La Mission Locale Jeunes Grand Avignon organise aux côtés d’entreprises, de CFA, d’organismes de formation et autres acteurs de l’alternance, la 8e édition du forum ‘Objectif Alternance’ le mardi 20 janvier à Avignon.
Un forum autour de l’alternance sera organisé le 20 janvier au sein de la salle polyvalente de Montfavet pour les personnes souhaitant en apprendre plus sur l’alternance, découvrir les métiers et filières qui recrutent, mais aussi avoir des retour d’expérience de jeunes apprentis.
Une trentaine de centres de formations seront présents pour l’occasion, ainsi que des apprentis, des chefs d’entreprises, des professionnels de la formation et de l’emploi. De nombreux secteurs d’activité seront représentés. Certains métiers feront l’objet démonstrations comme l’esthétique, la coiffure, la construction, la plasturgie, la logistique, la restauration et bien d’autres.
Un pôle ‘information’ sera également mis en place pour donner des renseignements sur des sujets tels que la mobilité, les financements et les aides pour les alternants.
Mardi 20 janvier. De 9h30 à 13h. Salle polyvalente de Montfavet. 246 Rue Félicien Florent. Avignon.
Avignon : un forum pour découvrir l’alternance
L’ultime chef d’œuvre de Verdi
Falstaff créé en 1893, est l’ultime chef d’œuvre de Verdi qui décède en 1901. Opéra d’une modernité saisissante, inspiré de Shakespeare, c’est parmi les autres opéras de Guiseppe Verdi – Aïda, La Traviatta, Rigoletto, pour ne citer que les plus célèbres – l’un des plus joyeux tout en étant d’une beauté musicale saisissante.
Falstaff, les joyeux joujoux de Windsor, une adaptation originale et pétillante d’Andrea Piazza
On est loin de l’opéra bouffe originel tiré de Shakespeare qui mettait en scène un Sir John Falstaff, flambeur notoire ventru, coincé par des dettes et décidé à séduire deux riches bourgeoises pour s’en sortir. Ici, avec malice, le metteur en scène Andréa Piazza a replacé l’action dans le monde des jouets, souhaitant une plus grande identification et proximité, afin d’imaginer un monde nouveau et meilleur. Avec cette adaptation ludique et participative, les spectateurs sont invités à rejoindre l’aventure, à chanter et à se prêter au jeu, à célébrer le théâtre et la musique pour se retrouver… et de faire du monde une farce.
Falstaff, un vieux robot cabossé
Falstaff, vieux robot cabossé, jadis jouet préféré de la maison Windsor, est relégué dans un coin, alors que les jouets s’animent dès que les enfants ont le dos tourné. Bien décidé à reconquérir sa place dans le cœur des enfants, il élabore un plan audacieux : séduire Alice et Meg, les deux nouvelles poupées stars du placard. S’ensuit un joyeux chassé-croisé de manigances, de déguisements et de quiproquos.
D’après Falstaff de Giuseppe Verdi (1893) Arrangement dramaturgique : Andrea Piazza Arrangement musical : Massimo Fiocchi Malaspina Traduction française : Renaud Boutin Coproduction : Opéra Grand Avignon et Teatro Sociale di Como
Le concept de l’opéra participatif
L’idée est de faire découvrir les codes de l’opéra grâce à une participation active du public , en lui donnant l’ occasion de chanter en direct depuis la salle , lors de la représentation. Six chants participatifs et un chant signe sont au programme. Pour s’y préparer des ateliers pour apprendre les chants à interpréter pendant le spectacle sont prévus. Partitions et airs disponibles sur operagrandavignon.fr Gratuit sur inscription : actionsculturelles.opera@grandavignon.fr Rendez-vous juste avant le spectacle : Samedi 17 janvier. 14h30 à 15h30. Dimanche 18 janvier. 14h30 à 15h30
Samedi 17 janvier. 16h. Dimanche 18 janvier. 16h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40 / www.operagrandavignon.fr
Avignon : un forum pour découvrir l’alternance
À l’occasion de son Bicentenaire, l’Opéra Grand Avignon poursuit la célébration de ses 200 ans avec le lancement, le 12 janvier dernier, du second et dernier livret du Mystère de l’Opéra. Un jeu inédit mêlant patrimoine, création et participation du public, au cœur d’une année anniversaire particulièrement foisonnante.
Inauguré en 1825, l’Opéra Grand Avignon traverse deux siècles d’histoire marqués par les incendies, les guerres, les reconstructions et les mutations artistiques. Toujours en activité, il demeure aujourd’hui un lieu central du spectacle vivant, profondément ancré dans la vie culturelle du territoire.
Anniversaire Pour célébrer cet anniversaire exceptionnel, l’institution a choisi de s’adresser directement au public à travers un jeu patrimonial original, Le Mystère de l’Opéra. Lancé en octobre 2025, ce dispositif ludique propose une immersion dans l’histoire et les coulisses de l’Opéra avec, à la clé, une récompense hors norme.
Un trésor unique à la clé Le gagnant du jeu remportera une place nominative donnant accès à l’ensemble des opéras et spectacles de ballet programmés par l’Opéra Grand Avignon pendant… 200 ans ! Cette distinction symbolique sera matérialisée par une clé et un coffret réalisés par l’atelier des accessoiristes de l’Opéra.
Quatre nouvelles énigmes pour clore l’enquête Après un premier livret largement diffusé, toujours disponible à la billetterie et en ligne, un second et dernier livret est proposé depuis le 12 janvier 2026. Il comprend quatre nouvelles énigmes inspirées de l’univers lyrique, de l’architecture et du spectacle vivant. Ouverts à tous les âges et à tous les niveaux, ces défis invitent les participants à recomposer une phrase mystère finale. Les réponses devront être déposées avant la fin du jeu pour tenter de remporter le prix du Bicentenaire.
Une année 2026 rythmée par de grands rendez-vous Le lancement de ce second livret s’inscrit dans une programmation anniversaire étendue sur toute l’année 2026. De janvier à mai, des visites de l’Opéra seront proposées, ponctuées d’interventions artistiques du chœur ou du ballet, intégrées au parcours de découverte du bâtiment. Cinq dates sont d’ores et déjà prévues, alternant présence du chœur et du ballet entre janvier et mai. Ces moments permettront au public de rencontrer les artistes permanents et de découvrir l’Opéra sous un angle intime, loin du cadre traditionnel de la scène.
Recherche, transmission et création au cœur du Bicentenaire En février 2026 paraîtront aux éditions universitaires d’Avignon les actes des colloques du Bicentenaire, issus de rencontres organisées en 2023 et 2024 en partenariat avec l’Université d’Avignon. Ces travaux offrent une analyse pluridisciplinaire du rôle artistique, historique et sociétal de l’Opéra sur deux siècles. Le 11 avril prochain, l’Opéra fera revivre le Marathon de la danse, inspiré des concours d’endurance des années 1920. Dans une version festive, des duos costumés danseront pendant 200 minutes quasi ininterrompues, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un couple, sous les encouragements du public. Le 11 juin, la Maîtrise Populaire de l’Opéra Grand Avignon proposera un concert de restitution. Issu d’un projet éducatif mené avec des écoles des quartiers prioritaires, ce chœur d’enfants présentera un programme aux influences françaises, espagnoles et algériennes, aboutissement de huit mois de travail artistique.
Une mémoire partagée avec la ville À la rentrée 2026, l’Opéra investira l’espace public avec une déambulation lyrique dans le centre-ville d’Avignon. Chanteurs, danseurs, musiciens et chorales feront revivre un opéra en extraits chronologiques, invitant le public à chanter avec les artistes grâce à des partitions mises à disposition. En septembre paraitra également l’ouvrage L’Opéra Grand Avignon, patrimoine vivant depuis 1825 de Julie Deramond, spécialiste de l’histoire de l’Opéra, retraçant deux siècles de vie lyrique à partir de recherches approfondies et de témoignages.
Une grande exposition Enfin, une grande exposition de fin d’année viendra clore les célébrations. Déployée sur plusieurs sites, dont la Villa Créative, l’Opéra et les mairies du Grand Avignon, elle mettra en valeur archives, costumes, photographies, œuvres et témoignages. Un appel à contribution des habitants permettra d’enrichir ce patrimoine partagé. Calista Contat-Dathey
Avignon : un forum pour découvrir l’alternance
Ce samedi 17 janvier, les pompiers d’Avignon vont se lancer un défi caritatif : monter 295 fois les 10 étages de leur tour d’entraînement pour cumuler les 8848m correspondant au sommet du Toit du monde, l’Everest.
Ce samedi, les pompiers de la caserne d’Avignon vont récolter des fonds pour deux causes qui les touchent : l’œuvre des pupilles des pompiers, qui a pour but d’assurer la protection morale et matérielle des orphelins et des familles des sapeurs-pompiers civils et militaires décédés en service commandé ou non, ainsi que l’association ‘Sourire à la Vie’ qui accompagne les enfants malades du cancer.
Pour récolter ces fonds, neuf pompiers professionnels, volontaires, hommes et femmes, vont tenter de relever un défi vertigineux : grimper l’Everest, ou du moins son équivalent. Pour ce faire, dès 8h du matin, ils monteront 295 fois les 10 étages de leur tour d’entraînement afin de cumuler les 8 848m correspondant au plus haut sommet du monde. Ils graviront donc 47 200 marches au total, soit une moyenne de 5245 marches par participants. « À titre indicatif, entre le parvis et le sommet de la Tour Eiffel, il y a 1665 marches », ajoutent les pompiers.
La marraine de ce défi est Kelly, jeune femme pour qui l’adjudant-chef Guillaume Chastel, a créé la première édition, suite aux lourds problèmes de santé qu’elle avait connus 2023. Le public est invité à venir encourager les pompiers. Une tombola sera organisée et une buvette et une petite restauration seront mises en place pour l’occasion.
Pour les personnes ne pouvant pas aller encourager les pompiers ce samedi mais souhaitant tout de même les soutenir eux et les associations qu’ils représentent, une cagnotte en ligne a été créée. Pour y accéder,cliquez ici.
Mardi 13 janvier, Thierry Suquet a présenté ses vœux devant un parterre d’élus, de représentants des corps constitués, des autorités civiles et militaires, des entrepreneurs, des associations, de tout ceux qui font vivre le Vaucluse.
Le Préfet a jeté un regard rétrospectif sur 2025 qui a mis en valeur la culture, « aux Chorégies, aux festivals, avec Avignon qui fait rayonner cette Terre de cultures. Mais aussi au passage du Tour de France au Mont Ventoux. J’en ai encore des frissons, a-t-il dit. Sans oublier les journées portes ouvertes, fin juin, à la Base Aérienne 115 d’Orange-Caritat, qui a fait découvrir tous les métiers de l’aéronautique militaire et surtout l’avion de chasse Rafale, le fleuron de l’Armée de l’Air et de l’Espace. »
Les perspectives pour 2026
Thierry Suquet a ensuite abordé 2026 et ses priorités. « Même si l’avenir est un peu bouché, nous avons des perspectives. En particulier, ce défi permanent qu’est la lutte contre les narco-trafiquants, c’est un problème de sécurité, de société. Il faut redonner toute sa place à la République, elle doit servir de rempart. Nous devons restaurer la sécurité au quotidien, quadriller sans cesse le territoire e Vaucluse. J’ai fait fermer nombre d’établissements qui cumulaient trafic et blanchiment et je compte continuer. »
Le Préfet a ensuite parlé de l’agriculture, pôle majeur d’activité du département avec un chiffre d’affaires supérieur à 1Md€ par an. « C’est un ensemble social et économique et la transition doit s’adapter aux réalités locales. Les paysans nous nourrissent, ils subissent les aléas climatiques, les règlementations. Sans eau, il n’y a pas de fruits et de légumes, grâce au projet HPA, à terme les exploitations seront irriguées. » Il aussi insisté : « Nous devons préserver les terres, le photovoltaïque ne doit pas s’installer sur les espaces naturels et agricoles. »
Côté logements, il a insisté sans toutefois citer la décriée Loi Zan (Zéro artificilisation nette). »Nous avons besoin de construire pour les familles, les salariés, les étudiants, tout en préservant les lieux. La sobriété foncière s’impose à nous ». La réindustrialisation aussi est une nécessité, il a évoqué le travail inlassable de VPA (Vaucluse Provence Attractivité et de sa directrice Cathy Fermanian) qui fait tout pour attirer des entreprises en Vaucluse et développer celles qui y sont déjà implantées.
Renforcer le rôle de l’État dans le département
Le Préfet a évidemment rappelé le rôle de l’État qu’il représente en Vaucluse. « Nous devons renforcer son rôle au service de la cohésion territoriale. France Service en est un exemple. Elle déjà 27 agences dans le département, bientôt 28 avec Courthézon. Elles sont à moins de 20 minutes de n’importe quel Vauclusien pour l’accompagner dans ses démarches. »
La santé est aussi une donnée incontournable pour éviter les déserts médicaux. Déjà le département, sous l’impulsion de sa Présidente Dominique Santoni, salarie depuis 2022 des médecins à Avignon, Cadenet, Apt et Sorgues, bientôt à Pernes. « Nous devons élargir notre offre de soins en tissant un réseau plus dense pour que les patients aient un rendez-vous avec un généraliste sous 48h, que la télé-médecine se développe. Nous allons moderniser l’Hôpital d’Apt avec à la clé 10M€ pour le service des urgences. Pareil pour celui d’Avignon, avec une extension des urgences adultes et du centre de dialyse. »
« Il faut que l’État cesse d’être ambigu. Ce n’est pas lui tout seul qui porte l’intérêt général. »
Thierry Suquet
Il a aussi été question de décentralisation, et Thierry Suquet a été ferme : « Il faut que l’État cesse d’être ambigu. Ce n’est pas lui tout seul qui porte l’intérêt général. Certes il doit être sobre et économe mais travailler main dans la main avec les collectivités locales et la Sécurité Sociale. » Il a rappelé les différentes étapes des Lois de Décentralisation instaurées par Gaston Defferre, sous l’ère Mitterrand en 1982. Puis avec Jean-Pierre Raffarin, 1er Ministre de Jacques Chirac, place à l’Acte 2 en 2003 qui affirme de nouvelles formes de démocratie participative. Ensuite, en 2012 ont été lancés les « Schémas Départementaux de Coopération Intercommunale » auxquels ont succédé les EPCI (Établissement public de coopération intercommunale). Sans oublier le dispositif de péréquation des DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux) perçus par les départements. Enfin, Acte 4 en 2022, la Loi 3DS (Décentralisation, Déconcentration, Simplification) pour permettre plus de souplesse et d’efficacité dans l’action publique locale.
Avant de conclure son discours, le Préfet a évoqué les échéances des 15 et 22 mars, les Municipales, qui concernent les 151 communes de Vaucluse. « L’Etat est là pour donner une boîte à outils, pour informer, guider, aider les élus. La Préfecture est votre maison et nous travaillons en permanence avec l’Association des Maires de Vaucluse. Je souhaite que la campagne soit calme et sereine. Certes, la politique est un combat mais on doit respecter l’adversaire. Ni agressions verbales, ni agressions physiques, ni mépris. »
Avignon : un forum pour découvrir l’alternance
Marc Birling, co-fondateur de la société avignonnaise CBA Informatique libérale, vient de décéder à l’âge de 69 ans. Il avait créé cette entreprise en 1986 avec son épouse Cécile.
Leader national dans le domaine du logiciel pour infirmières libérales, CBA, qui développe des solutions et logiciels pour accompagner au quotidien les professionnels de santé libéraux, est dirigé par leur fille Caroline Moga-Birling devenue présidente directrice générale depuis 2016. Cette dernière a notamment reçu le grand prix de la femme dirigeante de PME ou d’ETI lors des grands prix des talents féminins 2024 de France Invest. Elle a su conserver les valeurs humaines sur lesquelles Marc Berling s’était appuyé pour bâtir CBA.
« Il nous a quittés, laissant derrière lui un héritage précieux : une entreprise bâtie sur des valeurs fortes, explique CBA sur son compte Linkedin afin de rendre hommage à son fondateur. Marc a toujours eu un temps d’avance autant sur les projets d’entreprise qu’en matière sociale. Il était un homme vrai, pour qui rien n’était impossible. » CBA est ainsi particulièrement impliquée dans des actions sociales, caritatives ou de bien être de ses salariés.
Implantée dans la zone d’Agroparc depuis 2017 au sein des bâtiments Hamadryade, CBA compte aujourd’hui plus de 260 collaborateurs pour un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 40M€.
Marc Birling. Crédit : DR/Linkedin
Avignon : un forum pour découvrir l’alternance
Un deux en un bouleversant
Le spectacle est construit autour de deux œuvres majeures, quoique courtes de Marguerite Duras. Les mains négatives, court roman écrit en 1974 et devenu court métrage en 1979 et L’homme atlantique, paru en 1982 mais écrit en 1981 pour le film Agatha ou les lectures illimitées. Cette rencontre avec Duras, ce bouleversement engendré, le comédien Didier Luttenbacher a voulu nous les transmettre en demandant à Laurent Montel de l’accompagner dans une mise en scène qui privilégie les mots, le souffle, l’autrice, sans pour autant épargner un énorme travail de renoncement du comédien seul en scène. Que l’on choisisse de se perdre dans ses yeux clairs ou se laisser happer par ses mains immenses, le texte fait régulièrement surface en un roulis tantôt implorant, tantôt fracassant.
Ces « mains négatives » — qui est la définition en art pictural de la technique du pochoir qui applique un pigment autour de la main — préfigurent ce qui est, inexorablement : l’instant présent qui se lit dans la douleur du futur à vivre, le passé qui se révèle en creux par le silence. Ici le comédien Didier Luttenbacher tourne le dos à cette douleur mais ne la renie pas par l’aplat régulier de ses immenses paumes qui se cognent à la falaise, au mur « atlantique. » Un intermède chorégraphique permet de lier ces deux textes en un glanage de souvenirs éparpillés sur le plateau.
Le texte, rien que le texte… et John Cage
Il fait noir, car la peine et le deuil d’un amour finissant l’exigent. La mise en scène est sobre car l’histoire est aussi d’une triste banalité où seuls les mots de Duras peuvent donner cette force singulière. Le texte est une énigme, on se perd dans les ressacs de l’âme en peine, dans l’écume au bord des lèvres, dans cette circonvolution à la fois hésitante puis finalement réaliste.
On retrouve les thèmes chers à Duras comme la solitude, l’amour, le deuil, la perte. On les retrouve sans les chercher, sans fil narratif. Seule la musique de John Cage vient à point scander les souvenirs nous permettant une respiration qui fait effraction dans le réel.
Un parti pris cinématographique
On assiste aussi à une formidable leçon de cinéma, un puissant traité sur la puissance d’évocation, sur le point de vue ou le parti pris c’est selon, un plan séquence où le chagrin survient enfin, où l homme atlantique se révèle, perdu à jamais à l’infini. Nous sommes nous-mêmes interpellés dans une mise à distance qui nous happe cependant car les mots de Duras sont toujours aussi hypnotiques. Sans connaître l’œuvre, on est frappé par le rythme imposé et en feuilletant les textes on s’aperçoit que tout était dit déjà dans la mise en page ou la calligraphie. Le travail d’adaptation théâtrale de ces 2 textes qui n’étaient pas écrits pour du théâtre, au contraire tirés d’un court métrage (ce qui est rare) a dû être passionnant : travailler les espaces en silence, les retraits en souffle, la prose en litanie incantatoire ou désespérée.
Malgré les frimas de l’hiver, nos drôles d’oiseaux ne battent pas de l’aile et nous ont concocté — grâce à l’association avignonnaise Océan Nomade — une belle programmation pour tordre le cou à la morosité et survoler le vacarme ambiant.
Place à la chanson à texte, à la chanson alternative, à la chanson poétique, drôle, sensible, à la chanson d’art et d’essai qui parle à nos émotions. Et surtout qui parle à tous : jeune public, scolaires, grand public. Place à la découverte également d’artistes auteurs compositeurs indépendants, peut-être moins connus du grand public et pourtant tellement indispensables pour nous faire rêver et continuer à mettre l’imagination au pouvoir.
Découvertes, bonne humeur et convivialité avec des artistes étonnants
C’est le contrebassiste et chanteur Pascal Peroteau qui ouvre les festivités avec un spectacle Jeune Public ‘Le Charivari’ qui fera l’inventaire et l’étalage de ses meilleures chansons : un kaléidoscope de mots bizarres, drôles, énervés ou qui grattent. Le vendredi soir, Tom Poisson, chanteur et multi-instrumentiste interrogera la masculinité dans son dernier spectacle ‘Garçon’ suivi par le duo décapant ‘FluTTe’ qui n’épargnera peut-être personne, mais avec tellement d’humour ! Le samedi soir commencera dans l’intimité poétique et élégant du pianiste Pascal Mary. La soirée – et le festival – se clôturera avec un quintet de sorcières bien aimées que n’auraient pas renié la chanteuse Anne Sylvestre. Cette création, Des sorcières comme les autres, en mêlant son répertoire à celui de ces cinq autrices, interprètes et compositrices, se fait le reflet de ce qu’Anne Sylvestre a su leur insuffler.
Programmation
‘Le Charivari’ de Pascal Peroteau (séance scolaire). Vendredi 16 janvier. 14h30. Tom Poisson + FluTTe. Vendredi 16 janvier. 20h. Pascal Mary + Des Sorcières comme les autres (d’après Anne Sylvestre) avec Garance : chant, guitare, Lily Luca : chant, guitare, Louise O’sman : chant, accordéon, tambourin, Nawel Dombrosky : chant, tambour, chamane, Yoanna : chant, accordéon, set percussion. Samedi 17 janvier. 20h.
Du vendredi 16 janvier au samedi 17 janvier. Théâtre des Carmes. Place des Carmes. Avignon. Buvette et petite restauration sur place. 5 à 15€. Pass 2 jours : 25€. 04 90 82 20 47.
Avignon : un forum pour découvrir l’alternance
À compter du 1er janvier 2026, la réforme du diagnostic de performance énergétique devrait faire sortir 850 000 logements du statut de passoire thermique. Une évolution attendue dans un marché locatif sous tension, mais qui pourrait aussi peser sur les prix, y compris en Vaucluse.
Le marché immobilier s’apprête à intégrer un changement technique aux effets très concrets. Le 1er janvier 2026 entre en vigueur un nouveau mode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE), destiné à corriger un biais défavorable aux logements chauffés à l’électricité. À la clé, environ 850 000 biens jusque-là classés F ou G pourraient voir leur note s’améliorer sans travaux, modifiant sensiblement l’équilibre du marché.
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Un ajustement méthodologique aux conséquences massives La réforme repose sur la révision du coefficient de conversion de l’électricité, jusqu’ici fixé à 2,3, et abaissé à 1,9, contre 1 pour les autres sources d’énergie (gaz ou le bois). Ce coefficient, utilisé pour traduire l’énergie finale en énergie primaire dans le calcul du DPE, pénalisait jusqu’à présent les logements électriques par rapport aux autres modes de chauffage. Cette évolution devrait permettre de reclasser près de 850 000 logements, sur les 4,8 millions de passoires thermiques recensées en France en 2023. Elle vise également à rapprocher la méthodologie française de celle en vigueur dans d’autres pays européens comme l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, ou encore la Belgique, où l’électricité est moins pénalisée dans l’évaluation énergétique des logements.
Un soulagement pour un marché locatif sous tension Cette réforme intervient dans un contexte de raréfaction de l’offre locative. Depuis janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location, tandis que les logements F le seront à partir de 2028. Par ailleurs, les biens classés F ou G ne peuvent plus faire l’objet d’une revalorisation de loyer depuis 2022. Dans ce cadre, la sortie de plusieurs centaines de milliers de logements du statut de passoire énergétique pourrait desserrer partiellement l’étau, notamment dans les territoires où le parc ancien est dominant.
En Vaucluse En Vaucluse, cette évolution pourrait avoir un impact notable. Le département se caractérise par une part importante de logements construits avant les premières réglementations thermiques, notamment dans les centres anciens d’Avignon, Carpentras ou Orange, où le ch auffage électrique est largement répandu. La réforme pourrait donc permettre la remise sur le marché de logements jusqu’ici contraints, sans pour autant régler les enjeux structurels de rénovation.
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Des logements toujours énergivores Si la note administrative évolue, la performance réelle des bâtiments reste inchangée. Les logements concernés demeurent, dans de nombreux cas, mal isolés. La réforme modifie l’étiquette énergétique, mais non la qualité thermique intrinsèque du bâti. Un point régulièrement souligné par les acteurs publics de la rénovation énergétique, qui alertent sur le risque de retarder certains travaux pourtant nécessaires à moyen terme.
Une mise à jour simplifiée, mais un contrôle limité Sur le plan opérationnel, les propriétaires n’auront pas à refaire de diagnostic. Les DPE réalisés avant 2026 pourront être mis à jour gratuitement sur la plateforme de l’Ademe, sans nouvelle intervention sur site.
La fiabilité du DPE Cette simplification s’inscrit toutefois dans un contexte de fragilisation de la fiabilité du DPE. Plusieurs études sectorielles font état d’incohérences statistiques et d’une progression des surévaluations, notamment dans les zones tendues, où la pression réglementaire est la plus forte. Les capacités de contrôle demeurent limitées, alors même que les enjeux financiers sont importants.
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Un effet mécanique sur les prix La reclassification énergétique pourrait également influer sur les prix de vente et de location. Les données notariales montrent que l’étiquette énergétique pèse lourdement sur la valorisation des biens. En 2024, une maison classée G se vendait en moyenne 25% moins cher qu’une maison classée D, et 18 % de moins pour une F. Pour les appartements, les écarts atteignaient respectivement 17 % et 10 %. En Vaucluse, où le pouvoir d’achat immobilier est plus contraint que dans les grandes métropoles, une amélioration automatique des notes pourrait contribuer à une hausse mécanique des prix, au détriment des ménages modestes et des primo-accédants.
D’autres évolutions à venir La réforme du DPE ne constitue qu’une étape. D’autres ajustements sont à l’étude, notamment une proposition de loi visant à permettre la sortie temporaire de certains logements du statut de passoire énergétique sous condition d’un engagement de travaux dans un délai encadré. Autant de signaux qui traduisent la recherche d’un équilibre délicat entre maintien de l’offre et ambition climatique. Calista Contat-Dathey