28 avril 2026 |

Ecrit par le 28 avril 2026

(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

La compagnie La parole rouge met en scène Les Justes, l’un des textes les plus forts d’Albert Camus.

Une plongée dans le Moscou de 1905, où des révolutionnaires socialistes préparent un attentat contre le Grand-Duc Serge, membre de la famille royale. Entre idéaux et dilemmes moraux, les personnages principaux incarnent les tensions de la révolution et de la violence politique. 

Une œuvre complexe et radicale écrite en 1949

La pièce explore les thèmes de la violence politique, la révolution, la loyauté et la culpabilité. Camus interroge la justesse des actes de terrorisme et la nécessité de la violence pour atteindre un idéal politique. Les Justes est une œuvre complexe qui invite à la réflexion sur la moralité et les conséquences de l’action politique radicale. Cette pièce est une réflexion puissante sur l’éthique et l’action radicale.

Texte de : Albert Camus
Mise en scène : Loïc Beauché
Avec : Salvatore Franco, Marie Hurault, Valentin Pulicani, Tibor Bricalli, Renaud Gillier, Leonardo de Feo et Baptiste Hernandez 

Le p’tit bistrot du balcon

Les soirées au théâtre commencent plus tôt… et se prolongent après les spectacles ! Une heure avant et après chaque représentation, découvrez le P’tit Bistro du Balcon : l’endroit idéal pour partager un verre, manger un morceau, et échanger sur vos coups de cœur artistiques. Une ambiance chaleureuse et conviviale, pour prolonger votre expérience au théâtre. N’hésitez pas à réserver votre table. Places limitées !

Jeudi 30 avril. 20h. 5 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 – contact@theatredubalcon.org

https://www.theatredubalcon.org/wp-content/uploads/2026/03/Les-Justes-teaser.mp4

(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

L’autrice Céline Chariot Ninane, bien connue des Avignonnais

Après Marche salope, présenté au Théâtre des Doms lors du Festival Off 2023, Celine Chariot Ninane poursuit son engagement avec Tuons Pamela et installe sa compagnie en résidence au Théâtre des Doms jusqu’au 1er mai. Ce nouveau projet fait de la scène un lieu d’enquête et de réparation, où l’image de la femme-objet est renversée pour devenir une figure de résistance. Derrière le mythe médiatique, il s’agit d’écouter les voix étouffées et de rendre visible la mémoire collective des femmes disparues. 

‘Tuons Pamela’, un titre radical pour interroger l’image de la femme-objet

Pamela Anderson, icône façonnée par le regard masculin, devient dans Tuons Pamela le miroir d’un système de domination millénaire. En partant de l’imagerie hypersexualisée des années 90, deux femmes sur scène s’emparent de ce corps fantasmé pour en révéler la violence sous-jacente. Elles font surgir les voix des absentes : celles des femmes assassinées, effacées, brûlées ou jamais nées.

Une proposition, des échanges

Ces sorties de résidence sont un temps privilégié pour instaurer un dialogue avec le public qui est invité à participer à un « bord plateau » à la fin de la représentation. L’équipe du théâtre  propose ensuite de prolonger la discussion autour d’un verre dans la cour des Doms.

Jeudi 30 avril. 19h. Entrée libre. À partir de 15 ans. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne. Réservation : accueil@lesdoms.eu / 04 90 14 07 99.


(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

À Avignon, l’artiste Louise Cara investit l’église des Célestins avec une exposition habitée, où le mont Ventoux dialogue avec le mont Fuji. Entre encre japonaise, minimalisme et quête intérieure nourrie par les grandes traditions spirituelles, son œuvre explore un territoire rare : celui où l’art devient passage, révélation et élévation. Ses œuvres, souvent de grand format, réalisées sur papier de mûrier à l’encre japonaise, invitent à discerner l’invisible.

Du 8 au 26 mai, dans l’écrin gothique de l’église des Célestins, à Avignon, Louise Cara propose une exposition ‘Du Mont Ventoux au Mont Fuji, rapprochements inédits’ Une exposition singulière qui nous traverse plus que nous ne la visitons, comme une expérience intérieure, presque initiatique, où la peinture devient le langage visible de l’invisible.

40 oeuvres de mystère
Une quarantaine d’œuvres y mettent en regard deux montagnes que tout semble opposer : le mont Ventoux et le mont Fuji,  et que l’artiste réunit dans un même geste. Toutes deux inscrites au patrimoine mondial, elles deviennent ici les pôles d’un dialogue universel, ‘un rapprochement inédit’ où les cultures d’Orient et d’Occident se rencontrent, se répondent et s’élèvent. Au-delà de leur géographie, Louise Cara voit dans le Ventoux et le Fuji des entités spirituelles. Le premier, enraciné dans la Provence, porte l’empreinte de Pétrarque et d’un humanisme naissant. Le second, volcan sacré du Japon, incarne une tradition où chaque pierre est habitée, où les esprits, les kami, peuplent le monde.

Louise Cara Copyright Louise Cara

Les montagnes miroirs de nous-mêmes
«Les montagnes sont des miroirs de nous-mêmes», confie l’artiste dans l’entretien. Elles condensent des cultures, des récits, des croyances. Le Fuji, montagne sacrée, est au Japon un lieu de pèlerinage, une ascèse. Le Ventoux, lui, se révèle dans ses multiples visages : rude à gravir, doux à contempler, comme une réponse aux états intérieurs de celui qui le regarde.

Quand l’humain fait se déplacer les montagnes
Dans leur rapprochement, il ne s’agit pas de fusionner les cultures, mais de révéler leur fraternité profonde. « Rien ne les oppose, tout les réunit », écrit l’artiste dans ses textes, évoquant un « mariage sacré » entre ces géants. Ce qui frappe d’abord dans le travail de Louise Cara, c’est son dépouillement. L’encre japonaise, qu’elle explore depuis plus de vingt ans, devient son médium privilégié. Noir profond, sépia, blancs poudrés, gris ardoise : une palette réduite pour dire l’essentiel : ce qui est juste. Mais derrière cette apparente sobriété se joue un processus plus mystérieux. L’artiste ne ‘compose’ pas ses œuvres au sens classique. Elle les laisse advenir.

La visite des kamis
Ainsi, lors de la réalisation d’un Mont Fuji, des formes surgissent sans qu’elle les ait préméditées : un ange portant un livre, une figure humaine tout à fait distincte, lisant au cœur de la montagne. Des présences qui apparaissent à son insu, une fois l’œuvre achevée, comme si la peinture révélait ce que l’œil ne voit pas encore. « Je ne suis qu’un canal », dit-elle. Une phrase qui éclaire toute sa démarche.

Sur le coté droit de la montagne, un ange agenouillé, de profil, tend un livre. Louise Cara Copyright MMH

De l’ombre à la lumière
L’un des récits les plus saisissants de sa création raconte une expérience troublante. En peignant, des formes sombres, presque inquiétantes, surgissent de de- dedans elle. L’artiste s’interrompt, déstabilisée, empreinte de quelque chose qui ne lui convient pas et qu’elle bloque sur le champ. Puis, dans un geste simple, elle retourne l’œuvre. Et là, apparaît une autre image, parfaitement intégrée à la montagne : celle d’un ange, paisible, agenouillé, tendant un livre sacré. Ce renversement n’est pas seulement plastique. Il est symbolique. Il dit le passage de l’obscurité à la lumière, du chaos à la révélation. Dans une autre œuvre, un homme se dessine spontanément, au cœur de la montagne, tenant un livre, regardant celui qui le contemple se révélant ou non à lui. Je demande à Louise si ces interventions spontanées ont déjà eu lieu. Elle acquiesce tout en confiant qu’elle-meme fait le choix de révéler ou non ces étranges interventions. J’en ai fait l’expérience, lorsqu’elle révèle la présence de l’ange, sidérée, je ne vois que lui. Je remarque qu’à chaque fois, le motif du livre revient : celui de la transmission, de la parole, de la lecture.

Une spiritualité transversale
Ce livre, omniprésent, n’est jamais nommé. Ou plutôt, il les contient tous. Louise Cara s’inscrit dans une démarche profondément spirituelle, nourrie par l’étude des trois grands textes monothéistes : la Torah, la Bible et le Coran. Cette triple filiation irrigue son œuvre sans jamais l’enfermer dans une religion particulière. Elle évoque notamment l’épisode fondateur de la Révélation dans l’Islam, lorsque l’ange Gabriel ordonne au prophète : « Lis ». Une injonction répétée, insistante, qui devient dans sa peinture un motif universel : celui de l’accès au sens, à la connaissance, à la lumière. Dans ses œuvres, l’ange n’impose pas, il invite. Le livre n’est pas dogme, mais passage. Cette approche confère à son travail une dimension rare : une spiritualité ouverte, transversale, où les traditions dialoguent plutôt qu’elles ne s’opposent.

L’église comme résonance
Egalement, le choix de l’église des Célestins n’est pas anodin. Ce lieu du XIVe siècle, chargé d’histoire et de silence, agit comme une chambre d’écho. La lumière filtrée par la pierre, la verticalité de l’architecture, la mémoire des prières : tout concourt à amplifier la dimension contemplative de l’exposition. Chaque œuvre y devient « icône contemporaine », vibrante et silencieuse, inscrite dans une continuité entre sacré ancien et création actuelle. La scénographie elle-même est pensée comme un parcours d’élévation. Le visiteur chemine, d’une œuvre à l’autre, comme on gravit une montagne.

Au coeur de la montagne, dans de cette oeuvre, un ange assis en tailleur, tient un livre, Louise Cara Copyright MMH

Une œuvre habitée, offerte au regard
Ce qui demeure, au-delà de l’esthétique, c’est cette sensation d’une œuvre habitée. Non pas au sens mystique spectaculaire, mais dans une présence discrète, presque intime, qui se révèle à celui qui prend le temps de regarder. Car chez Louise Cara, voir ne suffit pas. Il faut apprendre à percevoir. Entrer dans la peinture comme dans un paysage intérieur. Accepter de ne pas tout comprendre. Laisser surgir les formes, comme elles sont venues à l’artiste elle-même. Et peut-être, au détour d’un regard, apercevoir à son tour cette silhouette, cet ange, ce livre, signes d’un invisible qui affleure.

Un cheminement inspiré
Ce qui frappe également chez Louise Cara ? Sa prédisposition pour les lieux sacrés : Ainsi ses œuvres nouvelles sont systématiquement conçues au regard de ces phares divins qui les accueilleront comme le furent les Tracés de lumière en 2024 à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon ; Les manteaux des éveillés en 2022 lors du Festival de Fès de la culture soufie ; Le Chateau de Gordes en 2019, L’ancien archeveché d’Avignon en 2016 ; Le Grenier à sel en 2010 ; La Chapelle des Ursulines en 2012…

Infos pratiques
Du mont Ventoux au mont Fuji – Rapprochements inédits. Une exposition de Louise Cara.
Du 8 au 26 mai 2026. De 14h à 20h sauf lundis. A l’Église des Célestins, place des Corps Saints, à Avignon. L’exposition comprendra 40 peintures originales, grand et moyen formats ; Les dessins préparatoires ; Les textes poétiques liés au sujet ; L’installation immersive sonore ou visuelle ; Une vidéo de création. Pendant l’exposition : Regards croisés d’experts en art : L’art japonais et le japonisme occidental ; L’inspiration liée au Mont Ventoux en peinture à travers les siècles ; Lectures avec des auteurs ; Danse buto et Sama/Derviche tourneur.
Mireille Hurlin


(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

En inaugurant un accueil de la Carsart Sud‑Est au sein des locaux de la Caf de Vaucluse, les deux organismes entendent renforcer leur coopération au service de la proximité et de la simplification des démarches pour les usagers.

La Carsat Sud-Est (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) et la CAF (Caisse d’allocations familiales) de Vaucluse ont inauguré un accueil de la Carsat au sein des locaux de la Caf 84 situé depuis 2 ans et demi dans la zone de Courtine à Avignon.

« L’inauguration de l’espace Assurance retraite au sein des locaux de la Caf de Vaucluse marque une étape forte dans l’évolution du service public de la Sécurité sociale : plus proche, plus lisible, plus coordonné, expliquent les deux organismes. Un lieu unique, pensé pour répondre aux réalités de la vie des usagers, là où les parcours se croisent. L’ouverture d’un espace Assurance retraite au sein même de la Caf de Vaucluse incarne cette ambition : un service public coordonné et accessible et une Sécurité sociale unie, au plus près des usagers. »

Renforcer la continuité du service rendu.
« Le Vaucluse est un territoire où la proximité est essentielle, rappellent les deux structures. L’accès aux services publics, et en particulier aux services de la retraite, repose sur une exigence forte : lisibilité, accessibilité, simplicité. En proposant une présence conjointe de la Caf et de la Carsat sur un même site à Avignon, les deux organismes répondent à une réalité concrète : simplifier les démarches, améliorer l’accessibilité et renforcer la continuité du service rendu. Les publics de la Caf et de la Carsat sont pour partie communs. Les missions se complètent. Les parcours de vie s’enchaînent. Travailler ensemble dans un même lieu permet d’offrir une vision plus globale des parcours, qu’il s’agisse d’une famille, d’un allocataire, d’un retraité ou d’un futur retraité. La mutualisation de l’espace permet à chaque organisme d’apporter son expertise. Ce projet représente un modèle reproductible de coopération inter organismes, capable de dépasser les logiques de silos au profit d’une action publique plus cohérente et plus lisible. »

Retours positifs des usagers et des agents
Au final, les retours sont déjà positifs pour les usagers, qui bénéficient d’un parcours simplifié, ainsi que pour les agents, qui travaillent dans un cadre plus coordonné.
« Ces premiers mois de mise en œuvre ont permis de capitaliser sur l’existant, d’ajuster les modalités d’accueil et de renforcer les collaborations, précisent la Carsat Sud-Est et la Caf de Vaucluse. Le dispositif continuera d’évoluer, dans une logique d’amélioration continue, attentive aux besoins du public comme aux retours des équipes. »

L.G.

La Caf de Vaucluse en chiffres
• 114 036 foyers allocataires
• 269 786 personnes couvertes
• 792,91M€ de prestations versées
• 21 213 rendez-vous en accueil physique
• 13 120 rendez-vous réalisés en accueil téléphonique
• 248 rendez-vous réalisés en visioconférence

La Carsat Sud-Est en chiffres
• 13,3 milliards d’euros de prestations d’assurance vieillesse versés
• 1 315 703 retraités bénéficiaires de pensions en France et à l’étranger
• 12,1 milliards d’euros d’allocations Droits Propres versés pour un montant moyen de 744€
• 66 785 rendez-vous réalisés
• 44 672 demandes de retraite en ligne réceptionnées
• 560 000 appels traités
• 119 368 mails traités


(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

Un projet sensible et collectif

Avec le Brut Ensemble, Hélène Duret a transformé ses voyages en Colombie et en République Dominicaine, en une musique organique et vibrante. La clarinettiste embarque quatre soufflants et une batterie pour créer un ensemble atypique, qui se déleste de tout artifice pour créer une musique brute et empreinte de sensible.

Une musique riche en émotions

Chaque thème est associé à une émotion et celles-ci se succèdent et sont explorées par un sextet atypique guidé par les sons de Max Cilla, Ellen Arkbro, Ornette Coleman ou Count Ossie.

Dans le cadre du concert du Brut Ensemble, Hélène Duret animera une Masterclass réservée aux élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon. Auditeurs libres bienvenus sur inscription. 

Hélène Duret : clarinette ; composition
Quentin Biardeau : saxophone ténor 
Delphine Joussein : flûte traversière ; effet
Léa Ciechelski : saxophone alto ; flûte
Jessica Simon : trombone
Ariel Tessier : batterie 
Baptise Mesange : son

Jeudi 30 avril. 20h30. 5 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

C’est dans la capitale des Côtes-du-Rhône, Avignon, que Jean-Claude Chasson, fondateur et président de Bacchus Conseil, a décidé de mettre en lumière le samedi 9 mai ce concept qu’il a inventé en 1989 qui préserve et pérennise tout patrimoine foncier viticole ou agricole.

Jean-Claude Chasson a grandi à Châteauneuf-du-Pape. « Mon père était responsable du Canal de Pierrelatte et ma maman tenait une épicerie. À l’époque, dans le village, il y avait une dizaine de magasins d’alimentation, précise-t-il. Et elle m’a incité à devenir comptable. A l’époque, dans les années 1970, c’était le début de la fiscalité agricole et les paysans ont pu s’assujettir à la TVA à 7%. Au bout de 2 ans, ils ont été imposés en fonction de leur chiffre d’affaires au bénéfice réel. C’est le moment où j’ai travaillé au Centre de Gestion Agricole au sein de la Chambre d’Agriculture de Vaucluse. »

Jean-Claude Chasson raconte sa trajectoire. « En 1981, j’ai rencontré un ancien administrateur des colonies qui était expert-comptable à Avignon, nous avons sympathisé, nous avions des affinités et nous nous sommes associés. Petit à petit, nous avons eu jusqu’à 70% de vignerons comme clients pour gérer leurs comptes et en 1989 nous avons fondé la SREC (Société Rhôdanienne d’expertise comptable) et ça a duré 45 ans. Aujourd’hui, la SREC emploie 45 salariés, a des bureaux à Sainte-Cécile-les-Vignes, Carpentras, Cavaillon, Vedène. Et ce qui me fait plaisir c’est que nombre de collaborateurs que j’ai engagés ont passé toute leur carrière chez moi, jusqu’à la retraite. »

Le développement de Bacchus Conseil

Comment est née l’idée de transmission de vignobles ? Réponse de Jean-Claude Chasson : « C’est au cours d’une discussion avec Paul et Régine Coulon de Châteauneuf-du-Pape, dont la famille est depuis 1695 propriétaire du fameux Domaine de Beaurenard qui souhaitaient installer leurs deux fils, Daniel et Frédéric. La famille avait cette propriété avec cave de vinification à Châteauneuf et une autre à Rasteau. C’est ainsi qu’est né le modèle de ce tout nouveau GFV (Goupement Foncier Viticole) de Bacchus Conseil. Autour de 3 idées-forces : l’économie solidaire, le développement durable et l’œnotourisme, pour redonner du sens à l’investissement foncier ». 

Le développement du groupe a été démultiplié grâce au fichier clients de chez Beaurenard, inspiré de celui duChasseur Français, un magazine très lu. « Nous comptons aujourd’hui 8 390 associés passionnés, nous avons financé 65M€ à travers 37 appellations et 78 domaines. Notamment celui de Michel Chapoutier dans la Vallée du Rhône, le Clos Saint-Jean à Châteauneuf,  le Champagne Mailly Grand Cru, le vignoble Haverlan à Bordeaux auxquels nous avons ajouté le Domaine de Bournissac et son huile d’olive bio récompensée à de multiples reprises pour sa qualité. »

« Allier patrimoine, plaisir et responsabilité »

Jean-Claude Chasson qui a trois enfants, deux fils Serge et Guillaume et une fille Lauren, est aussi propriétaire de vignes, 75 hectares à Roussillon, en face des falaises d’ocres. « Un vrai coup de foudre quand je les ai découverts, c’est ça qui m’a donné l’idée de développer l’œnotourisme, dans un cadre aussi idyllique. D’ailleurs, le 100e groupement que nous fêtons le 9 mai, ce n’est ni un chiffre, ni un aboutissement. Ce sont 100 rencontres humaines, 100 vignerons d’exception en quête de sens. C’est la preuve, dans un secteur où la pression du foncier s’exerce à l’extrême, qu’on peut allier patrimoine, plaisir et responsabilité. Nous nous sommes adaptés aux évolutions de la viticulture, au changement climatique, aux attentes des consommateurs. Entreprendre c’est une énergie qui se renouvelle. »

Bacchus Conseil c’est une équipe à taille humaine, qui propose un interlocuteur dédié, compétent qui instaure une relation de confiance. Son expertise couvre l’intégralité du cycle de vie d’un vignoble : identification, solidité financière, audit fiscal et agronomique, structuration juridique, commercialisation, gestion, organisation des assemblées générale, accompagnement à la revente. D’ailleurs la SAFER travaille souvent avec pour accompagner les exploitations avec des montages transparents pour fixer les prix, ce qui contribue au dynamisme de l’agriculture, de la viticulture et du territoire.

Le 100e groupement foncier viticole

Le 9 mai, pour ce 100e groupement foncier, un aréopage de vignerons, associés, partenaires, investisseurs, cabinets de gestion du patrimoine est invité au Palais des Papes. Avec cérémonie d’intronisation en Salle des Conclaves, puis apéritif et dégustation suivis d’un dîner gastronomique au Grand Tinel, pour sublimer vins et mets. Un 35e anniversaire de partage et de fidélité, de passion et de transmission. « L’histoire continue, le meilleur reste à venir », conclut le créateur de Bacchus Conseil, Jean-Claude Chasson, à l’origine de cette magnifique aventure humaine et patrimoniale.


(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

Au Pontet, près d’Avignon, la spectaculaire salle Vertical Park s’impose en un an comme un pôle majeur de l’escalade indoor. Fréquentation record, modèle en expansion et équipement hors norme : plongée dans un phénomène sportif et territorial.

Près de 78 000 visiteurs en seize mois : le chiffre impressionne, mais il ne dit pas tout. Ouvert en janvier 2025 au Pontet, Vertical Park ne se contente pas d’ajouter une salle d’escalade de plus à la carte régionale. Il redéfinit, à l’échelle du Vaucluse, les contours d’un loisir devenu phénomène. Car le lieu, vaste de 2 000 m², n’a rien d’ordinaire. Classé parmi les six plus grandes salles d’escalade de France à son ouverture, il conjugue blocs, voies encordées, mezzanine de 350 m² dédiée à l’escalade sans corde, et surtout un impressionnant mur de 15 mètres, le plus haut de la région, surgissant d’une fosse creusée pour contourner les contraintes urbanistiques. Une prouesse technique à elle seule, chiffrée à 300 000€, au cœur d’un investissement global de 4 millions.

Nicolas Bastide co-gérant de Vertical park avec Maxime Vegas copyright MMH

Une vision construite dans la durée
À l’origine du projet, Nicolas Bastide, figure locale de la discipline. Ancien technicien de maintenance, il opère à 29 ans un virage radical pour ouvrir, en 1999, la première salle d’escalade d’Avignon, Le Pan d’Avignon. « À l’époque, tout était artisanal », se souvient-il. Quelques panneaux, des prises, et une intuition : celle d’un sport appelé à sortir de ses falaises. L’intuition s’est confirmée. Face à la saturation progressive du Pan, Nicolas Bastide imagine une seconde structure, plus ambitieuse avec son ami et partenaire de grimpe Maxime Vegas. Après plusieurs pistes, le projet trouve son ancrage au cœur de la zone commerciale d’Avignon Nord, à proximité de Decathlon, partenaire décisif dans l’implantation. Décathlon leur vend un morceau de terrain sur lequel les deux amis investissent. Résultat ? Un équipement visible, accessible, et pensé comme un lieu de vie autant que de pratique.

L’escalade, nouveau sport de société
Le succès de Vertical Park s’inscrit dans une dynamique nationale. Depuis son entrée aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, l’escalade connaît un essor continu. Selon la Fédération française, la discipline rassemble plus de 120 000 licenciés et les salles ont vu leur fréquentation croître d’environ 20 % ces dernières années. Au Pontet, cette tendance prend corps. Les 3 845 grimpeurs réguliers côtoient familles, scolaires et entreprises. L’école d’escalade, avec ses 260 adhérents de 4 à 63 ans, illustre cette démocratisation. La parité progresse également, avec 40% de femmes parmi les pratiquants, un chiffre en constante évolution dans un univers longtemps masculin.

Un terrain de jeu total
Mais Vertical Park ne se limite pas à la grimpe. L’équipement multiplie les usages : espace de coworking, salle de séminaire, snacking, terrain de pétanque, sauna… Une hybridation assumée qui répond à une attente contemporaine : pratiquer, mais aussi rester, travailler, se retrouver. Les parcours sont régulièrement renouvelés par une équipe d’ouvreurs expérimentés, souvent issus du haut niveau, garantissant une expérience évolutive. Du niveau débutant (cotation 4) aux voies les plus exigeantes (niveau 8), chacun trouve un terrain à sa mesure. La présence d’un pan Güllich, outil d’entraînement emblématique, confirme l’attention portée aux grimpeurs chevronnés.

Le Fun Wall copyright MMH

Un ancrage territorial et environnemental
Vertical Park puise aussi sa légitimité dans son environnement. Le Vaucluse, terre de falaises mythiques ; Buoux, les Dentelles de Montmirail, le Ventoux… constitue un terrain de jeu naturel exceptionnel. Comme l’avait souligné, Pierre Duret, le menuisier-ébéniste amoureux de grimpe et président du Comité territorial Vaucluse de la Fédération Française de Montagne et de l’Escalade. La complémentarité entre salle et extérieur est aujourd’hui essentielle : s’entraîner en intérieur, grimper en milieu naturel, selon les saisons. L’équipement revendique par ailleurs une dimension écologique : 1 500 m² de panneaux photovoltaïques assurent une production énergétique équivalente à celle d’une cinquantaine de foyers, tandis que le mobilier, issu de circuits locaux et de seconde main, s’inscrit dans une logique circulaire.

Copyright MMH

Un écosystème recomposé
L’ouverture de Vertical Park a rebattu les équilibres locaux. La salle historique du Pan d’Avignon a vu sa fréquentation reculer, tout en retrouvant une pratique plus fluide et orientée vers les clubs. Nicolas Bastide planche d’ailleurs sur un lifting prometteur de ce premier lieu qu’il a créé. Loin d’un affrontement, les deux structures composent désormais un écosystème complémentaire, entre initiation grand public et entraînement spécialisé. Pour l’heure le concept de Vertical Park attire l’attention au-delà de la région. De grands acteurs du commerce et du loisir observent de près cette réussite, envisageant des déclinaisons dans d’autres métropoles. La recette : accessibilité tarifaire, liberté de pratique, sans limite de temps, et qualité d’accueil.

Plus qu’une tendance, une transformation
Au-delà des chiffres, Vertical Park incarne une mutation du rapport au sport. Plus libre, plus social, moins contraint. Ici, on grimpe, mais on vient aussi pour partager, apprendre, feter les anniversaires des enfants, travailler parfois, lors de séminaires ou encore faire de la cohésion de groupe. Un espace hybride, à l’image d’une époque où les frontières entre loisirs, bien-être et sociabilité s’estompent. Dans le Vaucluse comme ailleurs, la verticalité n’est plus seulement une affaire de performance. Elle devient horizon de challenge, de rencontres et de bien etre où se retrouvent vauclusiens, buccorhodaniens, gardois et dromois.

Vertical Park en chiffres
77 879
visiteurs en 16 mois ; 3 845 grimpeurs réguliers ; 260 adhérents à l’école d’escalade 63 ans (âge maximum des adhérents) ; 40% de femmes ; 60% d’hommes ; 40% de baisse de fréquentation au Pan d’Avignon ; 26 ans d’existence pour le Pan d’Avignon ; 16 mois d’activité pour Vertical Park ; 14 salariés ; 10 emplois créés ; 2 gérants : Nicolas Bastide et Maxime Vegas ; 11€ (prix d’entrée à la journée) ; 4 ans (âge minimum des adhérents).

Les infos pratiques
Vertical park sera ouvert 7jours sur 7 de 10h à 22h. Week-end de 10h à 20h. Toutes les infos pratiques ici. Salles à cordes. Espace bloc, Fun wall, cours et stages. Anniversaires. A côté de Décathlon. 182, avenue du Maréchal Leclerc au Pontet. lepontet@verticalpark.fr 
Mireille Hurlin


(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

Jean-Pierre Lavorato, figure emblématique du karaté et ancien champion, s’est rendu au Dojo du Pont des Deux Eaux à Avignon pour partager sa passion au cours d’un stage avec les adhérents du Club ASKR.

Selon la Fédération française de Karaté, « Jean-Pierre Lavorato n’a pas seulement traversé l’histoire du karaté français, mais il l’a menée. » Au cours du mois d’avril, il s’est rendu en Vaucluse pour partager sa passion et transmettre son savoir aux karatékas du club ASKR.

Jean-Pierre Lavorato, à l’initiative du professeur Charly Balthazar (7e Dan), a pu animé un stage au cours duquel les pratiquants ont pu perfectionner leur pratique, le club, fondé il y a 40 ans, comptant aujourd’hui de nombreuses ceintures noires parmi ses adhérents. « Cette soirée s’est déroulée dans un esprit martial et sportif exemplaire, renforçant la camaraderie et la passion au sein du club », indique le club.

L’ancien champion et figure emblématique du karaté dans le monde a débuté le karaté dans les années 60 et s’est entraîné auprès des plus grands, dont Henry Plée, considéré comme le pionnier de la discipline en France. Aujourd’hui, Jean-Pierre Lavorato appartient au cercle restreint des plus hauts gradés français, les 10e dan.

« L’ASKR Pont/eaux espère pouvoir renouveler cette expérience unique, qui contribue à promouvoir la pratique du karaté dans notre commune d’Avignon », conclut le club.


(Vidéo) ‘Les Justes’ de Camus au Théâtre du Balcon

À Avignon, l’association Adaikalam poursuit son cycle dédié au cinéma indien avec la projection de Masaan au Cinéma Le Vox. Une œuvre poignante, entre drame intime et fresque sociale, qui éclaire une facette encore méconnue du septième art indien. Loin des productions spectaculaires associées à Bollywood, une autre voix du cinéma indien s’impose depuis plusieurs années sur la scène internationale : plus introspective, ancrée dans le réel, attentive aux fractures sociales. C’est précisément cette veine que met en lumière le cycle proposé à Avignon par Adaikalam, en partenariat avec le Cinéma Le Vox.

Après Santosh et La Complainte du sentier, le public est convié à découvrir Masaan, réalisé par Neeraj Ghaywan. Présenté au Festival de Cannes où il fut doublement récompensé, ce premier long métrage a marqué par sa délicatesse et sa justesse. Le film entremêle deux trajectoires dans la ville de Varanasi : celle d’une jeune femme confrontée à la violence des normes sociales, et celle d’un étudiant issu d’une caste défavorisée aspirant à une vie meilleure. Sans jamais céder au pathos, Masaan explore les tensions entre tradition et modernité, entre assignations sociales et désir d’émancipation. La mise en scène, épurée, épouse le rythme du fleuve et des rituels funéraires qui jalonnent le récit, offrant une méditation sur la perte, la dignité et la possibilité de renaître.

Copyright Masaan

Cette projection s’inscrit dans une démarche plus large portée par Adaikalam depuis 2016. L’association ne se contente pas de promouvoir la culture indienne à travers concerts, danses ou événements gastronomiques : elle soutient également ‘La Maison d’Agathe’, un orphelinat situé à Pondichéry, dédié à l’accueil de jeunes filles. Une initiative où engagement humanitaire et diffusion culturelle se rejoignent. À l’issue de la séance, le public est invité à prolonger ce moment de rencontre autour d’un verre de chaï offert, favorisant les échanges et la découverte des actions de l’association. Une manière conviviale d’ouvrir le dialogue, à l’image d’un film qui, lui aussi, invite à regarder au-delà des frontières.

Le cycle s’achèvera le 28 mai avec la projection de Le Nid du tigre, avant une reprise annoncée à la rentrée de septembre, preuve de l’intérêt croissant pour ces cinématographies encore trop peu diffusées.

Les infos pratiques
Projection du film Masaan. Jeudi 23 avril 2026 à 18h30. Au Cinéma Le Vox. Place de l’horloge. 13€ (dont 4€ reversés à Adaikalam). Billetterie : sur place
Mireille Hurlin

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