. Une enquête est donc ouverte jusqu’au 30 septembre 2026, en ligne sur le site internet municipal, via un QR Code et en version papier distribuée avec le magazine municipal ou disponible à l’accueil de la mairie. Mission ? Mesurer le nombre potentiel d’adhérents afin de disposer d’un véritable poids dans les futures négociations avec les assureurs et obtenir les meilleures conditions tarifaires.
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Mutualiser pour mieux protéger Contrairement à une mutuelle municipale qui serait financée par la collectivité, la mutuelle communale ne représente aucune dépense pour les finances locales. La commune agit comme facilitatrice : elle met en concurrence plusieurs organismes et négocie un contrat collectif au bénéfice de ses administrés. Les offres sont généralement accessibles sans questionnaire médical, sans limite d’âge, sans délai de carence ni condition de ressources, avec plusieurs niveaux de garanties afin de répondre aux besoins des jeunes actifs, des familles, des seniors ou encore des travailleurs indépendants. Certaines donnent également accès à des réseaux de soins pratiquant des tarifs préférentiels.
La santé, une compétence qui s’invente aussi sur le terrain Si la politique de santé demeure une compétence de l’État, les collectivités territoriales prennent une place de plus en plus importante dans ce domaine. Les communes créent des maisons de santé, soutiennent l’installation de médecins, développent des actions de prévention, accompagnent les personnes fragiles ou favorisent l’accès à une complémentaire santé.
Le Département de Vaucluse, la Région Sud-Paca… Le Département de Vaucluse agit quant à lui à travers ses compétences sociales : protection maternelle et infantile, accompagnement des personnes âgées, politique du handicap, insertion ou encore autonomie. La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur intervient quant à elle davantage sur l’aménagement sanitaire du territoire, le financement de certains équipements, la formation des professionnels de santé et les dispositifs destinés à lutter contre les déserts médicaux. Cette complémentarité traduit une évolution profonde des politiques publiques : si l’organisation du système de santé reste nationale, l’accès effectif aux soins se construit désormais à l’échelle des territoires.
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Un outil contre le renoncement aux soins Cette montée en puissance répond à une réalité préoccupante. Si plus de 95% des Français disposent aujourd’hui d’une complémentaire santé, plusieurs centaines de milliers de personnes restent insuffisamment couvertes ou renoncent encore à certains soins, notamment en optique, dentaire ou audiologie. Les retraités, les travailleurs indépendants et les ménages dont les revenus dépassent légèrement les plafonds d’aide figurent parmi les plus touchés par la hausse des cotisations. Les mutuelles communales apportent également un accompagnement de proximité grâce à des permanences locales et un interlocuteur identifié. Une dimension humaine qui explique en grande partie le succès grandissant de ces dispositifs dans les territoires.
Les Infos pratiques L’enquête préalable à la création de la mutuelle communale de Cavaillon est ouverte jusqu’au 30 septembre 2026. Le questionnaire est accessible sur le site internet de la Ville de Cavaillon via le QR Code diffusé par la commune ; en version papier, distribuée avec le magazine municipal de juin ou disponible à l’accueil de la mairie. Répondre au questionnaire ici. À l’issue de cette consultation, la municipalité engagera les négociations avec les organismes de complémentaire santé afin de sélectionner l’offre la plus avantageuse pour les habitants. Mireille Hurlin
Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
Départ de Christine Gord d’un côté, nouveau départ pour l’établissement bancaire installé en Vaucluse depuis 1850, de l’autre. Ce double événement s’est traduit ce lundi 29 juin par une cérémonie au 406 Route de l’Aérodrome, là où se dresse le bâtiment flambant-neuf de la Banque de France.
Après avoir trôné sur l’emblématique Place de l’Horloge, l’Hôtel particulier Calvet de Palun jusqu’en 2010, le siège historique a été remodelé, les coffres-forts blindés éparpillés façon puzzle pour laisser théoriquement la place à un futur site dédié à l’hôtellerie-restauration de luxe avec une terrasse somptueuse à l’étage. Mais de mésaventure en mésaventure, seule une brasserie avec oenothèque et école des vins est opérationnelle aujourd’hui, la justice en charge d’un dossier qui traîne en longueur depuis une décennie…
Dans un premier temps, la Banque de France avait quitté le centre historique intra-muros pour migrer à Avignon Sud, sur le site d’Agroparc. Avec un bâtiment de 2 500m², un autre de 11 50m², parking et ascenseur au milieu des vignes sur une parcelle de 8 000m². Un site finalement jugé trop grand qui avait débouché sur la décision d’une autre implantation, plus ramassée, inaugurée hier.
Un cadre de travail amélioré
Lundi 29 juin, en présence du Préfet de Vaucluse Thierry Suquet, du Directeur Départemental des Finances Publiques Michel Laffitte, du patron de la Police Nationale de Vaucluse Emmanuel Desjars de Keranrouë, de la directrice générale de Vaucluse Provence Attractivité (VPA) Cathy Fermanian, du Président de la CPME 84, désormais rebaptisée ‘Les Entrepreneurs’, Denis Duchêne, la cérémonie s’est déroulée entre émotion et pragmatisme.
Denis Beau, le 1er sous-gouverneur de la Banque de France, a fait l’historique de la présence de cet établissement de renom sur l’ensemble du territoire, créé en 1800 par Napoléon dont une succursale existe dans chacun des départements français, « Ce qui l’ancre dans l’économie locale. Le Vaucluse bénéficie de deux autres implantations, à Orange et Carpentras. Ici, depuis le mois de mars travaillent 23 collaborateurs dans des locaux adaptés, fonctionnels, partagés, ouverts au public, qui facilitent la fluidité, la cohésion du personnel et la transversalité. Le cadre de travail a été amélioré, avec végétalisation et climatisation, un bâtiment classé haute performance environnementale. »
Dans le Vaucluse, un département où le taux de pauvreté flirte avec les 20%, où on gère par exemple 277 000 dossiers de surendettement par an, l’humain occupe une place à part. Christine Gord, la Directrice Départementale qui fera valoir ses droits à la retraite le 13 juillet, l’a toujours pris en compte depuis le début de sa carrière en 1984 à Lyon. Denis Beau a d’ailleurs salué « son exigence élevée mais juste, sa loyauté, son attention sincère portée aux autres, les hommes et les femmes qu’elle a embarqués avec elle. Elle incarne à elle seule tout le service public. Un très grand merci et le meilleur pour la suite. »
Émue avant de sécher quelques larmes et de prendre la parole, Christine Gord a alors cité la phrase de l’une de ses professeurs qui lui avait prédit : « & la Banque de France, tout est possible. Et c’est vrai, je l’ai vécu depuis mon premier poste à Lyon, puis à Toulon où on est passé du franc à l’euro, où il a fallu sécuriser les convois de nouveaux billets entre la Seyne-sur-Mer et La Garde. » Elle a alors évoqué sa famille : « Mon mari qui a retrouvé du travail, mes enfants qui se sont fait des copains aux clubs de foot et de voile. » Au gré des mutations, les déménagements ne sont pas toujours faciles pour les ados… À Troyes, puis à Marseille, au cœur du site historique de la Place Estrangin à deux pas de la Préfecture de Région, à Avignon une 1re fois, puis à Orléans à l’époque du Covid où elle a été confinée trois mois avec masque, loin de ses proches. « Quand j’ai pu rentrer à la maison en voiture, personne sur la route, pas un moteur, juste le son des oiseaux et la présence d’animaux sauvages à éviter sur la chaussée. »
De retour dans la Cité des Papes, elle participe aux Journées du Patrimoine en septembre, aux 8 mars et organise par exemple un débat sur la transmission des entreprises aux filles. Elle tisse des liens avec les Vauclusiens et elle compte bien rester ici à l’avenir, à s’engager dans le caritatif, comme à l’APESA, une association qui accompagne la prise en charge de la souffrance aigüe et psychique des patrons en plein burn-out.
« Au bout de 226 ans d’existence, la Banque de France reste ancrée dans le présent et tournée vers le futur. »
Thierry Suquet
Pour conclure la cérémonie, c’est le préfet qui a pris la parole. Thierry Suquet a souligne le côté « chaleureux » des liens tissés par Christine Gord. « Ensemble, nous avons ‘compagnonné’ dans la commission de surendettement, la lutte contre la vie chère, le prix des carburants. Nous avons travaillé main dans la main avec les acteurs économiques, les entreprises locales pour échanger nos indicateurs et donner de la visibilité aux investisseurs. Merci pour votre attachement au territoire, vous n’avez pas dématérialisé vos services. Au bout de 226 ans d’existence, la Banque de France reste ancrée dans le présent et tournée vers le futur. »
Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
Alors qu’Avignon s’apprête à vivre au rythme du Festival, la Galerie Rousset prend le contre-pied de l’effervescence estivale en accueillant Paysages de Corée du Sud, une exposition du photographe britannique Michael Kenna. Près de 38 tirages argentiques en noir et blanc invitent le visiteur à ralentir le regard et à redécouvrir la puissance de la contemplation. Une parenthèse enchantée pleine de sérénité au cœur de l’été.
Chaque été, Avignon devient une immense scène à ciel ouvert. Des milliers de festivaliers envahissent les rues de la cité des papes, portée par l’énergie des Festival In et Off d’Avignon. C’est dans ce contexte foisonnant que la Galerie Rousset propose une expérience résolument différente : celle du silence, du temps long et de la contemplation.
Jusqu’au 15 aout Jusqu’au 15 août, l’espace d’exposition présente Paysages de Corée du Sud, une sélection de 38 œuvres du photographe britannique Michael Kenna, figure de la photographie contemporaine. Une exposition qui dialogue naturellement avec l’actualité culturelle de cette édition 2026, marquée par la mise à l’honneur de la langue coréenne au Festival d’Avignon, mais aussi par la célébration des 140 ans des relations diplomatiques entre la France et la Corée du Sud.
L’art de photographier le temps Depuis près d’un demi-siècle, Michael Kenna poursuit une démarche artistique à rebours de la production photographique contemporaine. Là où le numérique privilégie l’instantanéité et l’abondance des images, le photographe revendique la lenteur et l’exigence de la photographie argentique. Ses clichés sont réalisés en poses longues, souvent avant l’aube, à la tombée de la nuit ou sous un ciel couvert. Les paysages s’y révèlent dans une lumière presque irréelle, débarrassés de toute agitation. Chaque tirage est ensuite développé manuellement par l’artiste dans sa chambre noire. Cette maîtrise technique nourrit une esthétique minimaliste qui laisse une large place à l’imaginaire. Comme le souligne lui-même Michael Kenna, ses images sont pensées comme un décor de théâtre dans lequel chacun est libre d’inventer sa propre histoire.
Sari Island, Heuksan-do, Shinan, South Korea, 2012 Copyright Michael Kinna
Une œuvre reconnue dans le monde entier Né en Angleterre en 1953, Michael Kenna compte parmi les grands noms de la photographie internationale. Son travail a été exposé lors de 500 événements dans le monde et intègre régulièrement les collections de prestigieuses institutions, parmi lesquelles la Bibliothèque nationale de France, le Victoria and Albert Museum de Londres ou encore l’International Center of Photography de New York. En 2022, la France lui a décerné le titre d’Officier de l’ordre des Arts et des Lettres, récompensant une œuvre devenue une référence dans l’histoire de la photographie contemporaine.
Une galerie fidèle à son exigence artistique Installée depuis plus de 25 ans rue Joseph-Vernet, au cœur de l’intramuros d’Avignon, la Galerie Rousset poursuit son travail de diffusion de l’art contemporain auprès des collectionneurs comme du grand public. Avec cette exposition consacrée à Michael Kenna, son fondateur, Ludovic Rousset, continue de proposer des artistes de renommée internationale tout en inscrivant sa programmation dans les grands temps forts culturels de la ville.
Les infos pratiques Exposition : Paysages de Corée du Sud, Michael Kenna. Jusqu’au 15 août. Galerie Rousset, 56 rue Joseph-Vernet à Avignon. Œuvres exposées : 38 tirages argentiques noir et blanc (20 x 20 cm) Renseignements : 04 90 83 60 67 ; https://www.galerierousset.com/fr/accueil/ Mireille Hurlin
Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
La Compagnie nationale du Rhône (CNR) renforce sa campagne de sensibilisation. Car derrière le calme apparent du fleuve, l’ouverture d’un barrage peut provoquer une montée brutale des eaux, même en plein soleil. Résultat ? Plus de 500 panneaux de prévention ont été apposés en réaction à plus de 400 comportements dangereux recensés en 10 ans. Et pour accompagner le tout ? Une vingtaine d’agents seront mobilisés tout l’été. Leur mission ? Faire face à l’affluence sur les berges du Rhône.
Avec les fortes chaleurs, les berges du Rhône -Le Rhone, fleuve le plus puissant de France, 812 km dont deux tiers en France et un tiers en Suisse- deviennent un refuge prisé des promeneurs, pêcheurs, amateurs de paddle ou simples familles en quête de fraîcheur. Pourtant, le plus puissant fleuve de France après la Loire demeure un milieu particulièrement imprévisible. Son apparente tranquillité masque une réalité hydraulique complexe : sur les 330 kilomètres aménagés par la Compagnie nationale du Rhône (CNR), les ouvrages hydroélectriques modifient en permanence les débits du fleuve afin de produire de l’électricité, d’assurer la navigation et de répondre aux contraintes d’exploitation.
Une montée des eaux aussi discrète que redoutable Conséquence directe ? Le niveau de l’eau peut varier très rapidement, sans lien avec la météo ou les précipitations. Un barrage peut être amené à ouvrir ses vannes plusieurs fois dans une même journée, y compris sous un ciel parfaitement dégagé. Contrairement aux idées reçues, le danger ne se manifeste pas toujours par une vague spectaculaire. L’eau progresse souvent de façon continue mais rapide, tandis que le courant s’accélère fortement. Les personnes installées sur un banc de graviers, un îlot ou directement dans le lit du fleuve peuvent alors se retrouver piégées en quelques minutes.
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L’ouverture des barrages Avant chaque ouverture de barrage, la CNR déclenche une procédure destinée à rendre cette montée des eaux visible. Les vannes sont ouvertes progressivement afin d’inciter les personnes présentes à rejoindre immédiatement la berge. Ce temps d’alerte est volontairement limité : une fois cette phase terminée, le niveau du Rhône continue de monter rapidement et la puissance du courant augmente considérablement. Les spécialistes rappellent qu’il suffit de quelques dizaines de centimètres d’eau en mouvement pour déséquilibrer un adulte, tandis qu’un courant rapide exerce une force très supérieure à ce que laisse imaginer la profondeur du fleuve.
Des zones interdites et pourtant trop fréquentées et 500 panneaux pour le dire L’accès au lit du Rhône, aux abords des barrages, des centrales et des écluses est interdit par arrêtés préfectoraux. Malgré cette réglementation, les comportements à risque demeurent fréquents. La CNR indique avoir recensé plus de 400 situations dangereuses au cours des 10 dernières années, principalement dans les secteurs situés à l’aval des barrages. Les îlots temporaires et bancs de galets, particulièrement attractifs durant l’été, figurent parmi les lieux les plus exposés. Pour rappeler ces interdictions, plus de 500 panneaux jalonnent les berges du Rhône. Ils signalent les secteurs où la baignade et l’accès au fleuve sont proscrits, non pas en raison de la qualité de l’eau, mais du fonctionnement même des ouvrages hydrauliques.
La prévention plutôt que l’intervention Face à ces risques, la CNR lance cet été une nouvelle campagne de sensibilisation autour du message : « Ouverture du barrage : quand l’eau monte, le danger aussi ». L’objectif est de mieux faire comprendre un phénomène souvent mal connu, notamment auprès des plus jeunes. Une vingtaine de chargés de prévention parcourront les berges de mi-juin à fin août pour aller à la rencontre du public. Des affiches, vidéos, supports pédagogiques et documents traduits en plusieurs langues sont également diffusés auprès des offices de tourisme, des communes, des associations et des acteurs locaux afin de relayer les consignes de sécurité. Cette stratégie répond aux réseaux sociaux qui contribuent parfois à banaliser certaines pratiques, comme l’installation sur des îlots ou la baignade dans des secteurs interdits.
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Ne jamais sous-estimer le Rhône Les gestionnaires du Rhône rappellent qu’aucun signe météorologique ne permet d’anticiper une ouverture de barrage. Le soleil, la chaleur ou un niveau d’eau bas ne garantissent pas l’absence de danger. Le premier réflexe reste donc de respecter la signalisation, de ne pas s’aventurer dans le lit du fleuve ou sur les bancs de graviers, et de quitter immédiatement les lieux dès que le niveau de l’eau commence à monter.
En savoir plus Le Rhône prend sa source dans le glacier du Rhône en Suisse. Il parcourt 290 km en Suisse, se jetant dans le Lac Léman pour en sortir à Genève. Il entre ensuite en France où il parcourt 545 km pour se jeter en Méditerranée par un delta. Son bassin versant mesure en tout 97 800 km2, dont 90 000 km2 en France, soit environ 17 % de la superficie de la France métropolitaine.
100 ans d’aménagement du Rhone 100 ans d’aménagement du Rhône l’ont artificialisé sur 80 % de son parcours. En 1934, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) reçoit la concession des travaux d’aménagement du Rhône en France. Cette SEM détenue à 49 % par Engie (ex GDF-Suez) est depuis chargée de l’aménagement général du fleuve, en particulier pour la production hydroélectrique et la navigation.
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19 barrages construits par la CNR La CNR a construit 19 barrages. Ces barrages sont associés à des canaux de dérivation (appelés aussi canaux d’amenée) parallèles à des tronçons court-circuités du Rhone à l’exception de 3 d’entre eux (barrages de Génissiat, Seyssel et Vaugris). Ces grands travaux d’aménagement ont permis le transport fluvial de marchandises entre Lyon et Arles, et la production d’hydroélectricité, tout en luttant (avec plus ou moins de succès) contre les inondations. Les 19 centrales hydroélectriques correspondent à une puissance installée d’environ 3000 MW, soit 25 % de la production hydroélectrique française. Source European water movement
La Compagnie nationale du Rhone Concessionnaire du fleuve, la CNR organise la production d’hydroélectricité, le développement du transport fluvial et la contribution à l’irrigation agricole en vallée du Rhône. Elle exploite un patrimoine industriel unique comprenant 19 ouvrages hydroélectriques, 330 kilomètres de voie navigable, 17 ports et plateformes multimodales, et plus de 130 parcs éoliens et photovoltaïques à travers ses filiales Vensolair et Solarhona.
Société anonyme d’intérêt général, le capital de la CNR est majoritairement public associant le groupe Caisse des Dépôts, 183 collectivités locales et établissements publics, et l’industriel Engie. La concession de la CNR se prolonge jusqu’en 2041, conformément aux attentes de l’État et auprès des collectivités locales, des entreprises, du secteur agricole et des acteurs associatifs de la vallée du Rhône. Mireille Hurlin
Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
Après plusieurs mois de transition, la Fondation Angladon-Dubrujeaud ouvre un nouveau chapitre. Gilles Muller succède à Philippe Lechat -président depuis juillet 2025- à la présidence de l’institution avignonnaise. Sa feuille de route ? Renforcer le rayonnement du musée privé et conserver sa place d’acteur majeur de l’attractivité culturelle d’Avignon. Une nomination qui intervient alors que le musée célèbre ses trente ans et poursuit sa réflexion sur son avenir.La nouvelle directiondu musée Angladon-Collection Jacques Doucet n’a cependant pas encore été nommée.
Réuni en conseil d’administration, la Fondation Angladon-Dubrujeaud a élu Gilles Muller à sa présidence. Il succède à Philippe Lechat, dont le mandat aura accompagné une période charnière marquée par des interrogations sur le modèle économique de l’établissement, le départ de sa directrice historique Lauren Laz, depuis mai 2015 et directrice du département des oeuvres des beaux-Arts de Paris depuis avril 2026, puis la volonté affirmée de redonner un nouvel élan au musée.
Un professionnel de la culture et des relations publiques Installé en Provence depuis une quinzaine d’années et Avignonnais depuis sept ans, Gilles Muller est très présent dans le milieu culturel. Diplômé de Sciences Po, il a dirigé plusieurs fédérations professionnelles liées à l’art de vivre avant de créer sa propre agence de relations publiques. Son parcours l’a conduit à accompagner des institutions culturelles françaises et à lancer des opérations de promotion internationale comme ‘Paris, Capitale de la Création’. Il a également présidé l’Association Museum et Industries, où il a développé une réflexion sur les liens entre patrimoine, innovation et attractivité territoriale.
Un musée qui veut changer d’échelle Le nouveau président souhaite renforcer la visibilité nationale et internationale du musée en s’appuyant sur le travail collectif de ses équipes, des partenaires publics et du tissu culturel local. L’objectif dépasse les murs de l’hôtel de Massilian : faire du musée un des leviers du rayonnement d’Avignon, ville de patrimoine et de festivals. Ainsi, le Musée Angladon, en plus de conserver sa collection, entend multiplier les collaborations, développer des expositions originales et attirer de nouveaux publics tout au long de l’année.
Un trésor culturel encore méconnu Créée en 1993 et reconnue d’utilité publique, la Fondation Angladon-Dubrujeaud est née de la volonté de Jean Angladon et Paulette Martin de transmettre au public l’héritage artistique reçu du grand couturier et collectionneur Jacques Doucet. Le musée ouvre finalement ses portes en novembre 1993 dans l’ancien hôtel de Massilian, ancienne demeure d’habitation du couple d’héritiers et d’artistes, au cœur de l’intramuros d’Avignon. Ses salles, réaménagéers pour recevoir le public, réunissent quelques-uns des plus grands noms de l’histoire de l’art : Van Gogh, Picasso, Modigliani, Degas, Manet, Cézanne, Sisley ou Vuillard côtoient des œuvres de la Renaissance, des arts décoratifs du XVIIIᵉ siècle et les précieux souvenirs de Jacques Doucet, grand couturier et l’un des plus grands collectionneurs français du début du XXᵉ siècle. Peu de musées de cette taille peuvent revendiquer une telle concentration de chefs-d’œuvre.
Après les turbulences, le temps des projets Ces derniers mois, le Musée Angladon a connu plusieurs évolutions importantes. Le départ de Lauren Laz, qui avait profondément marqué le développement scientifique et culturel de l’institution, a ouvert une période de transition. Dans le même temps, la Fondation a réaffirmé sa volonté de poursuivre les investissements nécessaires pour assurer la pérennité de ce patrimoine exceptionnel et renforcer son attractivité. Mireille Hurlin
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Au cours du mois de juin, le GRETA-CFA Vaucluse et le Lycée Théodore Aubanel d’Avignon ont organisé la 9e Grande Soirée Comptable, un événement annuel qui réunit apprenants, anciens diplômés, équipes pédagogiques, professionnels, partenaires et représentants institutionnels.
Ce sont 140 participants qui se sont réunis lors de cette nouvelle Grande Soirée Comptable à Avignon pour célébrer la filière comptable. L’occasion également de découvrir les projets menés par les apprenants et d’échanger autour des perspectives offertes par les métiers de la comptabilité et de la gestion.
Comme chaque année, d’anciens apprenants ont été conviés afin de livrer leurs témoignages. Cette soirée a aussi été propice aux rencontres entre étudiants, enseignants et acteurs économiques du territoire.
Un partenariat renouvelé avec les experts-comptables
Depuis plusieurs années, une convention annuelle de partenariat est signée pour renouveler et renforcer les liens entre les formations comptables et la profession.
Ce partenariat, qui lie le Lycée Théodore Aubanel, le GRETA-CFA Vaucluse et l’Ordre des Experts-Comptables Provence-Alpes-Côte d’Azur, représenté par son président régional, Nicolas Férand, a pour objectif de « développer les conférences professionnelles, enrichir les possibilités de stages et d’alternance, élargir le réseau de cabinets susceptibles d’accueillir et de recruter les apprentis, et organiser des actions communes permettant aux étudiants de mieux appréhender les réalités du monde de l’entreprise », explique le GRETA-CFA Vaucluse.
Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
Les six scènes permanentes d’Avignon — le Balcon, les Halles, le Chêne Noir, Transversal, les Carmes et le Chien qui fume — n’ont pas attendu le Festival et pour cause : elles sont présentes toutes l’année, ont une programmation régulière et nous régalent de leurs créations que nous avons eu la chance de découvrir en exclusivité
Sur les neux spectacles qui seront présentés au Théâtre du Balcon, nous avons pu voir et apprécier les deux dernières créations de la Compagnie Barbuscia : ‘Le syndrome d’Ulysse‘ créé par Serge Barbuscia qui donne une belle version contemporaine de ce mythique voyageur et nous livre ici un magnifique traité d’humanité qui efface les blessures de l’exil. Avec ‘L’étrangère‘, Jean-Baptiste Barbuscia. propose une relecture féministe du chef-d’œuvre de Camus dans un huis clos alerte et sensible. Le Théâtre du Chêne Noir présente deux créations parmi 18 spectacles programmés: ‘Zadig’ réécrit et mis en scène par Gérard Gelas mise sur le rire pour pourfendre l’intolérance et le fanatisme dénoncé en son temps par Voltaire tandis que Julien Gelas signe la mise en scène et la musique de ‘Carnets d’Ukraine’. Au Théâtre du Chien qui fume, sur les 14 spectacle présentés (dont le théâtre du Petit Chien), nous avons vu ‘Vagabond‘, la dernière création de Gérard Vantoggioli qui est une totale réussite et qui nous plonge dans une humanité retrouvée. Au Théâtre des Carmes, pas de création, mais la reprise formidable de ‘Parler Pointu‘ et ‘Crash’. Belle aventure que ce ‘Thelma, Louise et Nous‘ porté par Anna Pabst et Nolwenn Le Doth du Collectif Le Bleu d’Armand dont nous avons suivi les étapes de création et qui se produira au Théâtre des Halles.On retrouvera la directrice du théâtre Transversal, Laetitia Mazzoleni, dans la lecture de Minable Umain de Romane Nicolas à l’occasion des lectures du Souffle d’Avignon et les 16 spectacles programmés font la part belle à l’écriture contemporaine.
Le Souffle d’Avignon 2026, la 7e édition
Initié en 2020 par Serge Barbuscia et le Théâtre du Balcon, porté par les six Scènes permanentes d’Avignon et le Festival d’Avignon, le Souffle d’Avignon est rejoint cette année par le Centre des Auteurs dramatiques du Québec. En 2020, il s’agissait d’affirmer que l’Art ne pouvait être confiné, c’était un acte de résistance face à la crise sanitaire. Gageons qu’en 2026, à l’heure des restrictions budgétaires et des attaques ou censures de tous ordres, ce Souffle est encore plus essentiel. Ce cycle de lectures met en lumière les voix contemporaines du théâtre. Ces lectures de textes inédits en présence des autrices et auteurs invitent à découvrir des écritures actuelles dans un cadre historique et symbolique du jardin du Palais des papes.
Le Souffle d’Avignon 2026. Du 8 au 19 juillet. 19h. Jardins du Palais des Papes. Rue des Escaliers Sainte-Anne en face du cinéma Utopia Manutention. Les billets seront à retirer sur place 30 minutes avant le début de la lecture. Entrée libre (dans la limite des places disponibles). Réservations par mail uniquement : scenesdavignon@gmail.com
Romain Lautier nouveau directeur de cabinet de la mairie d’Avignon
Le mardi 16 juin, la Communauté des entreprises à mission, qui réunit réunit et mobilise un ensemble d’acteurs autour de ce modèle, a tenu son assemblée générale en région parisienne et a procédé à l’élection de son nouveau Conseil d’administration.
Ainsi, Muriel Lecou, qui travaille pour le groupe vauclusien GSE, spécialisé dans la conception, construction, rénovation et l’aménagement de bâtiment, a été élue coprésidente aux côtés de Thomas Meyer, président du groupe SOCAPS, qui accompagne les industriels dans leurs projets techniques. « Dans un contexte de transitions majeures, notre cap est clair : faire grandir le modèle de la société à mission, renforcer son ancrage dans les territoires et amplifier son rayonnement en Europe, avec exigence et détermination », a-t-elle affirmé.
Diplômée de l’École Supérieure de Commerce de Paris en finance et marketing, Muriel Lecou a accompagné et conseillé de nombreuses entreprises dans divers domaine avant d’intégrer le groupe GSE en 2018 en tant que directrice de l’expérience client. Depuis 2022, elle est directrice de la transformation du groupe basé à Avignon. Le mardi 16 juin, elle a donc pris la coprésidence de la Cem, qui a ppur objectif de faire rayonner la société à mission en France et en Europe. « Notre ambition : en faire une référence d’entreprise contributive, capable de répondre aux grands défis sociaux et environnementaux de notre époque », indique l’association.
Le Conseil d’administration de la Communauté des entreprises à mission Muriel Lecou (GSE) – coprésidente Thomas Meyer (SOCAPS) – coprésident Alain Schnapper (Aupeam) – vice-président, personnalité qualifiée Anne-France Bonnet (Nuova Vista) – secrétaire générale, personnalité qualifiée Armand Hatchuel (Centre de Gestion Scientifique de MINES Paris) – personnalité qualifiée Benoît Bourla (Amicio) – trésorier Hélène Bernicot (Crédit Mutuel Arkéa) Morgane Le Breton (Maison Le Breton) Frédéric Medard (Bel) Bris Rocher (Yves Rocher) Nicolas Routier (La Poste) Laurent Sacchi (Danone) Anne-Laure Simon (Agence Déclic)