30 mai 2026 |

Ecrit par le 30 mai 2026

Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

Ce samedi 30 mai, le Live des Côtes du Rhône revient sur la place du Palais des Papes à Avignon pour une 5e édition.

Ce week-end, l’événement incontournable des Côtes du Rhône fait son retour avec une soirée qui réunira viticulture et musique. Plus de 200 références de vin seront présentées par les vignerons à la dégustation. Les 20 Côtes du Rhône Villages seront représentés pour l’occasion.

Une grande nouveauté cette année, deux containers Côtes du Rhône seront transformés en bars à vins. L’appellation promet « une expérience de dégustation plus contemporaine et immersive. » Il y sera aussi possible de goûter des cocktails élaborés avec les vins.

Les Côtes du Rhône invitent les participants à ajouter une touche de rouge à leur tenue. De nombreuses animations sont prévues au programme comme des défis sportifs, des jeux, un ‘Rhône Vegas’ avec une dégustation plus originale. Le tout dans une ambiance musicale assurée par le trio Very Happy Sound, le quatuor Octopus et DJ Bayøc.

Côté gastronomie, ce seront 10 restaurateurs avignonnais qui seront présents pour régaler vos papilles : Beer Garden, Canoa Café, Moloko, Gelateria Notre-Dame, KOUK, L’Épicerie de Ginette, la Laiterie Gilbert, le 17 Place aux vins, Mamma Corsica et O’Collin’s Irish Pub.

12€ la dégustation (comprend un verre, un éthylotest et cinq jetons de dégustation).
Samedi 30 mai. De 18h à 1h. Place du Palais des Papes. Avignon.


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

Après 10 ans de préparation du projet et un déménagement hors-norme en 2025, le nouveau Pôle des patrimoines de Vaucluse, Memento, a été inauguré ce jeudi 28 mai et ouvre ses portes au public ce vendredi 29.

C’est un bâtiment de 11 600m² qui réunit désormais les archives départementales, les collections archéologiques et les réserves des musées départementaux qui étaient avant dispersées en Vaucluse. Après 10 ans de préparation, le projet Memento est né et il est situé à Agroparc, Rue Marcel Demonque. « C’est l’un des équipements patrimoniaux les plus ambitieux réalisés ces dernières années en France », affirme Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, avant de remercier son prédécesseur Maurice Chabert qui a initié le projet il y a une décennie.

Ce jeudi 28 mai, Dominique Santoni était accompagnée de Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Olivier Galzi, maire d’Avignon et président du Grand Avignon, et de Bénédicte Martin, Vice-présidente de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur représentant Renaud Muselier, pour inaugurer ce nouvel écrin des patrimoines vauclusiens.

©Département de Vaucluse

28km d’archives

Installées depuis plus de 140 ans au Palais des Papes, les archives départementales ont désormais trouvé un lieu plus adapté pour leur conservation. Ce sont 28km d’archives, dont 20 prêts à être communiqués au public, qui ont déménagé du centre-ville vers Memento, qui peut en accueillir 40km. « Contrairement au Palais des Papes, ici tout est plus facile d’accès, d’un point de vue physique, et puis il n’y a ni poussière ni courant d’air donc on a de très bonnes conditions de conservation, mais aussi de conditions de réception du public », explique Christine Martella, cheffe de service des Archives départementales.

« Derrière ce que certains pourraient appeler de ‘vieux papiers’, il y a en réalité la vie des Vauclusiens. »

Dominique Santoni

Le bâtiment dispose donc de nombreux magasins, qui permettent le stockage des archives. « On dit que les gens du Sud parlent beaucoup, mais je peux vous assurer qu’ils écrivent beaucoup aussi », plaisante Guillaume Chauvet, chargé du bureau des publics. Les archives, avant de passer dans les petites mains qui composent le service, peuvent aussi passer par la case quarantaine en cas de présence d’amiante, ou par la pièce de séchage pour retirer l’humidité.

…mais pas que !

Memento est aussi composé du service d’archéologie qui compte une chambre froide pour les prélèvements de sédiments, une cellule humide pour les végétaux, ou encore une chambre sèche pour les métaux. « Les conditions de conservation sont vraiment optimales, insiste Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. Avant, ça demandait beaucoup plus de travail parce qu’on avait des contenants hermétiques qu’il fallait contrôler de manière très régulière. »

Anaïs Roumégous, archéologue au Conseil départemental de Vaucluse. ©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Les trois musées départementaux le musée du Cartonnage et de l’Imprimerie à Valréas, le musée-bibliothèque François Pétrarque et le musée d’histoire Jean Garcin à Fontaine-de-Vaucluse y conservent désormais leurs collections, leurs propres réserves étant arrivées à saturation. Ce sont donc plus de 25 000 œuvres qui sont regroupées au Pôle des patrimoines, qui accueille aussi les archives du Grand Avignon et le Centre de conservation et d’Études de l’État. « Cette mutualisation est rare, ajoute Dominique Santoni. Elle fait de Memento un véritable pôle patrimonial, scientifique et culturel au service de tout un territoire. »

Un bâtiment à près de 33M€

Ce projet, dont la construction a été votée en 2016, a enfin vu le jour en février 2023, lors de la pose de la première pierre. Ce n’est que deux ans plus tard que le chantier s’est achevé. Entre février 2025 et aujourd’hui, c’est un déménagement titanesque qui a eu lieu pour aboutir finalement à l’ouverture de Memento au public ce vendredi 29 mai 2026. En tout, 19 entreprises, dont 10 vauclusiennes, ont œuvré sur le chantier dont le coût s’est élevé à 32,9M€, financés à hauteur de 17,6M€ par le Département, 7,9M€ par l’État, 6,9M€ par la Région Sud, et 0,9M€ par le Grand Avignon.

L’objectif était de créer un lieu optimal pour la conservation, mais aussi esthétique. « Le bâtiment s’ancre parfaitement dans le paysage vauclusien avec cette teinte ocrée qui rappelle ses terres, explique Pascal Hendier, architecte à l’Atelier Aup. À l’intérieur, tout a été pensé pour garder la fraîcheur et empêcher l’humidité. À l’extérieur, il fallait réussir à protéger du vent, notamment du mistral, mais aussi du soleil, et à ajouter de la nature pour favoriser la biodiversité. »

©Vanessa Arnal-Laugier / L’Echo du Mardi

Une ouverture au public

Alors que les archives départementales ne pouvaient être visitées que lors de créneau prévus pour au Palais des Papes, Memento se veut un lieu ouvert, où la mémoire vauclusienne se partage. Dès aujourd’hui, le Pôle est ouvert gratuitement à tous les publics, des scolaires au chercheurs, des institutions aux associations, des particuliers aux professionnels.

« Le nom Memento, ‘je me souviens’, résume cette ambition de partage, non pas avec nostalgie, mais bel et bien avec la volonté de transmettre. »

Olivier Galzi

Jusqu’au dimanche 5 juillet, Memento est ouvert tous les jours (sauf dimanche 7 juin). Pour ce week-end d’inauguration, des visites guidées sont organisées de 10h à 12h ce samedi 30 mai et de 10h à 17h ce dimanche 31, mais aussi une visite en musique avec l’Orchestre National Avignon-Provence ce samedi 30 à 15h.

Le programme de l’été

Dès à présent, le public peut aller découvrir la première exposition ‘Mon trésor’, en place jusqu’au 2 mai 2027, qui dévoile de trésors issus des collections archéologiques, muséales et des archives. Cette exposition allie patrimoine et digital, pour offrir une expérience moderne, immersive et éducative.

Jusqu’à la fin du mois d’août, de nombreux rendez-vous sont au programme comme une conférence sur le déménagement des archives le mardi 9 juin à 15h, les journées européennes d’archéologie les vendredi 12, samedi 13 et dimanche 14 juin, ou encore les diverses visites guidées. Tout est gratuit mais la réservation est obligatoire par mail à l’adresse valorisation.memento@vaucluse.fr ou au 04 90 86 16 18. « On a tous besoin aujourd’hui d’arriver à se replonger dans notre passé, parce que comprendre notre passé, c’est préparer notre avenir », a conclu Thierry Suquet.


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

La Game Academy, école avignonnaise spécialisée dans la formation à la conception de jeux vidéo, organise sa dernière journée portes ouvertes de l’année scolaire ce samedi 30 mai.

Fondée par Kévin Vivier en 2017 à Avignon, la Game Academy se glisse parmi les meilleures écoles de jeux vidéo en France et dans le monde. Afin de faire connaitre ses formations et de recruter de potentiels étudiants pour les années à venir, l’établissement organise une journée portes ouvertes.

L’occasion de découvrir les locaux, échanger avec les formateurs, mais aussi se renseigner sur les différentes formations proposées. Durant cette journée, il sera aussi possible d’assister à une masterclass sur la conception 3D à 10h30 ou sur le speedpainting à 14h, mais également de tester les jeux des étudiants qui seront d’ailleurs présentés à la prochaine GA LINE, événement phare de l’école qui met chaque année en avant les projets des étudiants. La GA LINE 2026 aura lieu le vendredi 19 juin au cinéma Pathé Cap Sud à Avignon de 14h à 17h.

Journée Portes Ouvertes. Samedi 30 mai. De 9h à 17h. Entrée libre. Game Academy.135 Rue Claude André Paquelin. Avignon.


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

À l’occasion des Marchés du soir des producteurs, organisés par la Chambre d’agriculture de Vaucluse, le nouveau maire d’Avignon Olivier Galzi est allé à la rencontre des agriculteurs locaux, membres du réseau Bienvenue à la ferme Vaucluse, sur les marchés du soir de Montfavet et Avignon au cours du mois de mai.

Accompagné de Sophie Vache, la présidente de la Chambre, mais aussi d’élus comme Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud en charge de l’Agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir, et Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental de Vaucluse en charge de l’Agriculture, Olivier Galzi a pu être témoin du succès de ces marchés, mais aussi échanger avec les producteurs.


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

Rayonnante, avec de grandes lunettes de soleil, en fin d’après-midi Agnès Jaoui était l’invitée d’honneur du Vox, chez Léonie et Jean-Marc, avec Emmanuel et Shéhérazade, une salle familiale qui trône sur la Place de l’Horloge depuis 103 ans grâce aux Bizot. Ici sont venus notamment Marguerite Duras et Quentin Tarentino, c’est dire si ce temple du 7e art compte dans le monde du cinéma !

Et samedi 23 mai, en avant-première de la sortie ce mercredi 27 mai, était projeté son film avec en filigrane #MeToo. « Dommage que les droits des femmes soient si compliqués et si lents à acquérir », résume la réalisatrice, comédienne, scénariste, chanteuse lyrique et metteuse-en-scène de théâtre et d’opéra. La plus oscarisée des actrices françaises avec sept récompenses à Cannes et aux Césars, elle qui a commencé à travailler  avant même d’être majeure avec les plus grands, Patrice Chéreau (Penthésilée de Kleist) Pierre Roman, Alain Resnais.

Tournée en Vaucluse, au printemps 2025, chez Pierre Cardin à Lacoste dans les carrières et sur l’espace dédié pendant plus de 25 ans au Festival qu’avait créé le couturier en 2000, la comédie L’objet du délit se déroule dans les coulisses de l’opéra et évoque les relations homme-femme, « la domination du metteur en scène ou du ténor vedette sur la maquilleuse ou la cantatrice débutante, du patron sur sa secrétaire, de l’entraîneur sur la sportive en apprentissage. Comment se positionner, que faire, qui dit vrai, qui ment? Souvent l’extrémisme règne, regrette la réalisatrice. Je préfèrerais qu’on se parle tranquillement même si on n’est pas d’accord, qu’on s’écoute, qu’on se respecte, heureusement, avec Mozart, c’est l’amour qui triomphe. » Avec notamment dans la distribution l’Avignonnais Daniel Auteuil et Eye Haïdara qui a été une magnifique maîtresse de cérémonie du 79e Festival International du Film à Cannes.

L’objet du délit. ©Anne-Françoise Brillot

Un film soutenu par les institutions locales

Soutenu par la Commission du Film Luberon Vaucluse, le Conseil Départemental et la Région Sud, ce film fait allusion à la façon dont le féminisme a évolué au fil du temps, comment ce qu’acceptaient une génération plus ancienne de femmes n’est plus admissible aujourd’hui et comment les hommes se questionnent pour les aborder et surtout ne pas passer outre leur consentement. « Quand on est amoureux, on est forcément sous emprise », dit-elle.

10 projets (longs-métrages de fiction et d’animation, documentaires, séries d’animation, etc) ont été soutenu par le Département via le fonds de soutien depuis sa création en 2024. Cette année, ce sont sept projets qui vont pouvoir en bénéficier, pour un budget total de 250 000€. Le Département de Vaucluse fait partie des 12 départements français ayant mis en place un fonds d’aide à la production.

Une attache au Vaucluse

Agnès Jaoui, dont le frère Laurent habite dans le Luberon et a été l’un des quatre co-scénaristes, vient souvent et depuis longtemps en Vaucluse. Elle y longtemps passé des vacances avec son compagnon Jean-Pierre Bacri. Elle a même fait ses premiers pas au théâtre au Festival d’Avignon quand elle avait 20 ans. « Ce festival est joyeux, festif, c’est un vrai bonheur cette ambiance, même si c’est impressionnant, avoue-t-elle. J’aimerais bien habiter ici, avec tous ces festivals, ces théâtres, mais aussi pour jardiner par exemple ! ».

Charlotte de Turckheim, venue en copine de sa propriété des Alpilles assister à la projection. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Dans les semaines qui viennent, après avoir présenté L’objet du délit à Cannes, Avignon et Marseille, elle reviendra en Vaucluse avec les chanteurs et musiciens du film le 31 juillet à Viens pour les Estivales du Haut Calavon. Au domaine viticole des Davids où pendant 5 jours à partir du 27, entre nature et culture, sont attendus les journalistes Pierre Haski et Thomas Snégaroff, l’éditeur et écrivain Charles Dantzig, sont prévus des ateliers d’écriture, des expositions, des rencontres, ainsi qu’un hommage posthume à Leïla Shahid rendu par Françoise Nyssen, patronne d’Actes Sud à Arles et ancienne ministre de la Culture et Laure Adler, essayiste, écrivaine et productrice.

Contact : info@estivaleshautcalavon.fr – 04 90 04 97 48


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

Mathieu Desmarest est le chef des restaurants Pollen et Bibendum, à Avignon. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de thon cru mariné au saté avec concombre, fenouil et coriandre.

Couper le thon en tranches fines (environ 0,5 cm).
Mélanger tous les ingrédients de la marinade dans un bol.
Ajouter le thon, mélange délicatement et laisser mariner 10 à 15 minutes au réfrigérateur.

Les garnitures :
– 1/2 concombre, taillé en rubans fins ou en bâtonnets
– 1/2 bulbe de fenouil, émincé très finement à la mandoline
– Quelques feuilles de coriandre fraîche
– 1 oignon nouveau (blanc et vert), émincé finement
– Graines de sésame torréfiées
– Quelques gouttes d’huile pimentée (facultatif)
– Sel, poivre du moulin

Émincer finement le concombre et le fenouil.
Rincer et sécher les herbes.
Les garder au frais jusqu’au dressage pour préserver leur croquant.

La sauce de dressage :
– 1 c. à soupe de sauce soja
– 1 c. à soupe de vinaigre de riz
– 2 c. à soupe d’huile d’olive légère
– 1/2 c. à café de saté
– Quelques gouttes de citron vert

Mélanger les ingrédients de la sauce, goûte et ajuste l’acidité et le piquant selon ton goût.
Réserver à température ambiante.

Dressage :
Disposer harmonieusement les tranches de thon mariné dans une assiette creuse.
Ajouter les lamelles de concombre et de fenouil par-dessus, en donnant du volume.
Napper avec un peu de sauce de finition.
Parsemer de coriandre, oignon nouveau, graines de sésame et éventuellement quelques gouttes d’huile pimentée.
Terminer par une pincée de saté et un trait de jus de citron vert.

DR

Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

C’est à une bien étrange visite que nous convie le Grenier à Sel jusqu’au 27 juin 2026. En invitant l’artiste Julien Prévieux, figure majeure de la scène artistique contemporaine, la commissaire de l’exposition Véronique Baton choisit de nous faire découvrir un monde improbable qui pointe les enjeux,  les failles et les absurdités d’un monde contrôlé par des machines « intelligentes. »

La visite est quelque peu déstabilisante, on ne comprend pas tout mais on est forcément interpellé par les modélisations de l’artiste qui permettent de nous alerter sur les dangers qui nous guettent. Pour les profanes, les visites guidées du mercredi et du samedi seront conseillées et permettront de mieux apprécier l’humour et le point de vue ludique que l’artiste veut poser malgré la gravité du sujet. 

Julien Prévieux, un artiste critique qui observe et s’interroge

Figure essentielle de la scène artistique contemporaine, Julien Prévieux s’intéresse à l’impact des révolutions technologiques sur nos sociétés et à leur emprise. Par sa pratique pluridisciplinaire, il propose des œuvres variées — vidéos, sculptures-, dessins, installations – qui jouent avec et déjouent ce qu’elles veulent dénoncer.  

Un parcours autour des activités spatiales et les intelligences artificielles

Le film d’un quarantaine de minutes, Codex spatum, introduit une réflexion collective sur les règles qui gouvernent l’utilisation de l’espace et les différentes dimensions du droit spatial. Si l’installation de tables d’échec peut laisser perplexe les non-initiés de ce jeu, le projet ‘Reliquats d’attention’ veut épingler les erreurs issues d’expérimentations mobilisant différents chatbots. On se détend avec une magnifique tapisserie (300×200) suspendue, très colorée dont il faut absolument faire le tour pour comprendre que cette œuvre au premier abord abstraite est une modélisation des flux numériques. Elle se veut le portrait « d’une institution (la Commission nationale de l’informatique et des libertés), et des personnes qui l’habitent et fonctionne comme un disque dur fait de fils, support de mémoire. » De même les encres sur papier de ‘Dynamique de l’erreur’ proposent une version ludique d’une expérimentation menée par l’artiste : enregistrement grâce à une combinaison de motion capture des chutes exécutées par Julien Prévieux. On aborde plus précisément le langage et ses codes avec ‘Pour Lana’, une installation de poèmes visuels écrits en Yerkish, langue artificielle imaginée pour l’apprentissage du langage par les grands singes. Ne pas oublier en fin d’exposition de monter sur la mezzanine pour prendre de la hauteur sur les installations mais aussi pour visionner une autre vidéo, Anomalies construites, confrontation d’un monde où se confond le travail et le ludique et qui peut être le mot de la fin : « on s’est bien fait avoir… » 

L’œuvre ‘Pour Lana’. ©David Giancatarina

Visite nocturne pour La Nuit des Musées ce samedi 23 mai

Visite commentées de l’exposition
Esacape Game et Battle d’Echecs

En pratique

Ouverture du mercredi au samedi de 14h à 18h.
Entrée libre et gratuite, sans réservation.
Visite guidée les mercredi et samedi à 16h30 (3€ par personne).
Visite guidée pour les groupes sur réservation

Jusqu’au 27 juin. Entrée libre. Le Grenier à Sel. 2 Rue des Remparts Saint-Lazare. Avignon. 04 32 74 05 31.


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

Grand Salade ? 

C’est une Compagnie Avignonnaise composée de Sébastien Bouchet et Sylvain Seguin qui nous invite régulièrement avec humour à lâcher prise. Les comédiens de la compagnie aiment jouer comme des enfants qu’on aurait laissé seuls et n’hésitent pas à malmener gentiment leur public…qui en redemande.

On va déguster’ est une dégustation-spectacle aussi sérieuse qu’absurde

Sylvain et Sébastien, diplômés en œnologie à l’Université de Cognac, invitent le public à une expérience où le vin n’est qu’un prétexte et le sérieux une victime.

Dès les premières minutes, tout dérape joyeusement : le monde feutré, codifié et presque sacré de l’œnologie entre en collision avec l’art jubilatoire du clown et de l’absurde. Entre rires irrésistibles, gestes improbables et situations loufoques, chaque dégustation devient un terrain de jeu où les conventions volent en éclats. Ici, le vin se boit, le sérieux se noie et le public savoure le plaisir simple et contagieux de la farce. Une parenthèse légère, un moment de lâcher-prise, un rendez-vous où l’on rit ensemble et où l’on retrouve la jouissance de l’instant présent.

Écriture et jeu : Sébastien Bouchet et Sylvain Seguin 

Samedi 23 mai. 18h. Entrée libre. Cour de Roseau. 45, rue des Teinturiers. Avignon.


Les Côtes du Rhône partent en live sur la place du Palais des Papes

Le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon vient d’ouvrir une procédure de redressement judiciaire pour le Quai des saveurs. La décision concernant l’établissement de restauration porté par la CCI de Vaucluse a été prise le 7 mai dernier. Elle remet en question l’avenir de ce projet qui devait constituer une vitrine des savoir-faire de l’Ecole hôtelière d’Avignon. Première conséquence, le départ imminent du talentueux chef Saïd Soumaila.

L’aventure avait débuté dans l’unanimité suite l’assemblée générale de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse du 27 novembre 2023. A cette occasion, la totalité des élus présents (18 sur 33) avait voté pour la création d’un établissement de restauration sur le nouveau parvis de la gare centre de la cité des papes alors en fin de réaménagement.
Comme un seul homme, William Baud, Jean-Luc Becker, Alexandre Bressy, Dominique Damiano, François De Lepiney, Florence Duprat, Alexandra Farnos, Laure Gimno, Pierre Helias, Eugène Hermitte, Pascal Loubeyre, Roselyne Macario, Gilbert Marcelli (alors président jusqu’à son éviction fin janvier dernier), Catherine Panattoni, Cédric Ribeiro, Nordine Saihi, Florence Sentilhes et Dominique Toledo s’étaient alors déclarés totalement favorables à ce projet.

Main dans la main avec la municipalité pour une entrée de ville plus belle
Un dossier qui avait débuté quelques mois auparavant lorsque SNCF gares & connexions avait ouvert un appel à la concurrence d’une durée de 10 ans concernant « la gestion d’un bâtiment implanté sur le parvis de la gare centre d’Avignon dédié à un espace de restauration ».
56 restaurateurs locaux avaient décliné l’offre et ce sont des grandes enseignes de la restauration rapide qui tenaient la corde pour s’installer : Starbucks et Burger king en tête. Inenvisageable pour Cécile Helle, alors maire d’Avignon, dont la commune avait financé 27% des 20,25M€ de travaux destinés à rendre cette entrée de ville plus belle.

« Objectif pour la Ville : éviter l’implantation d’un symbole de la malbouffe en vis-à-vis des remparts du XIVe siècle. »

L’élue suggère au président de la CCI de se positionner avec une vitrine des savoir-faire de la formation consulaire vauclusienne dont l’Ecole hôtelière d’Avignon (EHA) en est le fleuron internationalement reconnu. Objectif pour la Ville : éviter l’implantation d’un symbole de la malbouffe en vis-à-vis des remparts du XIVe siècle.
Pour la CCI, cette demande de la municipalité tombe également à point nommé. En effet, la Chambre est en pourparlers avec la municipalité pour qu’elle lui cède des terrains jouxtant son campus de l’allée des Fenaisons afin de pouvoir étendre l’offre et la capacité d’accueil de son Académie Vaucluse Provence. Le projet ‘gagnant-gagnant’ est alors mis sur les rails avec la bénédiction de la SNCF qui y voit là une démarche inédite éventuellement duplicable dans d’autres gares hexagonales.

Une vitrine des savoir-faire culinaire et gastronomique de la CCI
« Il nous est apparu que cet équipement présentait plusieurs intérêts pour notre CCI, expliquait Gilbert Marcelli en préambule du vote ayant approuvé cette initiative. D’abord, poursuivre l’évolution de notre école hôtelière et de nos enseignements puisque ce restaurant accueillera nos apprenants et les servira, à travers la société que l’on va créer. Ensuite, faire une vitrine ouverte sur la ville, pour les passagers qui fréquentent la gare et les avignonnais, de notre savoir-faire culinaire et gastronomique. Enfin, faire de ce lieu un lieu de valorisation à travers des expositions de nos entreprises et de nos produits qu’ils soient agricoles, viticoles, industriels ou autres. »

Après avoir remporté l’appel d’offres de la SNCF en janvier 2024, la CCI 84 espère alors ouvrir le Quai des saveurs avant l’été de la même année. Les travaux d’aménagement, d’un montant de 1,3M€ environ, prennent plus de temps que prévu et finalement, l’établissement de près de 200m2 comprenant aussi une terrasse de 100m2 est inauguré en décembre 2024. Plus d’une vingtaine de salariés sont sur le pont dont plus de la moitié d’apprentis. Dans le même temps, la cuisine est confiée à Saïd Soumaila, un jeune chef prometteur et ancien élève de l’EHA. Son second est le carpentrassien Naël Tamghart, lui aussi ancien élève de l’Ecole hôtelière (voir aussi encadré : ‘Une cuisine en partance’). L’équipe bénéficie du soutien de Xavier Mathieu, chef étoilé du Phébus à Gordes, et également formé à l’École Hôtelière d’Avignon, et de Patrice Leroy, directeur technique de l’Ecole.

Une cuisine en partance
A gauche sur la photo Naël Tamghart, second de cuisine, a remporté la médaille d’Excellence pour le métier Cuisine au Euroskills 2025 en septembre dernier. Depuis, l’ancien élève de l’Ecole hôtelière d’Avignon, a quitté les cuisines du Quai des saveurs dans la foulée de son prix international obtenu au Danemark.
Pour sa part, Saïd Soumaila, le prometteur chef de l’établissement (à droite sur la photo), en fera bientôt de même. Après avoir posé sa démission fin avril, celui qui a été notamment distingué aux Worldskills abandonnera définitivement les fourneaux du Quai des saveurs à la fin du mois de mai 2026.
Crédit : Quai des saveurs/DR

Un business plan défaillant ?
Côté finances, les services de la direction de la CCI établissent un ‘business plan’ d’un montant de plus de 1,2M€ par an. Une estimation très (trop) ambitieuse ? La marche semble en tout cas démesurément grande pour l’établissement bistronomique.
Cela se complique en tout cas lorsque les professionnels locaux de la restauration y voient une soudaine concurrence déloyale. De leur côté, les opposants à Gilbert Marcelli y trouvent surtout le prétexte de se débarrasser d’un bouillant président devenu ‘gênant’ dans plusieurs dossiers ‘sensibles’ comme la future DSP (Délégation de service publique) de l’aéroport d’Avignon, le rachat du centre de formation Nextech ou bien encore le lancement d’une procédure disciplinaire à l’encontre du directeur général de la CCI de Vaucluse pour faute grave (ndlr : dossier actuellement toujours sous investigation du ministère de l’Economie dont dépend notamment les organismes consulaires).

Et pour ne rien arranger, le modèle économique n’a pas pris en compte l’ouverture, à quelques dizaines de mètres, d’un Marie Blachère qui ‘grignote’ l’activité petit-déjeuner. A cela s’ajoute l’incompatibilité de la réglementation concernant les amplitudes des horaires d’ouverture d’un restaurant d’application (comme initialement prévu), même si de nombreux apprentis sont embauchés par l’établissement.
Malgré tout, le Quai des saveurs a réalisé un chiffre d’affaires de près de 600 000€ pour sa première année d’activité en 2025. Pas si mal pour un projet ex nihilo. Pas suffisant cependant pour faire face aux dépenses.

Le jugement d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire du Quai des saveurs.

Cessation des paiements
Suite à la mise sous tutelle par le préfet de région de la CCI 84 après la démission d’une majorité d’élus consulaires, les administrateurs provisoires de l’organisme consulaire désignés ensuite avaient placé le dossier ‘Quai des saveurs’ en haut de la pile.
Depuis, les effectifs ont été largement revus à la baisse et l’établissement s’est imposé une chasse drastique aux dépenses. Dans le même temps, la Chambre de commerce et d’industrie a fermé les robinets dans ce dossier où le passif est estimé à presque 1M€.

Dans ces conditions, le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon vient d’ouvrir en date du 7 mai une procédure de redressement judiciaire à l’encontre du Quai des saveurs. Concrètement, la juridiction a fixé la date de cessation des paiements au 24 Avril 2026. En conséquence les créances sont à adresser dans les deux mois auprès du mandataire judiciaire ou sur le portail électronique prévu par les articles L. 814-2 et L. 814-13 du code de commerce.

Au-delà de ce délais, le restaurant de la CCI de Vaucluse va t’il rester à quai ? Ce sera certainement l’un des dossiers les plus urgents à traiter pour la nouvelle présidence qui devrait être élue cette été. Encore faut-il que le Quai des saveurs n’ait pas définitivement déraillé d’ici là. Autre inconnu : quelle sera la position de la nouvelle municipalité concernant la plus belle de ses entrées de ville ?

Laurent Garcia

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1