21 février 2026 |

Ecrit par le 21 février 2026

Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Nos confrères de La Provence, en partenariat avec L’Echo du Mardi et Ici Vaucluse, ont commandé un sondage à l’Ifop sur les intentions de vote à l’occasion des prochaines élections municipales à Avignon de mars prochain. Le scrutin s’y annonce particulièrement indécis malgré la confirmation de la percée d’Olivier Galzi entrevue lors du précédent sondage de La Provence en décembre dernier.

L’institut Ifop a réalisé un sondage pour le compte du quotidien régional La Provence, la radio Ici Vaucluse et L’Echo du mardi sur les intentions de vote des avignonnais lors des prochaines élections municipales dans la cité des papes les 15 et 22 mars prochains. Une enquête réalisée par téléphone du jeudi 12 au jeudi 19 février derniers auprès d’un échantillon de 603 personnes (voir encadré ‘Méthodologie et marge d’erreur’ en fin d’article).

Une situation plus claire qu’en décembre
Avec les retraits des candidatures de Joël Peyre et Paul-Roger Gontard au sein de la majorité municipale actuelle de gauche, celle de Julien Aubert à droite et les ralliements de Place Publique à David Fournier ainsi que du PCF, Génération.s et Zinèbe Haddaoui à la liste LFI (La France Insoumise) de Mathilde Louvain, on y voit désormais plus clair. Il n’y aura donc finalement que 5 listes sur la ligne de départ (contre plus d’une dizaine potentielles il y a encore quelques mois encore) pour succéder à Cécile Helle, maire socialiste actuelle qui avait annoncé depuis plus d’un an qu’elle ne briguerait pas un 3e mandat. Il s’agit des listes du socialiste David Fournier, du sans étiquette Stéphan Fiori, du divers droite Olivier Galzi, de la LFI Mathilde Louvain et de la RN Anne-Sophie-Rigault.



« Si dimanche prochain devait se dérouler le premier tour des élections municipales ici à Avignon, pour laquelle des listes suivantes y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? », il serait 27% à voter pour Olivier Galzi selon l’Ifop. Le candidat divers droite soutenu par l’UDI et Horizons semble donc poursuivre sur sa lancée du précédent sondage de nos confrères de La Provence réalisé en décembre dernier. Crédité alors de 21%, l’ancien journaliste est désormais en tête après avoir obtenu 8% lors d’un premier sondage effectué en septembre 2025.

Derrière Olivier Galzi, le socialiste David Fournier (24%) et la RN Anne-Sophie-Rigault (23%) sont au coude-à-coude. Le premier gagne 6 points par rapport au sondage de décembre et semble bénéficier d’une partie du report des électeurs de Joël Peyre et de Paul-Roger Gontard afin de distancer la candidate LFI.
La seconde gagne 1 point, confirmant ainsi l’ancrage solide du Rassemblement national dans la cité des papes, mais ne semble cependant pas encore créer une véritable dynamique afin de ‘chercher’ des électeurs supplémentaires.
En 4e position, l’Ifop place Mathilde Louvain avec 16% des intentions de vote, contre 14% en décembre. Enfin, Stéphan Fiori resterait à 10%. De quoi se maintenir au second tour, sauf marge d’erreur de 2,4 points ? (voir encadré en fin d’article).

Un éclatement à l’image de la France
« Il y a un vrai éclatement, car il y a possiblement cinq listes qui seraient en mesure de se maintenir au second tour, constate Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop. C’est le cas dans de nombreuses autres villes comme à Nîmes ou à Toulouse puisque le ‘ticket d’entrée’ pour accéder au 2e tour est plutôt faible. Il faut réaliser 10% des suffrages exprimés alors que dans d’autres types d’élections la qualification second tour est indexée sur la participation. »

Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop. Crédit : DR

Le Jean-Michel Aulas avignonnais ?
« L’autre enseignement de ce sondage, c’est la confirmation de la percée d’Olivier Galzi alors que ce n’est pas un politique stricto sensu. C’est assez inédit puisqu’en général quelqu’un qui n’est pas un professionnel de la politique et qui se lance dans des municipales, c’est plutôt une candidature de témoignage. Est-ce que c’est le Jean-Michel Aulas d’Avignon car il a une dimension médiatique et entrepreneuriale ? s’interroge Frédéric Dabi. Ce qui est sûr c’est qu’il arrive en tête et qu’il fait ses meilleurs scores auprès de catégories qui traditionnellement vote plus que la moyenne : les personne de plus 50 ans, il est à 39% chez les personnes de plus de 65 ans, 36% chez les retraités, 33% dans les catégories supérieures.
Le directeur général Opinion du groupe Ifop observe aussi un côté ‘attrape-tout’ par rapport à l’élection municipale avignonnaise précédente : « quand on regarde son résultat en fonction des votes aux élections de 2020, Olivier Galzi prend un électeur de gauche sur cinq, 60% des LR, 23% du RN. »

David Fournier et Anne-Sophie Rigault en embuscade
« David Fournier et Anne-Sophie Rigault sont dans un mouchoir, observe par ailleurs Frédéric Dabi. Ils ne sont pas loin de pouvoir être en tête au premier tour. David Fournier fait ainsi mieux que dans notre enquête précédente, mais il reste toutefois loin des scores de Cécile Helle qui a réalisé 34,46% en 2020. »

« Rien ne dit qu’Anne-Sophie Rigaud sera 3e, poursuit-il. Elle a été créditée de 21,53% en 2020 et comme beaucoup de villes du Sud-Est elle bénéfice de la capacité du RN à maintenir des bons scores, notamment chez les retraités, ce qui est une nouveauté alors que l’électorat traditionnel du Rassemblement national est plutôt constitué d’ouvriers et de moins de 25 ans. »

« Il y a encore beaucoup d’hésitation. »

Frédéric Dabi directeur général Opinion du groupe Ifop

Les incertitudes au second tour
Ce qui caractérise cette enquête, c’est la grande incertitude sur les listes en capacité de pouvoir ou vouloir se maintenir au second tour afin de succéder à Cécile Helle.
« Autre élément d’incertitude, c’est le nombre de personnes sûres de leur choix, souligne Frédéric Dabi. Nous sommes à trois semaines du vote et 37% des électeurs d’Olivier Galzi, 50% de ceux de David Fournier ou bien encore 38% de ceux de Mathilde Louvain sont susceptibles de changer d’avis. Il y a encore beaucoup d’hésitation. »



De multiples hypothèses pour le dimanche 22 mars
Difficile dans ces conditions, d’évaluer les résultats du second tour à Avignon. Et ce tant que l’on ne saura pas combien de listes seront effectivement en mesure d’être présentes le dimanche  22 mars. L’Ifop a néanmoins tenté de répondre aux différents scénarii : une quinquangulaire (victoire d’Olivier Galzi avec 29%), une quadrangulaire (victoire d’Olivier Galzi avec 32%) et triangulaire (victoire d’une liste d’union de la gauche avec 39%).

« Olivier Galzi est gêné par Stéphan Fiori. Il peut constituer un réservoir de voix à droite s’il ne se qualifie pas au second tour, mais s’il se maintien cela peut être un problème pour la liste Galzi », explique Frédéric Dabi



Jeune garde et mort de Quentin Deranque : quel impact sur la campagne ?
Réalisé alors que le lynchage présumé de Quentin Deranque à Lyon par des proches du député vauclusien Raphaël Arnault, soutien de la liste LFI avignonnaise, a monopolisé l’actualité, il est difficile à ce jour d’évaluer l’impact de cette affaire tragique sur la dynamique de campagne de Mathilde Louvain. Et ce d’autant plus que des proches de la Jeune garde (aujourd’hui dissoute) assurait une partie de la logistique de la campagne de la candidate LFI.

« Cela a peut-être renforcé l’hésitation, reconnaît cependant le directeur général Opinion du groupe Ifop. Jean-Luc Mélenchon a fait quand même près de 37% à Avignon lors du premier tour de l’élection présidentielle en 2022 alors que la candidate LFI est à 16%. C’est vrai qu’elle n’en prend qu’une partie mais il est difficile de mesurer l’impact émotionnel de la mort de ce jeune homme. Si Mathilde Louvain est devant David Fournier, cela peut créer un vote anti-LFI. La gauche peut donc perdre comme elle peut conserver la ville. Mais vu les incertitudes, il faut plutôt tabler sur une nouvelle élection le dimanche 15 mars au soir. »



Laurent Garcia

Méthodologie et marge d’erreur
L’enquête réalisée par l’Ifop pour le compte de La Provence, Ici Vaucluse et L’Echo du mardi a été menée auprès d’un échantillon de 603personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de personnes représentatif de la population d’Avignon âgée de 18 ans et plus. La représentativité de cet échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par quartier. Les interviews ont été réalisées par téléphone du jeudi 12 au jeudi 19 février 2026. Les 603 personnes se sont exprimées, à cela s’ajoute 13% de personnes qui n’ont pas souhaiter se prononcer au 1er tour.
« L’Ifop rappelle que les résultats de cette enquête doivent être interprétés comme une indication significative de l’état des rapports de force actuels dans la perspective des prochaines élections municipales à Avignon. En aucun cas, ils ne constituent un élément prédictif des résultats le jour du vote », insiste l’institut de sondage.

En effet, la théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. « Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver, explique l’Ifop. Cette incertitude, communément appelée ‘marge d’erreur’», varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé. »
En clair, dans le cas d’un échantillon de 600 personnes, si le pourcentage mesuré est de 10%, la marge d’erreur est égale à 2,4 points. Le ‘vrai’ pourcentage est donc compris entre 7,6% et 12,4%.
Pour une mesure à 20%, cette marge s’élève à 3,3 points, soit un score pouvant être compris entre 16,7% et 23,3% . Pour 30%, l’écart est de 3,7 points soit 26,3% et 33,7%. Enfin pour 40%, il se monte à 4 points, soit entre 36% et 44%.


Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Pour la quatrième année consécutive, la communauté d’agglomération du Grand Avignon a décidé de ne pas organiser de cérémonie de vœux mais de donner 10 000€ à une association. Cette année, c’est la Banque Alimentaire de Vaucluse qui reçoit ce don.

C’est désormais une tradition. Depuis 2023, le Grand Avignon choisi de ne pas faire de cérémonie de vœux en début d’année mais décide à la place de faire don de l’équivalent du budget qu’il utiliserait pour l’organisation de cet événement, soit 10 000€, à une association d’intérêt général. « Ce geste annuel témoigne de la volonté du Grand Avignon de soutenir concrètement les acteurs locaux qui œuvrent au quotidien pour renforcer la cohésion sociale et lutter contre la précarité », affirme l’Agglomération.

Après l’association Passerelle, la Croix-Rouge française et les Boutiques alimentaire et sociales, le Grand Avignon a choisi de faire ce don à la Banque Alimentaire de Vaucluse, acteur majeur de la lutte contre la précarité alimentaire sur le territoire.

« Cette somme nous permet de faire avancer ‘L’Épi solidaire’, notre projet d’épicerie sociale mobile destinée aux élèves de BTS du Grand Avignon, actuellement en phase de détection des besoins auprès des établissements scolaires », explique l’association.


Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

L’institut français Speak & Act a récemment dévoilé les classements des meilleures écoles dans leur domaine. L’école avignonnaise Game Academy y figure et obtient le label ‘Best School Experience’.

‘Best School Experience’ (meilleure expérience étudiante), c’est le label qu’a obtenu l’école de jeux vidéo vauclusienne Game Academy pour l’année 2026. Attribuée par l’institut Speak & Act, cette distinction met en avant les écoles et universités où les étudiants sont les plus heureux dans l’objectif d’orienter au mieux les candidats dans la recherche de la meilleure expérience étudiante.

Pour cette édition, plus de 150 000 avis issus de 750 établissements ont été analysés. Ce sont donc les avis des étudiants de la Game Academy eux-mêmes qui ont permis à l’école d’obtenir la deuxième place du classement des meilleures écoles dans la catégorie ‘Audiovisuel / Animation / Jeux Vidéo’ avec une note de 4,05/5.

Plusieurs critères ont été évalués : l’excellence académique, la qualité des locaux, le sentiment d’appartenance, la reconnaissance employeur, la démarche RSE, la force du réseau alumni, la qualité de la vie associative, ainsi que l’insertion professionnelle.

« Cette reconnaissance est avant tout celle de nos étudiants, déclare le fondateur et directeur Kévin Vivier. Elle confirme que l’expérience vécue au quotidien à Game Academy est en adéquation avec nos valeurs: exigence, bienveillance et passion pour la création vidéoludique. »


Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Le court-métrage Jour de Vent, réalisé par six anciens étudiants de l’École des Nouvelles Images à Avignon lors de leur dernière année d’études, est nommé dans la catégorie ‘Meilleur film étudiant’, aux Annie Awards, considérés comme les Oscars de l’animation.

Martin Chailloux, Ai Kim Crespin, Elise Golfouse, Chloé Lab, Hugo Taillez et Camille Truding. Ce sont les six anciens étudiants issus de l’École des Nouvelles Images, située à Avignon, qui pourraient remporter un prix prestigieux pour leur court-métrage Jour de Vent à l’occasion de la 53e cérémonie des Annie Awards, qui se tiendra à Los Angeles ce week-end du 21 et 22 février.

Jour de Vent a vu le jour en juin 2024 et a remporté de nombreuses récompenses depuis, dans des petits festivals locaux, mais aussi des festivals internationaux comme les Siggraph America et Siggraph Asia qui mettent en avant surtout la technique. « Peu importe l’influence du festival, c’est toujours gratifiant de recevoir un prix ou même d’être seulement nommé, ça veut dire que le film a été vu, et potentiellement apprécié », explique Camille Truding, l’un des réalisateurs du court-métrage.

Les Annie Awards, une belle surprise

Le film étant sorti il y a quasiment deux ans et ayant été mentionné dans plusieurs festivals depuis, sa nomination aux Annie Awards a été une véritable surprise pour ses créateurs. « On pensait que le parcours du film touchait à sa fin, il avait déjà fait un beau tour d’horizon, affirme Camille. On s’était inscrits aux Annie Awards en été dernier mais au fil des mois, sans retour, on a fini par oublier. » C’est seulement il y a quelques semaines que le groupe a appris la nomination du film.

Les Annie Awards sont des récompenses du cinéma américain qui distinguent les films d’animation. Ces récompenses figurent parmi les plus prestigieuses dans ce secteur du cinéma. C’est une cérémonie qui distingue les films dans leur ensemble : l’histoire, les visuels, les personnages, etc. « C’est une cérémonie qui est très suivie car il n’y a pas besoin d’être du métier pour regarder et apprécier les différents projets nommés », ajoute Camille.

Un projet de fin d’études

Pour leur 5e année d’études à l’École des Nouvelles Images, les étudiants doivent travailler toute l’année sur un projet de court-métrage en groupe qui doit être terminé à l’issue de l’année scolaire. Au sein de la promotion 2024, ce sont cinq projets qui ont été réalisés et encadrés par les formateurs de l’école avignonnaise.

« On était un groupe très soudé, avec chacun sa spécialité et une vision commune du film, ce qui a permis une belle entente et une belle communication. »

Camille Truding

Martin Chailloux, Ai Kim Crespin, Elise Golfouse, Chloé Lab, Hugo Taillez et Camille Truding ont décidé de mettre leurs compétences en commun pour réaliser Jour de Vent, dont le pitch a été imaginé par Martin. Chacun y a mis du sien : Elise s’est occupée du visuel et des textures (décors et personnages), Ai Kim de l’animation, Hugo du storyboard, Chloé du compositing (le peaufinage, pour que tout soit homogène), et Camille s’est concentré sur le scénario avec Martin, qui de son côté, a pu aussi implémenter des outils spécifiques grâce à ses capacités de codage. Chacun a pu aussi participer à l’élaboration des détails comme les cheveux, les vêtements, les nuages, etc.

Les réalisateurs de Jour de Vent. DR

Un court-métrage

Jour de Vent est donc un court-métrage de 6 minutes. 6 minutes durant lesquelles aucun mot n’est prononcé. Une volonté des réalisateurs qui souhaitaient créer une histoire avec un message universel. « On voulait parler de la vie qui peut parfois être chamboulée par une rafale de vent qui nous pousse dans une direction qu’on aurait jamais pensé prendre au départ », développe Camille.

« On voulait faire un court-métrage qui parle à tout le monde. »

Camille Truding

Côté design, c’est la 2D dans le style bande-dessinée ou roman graphique qui a été privilégiée. L’équipe s’est inspirée de références comme Le Petit Nicolas illustré par Jean-Jacques Sempé, ou bien Calvin et Hobbes écrit et illustré par Bill Watterson. C’est ainsi qu’est né Jour de Vent.

La cérémonie des Annie Awards aura lieu ce samedi 21 février à 19h, heure locale (heure française : dimanche 22 février à 5h). Pour la visionner, cliquez ici.


Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Ce mercredi 18 février, le Groupement des Artisans Boulangers-Pâtissiers du Vaucluse a organisé à CMA Formation Avignon le 15e Concours départemental de la Meilleure Baguette de Tradition. L’occasion aussi d’introduire un nouveau concours, celui du Meilleur Flan du Vaucluse.

Après avoir récompensé la meilleure galette des rois, le meilleur gâteau des rois, et la meilleure pompe à huile en décembre dernier à l’occasion du Concours de l’Épiphanie, c’était au tour des baguettes et des flans d’être jugé par un jury composé de boulangers-pâtissiers vauclusiens.

Pour cette nouvelle édition du Concours départemental de la Meilleure Baguette de Tradition, on a dénombré 22 participants dans la catégorie ‘Artisan/Salarié’ et 30 dans la catégorie ‘Apprentis’. Pour ce 1er Concours du Meilleur Flan, 21 artisans/salariés ont participé, ainsi que 15 apprentis.

Valoriser le savoir-faire

L’objectif de ces deux concours est de mettre en valeur l’excellence et le savoir-faire artisanal, ainsi que la transmission de ce savoir-faire aux jeunes en apprentissage.

Pour la baguette de tradition, les participants ont été jugé d’après l’aspect de la baguette, sa croûte, sa mie, son goût et sa mâche. Pour le flan, le visuel, la cuisson, la texture, ainsi que le goût étaient pris en compte pour départager les meilleurs.

Le jury. ©Groupement des Artisans Boulangers-Pâtissiers du Vaucluse

Les lauréats de la Meilleure Baguette de Tradition

Catégorie Artisan/Salarié :

Catégorie Apprenti CAP :

  • 1er prix : Yanis Chikhoui de CMA Formation Avignon
  • 2e prix : Adrien Vial de CMA Formation Avignon
  • 3e prix : Samuel Gauthier de CMA Formation Avignon

Catégorie Apprenti BP-BM :

  • 1er prix : Mathieu Long de CMA Formation Avignon
  • 2e prix : Paco Biagioni de CMA Formation Avignon
  • 3e prix : Maxime Wallois de CMA Formation Avignon

Les lauréats du Meilleur Flan

Catégorie Artisan/Salarié :

Catégorie Apprenti CAP :

  • 1er prix : Théo Giana de la boulangerie Au Pain d’Antan à Valréas

Catégorie Apprenti BP-BM :

  • 1er prix : Florence Peger de Maison Lyse à Cabrières d’Avignon

Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Le couple d’automates a passé plus de trois mois entre les mains expertes des frères Edoli, Michel et Marc, deux menuisiers-ébénistes installés à Sarrians, où leur père Achille avait créé l’atelier en 1948. Depuis, cette maison familiale est labellisée par les Monuments Historiques, ce qui lui a permis de remettre en état nombre de site qui font la renommée du Vaucluse. Comme le Palais des Papes, la Chapelle de l’Oratoire dans la Rue Joseph Vernet, le Château de Fargues au Pontet et les 500 fenêtres de la Bibliothèque-Musée Inguimbertine de Carpentras.

« Les amoureux de bois qui pèsent autour de 200 kg ont été descendus du clocher début octobre grâce à une grue, explique Michel Edoli. Une fois transportés chez nous, avec l’équipe, nous avons démonté chaque pièce, bras, pieds, têtes, mains. Nous avons décapé le bois qui était en lamellé-collé et qui au fil du temps, depuis la dernière rénovation, quand Avignon était la Capitale Européenne de la Beauté en 2000, a subi les outrages du temps et les caprices de la météo, entre mistral, soleil brûlant et pluie. Avec un décapeur thermique, nous avons ôté toutes les couches de mastic, de colle, de résine, de peinture desséchées qui se sont fissurées, décollées et ont été rongées par le temps. Nous avons utilisé du sapin de qualité et pour qu’il tienne longtemps nous lui avons fait boire une bonne quantité d’huile et de peinture pour le protéger. »

Pour le mécanisme, c’est Christophe Nebout qui a géré les poids, contre-poids et câbles qui permettent le mouvement des mains et du torse de Jacquemart et de Jacotte qui pivotent toutes les demi-heures en même temps que sonnent les cloches. « Il y a un nouveau programmateur électronique pour harmoniser les gestes, je dois ajuster le mouvement pour qu’il soit un petit peu plus ample, j’ai aussi mis un système moins gourmand en énergie », précise-t-il, lui qui a longtemps géré toutes les horloges d’Avignon, aussi bien sur les églises, que dans les cours d’écoles, collèges et lycées qui peuvent servir de tocsin en cas d’inondation ou d’incendie.

« C’est reparti pour un bon moment »,  prophétise Michel Edoli. Ce lifting a coûté 57 000€, financés entièrement par la Mairie d’Avignon, et qui attire chaque jours, quand résonne le clocher, des milliers de regards, ceux des touristes qui passent par la Place de l’Horloge… comme son nom d’indique.

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

La soprano Julie Roset et la mezzo-soprano Adèle Charvet dans ‘La chambre d’échos’

La soprano Julie Roset, révélation artiste lyrique aux Victoires de la musique classique 2025, qui fut élève de la Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon durant 5 ans et la mezzo-soprano Adèle Charvet s’associent à l’ensemble Le Concert de la Loge pour un spectacle lyrique envoûtant, mis en espace par Eddy Garaudel.

Un programme mêlant poésie et musique baroque

Le programme mêle poésie et musique baroque à travers des airs de Georg Haendel, Geminiani, Vivaldi ou Rameau, autour des mystères fascinants et sensibles de nos forêts. Ainsi la nature apparaît dans ce cadre à la fois comme un refuge nécessaire et un repoussoir dynamique ; elle semble toujours favoriser le retour à soi pour retrouver une vérité enfouie. C’est le parcours de deux figures féminines qui tentent de dépasser une blessure. Cette histoire d’un combat contre soi-même est aussi un combat contre les artifices et tout ce que nous érigeons autour de nous comme protection illusoire.

Samedi 21 février. 20h. 6 à 40€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Les déambulations étonnées d’une petite fille dans le vaste monde des adultes

Grande pour son âge, sa mère l’a appelée Girafe. Elle a neuf ans et se pose un tas de questions. Certaines réponses sont dans le dictionnaire dont sa maman récemment décédée lui a recommandé la lecture. Il y a la définition des mots, « joie » et « tristesse », par exemple. Mais rien sur les difficultés de son père, artiste, à gagner sa vie.

Un conte initiatique peuplé de drôles de personnages

Avec Judy Garland, son ours en peluche, Girafe s’embarque dans un périple où elle croise une série de personnages hauts en couleurs. D’un vieux qui sent la soupe à un banquier désabusé, d’Anton Tchekhov buvant du champagne à une panthère noire poursuivie par la police… Girafe découvre à quel point le monde des adultes est bizarre avec son obsession pour l’argent.

Avertissement 

Certains propos peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. Merci de respecter l’âge minimum de 10 ans. Exceptionnellement les fratries dont les enfants ont moins de 10 ans ne pourront pas assister au spectacle.

Vendredi 20 février. 15h. Gratuit sur réservation uniquement par téléphone : 04 90 85 59 55. Le Totem. Scène Conventionnée d’intérêt national Art – Enfance – Jeunesse. Maison pour tous Monclar. 20 Avenue Monclar. Avignon.


Sondage à Avignon : percée d’Olivier Galzi dans une élection très indécise

Entrons dans la danse

Le coup d’envoi de cette 48e édition qui se veut vivante et réconciliante a été donné pour la première soirée par Nans Pierson. À l’instar des ateliers qu’il mène toute l’année au Centre de Développement Chorégraphique National d’Avignon (CDCN) le danseur avignonnais a entraîné une soixantaine de spectateurs – de 12 à 80 ans — à ne plus l’être justement (spectateur) et à vivre une danse immersive électro. Cette performance collective participative a eu lieu dans la pénombre tamisée du Grenier à Sel. Guidé à la voix pour un petit échauffement, le set proposait ensuite d’explorer « une danse à soi » c’est-à-dire de danser sur une musique électro pré-enregistrée sans être gêné par le regard des autres. Une heure de libres déhanchements sans contrainte sinon le plaisir de se connecter à soi ou aux autres avant une relaxation bien méritée.

Voyez comme on danse

A contrario, avec ‘Kill me’, la chorégraphe argentine Marina Otero a montré au grand jour et dans une mise à nu radicale ses fragilités et celles de ses cinq acolytes. Devant le public conquis de la Garance de Cavaillon, elle a transformé son introspection en un spectacle bouleversant où l’âme meurtrie trouve un apaisement dans les mots dits et les corps montrés. 

Musique live avant tout

La première semaine s’est conclue par deux spectacles magnifiques : ‘Branle’ de Madeleine Fournier et ‘Carcaça’ du Portugais Marco da Silva Ferreira où la musique en live a pris toute sa place dans les propositions chorégraphiques, s’avérant même indispensable pour structurer le récit ou l’espace. 

Avec ‘Branle’, la bourrée n’a qu’a bien se tenir ! 

La circularité du plateau de la Scierie, la disposition des spectateurs autour des six danseurs et danseuses nous entraînent de fait dans la danse : nous ne pouvons pas tout voir donc nous attrapons au vol un geste, un regard, un sourire quelquefois une invitation. Ce pas de six étonnant, virtuose et joyeux, inspiré des danses traditionnelles part cependant d’une lecture de ‘L’Ethique’ de Spinoza. « Une façon de poser la pièce sur cette grammaire des émotions », précise la chorégraphe et interprète Madeleine Fournier. La chanteuse et musicienne Marion Cousin  déclame dès l’ouverture quelques uns de ces affects parmi la cinquantaine identifiée par le philosophe : le désir, l’avarice, la peur, la colère… Libre à nous de chercher à les identifier ou au contraire se perdre dans l’ostinato de la cornemuse de Julien Sesailly et le mixage expérimental de Marion Cousin. C’est sacrément jubilatoire.

Avec ‘Carcaça’, la résistance et l’espoir ont un bel avenir

Sur la scène de l ‘Opéra Grand Avignon, ce fut une explosion de joies, de peines et de luttesportée par  dix danseurs et danseuses et  deux musiciens (électro et batterie) présents sur le plateau. On peut y voir défiler une partie de l’histoire du Portugal de son coq emblématique à sa révolution des Oeillets par des tableaux subtils de couleurs et de rythme où la tradition affronte sans arrêt nos temps modernes. On peut aussi s’extasier sur ce jeu de jambes original et permanent qui évolue au gré des tableaux, et qui synthétise à lui seul tout le message de ce spectacle : un manifeste joyeux quoique quelquefois douloureux d’une quête de liberté toujours à conquérir, la nécessité de défendre son identité tout en rejoignant la communauté. La danse devient ainsi le temps d’une soirée une transe engagée qui nous exulte .

Les spectacles à venir en vagabondage

La semaine débute au Cinéma Utopia avec la projection ‘Danser ensemble’ qui présente la « vidéo danse » où le partenaire n’est pas celui que l’on croit ! Franck Boulegue et Marisa Hayses du Festival International de vidéo Danse de Bourgogne animeront le débat en fin de projection. La réalisatrice et performeuse Flora Détraz investit le Grenier à Sel pour déconstruire les archétypes de la féminité et nous offre aussi en soirée un concert-performance. La lumière et son univers poétique ont guidé Vania Vaneau pour ‘Heliosfera’. Chloé Zamboni va faire danser les objets du quotidien au Théâtre des Halles avec ‘Quelques choses’. ‘Le Margherite’, — un spectacle très attendu  car effleuré déjà l’an passé en sortie de résidence aux Doms — nous est proposé  à la salle BenoitXII. Marion Blondeau rend  visibles les corps vieillissants en mettant en mouvements trois femmes âgées de 60 à 70 ans dans ‘Organicitées’ à La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. Quelen Lamouroux nous fait entrer dans l’intimité de son capharnaüm d’objets pour un seul en scène poétique nommé ‘L’imprévue’. On retrouvera la compagnie de Nacim Battou à l’Autre Scène de Vedène pour vivre une dernière nuit ? Le festival se clôturera avec pas moins de quatre propositions dans la journée du samedi allant d’une conférence évoquant les bals clandestins pendant la Seconde Guerre Mondiale aux ‘Eclats’ de Léa Vinette, au seul en scène de Julien Andujar pour finir par une totale carte blanche à l’artiste complice Massimo Fusco pour un Bal Magnétique à la Scierie. 

Jusqu’au 21 février. De 5 à 27€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. 0490 82 33 12.
Billetterie : 04 90 11 46 45. Points de vente. 3-5 rue Portail Matheron. Avignon.

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