5 février 2026 |

Ecrit par le 5 février 2026

La Geek Expo s’installe au parc des expositions d’Avignon pour une 9e édition

Ces samedi 7 et dimanche 8 février, l’Avignon Geek Expo, organisée par l’agence E-Inside, fait son grand retour au parc des expositions. Près de 200 exposants seront au rendez-vous pour cette 9e édition.

Ce week-end, le parc des expositions d’Avignon accueillera des expositions, des jeux, et bien d’autres animations lors de la Geek Expo. L’occasion pour les visiteurs de s’immerger dans les mondes des films et séries incontournables comme Harry Potter, Jurassic Parc, The Walking Dead, Toy Story, ou encore Star Wars, mais aussi dans les univers de différents jeux vidéos tels que League of Legends, Call of Duty, Mario, Fortnite et bien d’autres.

Des invités

De nombreux acteurs, chanteurs, doubleurs et chanteurs seront présents pour l’occasion et animeront des conférences, des séance de dédicace et feront des photos. C’est le cas notamment de Chris Rankin Georgina Leonidas, qui ont respectivement joué Percy Weasley et Katie Bell dans la saga Harry Potter, Maeva Méline, qui a prêté sa voix à Raiponce dans le film d’animation éponyme, la chanteuse Anne Meson, qui a interprété de nombreuses chansons dans des films comme Oliver et Compagnie ou encore La petite sirène, et bien d’autres personnalités.

Des exposants

Près de 200 exposants seront présents. Les visiteurs pourront se procurer des snacks et boissons venus tout droit d’Asie, des créations textiles, des illustrations, des mangas et comics, des bijoux aux inspirations elfiques, des peluches, et des accessoires en tout genre représentant divers univers.

Des animations

Le week-end sera rythmé par de nombreuses animations. Au programme : du cosplay, de la danse, des expositions, des décors pour prendre ses plus belles photos et bien d’autres surprises.

Plusieurs challenges de e-sport seront organisés sur les deux journées comme un challenge Mario Kart, un challenge Fortnite, un challenge FC26, et bien d’autres.

Pour accéder au programme du week-end en détail, cliquez ici.
Il est encore temps de réserver votre billet en cliquant ici.

Samedi 7 et dimanche 8 février. Parc des expositions. Chemin des Félons. Avignon.


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11 organismes de formation, situés dans la zone d’activité d’Agroparc, organisent une journée portes ouvertes ce samedi 7 février.

Divers organismes de formation avignonnais joignent leurs forces pour organiser une journée portes ouvertes durant laquelle étudiants, demandeurs d’emploi ou personnes en reconversion pourront se renseigner sur les différentes formations. Agriculture, santé, business, social, finance, et bien d’autres secteurs d’activité seront représentés avec des formations du CAP à BAC+7.

En tout, ce seront 11 établissements qui accueilleront le public : le Groupe Belmont, le Centre d’Enseignement et de Recherche Informatique, le Groupement d’Intérêt Public des Établissements de Santé d’Avignon & du Pays de Vaucluse, l’IFOGA Ecole d’Ostéopathie Avignon, l’Institut Agrosciences, Environnement et Santé, l’Institut Méditerranéen de Formation, Recherche et Intervention Sociale, l’Institut Universitaire de Technologie d’Avignon, l’ISARA Agro School For Life, l’ISEMA Business School For Life, le Lycée François Pétrarque, ainsi que Molera Formation.

Samedi 7 février. De 9h à 17h. Zone d’Agroparc. Avignon.


La Geek Expo s’installe au parc des expositions d’Avignon pour une 9e édition

Nombre d’expositions historiques ont marqué la ville d’Avignon depuis un demi-siècle et attiré les foules.

‘Picasso’ en 1970, une sélection des oeuvres de la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence en 1985, ‘Botero’ en 1993,  ‘La Beauté’ inaugurée en 2000 par Jacques Chirac et Elisabeth Guigou quand la Cité des Papes était Capitale Européenne de la Culture. Également très fréquentées l’installation de sculptures africaines ‘Les Eclaireurs’ collectionnées par le regretté Jean-Paul Blachère en 2017, ‘Mirabilis’ mis en scène par Christian Lacroix en 2018, ‘Ecce Homo’ d’Ernest Pignon-Ernest en 2019, ‘Amazonia’ (350 000 visiteurs) du photographe brésilien Sebastiao Salgado qui était présent à Avignon lors de l’inauguration et qui, lui aussi, nous a quittés l’an dernier. N’oublions pas non plus en 2023 ‘Palazzo’ d’Eva Jospin, en présence de son père, ancien Premier ministre. Ses grottes, dentelles et palais imposants ont fait « un carton » au sens propre avec 468 000 visiteurs, suivis en 2024 de ‘À la vie à l’amour’, les pochoirs de la révoltée Miss Tic.

Décidément, les choix de Cécile Helle ont fait mouche et battu tous les records en particulier, entre juin et janvier derniers, l’exposotion ‘Cosmos ou les Fantômes de l’Amour’ du plasticien Jean-Michel Othoniel, une déambulation onirique à travers une dizaine de sites à Avignon.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes, dans les musées municipaux dont l’entrée est gratuite : +146% pour le Musée Lapidaire (avec 105 900 entrées), +81,64% pour Le Petit Palais (70 164), +28,18% pour le Musée Calvet (55 415).En revanche, Le Palais du Roure qui lui n’a accueilli aucune œuvre de perles de crystal de Murano, a vu son attractivité reculer de près de 30% par rapport à 2024. Quant aux Bains Pommer restaurés qui ont rouvert le 20 juin, ils ont reçu la visite de plus de 60 000 amateurs. Au total, cela représente 346 135 Vauclusiens et touristes qui ont été attirés par la remise en état de ces anciens bains publics classés aux Monuments Historiques en 1992 et par la créativité de Jean-Michel Othoniel. À périmètre constant, hors Bains Pommer, la fréquentation dans les musées de la ville a grimpé de +60,20% avec 285 864 visiteurs.

De son côté, Avignon Tourisme a recensé 400 000 entrées pour le Palais des Papes et 375 000 pour le Pont Saint-Bénézet, soit 775 000 billets en tout, même si on ne peut pas distinguer entre ceux qui concernaient les sites historiques d’un côté et les expositions de l’autre. Mais c’est surtout la preuve qu’Avignon, Terre de Culture, rayonne bien au-delà de ses 64 km² entre Rhône et Durance. Un confetti sur la mappemonde et pourtant… Small is beautiful !


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Durant l’année, l’Académie Vaucluse Provence organise plusieurs journées portes ouvertes afin de faire découvrir ses formations. Une aura lieu ce samedi 7 février.

L’Académie Vaucluse Provence ouvre les portes de ses deux campus ce samedi à l’occasion d’une journée portes ouvertes. De la santé à l’hôtellerie-restauration, en passant par l’immobilier, la finance, le numérique, l’énergie ou encore la métallerie, cet événement sera l’occasion pour les collégiens, lycéens, étudiants et demandeurs d’emploi de se renseigner sur les 65 formations proposées, du CAP au BAC+5.

Toute la journée, le Campus de la CCI de Vaucluse et le Campus Agroparc, accueilleront le public qui pourra bénéficier de visites des établissements, d’entretiens avec les professeurs et les étudiants, mais aussi de nombreuses animations en lien avec les formations de l’Académie Vaucluse Provence. Il sera également d’ores et déjà possible de s’inscrire aux formations.

Samedi 7 février. De 9h à 16h.
Campus de la CCI de Vaucluse. Allée des Fenaisons. Avignon.
Campus Agroparc. 60 Chemin de Fontanille. Avignon.


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La mi-saison de l’AJMI s’ouvre avec le Sélène Saint-Aimé Quintet, organisé en partenariat avec Avignon Jazz Festival (ex Tremplin Jazz Avignon).

Un témoignage en musique

La contrebassiste Sélène Saint-Aimé a conçu son concert ‘Potomitan’ à la suite d’un long séjour auprès de sa famille en Martinique. L’occasion pour elle de longues conversations, sur son histoire, son enfance. A partir d’une histoire personnelle, c’est toute l’histoire des femmes antillaises, piliers et forces des foyers qui est évoquée dans ce projet ‘Potomitan’.

Un quintet solaire

C’est une musique que l’on peut classer dans la catégorie « Musiques du monde » mais si le projet s’appuie sur la musique traditionnelle des Antilles françaises et d’Afrique, il n’hésite pas à fusionner avec le jazz et à construire un dialogue poétique entre la voix, la contrebasse et les soufflants.

Jeudi 5 février. 20h30. 5 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


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Grand succès au Off, se spectacle est conçu sous forme de « vraie fausse conférence » sur l’art de faire (difficile) et de démasquer (tout aussi difficile !) les « faux. »

Le directeur d’un grand musée londonien est dépité : il vient d’apprendre que le tableau qu’il a prêté au Musée du Louvre est un faux. C’est l’œuvre du plus grand faussaire du XXe siècle : Han van Meegeren ! Comme par magie, le faussaire apparaît. S’engage alors entre les deux hommes une discussion à bâtons rompus au fil de laquelle sont évoqués la jeunesse de Han, ses débuts prometteurs dans la peinture, ses désillusions… et sa fabuleuse histoire. 

Une histoire vraie

Han van Meegeren a existé, il a été un des plus grands faussaires du XXième siècle et particulièrement spécialisé dans les œuvres du peintre Vermeer. Frustré de n’être pas reconnu à sa juste valeur, Han décide de créer de « nouveaux Vermeer », des tableaux si parfaits qu’ils mystifient les plus grands experts… Mais un grain de sable va enrayer la machine et conduire le génial faussaire à un procès dont le bruit se répandra sur toute la planète… 

Une confrontation captivante

Au-delà de cette histoire incroyable, comment cette supercherie a pu exister ? Le spectacle y répond en nous faisant témoin de ce duel entre deux hommes, respectivement experts en leur domaine . En sortant vous saurez tout sur les techniques de restauration, l’utilisation des pigments, le vieillissement des matériaux utilisés. L’auteur et metteur en scène François Barluet s’est fort bien documenté et nous fait partager ses interrogations et sa fascination aussi pour ces personnages hors du commun. 

Texte et mise en scène : François Barluet
Avec François Barluet et Benoît Gourley
Gosset Productions

Mercredi 4 février. 20h. 10 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12, rue des Teinturiers. Avignon.
Réservations et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.comwww.atp-avignon.fr


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Retour à Avignon pour Julie Fuchs, une diva populaire

Elle qui a fait ses débuts au Conservatoire d’Avignon aime revenir régulièrement sur la scène de l’Opéra Grand Avignon. Le public l’aime aussi car elle est authentique et drôle, exigeante dans ses rôles et passionnée pour les défendre. Cette artiste lyrique, lauréate de trois Victoires de la Musique, Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres,a un  répertoire qui s’étend du baroque à la musique contemporaine, avec un accent sur les héroïnes de Mozart et du Bel Canto. Elle aime les nouveautés, les défis : chanter l’Avé Maria aux obsèques de Johnny Hallyday, défendre la cause des artistes lyriques évincées car enceintes, se frotter à des rôles comiques où elle excelle ou plus récemment jouer Edwige dans le Robinson Crusoë d’Offenbach. 

Un concert dédié aux œuvres de Satie (1866-1925)

Lors de ce concert dédié aux œuvres de Satie (1866 – 1925), Debussy, Bruant, Weill… Julie Fuchs présentera son nouvel album, le quatrième, Je te veux, qu’elle dédicacera à l’issue de la représentation. Pour ce concert, la soprano renoue  avec l’esprit des cabarets des Années folles, entourée par de talentueux musiciens.

Vendredi 6 février. 20h. 6 à 42€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


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Œuvre fondatrice du cinéma indien moderne, La Complainte du sentier sera projetée jeudi 12 février au Ciné Vox Avignon dans le cadre du cycle ‘Regards sur le cinéma indien’, initié par l’association Adaikalam. Ce film mythique de Satyajit Ray, premier volet de la trilogie d’Apu, marque l’histoire du septième art et demeure, près de soixante-dix ans après sa sortie, d’une saisissante modernité.


Présenté et récompensé dans les plus grands festivals internationaux dès le milieu des années 1950, La Complainte du sentier (Pather Panchali) a ouvert au public occidental les portes d’un cinéma indien jusqu’alors largement méconnu. À rebours des productions spectaculaires de l’époque, Satyajit Ray y déploie une mise en scène d’une grande sobriété, attentive aux gestes du quotidien, aux silences et aux paysages ruraux du Bengale.

Un film qui a changé le regard sur l’Inde
À travers le regard d’un enfant, Apu, le cinéaste compose une fresque intime et universelle sur la pauvreté, la dignité et l’éveil au monde. Ce réalisme poétique, salué par la critique internationale, influencera durablement le cinéma d’auteur mondial et vaudra à Ray d’être comparé à des figures comme De Sica ou Kurosawa. Le film figure aujourd’hui dans de nombreuses listes des ‘40 films à voir absolument dans une vie’.

Copyright Satyajit ray

Une trilogie devenue légendaire
Premier chapitre de la trilogie Le Monde d’Apu, La Complainte du sentier pose les fondations d’un récit initiatique poursuivi avec L’Invaincu et Le Monde d’Apu. Ensemble, ces films forment l’un des ensembles les plus respectés de l’histoire du cinéma, régulièrement étudié dans les écoles et universités du monde entier.

Cinéma et solidarité
Cette soirée s’inscrit dans une démarche solidaire portée par Adaïkalam, association engagée auprès de La Maison d’Agathe, un orphelinat pour jeunes filles à Pondichéry. Une partie du prix du billet sera reversée à l’association, prolongeant ainsi l’expérience cinématographique par un geste concret de soutien. À l’issue de la séance, le public est invité à partager un moment convivial autour d’un thé indien, fidèle à l’esprit de transmission et d’échange du cycle. Un rendez-vous rare pour découvrir un monument du cinéma mondial et poser, le temps d’une soirée, un regard différent sur l’Inde et sur le pouvoir universel du cinéma.

Infos pratiques
Regards sur le cinéma indien. Projection de La Complainte du sentier.  ‘Pather Panchali’ de Satyajit Ray. Jeudi 12 février 2026 à 18h. Durée 1h50. Ciné Vox.13 €, dont 4€ reversés à Adaïkalam. Présentation du film par les membres de l’association et thé chaï offert après la projection.
Mireille Hurlin


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Les Hiverômomes ouvriront le bal le mardi 10 février pour laisser la place jusqu’au samedi 21 février aux Hivernales, une édition « qui pulse, ose et nous relie. »

Carte blanche pour un fil rouge

Quand on demande à Isabelle Martin-Bridot, directrice du Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) ce qui a guidé sa programmation pour cette 48e édition, elle n’a qu’un temps d’hésitation pour citer Massimo Fusco et sa Compagnie Les Corps Magnétiques. « Plus qu’un fil rouge, je pense que ce qui m’a guidée c’est la collaboration avec Massimo Fusco, notre artiste associé depuis 4 ans. Comme la première année, on lui a confié une carte blanche. J’ai l’impression que c’est un peu cette carte blanche notre fil rouge pour cette 48e édition. La question du lien vivant, du lien aux autres, la question d’une danse, on va dire un peu plus populaire peut-être, qui se tisse à travers des gestes issus de la culture populaire, de bals, de danses folkloriques. Et du coup, la question de se toucher, de se tenir par la main, en tout cas de s’attraper, de se prendre, de se saisir d’amener l’autre à soi par la danse, c’est peut-être ce qui traverse cette édition. Il y a beaucoup d’artistes qui travaillent sur la question des danse populaires, dont Massimo, évidemment, avec son ‘Bal Magnétique’. »

Massimo Fusco, artiste associé

« Être artiste associé, c’est un label attribué par le Ministère de la Culture en tant que Scène Nationale. On a ainsi une enveloppe qui nous permet d’accompagner un artiste dans sa production d’œuvre, mais c’ est aussi un échange, c’est-à-dire qu’on se nourrit l’un l’autre. Dans le cahier des charges, l’artiste a pour mission de travailler sur le territoire avec nous, avec des populations, avec des publics pour des projets particuliers. C’est vraiment cette présence au long cours qui permet d’irriguer le territoire. Il présente cette année en clôture la forme aboutie du ‘Bal Magnétique’ – présenté l’année dernière en sortie de résidence – C’est un projet en deux temps : Une première partie qu’il a chorégraphié pour trois interprètes féminines, sur la question des danses de salon, des danses de couples. Dans la deuxième partie, il amène le public à lui avec ses interprètes pour nous faire danser dans un bal participatif. La Scierie est un lieu approprié pour une disposition non frontale du public. C’est sa dernière année avec nous, mais on aura toujours un regard sur son travail et il n’est pas dit qu’il ne revienne pas aux Hivernales ! »

Le lien au-delà, par-delà le plateau

De même la chorégraphe Madeleine Fournier avec ‘Branle’ – pièce pour 6 interprètes – s’inspire des danses de la Renaissance qui est aussi la question d’une danse issue des danses traditionnelles et des danses folkloriques, mais qu’elle ré-imagine complètement moderne , dans un bal, un peu atypique et un peu particulier, qui travaille la connivence entre les individus, entre les êtres, entre les interprètes, mais aussi avec le spectateur. Et Isabelle Martin-Bridot d’ajouter : « c’est vraiment cette question du lien, du lien entre les interprètes, mais du lien aussi au-delà, par-delà, le plateau, j’ai envie de dire, le lien vers le public. Et je crois que c’est un peu ça, le fil de cette édition. »

Des créations, des surprises, des prises de risque

Comment choisir quand il s’agit de créations ? « Une des missions du CDCN est d’accompagner les artistes dans leur création et dans la production de leurs œuvres. D’accompagner aussi les artistes émergents quitte à prendre des risques en présentant des formes singulières. L’accompagnement va jusqu’à la co-production. On est heureux de permettre la création du concert-performance de Flora Détraz  ‘Gorgo’ au Grenier à Sel ou le travail des corps et de la lumière de Vania Vaneau dans Heliosfera. Pour Chloé Zamboni (‘Quelques Choses’) ou Léa Vinette (‘Eclats’), ce sont des jeunes artistes que j’ai pu découvrir dans leur premier projet. Je me suis dit qu’elles méritaient d’être accompagnées car c’est souvent toujours un peu plus difficile, quand on en est au balbutiement pour une équipe de trouver des lieux qui veulent bien mettre de l’argent sur ton projet. Pour nous, ça fait partie de nos missions, de se dire, on met de l’argent, on les accompagne pour que le projet puisse voir le jour et on va jusqu’au bout, on les fait venir à Avignon ! »

D’une résidence au Théâtre des Doms en 2025 à la salle Benoit XII en 2026

‘Le Margherite’ d’Erika Zueneli est un bel exemple d’accompagnement du CDCN et d’un partenariat suivi avec le Théâtre des Doms. La compagnie belge avait présenté une première étape de ce spectacle en sortie de résidence en 2025 aux  Doms. Ce qui a poussé la directrice du CDCN a soutenir ce spectacle ? « J’avais trouvé la pièce  extrêmement intéressante, extrêmement drôle. Le public avait super bien réagi,  les gens sont sortis de là en disant mais on veut voir cette pièce, on veut voir cette pièce ! Je me suis dit : mais effectivement, le public a raison. Cette pièce, elle a tous les atouts pour être à Avignon l’hiver prochain.»

Des spectacles grand public qui font du bien

Isabelle Martin-Bridot nous invite aussi à voir des spectacles plus grand public. « La force de ce festival est l’éclectisme, la diversité des propositions que la danse déploie. Je ne fais qu’être le passeur les artistes et le public, je montre ce que les artistes nous donnent à voir. Je fais un choix, mais le choix, je le fais aussi pour le public d’Avignon. La scène de l’Opéra Grand Avignon permet de proposer un grand ensemble et  je sais que ‘Carcaça’ de Marco da Silva Ferreira est une pièce qui coche un peu toutes les cases, parce qu’elle est à la fois extrêmement populaire, elle va chercher dans le vocabulaire des danses traditionnelles du Portugal mais aussi dans la gestuelle de la danse urbaine. Les artistes sont extrêmement virtuoses sur une musique très présente. Elle porte aussi un message politique « ne nous endormons pas, soyons vigilant. » Je pense qu’il n’y a pas d’interdiction à aller voir une pièce grand publique esthétique qui fait plaisir et qui fait du bien, et aller voir une pièce un peu plus conceptuelle ou un peu plus radicale, prendre le risque de sortir de sa zone de confort, de se dire « tiens, j’ai peut-être pas compris ça » mais ça me questionne.  On a besoin de se faire du bien  de se faire plaisir, c’est important. » Le chorégraphe Nacim Battou nous servira aussi ‘Une dernière nuit’ mémorable sur le grand plateau de  l’Autre Scène à Vedène : quand tout s’écroule, l’humanité peut encore résister.

Sortir de sa zone de confort,  envie d’être bousculé

Avec ‘Kill me’ de Marina Otero, la radicalité sera présente avec ce spectacle qui est le troisième volet après ‘Fuck me’ et ‘Love me’ de la performeuse argentine Marina Otero. Sur le plateau de La Garance de Cavaillon, c’est le tableau vivant de la folie amoureuse qui nous est proposé. Attention ! les propos, les nudités et les effets spéciaux peuvent rebuter et pourtant c’est un spectacle nécessaire et bouleversant. Présenté en 2024 à la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon dans le cadre des Nuits de juin, il avait su convaincre un public enthousiaste. 

De même le solo du jeune performeur Julien Andujar promet un spectacle bouleversant sur l’absence de Tatiana (en 1995 sa sœur disparaît en gare de Perpignan) où se mêlent cabaret, fiction, autobiographie, chants et danse. 

‘Euphoria’, une transition entre les Hiverômomes et les Hivernales

‘Euphoria’ de Caroline Breton assure la transition entre Hoverômomes et les Hivernales. Il est proposé aussi bien en séances scolaires qu’en tout public pour ouvrir le festival Les Hivernales. Une transition toute en couleur où le duo de Caroline Breton et Olivier Muller bénéficie pour les Hivernales d’un plateau habillé de lumière pour une fantaisie énergique et flashy. 

Les Hiverômomes… en attendant les vacances

C’est également un rendez-vous incontournable, celui d’offrir de la danse pour le Jeune Public, en scolaire ou en famille à des horaires adaptés. La scène départementale du Thor recevra, ‘L’amoureux de Madame Muscle’, une création de Michel Lelemenis qui explore avec poésie et pédagogie le corps humain. Pour les très jeunes – à partir de 1 an ! – La Maison pour Tous Monclar le Totem, propose ‘Little cailloux’, une chorégraphie sonore et colorée. Dans les locaux des Hivernales nous retrouverons une version chahutée du ‘Petit Chaperon Rouge’ pour conjurer nos peurs enfantines. Hiverômes du 3 au 10 février.  

Jusqu’au samedi 21 février. De 5 à 27€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 82 33 12.
Billetterie : 04 90 11 46 45. Points de vente : 3-5 rue Portail Matheron, Avignon. 

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