22 octobre 2026 |

Ecrit par le 22 octobre 2026

Comment l’agriculture accélère sa transition électrique en Paca

A l’occasion du salon Med’Agri à Avignon, Enedis et la Chambre régionale d’agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur ont signé une convention pour accompagner les mutations des exploitations. Raccordements, énergies renouvelables, nouveaux usages et sécurité électrique, le partenariat anticipe les besoins d’un secteur en pleine transformation.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’agriculture doit composer avec des pratiques qui évoluent rapidement. Photovoltaïque, agrivoltaïsme, robotisation, autoconsommation : les projets se diversifient et réclament une alimentation électrique adaptée. Alors comment disposer, au bon moment, d’un réseau capable de répondre aux besoins  des exploitants ?

Des exploitations face à de nouveaux défis
C’est pour y répondre qu’Enedis et la Chambre régionale d’agriculture renforcent leur coopération. Signée à Avignon, le 14 octobre, lors de Med’Agri, cette convention acte le rapprochement du terrain agricole et du gestionnaire du réseau public d’électricité. Mission ? Faciliter les projets, anticiper les raccordements et accompagner les évolutions des fermes, tout en tenant compte des réalités inhérentes à chaque exploitation.

Quatre leviers pour passer à l’action
Le partenariat repose sur : la prévention des risques électriques ; la facilitation des raccordements, qu’il s’agisse de nouveaux équipements agricoles ou d’installations destinées à produire de l’électricité ; Le développement des énergies renouvelables et de l’autoconsommation collective, pour mieux maîtriser les consommations. Enfin, la convention prend en compte l’émergence de nouveaux usages, comme la mobilité agricole.

Anticiper plutôt que subir les besoins du réseau
Enedis et la Chambre régionale d’agriculture veulent faciliter l’accès des exploitants à des outils d’information, de simulation et de planification, pour mieux préparer les projets et identifier en amont les besoins électriques, comme un projet de production solaire, un nouvel équipement, une évolution des pratiques, des possibilités de raccordement ou encore du réseau. En rapprochant leurs compétences, les deux organismes proposent des démarches plus lisibles et un accompagnement coordonné.« Notre responsabilité de service public est d’anticiper ces évolutions et de faciliter la réalisation des projets », souligne François Gonczi, directeur régional d’Enedis.

Un réseau régional déjà fortement mobilisé
Enedis compte 2 924 salariés et exploite 96 107 kilomètres de lignes électriques pour 3,8 millions de clients, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’entreprise recense également 116 785 producteurs d’énergies renouvelables raccordés et 247 000 points de charge pour véhicules électriques. Elle prévoit 410M€ d’investissements pour maintenir et développer le réseau public de distribution. Pour les exploitations agricoles, il est question de mettre en adéquation ambitions de terrain et moyens électriques. Enedis et la Chambre régionale d’agriculture Paca, avec cette convention, s’ouvrent à un accompagnement concret des agriculteurs.

Les chiffres Enedis en Provence-Alpes Cote d’Azur
410M€ d’investissements pour maintenir et développer le réseau public de distribution d’électricité ; 3,8 millions de clients ; 247 000 points de charge pour véhicules électriques ; 116 785 producteurs d’EnR raccordés ; 96 107 km de lignes électriques exploités et 2 924 salariés.
Mireille Hurlin


À Avignon, l’île Piot muscle ses digues face au Rhône

Achevé à l’été 2026, le chantier de renforcement des digues de l’île Piot représente 3,4M€ d’investissement et protège 5 500 personnes des crues du Rhône, tandis que les berges ont fait l’objet d’un réaménagement paysager.

À Avignon, l’île Piot dispose d’un rempart renforcé face aux débordements du Rhône. Achevés à l’été 2026, les travaux engagés par le Grand Avignon ont permis de rehausser et de consolider les digues sur ce secteur exposé, entre le pont de l’Europe et le chemin de la Traille. Un chantier à 3,4M€, financé par le Grand Avignon, l’État, la Région Sud, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon et la Compagnie nationale du Rhône, et qui concerne aussi les équipements de loisirs, les activités économiques et les cheminements fréquentés par les habitants.

Des digues consolidées sur plus d’un kilomètre
Située dans le lit majeur du Rhône, l’île Piot reste vulnérable aux montées des eaux. Les crues de 1856, puis celles de 2002 et 2003, ont rappelé la nécessité de renforcer les ouvrages existants. Les études de sécurisation engagées après ces derniers épisodes ont finalement débouché sur ce chantier d’ampleur. Le dispositif comprend 1 200 mètres de murs en béton, 130 mètres de merlon-digue, des protections amovibles et 405 mètres de voirie rehaussée. Deux niveaux de protection ont été définis selon les secteurs, en fonction des repères hydrauliques retenus : une crue vicennale entre le pont de l’Europe et le centre de loisirs de la Barthelasse, une crue biennale au-delà, jusqu’au chemin de la Traille. Ces références correspondent respectivement à une probabilité annuelle de survenue de 5 % et de 50 %. Cependant renforcer la digue ne signifie pas supprimer tout risque d’inondation, habitants et acteurs locaux restent vigilants.

De gauche à droite : Yvan Bourelly, vice-président délégué à la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations, Olivier Galzi, Président du Grand Avignon, Thierry Lagneau, Président par interim du Département de Vaucluse, Thibault de Cacqueray, sous-préfet de Vaucluse et Michel Bissière de la Région Sud Provence-Alpes-Côte-d’Azur
Des digues renforcé Copyright Grand Avignon

Des berges plus accueillantes
Les secteurs de Bagatelle, du chemin de l’île Piot et de la route départementale 228 ont également été réaménagés, en concertation avec la Ville d’Avignon. Revêtements repris, circulations repensées, cheminements améliorés et espaces de repos créés, l’opération est de concilier sécurité et qualité de vie. Douze arbres et près de 600 arbustes ont été plantés. Les finitions des ouvrages ont été choisies avec l’Architecte des Bâtiments de France, pour préserver l’harmonie de ce site situé face aux monuments historiques d’Avignon : les remparts, le pont Saint Bénézet, le petit palais, le palais des papes, le rocher des Doms…

Un effort qui dépasse l’île Piot
Le Grand Avignon reste confronté à un défi plus vaste : plus de 100 000 habitants de l’agglomération vivent en zone inondable, 85km de cours d’eau et 75 km de digues parcourent son territoire. À la confluence du Rhône et de la Durance, la prévention repose autant sur l’entretien des digues que sur la préparation aux situations de crise et la prise en compte du risque dans l’aménagement urbain. Les études pour renforcer la protection de l’île de la Barthelasse doivent également être relancées. Dans la continuité des aménagements réalisés, de nouvelles liaisons cyclables sont par ailleurs prévues le long de la route de l’Islon, avec un raccordement vers le pont du Royaume.

Le financement en détail
Le montant total de l’opération s’élève à 3,4 M€, financés par le Grand Avignon (268 952 €), l’État (1 340 000 €), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 005 000 €), le Département de Vaucluse (335 000 €), la Ville d’Avignon (330 000 €) et la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) (176 048 €).
Mireille Hurlin


Parcours de l’Art jusqu’au 25 octobre : et si c’était la dernière édition ?

Le Festival d’Art contemporain en est à sa 32e édition. Cet « énorme petit festival » est cependant le deuxième festival culturel de la ville d’Avignon après le Festival d’Avignon.

Depuis 32 ans, une soixantaine de bénévoles s’investissent pour favoriser la rencontre avec l’Art contemporain, les sites patrimoniaux de la ville, et un public sans exclusive. Pendant près de 10 jours, ce sont des expositions, des performances, des rencontres , des films qui sont proposés dans divers lieux de la ville : l’église des Célestins,  la chapelle de Cordeliers en passant par l’Éveilleur, l’Espace YiiiiiiY, la galerie Petit Paradis, la chapelle du temple Saint-Martial, la Maison Paisible, et EPHAD-Centre d’Arte. L’entrée des lieux d’exposition est libre et gratuite et toutes les œuvres sont à vendre. 

Et si c’était la dernière édition ?

Ce festival est cependant en péril. Non pas par manque d’attractivité mais par une baisse drastique des subventions municipales que n’a pas hésité à rappeler Julie Charrier face à l’élue au patrimoine et à l’industrie culturelle Violeta Lukic lors de l’inauguration «  33% de réduction des subventions municipales imposées 3 mois avant notre manifestation nous ont obligées à annuler notre collaboration avec la Maison Jean Vilar, ainsi que nos supports de communication d’affichage et de programmes, à puiser dans nos dernières réserves et à demander une rallonge à notre mécène afin d’aller au bout de l’année 2026. » Ce à quoi il lui a été rétorqué que la situation budgétaire de la ville ne permet plus de financer à la même hauteur , comme auparavant les événements et les lieux culturels. Julie Charrier a eu le dernier mot en rappelant « que cet arbitrage est politique plus que budgétaire et que les budgets de la culture ne doivent pas être une variable d’ajustement économique. » 

Un soutien demandé et nécessaire

Dans les salles d’exposition, beaucoup de visiteurs se demandaient en effet « Pourquoi mettre ne péril, en difficulté un festival qui est entièrement gratuit, ne repose que sur le bénévolat, permet de déambuler dans Avignon et donc de découvrir aussi son patrimoine. Un festival qui fait fi des frontières et des remparts en proposant des performances dans l’extra-muros également : Youpi, l’Eveilleur, Maison Folie du Lapin Blanc… Un festival qui s’ouvre au monde en étant pas exclusif, qui multiplie les médiations culturelles en proposant des visites guidées, des rencontres avec les artistes et qui invite l’Atelier Marie Laurencin, espace créatif pour personnes en soin en santé mental. » Les visiteurs sont invités à rester vigilants et à se mettre en contact avec les bénévoles pour connaître les différentes modalités de soutien afin de refuser la fin de ce festival. 

En 2026, l’Hospitalité est à l’honneur

Avec un maître-mot : Accueillir. Comme l’a martelé sa directrice artistique Julie Charrier : « Pour cette édition, placée sous le signe des Hospitalités, nous avons cherché à faire résonner cette idée d’hospitalités à l’endroit de plusieurs propositions artistiques qui toutes renvoient à cette notion d’accueil inconditionnel, d’écoute, d’espérance en l’étrangeté d’autrui. Accueillir et entendre la parole des jeunes, Accueillir la mémoire sensible des lieux disparus, Accueillir le règne animal et végétal Accueillir une écologie humaine, Accueillir et échanger, moduler, dialoguer, regarder autrement, écouter, sentir  seuls leviers pour tenir le cap en ces temps où la culture et la démocratie sont menacées.

Deux Cartes blanches

Avec la critique d’Art et chercheuse Sandra Barré, on va découvrir à la Chapelle des Cordeliers l’artiste franco-américaine Émilie McDermott qui développe une pratique autour de la mémoire, des perceptions sensibles et de notre rapport aux lieux, à travers des installations et dispositifs participatifs. Son projet Homing, fait renaître Le Signal, immeuble emblématique du village maternel de l’artiste, détruit en 2023 sous l’effet de l’érosion du littoral. À travers récits, odeurs et traces sensibles, l’installation donne une nouvelle présence à ce lieu disparu et interroge la circulation de la mémoire entre les corps, les espaces et les histoires.

La directrice artistique d’OVNI (Objectif Vidéo Nice) Nathalie Amae a choisi de nous faire découvrir à l’Eglise des Célestins, l’artiste Berna Reale, figure majeure de la  performance et de l’art vidéo brésilien qui nous propose une réflexion sur la reconquête de l’hospitalité face à notre responsabilité dans l’effondrement du vivant.

Les performances du week-end

‘La Cérémonie du haut monde’ par l’artiste Giulia Zanvit qui met en scène, à travers un rite initiatique, une somme d’éléments qu’elle a collectés au hasard de ses promenades dans la nature. Pendant une poignée de minutes, elle nous invite à partager son émerveillement, sans un mot. Samedi 24 octobre. 15h et 17h. Eglise des Célestins. 

‘Tuning in to the Senses’ par l’artiste Estelle Bézombes :  Entre danse et arts plastiques, cette démarche écoféministe invite à expérimenter les œuvres par les sens et à imaginer des relations plus attentives au vivant. Samedi 24 octobre. 11h30 et 14h30. Eglise des Célestins.

‘Les Marées Sèches’ par l’artiste Clara Grosjean qui aborde ainsi le scandale des algues vertes tout en  questionnant notre manière d’habiter le monde. Samedi 24 octobre. 14h à 17h06. Espace YiiiiiY. 10 rue du Chapeau rouge. 

‘Épilogue mathématique’ par l’artiste Laurent Derobert qui sait interpréter les équations mathématiques pour obtenir les clés de l’hospitalité ! Samedi 24 octobre. 17h. Eglise des Célestins. 

Avec les femmes afghanes

Beau projet que celui de Nazir Rahguzar qui a créé il y a un an Woman Online University, une école en ligne pour permettre aux femmes afghanes de suivre un enseignement en ligne malgré leur interdiction d’étudier par le régime taliban. Ce projet sera présenté puis travaux pratiques qui réuniront le temps d’une après midi des avignonnais et avignonnaises en direct  visioconférence autour d’un atelier de dessin donné par la famille afghane Anissa Habib et Farzam Abdul qui habite désormais à Avignon. 

Jusqu’au 25 octobre,  il y aura encore beaucoup d’installations, d’expositions et de rencontres à découvrir. Programme complet sur parcoursdelart.com

Parcours de l’Art. Jusqu’au 25 octobre. Dans plusieurs lieux de la ville. Entrée libre.


Ibeliv : l’ouverture au monde et la bienveillance au service de l’artisanat

La société Ibeliv a fait un sacré chemin depuis sa création en 2013. Liva Ramanandraibe en est le créateur. L’entreprise confectionne des sacs, chapeaux et pochettes en raphia, dont la production se fait grâce un partenariat avec 4 000 artisans à Madagascar, dont est originaire Liva.

« Ibeliv caractérise la conviction de l’action que j’ai eu à créer mon entreprise. La promesse que j’avais faite aux artisans de Madagascar. Ibeliv est en moi depuis toujours. Nous avons accompli des miracles depuis 13 ans. J’ai eu la chance de pouvoir bâtir une école à Madagascar ainsi qu’une clinique destinée aux mères-filles, en partenariat avec les Nations unies », explique Liva Ramanandraibe.

Un projet pour la Provence

« La Provence est ma terre d’adoption, depuis mes études à Arles, Montpellier et Avignon. Mon bureau de création est situé sur le village de Saint-Didier. J’ai un véritable attachement à ce lieu et je milite pour l’art de vivre à la provençale. Malgré tous les voyages un peu partout dans le monde, quand je reviens, je me sens chez moi. J’ai un nouveau projet qui est de mettre en avant tous les objets d’artisanat et de savoir-faire de la Provence. » Liva est un grand passionné de brocante. Il désire mettre l’expérience de son aventure entrepreneuriale dans ce projet qui est aujourd’hui acté, à savoir l’ouverture d’une maison d’art de vivre, inspirée par la Provence, ouverte au monde, située dans le centre du village de Saint-Didier, sur le Cours, à la place de l’ancien fleuriste.

Valorisation des produits artisanaux locaux

Cela sera l’occasion pour Liva de valoriser les produits locaux faits de façon artisanale, y compris dans l’alimentaire comme la truffe ou encore le vin. « Les artisans sont souvent seuls face à des impératifs économiques. Ce lieu permettra de valoriser le territoire et de les mettre en avant. L’ouverture devrait se faire au printemps 2027. Cela me tenait à cœur de faire cela  au sein de mon village. J’ai rencontré à ce sujet le maire, Gilles Vève, avec qui j’entretiens d’excellents rapports », explique le designer malgache dont l’objectif est la valorisation des produits artisanaux du Vaucluse et de toute la Provence. Le fil conducteur de toute cette initiative sera la bienveillance, le collectif et la mise en lumière. « Ma vision cosmopolite du monde, mon expérience de designer serviront à la mise en place de cette boutique pour sublimer avec humilité l’art de vivre en Provence. » Liva ajoute ainsi une autre compétence à sa panoplie, toujours avec un grand respect de l’autre et humilité. A ses métiers de chef d’entreprise créateur, de directeur artistique pour des grands hôtels de luxe, ou encore de conseiller pour les défilés de mode comme la Fashion Week à Milan, il ajoute celui d’animer une maison créative d’art de vivre en Provence. « Quand on entreprend, ce n’est pas la taille qui compte, mais le cœur qu’on y met. La boutique sera éclectique avec des expositions temporaires et surtout aura pour mission de raconter l’histoire derrière chaque création. »

Une entreprise du monde

L’entreprise Ibeliv fabrique depuis sa création  des sacs, chapeaux et pochettes en raphia de Madagascar. « Ma mission est d’être l’ambassadeur du savoir-faire de mon pays. » Depuis, Ibeliv a bien grandi et gagné en notoriété, avec une vision à long terme dans sa stratégie. Ses produits sont aujourd’hui considérés comme de la haute couture et sont prisés par de nombreuses célébrités dans le monde. Afin d’enrichir l’expérience client, elle propose désormais des sacs en cuir tressé confectionnés par des familles dans le sud de l’Inde, avec une approche sociétale et humaine très respectueuse, dans le même esprit de ce qui a été fait à Madagascar.

« Autodidacte et passionné, j’ai eu la chance d’être formé par des gens qui cultivent l’excellence dans leur domaine comme pour la chapellerie ou la maroquinerie. »

Rachat de Jamin Puech

Ibeliv a racheté en 2025 la société parisienne Jamin Puech qui est une marque de sacs créatifs dont l’ADN est proche. « C’est un des dernières marques créatives au monde et un fleuron de la mode française. Cette entreprise défend également le savoir-faire artisanal, d’où mon rachat. Nous sommes en train de constituer l’équipe et il y a un projet de flagship store afin de renouer avec la clientèle. La société a une très forte notoriété. C’est la marque des artistes et des actrices. »

« Je ne suis pas un homme à la mode. Je désire que mon entreprise ait un impact positif sur la société, avec humilité, dans une démarche engagée. Une entreprise doit prendre soin de l’humain : consommateurs, producteurs, collaborateurs et partenaires. »


À Avignon et Arles les CCI ainsi que la Chambre des métiers de la Région Sud Paca montent en première ligne

La CCI de Vaucluse, d’Arles et la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur se mobilisent pour épauler les professionnels, les aider dans leurs démarches et faciliter leur accès aux aides d’urgence. Six commerces avignonnais ont été particulièrement touchés par les dégradations, les pillages et les vols survenus le 17 octobre, dont cinq dans l’intramuros et les entreprises du Pays d’Arles sont éprouvées par les inondations.

Vitrines endommagées, locaux saccagés, marchandises dérobées : à Avignon, les violences du samedi 17 octobre ont laissé des traces bien concrètes dans les commerces. Six établissements ont été particulièrement affectés, dont cinq au cœur de la cité des papes. Après une journée de mobilisation qui a dégénéré dans plusieurs secteurs du centre-ville, notamment autour de la préfecture et de la rue de la République, les commerçants doivent désormais faire face à une autre épreuve : évaluer les dégâts, engager les réparations et tenter de préserver leur activité, car derrière chaque rideau baissé, il y a une entreprise à faire repartir, des charges à honorer et des salariés dont l’avenir dépend de la reprise. C’est sur ce terrain que les organismes consulaires interviennent.

Copyright Facebook Police nationale Vaucluse

Un accompagnement au plus près du terrain
La CCI de Vaucluse a donc pris contact avec les commerçants concernés dès les premiers événements. Mission ? Recueillir leurs besoins, les aider à engager les démarches auprès des assureurs et des autorités, puis les orienter vers les interlocuteurs compétents, notamment la Dreets  (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités) et l’Urssaf (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales). La chambre consulaire échange également avec la préfecture et la Ville d’Avignon afin de faire remonter les difficultés qui nécessiteraient une réponse publique. « Rien ne peut justifier que des commerçants et des chefs d’entreprise deviennent les victimes de tels agissements », rappelle Anne Benedetti, présidente de la CCI de Vaucluse, qui a tenu à exprimer sa solidarité avec les professionnels touchés. Lundi 19 octobre, elle participait, avec des élus de la CCI, au rassemblement républicain organisé dans le péristyle d la mairie, à l’initiative du maire.


Jusqu’à 1 500€ pour les artisans

La Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) Provence-Alpes-Côte d’Azur a, de son côté, activé sa cellule de crise et son fonds de calamités et de catastrophes naturelles. Les entreprises artisanales directement touchées peuvent solliciter une aide exceptionnelle pouvant atteindre 1 500€, sous réserve de remplir les critères d’éligibilité. Des conseillers sont mobilisés pour dresser un premier bilan des dommages, accompagner les déclarations d’assurance et les démarches administratives, mais aussi orienter les artisans vers les dispositifs financiers adaptés afin de répondre aux urgences et permettre aux entreprises de reprendre leur activité dans les meilleurs délais. Cette mobilisation locale émane d’un dispositif national annoncé par le gouvernement le 19 octobre. Parmi les mesures présentées : la prise en charge intégrale par l’État de l’activité partielle pour les entreprises concernées, des possibilités de report de cotisations sociales et une offre de prêt à taux zéro pouvant atteindre 50 000€ sur trois ans, proposée par Bpifrance.

Copyright Facebook CCI d’Arles


Faire face aux dégâts et préparer la reprise

Pour les commerçants et artisans, le premier réflexe consiste à signaler les dommages, conserver les éléments permettant de les documenter et contacter rapidement leur assureur. Les délais et les modalités d’indemnisation dépendent des contrats souscrits et un accompagnement peut aider à éviter que les démarches ne retardent davantage la reprise. Les professionnels concernés peuvent ainsi joindre la CCI de Vaucluse au 04 90 14 10 42. La CMA Provence-Alpes-Côte d’Azur est accessible au 3006, numéro gratuit, ou par courriel à contact@cmar-paca.fr  

Dans le Pays d’Arles, des entreprises durement éprouvées par les inondations
À Saint-Martin-de-Crau, Boulbon, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Saint-Étienne-du-Grès, Mouriès et dans le secteur de Cabannes, les conséquences de l’épisode méditerranéen se précisent. Au lendemain des intempéries, la CCI du Pays d’Arles évoque des situations critiques : des entreprises et des établissements touristiques ont été inondés, tandis que des coupures d’électricité, des perturbations des réseaux de communication et des routes impraticables entravent l’activité. Certaines structures ont même dû suspendre leur fonctionnement. Déjà sollicitée par plusieurs professionnels, la CCI poursuit ses investigations sur le terrain et auprès des associations de commerçants pour mesurer l’ampleur des dégâts. Elle invite toutes les entreprises touchées, même lorsque les conséquences restent difficiles à évaluer, à se signaler afin de bénéficier d’un accompagnement individualisé et d’être orientées vers les dispositifs d’aide adaptés. La cellule d’appui est joignable au 04 90 99 08 08 ou à celluleappui@arles.cci.fr. Pour les dirigeants, l’urgence est désormais de sécuriser leurs locaux, de rétablir les services essentiels et de préparer la reprise.
Mireille Hurlin


À Avignon, les enchères font revivre la Provence des peintres

L’Hôtel des ventes d’Avignon propose, samedi 24 octobre, des tableaux et du mobilier du XXe siècle. Des paysages provençaux aux compositions plus audacieuses, plusieurs œuvres méritent l’attention, avec des estimations accessibles pour nombre de pièces. Le catalogue complet ici.

Le samedi 24 octobre, les amateurs pourront découvrir un ensemble de tableaux et d’œuvres du XXe siècle où la Provence tient une place de choix. Parmi les lots à surveiller, une toile de René Seyssaud estimée entre 1 000 et 1 500€, une œuvre de Jean Arène proposée dans la même fourchette haute, ou encore un tableau de Pierre Ambrogiani. Une sélection pour toutes les sensibilités artistiques, entre paysage, scènes de la vie quotidienne et recherches picturales plus libres.

Avignon et ses alentours, un patrimoine à collectionner
Au fil des lots, la ville et ses environs se révèlent sous des regards différents, loin de l’image figée de la carte postale. Joseph Hurard signe ainsi Avignon, les remparts animés, une huile sur carton estimée entre 100 et 150€. L’artiste propose également Chemin des Chartreux, vue sur le fort Saint-André, une composition de plus grande dimension estimée entre 400 et 600€. La rive gardoise du Rhône n’est jamais très loin : Villeneuve-lès-Avignon apparaît aussi dans deux tableaux d’Albert Horel, datés de 1930, estimés chacun entre 400 et 600€. Autre regard sur la cité, celui de Gustave Vidal, avec La porte Saint-Lazare à Avignon, une huile sur carton estimée entre 200 et 300€. Ces œuvres témoignent d’une manière de regarder la ville, son architecture et son animation.

Joseph HURARD (1887-1956) : Avignon, les remparts animés. Huile sur carton signée en bas à droite. Dim : 39x55 cm
Joseph HURARD (1887-1956) : Avignon, les remparts animés. Huile sur carton signée en bas à droite. Dim : 39×55 cm. Lot N°15 Copyright Equipe de M Armengau.

René Seyssaud et Jean Arène, deux visions de la Provence
Parmi les pièces les plus intéressantes ? Le Paysage pastoral de René Seyssaud, proposé entre 1 000 et 1 500€. Né en 1867 et mort en 1952, le peintre fait partie de cette génération qui a renouvelé la peinture provençale en ne cherchant pas seulement à reproduire la nature, mais à en restituer la force. Une huile sur toile datée de 1995 de Jean Arène, artiste marseillais, estimée entre 800 et 1 200€ propose des paysages de l’arrière-pays. Sa peinture privilégie une Provence intérieure, faite de terres sèches, de collines et de scènes familières avec une sobriété qui appelle à l’émotion. Une relation intime entre le peintre et son territoire loin des lavandes et des façades ocres.

René SEYSSAUD (1867-1952) : Paysage pastoral. Huile sur toile signée en bas à droite. Dim : 38 x 55 cm.
René SEYSSAUD (1867-1952) : Paysage pastoral. Huile sur toile signée en bas à droite. Dim : 38 x 55 cm. Lot N°33. Copyright Equipe de Me Armengau.

Ambrogiani, Bajen : des œuvres qui élargissent l’horizon
Avec Toréro, une huile sur isorel estimée entre 500 et 800€, Pierre Ambrogiani, peintre Corse né à Ajaccio en 1907 et mort à Allauch en 1985, les couleurs se font franches et leur applications vigoureuses. L’art picturale y est particulièrement animé et expressif. Le Portrait de femme de Francisco Bajen, estimé entre 600 et 800€, constitue une autre pièce de choix. L’artiste né espagnol né en 1912 créé une œuvre nourrie des maîtres anciens et modernes. La place des personnages y est importante tout comme les scènes de la vie quotidienne jaillies d’un format généreux : 81 sur 54 centimètres.

Pierre AMBROGIANI (1907-1985) : Toréro. Huile sur isorel signée en bas à gauche. Dim : 45 x 32 cm.
Pierre AMBROGIANI (1907-1985) : Toréro. Huile sur isorel signée en bas à gauche. Dim : 45 x 32 cm. Lot N°54.
Copyright Equipe de Me Armengau

Des artistes hors du commun
Dans un registre plus inattendu, Travailleur dans la fonderie, de Rolf Durig, daté de 1952, est annoncé entre 500 et 800€. Cette huile sur isorel de 118 sur 91 centimètres évoque le travail industriel. Le sujet tranche et rappelle la peinture du XXe siècle, attachée aux gestes, aux corps et aux lieux de production. Les collectionneurs pourront s’attarder sur le Grand canal de Venise de Louis Abel-Truchet, une huile sur toile datée de 1906, estimée entre 1 000 et 1 500€. Les amateurs d’art contemporain pourront également s’intéresser aux compositions de Michel Trinquier, réalisées par découpage et collage, ou encore à L’arbre, une huile sur toile de Dragan Dragic datée de 1999, estimée entre 400 et 600€.

Louis ABEL-TRUCHET (1857-1918) : Le Grand canal de Venise. Huile sur toile signée en bas à droite et datée 1906. Dans un joli cadre Montparnasse. Dim : 60 x 73 cm.
Louis ABEL-TRUCHET (1857-1918) : Le Grand canal de Venise. Huile sur toile signée en bas à droite et datée 1906. Dans un joli cadre Montparnasse.
Dim : 60 x 73 cm. Lot N°14 Copyright Equipe de Me Armengau

Les infos pratiques
Hotel des ventes d’Avignon. Samedi 24 octobre à 10h et 14h15. L’exposition préalable permettra d’examiner les œuvres de près et de confronter les reproductions du catalogue à la réalité des tableaux. Elle se tiendra à l’Hôtel des ventes d’Avignon jeudi 22 octobre, de 14h à 18h, vendredi 23 octobre, de 10h à 12h puis de 14h à 18h, ainsi que samedi matin, de 9h à 10h. Patrick Armengau, Commissaire-Priseur. 4, rue Mère Teresa à Avignon. 04 90 86 35 35. www.avignon-encheres.com contact@avignon-encheres.com Le catalogue complet ici.
Mireille Hurlin

Rolf DURIG (1926-1985) :
Rolf DURIG (1926-1985) : « Travailleur dans la fonderie ». Huile sur isorel, signée en bas à droite et datée (19)52. Dim : 118 x 91 cm. Lot N°138.
Copyright Equipe de Me Armengau.

Violences : Les maires de Vaucluse veulent défendre la République

« Il est temps de défendre la République sans ambiguïté. » C’est ce que viennent de proclamer les élus de l’AMV (Association des maires de Vaucluse) suite aux violences du week-end lors d’une réunion des maires qui s’est tenue aujourd’hui à l’hôtel de ville de Courthézon.

Réunis en conseil d’administration ce lundi 19 octobre à l’hôtel de ville de Courthézon à l’initiative de l’Association des maires de Vaucluse (AMV), de nombreux maires, élus locaux et citoyens ont ensuite participé à un rassemblement républicain destiné à exprimer leur soutien aux communes, agents publics, forces de l’ordre ainsi qu’à l’ensemble des victimes des violences, dégradations et pillages survenus ces derniers jours dans plusieurs villes françaises.

« Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre. »

Jean-François Lovisolo et Pierre Gonzalvez, coprésidents de l’AMV

À cette occasion, les maires du Vaucluse ont fait tout particulièrement part de leur ‘stupéfaction et de leurs inquiétudes’ face aux attaques contre les bâtiments publics et les agents communaux survenus dans des mairies ce samedi 17 octobre.
« Une mairie n’est pas un bâtiment comme un autre, insistent Jean-François Lovisolo et Pierre Gonzalvez, coprésidents de l’AMV. Dans nos communes, particulièrement dans les territoires ruraux, elle représente la proximité, le service public, la solidarité et la présence concrète de la République au quotidien. Attaquer une mairie, un commerce ou un équipement public, c’est se dissocier totalement et volontairement du pacte républicain qui s’impose à nous. Les conséquences de ces choix doivent être assumées et l’Etat doit y répondre fermement. »

 
Malgré la pluie, Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon, a réuni ses élus et ses administrés lors d’un rassemblement républicain qui s’est tenu devant l’hôtel de ville de la cité cardinalice. Crédit : Jérémie le Maoût/DR

Plusieurs rassemblements devant les mairies de Vaucluse
En marge de la mobilisation des maires de Vaucluse suite à leur conseil d’administration qui s’est tenu à Courthézon, plusieurs communes ont prévu des rassemblements de soutien devant leur mairie aujourd’hui.
Répondant ainsi à la mobilisation de l’Association des Maires de France (AMF), Thierry Lagneau, maire de Sorgues et son conseil municipal ont ainsi invité les Sorguais à se rassembler à 12h, sur le parvis du centre administratif.
De l’autre côté du Rhône (voir photo ci-dessus), c’est à Villeneuve-lès-Avignon que Pascale Bories a réuni élus et concitoyens lors d’un rassemblement républicain clôturée par une minute de silence respectée en hommage « à tous ceux et celles qui au péril de leur vie assurent la protection des autres, forces de l’ordre, pompiers et services de secours ».
« La démocratie a besoin de débats, de contradictions et parfois de désaccords profonds. Mais elle ne peut vivre sous la menace et l’intimidation », rappelle l’élue gardoise, aussi vice-présidente du Grand Avignon.
Plus tard, c’est devant l’hôtel de ville de l’Isle-sur-la-Sorgue et celui d’Avignon que les habitants ont été conviés à se réunir à partir de 18h afin de condamner ces violences et de réaffirmer leur attachement aux valeurs de la République.

« Les maires du Vaucluse s’indignent de ces violences, dégradations et pillages commis ces derniers jours, poursuivent les deux élus, respectivement maires La Tour d’Aigues et l’Isle-sur-la-Sorgue. Rien ne peut justifier que l’on incendie, que l’on détruise ou que l’on attaque les symboles de la République. Ils alertent également sur la responsabilité de ceux qui entretiennent les ambiguïtés face à ces violences et qui ainsi soufflent sur les braises de groupuscules d’ultra-gauche venus pour semer le chaos et rendant ainsi inaudibles de légitimes revendications portées par de nombreux Français manifestant dans le calme. »

« À ceux qui détruisent, nous répondons par l’unité. »

Appel à une réponse ferme et exemplaire de l’État
Dans ce cadre les maires réunis à Courthézon, sous la houlette de Nicolas Paget, maire de la commune, ont appelé l’État, le Gouvernement et l’autorité judiciaire « à apporter des réponses rapides, fermes et exemplaires face à ceux qui s’attaquent aux institutions, aux biens publics et aux acteurs économiques qui font la vie quotidienne des villes et villages ». Dans la foulée, les maires vauclusiens ont également tenu à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui font vivre la République au quotidien : les élus locaux, les agents territoriaux, les policiers, les gendarmes, les militaires, les sapeurs-pompiers, les services de secours, mais aussi les commerçants.

« Face à ceux qui choisissent la destruction, les maires du Vaucluse répondront par leur profond attachement à l’ordre républicain, au respect des règles communes du contrat social afin de permettre aux citoyens de vivre en paix. À ceux qui détruisent, nous répondons par l’unité. À ceux qui divisent, nous répondons par l’amour de la République. À ceux qui pillent, nous répondons par le travail », martèlent les deux coprésidents de l’AMV.

Laurent Garcia

Le monde économique se mobilise également
« Au lendemain d’une nuit de violences urbaines d’une intensité rare, Les Entrepreneurs Sud (ndlr : ex-CPME) expriment le choc et la colère de nos commerçants et artisans », explique dans un communiqué l’organisation patronale présidée en Paca par Alain Gargani.
« Face aux pillages qui ont dévasté nos centres-villes, l’organisation déploie un accompagnement d’urgence, poursuit ce dernier. Elle appelle à une mobilisation générale et conjointe de l’État, des assurances et de l’ensemble des réseaux consulaires et des citoyens pour sauver notre tissu économique de proximité. Détruire une vitrine ou un atelier, c’est anéantir des années de labeur. Nos artisans font vivre l’économie locale au quotidien. Nous n’attendons plus des paroles de compassion, mais des actes : des sanctions fermes et un déblocage immédiat des indemnisations. »

Même indignation pour le Medef Vaucluse qui rappelle « la mise en place par la direction nationale de l’Urssaf d’un dispositif d’accompagnement destiné aux établissements saccagés. Le recensement des établissements concernés sera engagé auprès des chambres de commerce et d’industrie (CCI), afin d’identifier les entreprises sinistrées et de faciliter leur accès aux mesures de soutien. Le Medef Vaucluse reste attentif à la situation des entreprises du territoire et salue la réactivité de l’Urssaf. Il appelle à une mobilisation coordonnée des acteurs économiques et institutionnels pour permettre aux établissements sinistrés d’être identifiés et accompagnés dans les meilleurs délais. »

« Les commerçants veulent des protections, pas des allocutions ! »
De son côté la Fédération nationale de l’habillement (FNH) estime que cette situation aggrave une conjoncture déjà très difficile.
« Ces violences frappent des commerçants déjà fragilisés par une conjoncture économique particulièrement dégradée depuis plusieurs mois, déclare Pierre Talamon, président de la FNH. Pour les entreprises concernées, les conséquences des pillages et dégradations risquent d’être lourdes : pertes de marchandises, fermetures temporaires, difficultés de trésorerie, retards dans les paiements des charges, des fournisseurs ou des loyers. »

Enfin, le SDI (Syndicat des Indépendants et TPE) s’adresse directement au président de la République : « Monsieur le Président, les commerçants veulent des protections, pas des allocutions ! »
« Les commerçants n’ont pas besoin d’une condamnation supplémentaire des violences, prévient Marc Sanchez, secrétaire général du SDI. Ils ont besoin de pouvoir ouvrir leurs magasins sans craindre de les retrouver détruits. Ils n’ont pas à payer le prix des débordements ni celui d’une protection insuffisante. Ce soir, les mots ne suffiront pas. Nous attendons des actes. On ne peut prétendre défendre le commerce de proximité sans commencer par le protéger. »


La 72e saison des Amis du Théâtre Populaire s’ouvre avec ‘La promesse de l’aube’

Une magistrale adaptation de Tigran Mekhitarian du grand classique, La Promesse de l’aube, roman autobiographique de Romain Gary.

La pièce retrace le parcours extraordinaire d’une mère d’origine russe au caractère bien trempé qui, partie de Wilno (en Pologne, l’actuelle Vilnius, en Lituanie) où est né son fils et établie à Nice, a élevé seule son enfant. Elle a fait mille métiers afin de lui assurer une enfance et une adolescence « normales. »  Mue par un amour inconditionnel, elle a sacrifié sa vie pour qu’il devienne un grand homme, un héros de guerre décoré de la croix de la Libération, un diplomate au service de la France, et enfin l’un des plus grands écrivains français. 

La « promesse », c’est celle que nous fait la vie lorsqu’elle nous donne une mère aimante

Incarné par Tigran Mekhitarian, Romain Gary entraîne le public dans son imaginaire, recrée ses souvenirs et les vit au présent. Violon et piano accompagnent ce récit ponctué de moments poétiques, humoristiques, émouvants, tendres, jusqu’à un final… inattendu.

 « Avec l’amour maternel, la vie vous fait, à l’aube, une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. » (Romain Gary)

La Promesse de l’Aube

Texte : Romain Gary
Adaptation : Tigran Mekhitarian
Mise en scène : Lucie Baumann et Tigran Mekhitarian
Avec Delphine Husté, Tigran Mekhitarian et Léonard Stefanica 
En scène ! Production

Mardi 20 octobre. 20h. 5 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12, rue des Teinturiers . Avignon. 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com – www.atp-avignon.fr


(Vidéo) La date de la 2e édition du Marathon d’Avignon dévoilée

Alors que la 1re édition du Marathon d’Avignon a remporté un franc succès il y a quelques semaines, les organisateurs ont déjà dévoilé la date de la 2e édition qui arrivera plus tôt que l’on pourrait le croire…

Le 27 septembre dernier, 1 728 personnes ont franchi la ligne d’arrivée du 1er Marathon d’Avignon et 1 729 du semi-marathon. Un événement sportif, organisé par l’association Provence Sport Organisation en partenariat avec la Ville d’Avignon et l’entreprise NGE, qui a permis de mettre en lumière le patrimoine avignonnais à travers deux courses au cœur du centre-ville.

Mais aussi un événement avec une dimension solidaire. Pour chaque dossard acheté, 1€ a été reversé au Fonds Av’ence. Ce sont donc 10 500€ qui ont été collectés pour ce Fonds qui est dédié aux hôpitaux d’Avignon et soutenu par Charlotte de Turckheim.

Une nouvelle édition en 2027

Au vu de l’engouement lors de la 1re édition, les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé la date du 2e Marathon d’Avignon qui reviendra en 2027. Et pour le plus grands plaisir des coureurs, il ne faudra pas attendre un an pour participer à cette nouvelle édition puisqu’elle aura lieu le dimanche 14 mars prochain.

Pour cette 2e édition, qui sera de nouveau organisée en partenariat avec NGE et la Ville d’Avignon, 6 000 dossards seront en vente (3 000 pour le marathon et 3 000 pour le semi-marathon). Les inscriptions seront ouvertes sur la plateforme dédiée d’ici la fin du mois d’octobre.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1