19 mars 2026 |

Ecrit par le 19 mars 2026

Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

Qui pour succéder à Joël Guin, le président sortant ? Si le résultat d’Avignon sera déterminant afin de désigner le futur ‘patron’ de l’agglomération de la cité des papes, on y voit plus clair depuis le 1er tour de ces municipales 2026. En effet, on connaît déjà le nombre de représentants pour 14 des 16 communes membres de l’intercommunalité.

Président de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon , Joël Guin, maire de Vedène, avait déjà annoncé depuis quelques mois qu’il ne briguerait pas un nouveau mandant à la tête de l’intercommunalité. Réélu dimanche dernier dès le 1er tour avec 52,36% des suffrages exprimés, il se consacrera donc principalement à sa commune comme il l’avait promis. Sa succession est donc ouverte.

14 communes sur 16
S’il est encore trop tôt pour connaître l’identité du futur président ou présidente de cette agglomération de près de 200 000 habitants, les résultats du premier tour des élections municipales de mars 2026 permettent déjà toutefois de dresser les profils potentiels du futur patron de l’agglo. En effet, on connaît déjà la répartition des conseillers communautaires dans 14 des 16 communes membres constituant le territoire du Grand Avignon. Seules manquent à l’appel les villes d’Avignon et Saint-Saturnin-lès-Avignon qui revoteront dimanche prochain pour élire leur maire, mais surtout leurs représentants au sein du Grand Avignon.

37 conseillers communautaires déjà élus
A ce jour donc, 37 conseillers, sur les 73 que comptent le futur conseil communautaire du Grand Avignon, ont déjà été désignés. Cela représente plus de la majorité des élus de l’agglomération : 6 pour Le Pontet, 4 pour Villeneuve-lès-Avignon et Vedène, 3 pour Entraigues-sur-la-Sorgue, Les Angles, Morières-lès-Avignon et Rochefort-du-Gard, 2 pour Caumont-sur-Durance, Pujaut, Roquemaure et Velleron ainsi que 1 pour Jonquerettes, Sauveterre et Saze.
Par ailleurs, dans les communes où plusieurs listes se sont présentées, le quota des conseillers communautaires intègre les élus d’opposition ayant réalisé les meilleures scores. C’est le cas au Pontet où la majorité RN du maire sortant Joris Hébrard recueille 5 des 6 sièges, le dernier siège étant attribué à la liste de Jean-Firmin Bardisa (DIV).
Même cas de figure à Morières-lès-Avignon (2 sièges pour la liste RN de Grégoire Souque et 1 pour son opposante la DVG Annick Dubois) et Vedène avec 3 sièges pour la majorité de Joël Guin (DVD) et 1 pour la liste RN. Pour les autres villes, la liste arrivée en tête rafle la totalité des sièges attribués à la commune.

Quels clefs de répartition pour l’agglomération ?
A l’instant ‘T’ (voir tableau ci-dessous), si l’on se réfère à la couleur politique des élus de l’agglomération, l’assemblée communautaire est constituée de 13 représentants divers droite (DVD), 8 RN (Rassemblement national), 6 divers gauche (DVG), 5 divers (DIV) ainsi que 5 sans étiquette (SE).
Si l’on prend en compte les frontières administratives, le Grand Avignon dispose déjà de 17 élus provenant de communes vauclusiennes et 15 issus des villes gardoises. Pour ces dernières, ce nombre n’augmentera plus puisque les deux seules communes ‘manquantes’ sont vauclusiennes.

A Saint-Saturnin-lès-Avignon, le retrait de Josiane Coste (DIV) et son ralliement à la liste de Sylvain Penalva (DIV) arrivée en tête au 1er tour avec 40,63% des voix, décante cette triangulaire. Quoi qu’il arrive de toute façon dans ce duel avec Chantal Bonnefoux (45,60% des suffrages dimanche dernier), la commune de plus de 5 200 habitants ne disposera que 2 sièges à l’agglomération. Cela pourrait toutefois être déterminant si le scrutin pour la présidence du Grand Avignon s’avérait particulièrement serré.
Sans faire injure à ‘Saint-Sat’ cependant, c’est plutôt du côté d’Avignon que se jouera le sort de cette élection intercommunale que l’on qualifie souvent de ‘3e tour des municipales’. Et ce d’autant plus que les 3 candidats encore en lice dans la cité des papes avaient confirmé lors du débat de 1er tour de nos confrères de La Provence, qu’ils ambitionnaient tous de briguer la présidence de l’agglomération.

Combien d’élus communautaires pour les oppositions ?
Dans la cité des papes plusieurs scénarii sont envisageables concernant la répartition des futurs conseillers communautaires. En effet, celui qui remportera la triangulaire de dimanche prochain se verra automatiquement attribuer 17 des 34 sièges de la ville au sein du Grand Avignon.
Ensuite, selon l’article L262 du code des collectivités territoriales, « les autres sièges sont répartis entre toutes les listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne ».
Par exemple, si l’on prend pour base les résultats du sondage Ifop pour La Provence en partenariat avec Ici Vaucluse et L’Echo du mardi que nous avions publié dans nos colonnes le 20 février dernier pour calculer cette répartition, avec 39% la liste Fournier-Louvain obtiendrait 7 sièges supplémentaires, celle d’Olivier Galzi (créditée de 35%) aurait 5 ou 6 sièges et celle de la RN Anne-Sophie-Rigault 4 ou 5 sièges.

La cité des papes isolée ou faiseur de roi ?
Dans tous les cas, la future majorité municipale pourrait tabler sur 24 sièges au sein du Grand Avignon alors que ses opposants compteraient 5 élus environ chacun. Une répartition qui pourrait légèrement fluctuer dans un sens ou dans l’autre si les résultats sont plus ou moins serrés.

Premier cas de figure : si Anne-Sophie-Rigault est élu, le RN pourrait potentiellement mobiliser ses 24 élus avignonnais ainsi que les 8 conseillers Rassemblement national déjà élus. Avec 32 élus, cela ne serait pas suffisant pour prendre la présidence mais le parti de Marine Le Pen constituerait tout de même la première force politique de l’agglomération.

Deuxième cas de figure : le duo du Socialiste David Fournier et de la LFI Mathilde Louvain l’emporte. Même si le contingent des 24 conseillers communautaires avignonnais représentera un tiers de l’assemblée intercommunale, la majorité de gauche devrait avoir du mal à rallier la totalité des 6 élus divers gauche ainsi qu’une frange de la dizaine de maires et d’élus sans étiquette ou divers.
Comme en 2020, où le ‘tout sauf Cécile Helle’ l’avait emporté, prouvant que cette élection se joue davantage dans l’opposition ‘ville centre vs ruralité’ que sur les étiquettes politiques, le rejet de la conflictualisation permanente voulue par LFI devrait renforcer encore se fossé avec les communes périphériques.

Troisième cas de figure : victoire du divers droite Olivier Galzi. Avec 24 élus au Grand Avignon, c’est certainement lui qui disposerait du plus grand potentiel concernant un éventuel soutien avec les 13 élus DVD déjà désigné. Ni extrême droite, ni extrême gauche, il pourrait également séduire d’autres élus sans étiquette ou divers. Dans tous les cas, c’est assurément lui qui a le plus de chance de remettre Avignon au centre l’agglomération.

Pas sûr que cela soit néanmoins suffisant. En effet, comme nous l’écrivions plus haut cette élection intercommunale échappe bien souvent au logique politique. Pour preuve, c’est d’un DVD qu’est venu l’une des attaques les plus virulentes contre l’ancien journaliste-candidat. Comme le relate Jean-François Garcin dans les colonnes de Vaucluse Matin, Joël Guin venu soutenir David Fournier la semaine dernière lors du meeting du candidat socialiste, aurait fait part de sa volonté de s’opposer à Olivier Galzi s’il devenait maire d’Avignon. Suffisamment pour revenir sur sa parole et tenter reprendre les rênes de l’agglomération ? L’idée ne semble pas exclue confirme également notre confrère Florent de Corbier du quotidien La Marseillaise dans son édition du 12 mars.

Qui pour succéder à Joël Guin à la présidente de l’agglomération ? Crédit : Grand Avignon

Les outsiders
Parmi 14 maires déjà élus, personne ne s’est encore ouvertement positionné : c’est ‘wait and see’ en attendant la fumée blanche qui s’élèvera de l’hôtel de ville d’Avignon dès dimanche soir prochain pour savoir qu’elles sont les chances que la cité des papes reprenne le Grand Avignon.
Ce n’est qu’à ce moment-là que saurons si Joël Guin repartira pour un tour. Le tour de trop ? Peut-être qu’après Jean-Marc Roubaud, c’est du côté du Gard qu’il faudra se tourner à nouveau pour désigner le nouveau patron de l’agglo, ou plutôt une patronne ? Pascale Bories, maire de Villeneuve-lès-Avignon et présidente du Scot du bassin de vie, est évoquée mais là-encore, pas sûr qu’elle fasse le plein de voix y compris côté gardois.
A moins que ce ne soit un maire consensuel, tout aussi efficace que discret, qui sans faire campagne s’impose pour prendre les rênes de ce territoire où se joue notamment notre avenir en termes de mobilité (avec Tecelys dont la gestion est actuellement passée au crible par la chambre régionale des comptes), de développement économique et d’emploi, de gestion et de ramassage des déchets, d’environnement ou bien encore de politique de la ville et de logement.
Pour beaucoup, un tel profil existerait dans le Grand Avignon. Philippe Armengol, le très apprécié maire de Velleron ?


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

Ce jeudi 19 mars, l’Académie Vaucluse Provence et la CCI de Vaucluse accueillent le débat ‘Numérique responsable : mobilisons-nous’ dans le cadre de la Semaine du Numérique Responsable organisée par le Grand Avignon.

Cet événement sera animé par Marie-Cécile Drécourt, spécialisée dans la production de podcasts et l’animation d’événements professionnels et rythmé par les témoignages de :

Pour s’inscrire, cliquer ici.
Jeudi 19 mars. 19h. Campus de la CCI de Vaucluse. Allée des Fenaisons. Avignon.


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

L’agence départementale Vaucluse Provence Attractivité (VPA) a convié les professionnels du territoire, le jeudi 12 mars à l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon, à un afterwork sur le thème du tourisme durable.

C’est au Golden Tulip Le Paradou, établissement hôtelier historique d’Avignon datant de 1985 et qui a récemment fait l’objet de travaux de rajeunissement, que les professionnels vauclusiens, quel que soit leur secteur d’activité, se sont donnés rendez-vous autour du sujet du tourisme durable.

Au total, une quarantaine d’invités ont pu en apprendre davantage sur ce que Cathy Fermanian, directrice générale de VPA, a qualifié de « tourisme de demain. » Plusieurs directeurs d’hébergements ont livré leur témoignage et ont partagé leur envie de proposer aux visiteurs une expérience provençale unique qui s’inscrit dans la transition écologique et environnementale.

Le tourisme, une filière importante en Vaucluse

Avant d’évoquer le lien entre tourisme et environnement, la directrice générale de VPA a tenu à rappeler l’importance de la place qu’occupe le tourisme dans l’économie du territoire. « Le tourisme est une filière très structurante avec de gros enjeux sur le département. Le tourisme en Vaucluse, ce sont 12 000 emplois et environ 1,6Mrds€ de retombées économiques chaque année. »

L’attractivité touristique du Vaucluse n’est donc plus à prouver. Cependant, les clientèles et les usages, quant à eux, évoluent. C’est la raison pour laquelle les professionnels du secteur travaillent main dans la main avec VPA pour faire face aux défis environnementaux et développer un tourisme davantage respectueux de la nature et des habitants. « Il faut travailler sur un tourisme dans le temps mais aussi dans l’espace », ajoute Cathy Fermanian.

Le Paradou, un hôtel qui a rajeuni

Les équipes de VPA ont choisi l’hôtel Golden Tulip Le Paradou à Avignon pour cet afterwork autour du tourisme durable. Cet établissement historique d’Avignon, situé près de l’aéroport, est un ancien Best Western. Repris en 2024 par le Groupe Sofra, qui détient de nombreux hôtels en France, mais aussi des sites culturels comme les grottes Chauvet et Cosquer, l’établissement avignonnais a bénéficié d’un coup de jeune.

« C’est un établissement qui était dans son jus, vieillissant », affirme Jérémie Achiardy, directeur de l’hôtel. Sur les 98 chambres, 42 ont déjà été refaite. L’hôtel 3 étoiles, qui vise les 4, a engagé ce projet de modernisation pour renforcer son attractivité, tout en se rapprochant des standards du tourisme durable. L’année dernière, Le Paradou a obtenu le label HSB (Hotel Sustainability Basics) qui atteste d’un ensemble d’indicateurs de durabilité. « L’objectif désormais est de décrocher les labels Clef Verte, Tourisme & Handicap, et Accueil Vélo », ajoute le directeur de l’hôtel avignonnais.

Le camping La Sorguette, un exemple de tourisme durable

À L’Isle-sur-la-Sorgue, il existe un établissement, qui semblait il y a plusieurs décennies être en avance sur son temps puisqu’il mise sur le tourisme durable depuis plus de 40 ans. Il s’agit du camping La Sorguette, situé en bord de Sorgue, qui compte 164 emplacements étalés sur 2,5 hectares.

« Le tourisme peut être utilisé comme un biais cognitif pour prendre de meilleures habitudes. »

Émilie Hédiard

L’établissement l’islois a obtenu le label Clef Verte, 1er label international de tourisme durable pour les hébergements touristiques et les restaurants, il y a quasiment 20 ans, et est aussi Refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux). Le camping fait figure d’exemple sur le territoire en matière de transition écologique et entend inspirer d’autres établissements vauclusiens à suivre cette voie. « Je crois beaucoup en cette force du réseau, explique Émilie Hédiard, directrice de La Sorguette et vice-présidente de la Fédération des campings de Vaucluse. Ensemble, on peut préserver le territoire et valoriser le Vaucluse. »

Villageois, un groupe hôtelier en devenir

Sur ce même principe d’expérience provençale unique en adéquation avec la nature, un groupe hôtelier est en train de naître sur le territoire. Appelé « Villageois » , ce groupe hôtelier en devenir n’est pour l’instant propriétaire que d’un seul établissement : Le Signoret à Sault. « On a pour projet d’acquérir trois hôtels d’ici le printemps 2028 et 20 hôtels d’ici 2031 », développe Antoine Drecher, président fondateur de Villageois.

« À l’opposé des villages vacances, on veut proposer des vacances au village toute l’année. »

Antoine Drecher

Villageois est né après un constat : il existe un paradoxe entre le tourisme vert qui a pris de l’ampleur après le Covid et la fermeture de près de 200 établissements de village chaque année. Antoine Drecher souhaite donc créer une collection d’hôtels de village qui formeraient un parcours, avec des hôtels-restaurants modernes, des activités en pleine nature au pied de l’hôtel et une hospitalité plus humaine. L’objectif serait de mettre en lumière le patrimoine naturel, mais aussi de créer des emplois locaux quatre saisons.

Une transition accompagnée par VPA

Tous ces établissements vauclusiens qui souhaitent engager une transition écologique se font accompagner par VPA qui rappelle que le tourisme est responsable de 11% des émissions de gaz à effet de serre en France. « Le tourisme responsable a des enjeux environnementaux mais aussi sociaux et économiques », explique Émilie André, chargée de mission ingénierie pour VPA.

C’est pourquoi l’agence d’attractivité a développé un plan de transition en Vaucluse qui s’articule autour de quatre ambitions : favoriser un tourisme quatre saisons, accompagner les professionnels dans leur transition, faire monter l’offre en qualité ‘écoresponsable’, et développer les mobilités actives (marche à pied, vélo, etc) et l’accessibilité pour tous. « On a créé un dispositif pour les professionnels avec cinq étapes de transition : la prise de conscience, l’auto-diagnostic, le plan d’action, le suivi des actions, et la communication », ajoute Julie Bellon, aussi chargée de mission ingénierie pour VPA. L’accompagnement effectué par VPA est financé par l’ADEME.

Le développement durable a encore du sens

Pour terminer cet afterwork de VPA, Emmanuel Duval, délégué Méditerranée Atout France et responsable du programme France Tourisme Ingénierie Régions, a interrogé l’intérêt actuel pour le développement durable. « À l’ère où beaucoup de lois sur le développement durable régressent, est-ce que tout cela a encore du sens ? », a-t-il demandé à l’audience.

Selon lui, la réponse est oui, notamment en France où de plus en plus de Français font attention à leur usages et en attendent de même des établissements touristiques. C’est la raison pour laquelle a été créée la plateforme France Tourisme Durable, qui a pour objectif de faciliter la recherche d’informations aux professionnelles, mais aussi de les aider à progresser dans leurs démarches. Ainsi, les établissements vauclusiens, et plus largement français, peuvent plus facilement s’informer, se faire accompagner, se faire aider financièrement, ou encore évoluer dans leur désir de s’engager dans une transition vers un tourisme plus durable.


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

Parmi les 2 000 véhicules d’exception exposés lors de la 22e édition d’Avignon Motor Passion du vendredi 20 au dimanche 22 mars, les marques les plus prestigieuses de Sa Majesté et de James Bond seront mises en lumière sous les voûtes étoilées du Hall A du Parc des Expositions d’Avignon.

Fruits du duo Charles Rolls et Henry Royce à Manchester en 1904 et de Walter Owen Bentley en 1919 à Londres, les modèles mythiques de Silver Ghost, Phantom, Camargue d’un côté et de Bentayga ou Continental GT de l’autre… Elles sont symboles de perfection, luxe, élégance, confort, performance, distinction, raffinement british même si aujourd’hui elles appartiennent respectivement à Volkswagen et BMW. 

Tout ce qui est équipé d’un moteur, du Solex au dragster, de la F1 au camion Berliet, du quad au char Sherman, de la voiturette Ligier à l’autocar, du cyclo Terrot au bateau, de la moto à l’ambulance, du tracteur à la berlinette Alpine.

Une exposition de 2 roues est consacrée à l’histoire motocycliste française avec l’association Nostalgy Motor 70’s de Cavaillon, les Motobécane et Nougier avant le raz-de-marée des constructeurs japonais Honda, Yamaha, Suzuki et Kamasaki qui ont brillé au Bol d’Or sur le Circuit Paul-Ricard à l’époque de Chemarin, Moineau, Tornadre, Baldé, Olivier Jacque et des Frères Sarron, les écuries italiennes comme Ducati et Moto Guzzi, les britanniques Norton, Triumph et Westlake ou bien sûr les américaines Harley-Davidson.

Pour les amateurs de Formule 2, gros plan sur les Lotus, Brabham, Chevron, Cooper, Gordini qui ont brillé grâce à des pilotes comme Jacqky Ickx, Jochen Rindt, Jim Clark, Clay Regazzoni et les français Beltoise, Pescarolo, Laffite ou Arnoux. Seront exposées également 25 Lancia « Delta Integrale », 6 fois championne du monde des rallyes grâce à des as du volant comme Kankkunen, Biasion et Auriol.

Les commissaires d’Avignon Motor Passion, Camille Bourge et son fils Florent, grâce à leur carnet d’adresses, leur compétence et leur réseau tissé pendant des décennies, proposent un rêve pendant 3 jours, voir défiler sous nos yeux ce qui constitue le meilleur des véhicules à moteur. Utilitaires, militaires, engins agricoles et de travaux publics, miniatures radio-commandées, camions. Mais aussi bourses d’échanges de pièces détachées, accessoires chromés, enjoliveurs. Grâce à la Préfecture de Vaucluse, le Stand Sécurité routière proposera la démonstration d’une « voiture tonneaux » qui prouve l’absolue nécessité de boucler la ceinture mais aussi comment fonctionnent les airbags.

Camille Bourge et son fils Florent, tous deux commissaires d’Avignon Motor Passion. ©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Prévus également, des défilés de voitures de collection, de la vraie-fausse Brigade de gendarmes de Saint-Tropez, des cascades de Pascal Dragotto avec une « Twingo Jet » équipée d’un moteur à réaction d’avion à réaction de la Patrouille de France. 

Il y en a pour tous les goûts, pour petits et grands du 20 au 22 mars à Avignon – Châteaublanc, où les organisateurs, passionnés et bénévoles pour la plupart espèrent battre le record de fréquentation qui était de 30 000 visiteurs en 2025. Peut-être 35 000 cette année !

Contact : Avignon Tourisme 04 90 27 50 99


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

Dans le cadre du Printemps des Poètes 2026, l’Atypik Théâtre d’Avignon propose, les 28 et 29 mars, un week-end de performances, spectacles et créations hybrides autour du thème national «La liberté, force vive déployée». Une programmation engagée qui mêle écritures contemporaines, musique et voix poétiques.

Chaque mois de mars, le Printemps des Poètes irrigue la France d’événements dédiés à la poésie sous toutes ses formes. Pour cette 28ᵉ édition, organisée du 9 au 31 mars 2026, le thème « La liberté, force vive déployée » invite à explorer la puissance des mots face aux enjeux contemporains. 

Un rendez-vous national décliné à Avignon
À Avignon, la manifestation se décline en une multitude d’initiatives portées par des acteurs culturels, institutions et lieux indépendants, qui font vivre la poésie bien au-delà du livre : lectures, performances, spectacles ou ateliers. 

L’Atypik Théâtre, laboratoire poétique
C’est dans ce paysage foisonnant que s’inscrit la proposition de l’Atypik Théâtre, niché rue de la Bonneterie, dans l’intramuros d’Avignon. Fidèle à son Adn, le lieu défend une programmation ouverte, expérimentale et accessible, où la poésie dialogue avec le théâtre, la musique et la performance. Ce temps fort rassemble artistes confirmés, amateurs engagés et compagnies indépendantes autour d’une même ambition : faire de la poésie un art vivant, incarné et partagé.

Performances et créations contemporaines
Le week-end s’ouvrira, samedi 28 mars à 17h, par une Poetic Performance réunissant plusieurs intervenants issus d’ateliers d’écriture et de théâtre. Entre textes contemporains, influences européennes et accompagnement musical, cette première séquence donne le ton : celui d’une poésie en mouvement, à la croisée des disciplines.

Poésie, musique et danse
À 20h, place à «Romanticomodern», spectacle mêlant poésie, musique et danse. Inspirée de l’œuvre de Szilvia Deak, la création explore le destin d’une femme d’Europe de l’Est, entre désir de liberté et tensions intimes. Portée par la comédienne Corinne Menant et le musicien Stefano Mauro, la pièce propose un voyage sensoriel où Budapest, le Danube et les paysages intérieurs se répondent. Le dimanche 29 mars à 17h, la compagnie Cheval 2 Trois prendra le relais avec « Chantons les poètes ! », un spectacle musical qui traverse les siècles, de Villon à Aragon. Entre guitare, ukulélé et voix, les textes classiques retrouvent une vitalité nouvelle, dans une mise en scène où le chant prolonge le poème.

Une poésie vivante, entre transmission et création
À travers cette programmation, l’Atypik Théâtre illustre une tendance forte du Printemps des Poètes : sortir la poésie de ses cadres traditionnels pour la rendre sensible, accessible et collective. Dans un contexte pour l’art difficile, où les lieux culturels indépendants jouent un rôle essentiel dans la vitalité artistique locale, cette belle initiative contribue à renouveler les publics et à faire émerger de nouvelles formes d’expression.

Infos pratiques
Tout le programme du Printemps des Poètes à Avignon ici. Programmation de l’Atypik Théâtre ici. Samedi 28 mars de 17h et 20h et dimanche 29 mars 2026 à 17h. Atypik Théâtre, 95 rue de la Bonneterie, à Avignon. Tarifs : de 10€ à 20€ (plein tarif 20€, réduit 15€, performance 10€). Réservation : atypik-theatre.fr  04 86 34 27 27.
Mireille Hurlin


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

L’Amérique sur un plateau

Autour de Jon Irabagon sont réunies trois figures majeures de l’avant-garde new-yorkaise. Ce quartet d’exception nous propose un road trip musical qui va nous emmener dans les immenses paysages de l’Ouest américain. La traversée sera également musicale , dans la plus pure tradition jazzique,  avec un voyage à travers l’histoire du jazz depuis 1960. Du bebop à la soul, les formes musicales se mélangent tout en nous réconciliant avec le jazz contemporain. 

Rising sun, le soleil se lève

Avec ce titre Jon Irabagon nous promet une musique positive et énergique et nous offre du rêve à domicile. Il est prudent de réserver. 

Jon Irabagon : saxophone ténor 
Matt Mitchell : piano, fender rhodes
Chris Lightcap : bass
Sam Ospovat : batterie 

Jeudi 19 mars. 20h30. 5 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

Ulysse toujours recommencé au Théâtre du Balcon

Et si Ulysse n’avait jamais cessé de voyager ? Serait-il heureux aujourd’hui ?

Si le titre « Le syndrome d’ Ulysse » peut laisser envisager une quelconque proximité avec le voyage d’Ulysse et L’Odyssée d’Homère, la création d’Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia va bien au-delà de ces questions et se garde bien de nous donner une réponse unique.

Bien sûr elle s’appuie sur l’épopée d’Ulysse et nos souvenirs de lycéens découvrant ce héros de la mythologie grecque. Mais en évoquant le « syndrome d’Ulysse » – syndrome ainsi dénommé par le psychiatre espagnol Joseba Achotegui pour définir le traumatisme des exilés n’arrivant pas à s’adapter à l’endroit où ils sont arrivés sans la possibilité de retourner d’où ils viennent – Serge Barbuscia choisit de s’intéresser aussi à ceux, qui comme lui fils d’exilés siciliens, peuvent  se retrouvent dans une espèce de dépression avec une perte de leur identité.

Tel un arbre sans racine

Par le récit choral des cinq comédiens, Ulysse est ici multiple. Il incarne le courage du départ mais aussi le traumatisme de la fin du voyage, quelle qu’en soit l’issue. S’il y a ceux qui migrent parce qu’ils le veulent, il y aussi ceux qui y sont contraints. Tel le poète argentin Juan Gelman qui évoque le déracinement comme un arbre sans racine, la pièce rappelle fort opportunément qu’il y a des migrations choisies mais aussi contraintes ou imposées par la force. Sont évoquées ainsi ( peut être un peu rapidement) les enlèvements d’enfants réunionnais entre les années 60 et 80 pour repeupler la Creuse. Les traumatismes, causes du départ ou subis à l’arrivée – viols, famine, errances, humiliations et désillusions de tous les exilés et exilées – nous seront rappelés avec une précision journalistique, chiffres à l’appui, car rien ne sert d’édulcorer une réalité effroyable.

À l’abordage 

Serge Barbuscia a choisi de ne pas partir seul pour sa dernière création. Écrit à quatre mains avec Ali Babar Kenjah, il a constitué son équipage tout au long de son périple de création pour affronter nos démons contemporains : le racisme, l’inhospitalité, le rejet et/ou la peur de l’Autre, les tracas administratifs, les frontières réelles ou symboliques. Il ne boude pas son plaisir de revenir sur scène pour incarner ce voyageur contemporain. Fort de cette formidable équipe, il nous livre ici un magnifique traité d’humanité, et crée dans son théâtre un espace hospitalier qui efface les blessures de l’exil et nous réconcilie avec l’humanité.

Un parti pris formidable, celui de choisir la joie malgré tout

Serge Barbuscia a choisi son camp. Il a choisi de parler de ceux qui restent, pas de ceux qui retournent. La mise en scène a opté pour la couleur des costumes, des lumières et non pour la grisaille. A la douleur transperce aussi la joie dans les visages. La musique formidablement crée et dirigée par Jérémy Bourges vient à bon escient rappeler son langage universel et son indispensable présence dans nos rituels quotidiens et défie le silence. Les langues ne font plus qu’une et qu’importe si on ne comprend pas le perse, l’espagnol ou l’arabe, leur mélange nous comble. Les femmes se réapproprient l’espace et leurs chants sont puissants. Il n’y a pas de récit linéaire, mais de très beaux tableaux, vivants, car vivre malgré et envers tout,  est bien le message.

Briser le « quatrième mur » … et les frontières 

En brisant le « quatrième mur », cette joyeuse troupe de saltimbanques abolit symboliquement toutes les frontières et par un aller retour constant entre rêve et  réalité, en choisissant la poésie plutôt que le pamphlet, l’espoir plutôt que la résignation, nous entraîne dans une nécessaire réflexion universelle sur l’exil et notre propre identité.

Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia
Mise en scène : Serge Barbuscia
Interprétation : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften
Direction musicale : Jérémy Bourges
Vocal : Théodora Carla
Lumière : Sébastien Lebert
Costumes : Annick Serret. 

Vendredi 20 mars. 20h. Samedi 21 mars. 20h. Dimanche 22 mars.16h. Durée 1h15. 10 à 23€. Théâtre du Balcon. 38 rue Guillaume Puy. Avignon. 04 90 85 00 80 / contact@theatredubalcon.org


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

Les Amis du Théâtre Populaire présente ‘Jean Anouilh – Souvenirs d’un jeune homme’ 

En 1987, l’année de sa mort, Jean Anouilh, un des auteurs les plus célèbres et les plus prolifiques de sa génération, publie La Vicomtesse d’Éristal n’a pas reçu son balai mécanique. Avec ce recueil, sous-titré Souvenirs d’un jeune homme, il jette un regard tendre et amusé sur ses débuts d’auteur sans le sou et plonge le lecteur dans un monde de publicitaires à la recherche de slogans et d’appareils ménagers ! Étonnament l’auteur d’Antigone et d’Eurydice avait commencé sa carrière au rayon quincaillerie d’un grand magasin ! Puis viennent la guerre, le cinéma, et enfin, bien sûr, le théâtre. 

Un spectacle tendre et poétique

Dans ce spectacle, sous forme d’une confession libre et joyeuse, Anouilh nous livre sa jeunesse – une jeunesse jalonnée de rencontres loufoques, où chaque anecdote devient sujet de comédie. Deux talentueux comédiens,  Gaspard Cuillé et Benjamin Romieux, se glissent tour à tour dans la peau du célèbre dramaturge. 

Spectacle imaginé et interprété par Gaspard Cuillé et Benjamin Romieux
Mise en scène : Emmanuel Gaury
Théâtre de Poche et Compagnie du Colimaçon

Mercredi 18 mars. 20h. 5 à 20€. Durée 1h05. Amis du Théâtre Populaire. Salle Benoit XII. 12 rue des Teinturiers. Avignon. 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com


Grand Avignon : le 3e tour a déjà commencé

À l’issue du premier tour des élections municipales ce dimanche 15 mars, le candidat DVD Olivier Galzi se place en tête avec 27,04% des votes. Il devance donc Anne-Sophie Rigault (RN – 25,52%). Derrière, le socialiste David Fournier (19,89%), et la LFI Mathilde Louvain (19,03%) sont dans un mouchoir. Stephan Fiori (DVD) ne sera pas au second tour puisqu’il ne franchit pas la barre des 10% en réalisant 7,39%. Enfin, Stéphane Geslin (EXG) dépasse les 1% avec 1,14%.

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