8 octobre 2026 |

Ecrit par le 8 octobre 2026

Med’Agri, le laboratoire du futur de l’agriculture méditerranéenne au Parc des Expositions d’Avignon

Réservé aux professionnels, ce salon, qui se tiendra du mardi 13 au jeudi 15 octobre, est la vitrine de l’innovation et des solutions face au changement climatique, à la raréfaction de la ressource en eau et aux attentes des consommateurs en produits plus naturels.

Créé par l’ancien président de la Chambre Régionale d’Agriculture, André Bernard, omniprésent sur le terrain pendant des décennies, cet évènement est fait pour accélérer la transition écologique et théoriquement garantir notre souveraineté alimentaire. Or, la France importe 50% des fruits et légumes, 75% du blé qui sert à fabriquer les pâtes et 20% de a consommation alimentaire de la population.

Pour Sandrine Faucou-Bourne, la présidente de Med’Agri, « l’ADN de cette manifestation est d’accompagner et de pérenniser nos activités et métiers dans un contexte de profondes mutations avec des espaces d’échanges et de découvertes techniques. »

350 exposants

Arboriculture, élevage, maraîchage, viticulture, oléiculture, horticulture, plantes à parfums, tous les secteurs sont concernés. Avec 350 exposants sur 14 000 m² et notamment des matériels qui innovent et seront primés. Comme une machine électrique qui désherbe sans chimie (Novaxi), un système sur drone qui survole les parcelles pour identifier les maladies de la vigne (Grapehawk), une récolteuse électrique qui met en bottes persil, légumes-feuilles et plantes aromatiques et pallie le manque de main d’oeuvre (Terrateck), mais aussi un insecticide de biocontrôle qui protège les vergers des maladies et respecte la faune (Andermatt) et enfin un nutriscope portable qui apporte aux cultures une nutrition ajustée à sa fertilisation avec un minimum d’intrants chimiques (Senseen). 

Un programme riche

Les Nations-Unies ont proclamé 2026 « Année internationale des agricultrices », un regard sera porté sur elles, puisqu’elles sont 45 000 dans le Sud et représentent 1/3 des chefs d’exploitations en France. Des films, expériences, témoignages seront proposés aux visiteurs du salon. 

Une soixantaine de conférences seront organisées pendant ces 3 jours, mais aussi une vingtaine de rencontres Tech & Bio. Hydrologie, variétés résistantes, enjeux climatiques,  biodiversité, mécanisation, méthanisation apports et nuisances, lutte contre les frelons, alimentation bio dans les cantines avec les producteurs locaux, santé des sols, diversification des revenus avec l’œnotourisme et panneaux photovoltaïques, alternatives aux pesticides, pâturages anti-incendie, nombreuses sont les tables rondes programmées.

L’agriculture vauclusienne mise en lumière

Sans oublier l’éco-système majeur autour de l’agriculture en Vaucluse. Ses axes agro-sciences et agro-alimentaire, le Pôle Innov’Alliance, le CTCPA, laboratoire en sécurité et conservation alimentaires près de l’aéroport, les lycées dédiés (Louis Giraud à Carpentras, Pétrarque à Avignon,  Pierre Le Roy à Orange), les centaines de chercheurs et scientifiques de l’INRAE, Green et ses experts en chimie verte, Food’in le pôle d’excellence alimentaire à Agroparc, sans oublier Avignon Université sur le Campus Jean-Henri Fabre et ses milliers d’étudiants soucieux de notre santé grâce à ce que nous mangeons.

Le Vaucluse, longtemps verger de la France est une « graine d’avenir », comme l’a dit Christian Mounier, en charge de l’agriculture, eau, alimentation au Département, lors de la conférence de presse de présentation de Med’Agri à Châteaublanc. C’est ici que pousse la relève, l’agriculture résiliante de demain qui résiste aux épisodes de canicule, de gel, de grêle grâce à l’adaptation constante de ses paysans.


‘Obstinées’, éloge de la persévérance à Artéphile

Cette création théâtrale explore le lien entre le jeu d’actrice et l’art plastique en direct, pour interroger la mémoire, la transmission et la puissance de l’obstination comme acte de vie et de résistance.

Le projet est né en suivant les traces de Lucia Pisapia Apicella, une femme qui, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, s’est dressée face à l’oubli. Bravant les interdits, elle s’est mise à la recherche des corps de soldats disparus, sans distinction de nationalité, révélant plus de sept cents dépouilles pour leur rendre un nom, un visage et une dignité. Son geste obstiné a inspiré la recherche menée par la compagnie, qui s’est élargie à d’autres figures féminines dans le monde : les Mères de la Place de Mai en Argentine, Cristina Cattaneo, médecin légiste engagée dans l’identification des morts en Méditerranée, les chercheuses du désert d’Atacama au Chili, ou encore Maria Reiche, mathématicienne allemande qui consacra sa vie aux lignes de Nazca. Toutes incarnent une obstination sans compromis, un mouvement vital qui transforme la douleur en création et le silence en mémoire vivante. 

Jeu d’actrice, danse et arts plastiques projetés en direct

Rosa est la gardienne du cimetière. Elle connaît par cœur toutes les âmes qui se cachent derrière les croix, les plaques en marbre ou en béton. Elle sait chaque nom, chaque vie, qu’elle célèbre avec ses mots, ses coups d’éponge ou de balai et avec chacune de ses fleurs. Alors que ce lieu de mémoire est voué à disparaître, Rosa résiste et se bat, soutenue par la complicité de Teresa, femme hors du temps qui surgit à travers les images, les souvenirs et un humour caustique qui remplit de légèreté même les moments les plus durs.  Le binôme accompagne le public, visiteur du cimetière, à la découverte et à la rencontre des « obstinées », ces femmes gardiennes de mémoire qui ont fait de l’obstination leur force de résistance pour célébrer la vie. Dans le quotidien comme dans des situations extrêmes — lorsque la guerre, la dictature ont cherché à semer l’oubli et la souffrance — elles ont continué à préserver ce qui demeure vivant. Se relever, continuer, créer, préserver.

Vendredi 9 octobre. 15h30. Entrée libre sur réservation. Artéphile. 7 Rue du Bourg Neuf. Avignon. 04 90 03 01 90.


Prix Jacques Léon : Quand les Fontanille font rayonner le santon

Installées à quelques kilomètres d’Avignon, Isoline et Élisabeth Fontanille ont reçu le 29ᵉ Prix Jacques Léon, au musée Vouland. Leur travail, entièrement artisanal, réinvente la tradition des santons sans jamais en perdre l’âme.

Dans leurs ateliers de Pujaut, dans le Gard, Isoline et Élisabeth Fontanille façonnent une Provence miniature. La première crée des santons peints, de huit à neuf centimètres, expressifs et colorés. La seconde réalise des personnages habillés, souvent de près de trente centimètres, cousus dans des étoffes anciennes. Leur complémentarité vient d’être saluée par le Prix Jacques Léon ‘Tradition Provençale et Modernité’. La remise du prix s’est déroulée dans le jardin du musée Louis Vouland à Avignon, dans le cadre de la Semaine provençale organisée par la Ville.

Copyright Facebook Santons Isoline Fontanille à Pujaut

Un prix créé par la Fondation Louis Vouland
Créé en 1993 par la Fondation Louis Vouland, le prix distingue des initiatives qui conjuguent héritage régional et création contemporaine. Avant les Fontanille, il a récompensé des maisons aussi diverses que Souleiado, Fragonard, La Boule Bleue, la Scourtinerie de Nyons ou encore la Nougaterie Silvain. Chez Isoline Fontanille, chaque figurine est reprise après le moulage. L’argile encore souple est évidée, remodelée, animée. Une oreille d’âne, une posture, un regard : les détails donnent à chaque personnage sa singularité. Après plusieurs semaines de séchage, les pièces sont cuites à près de 980 °C, puis peintes à la gouache, à l’acrylique et avec des pigments naturels. Il faut compter environ deux heures et demie pour un santon. Jusqu’à huit heures pour une saynète. La production reste volontairement limitée, loin des séries standardisées. Élisabeth, elle, compose des santons habillés qui tiennent presque de la sculpture et de la couture. Les visages sont modelés puis patinés. Les costumes prennent vie dans des piqués anciens, des étoffes chinées, des passementeries et des accessoires récupérés. Une démarche de réemploi menée depuis plus de 35 ans, bien avant que l’économie circulaire ne devienne un mot d’ordre.

Une tradition populaire, pas une pièce de musée
L’histoire familiale remonte aux années 1960, lorsque Jean-Marie Fontanille rencontre le santonnier aixois Rodolphe Devouassoux. La passion se transmet ensuite à Isoline, qui devient santonnière en 1998 après des études d’arts plastiques, puis à Élisabeth, encouragée par son mari à créer sa propre collection. Leurs créations prolongent une pratique apparue en Provence au XIXᵉ siècle. Le santon, du provençal santoun, ‘petit saint’, peuple alors les crèches de bergers, de lavandières, de marchands et d’artisans, autrement dit toute une société rurale mise en scène autour de la Nativité. Les savoir-faire liés aux santons moulés, cuits et peints figurent depuis 2021 à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel du ministère de la Culture. Mais les Fontanille ne se contentent pas de reproduire un répertoire ancien. Isoline donne à ses bergères, ânes, chèvres et colporteurs des attitudes presque vivantes. Élisabeth habille ses personnages comme on raconterait une époque, avec des matières qui portent déjà une histoire.

Copyright Facebook Famille Fontanille

De Pujaut aux quatre coins du monde
Leurs santons ont rejoint des collections aux États-Unis, au Canada et en Allemagne. Élisabeth a également réalisé des crèches pour l’Hôtel d’Europe et La Mirande, à Avignon, ainsi que pour Baumanière, aux Baux-de-Provence. Le travail de la famille s’est même invité à Notre-Dame de Paris, où l’un des anges de la grande crèche créée par Jean-Marie Fontanille a trouvé place après la réouverture de la cathédrale. Le Prix Jacques Léon distingue donc bien davantage qu’un artisanat. Il récompense une manière de faire vivre la Provence : par la main, la patience et l’invention. À Pujaut, la tradition ne dort pas dans une vitrine. Elle marche, elle travaille, elle sourit et continue de voyager.
Mireille Hurlin


Anru, Avignon verrouille sa mue urbaine

Le Grand Avignon a stabilisé son projet de renouvellement urbain, doté de 461,3M€. Saint-Chamand rejoint les opérations confirmées, tandis que les quartiers Nord-Est et Olivades voient leur programme ajusté. Une candidature au futur dispositif ‘Anru 360’ (Agence nationale pour le renouvellement urbain) est déjà en préparation.

Réuni à la mi-septembre, sous la présidence d’Olivier Galzi, le comité de pilotage du projet national de renouvellement urbain a arrêté la version définitive du programme, signé en 2020. La réunion était coprésidée par le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, en présence de l’Anru, d’Action Logement Services et des bailleurs Grand Delta Habitat et Erilia.

Un accord décisif pour les quartiers
Objectif ? Sécuriser les engagements avant la clôture du programme national, prévue en 2027, et adapter les opérations aux besoins désormais exprimés sur le terrain. Le quartier Saint-Chamand bénéficiera ainsi d’un programme de rénovation confirmé. Dans les quartiers Nord-Est et aux Olivades, plusieurs ajustements doivent améliorer le cadre de vie, renforcer l’attractivité et poursuivre le désenclavement. La transition écologique reste également au cœur du projet.

Copyright Grand Avignon

Plus de logements, des espaces mieux partagés
Le plan prévoit la construction de logements neufs, plus qualitatifs, dans les quartiers concernés et à leurs abords. Un partenariat renforcé avec Grand Delta Habitat doit accompagner cette nouvelle phase. Autre avancée ? Certains espaces situés au pied des immeubles pourront être privatisés au bénéfice des locataires. Une mesure très concrète, appelée à améliorer la gestion, la tranquillité et l’usage quotidien des abords résidentiels. Le projet comprend aussi des démolitions, des réhabilitations et la requalification d’équipements et d’espaces publics. Il concerne près de 30 000 habitants répartis entre les quartiers Sud, Champfleury, Monclar, Rocade, Croix des Oiseaux et Barbière, Saint-Chamand, ainsi que les secteurs Nord-Est, Reine Jeanne, la Grange d’Orel et les Neuf Peyres.

Un chantier à 461M€
L’investissement global atteint 461,3M€. Le Grand Avignon y contribue à hauteur de 18,7M€, tandis que l’Agence nationale pour la rénovation urbaine apporte 110M€. Créée en 2003, l’Anru finance les opérations destinées à transformer durablement les quartiers prioritaires : habitat, voirie, équipements publics, espaces verts et mobilités. Le Npnru (Nouveau programme national de renouvellement urbain), lancé en 2014, a précisément voulu dépasser la seule réhabilitation des immeubles pour agir sur l’ensemble du cadre urbain. À Avignon, l’enjeu est de reconnecter les quartiers à la ville autant que de rénover les bâtiments. Une transformation qui se mesure dans les rues, les logements et les services de proximité.

Déjà la suite en ligne de mire
Le comité de pilotage a enfin posé les bases d’une candidature du Grand Avignon à ‘Anru 360’. Annoncé par le Premier ministre en avril, ce futur programme doit prendre le relais du Npnru entre 2030 et 2040.Avignon entend y prolonger, mais aussi accélérer, la dynamique engagée. La première étape consiste désormais à transformer les accords administratifs en réalisations visibles. C’est là que se jouera la réussite du projet : dans la capacité à faire sentir rapidement les effets de cette rénovation aux habitants.
Mireille Hurlin

Copyright Grand Avignon

L’Aprova 84 crée du lien entre les associations

Après le succès de la 1re édition des P’tits Dej ‘en mode Codev’ en juin dernier, l’Aprova 84, qui accompagne les associations du département, réitère l’expérience avec deux nouveaux rendez-vous les vendredis 9 octobre et 20 novembre.

Ce vendredi 9 octobre, l’Aprova 84 convie les associations pour un nouveau P’tits Dej ‘en mode Codev’. L’occasion pour les participants de partager leurs expériences et de repartir avec des idées concrètes grâce à l’intelligence collective. Plusieurs thématiques seront abordées lors de ce moment comme la mobilisation des bénévoles, la communication, l’organisation, ou encore le développement d’un projet.

« Ces rencontres sont l’occasion de rompre l’isolement, de découvrir de nouvelles pratiques, de créer du lien entre associations… le tout autour d’un café et dans une ambiance chaleureuse », explique l’Aprova 84. Un second rendez-vous se tiendra le vendredi 20 novembre pour ceux qui ne pourront assister à celui de ce 9 octobre.

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Vendredis 9 octobre et 20 novembre. De 9h à 10h30. Prix libre. Aprova 84. 14 Rue Léon Honoré Labande. Avignon.


La Rose d’or, Quand Avignon remonte le temps

Les samedi 10 et dimanche 11 octobre, la Rose d’Or célébrera ses 20 ans avec une édition exceptionnelle. Plus de 1 300 passionnés et 110 troupes investiront la Barthelasse et le centre historique d’Avignon, entre grande parade, campements, combats et ateliers. Plusieurs milliers de visiteurs sont attendus.

Samedi 10 octobre, près de 1 000 participants costumés défileront dans Avignon, de la Barthelasse jusqu’au Palais des Papes. Le cortège partira à 14h du centre de loisirs de la Barthelasse. Il franchira le pont Daladier, traversera la porte de l’Oulle, la place Crillon, la rue de la République et la place de l’Horloge, avant d’achever son parcours place du Palais des Papes, vers 15h45.

Un millier de costumes dans les rues
Chevaliers, archers, artisans, musiciens et combattants composeront cette imposante procession. Un spectacle gratuit à hauteur de rue, au plus près des habitants et des visiteurs. Dans les coulisses d’un siècle tumultueux, pour son 20e anniversaire, la Rose d’Or a choisi de remonter exactement 7 siècles en arrière. Son fil rouge ? ‘1326, le complot de la Louve’. L’expression renvoie à Isabelle de France, fille de Philippe IV le Bel et épouse d’Édouard II d’Angleterre. En 1326, elle s’allie à Roger Mortimer pour renverser son mari et s’emparer du pouvoir. Surnommée plus tard la ‘Louve de France’, elle devient l’une des figures les plus romanesques -et les plus controversées- des crises dynastiques européennes. La reconstitution ne cherchera pas seulement à rejouer cet épisode politique, confié aux intrigues d’une cour aux alliances mouvantes, mais également d’approcher les costumes, armes, artisanat, musique appréhendant le possible quotidien, d’effleurer l’approche d’une réalité matérielle.

Copyright La Rose d’Or

Une ville médiévale
Au XIVe siècle, la ville devient un centre politique et religieux majeur de l’Europe chrétienne. L’installation de la papauté à Avignon, de 1309 à 1377, transforme durablement la cité, qui se dote notamment du Palais des Papes et de puissantes fortifications. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995, l’ensemble monumental avignonnais offre un décor rare à cette histoire vivante. La Rose d’Or prolonge cette mémoire dans l’espace public, avec une approche plus populaire, concrète et spectaculaire. Créé en 2006 par des passionnés, le festival rassemble aujourd’hui des compagnies venues de France, d’Italie et d’Espagne. Les périodes représentées vont des mondes scandinaves des IXe et Xe siècles à la Renaissance des XVe et XVIe siècles. Près de 45 bénévoles participeront à l’organisation de cette édition, qui pourra accueillir jusqu’à 4 000 visiteurs le dimanche.

La Barthelasse en campement
Dimanche 11 octobre, le festival ouvrira ses portes de 10h à 18h, au centre de loisirs de la Barthelasse. Le public y découvrira des campements historiques, un marché médiéval, des ateliers, des démonstrations d’archerie, des joutes, des batailles et des déambulations musicales. L’entrée coûtera 6€ sur place, 5,50€ en prévente. Elle sera gratuite pour les moins de 12 ans. Les chiens tenus en laisse seront acceptés. À travers ce rendez-vous, la municipalité entend aussi faire du patrimoine un moteur d’attractivité au-delà de la seule saison estivale. Une ambition qui se prolongera dès le printemps 2027 avec la création des Pontificales d’Avignon, annoncées du 6 au 9 mai. Quatre jours de fête médiévale dans le centre historique, entre spectacles, musique et mise en valeur des monuments. À Avignon, l’histoire ne demande donc qu’à sortir des pierres et à faire retentir le pas d’un peuple d’autrefois, sur les pavés et calades.
Mireille Hurlin


Formation des Entrepreneurs de Vaucluse : Le Comité social et économique, un acteur clé dans les petites entreprises

À Avignon, Les Entrepreneurs Vaucluse (ex CPME 84, Confédération des petites et moyennes entreprises), la DEETS (Direction de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités) et Barthélémy Avocats organisent, le 15 octobre 2026, une formation consacrée au rôle du Comité social et économique dans les entreprises de moins de 50 salariés. Une matinée pour clarifier les responsabilités de chacun en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.

Depuis les ordonnances Macron de 2017, les délégués du personnel, le comité d’entreprise et le CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) ont été remplacés par une instance unique : le Comité social et économique, ou CSE (Comité Social et Economique).

Une instance unique, des règles spécifiques
Dans les entreprises de 11 à 49 salariés, son fonctionnement diffère de celui des structures plus importantes. Le CSE ne dispose notamment ni d’un budget propre ni des mêmes attributions économiques. Son rôle n’est pas pour autant secondaire. Il relaie les réclamations des salariés, contribue à la prévention des risques professionnels et peut signaler toute atteinte à la santé, à la sécurité ou aux libertés individuelles.

Prévenir les risques, répondre aux obligations
La formation proposée à Avignon entend revenir concrètement sur les domaines d’intervention du CSE : accidents du travail, conditions de travail, risques psychosociaux, équipements de protection ou encore droit d’alerte. Les participants pourront également mieux cerner les moyens dont disposent les élus et les obligations qui pèsent sur l’employeur.

Des réunions mensuelles
Dans les entreprises concernées, les réunions du CSE doivent se tenir au moins une fois par mois. Les élus peuvent aussi mener des enquêtes après un accident du travail ou lorsqu’une situation présente un risque sérieux pour les salariés. Le Code du travail impose par ailleurs à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Le CSE participe à cette démarche, sans se substituer à la responsabilité de l’entreprise.

Une matinée pour sécuriser les pratiques
Organisée par Les Entrepreneurs Vaucluse, ex-CPME 84, avec la DEETS et le cabinet spécialisé en Droit du travail, Barthélémy Avocats, cette formation juridique s’adresse aux dirigeants et aux acteurs de l’entreprise désireux de mieux maîtriser leurs obligations.

Les infos pratiques
Jeudi 15 octobre 2026, à 8h30, à l’Ibis Styles Avignon Sud, 2968, avenue de l’Amandier, à Avignon. Le parking est gratuit et le covoiturage possible. Les inscriptions, fermes et définitives, doivent être adressées par courriel à contact@cpme84.org . Le cadre du CSE est fixé par le Code du travail, notamment les articles L.2311-1 et suivants. Les informations officielles sont disponibles ici. Le magazine ‘Entreprendre’ ici.
Mireille Hurlin


500 jeunes professionnels du nucléaire du monde entier réunis au palais des papes

Plus de 500 jeunes professionnels du nucléaire ont commencé à se réunir au centre des congrès du palais des papes. Venus de plus de 50 pays, ils participent à l’édition 2026 de l’International Youth Nuclear Congress (IYNC- Congrès International des Jeunes du Nucléaire). C’est la première fois que cet événement biennal, qui se déroule du dimanche 4 au vendredi 9 octobre, est organisé en France depuis sa création en 1997.

« C’est un congrès où l’on apprend énormément. »

Benoît Erbacher, président de l’IYNC

Placée sous le thème ‘The Chain of Change’ (La Chaîne du Changement), cette 14e édition met en lumière les dimensions humaines des sciences et technologies nucléaires : parcours de professionnels qui font avancer l’industrie, transmission des compétences entre générations et rôle du nucléaire dans la transition énergétique mondiale.

Crédit : DR/IYNC

Un programme de ces cinq jours : sessions plénières, présentations et ateliers techniques, tables rondes industrie-académie, forum entreprises, visites techniques et culturelles ainsi qu’une cérémonie de remise de prix ‘Innovation4Nuclear’ et un gala de clôture.

« C’est un congrès où l’on apprend énormément, qu’il s’agisse de sujets techniques ou de compétences relationnelles, et où l’on trouve l’inspiration tant grâce aux conférences qu’aux personnes que l’on rencontre, explique Benoît Erbacher, président de l’IYNC. Tous les participants qui nous rejoindront à Avignon repartiront avec de nouvelles compétences, une motivation renouvelée et des liens durables à travers le monde. »

Soutien de nombreux industriels de la filière
L’international Youth Nuclear Congress3 est une organisation internationale à but non lucratif fondée en 1997. Elle fédère plus de 100 000 jeunes professionnels et étudiants impliqués dans les usages pacifiques des sciences et technologies nucléaires, dans plus de 48 pays sur 6 continents. Tous les deux ans, IYNC organise un congrès international itinérant favorisant l’échange de connaissances, le développement de carrière et le dialogue intergénérationnel au sein de la filière nucléaire.

Crédit : DR/IYNC

Pour cette édition française inédite, l’événement a notamment reçu le soutien de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) et la Société Française d’Energie Nucléaire Jeunes Générations (SFEN JG) ainsi que de nombreux industriels et institutionnels majeurs du secteur comme EDF, Orano, Framatome, Urenco, Anthropocene Institute, Assystem, le Gifen, Orano, la SFEN, I2EN, Apollo Generators, Nuvia, Westinghouse, Blue Capsule, Framatome, CNIM Systèmes Industriels, Hitachi, Renaissance Fusion, Robatel OBATEL Industries, SPIE et Wano…


Bella Italia, quand Avignon se met à l’heure italienne

Du 7 au 18 octobre, La Bella Italia, la Semaine Italienne, investira Avignon pour sa 10e édition. Marché gourmand au pied du Palais des Papes, opéra, cinéma, patrimoine, musique baroque et gastronomie composeront un parcours transalpin à travers toute la ville.

Le coup d’envoi sera donné mercredi 7 octobre, à 11 heures, avec l’inauguration du marché italien, place du Palais des Papes. Jusqu’au dimanche 11 octobre, plus d’une vingtaine d’artisans et de producteurs venus de différentes régions d’Italie y présenteront charcuteries, fromages, truffes, olives, pâtisseries, pâtes fraîches et Parmigiano Reggiano. L’artisanat ne sera pas en reste. Verre de Murano, céramiques, bijoux, maroquinerie et masques vénitiens donneront à la place un air de marché méditerranéen. Les Pasta Divas, quatuor acoustique, accompagneront ces cinq journées au son de Cocciante, Celentano, Battisti ou encore Paolo Conte. Le marché sera ouvert de 10h à 20h. Une manière simple et généreuse d’entrer dans la manifestation, par les yeux, les oreilles et, surtout, les papilles.

Copyright Bella Italia

Une histoire italienne, de la papauté aux Carmes
Avignon entretient avec l’Italie une relation ancienne, intimement liée à l’installation de la papauté au XIVe siècle. De 1309 à 1377, la cité devient le siège de la papauté, attirant cardinaux, artistes, marchands et banquiers venus notamment de la péninsule. Cette histoire se prolongera avec la visite ‘La petite Italie dans la cité des Papes’, proposée les 8 et 10 octobre. Le parcours évoquera aussi les migrations italiennes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, particulièrement présentes dans le quartier des Carmes. Le 9 octobre, à la bibliothèque Ceccano, l’historien Guido Castelnuovo, professeur à Avignon Université, posera la question d’une ville provençale qui aurait beaucoup emprunté à l’Italie, de fait : ‘Avignon médiévale : une cité italienne ?’

Verdi, Vivaldi et Sorrentino
La 10e édition fait dialoguer les siècles. À l’Opéra Grand Avignon, ‘Aïda’ de Giuseppe Verdi sera représenté les 16 et 18 octobre, avec une séance supplémentaire le 20 octobre. Cet opéra monumental, créé au Caire en 1871, demeure l’une des œuvres les plus populaires du compositeur italien. La musique baroque résonnera également à Notre-Dame-des-Doms, le 11 octobre, puis à la collégiale Saint-Didier le 17 octobre avec Albinoni, Vivaldi et Torelli. Le théâtre ne sera pas oublié, avec La trilogie du désir au Chêne Noir les 9 et 10 octobre, ainsi que Hamlet – Cronache dall’Interzona au Théâtre du Balcon, le 17 octobre. Au cinéma Le Vox, un cycle quotidien en version originale sous-titrée traversera plusieurs générations de cinéastes italiens : Elio Petri, Francesco Rosi, Bernardo Bertolucci, Dario Argento, Marco Bellocchio et Paolo Sorrentino. Une sélection qui rappelle combien le cinéma italien sait conjuguer puissance politique, noirceur intime et élégance formelle.

Copyright Bella Italia

Une fête qui déborde des salles
La Semaine Italienne s’invitera aussi dans les musées, les commerces et les restaurants. Les Archives municipales présenteront ‘Photographies d’Italie’ le 14 octobre. Le Musée du Petit Palais proposera une ‘Murder Party en Italie’ le 15 octobre, tandis que le Musée Angladon reviendra, le 16 octobre, sur les voyages italiens de Jean et Paulette Angladon. Du 12 au 18 octobre, restaurants et bars partenaires déclineront des menus aux couleurs de la péninsule. L’École hôtelière d’Avignon prendra part à l’événement du 13 au 16 octobre avec des repas conçus et servis par ses étudiants. Les Halles proposeront, le 17 octobre, une cuisine italienne. Six librairies avignonnaises accompagneront enfin la manifestation avec des sélections consacrées à la littérature italienne. De Dante à Elena Ferrante, l’Italie se dégustera aussi dans les pages. Une partie des rendez-vous est gratuite ou en entrée libre. Les autres sont accessibles sur réservation, selon les tarifs fixés par les établissements partenaires. La Bella Italia. Programme complet, horaires et modalités ici.
Mireille Hurlin

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1