11 février 2026 |

Ecrit par le 11 février 2026

Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

Trop absurde ? Trop bête ? Trop triste ? Qu’est-ce qu’une chanson impossible ? Deux chanteurs s’attaquent à cette énigme lors d’une joute musicale.

Vincent penche du côté de Bourvil, Richard Gotainer, et Patricia Carli, quand, Flannan ne jure que par Arletty, Francis Blanche et Francis Lopez…Ils trouvent des terrains d’entente chez Nougaro ou Marie-Paule Belle, nous donnent à entendre un répertoire aussi drôle qu’improbable.

Une création de Vincent Gaillard et Flannan Obé.

Pour acheter vos places en ligne, cliquez ici.
Samedi 14 février. 19h. 10 à 18€. Théâtre des Vents. 63 Rue Guillaume Puy. Avignon. 06 11 28 25 42 /
theatredesvents@gmail.com


Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

Du 12 au 14 février 2026, la cité Louis Gros, à Avignon, devient le théâtre d’une expérience artistique nocturne inédite. Avec ‘Libres Fenêtres dans la Cité’, l’association. L’Antre Lieux transforme d’anciens commerces et rez-de-chaussée en vitrines poétiques visibles depuis la rue. Une invitation à regarder autrement un quartier emblématique, à la croisée de la mémoire sociale, de la création contemporaine et de la vie quotidienne.

À la tombée de la nuit, les vitrines autrefois muettes de la cité Louis Gros s’illuminent. Derrière les vitres des anciens commerces fermés, des images apparaissent, des voix résonnent, des fragments de vies se donnent à voir. Pendant trois soirs, ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ propose une déambulation sensible, accessible à tous, où l’art s’offre sans seuil ni intimidation, directement dans l’espace public.

Copyright Sophie Delvalée

Une cité chargée d’histoire
Premier ensemble HLM d’Avignon, construit entre 1931 et 1936 sous l’impulsion du maire socialiste Louis Gros, maire 1 an entre 1944 et 1945, la cité éponyme incarne une page majeure de l’histoire urbaine locale. Pensée comme un modèle de progrès social à l’époque du Front populaire, elle offrait alors confort moderne, espaces arborés et une vie commerçante de proximité. Durement touchée par les bombardements de 1944, puis fragilisée à partir des années 1980, elle a vu peu à peu disparaître ses commerces, ne conservant aujourd’hui qu’une épicerie et le local de l’Antre Lieux.

Faire lieu ensemble
C’est précisément dans ces rez-de-chaussée délaissés que s’ancre le projet artistique. Fenêtres du local de l’Antre Lieux, façades, square Christiane Bray, écoles Louis Gros : autant de points d’ancrage pour des installations visuelles et sonores conçues avec et pour les habitants. Ici, pas de décor plaqué, mais un travail au long cours sur la mémoire collective, les visages et les récits du quartier. Les œuvres, visibles depuis les espaces de circulation, se donnent comme des boîtes lumineuses ouvertes, invitant passants, riverains et Avignonnais d’autres quartiers à une expérience partagée.

Copyright Jean Hoffmann

Une démarche artistique et citoyenne
Depuis plus de 10 ans, L’Antre Lieux développe des projets mêlant poésie, image et engagement social dans les quartiers populaires du Grand Avignon. ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ prolonge cette démarche : rendre visible ce qui relie plutôt que ce qui sépare, faire de l’art un outil d’attention au monde et de transformation douce des espaces abandonnés. En 2026, ateliers et résidences artistiques se déploient au cœur de la cité, affirmant une autre manière d’habiter et de penser la ville.

Des artistes au cœur du quartier
Pour cette première édition nocturne, plusieurs artistes aux pratiques complémentaires ont été invités. La cinéaste et auteure Sophie Delvallée, revenue à Avignon après un long parcours international, interroge les récits intimes et sociaux à travers le film documentaire et la fiction. Le photographe et architecte Jean Hoffmann explore, en noir et blanc, les traces laissées par l’homme et le temps sur les lieux habités. La comédienne et plasticienne Sophie Mangin mêle théâtre, textile et geste pour faire surgir d’autres formes de langage. Le créateur audiovisuel Karel Pairemaure apporte son expérience du documentaire et des installations urbaines monumentales. Enfin, Anne Vuagnoux, autrice et vidéaste, assure la direction artistique du projet, fidèle à l’ADN poétique et citoyen de l’Antre Lieux.

Copyright Sophie Delvalée

Des fenêtres ouvertes sur la ville
En transformant les vitrines closes en espaces d’expression partagés, ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ interroge notre rapport aux quartiers que l’on croit connaître. Plus qu’une exposition, l’événement propose un déplacement du regard : voir autrement, écouter ce qui se dit à bas bruit, redonner une présence à des lieux et à des histoires trop souvent invisibilisés. Un parcours nocturne à ciel ouvert, pour redécouvrir la cité Louis Gros à la lumière de la poésie et des voix qui l’habitent.

Cité Louis Gros 10 chiffres clés
1931-1936 : période de construction ; 1er ensemble HBM (Habitations à bon marché) réalisé à Avignon ; 348 logements au total ; 4 niveaux pour les immeubles d’habitation ; 20 commerces environ à l’origine en rez-de-chaussée ; 1 commerce encore en activité aujourd’hui ; 1944 : bombardements ayant fortement touché la cité ; Années 1980 : début du déclin du modèle de cité autonome ; 2 écoles publiques (maternelle et élémentaire Louis Gros) ; REP + (Réseau d’éducation prioritaire) dispositif Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) pour l’école élémentaire.

Copyright Jean Hoffmann

Les infos pratiques
Libres Fenêtres dans la Cité’. Du 12 au 14 février 2026. De 18h à 20h. Cité Louis Gros, Avignon – rendez-vous au 1, cité Louis Gros. Entrée libre.
Mireille Hurlin


Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

Une nouvelle édition du Forum Emploi Insertion se tiendra ce jeudi 12 février à la Mairie annexe Saint-Jean d’Avignon.

L’Équipe Emploi Insertion (EEI) du Grand Avignon, regroupant France Travail, la Mission Locale Jeunes Grand Avignon, et Avenir 84, organise le Forum Emploi Insertion ce jeudi à Avignon. L’objectif est de permettre aux demandeurs d’emploi résidant dans les quartiers prioritaires de de rencontrer directement les représentants des entreprises.

30 employeurs et une dizaine d’organismes de formation seront présents pour l’occasion. Des recrutements directs seront possibles pour les demandeurs d’emploi, qui pourront aussi découvrir différentes formations du territoire. D’autres sujets, liés à l’emploi et la formation, tels que la mobilité, seront également abordés.

Jeudi 12 février. De 9h à 12h. Mairie annexe Nord. 34 Avenue Jean Boccace. Avignon.


Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

Sac sur le dos, billet aller simple, 10 000€ d’économies : entre décembre 2024 et mai 2025, Pierre Giovannini responsable de la communication à la Maison Bronzini ainsi qu’à la Casa Bronzini, a choisi la route plutôt que la ligne droite. De Phnom Penh aux temples d’Angkor, puis de la Thaïlande à l’Indonésie, ce voyage en solitaire raconte moins une parenthèse exotique qu’une bascule intérieure, celle d’une génération qui part pour se retrouver et revient avec l’envie de construire.

Il y a des départs qui ressemblent à des fuites, et d’autres à des mises au point. À 24 ans, diplôme en poche, Pierre Giovannini a pris l’avion avec une idée simple : sortir du bruit. « Un billet aller, un sac sur le dos », dit-il. Destination initiale : Phnom Penh, capitale cambodgienne, carrefour de fleuves et de trajectoires, ville-monde à l’échelle de l’Asie du Sud-Est. 

Phnom Penh, ou l’apprentissage du vide
Au début, il y a la solitude, volontaire, presque méthodique. Un mois pour déconnecter, laisser retomber les tensions ordinaires, s’extraire des frictions et des ruptures qui saturent parfois l’espace mental. Dans les récits de voyage en solo, cet instant compte souvent : celui où l’on cesse de remplir le temps pour commencer à l’écouter. Des voyageurs soulignent d’ailleurs que l’itinérance solitaire favorise autonomie, résilience et clarification des priorités, précisément parce qu’elle confronte à la nouveauté sans médiation. 

Angkor, la leçon du temps long
Puis vient Siem Reap et l’éblouissement d’Angkor Wat, édifié au début du XIIᵉ siècle sous Suryavarman II, devenu au fil des siècles un symbole majeur du patrimoine khmer. Là, l’échelle change : on cesse de compter les jours, on commence à mesurer les siècles. Le voyageur, lui, raconte ce choc comme une mise en perspective : voir une civilisation survivre à l’érosion, aux guerres, aux effacements, remet l’intime à sa juste place.

Un livre, un hamac, et l’alignement
Le récit bascule sur une île, dans une scène presque cinématographique : un hamac, un lieu au milieu de nulle part, et un texte qui agit comme un déclencheur, La Vibration de la pensée de William Walker Atkinson, ouvrage popularisé en France sous le sous-titre ‘Je veux et je peux’.  Au-delà du contenu, c’est l’effet qui compte : une sensation d’alignement, l’envie de cesser d’attendre et de choisir sa suite. À partir de là, dit-il, la solitude s’ouvre : rencontres, amitiés, itinérance.

Thaïlande, Malaisie, Indonésie : vivre plutôt que visiter
Le périple se prolonge en Thaïlande, Malaisie, Indonésie. Et s’épaissit : il ne s’agit plus seulement de voir, mais d’habiter, même brièvement. Trois semaines à élever des poules et des vaches en Thaïlande : une expérience à contre-courant des cartes postales, qui ramène à l’essentiel, au rythme du geste et du quotidien.

Revenir pour grandir
Le retour, enfin, n’a rien d’un renoncement. Il ressemble à une décision : rentrer pour continuer, se former en situation, s’élever professionnellement, tout en gardant le désir de repartir. Une part de lui, dit-il, est d’ailleurs restée aimantée là-bas, comme si le voyage avait ouvert une porte qu’on ne referme jamais tout à fait. Au fond, l’histoire tient en une phrase : ce voyage n’a pas été une parenthèse, mais un point d’inflexion, une nouvelle trajectoire de vie. Un apprentissage de soi par le dehors, et du dehors par le temps long, et cette idée, très contemporaine, qu’on revient rarement identique à l’endroit d’où l’on est parti.
Mireille Hurlin


Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

À quelques semaines du scrutin municipal, Paul-Roger Gontard annonce qu’il renonce à conduire une liste. Une décision assumée au nom de la clarté politique et de l’intérêt général, qui intervient après l’échec de discussions avec l’union Ensemble et Solidaires. En miroir, David Fournier défend une autre lecture du rassemblement à gauche. Deux visions qui éclairent les lignes de fracture d’une campagne sous tension.

L’annonce a valeur de signal politique. Dans une lettre adressée aux Avignonnais, Paul‑Roger Gontard explique son choix de ne pas conduire de liste aux municipales. Non par retrait du débat public, mais par souci de cohérence et de responsabilité. « La politique n’est jamais une affaire personnelle », écrit-il, revendiquant éviter une dispersion des voix susceptible de favoriser les extrêmes

Un projet construit, une ligne assumée
Engagé depuis l’été dans l’élaboration d’un projet qu’il revendique social-démocrate, laïque et écologiste, l’adjoint au maire rappelle le travail mené avec une équipe et un réseau citoyen dense, au fil des rencontres de terrain. Autour de Nos Confluences Citoyennes, il a cherché à fédérer des forces progressistes, du Parti radical de gauche à la Fédération des progressistes, dans l’idée d’un rassemblement large mais lisible.

Le point de rupture des discussions
C’est précisément la question de la lisibilité qui cristallise l’échec des échanges avec Ensemble et Solidaires. Pour Paul-Roger Gontard, certaines lignes ne sont pas négociables : primauté du projet sur la distribution des rôles, refus de toute alliance conditionnelle avec l’extrême gauche, engagement explicite de stabilité fiscale sur la mandature. Des divergences qu’il juge trop structurantes pour être surmontées à ce stade de la campagne.

“Pour nous, sociaux-démocrates, républicains, progressistes, ou attachés à une gauche de responsabilité, nous ne pouvons laisser ouverte la possibilité d’une alliance avec une force d’extrême gauche selon les circonstances. “

Paul-Roger Gontard

La réponse de David Fournier
Face à ce retrait, David Fournier, pour Ensemble et Solidaires, défend une approche différente du rassemblement. Il plaide pour une union la plus large possible des gauches afin d’éviter l’émiettement et considère que la dynamique collective doit primer, quitte à assumer des compromis programmatiques. Là où Gontard invoque la clarté et l’équilibre comme conditions de la victoire, Fournier met en avant l’urgence d’un front commun face aux droites et aux radicalités.

Deux conceptions du rassemblement
Le débat révèle deux conceptions du rassemblement à gauche à Avignon. L’une, sociale-démocrate et républicaine, privilégie la stabilité et la gouvernabilité locale. L’autre mise sur l’addition des forces militantes pour créer un rapport de force électoral. Une tension classique, mais exacerbée par un calendrier serré et un contexte politique national polarisé.

Un engagement qui se poursuit
Paul-Roger Gontard le martèle : son retrait n’est pas un renoncement. Conseiller communautaire du Grand Avignon, il entend rester un acteur attentif et exigeant du débat démocratique local. À Avignon, la campagne se poursuit donc sans sa liste, mais avec une question centrale toujours ouverte : quelle gauche pour gouverner la ville, et à quelles conditions ?

Mireille Hurlin


Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

L’école avignonnaise des créateurs de jeux vidéo Game Academy organise une nouvelle journée portes ouvertes ce mercredi 11 février.

Afin de faciliter le recrutement des étudiants pour les années à venir, la Game Academy organise plusieurs journées portes ouvertes tout au long de l’année scolaire pour faire découvrir ses différentes formations.

Les passionnés de jeux vidéos auront le choix entre deux cursus de mastère en cinq ans : Game Developper ou Game Artist, pour devenir développeur ou infographiste. Les personnes intéressées pourront découvrir les locaux et rencontrer les formateurs de cette école, fondée en 2017, qui se hisse aujourd’hui parmi les meilleures écoles de jeux vidéo en France et dans le monde.

Mercredi 11 février. De 9h à 17h. Entrée libre. 135 Rue Claude André Paquelin. Avignon.


Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

Au Palais des Papes d’Avignon, une campagne photographique inédite explore la faune et la flore dissimulées dans les décors peints du XIVᵉ siècle. Menée tout au long du mois de février, cette initiative scientifique et patrimoniale s’inscrit dans un vaste programme consacré au dialogue entre art médiéval et biodiversité.

Au cœur des salles emblématiques du Palais des Papes, les murs parlent depuis longtemps aux historiens de l’art. Désormais, ils s’adressent aussi aux naturalistes. L’opération lancée cet hiver par le Fonds de dotation du Palais des Papes et du Pont d’Avignon ambitionne de révéler un patrimoine rarement étudié : la représentation minutieuse du vivant dans les décors peints médiévaux.

Collecter les précieuses images
Pendant plusieurs semaines, le photographe Fabrice Lepeltier investit les hauteurs des chambres peintes, appareil au poing, pour capter oiseaux, insectes et végétaux nichés dans les fresques. Grâce à des prises de vue en très haute définition, ces détails souvent invisibles à l’œil nu sont documentés avec une précision scientifique, ouvrant un nouveau champ d’analyse à la croisée de l’histoire de l’art et des sciences naturelles.

Copyright Fabrice Lepeltier / Avignon Tourisme

Le Moyen Âge, laboratoire du vivant
Les décors du XIVᵉ siècle du Palais des Papes ne sont pas de simples ornements. À une époque où les encyclopédies naturalistes circulaient autant que les récits symboliques, ces représentations faisaient office de creusets de savoir. Le projet entend ainsi déterminer si les artistes médiévaux peignaient d’après une observation directe de la nature environnante ou s’ils s’inspiraient d’un imaginaire savant transmis par les bestiaires et manuscrits enluminés.

Une enquête iconographique
Cette enquête iconographique est menée en étroite collaboration avec des historiens spécialisés et les experts de la LPO Paca (Ligue de protection des oiseaux de Provence-Alpes -Côte d’Azur), afin d’identifier précisément les espèces figurées et d’en analyser l’évolution jusqu’à nos jours. Un questionnement qui résonne fortement à l’heure des bouleversements écologiques contemporains.

Une logistique à la hauteur du monument
Entièrement financée par le Fonds de dotation, l’opération nécessite une organisation technique exceptionnelle. Des échafaudages culminant à huit mètres permettent l’accès aux fresques de la Chambre du Pape (du 2 au 13 février) puis à celles de la Chambre du Cerf (du 16 au 27 février). Chaque intervention est conduite dans le respect strict des œuvres et des contraintes patrimoniales d’un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco (organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture)

la Chambre du Cerf Copyright Pbar

Création d’une base numérique
Au-delà du relevé photographique, les données collectées alimenteront une base numérique de référence, intégrant peintures murales, sculptures et carreaux de pavement. Cette matière servira de socle à de futurs parcours de visite, à des outils pédagogiques à destination des scolaires, ainsi qu’à l’édition d’un ouvrage consacré à ce dialogue singulier entre histoire, art et biodiversité.

Un patrimoine vivant, tourné vers l’avenir
Créé en 2012, le Fonds de dotation du Palais des Papes et du Pont d’Avignon poursuit, à travers ce programme ‘Palais des Papes, Pont d’Avignon et Biodiversité’ (2024-2029), la valorisation du patrimoine dans une réflexion contemporaine sur le vivant. Soutenu par le Fonds L’Occitane, le projet est également ouvert au mécénat des entreprises et des particuliers.

Il y a 7 siècles
En révélant la faune et la flore peintes il y a près de sept siècles, le Palais des Papes rappelle que le patrimoine observe, transmet, et parfois même, anticipe les grandes questions de notre temps.

Zoom sur le palais des papes
Forteresse majestueuse et palais de pouvoir, le Palais des Papes domine Avignon depuis le XIVᵉ siècle. Plus grand palais gothique d’Europe, il fut le siège de la chrétienté occidentale pendant près de soixante-dix ans, lorsque les papes quittèrent Rome pour s’installer sur les rives du Rhône. Derrière ses remparts imposants, le monument révèle un univers plus intime : chambres peintes, décors raffinés et fresques délicates témoignent d’un lieu à la fois politique, artistique et spirituel. Il demeure aujourd’hui l’un des plus puissants symboles de l’histoire médiévale, où la grandeur architecturale dialogue avec la finesse de l’art et le silence du temps.
Mireille Hurlin

Copyright MMH

Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

‘Là personne’, mis en scène par Geoffrey Rouge-Carrassat, explore subtilement la violence de l’emprise. 

C’est l’histoire de quelqu’un qui n’appelle pas la police alors qu’il y a des raisons de s’inquiéter. Imaginez que vous êtes chez vous, au calme, tout va bien… Imaginez maintenant qu’à travers la fenêtre, vous découvrez qu’une personne vous observe… Il y aurait des raisons de s’inquiéter, n’est-ce pas ? Mais si vous décidiez de continuer à vivre, comme si cela était tout à fait normal ? C’est l’histoire de Là Personne, un acteur raconte au public une belle histoire, jusqu’à ce que le public comprenne qu’il ne s’agît pas d’une belle histoire, mais le comédien, lui, continue de le croire. C’est la pièce du déni, une plongée dans les mécanismes de l’emprise, dans sa douceur apparente, dans sa violence sans éclats.

Le mystère résolu ?

Geoffrey Rouge-Carrassat présente un spectacle allégorique qui révèle les mécanismes de l’emprise, une expérience étonnante, captivante et énigmatique. Le spectacle est issu d’une situation réelle racontée à l’artiste. L’histoire d’une dame qui, lors de deux soirées consécutives, a aperçu que quelqu’un l’observait au travers de la fenêtre de sa cuisine. Geoffrey Rouge-Carrassat s’est inspiré de ce récit pour imaginer Là Personne. L’intention était de résoudre l’énigme de ce récit par l’écriture, d’épuiser toutes les hypothèses possibles.Après 2 années d’écriture, Là Personne prend sa forme finale pour résoudre ce mystère.

Texte, mise en scène, scénographie et interprétation : Geoffrey Rouge-Carrassat
Création lumière : Emma Schler
Création musicale et sonore : Nicolas Daussy
Compagnie La Gueule ouverte.

Jeudi 12 février. 20h. 5 à 23€. A partir de 14 ans. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


Des chansons impossibles au Théâtre des Vents

Double plateaux avant-gardiste et joyeux pour ‘La toute multiple’

L’ensemble Liken est un groupe de musiciens spécialisés dans la musique contemporaine, les musiques improvisées reconnu pour ses interprétations innovantes et engagées. Sous la direction du jeune chef Léo Margue et du trompettiste Thimothée Quost, les fondateurs, Liken explore des répertoires variés, allant des créations actuelles aux œuvres plus expérimentales, avec une énergie communicative et une grande précision artistique. ‘La Toute Multiple’  est leur dernière création, une exploration poétique du son, même les plus imperceptibles.

Les élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon en première partie

Restitution en première partie des ateliers menés avec les élèves des classes de MAO, de jazz et des instrumentistes du CRR du Grand Avignon et de l’Ensemble Liken. Un concert en coréalisation avec le Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon.

Ensemble Liken :
Timothée Quost : trompette et composition
Léo Margue : direction musicale
Arianne Bacquet : hautbois
Quentin Copalle : flûte
Xavière Fertin : clarinette sib
Fanny Meteier : tuba
Simona Castria : saxophone baryton
Loïc Vergnaux : clarinette basse
Jean Wagner : cor
Paul Alkhallaf : multi diffusion sonore 

Jeudi 12 février. 20h30. 5 et 10€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1