13 août 2026 |

Ecrit par le 13 août 2026

Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

À deux jours de l’éclipse solaire de mercredi 12 août, les lunettes de protection deviennent une denrée rare à Avignon. Certaines pharmacies ou commerces n’en ont tout simplement pas commandé, d’autres ont épuisé leurs stocks et se heurtent désormais à des fournisseurs eux-mêmes en rupture. Alors que près de 96% du Soleil sera occulté depuis Avignon, l’engouement du public a manifestement dépassé les prévisions.

Il suffit de pousser la porte de plusieurs pharmacies avignonnaises pour mesurer l’ampleur du phénomène. Ici, aucune paire n’a été commandée. Là, les quelques boîtes reçues sont parties en quelques jours. Et lorsque les pharmaciens cherchent à se réapprovisionner, la réponse tombe : les grossistes n’en ont plus. Pourtant l’Office de tourisme d’Avignon en a énormément distribué, tout comme nos confrères d’Ici Vaucluse.

Rendez-vous céleste ce mercredi 12 aout
À l’approche du mercredi 12 août, les lunettes spéciales éclipse sont devenues l’objet que tout le monde cherche. Une situation qui n’a, semble-t-il, pas été anticipée par l’ensemble des commerces susceptibles d’en proposer. L’Ordre national des pharmaciens avait pourtant prévenu : la demande devait être « vraisemblablement très forte » dans les jours précédant l’éclipse et des ruptures de stock étaient à prévoir. D’ailleurs, les opticiens, pharmacies et grandes enseignes constataient une accélération des ventes depuis la fin juillet.

Le soleil occulté par la lune. Crédit Adobe stock Igor Zh

Près de 96% du Soleil masqué à Avignon
Le rendez-vous est fixé ce mercredi 12 août. À Avignon, l’éclipse , moment où le soleil sera occulté par la lune, commencera en début de soirée et atteindra son maximum autour de 20h24. Près de 96% du disque solaire sera alors occulté. Le Soleil sera toutefois très bas sur l’horizon, ce qui imposera de disposer d’une vue dégagée vers l’ouest. Le CNES (Centre national d’études spatiales) présente l’événement comme l’un des spectacles astronomiques les plus remarquables visibles depuis la France depuis 1999. Selon les territoires, plus de 95% du disque solaire pourra être masqué. Après l’éclipse de 1999, restée dans les mémoires, un tel phénomène aussi spectaculaire n’avait plus été observable à cette échelle depuis l’hexagone.

Une protection aux normes
Attention toutefois, même lorsque le ciel s’assombrit fortement, les rayonnements solaires restent dangereux pour la rétine et seules des lunettes spécifiquement conçues pour l’observation directe du Soleil, répondant à la norme ISO 12312-2, peuvent être utilisées. Elles doivent également porter le marquage CE. Les lunettes de soleil classiques, même très foncées, ne conviennent pas. Pas davantage les verres fumés, les radiographies ou les films photographiques. Autre précaution souvent oubliée : les lunettes distribuées ou achetées pour l’éclipse de 1999 ne doivent pas ressortir des tiroirs.

Un danger silencieux
Une observation sans protection peut provoquer une kératite ou une rétinopathie solaire. Les symptômes peuvent aller de la gêne visuelle aux points noirs dans le champ de vision, voire à une altération durable de la vue. Une étude réalisée pour Krys auprès de 1 000 Français relatait que, possiblement, 25% des personnes interrogées se disaient prêtes à regarder l’éclipse sans protection. La proportion atteint même 34% chez les 18-34 ans et 38 % sous-estimaient la gravité du risque pour les yeux.

Copyright Adobe Stock Victor sanchez

À Avignon, il faudra peut-être chercher avant de regarder
La difficulté, désormais, consiste donc à trouver les bonnes lunettes. L’Ordre des pharmaciens recommande de se tourner vers les magasins spécialisés, certains opticiens ou certaines pharmacies, tout en vérifiant impérativement la conformité du produit. Mais à Avignon, plusieurs officines sont déjà hors course. Certaines n’avaient pas anticipé la demande et n’ont pas constitué de stock. D’autres ont vendu leurs dernières paires, la semaine dernière et ne peuvent plus être livrées. La pénurie transforme ainsi un objet vendu quelques euros en véritable chasse au trésor à la veille du céleste spectacle. L’État recommande de privilégier des vendeurs identifiés et de vérifier la présence du marquage CE, de la référence ISO 12312-2. L’éclipse devrait attirer familles, passionnés d’astronomie et simples curieux, qui appellent de leur voeu, un ciel sans nuage pour une éclipse réussie.

Bon à savoir
Éclipse solaire : mercredi 12 août 2026. À Avignon : environ 96 % du Soleil occulté au maximum. Maximum : autour de 20h24. Protection obligatoire : lunettes spéciales éclipse conformes à la norme ISO 12312-2 et portant le marquage CE. À proscrire : lunettes de soleil classiques, verres fumés, radiographies, films photographiques et anciennes lunettes de 1999. Contactée ce soir, la pharmacie Grégoire à Avignon pourrait recevoir des lunettes en fin de matinée demain mardi 11 aout.
Pour calculer le niveau d’observation depuis un point géographique ici.
Mireille Hurlin


Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

Depuis le 1er juillet, le casque est obligatoire pour les utilisateurs d’EDPM dans le Vaucluse. Entre le 1er juillet et le 5 août, 178 infractions ont déjà été relevées. Le gouvernement envisage désormais de généraliser le port du casque aux trottinettes et aux vélos partout en France, ainsi, que bientôt le port de gilet réfléchissant, ainsi, le Vaucluse fait figure de précurseur. A l’échelle nationale plus de 600 000 de ces engins de déplacement personnel motorisés auraient été vendus.

Depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral imposant le casque aux utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), les contrôles ont commencé à produire leurs premiers chiffres : 178 verbalisations en trente-six jours, en Vaucluse.

Des engins de déplacement économiquement intéressants
Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes ou hoverboards sont concernés. Le casque doit être homologué et correctement attaché pendant toute la durée du déplacement. Son absence expose le contrevenant à une contravention de deuxième classe, soit 35€.

Du département au national
Le choix vauclusien fait tache d’huile. La ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, a demandé à la Sécurité routière de réfléchir à une généralisation du casque « aux trottinettes et aux cyclistes en toutes circonstances et sur l’ensemble du territoire ». Une piste de travail, donc, et non encore une nouvelle obligation nationale.

Copyright Magnific

Une accidentologie qui inquiète
Cette réflexion intervient justement parce que l’usage de ces engins s’est considérablement développé. Selon l’Observatoire national de la micromobilité, la France compterait environ 2,5 millions de propriétaires de trottinettes électriques en 2023, contre 640 000 en 2020. La progression est plus qu’importante, même si les EDPM ne représentaient encore que 0,1 % de la part modale sur la période 2018-2022.

Le risque routier
Au plan national, en 2023, 42 personnes ont perdu la vie dans un accident impliquant un EDPM, contre une mortalité qui n’a cessé d’augmenter depuis 2019. Sur la période 2020-2022, 67 utilisateurs d’EDPM sont décédés dans un accident de la circulation. Dans ces accidents mortels, l’alcool arrivait en tête des facteurs identifiés chez les usagers présumés responsables, devant l’inattention et la vitesse excessive ou inadaptée. Autre constatation ? Seul un usager d’EDPM tué sur cinq portait un casque sur cette période.

Périmètre d’interdiction de circulation des EDPM Copyright Ville d ‘Avignon

Le casque ne règle pas tout
Le document de l’Observatoire pointe une série de comportements à risque : circulation sur les trottoirs, vitesse excessive, téléphone tenu en main, écouteurs, transport d’un passager ou encore conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants.

Adapter les infrastructures à ces nouveaux usages
Dans l’enquête nationale menée en 2023 auprès de 2 766 utilisateurs, 70% déclaraient avoir circulé sur une voie cyclable. Parmi ceux qui avaient emprunté la chaussée, 88% expliquaient l’avoir fait pour des raisons de sécurité, notamment en raison de l’absence de piste cyclable ou du mauvais état de la voirie.

À Avignon, une règle supplémentaire
La Cité papale a, elle aussi, choisi de durcir le cadre. Dans plusieurs secteurs très fréquentés de l’intra-muros, les utilisateurs d’EDPM doivent désormais mettre pied à terre. La mesure vise notamment les rues étroites et fortement fréquentées du centre-ville, où la cohabitation avec les piétons est particulièrement délicate.

Copyright Magnific

Circuler oui, mais avec des règles
Les EDPM restent interdits aux moins de 14 ans, doivent être assurés et ne peuvent transporter qu’une seule personne. En agglomération, ils doivent emprunter les pistes cyclables lorsqu’elles existent ou, à défaut, les voies limitées à 50 km/h. Les trottoirs leur sont interdits, sauf lorsque l’engin est poussé à la main. Hors agglomération, seules certaines voies, notamment les voies vertes et pistes cyclables, sont accessibles.

En cours d’expérimentation
Le Vaucluse expérimente donc, en avant première, ce qui pourrait demain devenir la règle commune. Avec une nuance de taille : pour l’instant, Paris n’a pas encore tranché. La réflexion gouvernementale est engagée, portée par une accidentologie préoccupante et par la volonté d’en finir avec une réglementation disparate selon les territoires. Au Sénat, le gouvernement avait déjà reconnu en juin la nécessité de faire évoluer le cadre applicable aux trottinettes électriques. Dans le Vaucluse, le casque est déjà passé du statut de recommandation à celui d’obligation. Une règle déjà appliquée avec les 178 premières contraventions dressées.
Source : Enquete nationale trottinettes février 2024 ici.
Mireille Hurlin


Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

Avignon, Orange et Cavaillon ferment la marche du classement national des villes où il fera le plus difficilement bon vivre sous l’effet du réchauffement climatique. Avec des notes inférieures à 8,5 sur 20, les trois communes vauclusiennes apparaissent comme les plus exposées à des étés toujours plus éprouvants. D’ici 2100, les températures pourraient encore grimper de 4,2 °C dans le département, selon les projections de Météo-France.

Le quotidien Le Parisien vient de publier une étude qui place le Vaucluse au cœur des territoires les plus vulnérables au changement climatique. Sur les 452 communes françaises de plus de 20 000 habitants passées au crible, Avignon arrive en dernière position avec une note de 7,97 sur 20. Orange (8,32) et Cavaillon (8,34) complètent ce trio peu enviable. Aucune autre agglomération française ne concentre un tel niveau d’exposition.

Quelle capacité aux habitants de supporter la canicule ?
Ce classement repose sur 26 indicateurs mêlant projections climatiques, caractéristiques des logements et données sanitaires. Autrement dit, il ne mesure pas uniquement la hausse du thermomètre, mais la capacité réelle des habitants à supporter les canicules de demain.

Une réalité que les Vauclusiens connaissent déjà
Pour les habitants, pourtant habitués à des été chauds, la saison caniculaire se rallonge, les nuits peinent à rafraîchir l’air, les épisodes d’ultra chaleur se succèdent. Le thermomètre dépasse régulièrement les 40°C dans la vallée du Rhône et le refroidissement nocturne devient de plus en plus rare, notamment dans les centres urbains fortement minéralisés.

12h30, aujourd’hui, en haut de la rue de la Ré (République), Avignon, à la recherche de la moindre parcelle d’ombre. Copyright Mireille Hurlin

Le retour des arbres en ville ?
À Avignon, Orange ou Cavaillon, la pierre, le béton et le bitume emmagasinent la chaleur tout au long de la journée avant de la restituer pendant la nuit. Ce phénomène d’îlot de chaleur urbain accentue la pénibilité des épisodes caniculaires et complique le quotidien des personnes âgées, des jeunes enfants ou des salariés travaillant en extérieur. Les projections de Météo-France confirment cette tendance : le département pourrait enregistrer 2,6°C supplémentaires dès 2050, puis 4,2°C à la fin du siècle selon les scénarios les plus pessimistes. Avec, à la clé, davantage de journées au-delà des 30°C et une multiplication des nuits tropicales.

Un défi pour l’économie comme pour la qualité de vie
Le Vaucluse est l’un des départements français où la ressource en eau devient la plus fragile. Agriculture, viticulture, tourisme, activités de plein air : tous les secteurs économiques sont directement concernés. Les incendies de forêt plus précoces, les tensions sur l’irrigation ou encore les restrictions d’eau estivales témoignent déjà de cette évolution. De leur coté, nombre de collectivités vauclusiennes ont déjà priorisé la végétalisation des espaces publics, la plantation d’arbres, la création d’îlots de fraîcheur, la rénovation énergétique des bâtiments, la désimperméabilisation des sols ou la récupération des eaux pluviales. La canicule, cependant, demande à accélérer le mouvement.

Le climat pourrait rebattre les cartes
À l’opposé, les villes du littoral normand, breton ou des Hauts-de-France dominent le classement. Cherbourg-en-Cotentin obtient même la meilleure note nationale (16,21 sur 20), profitant d’un climat océanique beaucoup plus tempéré. Pour François Gemenne, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), cette fracture pourrait progressivement modifier la géographie du pays. Certaines populations pourraient être tentées de s’installer dans des régions où les conditions estivales demeureront plus supportables. Le changement climatique façonne déjà les paysages, influence les politiques publiques et redéfinit les conditions de vie. Le classement publié par Le Parisien agit ainsi comme un révélateur et suggère un territoire appelé à s’adapter, rapidement, à un climat qui change plus vite que les habitudes.

S’inspirer des villes qui vivent déjà avec la chaleur
À Séville, les rues se couvrent chaque été de vastes voiles d’ombrage qui font chuter la température ressentie de plusieurs degrés. Barcelone multiplie les ‘refuges climatiques’ dans les bibliothèques, écoles, musées et parcs, ouverts gratuitement aux habitants lors des fortes chaleurs. Athènes a nommé un ‘responsable de la résilience thermique’ chargé de coordonner les politiques publiques face aux canicules, tandis que Singapour mise sur une végétalisation spectaculaire de la ville : façades plantées, toitures végétales, corridors arborés et plans d’eau créent de véritables îlots de fraîcheur.

Le jardin éphémère du Petit palais installé par Cécile Helle, ancienne maire d’Avignon, en juin 2025 Copyright Mireille Hurlin

A Paris, Lyon, Montpellier
À Lyon, plusieurs cours d’école ont été transformées en ‘cours oasis’, remplaçant le bitume par des arbres, des sols perméables et des espaces ombragés. Paris développe un vaste réseau d’îlots de fraîcheur accessibles au public, tandis que Montpellier expérimente des revêtements de chaussée plus clairs, capables de réfléchir une partie du rayonnement solaire.

En Vaucluse
En Vaucluse, des solutions ont déjà été mises en oeuvre comme de planter davantage d’arbres dans les centres historiques, de désimperméabiliser les places minérales, de récupérer les eaux de pluie pour irriguer les espaces verts, de développer des fontaines et des brumisateurs alimentés en eau non potable, de conseiller des matériaux de toiture plus clairs ou encore de repenser les horaires des animations estivales afin de privilégier les soirées. Ces aménagements relèvent déjà d’une stratégie d’attractivité pour préserver la qualité de vie des habitants, maintenir l’activité économique et de continuer à accueillir les millions de touristes séduits chaque année par le Vaucluse, malgré des étés de plus en plus ardents.
Source Le Parisien ici.
Mireille Hurlin


Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

Jusqu’à -20% sur le tarif des têtes d’affiches de la rentrée dans la salle de spectacles, face à la Gare TGV de Courtine.

À commencer par ‘Brel, le spectacle’ le 2 octobre. Avec Olivier Laurent, un Belge, sorte de réincarnation du chanteur du Plat Pays, de La Valse à 1 000 temps et de La Chanson des Vieux amants. Tour à tour rauque, tendre, grave ou ironique, sa voix a fait chavirer New-York, Londres, Montréal, Dubaï, pourquoi pas Avignon ? Le 12 décembre, place à la québécoise Cœur de pirate dont les réservations vont bon train, depuis qu’elle a été révélée au public français en 2008.

‘Laurent Gerra se met à table’ le 18 décembre à Avignon avec un menu saignant. Sarkozy, Macron, Hollande vont passer à la casserole, comme Anne Hidalgo ‘Notre-Drame de Paris’, ironise-t-il. Un moment aux petits oignons, pimenté et gratiné !

Pour le dernier jour de 2026, place à un magicien-mentaliste, Antonio. Révélé par l’émission La France a un incroyable talent en 2011, il enchaîne les galas qui bluffent le public. Autre rendez-vous en 2027, le 22 janvier ‘In-Constance’ avec l’humoriste Constance qu’on avait vue au Festival Off d’Avignon en 2018 dans ‘Pot pourri’. Un spectacle qualifié d’ « émouvant et hilarant » par Télérama. Autre humoriste le 23 janvier, la varoise Laura Calu qui a passé son enfance à Correns, près de Brignoles, Elle dénonce notamment le harcèlement scolaire et les injonctions à  la minceur.

Contact : www.confluencespectacles.fr – 06 13 58 44 72


Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

Depuis l’entrée en vigueur de l’obligation du port du casque pour les EDPM (Engin de déplacement personnel motorisé), le 1er juillet dernier, les forces de l’ordre ont dressé 178 verbalisations en Vaucluse. Cette mesure, unique en France à l’échelle d’un département, vise à enrayer la hausse des accidents impliquant ces engins, dont les trottinettes électriques. Les contrevenants s’exposent à une amende de 35€. La vitesse maximale tolérée en ville est de 25km/h et jusqu’à 50km sur route.

Un peu plus d’un mois après l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral imposant le casque aux utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), 178 usagers ont été verbalisés entre le 1er juillet et le 5 août. En cause ? L’essor des Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes ou encore hoverboards qui s’accompagne d’une augmentation des accidents. « Le casque doit être homologué et correctement attaché pendant toute la durée de la circulation », rappelle la préfecture. En cas de contrôle, son absence est sanctionnée par une contravention de deuxième classe, soit 35€.

Les comportements à risque
Si le casque n’était jusqu’alors obligatoire qu’en dehors des agglomérations pour les cyclistes de moins de 12 ans, la préfecture de Vaucluse a choisi d’aller plus loin pour les utilisateurs de trottinettes électriques. L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), évoque couramment des traumatismes crâniens et des blessures au visage lors d’accidents impliquant des EDPM. Les comportements à risque sont également pointés du doigt comme la circulation sur les trottoirs, la vitesse excessive, l’utilisation du téléphone portable, le port d’écouteurs, le transport d’un passager, ou encore, la conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants.

Qu’en est-il du vélo ?
Le vélo, classique ou à assistance électrique ne fait pas partie des EDPM (Engins de Déplacement Personnel Motorisés). Il dispose de sa propre catégorie juridique dans le code de la route, distincte de celle des trottinettes électriques, gyropodes ou monoroues.

La règlementation, en détail
L’usage des EDPM est réservé aux personnes de 14 ans et plus, à raison d’un seul utilisateur par engin. La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants est interdite, tout comme l’usage d’un téléphone tenu en main ou d’écouteurs. Les EDPM doivent être assurés, circuler sur les pistes cyclables lorsqu’elles existent, ou à défaut sur les routes limitées à 50 km/h en agglomération, tandis que les trottoirs leur sont interdits, sauf lorsqu’ils sont poussés à la main. Hors agglomération, ils ne peuvent emprunter que les voies vertes et les pistes cyclables, et doivent être stationnés dans les espaces prévus à cet effet.

La Ville d’Avignon à la manoeuvre
Dans l’onglet ‘Actualités’ de la Ville d’Avignon ici, Il est précisé qu’il s’agit de « protéger les piétons et sécuriser les déplacements dans les secteurs les plus fréquentés de la ville, particulièrement le centre-ville caractérisé par des rues étroites, une forte fréquentation piétonne, une grande attractivité touristique et des commerces. »  » Il est également précisé l’obligation pour l’utilisateur de mettre le pied à terre toute l’année dans ce périmètre défini ici. » voir carte ci-dessus
Source : Préfecture de Vaucluse ici.
Mireille Hurlin


Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

Autres temps, autres chiffres… « Avignon Tourisme » vient de publier le baromètre de juillet et il fléchit notablement. – 31% au Pont d’Avignon (59 256 visiteurs), -12% au Palais des Papes (89 707 touristes). Même chute libre pour les sites internet de la ville : – 23,3% pour le Pont et – 18,8% pour le Palais. Sans oublier la fréquentation de l’Office de Tourisme, en bas de la Rue de la Ré (République) qui a reculé de -19,2% malgré la qualité et la compétence du personnel d’accueil.

La mairie donne quelques premiers éléments d’analyse pour ce recul abyssal en 2026 : l’exposition Jean-Michel Othoniel dans toute la ville qui, l’an dernier,  avait attiré un monde fou, les 25 ans d’Avignon, « Capitale Européenne de la Culture » et les 30 ans de l’inscription d’Avignon dans le Patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des nations Unies pour l’Education, la science et la culture). Et en face, cette année, la canicule, le contexte économique, le prix des carburants, l’inflation et la guerre autour de l’Iran.

Une meme conjoncture
Sauf que… Cet été, la chaleur, même précoce était comparable à quelques degrés près. Le Vaucluse avait été placé en « Vigilance orange canicule » par la préfecture dès le 28 juin 2025. Il y avait aussi l’ambiance anxiogène à cause de la guerre en Ukraine et au conflit sans fin entre Israël et la Palestine, auxquels s’est ajouté cette année le Détroit d’Ormuz. Sans parler de l’attrait donc de la concurrence de la Coupe du Monde de football qui a attiré des millions de télespectateurs pour France-Maroc en quarts de finale et pour Espagne-France en demi qui a vu l’élimination des Bleus…

L’astrolabe, oeuvre de Jean-Michel Othoniel, Copyright Andrée Brunetti

Deux festivals au top
Et pourtant, le Festival d’Avignon aussi, malgré tout a fait le plein en juillet 2026. Le « In » a vendu 123 000 billets au lieu de 118 000 en 2025, « Seul le taux de remplissage a légèrement reculé » a dit le directeur Tiago Rodrigues, « 85% au lieu de 96% ». Quant au « Off », ses 27 000 représentations ont attiré 1,41 million spectateurs et il a vendu  84 000 cartes d’abonnement contre 80 000 précédemment.

Une exposition passée à la trappe
Mais là où le bât blesse, c’est la suppression contre toute attente de la grande exposition d’été au Palais des Papes par la nouvelle équipe élue à l’issue des municipales où Cécile Helle ne se représentait pas pour un 3ème mandat. « Les Choses divines – Inventaires fantaisiste », l’exposition conçue par Macha Makeïeff pour accompagner la 80ème édition du Festival d’Avignon 2026 a été annulée à deux mois de son ouverture « en raison de contraintes budgétaires, techniques et administratives » a précisé la nouvelle équipe municipale.

Les bains Pommer copyright Gregory Quittard et Christophe Aubry

Des rendez-vous artistiques très attendus
Or, ces dernières années, les expositions choisies par la ville, celles de Miss Tik, Eva Jospin et Sebastiao Selgado avaient attiré les foules au Palais des Papes. Sans oublier l’inoubliable expo-déambulation dans 10 sites et musées d’Avignon du plasticien Jean-Michel Othoniel. Grâce à ses « Astrolabes » en perles, ses bulles et pavés muticolores en cristal de Murano, il avait subjugué des milliers de touristes venus du monde entier admirer son travail dans l’écrin avignonnais Résultat 2025 : + 600% de fréquentation au Musée Lapidaire, + 130% au Petit Palais, + 26% au Musée Requien, + 20% au Pont d’Avignon.

Les bains Pommer absents du circuit touristique
Sans oublier, les Bains Pommer, dont la rénovation en musée avait coûté autour de 5M€, qui était aussi l’un des sites de l’exposition de Jean-Michel Othoniel et avait attiré 10 000 visiteurs en 4 semaines… Ils sont désormais fermés, en pleine saison touristique et jusqu’au 2 septembre « en raison d’une adaptation estivale des services de la ville » explique la maire. Ici où Jean Vilar avait lancé il y a 80 ans le Festival d’Avignon pour rendre la culture accessible au plus grand nombre.
Andrée Brunetti


Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

Après l’effervescence des deux Festivals d’Avignon In et Off, le mois d’août invite à la déambulation tranquille. Au programme de ce beau mois d’été, une dizaine de visites guidées, d’ateliers patrimoniaux et de rendez-vous culturels pour découvrir Avignon autrement. Des coulisses du Palais des Papes aux matinées confidentielles sur le pont Saint-Bénézet, en passant par les jardins pontificaux, les familles comme les passionnés d’histoire s’offriront un voyage rythmé d’événements phares, clôturé par le traditionnel Ban des vendanges du 29 août.

Chaque été, Avignon attire 300 000 visiteurs grâce à son célèbre festival. Mais une fois les théâtres fermés, les salles démontées, la ville révèle un visage plus contemplatif. Le mois d’août devient alors celui des découvertes patrimoniales, où l’on prend enfin le temps d’explorer les monuments qui ont fait la renommée mondiale de la cité.

Un patrimoine aussi vivant que vibrant
Inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) depuis 1995, le Palais des Papes, le pont Saint-Bénézet, le Petit Palais et le centre historique composent un ensemble exceptionnel qui témoigne du rayonnement d’Avignon lorsqu’elle fut capitale de la chrétienté au XIVᵉ siècle. Cette histoire constitue le fil conducteur des nombreuses visites proposées durant tout le mois d’août.

Le Palais des Papes, loin des idées reçues
Impossible de résumer le Palais des Papes à ses dimensions impressionnantes, près de 15 000 m², ce qui en fait le plus vaste palais gothique d’Europe. Car les visites guidées vont bien au-delà des grands épisodes historiques. Notamment lorsque les guides dévoilent l’organisation quotidienne de ce gigantesque ‘Hôtel du Pape’ : les cuisines, les appartements, les jardins pontificaux, les dispositifs destinés à prévenir les empoisonnements ou encore les mystérieux symboles qui décorent certaines salles. Une approche ‘démystifiante’ qui restitue le fonctionnement d’une véritable cité dans la cité. Les visites sont proposées chaque jour en français et en anglais tout au long du mois d’août.

Copyright Facebook Avignon Tourisme

Et aussi des visites nocturnes
Autre possibilité ?  Prolonger l’expérience jusqu’à la tombée de la nuit. Les vendredis et samedis, le Palais ouvre exceptionnellement ses portes après la fermeture au public. Dans une atmosphère apaisée, les visiteurs parcourent les salles monumentales et les jardins sous un éclairage inédit, loin de l’affluence estivale.

Le pont Saint-Bénézet, bien plus qu’une chanson
Tout le monde connaît la célèbre comptine. Peu savent réellement pourquoi le pont s’interrompt au milieu du Rhône. Les visites matinales, organisées chaque mercredi avant l’ouverture du monument, permettent de découvrir son histoire dans des conditions privilégiées. Les guides racontent la légende de Bénezet, les défis techniques de sa construction et les crues successives qui finirent par emporter l’ouvrage, dont seules quatre arches subsistent aujourd’hui. Pour ceux qui souhaitent embrasser l’ensemble du patrimoine avignonnais, une visite combine également le Palais des Papes et le pont Saint-Bénézet au cours d’un même parcours commenté.

Une immersion médiévale pour petits et grands
Le programme d’août accorde une place importante aux familles. Le Palais des Papes se découvre ainsi à travers des visites interactives ponctuées de quiz, tandis que plusieurs ateliers permettent aux enfants de manipuler, construire et expérimenter. Fabriquer une voûte comme les bâtisseurs du XIVᵉ siècle, créer une chimère inspirée des décors médiévaux, comprendre l’architecture d’un pont ou s’initier à la vie seigneuriale : autant d’activités qui privilégient l’expérimentation plutôt que la simple contemplation. Les visiteurs les plus curieux pourront également suivre les traces des papes dans les rues d’Avignon grâce à un parcours reliant les principaux monuments médiévaux avant de pénétrer dans le Palais des Papes.

Copyright Facebook Avignon Tourisme

Art contemporain, théâtre et art de vivre
Août ne se limite pas au patrimoine médiéval. Jusqu’au 15 novembre, le Palais des Papes accueille l’exposition Relatum de l’artiste coréen Lee Ufan. Des visites commentées permettent de mieux comprendre le dialogue entre les œuvres monumentales et l’architecture gothique. Les amateurs de théâtre pourront prolonger l’esprit du Festival avec le Festival A-out, consacré au théâtre amateur du 1er au 8 août, tandis que les jardins pontificaux accueilleront chaque jeudi soir les rendez-vous ‘Un verre aux jardins’, mêlant dégustation de vins des Côtes du Rhône et ambiance musicale.

Puis le ban des vendanges
Le mois s’achèvera dans une ambiance résolument festive avec le Ban des vendanges, le 29 août. Cette grande manifestation populaire gratuite marque symboliquement le lancement des vendanges dans la vallée du Rhône. Grand marché gourmand, bal populaire, animations et dégustations transformeront une nouvelle fois le centre historique en vaste lieu de célébration du patrimoine viticole vauclusien.

Les infos pratiques
Visites guidées et ateliers d’été à Avignon. Jusqu’au 31 août. Palais des Papes, Pont Saint-Bénézet et centre historique d’Avignon. Tous publics, avec des visites et ateliers dédiés aux familles et aux enfants. Réservation : Billetterie en ligne sur le site d’Avignon Tourisme. Réserver en ligne ici. La billetterie ici. Les visites des musées ici.
Mireille Hurlin

Copyright Mireille Hurlin

Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

L’information vient d’être annoncée par nos confrères d’Ici Vaucluse : le magasin Célio d’Avignon vient de fermer définitivement ses portes. Jusqu’alors, l’enseigne de prêt-à-porter française fondée en 1978 par Maurice Grosman était située 25 bis rue de la République, dans l’intra-muros de la cité des papes.

Cette fermeture fait suite aux difficultés auxquelles doit faire face Célio, et l’ensemble de son secteur d’activité, depuis le Covid ainsi que le concurrence du e-commerce. Le n°1 hexagonal du prêt-à-porter homme avait été notamment placée en procédure de sauvegarde en juin 2020. Un plan de restructuration ayant entraîné la fermeture d’un peu plus d’une centaine de magasin avait permis de sortir de cette procédure fin 2021.

Outre Avignon d’autres magasins viennent également de baisser le rideau depuis quelques jours : Digne-les-Bains, Saint-Quentin, Angers…

Sur Avignon, l’enseigne reste encore présente dans la galerie marchande du centre commercial Auchan du Pontet ainsi que dans celle du magasin Leclerc des Angles. Dans le Vaucluse, Célio est aussi implanté au centre commercial Les vignes à Orange.

Actuellement, l’enseigne dispose de près de 360 magasins en France, dont environ 140 affiliés. Elle est aussi présente dans 37 pays via 250 boutiques réparties essentiellement en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, ainsi qu’en Inde avec près de 700 points de vente (magasins et corners).


Éclipse : les lunettes solaires prises d’assaut en Vaucluse

Débutés en mai 2025, les travaux de Bonpas se poursuivent. Ils concernent notamment la partie Est, vers le péage Avignon Sud, où la nouvelle bretelle de sortie de l’autoroute en direction d’Avignon va s’ouvrir aux automobilistes à partir de ce mercredi 29 juillet.

Depuis le mois de décembre dernier, les automobilistes peuvent emprunter le nouveau carrefour giratoire de Bonpas, situé sur la partie Est, près du péage Avignon Sud. À partir de ce mercredi 29 juillet à midi, la bretelle directe entre la sortie de l’A7 et Avignon sera mise en service (sous réserve des conditions météorologiques et techniques).

Cette nouvelle bretelle va permettre aux usagers qui quittent l’A7 via le péage Avignon Sud de rejoindre directement la RD907 en direction d’Avignon sans passer par le carrefour giratoire. Cela permettra de désengorger ce dernier et donc de fluidifier davantage la circulation, tel est l’objectif final de ces travaux à presque 40M€, qui devraient s’achever fin 2027.

Une bretelle silencieuse ?

La bretelle de 261m de longueur et à un seul sens de circulation, bien qu’elle se situe sur le domaine public départemental, a dû être réalisée selon les normes autoroutières. Ainsi, afin d’éviter aux riverains de subir davantage de pollution sonore, la bretelle a été équipées d’écrans acoustiques pour limiter les bruits. Ce sont 200m d’écrans, qui font entre 3 et 5m de haut, qui ont été posés.

« Une nouvelle étape de franchie pour ce chantier qui va durablement changer la vie quotidienne de nombreux Vauclusiens », indique le Département de Vaucluse.

©Département de Vaucluse

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1