3 juin 2026 |

Ecrit par le 3 juin 2026

AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

Ce jeudi 4 juin, l’AIST 84, service de Prévention et de Santé au Travail, organise un événement au cinéma Pathé Cap Sud à Avignon où le théâtre animera le débat.

À l’occasion des 60 ans du Festival d’Avignon, l’événement annuel ‘Le cinéma anime le débat’ de l’AIST 84, pour sa 7e édition, devient ‘Le théâtre anime le débat’. Une édition originale où théâtre et santé au travail se mêleront.

Les participants pourront donc assister au one-man show ‘Le manager est un humoriste comme les autres’ de l’humoriste Laurent Boghossian, ancien manager et expert en leadership. Dans ce spectacle, il explore les réalités du monde du travail. L’occasion d’aborder le management, les relations de travail et les risques psychosociaux (RPS).

Le one-man show sera suivi d’un moment d’échange et de débat au cours duquel interviendront Jean-Philippe Matz, psychologue du travail, et Sarah Tigrinate, médecin du travail. Ensemble, ils évoqueront le stress au travail, le burn-out et les leviers de prévention des RPS.

Événement gratuit mais réservation obligatoire.
Jeudi 4 juin. À partir de 18h30. Cinéma Pathé Cap Sud. 175 Rue Pierre Seghers. Avignon.


AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

A peine désignée plus belle gare 2026 de France, la gare-centre d’Avignon va perdre l’un de ses fleurons : le Quai des saveurs. Au moins trois candidats seraient sur les rangs afin de reprendre cet établissement de restauration qui devait constituer la vitrine des savoir-faire de la prestigieuse école hôtelière de la CCI de Vaucluse.

‘Fermeture exceptionnelle’. C’est par un simple écriteau apposé sur la porte d’entrée depuis près d’une semaine que le Quai des saveurs vient d’informer ses clients qu’il avait définitivement tiré le rideau. A peine mis en redressement judiciaire le 7 mai dernier par le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon, l’établissement de restauration porté par la CCI de Vaucluse n’aura donc pas tenu bien longtemps.

« La situation n’était plus tenable »

La partie (perdue) semblaient donc déjà jouée avant même la décision du TAE. Il faut dire que « la situation n’était plus tenable » évoque un proche du dossier pour qui le passif « est plus proche des 2M€ que des 1M€ ».
Le restaurant porté depuis la fin 2024 par la CCI de Vaucluse afin de faire la promotion des savoir-faire de son école hôtelière n’aura donc pas eu le temps d’atteindre sa vitesse de croisière. A peine aura-t-il eu le temps de réaliser 600 000€ de chiffres d’affaires pour sa première année d’exploitation. Pas suffisant pour rentrer dans les clous d’un business plan prévoyant 1,2M€ par an, après 1,3M€ de travaux afin d’aménager cet établissement bistronomique.

Saïd Soumaila, le talentueux jeune chef issu de l’Ecole hôtelière d’Avignon, a déjà tiré sa révérence depuis la fin du mois de mai. En cela, il a suivi Naël Tamghart (son second, ancien élève de l’Ecole hôtelière lui aussi) qui avait déjà quitté le Quai des saveurs il y a quelques mois dans la foulée de sa médaille d’Excellence en cuisine lors du concours international des Euroskills 2025 au Danemark. Fin mai, l’établissement a honoré ses dernières réservations de groupe avant d’éteindre une dernière fois les fourneaux depuis une semaine.

Lettre morte pour l’appel à manifestation d’intérêt
L’histoire aurait pu être tout autre si la gouvernance de la CCI de Vaucluse avait été plus sereine. En effet, consciente des difficultés de décollage de l’activité du Quai des Saveurs, l’ancienne gouvernance de la CCI 84 avait souhaité redimensionner le projet. Pour cela, elle avait lancé le 12 décembre dernier un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour un contrat de sous-occupation des 194 m2 du restaurant et de ses 168m2 de terrasses.
L’un des critères de sélection était tout particulièrement le montant de la redevance fixe qui devait être reversé à la CCI et qui ne pouvait pas être inférieure à moins de 200 000€ par an.
L’ensemble de ces offres devaient être remise par les candidats avant le 27 février. Entretemps, la mise sous tutelle de la CCI de Vaucluse en janvier suite à un putsch d’une partie de ses élus a mis fin au processus de sélection… Nul ne sera jamais si la mesure aurait permis de réajuster le tir.
En attendant, la tutelle provisoire en a décidé autrement et n’a donc pas temporisé jusqu’à l’élection d’une nouvelle équipe prévue en juillet prochain afin que cette dernière puisse déterminer l’avenir de ce projet sur ce site qui vient d’être désigné plus belle gare de France 2026 par le magazine Ville, Rail & Transports dans le cadre de la 16e édition des Grands Prix des Régions.

Trois repreneurs sur les rangs ?
La décision de redressement judiciaire datant du 7 mai, Bruno Bertholet et Charles De Saint Rapt, les deux administrateurs désignés ont donc jusqu’au 7 juillet pour recevoir les demandes de créances. Par ailleurs, plusieurs repreneurs sont sur les rangs. Au moins trois dossiers auraient été pris en compte dont celui développé par Joannes Richard, champion du monde de burger multi récompensé, l’ancien rugbyman Sébastien Chabal et Tony Mathis, directeur général de la marque de vêtement Ruckfield. Baptisé Jo’s burger, ce concept s’est notamment installé à Marseille en début d’année.
« À la carte, des burgers américains avec un choix de recettes protéinées ou végétariennes. Un lieu combinant restauration et esprit sportif, qui s’annonce comme un nouveau repaire street-food », explique Emilie Camoin, notre consœur de Made in marseille dans son article consacré à cette ouverture.

Joannes Richard, champion du monde de burger multi récompensé, et l’ancien rugbyman Sébastien Chabal.. Crédit : Jo’s burger/DR

Un Jo’s burger par ville
« Le principe ? C’est des burgers que l’on va déplacer chez n’importe quel restaurateur de France . Ce sera un seul établissement par ville. Chaque restaurateur sera ainsi compagnon de Jo’s et disposera de l’exclusivité des burgers de Jo’s dans sa ville », explique Joannes Richard dans une présentation de son concept auprès du créateur de contenu vidéo FlorianOnAir.
Ce concept n’est cependant pas le seul à être en lice pour reprendre le lieu. Le groupe Blachère basé à Châteaurenard et qui possède l’enseigne Marie Blachère figurerait également dans cette ‘short list’ en compagnie d’une autre grande chaîne de restauration dont le nom n’a pas encore filtré.

Pas sûr que ceux qui dénonçaient la concurrence déloyale du Quai des saveurs y gagnent au change.

Laurent Garcia


AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

Le Festival Drôles d’oiseaux est de retour et prend ses quartiers d’été à la Ferme de l’Acacia pour témoigner pendant 3 jours de la vivacité de la — bonne — chanson à texte, indispensable !

Les vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin prochains, se tiendra une nouvelle édition de Drôles d’oiseaux en ceinture verte d’Avignon, dans un contexte de résistance accrue. Il s’agira bien sûr de chanter mais aussi de prendre la parole, une manière aussi de résister. Les artistes qui se succèdent depuis des années à Drôles d’oiseaux en ont des choses à dire, à chanter et à partager ! Cette fois encore, une édition pleine de découvertes, de surprises et de célébrations festives, avec notamment le grand bal du dimanche 7 juin co-organisé avec la boulangerie utopiste Bella Ciao, qui fêtera ses dix ans. 

Loin du star system, des paillettes et du bling bling, le Festival Drôles d’oiseaux, c’est une manière de découvrir de nouveaux talents qui ont quelque chose à dire et à partager. Et de plus entre amis, en famille dans un cadre champêtre !

Au programme de ces 3 journées

Vaslo, quelques pincements de corde, un silence, un souffle… et une voix.
Vaslo, c’est la fusion entre slam et chanson, entre rock et baroque. Porté par la clarinette, le violoncelle et les percussions, c’est tantôt un cri, tantôt un murmure, un passage de la mélancolie au festif, une vague qui cogne, un appel à l’amour sous toutes ses formes. Avec passion et rythme, les choses graves de la vie se muent en volupté, en simple beauté.
Vendredi 5 juin. 20h30.

La plume de Grise et la patte du Cornac font de ce duo, un drôle d’oiseau dans le paysage de la chanson actuelle.
Grise Cornac, c’est l’hybride de deux autodidactes passionnés qui lèvent les barrières entre les styles et les genres. Batteur, guitariste, pianiste, violoncelliste et dompteur de machines. Quentin ne cesse de composer des sphères sonores complètes et variées, ouvertes à toutes les influences musicales. Aurélie chante ses textes réalistes teintés de féerie poétique ; elle dit chercher des chemins possibles pour rendre visible, l’invisible des émois.
Vendredi 5 juin. 22h.

Spectacle Jeune Public ‘Drôles de palabres’.
Sous l’arbre à palabre, le conteur urbain Pat Kalla vous emmène découvrir « le singe qui voulait devenir roi », « l’homme qui enmène son fils découvrir la beauté du monde. » Un zeste d’humour, un brin de folie, un conte sans musique, c’est comme un plat préparé sans amour. Installez-vous confortablement, le cuisinier des mots vous a préparé un menu rempli d’imaginaire . Chut ! Il est derrière le rideau !
Samedi 6 juin. 10h. 

Emma et ‘Mauvaise bouche’.
Mauvaise Bouche, c’est une musique qui reste en tête, des textes sincères qui bouleversent et un franc-parler qui donne son nom au projet. C’est surtout la voix et la vie d’Emma, une jeune femme qui livre sans détour ses névroses, ses joies et ses doutes sur des chansons pop, francophones et catchy. Avec une sincérité désarmante, elle partage les fragments de son existence. Elle conjugue ainsi l’intimité de son récit avec l’universalité de nos vies.
Samedi 6 juin. 20h30.

Pat Kalla et Le super Mojo.
Réputés pour l’efficacité de leur pouvoir apte à dérider les visages les plus stricts et à dérouiller les muscles les plus engourdis, Pat Kalla et son Super Mojo révèlent un nouveau pouvoir insoupçonné. Highlife, rumba métissée, biguine, funk, afrobeat ; dans ces ingrédients connus, mais où proportions et dosages sont gardés secrets, se sont invités des essences de fleurs vocales récoltés sur l’île de la Réunion, aux Antilles ou en Afrique. 
Samedi 6 juin. 22h.

Chorale Arteteca
Arteteca. Nom féminin. Du napolitain Arteteca : impossibilité de rester immobile.
Les vingt femmes d’Arteteca chantent sans partitions. Elles chantent, et elles bougent !
Portés par le rythme et par l’émotion de chaque morceau, leurs corps entrent naturellement en mouvement. Tabour, tambourin et percussions corporelles accompagnent plusieurs chants. Leur répertoire traditionnel traverse pays et langues : italien, napolitain, occitan, espagnol, portugais, gaélique, komi…
Dimanche 7 juin. 16h. 

Le bal des 10 ans de bella ciao.
À l’occasion des dix ans de la boulangerie utopiste Bella Ciao, amis et soutiens de la première heure de Drôles d’oiseaux, nous avons imaginé ensemble un bal qui verra se succéder différents chanteurs et chanteuses d’Avignon accompagnés par de talentueux musiciens. Au menu, des chansons à chanter et à danser toutes et tous ensemble, avec comme il se doit pour un anniversaire, des surprises et encore des surprises !
Dimanche 7 juin. 17h30.

Vendredi 5 juin. Samedi 6 juin. Dimanche 7 juin. 5 à 15€. Ferme de L’Acacia. 453 chemin de Saint-Michel. Avignon. Billetterie en ligne. 06 52 35 35 65 / festivaldrolesdoiseaux@gmail.com


AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

BB Kitchen, le nouvel établissement de restauration rapide d’Avignon, va ouvrir ses portes le mercredi 10 juin.

C’est après une amitié de 15 ans qu’Anaïs Roche et Flore Gay décide d’unir leurs forces et de créer leur projet. L’une est professionnelle de l’hôtellerie-restauration, l’autre est cheffe privée. Ensemble, elles ont donné naissance à BB Kitchen, un nouvel établissement de restauration rapide dans le centre-ville d’Avignon, qui ouvrira ses portes le 10 juin.

Ce nouveau restaurant, implanté sur la Place Saint Joseph, ne se veut « pas un un fast-food de plus. » Bien qu’il proposera un service de restauration rapide, les deux cofondatrices insistent sur le fait que ne seront sacrifiés « ni la qualité des produits, ni le soin de la cuisine, ni la chaleur de l’accueil ».

À la carte

Au menu, les Avignonnais et visiteurs pourront trouver des burgers artisanaux aux associations inattendues, des wraps des boissons faites maison, mais aussi des options végétariennes. Le tout à parti de produits 100% français, et des fruits et légumes provenant du distributeur bucco-rhodanien Salade2Fruits.

« Bien manger vite ne devrait pas être un luxe »

Anaïs et Flore

Les prix, quant à eux, iront de 7,99€ pour un simple burger à 16,90€ pour un menu. Les commandes seront disponibles dès l’ouverture sur les plateformes de livraison Uber Eats et Deliveroo. Il sera possible de manger sur place tous les jours de 11h30 à 22h. Pendant le Festival d’Avignon, les horaires vont s’étendre de 10h à 23h pour que les festivaliers puissent aussi en profiter.

Un premier restaurant à Avignon

Si BB Kitchen naît à Avignon, Anaïs et Flore ont pour ambition de l’emmener bien au-delà, avec un projet de développement dans le reste de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et peut-être même plus loin, dans les prochaines années. « C’est un projet de marque autant qu’un projet de table », concluent les deux cofondatrices.

Ouverture le mercredi 10 juin. 2 Place Saint Joseph. Avignon.

Les deux cofondatrices de BB Kitchen. DR

AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

On ne change pas la partition si le morceau est bon. Pour la deuxième année l’association Hey Agroparc organise une pré-fête de la musique le vendredi 19 juin prochain. Ouverte à tous, cette manifestation se déroulera à la brasserie Le Petit Beer de 17h30 à 23h. Au programme 3 concerts et 1 DJ : avec, dès 17h30, le quintet Jazz Elixir, suivi à 19h30 de C’Radyo et Agromix, deux groupes spécialement crées pour l’occasion et constitués par des résidents et salariés de la zone Agroparc. On notera que cette initiative renoue avec l’idée première de la fête de la musique, créée en 1982 et qui avait pour vocation à inciter les Français à venir jouer dans la rue à l’occasion de cette journée, la plus longue de l’année. La soirée se clôturera par DJ FAB DNL jusqu’à 23h.

Brasserie Le P’tit Beer – 1171 Rte de l’Aérodrome, 84140 Avignon. Réservations obligatoires au 04 90 25 26 74. 50 places sont notamment destinées aux membres actifs de l’association en priorité.


AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

L’entreprise SAS Billiz, qui a le bar Au Fût et À Mesure à Avignon, a obtenu le premier Prix Santé Entrepreneurs 2026, décerné par Harmonie Mutuelle, pour ses actions en faveur de la transition écologique.

Harmonie Mutuelle vient de dévoiler les lauréats de la 7e édition de son Prix Santé Entrepreneurs dont l’objectif est de récompenser des initiatives concrètes en faveur de la santé au travail, de la solidarité entrepreneuriale et de la transition écologique. Une entreprise vauclusienne figure parmi les récompensés : il s’agit de l’entreprise avignonnaise de débit de boissons Billiz, qui détient le bar Au Fût et À Mesure au 3 Rue Saint-Jean Le Vieux.

Ainsi, avec l’entreprise Sécurité Manutention, basée dans les Bouches-du-Rhône et qui a reçu le 2e prix, Billiz, qui elle a obtenu le 1er prix, représentera la Région Sud et est en lice pour remporter l’un des sept prix nationaux le 29 juin prochain. Le public a jusqu’au mardi 9 juin pour voter en ligne pour l’un des 35 lauréats régionaux, les votes comptant pour 50% du résultat. Les trois premiers prix recevront respectivement 15 000, 7 000 et 3 500€, et les quatre autres empocheront 1 500€ chacun.

Billiz, une entreprise engagée pour la transition écologique

Ainsi, l’entreprise avignonnaise Billiz a été récompensée pour ses efforts en matière de transition écologique. Depuis 2022, la société s’est engagée dans un travail de fond pour réduire l’empreinte environnementale de son commerce et prouver à l’ensemble du secteur qu’un bar peut lui aussi devenir acteur de la transition écologique.

Cet engagement se traduit par différentes actions telles que le remplacement progressif des bouteilles en plastique par du verre pour maximiser la réutilisation, l’abandon des fûts en plastique au profit des fûts en inox consignés ou encore la mise en place du tri sélectif pour l’équipe du bar en association avec une réorganisation interne, lui permettant de passer de trois poubelles de 100 litres de déchets non-recyclables par jours à quatre par semaine. De plus, l’entreprise a procédé à la mise en place d’un contrat d’électricité 100% verte et une modernisation de l’air conditionné par l’installation de pompes à chaleur plus sobres en énergie.

« Recevoir ce premier prix, c’est une vraie fierté et une belle surprise, affirme Marc Billy, président de la structure Billiz. Cela valide quatre années d’efforts quotidiens et prouve qu’un bar peut devenir un acteur sérieux de la transition écologique. J’espère surtout que cette reconnaissance donnera envie à d’autres professionnels du secteur de se lancer. »


AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

NEON ou Neural Echo Overdrive Network

C’est un projet musical qui explore la voix de synthèse comme une extension de l’identité vocale. À partir de la modélisation de sa propre voix, Tovel aka Matteo Franceschini développe un langage sonore inédit, où la voix devient un matériau transformable, capable de dépasser ses limites naturelles tout en conservant une empreinte humaine. À travers une série de compositions hybrides, le projet renouvelle les formes de la chanson et interroge des questions essentielles : l’identité de la voix, son authenticité, et la frontière entre interprétation et transformation.

Live electronics, voix et basse électrique : Tovel aka Matteo Franceschini
Piano et claviers : Antonino Siringo Batterie
Percussions : Gioele Balestrini
Ingénieur du son :  Jean-Damien Juille
Créateur lumières et scénographie :Dan Azzopardi (Seconde Design)

Vendredi 5 juin. 21h. 10 à 22€. Collection Lambert. Avignon. Billetterie. 04 90 14 26 40 / operagrandavignon.fr


AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

La 71e saison des ATP d’Avignon s’achèvera ce jeudi 4 juin à 20h au Théâtre Benoît XII, avec le magistral Richard III de William Shakespeare, tout aussi magistralement mis en scène et interprété par William Mesguich.

Richard III, malheureux et laid, dévoré par l’ambition d’être roi, laissa mourir son frère régnant, le roi Édouard IV, et fit assassiner celui qui devait lui succéder, Georges, duc de Clarence. Décédé en 1485 à l’âge de 32 ans lors de la bataille de Bosworth Field, il fut le dernier roi d’Angleterre à mourir au combat (« Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval ! »). Sa mort mit fin à l’hégémonie de la famille Plantagenêt qui régnait sur l’Angleterre depuis 300 ans et ouvrit la porte à la dynastie des Tudor. Shakespeare met en scène l’ascension et la chute brutale du tyran et dresse de lui un portrait de despote assoiffé de pouvoir, de roi maudit tandis, qu’à la Cour règne une atmosphère empoisonnée. Un portrait, certes, excessif, car tributaire du récit élaboré par les Tudor, un portrait qui a été volontairement noirci puisque même les tableaux le représentant ont été retouchés afin de lui donner un aspect plus inquiétant.

Une mise en scène visionnaire de William Mesguich 

William Mesguich brosse une fresque dantesque, apocalyptique et effroyable et met en scène un terrifiant bossu, pervers, tant dans sa gestuelle que dans le timbre de sa voix ou dans son regard halluciné. Une fresque qui rappelle les agissements de tous les extrémistes assoiffés de pouvoir.

Mise en scène : William Mesguich
Avec Oscar Clark, Xavier Clion, Madeline Fortumeau, Alain Guillo,William Mesguich, Betty Pelissou, Nadège Perrier, Thibault Pinson. Théâtre de l’Étreinte.Compagnie William Mesguich.

Jeudi 4 juin. 5 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12 rue des Teinturiers. Avignon.
Réservations  et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com – www.atp-avignon.fr


AIST 84 : un one-man show pour explorer le monde du travail

« Nous avons souhaité partager des questions avec le public pour transformer ce 80e Festival d’Avignon en une grande fête des questions. »

Tiago Rodrigues a créé ainsi la surprise lors de la conférence de presse présentant la programmation du 80e Festival d’Avignon. Le public étant au centre du festival , c’est celui-ci qui était invité sur scène pour présenter cette 80e édition en 80 questions. Un groupe de 80 volontaires, hommes et femmes, fidèles du festival ou pas, jeunes ou seniors qui se sont interrogés face aux propositions artistiques. Le premier questionnement est venu de l’affiche qui représente un point d’interrogation noir qui tape du poing sur une table. Elle résume à elle seule ce que sera le 80e festival d’Avignon : une grande fête de questions posées par les artistes, des questionnements où des réponses ne seront pas forcément attendues. Le deuil, la transmission, les fantômes, l’amour, la mémoire, la place de la poésie, le devenir des corps….autant de thèmes qui nous laisseront cheminer dans un dédale de questions aux réponses diverses. Monstratif ? démonstratif ? En 2026 le spectacle vivant  sera aussi interrogatif !

Les chiffres en questions

Si ce 80e Festival d’Avignon se veut une Foire aux questions sans réponses unanimes, les chiffres cependant témoignent d’une certitude : pendant 22 jours, Avignon accueillera l’une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain.

Plus de 750 salariés mobilisés, 47 spectacles dont 30 créations qui représentent 64% de la programmation, près de 300 rendez-vous incluant spectacles, rencontres, lectures, débats et projections associant une dizaine d’acteurs culturels, 2 expositions, un spectacle itinérant dans 14 communes, 40 lieux investis… Pour 2026, les productions du Festival continueront de rayonner avec près de 165 représentations dans 12 pays et 40 lieux.

Quelques certitudes au-delà des chiffres

Si on se pose la question de la parité, elle est largement respectée, les femmes représentant 55% des artistes. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen est la langue invitée. Le théâtre est toujours la première discipline. Le programme ‘Première fois’, permettant la découverte aussi bien logistique qu’artistique du festival est reconduit et la fidélisation de ce nouveau public est également envisagée pour 2027. Les territoires cinématographiques accueilleront au cinéma Utopia des réalisateurs et réalisatrices coréens. La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues succède à Mathilde Monnier pour mettre en œuvre le programme ‘Transmission impossible’ qui permet à de jeunes artistes, étudiantes et étudiants en arts vivants post-diplômés, une immersion totale dans le Festival. Le Café des idées est reconduit chaque jour du Festival au Cloître Saint-Louis afin de « donner la parole aux questions » et d’engager des débats et conversations avec artistes ou personnalités telles que Han Kang, Prix Nobel de littérature 2024 ou Edwy Plenel ou d’accueillir des rencontres comme Foi et Culture avec le diocèse d’Avignon, Et bien sûr, le Festival poursuit et améliore ses engagements envers l’accessibilité pour tous, la mobilité durable et la réduction des déchets.

Deux spectacles investiront La Carrière de Boulbon

Une fois n’est pas coutume, la Carrière de Boulbon accueillera 2 spectacles. ‘Silence’, un concert chorégraphié de Lucie Antunes et  Mathilde Monnier et ‘1, 2, 3 Poquelin’ du collectif flamand Tg Stan qui nous apprendra tout sur Molière avec humour.

Dans la Cour d’honneur

Julien Gosselin ouvrira la foire aux questions avec ‘Maldoror’, un étrange mix de  Lautréamont et de l’écriture de Roberto Bolaño ou comment peut on être fasciné par le Mal. Avec ‘Oiseau’, Julie Deliquet , Isabelle Huppert et Hyeyoung Lee proposent une lecture-adaptation franco-coréenne d’un extrait du dernier roman de Han Kangva, Impossibles adieux. Pour ceux qui n’ont pas découvert Benjamin Clémentine dans le métro parisien, il sera en concert unique le 19 juillet. Le cirque sera – enfin- présent dans la Cour d’honneur grâce au Collectif XY qui interroge notre rapport au vivant et la solidarité dans ‘Le Pas du monde’.

Le Coréen, langue invitée

Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe, le coréen une langue « faite de résistance et de résilience » se conjuguera à travers le théâtre, la gastronomie, le cinéma, la danse et la littérature. Si on connaît la culture coréenne par les séries k-drama, la K- pop ou la gastronomie coréenne, le festival va être l’occasion de découvrir le pansori, récit chanté, dans ‘Neige, neige, neige’ avec la chanteuse Lee Jaram. ‘Island Story’ de Kyung-Sung Lee rappellera la lutte des Coréens contre les Japonais en 1948. Jaha Koo présentera trois  de ses spectacles : ‘Cuckoo’, ‘The History of Korean Western Theatre’ et ‘Haribo Kimchi’. On parlera écologie avec la chorégraphe Sung Im Her avec 1 Degree Celsius et on s’immergera en apnée avec les plongeusese de Muljil.

Il sera aussi question de…

En danse, Boris Charmatz , Mathilde Monnier  Madeleine Fournier, Trajal Harrell et Katerina Andreou offriront leurs dernières créations. Tiphaine Raffier, programmée pour la première fois au Festival présentera le premier spectacle de la FabricA, ‘Hors présence’, un huis clos sur la mort et la fin de vie. On se réjouit plus de vingt ans après du retour du circassien Johann Le Guillerm avec ‘Terces’ qui aura l’écrin de la Plaine de l’Abbaye de Villeneuve-lès-Avignon pour nous étonner de son inventivité. On retrouvera Rebecca Chaillon (Carte Noire en 2023) dans ‘La parabole du Seum’ qui interroge la peur, un Hamlet itinérant de Thibaud Perrenoud. Valérie Dréville se produira dans une seule en scène ‘Thésée, sa vie nouvelle’. Le spectacle long qu’affectionnent les fidèles du festival sera celui de Carolina Bianchi et Cara de Cavalo pour une performance marathon forcément bouleversante et dérangeante de 10h à l’Opéra Grand Avignon.

La soirée de clôture devient un matin lumineux

Le Festival se clôturera par L’Aube des questions, lors de laquelle 80 questions seront formulées par des dizaines de personnalités artistiques, culturelles, politiques, associatives, de la société civile… dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Habituellement le Festival se clôture à minuit. En 2026, de 5h à 7h du matin, la lumière naissante préfigurera l’édition anniversaire de 2027. 

Billetterie ouverte à toutes et tous sur festival-avignon.com et fnacspectacles.com
À partir du 20 juin, par téléphone et au guichet. Du mardi au samedi de 9h30 à 14h puis de 16h à 18h30.
Tous les jours aux mêmes horaires, dès le 1er juillet. 20 rue du Portail Boquier. Avignon. 04 90 14 14 14

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