5 mars 2026 |

Ecrit par le 5 mars 2026

Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

Porté par une dynamique économique de plus en plus diversifiée, le Vaucluse confirme sa montée en attractivité auprès des investisseurs internationaux. Entre 2020 et 2025, le nombre de projets d’implantation y a été multiplié par près de trois. Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit la région Provence-Alpes-Côte d’Azur attirer 166 projets étrangers en 2025, représentant plus de 3 300 emplois.

Longtemps en retrait par rapport aux grandes métropoles régionales, le Vaucluse voit aujourd’hui son attractivité économique progresser de manière tangible. Sur la période 2020-2025, le nombre de projets d’investissements étrangers recensés dans le département a été multiplié par environ 2,7, traduisant une montée en puissance progressive du territoire dans les stratégies d’implantation des entreprises internationales. 

Le Vaucluse s’installe progressivement sur la carte des investisseurs étrangers
Cette évolution reste marquée par des projets de taille variable. L’année 2023 constitue un point culminant, avec 419 emplois équivalent temps plein générés notamment par deux implantations majeures : CGI à Avignon et Newcleo, deux projets à forte intensité d’emplois qui ont fortement marqué le bilan départemental. Depuis, la tendance s’oriente vers des projets plus nombreux mais de dimension plus modeste, illustrant un élargissement progressif du tissu économique local.

Une diversification progressive des activités
Historiquement ancré dans les activités liées au BTP et aux matériaux de construction, le Vaucluse voit désormais émerger de nouveaux secteurs d’implantation. L’année 2025 illustre cette évolution avec des projets dans l’agroalimentaire, les éco-activités ou encore les industries graphiques. Parmi les exemples récents figure l’implantation de la société canadienne Ease Environmental, spécialisée dans le traitement des déchets médicaux, qui a choisi Vaison-la-Romaine pour installer un atelier industriel destiné à conquérir les marchés européens et africains. 

Les pays des investisseurs
Le bilan départemental montre également une diversité croissante des investisseurs, provenant notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie ou encore du Japon, confirmant l’ouverture internationale progressive du territoire. 

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Une dynamique portée par l’attractivité régionale
Cette progression locale s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon le dernier bilan publié par Business France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a accueilli 166 projets d’investissements étrangers en 2025, représentant 3 322 emplois créés ou maintenus. Dans un contexte national relativement stable : 1 878 projets recensés en France pour 47 734 emplois, la région capte près de 10% des investissements étrangers réalisés dans l’Hexagone. Plus remarquable encore, le Sud figure parmi les territoires où l’attractivité progresse le plus : +33% de projets par rapport à 2024 (ou +8% à périmètre constant) et +15,5% d’emplois.

Innovation, industrie et transition écologique
Plusieurs filières structurantes concentrent l’essentiel des investissements. La région attire notamment des projets technologiques de pointe, avec 13 implantations liées à l’intelligence artificielle et au cloud, représentant plus de 530 emplois. À Sophia-Antipolis, le groupe américain Kyndryl prévoit par exemple 300 recrutements dans le cadre de l’extension de ses activités. La santé constitue un autre secteur porteur avec 12 investissements, tandis que 36 projets s’inscrivent dans les objectifs du Plan climat régional, notamment dans les domaines de la décarbonation industrielle ou du recyclage.

Une porte d’entrée vers l’Europe
La région Sud confirme également son rôle de plateforme d’accès aux marchés européens. En 2025, 31 entreprises étrangères y ont choisi leur première implantation en France ou en Europe. Les investisseurs proviennent de 25 pays différents, avec en tête l’Allemagne (28 projets), suivie de l’Italie (20 projets). Les États-Unis restent toutefois les premiers investisseurs dans les projets à forte valeur ajoutée. Le Royaume-Uni et le Danemark complètent ce classement, tandis que le Canada maintient une présence régulière. Autre signe d’ouverture : la région demeure la première destination française des investissements africains, avec 10 projets, dont plusieurs entreprises tunisiennes.

Des territoires qui tirent profit de cette attractivité
Si les grandes métropoles concentrent encore près de 65% des implantations, la dynamique tend progressivement à irriguer l’ensemble du territoire régional. Pour des départements comme le Vaucluse, cette évolution constitue un levier important de diversification économique. L’enjeu est désormais de transformer cette montée en visibilité en implantations durables, créatrices d’emplois et d’innovation, capables de renforcer l’écosystème local. Alors que la compétition internationale croît entre territoires, la capacité à attirer ces investissements demeure un indicateur clé de vitalité économique.

Le Vaucluse en chiffres
Entre 2020 et 2025, le département connaît une progression notable de son attractivité économique. le nombre de projets a été multiplié par 2,7 en cinq ans, avec un pic historique en 2023 via la création de 419 emplois équivalent temps plein ; Egalement l’on observe l’émergence de projets issus de 9 pays différents. Les secteurs représentés sont le commerce et la distribution, les dispositifs médicaux, l’automobile et les équipementiers, l’agroalimentaire, les logiciels et services informatiques, le BTP et les matériaux, les médias et industries graphiques, l’énergie et le recyclage. Plus précisément, les investisseurs proviennent notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie, d’Allemagne, du Japon, du Danemark et d’Espagne, confirmant l’ouverture internationale croissante du territoire. 

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Zoom sur Avignon et le Grand Avignon
Au sein du département, Avignon et son agglomération apparaissent comme l’un des pôles les plus visibles pour les investisseurs étrangers. La présence d’infrastructures logistiques majeures telles que l’autoroute A7, la gare TGV, la proximité du port de Marseille-Fos, d’un tissu universitaire et d’écosystèmes numériques émergents contribue à renforcer l’attractivité économique du territoire.

Deux implantations emblématiques
Deux implantations emblématiques ont particulièrement marqué les dernières années : CGI, acteur mondial du conseil et des services numériques, qui a installé un site à Avignon, rue Pierre Boulle avec une centaine d’emplois et Newcleo, entreprise innovante spécialisée dans les technologies nucléaires avancées, également implantée dans l’agglomération rue Petite Fusterie en intramuros d’Avignon.

Une nouvelle visibilité économique
Ces projets illustrent une évolution du profil économique local : au-delà des secteurs historiques liés au bâtiment ou à la logistique, le territoire attire désormais des activités technologiques et industrielles à forte valeur ajoutée. Cette diversification constitue un enjeu majeur pour le développement économique du bassin avignonnais, qui cherche à renforcer son positionnement dans les filières numériques, industrielles et environnementales.
Source : Rising Sud Région Sud ici. Zoom Département de Vaucluse ici.
Mireille Hurlin


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

Adapté en musique, en peinture mais aussi pour la télévision ou le cinéma (Pasolini 1971), le Décaméron a inspiré le compositeur en résidence à l’Opéra du Grand Avignon Mattéo Franceschini et la metteuse en scène belge Caroline Leboutte à qui l’Opéra du Grand Avignon a passé commande pour cette première mondiale qui aura lieu à Avignon

Le Décaméron est un recueil de cent nouvelles écrites en italien par Boccace entre 1349 et 1353.

Pour fuir la peste qui s’abat sur Florence en 1348, sept jeunes femmes et trois jeunes hommes s’isolent dans une maison de campagne et se racontent pendant 10 jours, 10 nouvelles. En creux c’est toute la critique sociale d’une époque qui se dévoilent. Par ces récits, Boccace critique les mariages forcés, l’hypocrisie religieuse, la violence de toutes sortes.

C’est devenu un chef d’œuvre populaire où les histoires grivoises rivalisent autant d’humour que de cruauté, avec pour cibles finalement les sots et les puissants. 

Faire dialoguer musique, texte et scène

La metteuse en scène Caroline Leboutte a transposé l’action dans un théâtre abandonné mais néanmoins refuge. Il s’agit ici de faire une expérience du « vivre ensemble » dans un lieu où tout devient possible : « un espace de l’action et de la contemplation, un grand laboratoire qui met en perspective l’anodin et le magnifique », précise-t-elle. 

Le compositeur Matteo Franceschini a bousculé les codes de l’opéra en abolissant les frontières entre le chant , la parole et le jeu. Il propose une partition originale où l’écriture musicale s’appuie sur la singularité vocale, physique et expressive de chacun des dix interprètes qui devient ainsi un moteur de la composition. 

Résister dans la joie

L’oeuvre présentée en création mondiale est le reflet d’une démarche collective où les artistes — interprètes, metteuse en scène et compositeur — se sont autorisés ce moment de folie et de création pour que l’amour, le plaisir et la joie affrontent et dépassent le chaos du monde.

Samedi 7 mars 20h. Dimanche 8 mars. 15h. 6 à 42€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

Didier Gustin offre une parenthèse solidaire aux patients de Sainte-Catherine. Jeudi 5 mars à 15 heures, l’amphithéâtre de l’Institut Sainte Catherine accueillera un invité singulier : l’imitateur et humoriste Didier Gustin. Un spectacle gratuit, réservé aux patients et à leurs proches, né d’un élan collectif au service d’une conviction simple : la culture peut aussi accompagner le soin.

Dans un établissement où près de 19 500 patients sont pris en charge chaque année, dont 2 700 nouveaux cas, le quotidien est rythmé par les 36 000 consultations par an, les 48 000 séances de radiothérapie et les 20 500 de chimiothérapie. À Sainte-Catherine, centre de lutte contre le cancer fondé en 1946 et membre affilié d’Unicancer depuis 2021, la technicité médicale s’accompagne d’une attention constante portée à la qualité de vie. Le spectacle de Didier Gustin s’inscrit précisément dans cette philosophie. À l’origine du projet, le Docteur Valérie Triolaire, cheffe du Département interdisciplinaire des soins de support du patient en oncologie (Disspo), dans le cadre d’un appel aux talents destiné à l’unité de soins palliatifs ‘Le Ventoux’. L’idée ? Introduire l’art et la culture comme vecteurs de réconfort.

Soigner autrement
Après une première parenthèse musicale en décembre, un message relayé sur les réseaux sociaux ce même mois, invitait artistes et anonymes à ‘soigner autrement’. Touché par la démarche, Didier Gustin, accompagné de son épouse Pauline, a spontanément proposé d’offrir un spectacle. Un engagement qui prolonge une fidélité déjà ancienne : en 2024, l’artiste était parrain d’une soirée caritative organisée à Jonquières dans le cadre d’Octobre Rose au profit de l’Institut.

Un spectacle accessible au plus grand nombre
La représentation, réservée aux patients et à leurs proches, sera retransmise en direct sur la chaîne interne de l’établissement. Les personnes hospitalisées en chambre ou présentes en hôpital de jour pourront ainsi en profiter via tablettes et téléviseurs. La mise en œuvre technique est assurée gracieusement par Happening Sud, sous la coordination de David Bérard, animateur bien connu des vauclusiens.

Humour et imitation
Au-delà de l’humour et de l’imitation, il s’agit d’offrir un temps suspendu, une respiration dans des parcours souvent lourds. Les études en psycho-oncologie le rappellent : le rire, en réduisant le stress et en favorisant la détente, participe à l’amélioration du bien-être des patients.

Mars Bleu : prévenir pour mieux guérir
Ce spectacle s’inscrit dans un mois plus large de mobilisation : Mars Bleu, en effet, la campagne nationale de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal rappelle l’enjeu sanitaire : près de 50 000 nouveaux cas et 17 000 décès par an en France. Détecté tôt, ce cancer se guérit dans neuf cas sur dix. Pourtant, la participation au dépistage organisé -destiné aux 50-74 ans- plafonne à 29%, loin des 45% recommandés au niveau européen. Simple, gratuit et réalisable à domicile tous les deux ans, le test peut être obtenu auprès d’un médecin, d’un pharmacien ou commandé en ligne.

500 patients pris en charge chaque année
À Sainte-Catherine, plus de 500 patients atteints de cancers digestifs sont pris en charge chaque année, et plus de 100 ont été inclus dans un essai clinique en 2025. D’ailleurs l’unité Onco-Digestif mobilise cinq spécialistes pour assurer une prise en charge globale.

Trois temps forts ponctueront Mars Bleu
Mercredi 18 mars – Journée Bleue : stands d’information ouverts à tous, sans inscription. Ce même jour de 12h-14h : sessions internes de sensibilisation des professionnels. Lundi 30 mars (18h-21h) : projection du film Amazigh du réalisateur vauclusien Othman Lazrak, suivie d’un échange, puis conférence grand public organisée avec l’association Oncosud (inscription obligatoire). Prévention, information, culture : trois dimensions complémentaires d’un même engagement.

Les infos pratiques
Spectacle solidaire de Didier Gustin. Jeudi 5 mars 2026 à 15h à l’Amphithéâtre de l’Institut Sainte-Catherine, Avignon. Public : Patients et proches (un accompagnant possible par patient). Tarif : Gratuit. Retransmission en direct sur la chaîne interne de l’établissement pour les patients hospitalisés.
Mireille Hurlin


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

Dès ce mercredi 4 mars, l’École des Nouvelles Images (ENSI), spécialisée dans le cinéma d’animation 2D/3D et le jeu vidéo, organise une exposition au Jardin des Carmes et à la Villa Créative pour présenter le travail de ses étudiants.

Une cinquantaine de tirages grands formats affichant le travail des étudiants de l’ENSI seront installés au Jardin des Carmes et à la Villa Créative ce mercredi 4 mars à l’occasion d’une exposition interactive. L’occasion pour les visiteurs, qu’ils soient passionnés d’animation ou non, de découvrir les créations des étudiants et leu retranscription des connaissances transmises par les formateurs de l’école avignonnaise.

Les processus créatifs qui ont mené aux projets finaux seront mis en lumière lors de cette exposition qui mettra aussi à disposition des QR Codes pour que les visiteurs puissent visionner les films et essayer les jeux des différentes promotions. L’exposition sera en place jusqu’au mardi 31 mars.

Une nocturne créative

Dans ce cadre, l’ENSI organise aussi une ‘Nocturne Créative’ ce jeudi 5 mars en partenariat avec Avignon Université au sein de la Villa Créative.

Au programme :

  • De 17h30 à 19h : la table ronde ‘La place des femmes dans les métiers du Cinéma’ avec Anne-Cécile Celimon-Paul, chargée de mission cinéma pour la Commission du Film Luberon Vaucluse, et Émilie Pérez Avilés et Alexandra Mundell, conseillères Culture Spectacle Audiovisuel chez France Travail.
  • De 18h à 23h : les visiteurs pourront profiter de l’espace gaming et tester les jeux élaborés par les étudiants.
  • De 19h à 23h : projection de courts métrages réalisés par des étudiants de 3e à 5e année et sélectionnés par le bureau des étudiants et par l’association Cinéfils et filles.

Pour s’inscrire, cliquez ici.
Samedis 7 mars et 11 avril. De 9h30 à 17h. École des Nouvelles Images. 33 bis Rue Louis Pasteur. Avignon.


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

Ce mercredi 4 mars, La FabricA, théâtre du Festival d’Avignon, accueillera la 5e Rencontre pour l’emploi des personnes en situation de handicap dans la culture.

Organisée par Audiens et le Festival d’Avignon, avec le soutien du ministère de la Culture, France Travail, Cap emploi 84, l’AFDAS, l’Agefiph et Thalie Santé, cette Rencontre permettra aux demandeurs d’emploi en situation de handicap de rencontrer les entreprises et organismes culturels du territoire et de postuler auprès d’eux.

À cette occasion, neuf organismes seront présents : le Festival d’Avignon, Avignon Festival & Cie, le Centre de gestion de la fonction publique territoriale de Vaucluse (CDG 84), La Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon, la Collection Lambert, la Commission du Film Luberon Vaucluse, la SCOP L’Éveilleur, l’Opéra Grand Avignon, ainsi que le théâtre Le Totem. Plusieurs postes seront proposés comme agent d’accueil, technicien, agent de billetterie, serveur polyvalent, comédien, et bien d’autres.

Plus de 100 demandeurs d’emploi sont attendus pour une journée qui sera rythmée par des entretiens d’embauche, mais aussi rencontre thématiques sur le changement de regard, la valorisation des talents ou encore la mobilité professionnelle.

Inscription obligatoire en ligne.
Mercredi 4 mars. La FabricA. 11 Rue Paul Achard. Avignon.


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

L’enseigne Point S, spécialisée dans l’entretien de l’automobile depuis 55 ans, vient d’ouvrir trois nouveaux centres en France, dont un à Avignon Fontcouverte.

Situé au 35 Avenue Fontcouverte à Avignon, le nouveau centre Point S de 500 m² a ouvert ses portes au cours du mois de février. « Nous avons racheté le centre à la barre, à la suite d’un redressement judiciaire », explique Adeline, co-gérante.

Adeline, qui était assistante juridique, gère donc le côté administratif et son collaborateur, qui était dans le commerce, accueille et conseille les clients. En plus du couple d’entrepreneurs, le garage compte deux mécaniciens, dont le frère d’Adeline.

Le centre propose des prestation d’entretien et de pneumatiques (TC4), ainsi que le service Point S Glass, dédié au vitrage. Un espace accueil de 80 m² permet également la vente de produits complémentaires
comme des trottinettes.

En parallèle du centre d’Avignon, deux autres ont ouverts en France, à Pau (64) et à Ponts-de-Cé (49). Ainsi, l’enseigne Point S, qui célèbre ses 55 ans en 2026, comptabilise 6 955 points de vente dans 54 pays du monde dont plus de 690 points en France.


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

L’activité est en recul en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les fragilités sectorielles semblent persistantes tandis que les signaux restent contrastés à Avignon. Le baromètre Image PME (petites et moyennes entreprises) du 4e trimestre 2025, publié par Le Conseil régional de l’Ordre des experts-comptables de Provence-Alpes-Côte d’Azur, dresse un constat nuancé : l’activité des TPE-PME (Très petites et moyennes entreprises) recule de 2,6% en région sur un an, et de 2,8% en Vaucluse.

Si certains secteurs tels que la restauration, le bâtiment et les transports routiers continuent de se dégrader, d’autres résistent, à l’image de l’immobilier ou des pharmacies. À Avignon, la situation apparaît plus dynamique que la moyenne régionale. Au 4e trimestre 2025, les petites et moyennes entreprises françaises de l’échantillon affichent une baisse d’activité de 2,1% en glissement annuel, et de 0,8% en cumul depuis le début de l’année. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la contraction est plus prononcée : -2,6% sur le trimestre et -1,3% en cumul annuel. Il en résulte donc un recul régional plus marqué qu’au niveau national.

Un recul de 2,8% au 4e trimestre en Vaucluse
Le Vaucluse enregistre un recul de 2,8% au 4e trimestre et de 1,8% depuis janvier. À Avignon, la baisse est plus contenue (-1,4% sur le trimestre ; -0,2% en cumul), traduisant une relative résilience du tissu économique local. Ces chiffres s’appuient sur l’analyse des télédéclarations de TVA (Edi-tva) réalisées par les experts-comptables pour le compte de leurs clients, via la base Statexpert. L’échantillon est conséquent : environ 530 000 entreprises au niveau national, 65 500 en région, 7 000 en Vaucluse et 900 à Avignon. Les évolutions sont calculées en glissement annuel et corrigées des jours ouvrés, ce qui confère à l’indicateur une solidité statistique appréciée des conjoncturistes.

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Des secteurs durablement fragilisés
La restauration et les débits de boisson poursuivent leur dégradation, pénalisés par la hausse des coûts comme l’énergie, les matières premières, la masse salariale) et par une consommation des ménages plus prudente. Les transports routiers et le bâtiment subissent, eux aussi, un environnement défavorable, marqué par la contraction de la demande et la hausse des charges financières.

La coiffure en difficulté mais pas l’immobilier
La coiffure figure également parmi les activités en difficulté, révélant la sensibilité de ces métiers de proximité aux arbitrages budgétaires des ménages. À l’inverse, l’immobilier, l’aménagement paysager et les pharmacies montrent une capacité de résistance. Cette hétérogénéité sectorielle confirme des évolutions structurelles de l’économie régionale : montée en puissance des services liés à l’habitat, adaptation des modèles commerciaux, digitalisation accrue des TPE.

Avignon, un signal plus favorable
Un indicateur attire cependant l’attention : au 4e trimestre 2025, les TPE-PME d’Avignon affichent, dans certains segments comme le commerce de détail spécialisé, une progression de 4,4 % sur un an et de 4,3 % en cumul annuel. Une performance qui contraste avec la tendance régionale. Cette dynamique peut s’expliquer par la forte polarité commerciale et touristique de la ville, mais aussi par une base de comparaison favorable ‘l’effet de base’ rappelé dans la méthodologie, lorsque l’année précédente avait été marquée par un recul.

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Un climat encore incertain, mais des perspectives
Pour Nicolas Férand, président du CROEC Paca, l’année 2025 reflète « à la fois les défis auxquels sont confrontées les TPE-PME et leur capacité d’adaptation ». Egalement, l’instabilité politique et le contexte international ont pesé sur l’investissement et la confiance des dirigeants.

La Loi de finances 2026
L’adoption de la loi de finances 2026 (LOF 2026) et quelques signaux d’amélioration macroéconomique laissent néanmoins entrevoir une possible stabilisation. Le tissu entrepreneurial régional demeure dense et diversifié, mais la prudence reste de mise. Le baromètre Image PME, en analysant les tendances à partir de données fiscales réelles, offre ainsi un outil d’observation précieux pour mesurer l’évolution d’un écosystème économique qui représente l’essentiel de l’emploi privé régional.
Source : Baromètre Image PME – 4e trimestre 2025, Ordre des experts-comptables, base Statexpert, traitement Observatoire de la profession comptable.
Mireille Hurlin


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

En résidence au Théâtre des Doms, la Compagnie d’Héloïse Ravet s’empare d’une histoire familiale pour en faire matière de théâtre. 

Lors de cette résidence, elle nous ouvre les portes de son écriture, explore les rêveries, les violences et les vies multiples de sa sœur, toxicomane depuis plus de vingt-cinq ans. C’est une création qui explore l’intime et la complexité d’une relation familiale à partir d’archives personnelles

Théâtre et performance

‘Épuiser les soleil’ navigue entre archives personnelles, théâtre et performance. C’est un regard intime et sensible sur une vie qui échappe aux codes, qui refuse de se réduire à ses fragilités. 

Une mise en scène sensible 

Un spectacle qui cherche moins à comprendre qu’à entendre et à faire exister cette présence mystérieuse et bouleversante, laissant déjà percevoir la vitalité et la force d’une existence qui refuse de se taire. Mettre au centre le côté des mondes, sans servir la misère ni les larmes. Une plongée dans la complexité d’une existence, pleine de lumière malgré l’ombre.

Jeudi 5 mars. 19h. Entrée libre sur réservation conseillée. Théâtre des Doms. 1 bis Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 90 14 07 99.


Investissements étrangers : le Vaucluse monte en puissance

C’est un jardinier-paysagiste-horticulteur-ingénieur de génie, Jean-Pierre Deschamps, collaborateur du Baron Haussmann, qui a dessiné ce lieu incontournable sous Napoléon III. À son actif, entre autres, les Jardins du Luxembourg, le Parc Monceau, celui des Buttes-Chaumont et à Marseille, le Parc Borély.

« Inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, classé Monument historique et site remarquable », explique Cécile Helle, la maire d’Avignon, lors de l’inauguration au terme de 18 mois de chantier. « Il redevient un îlot de fraicheur en ville, de promenade tranquille avec vue imprenable à 360° sur e Fort St-André et le Ventoux entre un séquoia plus que centenaire, platanes, cèdres, chênes, tilleuls, sapins bleus et massifs de fleurs. Et le fleurissement variera à chaque saison avec des variétés de taille et de couleurs différentes. »

« Le beau fait du bien »

C’est Philippe Deliau et Juliette Hafteck du cabinet Alep (Atelier lieux et paysages) à Cadenet qui ont participé à cette aventure et élaboré la renaissance de ce site lancée en 2024 au terme de mois et de mois de cogitation et de consultation des plans et dessins initiaux, tout en prenant en compte le changement climatique. « On a voulu continuer le rêve du concepteur, Jean-Pierre Barillet-Deschamps, un visionnaire qui a imaginé ce magnifique jardin. Les arbres morts ont été dégagés, le tracé redessiné, les ovales du bassin maçonnés, la grotte restaurée, les perspectives redéfinies. On retrouve chutes d’eau, rochers et courbes qui serpentent sous les frondaisons parmi 50 nuances de verts » précise-t-il. 

Ce que confirme Sébastien Giorgis, lui aussi architecte, paysagiste, urbaniste, adjoint de Cécile Helle en charge de l’attractivité territoriale et touristique de la ville d’Avignon et créateur, il y a 16 ans, des Rencontres Méditerranéennes Volubilis qui préconisent la beauté dans le geste architectural et qui contribuent au bien-vivre des citoyens. « Le beau fait du bien, c’est une énergie positive qui booste notre santé. »

Une renaissance pour ce site emblématique d’Avignon

Au milieu de centaines d’Avignonnais présents et ravis de cette renaissance de leur lieu de promenade nature, Cécile Helle, avant de couper le ruban tricolore pour l’inauguration du jardin, a rappelé qu’au fil des ans « il s’était fragilisé, la terre végétale qui avait été apportée en 1865, au fil des ans a été tassée par le piétinement des promeneurs, emportée par l’érosion, donc moins nutritive pour la végétation. Les espèces replantées sont rustiques, résistantes à la canicule et au mistral, moins gourmandes en eau. Le réseau hydraulique a été refait avec même un brumisateur. Pour les enfants, l’aire de jeux a été transformée avec toboggan et prises d’escalade sur un ‘drac’ en bois de 4m de haut. Une créature mi-dragon, mi–poisson imaginée par Frédéric Mistral, Prix Nobel de Littérature (1904) dans son ‘Poème du Rhône’  en 1897. Le local pour les jardiniers et écogardes est nettement plus confortable et des sanitaires nouveaux ont été installés, accessibles à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite. »

Voici donc le Jardin rouvert à quelques jours du printemps. A la fin de l’été débutera la phase 2 du chantier avec l’amélioration de l’esplanade et des rampes d’accès, qui seront livrées en juin 2027. Entre réfection des allées, des bassins, de la fertilité des sols, restauration des ferronneries, des fontaines, des statues et des murs, le tout réalisé par des entreprises locales de Courthézon, Caumont, Châteaurenard et du Thor, sauf le drac réalisé par une entreprise de Nantes qui a conçu les fameuses créatures gigantesques articulées « Royal de Luxe », à terme la facture totale va tourner autour de 10M€, financés par la Ville, l’État, la Région et le Grand Avignon.

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