24 mars 2026 |

Ecrit par le 24 mars 2026

Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

La Grande Braderie des Commerçants d’Avignon sera de retour avec son édition printanière ce jeudi 26 mars. Durant quatre jours, des articles de mode, de maroquinerie, des bijoux, de la décoration et bien d’autres seront proposés à prix cassés.

Cet événement, qui a lieu deux fois dans l’année et qui est organisé par la Ville d’Avignon et les commerçants du centre-ville, est l’occasion pour les Avignonnais et les visiteurs de faire des affaires.

Modifications de circulation

Pour le bon déroulé de l’événement, plusieurs rues de l’intramuros seront fermées à la circulation par des bornes, par des barrières ou par des agents entre 10h et 19h, telles qu’une partie de la Rue Joseph Vernet, la Rue Folco de Baroncelli, la Rue de la Petite Fusterie, la Rue Saint-Agricol, mais aussi les Rues Favart, Corderie Petite Meuse, du Roi René ou encore la Rue Bancasse.

Du jeudi 26 au dimanche 29 mars. De 10h à 19h. Avignon.


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

Au moment de la pause déjeuner, dans le couloir de la bibliothèque Ceccano, le clarinettiste Xavier Charles s’invite pour une carte blanche en solo.

Depuis plus de 35 ans, Xavier Charles est une figure incontournable des scènes européenne. Improvisateur de génie, il s’agit ici de l’écouter et de se laisser emporter par ses envolées qui nous transportent dans des paysages naturels comme urbains. Un beau moment de répit et d’abandon avant d’attaquer le week-end. 

Vendredi 27 mars. 12h30. Entrée libre. Bibliotheque Ceccano. Avignon. 

Xavier Charles, en trio le soir à l’AJMI 

C’est une première.et donc une création qui va ravir le public exigeant du club de jazz avignonnais. Car si chacun des trois musiciens se sont croisés respectivement en duo , ils n’ont jamais joué à trois. L’accordéon de Jonas Kocher croisera le piano de Pascale Berthelot le tout sous la clarinette de Xavier Charles. Ce trio Krill promet de beaux voyages sonores et une musique aussi bien jazzique que contemporaine. 

Vendredi 27 mars. 20h30. 5 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

L’Apave, groupe spécialisé dans la maîtrise des risques annonce 133 recrutements en région Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2026, dont une part significative en Vaucluse. Une dynamique portée par un plan stratégique ambitieux et des métiers au cœur des transitions industrielles et environnementales.

Peu connu du grand public, le groupe Apave est pourtant omniprésent dans la vie économique. Inspection d’ascenseurs, contrôle d’installations industrielles, certification d’équipements, formation à la sécurité, audit énergétique ou cybersécurité : l’entreprise intervient partout où le risque doit être anticipé, maîtrisé et réduit.

Un acteur discret, mais essentiel de la sécurité quotidienne
Fondé il y a plus de 150 ans, l’Apave intervient dans la prévention des risques techniques, humains, environnementaux et numériques. Son rôle ? Garantir la sécurité des personnes, des infrastructures et des organisations. L’Apave change d’échelle pour mieux intervenir dans les risques industriels, climatiques, numériques… et, de fait, annonce pour 2026 un vaste plan de recrutements : 2 800 postes à pourvoir dans le monde ;1 700 recrutements en France ;1 100 à l’international ; 133 postes en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dont 93 en Contrats à durée indéterminée.

Le Plan Amplifiy 2030
Une dynamique qui s’inscrit dans le plan stratégique Amplify 2030, visant à porter le chiffre d’affaires du groupe à 3 milliards € d’ici 2030, contre près de 1,9 milliard en 2025. En cinq ans, l’Apave a déjà doublé de taille, notamment grâce à une trentaine d’acquisitions ciblées, confirmant une stratégie de croissance externe offensive.

Des métiers au cœur des grandes transitions
Derrière ces recrutements, des besoins très concrets, avec des profils variés, du jeune diplômé à l’expert confirmé, sur des métiers en forte tension comme ingénieurs en environnement et ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement) inspecteurs en contrôle technique du bâtiment et des infrastructures, experts en cybersécurité, consultants en prévention des risques professionnels, spécialistes de l’efficacité énergétique… Autant de compétences directement liées aux mutations en cours : décarbonation de l’économie, sécurisation des infrastructures critiques, transformation numérique ou encore performance énergétique. Des métiers techniques, somme toute très liés aux enjeux de société.

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Avignon et le Vaucluse, un ancrage opérationnel stratégique
En région Paca, et notamment en Vaucluse, l’Apave dispose d’un maillage territorial dense, avec des agences qui interviennent auprès des entreprises industrielles, des collectivités et des acteurs du bâtiment. À Avignon, les équipes locales jouent également un rôle clé dans le contrôle technique des constructions neuves ou en rénovation, l’inspection d’équipements industriels : électricité, levage, pression, l’accompagnement réglementaire des entreprises, la formation à la sécurité et à la prévention des risques professionnels. Cette proximité permet à l’Apave d’intervenir sur des projets structurants du territoire, qu’il s’agisse d’infrastructures publiques, de zones d’activités ou de sites industriels. Dans un département comme le Vaucluse, ses activités s’exercent en agriculture, dans la logistique, l’industrie, le tourisme…

Former, accompagner, fidéliser : une stratégie de long terme
En plus du recrutement, le groupe mise sur la fidélisation et l’évolution des compétences. Ainsi, chaque année, plus de 250 alternants ont été recrutés en France, dont une quinzaine en Paca, avec un taux d’embauche à l’issue de la formation avoisinant 50%. Egalement, près d’un tiers des postes pourvus en 2025 l’ont été en interne, et des parcours internationaux ont été mené dans près de 60 pays. La gestion du risque n’est plus une contrainte réglementaire, mais est devenue un facteur de compétitivité et la métamorphose des métiers techniques est au cœur des enjeux économiques contemporains.

L’Apave, un acteur clé de la sécurité en Vaucluse
À Avignon, et plus largement en Vaucluse, l’agence de l’Apave intervient sur des missions à forte valeur ajoutée, au croisement des enjeux de sécurité, de conformité réglementaire et de performance des installations. Concrètement, les équipes vauclusiennes accompagnent les maîtres d’ouvrage, les collectivités et les entreprises sur plusieurs fronts : contrôle technique des bâtiments, vérification des installations électriques et des équipements industriels, audits de conformité, prévention des risques professionnels ou encore formations réglementaires à la sécurité au cœur de zones logistiques, du tissu industriel, de l’agriculture spécialisée, des infrastructures touristiques… 

Au cœur des transitions
L’agence d’Avignon joue également un rôle croissant dans l’accompagnement des transitions en cours. Performance énergétique des bâtiments, conformité environnementale des installations classées (ICPE), ou encore sécurisation des systèmes face aux risques numériques : autant de sujets qui montent en puissance et sur lesquels les entreprises locales sont de plus en plus attendues.

Les infos pratiques
Groupe ApaveAgence Apave Avignon. Recrutements : 133 postes en région Paca en 2026 (dont 93 CDI)Candidatures : https://www.apave.com/fr-FR/Nous-rejoindre/Mon-parcours-ma-carrierehttps://www.apave-emplois.com
Mireille Hurlin


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

Avec 34 000 visiteurs, la 22ᵉ édition de Motor Passion qui s’est déroulée du 20 au 22 mars au parc des expositions à Avignon, a confirmé son statut de rendez-vous majeur de la passion automobile, entre patrimoine mécanique, spectacle et transmission. Un bijou rare d’orfèvrerie automobile.


Il y a des événements qui durent, et d’autres qui s’installent. Motor Passion appartient désormais à la seconde catégorie. Du 20 au 22 mars 2026, le Parc des Expositions d’Avignon a une nouvelle fois fait le plein, attirant 34 000 visiteurs, soit une fréquentation stable par rapport à 2025, confirmant l’ancrage de ce salon sur le podium des manifestations françaises dédiées aux véhicules de collection et de prestige. Un salon qui s’impose durablement dans le paysage national.

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Des chiffres qui traduisent une montée en puissance
Les  indicateurs parlent d’eux-mêmes : 34 000 visiteurs sur trois jours ; Plus de 80 000 m² d’exposition ; Plus de 2 000 véhicules présentés ; Plus de 400 exposants professionnels ; Environ 100 clubs auto et moto ; 12 halls couverts mobilisés ; 150 ans d’histoire automobile retracésUne densité rare, qui place Motor Passion parmi les salons les plus complets du genre en France.

Un voyage mécanique à travers les époques
Ce qui distingue Motor Passion, c’est sa capacité à embrasser toute l’histoire automobile dans une même scénographie. Des pionnières du début du XXᵉ siècle aux youngtimers des années 1980, en passant par les voitures de sport, de rallye ou de prestige, le visiteur circule dans un véritable musée vivant. L’édition 2026 a particulièrement marqué les esprits avec des plateaux thématiques ambitieux : les élégantes britanniques Rolls-Royce et Bentley, les véhicules inspirés de la marque Simca entre 1940 et 1960, ou encore les motos des sixties et les monoplaces de Formule 2. Autant de clins d’œil à une histoire industrielle et culturelle où l’automobile dépasse largement sa fonction utilitaire pour devenir un objet de désir, voire un marqueur d’époque.

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Des pièces rares, entre patrimoine et démesure
Le succès du salon tient aussi à la qualité des véhicules exposés. Parmi les pièces les plus remarquées : une Rolls-Royce Phantom V Chapron, unique au monde, une Bentley Speed 8 victorieuse aux 24 Heures du Mans 2003, ou encore une Citroën SM présidentielle. Plus spectaculaire encore, la « Twingo Jet » de Pascal Dragotto, équipée d’un réacteur d’avion développant 2 200 chevaux, illustre cette capacité du salon à conjuguer patrimoine et performance extrême.

Une expérience immersive, bien au-delà de l’exposition
Motor Passion ne s’est pas contenté d’aligner des véhicules : il les a mis en scène. Défilés, démonstrations de dragsters, cascades, arrivées de rallyes ou encore animations artistiques ont rythmé les trois jours. La diversité des univers représentés : tracteurs, camions décorés, engins militaires, bateaux, miniatures ou véhicules radiocommandés ont encore élargi le spectre, attirant un public familial autant que des collectionneurs avertis. La présence d’animations pédagogiques, comme la voiture tonneaux dédiée à la sécurité routière, a également rappelé que la passion automobile peut s’accompagner d’un message de prévention.

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Une passion qui se transmet
Au détour des allées, les histoires personnelles affleurent. Celle d’Alain Delestrain, par exemple, passionné de compétition depuis l’adolescence, dont la barquette Fournier-Marcadier raconte à elle seule une vie dédiée au sport automobile. Restaurée pendant trois ans, engagée dans une vingtaine d’épreuves, victorieuse à Nogaro en 2018, elle incarne cette mémoire vivante que Motor Passion s’attache à préserver.

Un écosystème structuré et reconnu
Organisé par Avignon Tourisme et CAM’S Organisation, en lien avec l’ACAV et la Fédération Française des Véhicules d’Époque, Motor Passion bénéficie du soutien d’institutions de référence comme le Musée National de l’Automobile de Mulhouse ou celui des 24 Heures du Mans. Une reconnaissance qui témoigne de la crédibilité acquise par l’événement au fil des éditions.

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Une passion qui résiste au temps
Alors que l’industrie automobile cherche à sortir des énergies fossiles et s’essaie à la voiture électrique mais, qu’hélas, l’utilisateur a l’impression que toutes les voitures, désormais, se ressemblent, Motor passion déclenche l’envie d’un autre monde où la carrosserie se faisait bijou, où l’invention et l’audace se frayaient un chemin ambitieux. En réunissant amateurs éclairés, professionnels et simples curieux, le salon avignonnais prouve que la passion mécanique, loin de s’essouffler, continue de rassembler. Rendez-vous est déjà pris du 26 au 28 mars 2027 pour une nouvelle édition, avec une ambition intacte : faire vibrer, encore et toujours, le cœur des passionnés.
Mireille Hurlin


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

Fidélité, passion, ouverture et partage avant tout

« 25 années de passion, de fidélité, de rencontres durant lesquelles l’Andalousie a vibré sur notre territoire,  grâce à l’engagement d’artistes, de partenaires, de bénévoles et d’un public toujours plus nombreux. » Ainsi s’exprime Béatrice Valéro, présidente de l’association Andalouse Alhambra, association née en 1996 sous l’impulsion de Luis de la Carrasca , auteur-compositeur, musicien et chanteur andalou. « Plus qu’un projet artistique, cette association fut pour Luis un retour aux sources,  un acte de transmission et de fidélité à ses racines. Reconnue officiellement par le gouvernement autonome Andalou, comme Communauté Andalouse sise hors des frontières de l’Andalousie, l’association maintient et renforce les liens sociaux et culturels avec l’Andalousie, au-delà des frontières, dans un esprit de partage et d’ouverture. » 

Un festival accessible et rayonnant

Les partenaires historiques sont toujours présents : le Centre social de la Fenêtre, le théâtre du Chien qui fume, du Balcon, Golovine, auxquels se joignent l’auditorium du Thor, l’Espace pluriel. Pour cause d’élections municipales, la Semaine espagnole initiée par la Ville d’Avignon n’a pas lieu cette année mais Caumont-sur-Durance, Le Thor, Carpentras, Orange et même Aix-en-Provence accueilleront pour un soir des spectacles. La programmation reste exigeante, renouvelée et abordable par tous les publics et pour des prix modiques quand ce n’est pas gratuit. Stages, gastronomie, exposition, films, conférence-débat font également de ce festival un événement majeur et incontournable.

Artistes d’exception et créations originales

Pour ce 25e anniversaire nous découvrirons la danse puissante de Sara Sanchez, accompagnée du guitariste Victor Franco Guttierrez du chanteur Emiloio Cortes et du percussionniste Juan Luis Fernandez  au théâtre Golovine ce mardi. Place aux femmes avec le quatuor féminin Fl4menca qui perpétuera au théâtre du Balcon la plus pure tradition du flamenco avec cependant des compositions originales et colorées. L’auditorium du Thor accueillera comme tous les ans Luis de Carrasca qui a voulu cette année placer cette soirée sous le signe de la transmission en accueillant pas moins de 14 artistes.Cette fresque intergénérationnelle promet une belle nuit qui fera résonner la culture andalouse bien au-delà de la scène. Les enfants et les habitants des quartiers auront également la surprise  d’accueillir Chely LaTorito, parée de ses habits de lumière. Le trio arabo-andalou Oléo invite dans la chapelle Saint-Symphorien de Caumont l’oudiste Alaa Zouiten. Il faudra se déplacer à Aix-en-Provence pour découvrir Ana Crisman, seule au monde à jouer le flamenco à la harpe.

Découvrir la poésie du Mejdoub à Carpentras

Lors de cette soirée, les paroles millénaires de Sidi Abderrahmane El-Mejdoub (poète soufi populaire du XVIe siècle) rencontreront la noblesse et la lumière de la musique andalouse. La narration sera faite en dialecte marocain, traduite de temps en temps. Pour porter cette voix, il y aura le son envoûtant de l’Oud et de la Darbouka ainsi que la Chorale Andalouse. Jauge réduite. 

Les soirées à venir

Mardi 24 mars . Sara Sanchez. 20h. 9 À 17€. Théâtre Golovine. 1 bis rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 01 27.

Vendredi 27 mars. FL4MENCA. 20h. 5 à 25€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / www.theatredubalcon.org

Samedi 28 mars 2026. 20h30. 10 à 23€. Noche de Arte Flamenco de Luis de la Carrasca. Auditorium Jean Moulin. 971 chemin des Estourans. Le Thor. 04 90 33 96 80 / billetterie.vaucluse.fr

Jusqu’au 3 avril. Programme complet sur www.lefestivalandalou.com / 04 90 86 60 57.


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

À l’occasion de la 14e édition du festival cinématographique Les Rencontres du Sud, le Vaucluse est devenu la capitale du 7e art du 10 au 20 mars. Cette nouvelle édition, qui s’est tenue dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia à Avignon, et le Rivoli à Carpentras, a présenté 21 films en avant-première dont neuf en compétition.

Pour le plaisir

Pour le plaisir (sortie nationale le 6 mai 2026) est un film de Reem Kherici avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius, François-Xavier Demaison, Delphine Baril, Camille Aumont Carnel.

La réalisatrice Reem Kherici (que l’on voit dans le film dans le rôle de la psy) était présente à Avignon le 17 mars pour présenter son long-métrage en avant première aux professionnels présents à la 14ème édition des Rencontres du Sud.  Une comédie dans laquelle Alexandra Lamy incarne Fanny, mariée depuis vingt ans à Tom (joué par François Cluzet). Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple…

« Ce film est inspiré d’une histoire vrai mais de personnages de fiction. Quand on écrit un film on a une vision de sa mise en scène. Là j’ai été accompagnée d’une super scripte. Tous mes films sont une sorte de thérapie avec une résonance personnelle. La mémoire transgénérationnelle est réelle avec pour moi et mes sœurs une éducation en filles de bonne famille. Je traite là d’un sujet tabou mais nécessaire pour les femmes et les hommes. Dans le film Tom est attentif au plaisir de sa femme. L’orgasme est une coresponsabilité qui se prépare à deux. Il faut savoir dédramatiser les sujets profonds. Je ne suis pas une femme libérée mais une femme pudique. La parole se libère et au nom des femmes il était important de parler de notre plaisir. Je n’ai pas envie de mettre le public mal à l’aise. Ce n’est pas malaisant. Il suffit d’en parler avec humour, élégance et sous une forme éducative. Chaque individu à sa forme de pensée. Chaque femme dans le film a une sexualité différente », explique la réalisatrice qui conclut avec deux questions: pourquoi s’interdire le plaisir ? Pourquoi le juger ?

Reem Kherici. ©Jean-Dominique Réga

Derrière les Palmiers

Derrière les Palmiers est un film de Meryem Benm’Barek avec Sara Giraudeau, Driss Ramdi, Nadia Kounda, Carole Bouquet, Olivier Rabourdin, Soumay Akaaboune, Amine Ennaji, Ayoub Trombati, Raouya, Rachel O’Mear. La sortie nationale se fera le 1er avril 2026. 

Ce film a été primé le 19 mars 2026 dans le cadre de la 14e édition des Rencontres du Sud à Avignon. Il a reçu en présence de nombreux professionnels le prix des lycéens lors de la cérémonie des Victoires. 

À Tanger, Mehdi voit sa relation avec Selma bouleversée lorsqu’il rencontre Marie, une riche Française dont les parents ont acheté une luxueuse villa dans la kasbah. Attiré par sa vie mondaine, il délaisse Selma, feignant d’ignorer que ses choix le rattraperont 

« Ce film trouve sa source dans quelque chose de profondément intime : mes expériences amoureuses. J’ai pu être Selma, Mehdi et Marie. Mon vécu a façonné mon regard sur le monde et a donné naissance au récit que je voulais raconter. Mais ce film dépasse le seul plan personnel », révèle Meryem Benm’Barek. Il explore comment l’amour révèle les forces sociales, culturelles et historiques qui structurent nos vies. Mehdi a deux choix de vie qui s’offrent à lui. Et s’il court après une sorte de vie capitaliste qu’il ne peut pas réaliser du fait qu’il n’est pas socialement acceptable, il risque de tout perdre. Marie (Sara Giraudeau) doit le façonner pour qu’il soit acceptable aux yeux de ses parents. Elle a besoin que Mehdi soit plus qu’ouvrier de chantier pour être accepté par ses parents. Le désir de Marie révèle en réalité un mépris pour ce qu’il est réellement. Sans qu’elle en prenne conscience car elle-même subit une violence de ses parents, c’est une violence qu’elle fait sur lui. « Avec Selma, la situation est intense : il la désire et elle se refuse à lui. Elle tient à respecter les limites qu’elle s’est posées en tant que femme croyante, ce qui n’empêche pas le désir qu’elle éprouve pour lui. Marie elle s’ouvre et se donne à lui très vite, et son apparente liberté fascine Mehdi qui s’imagine qu’à ses côtés la vie sera plus facile », explique la réalisatrice. « Mais quand tout bascule Selma devient un autre personnage. Elle le traque et est capable de tout », conclut la réalisatrice de ce thriller sur le thème de l’amour.

Meryem Benm’Barek. ©Jean-Dominique Réga

L’Étrangère

L’Étrangère est un film de Gaya Jiji par Gaya Jiji et Sarah Angelini avec Zar Amir Ebrahimi, Alexis Manenti, Amr Waked, Megan Northam. Date de sortie le 17 juin 2026. Drame (1h41).

Selma fuit la Syrie en laissant derrière elle un fils de 6 ans et un mari disparu dans les geôles du régime. Arrivée à Bordeaux après un périple dangereux, elle enchaîne les heures de travail au noir, alors qu’un nouveau combat commence pour obtenir le droit d’asile et faire venir son fils Rami. Selma fait bientôt la connaissance d’un avocat, Jérôme. Leur histoire d’amour va tout remettre en question. 

C’est l’histoire lumineuse d’une femme qui reconstruit sa vie sur une terre étrangère, animée par un profond désir de guérison, de vivre et de redécouvrir l’intimité après le traumatisme de la guerre. Son parcours offre une perspective nouvelle incarnant la force et la résilience. Le personnage, interprété par Zar Amir Ebrahimi, rayonne d’espoir tout au long du film.

« Il y a une grande partie de moi dans ce film, notamment un nouveau pays qui peut changer votre destin », explique Gaya Jiji, réalisatrice syrienne née à Damas en 1979. Elle est invitée en 2014 au Festival de Cannes par la Fabrique des Cinémas du Monde. Elle séjourne alors en France grâce à l’obtention d’un visa artistique. Elle vient de passer deux ans en Syrie, au plus près de la guerre qui ravage son pays. « J’ai fait un travail de documentation sur le voyage que les syriens ont fait. Dans la procédure de Dublin, il y a de l’absurdité. Pourquoi doit-on rester dans le premier pays européen où le migrant arrive et laisse ses empreintes. Pourquoi rester dans un pays qui ne veut pas de vous ? »

Dans le film l’avocat (Alexis Manenti) se retrouve face à une tragédie et cela le bouleverse. Il décide de sortir de sa solitude en aidant cette femme. Mais au final chacun va aider l’autre à sortir de ce sentiment d’être étranger.

Gaya Jiji. ©Jean-Dominique Réga

C’est quoi l’amour ?

La comédie C’est quoi l’amour ? de Fabien Gorgeart avec Laure Calamy, Vincent Macaigne, Lyes Salem, Mélanie Thierry, avec la participation de Céleste Brunnquell, Saül Benchetrit, Grégoire Leprince-Ringuet, sort en salle le 6 mai 2026 (durée 1h46).

Marguerite (Laure Calamy) n’a aucune raison de refuser à Fred (Vincent Macaigne), son ex-mari, la demande en nullité de leur mariage à l’église. Elle est même heureuse d’apprendre que Fred projette de se remarier avec Chloé, sa nouvelle compagne. Pour démontrer aux autorités ecclésiastiques que leur union n’avait aucune raison d’être, les ex-époux s’embarquent dans une enquête sur leur propre passé… ce qui ne manque pas de faire resurgir des sentiments qu’ils croyaient éteints depuis longtemps…Mais ce qui devait être une simple formalité va s’avérer plus compliqué que prévu et va les mener jusqu’à Rome avec leurs enfants et leurs nouveaux conjoints. Un voyage haut en couleur pour tous les membres de cette famille recomposée, qui va les amener à répondre à la question : c’est quoi l’amour ?

Le réalisateur Fabien Gorgeart (qui est aussi metteur en scène au théâtre) et le comédien Lyes Salem étaient présents le 18 mars 2026 à Avignon dans le cadre de Rencontres du Sud. « Ce film vient terminer  une trilogie sur l’amour. J’avais envie de la clôturer sur une note plus légère. Ces comédiens m’inspirent beaucoup et cela m’a fait du bien d’aller vers la comédie », explique le réalisateur qui a fait un travail d’enquête sur la procédure en nullité du mariage qui est complexe et souvent méconnue pour annuler rétroactivement l’union sacrée. 

« Ce qui m’a séduit dans le scénario c’est que l’envie de l’ancien couple de se replonger dans un passé commun allait déborder sur leur présent », révèle le comédien Lyes Salem qui dans le film est celui qui a succédé à Fred dans le coeur de Marguerite.

Fabien Gorgeart et Lyes Salem. ©Jean-Dominique Réga

Juste une illusion

Neuvième long métrage du tandem Olivier Nakache, Eric Toledano, leur nouveau film Juste une illusion  est le portrait d’une famille de banlieue parisienne dans les années 80. Cette comédie flamboyante avec Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine, a été présentée par les deux réalisateurs le 18 mars 2026 en avant-première au Rencontres cinématographique du Sud. Un film de 1h54 dont la sortie nationale est prévue le 15 avril 2026.

Synopsis
Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est déjà plus un enfant et qu’il n’est pas encore un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.

Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”

Les deux réalisateurs ont décidé de tourner leur histoire en 1985. Le personnage principal est Vincent, un jeune garçon de 13 ans qui vit en banlieue parisienne. Ses parents sont en conflit permanent. Le film met en lumière les réflexions de Vincent interprété par le jeune acteur Simon Boublil. A treize ans plus un petit enfant mais rentrant dans l’adolescence il se questionne sur la vie, l’identité, la famille, la religion, l’amitié, le désir et l’amour. Vincent est dans ce moment charnière de la vie où l’on quitte l’enfance. Il aimerait bien avoir une chambre à lui, mais doit partager la chambre de son grand frère. Comme pour leurs longs-métrages précédents, les réalisateurs explorent les liens et les moments de vie que traverse une famille, à travers toutes les fragilités des personnages de l’enfance à l’âge adulte. 

« Nous avons eu envie de capturer le temps. Il y a une génération venue d’un autre continent qui s’en va, et avec elle tous le décorum qui part. Mais il n’y a pas de nostalgie» indique Eric Toledano.

« Nous prenons aussi du plaisir à écouter la musique de l’époque (1985, Imagination, Téléphone, etc). À 13 ans on est pas encore dans la désolation, ce qui n’est pas le cas quand on prend de l’âge. L’adolescence c’est la découverte. On commence à mentir à cet âge là. Le mensonge c’est le début de la manipulation. Mais plus on avance dans la vie, plus le monde semble insensé. Treize à quinze ans c’est des années qui marquent et qu’on a tous vécues », poursuit Olivier Nakache. « Nous avons voulu faire un film de sensations. Celles du premier baiser, le bruit des parents qui s’embrouillent, Drucker à la télévision le dimanche, la voix de Fabrice à RTL. L’adolescence est difficile pour les ados mais aussi pour les parents. C’est tout ça qu’on avait envie de raconter », ajoute encore les réalisateurs qui se remémorent la scène où Camille Cottin danse : « Elle a su capter un moment de vérité qui nous a bouleversés. Nous avons tous pris plaisir à rentrer dans ce monde. Le cinéma c’est une illusion, un tour de magie. Pour nous c’est la plus belle des illusions. »

Eric Toledano et Olivier Nakache. ©Jean-Dominique Réga

Pour le meilleur

Le 22 avril 2026 sortira en salle au niveau national la comédie dramatique Pour le meilleur qui s’inspire d’une partie de l’histoire extraordinaire de Philippe Croizon. Un film réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar, co-scénariste avec Christian Sonderegger. Les acteurs de ce long métrage sont Pierre Rabine (dans le rôle de Philippe Croizon), Lilly-Fleur Pointeaux (Suzana), Sandrine Bonnaire (Rossy), Corinne Masiero (Valérie Martueux), Pierre Deladonchamps (le docteur), Lolita Chammah (Nicole), Zinedine Soualem (huissier) et Julien Le Berre.

Marie-Castille Mention-Schaar était présente à Avignon le 19 mars pour présenter son film en avant première aux professionnels des Rencontres du Sud. Elle était accompagné de la comédienne Lilly-Fleur Pointeaux, et de Philippe Croizon avec Suzana.

En 1994, Philippe Croizon voit son destin basculer. Alors qu’il démonte une antenne de télévision de sa maison, celle-ci touche un ligne à haute tension et il est électrocuté. Il a reçu trois décharges de 20 000 volts et est resté deux mois dans le coma à la suite de son accident. Lorsque deux mois après le choc il se réveille, il est amputé des quatre membres. Philippe Croizon décide de vivre et de se reconstruire avec une incroyable volonté. C’est ainsi qu’il a recommencé ce qu’il appelle sa « deuxième vie », qui lui a permis de surmonter son handicap et de rencontrer sa compagne Suzana Sabino. Aujourd’hui il est devenu un athlète aux incroyables exploits, aventurier, chroniqueur et conférencier. 

Le film d’après cette histoire vraie retrace l’incroyable histoire d’amour entre Philippe Croizon et Suzana, une femme qui va lui redonner l’énergie et la possibilité d’avoir encore des rêves, dont celui de traverser la Manche à la nage. Pour le meilleur est adapté de deux livres de l’athlète français Philippe Croizon, J’ai décidé de vivre (2011) et J’ai traversé la Manche à la nage (2012).

Le film a été tourné entre février et avril 2025 dans plusieurs villes de l’Ouest de la France parmi lesquelles Les Sables-d’Olonne, La Roche-sur-Yon, Luçon et Angoulins. Des scènes ont également été filmées dans le Var, à Toulon. 

Dans le rôle principal (Philippe Croizon) il s’agit de la première expérience au cinéma de l’athlète quadri-amputé Pierre Rabine. Depuis 2022, ce dernier pratique la natation handisport au sein du club de La Roche-sur-Yon. À son palmarès, il y a notamment la médaille d’argent au Championnat de France en 2022 en 50 mètres brasse.

Marie-Castille Mention-Schaar a eu l’idée d’un biopic sur Philippe Croizon après être tombée sur un reportage qui lui était consacré. Bouleversée par son parcours, la cinéaste était étonnée qu’aucun réalisateur ne se soit penché, jusqu’à présent, sur son parcours. La réalisatrice a donc pris contact avec lui et l’a rencontré. Philippe Croizon connaissait certains de ses films. 

« Suzana c’est l’angle de mon film. Son amour, son aide, cette force donné à Philippe c’est essentiel et très inspirant. Je suis très respectueuse des personnes desquelles je m’inspire. C’est en passant du temps avec eux que j’ai découvert la personnalité de Philippe. J’ai découvert aussi Pierre Rabine qui est très beau. Il m’a raconté son histoire et son amour de la nage. Il a été électrisé comme Philippe. Il fallait mettre en lumière ces personnes, cet amour, ce courage.» « Il y a 11 millions d’aidants en France et personne n’en parle. Merci d’en parler dans ce film », déclare Suzana Sabino.

Marie-Castille Mention-Schaar (à droite), Lilly-Fleur Pointeaux (à gauche), Suzana Sabino et Philippe Croizon. ©Jean-Dominique Réga

Trois adieux

Le 19 mars dans le cadre des 14èmes Rencontres du Sud, Isabel Coixet réalisatrice de Trois adieux (titre original : Tre Ciotole) a présenté son film au cinéma Le Vox à Avignon. Un drame avec Alba Rohrwacher, Elio Germano et Francesco Carril. Ce long-métrage de 2 heures sortira dans les salles en France le 2 septembre 2026. 

La réalisatrice et scénariste espagnole dont la carrière a pris un essor international en 2003 avec le drame intime Ma vie sans moi où une jeune mère choisit de ne pas dire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer incurable, revient dans cette dernière création sur le thème de la maladie grave avec l’histoire d’une femme seule qui découvre qu’elle souffre d’un cancer.

Synopsis
Marta et Antonio se séparent. Marta réagit à la rupture en se repliant sur elle-même. Le seul symptôme qu’elle ne peut ignorer est son manque soudain d’appétit. Antonio, un chef cuisinier en pleine ascension, se plonge dans son travail. Mais bien que ce soit lui qui ait mis fin à sa relation avec Marta, il n’arrive pas à l’oublier. Bientôt Marta découvre que sa perte d’appétit est plus liée à sa santé qu’à la douleur de la séparation.

« J’avais fait Ma vie sans moi, adapté d’une nouvelle de Nancy Kincaid. Cette fois c’est l’histoire d’une femme seule, un peu asociale, renfermée sur elle-même. Après sa séparation avec un compagnon qui la laisse, puis la découverte de sa maladie, il y a un véritable changement en elle. Au début elle pense qu’elle va guérir mais après elle sait qu’elle n’y arrivera pas. La scène de l’enterrement du pigeon tué par des élèves, c’était l’occasion pour elle de dire ce qu’elle ne pourra pas dire à ses proches. La vie est faite d’adieux et là il y en a trois », explique Isabel Coixet qui a écrit le scénario en italien. Isabel alterne films et documentaires. « J’étais à Avignon il y a vingt-cinq ans avec Agnès Varda (qui est morte à 90 ans des suites d’un cancer). A Barcelone dans mon bureau j’ai un portrait d’Agnès et je parle beaucoup avec elle », conclut la réalisatrice dont le film Lovers avec Ben Kingsley et Pénélope Cruz a été produit à Hollywood, et le long-métrage Carte des sons de Tokyo a été sélectionné en compétition officielle en 2009 au festival de Cannes.

Isabel Coixet. ©Jean-Dominique Réga

De la Comédie-Française

Le 19 mars Martin Darondeau et Bertrand Usclat les deux réalisateurs de De la Comédie-Française ont présenté leur première réalisation dans le cadre de la 15ème édition des Rencontres du Sud. Déjà auréolés de quatre prix avec cette comédie au Festival de l’Alpe d’Huez 2026 ils ont reçu à Avignon une véritable ovation du public de professionnels. De bon augure pour ce film qui amène les spectateurs dans les coulisses de la Comédie-Française (souvent appelée Théâtre-Français ou simplement Le Français). Sortie nationale le 22 juillet 2026.

Le film avec Pauline Clément de la Comédie-Française, Laurent Stocker de la Comédie-Française, Julien Frison de la Comédie-Française, Marina Hands de la Comédie-Française, Adeline d’Hermy de la Comédie-Française, Danièle Lebrun de la Comédie-Française, Sefa Yeboah de la Comédie-Française, Christian Hecq de la Comédie-Française, Serge Bagdassarian de la Comédie-Française, Séphora Pondi de la Comédie-Française, Florence Viala de la Comédie-Française, Guillaume Gallienne de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe de la Comédie-Française, Françoise Gillard de la Comédie-Française, Nicolas Chupin de la Comédie-Française, Elissa Alloula de la Comédie-Française, Nicolas Lormeau de la Comédie-Française, Gilles David de la Comédie-Française, Suliane Brahim de la Comédie-Française.

Synopsis
Dans 3 heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et problèmes d’égo secouent la troupe. Pourtant, Nina n’a pas d’autre choix que d’aller jusqu’au bout car s’il y a bien une règle d’or à la Comédie Française, c’est qu’on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.

« Nous savions que les sociétaires de la Comédie-Française étaient de grands comédiens délivrant de grands textes mais c’est des gens qui quand ils ne sont pas sur scène, hors le cadre de la rigidité de la Comédie-Française, sont comme tout le monde. C’est ce qu’on voulait raconter dans notre film », explique Martin Darondeau. « Cédric Klapisch raconte bien cela quand il parle des métiers », relève Bertrand Usclat. « Ce qu’on montre c’est trois heures avant la pièce qui va être jouée en présence de la ministre de la culture, ce qui rajoute pour la troupe une dose d’angoisse. Il suffit parfois d’une seule personne dans le public pour mettre la pression. C’est Françoise Gillard qui a le rôle de la ministre de la culture. »

« Nous avons écrit le film en deux mois. Ce n’était pas facile mais il a été tourné en trois semaines. Dans ce film il n’y que des comédiens de la Comédie-Française. Nous n’avons eu aucun refus sur le script. Danièle Lebrun 87 ans a accepté. Marina Hands a même annulé ses vacances pour le film. Aucun problème pour le casting. Les sociétaires de la Comédie-Française donnent leur vie pour cette troupe », concluent les réalisateurs de cette comédie qui a fait l’unanimité des professionnels. Un film familial aussi, promis à un bel avenir.

Martin Derondeau et Bertrand Usclat. ©Jean-Dominique Réga

La poupée

La poupée, film de Sophie Beaulieu avec Vincent Macaigne, Cécile de France, Zoé Marchal, Adèle Journeaux, Gilbert Melki, Marianne Basler, fera sa sortie nationale le 22 avril 2026. Durée 1h20.

Synopsis
Rémi (Vincent Macaigne) ne s’est jamais remis de sa dernière séparation. Depuis, il s’est mis en couple avec une poupée (Zoé Marchal), c’est plus simple. Elle s’appelle Audrey. Le jour où Patricia (Cécile de France), une nouvelle collègue, arrive dans l’entreprise de Rémi, Audrey va mystérieusement prendre vie.

Sophie Beaulieu scénariste et réalisatrice de cette comédie romantique était le 20 mars à Avignon pour rencontrer les professionnels du cinéma et leur présenter au cinéma Le Vox son premier long-métrage.

« Les poupées en général c’est dans les films d’horreur ce qui m’a tenté, mais la piste de la comédie romantique s’est finalement imposée. Il y a une forme de détresse chez Rémi qui ne s’est jamais remis de sa séparation. Je voulais prendre en compte ses émotions, notamment le fait qu’il était réellement amoureux de sa poupée. J’avais envie qu’on ait de l’empathie pour ce personnage. C’est assez intrigant que l’homme veuille posséder cet objet, mais ça existe. C’est un film humaniste, féministe. J’adore les hommes. Je mets toutefois en avant certains sentiments contradictoires. Tout cela en riant. Aujourd’hui il y a un retour au vivant Le film a été tourné dans le Jura. Je voulais des montagnes et des lacs. J’avais envie d’un paysage fort. » Concernant la poupée qui évoque un univers très sexué et glauque, Sophie Beaulieu reste assez pudique. « Je ne montre rien mais je dis les choses. De fait, je ne pouvais pas éluder la question du sexe en mettant en scène une poupée pour adulte. Ainsi, lorsque Rémi retrouve Audrey vivante, on la voit se mettre à quatre pattes et prononcer des phrases comme si elle sortait tout droit d’un film porno… On comprend très bien, alors, que leur relation ne consiste pas seulement à faire du parapente ensemble. Mais on le comprend implicitement, inutile d’appuyer davantage. L’idée, c’était de tourner en dérision la situation. On a mis la poupée à l’image de la comédienne (Zoé Marchal) dont le corps a été moulé pour que la poupée soit le plus possible à son effigie. »

Sophie Beaulieu. ©Jean-Dominique Réga

Un beau succès pour les Rencontres du Sud 2026

Cette 14e édition s’est déroulée avec succès du 10 au 20 mars dans les cinémas Capitole MyCinewest au Pontet, le Vox et Utopia Manutention à Avignon ainsi qu’au Rivoli à Carpentras. Plus de 300 professionnels ont pu découvrir de nouveaux films et ont échangé entre gens du métier. Ils se sont réunis dans la cité des papes faisant d’Avignon un carrefour du cinéma et une capitale du 7ème art. Cette manifestation cinématographique idéalement placée après le Festival de Berlin en février et avant le festival de Cannes en mai, a permis de découvrir 21 films en avant-première dont neuf en compétition. Dix équipes sont venues présenter leurs films. Par ailleurs la manifestation a été également ouverte au grand public.

Lors de la soirée des Victoires, un hommage a été rendu à François Aymé, exploitant à Pessac en Gironde et documentariste reconnu. Il a été président plusieurs années de l’association française des cinémas art et essai (AFCAE). 

François Aymé a été honoré. ©Guillaume Samama

Claude Damianthe, décédé en décembre 2025, a reçu l’hommage de la profession. Président d’honneur des Rencontres du Sud, il s’était occupé des Victoires du cinéma et a été un très grand distributeur de films, aux Artistes Associés, chez Parafrance, puis AAA (Acteurs et Auteurs Associés). « Un personnage d’exception », a rappelé René Kraus.

Au cours de cette soirée des Victoires deux films ont été primés parmi ceux qui étaient en compétition :
– Le prix du jury des montreurs d’image a été attribué No good men (non vu par la presse)
– Le prix des lycéens a été attribué à Derrière les palmiers, film de Meryem Benm’ Bareck

Jean-Dominique Réga


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

Dans le cadre du Printemps des Poètes et en avant-première du Festival Avignon Off 2026, le Théâtre du Chapeau Rouge reprend Les Fleurs du Mal de Baudelaire qui a connu un fort succès au Off 2025.

D’une sensualité assumée, ce spectacle explore différentes pièces du recueil, des vers de L’Albatros à la mélancolie de Spleen, en passant par la volupté des Bijoux, célèbre les amours saphiques avec Lesbos et culmine dans le terrifiant avertissement de L’Horloge.

Un format « goûter » pour déguster la poésie de Baudelaire

Un spectacle avec un goûter, loin de la fureur moderne, pour ressentir et célébrer la poésie. Plongez dans l’univers des Fleurs du Mal, une adaptation sensorielle et théâtrale de l’œuvre de Baudelaire. Sur scène, des comédiens donnent vie à un voyage poétique à travers le spleen, l’amour, le plaisir, la beauté et la mort.

Une performance poétique

Au son de musiques enveloppantes et chaleureuses, chaque poème devient une célébration des cinq sens. Corsets victoriens, instruments apaisants et encensoirs participent à cette immersion qui invite à ralentir et à méditer. Vous entendrez aussi des extraits de Mon cœur mis à nu, les notes quotidiennes du poète.

Un thé Curiousitea, Fleurs du Mal

Avant le spectacle, les interprètes serviront une collation aux spectateurs comportant des tartines de confiture et un thé Curiousitea, Fleurs du Mal, créé par le tea-blender Benjamin Sieuw.

Compagnie : Les Framboisiers 
Mise en scène : Imago des Framboisiers
Interprétation : Léa Duquesne, Julia Huber, Jean-Baptiste Sieuw, Delphine Thelliez
Tea Blender: Benjamin Sieuw

Dimanche 22 mars. 16h. 12 et 18€. À partir de 15 ans. Théâtre du Chapeau Rouge. Rue du Chapeau Rouge. Avignon. 04 90 84 04 03 / asso.chapeau.rouge@hotmail.fr


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

Avignon Jazz Festival (Tremplin Jazz) vit aussi en dehors du traditionnel festival et tremplin de l’été. En attendant l’été, la chanteuse China Moses vient illuminer la salle Benoit XII.

Une grande voix, une belle présence

China Moses c’est une grande voix du jazz et du soul mais c’est aussi une présence scénique intense et lumineuse. Sa voix d’alto, profonde et naturellement dense, porte un caractère résolu et une couleur immédiatement reconnaissable.,Enfant du jazz devenue auteure-compositrice soul, elle conjugue puissance, sensibilité et une joie rayonnante qui traverse chacune de ses prestations.

Sur scène, elle ne se contente pas de chanter : elle entraîne le public dans un univers immersif où les frontières de genres disparaissent et où chacun est invité à être pleinement soi-même.

Citoyenne du monde

Entourée de musiciens britanniques et américains, entre soul, jazz, blues, funk et rock — la « Black American Music » dans toute sa richesse — elle offre au public un voyage vibrant au cœur de son kaléidoscope culturel d’Américaine, de Française d’adoption et, plus largement, de citoyenne du monde. Depuis sept saisons sur TSF Jazz, son émission lui permet d’explorer et partager l’héritage de la culture afro-américaine à travers des artistes comme Alice Coltrane, Roberta Flack, Prince, Marvin Gaye, Meshell Ndegeocello ou Sade.

China Moses : Chant
Joshua Eniraiyetan : keyboards
Faniry Andrinarisoa : Drum
Immanuel Simelane : Bass
Jérôme Cornelis : Guitar & Sax

Pour réserver, cliquer ici.
Samedi 21 mars. 20h30. 5 à 30€. Théâtre Benoît XII . 12, rue des Teinturiers. Avignon.


Les commerçants d’Avignon accueillent le printemps avec leur braderie

Ce samedi 21 mars, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA) Provence-Alpes-Côte d’Azur organise une journée portes ouvertes de ses neuf centres de formation.

Ce samedi, le centre de formation avignonnais de la CMA PACA, tout comme les huit autres de la région, ouvrira ses portes au public le temps d’une journée. L’occasion pour les jeunes, les familles et les personnes en reconversion d’en apprendre davantage sur les formations proposées.

À Avignon, ce sont 39 formations qui seront mises en avant, du CAP au BAC+2. Divers secteurs seront représentés tels que l’alimentation, la beauté, l’électricitié, le commerce, l’art, etc. Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de découvrir les locaux et de rencontrer les formateurs et étudiants.

« Notre ambition est de montrer que l’apprentissage dans l’artisanat est une voie royale vers l’emploi et l’épanouissement personnel, déclare Yannick Mazette, président de la CMA PACA. Venir à notre rencontre le 21 mars, c’est découvrir que l’on peut vivre de sa passion avec un haut niveau de compétence. »

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1