Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
Implantée à Grignan en Drôme Provençale depuis 1997, Durance, maison familiale de parfums et cosmétiques 100% nature, a depuis plus d’un an installé son Laboratorie des Sens et ses services Recherche et Développement à Agroparc, soit 25 salariés sur 110.
« Nous avons choisi de nous rapprocher de la rivière Durance et d’Avignon, ville de culture à taille humaine », avait précisé le PDG Nicolas Ruth lors de l’inauguration de ce site de 1 000m² au coeur d’une végétation méditerranéenne économe en eau, en mai 2025.
« À chaque saison sortent de nouvelles propositions, précise Jessica Magnolon, cheffe de produits. Par exemple, cet été du baume à l’huile de bourrache et de lin, une crème qui hydrate, adoucit et nourrit la peau, nous l’avons aussi sous forme de stick qui innove, façon 3 en 1 dès la 1re application, on peut d’ailleurs l’évaluer grâce au contrôle dermato. Nous avons aussi pour le gommage de la peau en douceur, une version parfum Monoï – sel de Camargue. »
Avec Rachel Léger, la Directrice Marketing, se poursuit la présentation de la large gamme de propositions Durance. Discrètes et délicates, les effluves de coquelicot, citronnelle, fleur d’oranger, geranium, verveine, bergamote, coton, menthe fraîche, eucalyptus, argousier sauvage, coco, pétale de rose, ambre, camélia, coton-musc, pin, vanille, santal, cèdre argenté, sapin, cannelle-orange, brin de lavande exhalent quel que soit le support. Eau de parfum, diffuseur, bougie, brume d’oreiller, savon, gel douche, baume ou crème.
Pour l’automne, ambiance sérénité, relaxation miel, tilleul, avec roll-on ‘Ritual détente’ à emporter dans son sac à main, un actif issu de la lavande, un masque de nuit qui vous donne l’air reposé au réveil ou encore une crème poudrée pour mains et ongles.
Mais c’est pour Noël et les idées cadeaux de fin d’année, que Durance, partenaire de l’Opéra du Grand Avignon, met le paquet avec nombre de coffrets couleur carmin, comme le rideau et les fauteuils de velours rouge de la maison d’opéra qui trône depuis 1869 sur la Place de l’Horloge. Avec des parfums qui évoquent opéras et ballets du répertoire, comme ‘La flûte enchantée’, ‘Le Barbier de Séville’, ‘Carmen’, ‘Casse Noisette’ ou ‘Le Lac des cygnes’ et les senteurs de cannelle, pain d’épice, plume d’étoile ou rose sultane des 1001 nuits. « Nous avons même mis au point une galette des rois au parfum de frangipane avec une fève à l’intérieur de la bougie », commente Jessica Magnolon.
Entre le Calendrier de l’Avent et ses 24 bougies, l’imposant diffuseur électrique ‘Grand Opéra’, le ‘Carrousel’ avec clé de sol finement ciselée qui tourne au-dessus de la flamme de la bougie parfumée à la cerise ou ‘Plume d’étoile’, une boîte à musique surmontée d’une ballerine qui danse en rythme. Bref entre parfums d’ambiance pour la maison et coffrets de soins pour le bien-être, vous avez l’embarras du choix pour faire plaisir à vos proches quelle que soit la saison !
Entre Grignan et son pôle logistique, Valréas et son centre de production, Avignon et son site R&D, ce sont 110 salariés qu’emploie Durance, qui se renouvelle constamment, innove, affiche environ 500 références et totalise 3 600 points de ventes dans une cinquantaine de pays.
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
Dans le cadre du Festival Off d’Avignon, le Théâtre Al Andalus propose le spectacle familial ‘Le magicien galactique’ jusqu’au mardi 21 juillet.
Le spectacle ‘Le magicien galactique’, réalisé par Rémy Marvely, propose au jeune public de 3 à 14 ans de révéler ses pouvoirs magiques. Ce spectacle de magie ne se veut pas cliché, « c’est une véritable quête initiatique immersive et rythmée. »
‘Le magicien galactique’ suit le personnage de Sana, un jeune magicien venu d’ailleurs qui parcourt les mondes à la recherche d’enfants capables de réveiller leurs pouvoirs magiques. À ses côtés, son fidèle dragon Léonos veille et guide cette mission hors du commun.
Magie, mentalisme, humour et poésie attendront les spectateurs qui vont devenir les véritables héros de l’histoire en relevant des défis, en explorant les mystères de l’univers et découvrant la magie qui se cache en eux.
Jusqu’au 21 juillet. 11h35. Relâche les mercredis. Théâtre Al Andalus. 25 Rue Amphoux. Avignon.
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
Ce spectacle est une libre adaptation du livre de jeunesse d’Oliver Jeffers : l’histoire féerique d’un petit garçon qui voudrait attraper une étoile. Il est conseillé pour des enfants entre 2 et 8 ans, car il est court (30 minutes) comme beaucoup de spectacles adaptés pour jeune public. Le thème et son traitement en font cependant un spectacle tout public. Il démarre avec un comédien sur scène qui met en confiance les enfants en s’adressant à eux, et très vite le charme opère. Ses dessins projetés prennent vie et sont relayés par du cinéma d’animation qui est lui-même prolongé par une marionnette qui sort du cadre c’est-à-dire de l’écran. Ce théâtre de marionnette très visuel est attachant. Il montre que tout est possible pour un petit enfant courageux, qu’un rêve peut toujours s’atteindre.
Un espace dédié à la jeunesse
Dans ce bel espace de l’école Persil-Pouzaraque entièrement dédié à la jeunesse, la Ligue de l’Enseignement reçoit des spectacles de qualité de tout âge. L’espace extérieur est pensé à hauteur d’enfant : coin lecture, manège, coin jeux, petite restauration adaptée, sirop à l’eau à prix libre ! Attention le lieu ferme le 20 juillet.
Jusqu’au 20 juillet. 11h10. Relâche le 20. 6 à 10 ans. La Cour du Spectateur. Ecole Persil Pouzaraque. Place Louis Gastin. 06 28 67 09 82
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
Concert intimiste, performance coup de poing et lectures inédites : le Musée Angladon se transforme en scène d’exception pendant le Festival Off jusqu’au 21 juillet, trois propositions artistiques originales investissent ce lieu emblématique d’Avignon. Entre création musicale, théâtre engagé et laboratoire d’écriture, les spectateurs sont invités à vivre des expériences rares, dans l’écrin feutré d’un musée qui fait dialoguer patrimoine et création contemporaine.
Loin du tumulte des grandes artères avignonnaises, les salons et salles d’exposition du Musée Angladon accueillent des formes artistiques à la jauge volontairement réduite. Cette année encore, la programmation fait le pari de la diversité avec trois rendez-vous qui explorent chacun, à leur manière, les pouvoirs de la parole, du corps et de l’imaginaire.
Claire Diterzi Copyright Ifachazalette
« Solo à table », Claire Diterzi chante à voix nue Personnalité connue de la scène musicale française, compositrice, chanteuse et metteuse en scène, Claire Diterzi poursuit depuis plus de 20 ans un parcours artistique atypique, à la croisée du concert, du théâtre et de la performance. Première musicienne issue des musiques actuelles accueillie en résidence à la Villa Médicis, elle n’a cessé de brouiller les frontières entre les disciplines. Avec « Solo à table », elle propose un concert intime. Le public est convié autour d’une table, dans un véritable cabinet de curiosités sonores où la voix circule sans artifice. Chansons, confidences, silences, humour et émotions se répondent dans une proximité presque troublante. Un moment suspendu, délicat et profondément humain, où les oreilles regardent autant que les yeux écoutent.
Martine au viol copyright Milton Chaos
« Martine au viol », comme une claque … Changement radical d’atmosphère avec « Martine au viol », création de la compagnie Le Rire d’Ariane. Derrière ce titre volontairement provocateur se cache une performance dérangeante. Les artistes choisissent le rire comme arme politique pour aborder les violences sexuelles. Un humour noir, grinçant, parfois inconfortable, qui refuse les faux-semblants et interroge frontalement les mécanismes du patriarcat. Les situations absurdes s’enchaînent, les spectateurs sont régulièrement sollicités et la frontière entre satire et réalité devient volontairement poreuse. Loin de chercher la provocation gratuite, cette création assume de faire rire là où l’on pleure habituellement. Elle transforme le malaise en réflexion collective et rappelle que le théâtre demeure l’un des espaces privilégiés où les sujets les plus sensibles peuvent être débattus autrement.
Copyright Matins curieux, Musée Angladon
Les « Matins Curieux », la fabrique du théâtre de demain Et si les plus belles découvertes du Festival se trouvaient dans des œuvres qui n’existent pas encore ? Chaque matin, Les Matins Curieux ouvrent les portes des écritures contemporaines. Imaginé par La Manufacture, ce rendez-vous gratuit propose des lectures de textes inédits, parfois encore en cours d’écriture, portés par leurs auteurs et des équipes artistiques venues les mettre en voix. Le public assiste ici à la naissance des spectacles de demain. Les lectures sont suivies d’échanges privilégiés avec les artistes, offrant une immersion dans les coulisses de la création théâtrale. Une occasion rare de découvrir des écritures émergentes et d’entendre les préoccupations qui traversent la scène contemporaine avant même qu’elles ne prennent définitivement forme.
Un autre visage du Festival Off Loin de l’agitation de la rue emplie de couleurs et de bruits, le Musée Angladon propose une respiration bienvenue. On y vient autant pour découvrir un spectacle que pour savourer un lieu, prendre le temps de regarder les collections et prolonger la rencontre avec les artistes. Une parenthèse culturelle où patrimoine, musique, théâtre et littérature se lient d’amitié.
Les infos pratiques Solo à table – Claire Diterzi jusqu’au 21 juillet à 18h15. Relâches les 16 et 20 juillet. Durée : 1h. À partir de 8 ans. Jauge limitée à 50 spectateurs. Tarifs : 21€, 14,50€ et 10€. Réservation vivement conseillée. Martine au viol. Compagnie Le Rire d’Ariane jusqu’au 21 juillet. De 17h30 à 18h55. Relâche le 16 juillet. Les Matins Curieux. Jusqu’au 18 juillet. De 10h30 à 12h. Entrée libre, dans la limite des places disponibles. Musée Angladon. Collection Jacques Doucet 5, rue Laboureur, Avignon. 04 90 82 29 03. accueil@angladon.com Mireille Hurlin
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
À l’occasion de son 30e anniversaire, le Musée Angladon à Avignon dévoile pour la première fois une exposition d’envergure consacrée à ses fondateurs, Jean Angladon et Paulette Martin. Plus de 170 œuvres, longtemps conservées en réserve, investissent l’ancien atelier du couple et révèlent un dialogue artistique complice, à l’origine de l’un des plus remarquables musées de la cité papale.
Les visiteurs connaissent le Musée Angladon pour son exceptionnelle collection léguée par le grand couturier et collectionneur Jacques Doucet, où rayonnent les chefs-d’œuvre de Van Gogh, Cézanne, Picasso, Degas, Modigliani, Manet ou encore Sisley. Ils connaissent moins ceux qui ont rendu ce patrimoine accessible au public : Jean Angladon (1906-1979) et Paulette Martin (1905-1988), mari et femme (21 juin 1932), artistes, collectionneurs, enseignants à l’Ecole d’art d’Avignon et fondateurs du musée.
Un compagnonnage artistique Trente ans après l’ouverture de l’institution, le musée leur rend hommage avec « Un compagnonnage artistique », une exposition inédite, pensée et réalisée par Alexandra Siffredi médiatrice culturelle du lieu, qui offre un regard intime sur leurs œuvres personnelles. Une immersion dans leur univers créatif, celui d’un couple qui, durant près d’un demi-siècle, a partagé la même passion sans pour autant renoncer à sa propre identité artistique.
Paulette Martin et Jean Angladon, oeuvre de Jean Angladon Musée Angladon Copyright Fabrice Lepeltier
Dans l’intimité des artistes « Nous sommes véritablement dans leur maison », résume Alexandra Siffredi, médiatrice du musée et commissaire de l’exposition qui investit les anciens ateliers du deuxième étage, là même où le couple vivait et travaillait.
Dans les ateliers Dès la première salle, le visiteur pénètre dans une atmosphère volontairement préservée : Cartons à dessins, carnets, objets familiers et mobilier évoquent l’ambiance d’atelier des années 1970. Les natures mortes répondent aux véritables objets qui les ont inspirées : un même vase, une coupe ou un bouquet, un petit récipient enfermant le pigment bleu cobalt, tous deviennent, selon le regard de Jean ou de Paulette, deux interprétations différentes. Cette mise en scène rappelle combien leur quotidien nourrissait leur création. La magie de la mise en scène tient en cela qu’elle fait disparaitre la frontière entre vie privée et travail artistique.
Une vaste production Les dessins et gravures, d’une grande finesse d’exécution, témoignent de leur maîtrise du trait et séduisent particulièrement les visiteurs. Les carnets de voyage racontent également leur curiosité permanente pour les paysages, les monuments et les rencontres.
Musée Angladon, Copyright Fabrice Lepeltier
Une salle consacrée à Jean Angladon Une salle entière est consacrée à Jean Angladon et à son attrait pour le surréalisme, offrant au visiteur de voyager dans d’oniriques contrées où l’étrange et l’imaginaire se déploient alors que l’époque est profondément marquée par les recherches de Salvador Dalí, René Magritte ou Giorgio de Chirico.
Dans la campagne environnante L’exposition retrouve ensuite la Provence, omniprésente dans leur œuvre commune. Lumière du Midi, pierres blondes, mobilier traditionnel, paysages du Gard et du Vaucluse nourrissent leurs toiles. « Ces paysages existent encore aujourd’hui et il serait tout à fait intéressant de les comparer avec ce qu’ils sont devenus, d’étudier leur transformation avec l’engouement pour la restauration et réhabilitation des vieux mas, l’éclosion de nouvelles infrastructures routières, de nouvelles constructions…» sourit Alexandra Siffredi.
Bien plus que des peintres L’exposition déconstruit également une image parfois réductrice d’un couple de collectionneurs retirés du monde. « Jean Angladon et Paulette Martin furent au contraire des acteurs essentiels de la vie artistique avignonnaise. Membres du Groupe des Treize puis des Peintres indépendants d’Avignon, ils participèrent activement à l’organisation d’expositions, encouragèrent les jeunes artistes et contribuèrent à faire rayonner la création locale, » révèle Alexandra Siffredi.
L’exposition a été pensée et orchestrée par Alexandra Siffredi, médiatrice culturelle du lieu Copyright Mireille Hurlin
Des professionnels de la gravure Tous deux enseignèrent également le dessin, aussi bien aux Beaux-Arts d’Avignon que dans différentes écoles professionnelles. Ils réalisèrent des gravures, illustrèrent notamment les premiers numéros de Poètes casqués, la revue fondée par Pierre Seghers en 1939, pratiquèrent le tissage dans les années 1960 et vécurent essentiellement de leurs activités artistiques et pédagogiques. Ils aimèrent autant transmettre que créer.
Une modernité insoupçonnée Ce qui frappe tout au long du parcours est la liberté avec laquelle le couple traverse les grands mouvements artistiques du XXe siècle.Le visiteur passe ainsi d’une peinture héritée des maîtres classiques aux recherches post-cézanniennes, découvre des compositions proches du cubisme, s’aventure vers le surréalisme avant de retrouver une figuration lumineuse profondément ancrée dans le paysage provençal.
Deux signatures, deux tempéraments Paulette Martin privilégie les nuances, les jeux de lumière et une sensibilité délicate aux matières. Jean Angladon adopte une écriture plus audacieuse, parfois plus géométrique ou onirique. Deux signatures, deux tempéraments, mais une conversation artistique permanente.
Copyright Mireille Hurlin
L’héritage de Jacques Doucet, une aventure avignonnaise Si leur œuvre est aujourd’hui remise en lumière, c’est aussi parce qu’elle éclaire autrement la naissance du musée.À la fin des années 1960, Jean Angladon hérite, avec son père, d’une partie de la prestigieuse collection de son grand-oncle Jacques Doucet, immense collectionneur visionnaire qui fut l’un des premiers à acquérir des œuvres de Picasso, Braque ou Modigliani. Le couple choisit alors de quitter une vie d’artistes itinérants pour transformer un hôtel particulier de la rue Laboureur en écrin destiné à accueillir ces chefs-d’œuvre.
Une réalisation posthume Le projet aboutira après leur disparition : Paulette Martin consacrera les dernières années de sa vie à organiser la future fondation, inventorier les collections et préparer minutieusement l’ouverture du musée inauguré en 1996. Ironie de l’histoire, Jean Angladon et Paulette Martin avaient toujours souhaité que leurs propres œuvres restent discrètes face aux chefs-d’œuvre de la collection Doucet. Hormis leurs deux portraits croisés accueillant les visiteurs au rez-de-chaussée, œuvre de jean Angladon, leurs créations demeuraient jusqu’ici largement invisibles.
Une mise en lumière Cette exposition vient réparer cet effacement volontaire. Elle rappelle que derrière les prestigieuses signatures de Van Gogh, Cézanne ou Picasso se cachait un couple d’artistes profondément attaché à Avignon, animé par le partage, l’enseignement et une passion commune pour la création.
Les infos pratiques Exposition : Un compagnonnage artistique ‘Jean Angladon et Paulette Martin’ imaginé et réalisé par Alexandra Siffredi. Musée Angladon. Jusqu’à fin août 2026. Du mardi au dimanche de 13h à 18h. Parcours : exposition présentée au deuxième étage ; collections permanentes et chefs-d’œuvre de la collection Jacques Doucet accessibles au premier étage et au rez-de-chaussée. 04 90 82 29 03. Musée Angladon 5, rue du Laboureur à Avignon. Plein tarif 12€. 8€ pour les résidents avignonnais. Mireille Hurlin
Les objets du quotidien retrouvés dans leurs oeuvres Copyright Mireille Hurlin
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
La Chienne de ma vie est le titre d’un récit autobiographique publié en 1991 de Claude Duneton disparu en 2012. Dans ce livre il raconte à hauteur d’enfant de 7 ans sa Corrèze natale durant l’Occupation. Il raconte surtout une enfance chahutée par une mère acariâtre, un père déboussolé et surtout une chienne fantasque Rita, sa confidente.
Sur scène, Aladin Reibel distille ces tranches de vie émouvantes. Par sa diction impeccable et son regard perçant, il réussit à convoquer sur scène tout ce petit monde et particulièrement Rita que nous nous attendons à voir surgir des coulisses.
L’accordéon de Michel Glasko, pose discrètement des touches musicales qui gomment une enfance quelquefois difficile. Un spectacle sensible qui magnifie le beau texte de Claude Duneton.
Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 14 et 21. 11h40. 16 et 23€. Le Petit Chien. 76, Rue Guillaume Puy. 04 84 51 07 48
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
Disons le d’emblée, la dernière création de Gérard Vantaggioli, directeur du Théâtre Le Chien qui Fume, est une réussite.
Réussite théâtrale car le talent des trois comédiens et la mise en scène alerte laissent peu de place à l’ennui : on rit, on pleure un peu, on s’interroge beaucoup, on est intrigué, on est conquis !
C’est pourtant un sujet rebattu : la misère que l’on peut côtoyer tous les jours à Avignon comme ailleurs. On la touche ici, on la rencontre sur un plateau sans artifice si ce n’est celui du théâtre. C’est là que nous découvrons Gus et Philo, deux clochards célestes dormant paradoxalement dans un espace intime et douillet, coloré, niché au pied d’un échangeur d’autoroute. La scénographie alterne avec un autre espace qui est lui menaçant, celui de la ville, avec la musique urbaine qui la définit, son décor de grands ensembles en noir et blanc, les passants indifférents.
À la poésie de Gus, ancien comédien, fait face la gouaille de Philo dont on ne saura rien jusqu’à la fin. On est effectivement intrigués par ces 2 personnages qui sont ensemble mais ne semblent pas si bien se connaître, l’un aime déclamer des vers ou philosopher, l’autre planifier un petit commerce de mégots. On est happé par leur quotidien : ce qu’ils mangent, comment ils dorment, comment ils gagnent 4 sous avec leur trafic de cigarettes. On se demande pourquoi ils sont là même si c’est une évidence : ils ressemblent tellement à ceux que l’on peut croiser dans la rue sans oser croiser leur regard. Petit à petit on s’intéresse à leur histoire et leurs vies cabossées nous interpellent. Et soudain, une chose extraordinaire arrive dans leur vie : un chien ! Une riche idée que la rencontre avec un chien, un vrai de vrai sur scène qui apporte tellement d’émotion et d’amour et qui va les guider malgré eux.
C’est une belle histoire, un conte de fée contemporain. On peut ne pas adhérer au final que l’on ne dévoilera pas au risque de spolier la pièce mais qu’importe car ces deux là nous ont emmenés dans un au delà qui continuera à nous habiter longtemps. Un spectacle vrai et sensible.
Jusqu’au 25 juillet. Relâche les 15 et 22. 16h10. 6 à 23€. Théâtre du Chien qui Fume / Cie Gérard Vantaggioli – Scène d’Avignon. 75 Rue des Teinturiers. Avignon. 04 90 85 25 87.
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
Hérisson fait son festival
La maison Hérisson a ouvert début 2026 à Avignon : dans une démarche d’éducation populaire ce lieu se veut un Centre d’auto-défense juridique pour la justice sociale, les droits humains et l’environnement. Ouvert toute l’année, l’association propose des formations, des ateliers mais aussi des moments culturels et festifs. Pendant le Festival d’Avignon, elle accueille un spectacle d’actualité même si l’artiste n’a pas choisi de cibler un parti spécifiquement, mais tout simplement de parler d’une affaire d’abus d’autorité publique. Ce spectacle rentre complètement dans l’objectif de l’association Hérisson : former à appréhender un jugement, son ambiance et ses enjeux dans une société où l’accès au Droit et à la Justice est souvent en questionnement.
Un « One woman show » d’Anne Corté : chroniques du procès des assistants parlementaires du Rassemblement National
Et si le procès en appel des assistants parlementaires du Rassemblement national vous était joué ? Dans une approche originale, c’est ce que nous propose l’artiste de théâtre contemporain Anne Corté avec sa chronique retraçant sous forme de spectacle le procès en appel dit des assistants parlementaires du Rassemblement national. Entre pièce de théâtre et « one woman show », elle fait revivre les protagonistes et moments forts de cette affaire judiciaire.
Par son spectacle, Anne Corté ne narre pas simplement le procès, elle lui donne vie en prenant la voix de chacun des protagonistes : Marine Le Pen, Catherine Griset, la juge,Guillaume L’Huillier, le procureur, Jean-Luc Schaffhauser, Marie-Christine Arnautu, Gérald Gerin… Son jeu permet de mieux comprendre l’affaire, d’accéder aux stratégies qui habitent les discours de chacun, de restituer des détails, des langages corporels ainsi que l’ambiance des débats.
Dès 17h30 : Forum, stands associatifs sous les platanes
Théâtre en plein air
18h30 : le procès correctionnel 19h30 : le procès en appel
Mercredi 15 juillet. Dès 17h30. Entrée sur adhésion libre. Buvette et petite restauration. Hérisson. 8 Avenue de la Croix Rouge. Avignon.
Symphonie de senteurs et de fragrances avec les créations de la maison Durance
C’est l’histoire d’une rencontre entre Darwin et les « Chanteurs d’oiseaux. »
Darwin (1809-1882) naturologue et paléontologue britannique bien connu pour ses études sur l’évolution des espèces vivantes — mais dont la théorie sur la sélection naturelle ne sera reconnu et acceptée qu’en 1930 — n’a eu de cesse de voyager et d’observer la nature. Les « chanteurs d’oiseaux » c’est-à-dire Johnny Rasse et Jean Boucault ont passé leur enfance Picarde à rêver de voyages, bercés par le chant des oiseaux de la Baie de Somme. Ils ne se sont pas contentés de rêver. Ils ont appris à imiter les oiseaux, leurs chants, leurs sifflements. Ils ont participé et même été concurrents dans les plus hautes compétitions nationales. Ce spectacle, inspiré des « Carnets de voyage de Charles Darwin » ils l’ont conçu pour transmettre leur amour de la nature en général, leur fascination pour les oiseaux en particulier et leur grande admiration pour Charles Darwin lors de son voyage à bord du Beagle, du Cap Vert au Chili en passant par les îles Galapagos. le détroit de Magellan, l’Australie.
Ce spectacle est un véritable voyage sensoriel, un embarquement immédiat sur les ailes des grands rapaces ou dans l’intimité d’un gazouillis. Ça chante, ça crie, ça vocalise, ça babille, ça siffle, ça piaille. Entre poésie et pause pédagogique et scientifique, nous sommes tour à tour effrayés, curieux ou émerveillés. La scène devient un espace onirique, habité par le piano de Lidija Bizjak et les flûtes ethniques de Pierre Hamon. Nos deux maîtres chanteurs quant à eux rivalisent de complicité pour à la fois incarner un Charles Darwin à différentes époque de son épopée et nous offrir tout simplement un concert de sons extraordinaires qui brouille nos repères sensoriels.
Du 4 au 25 juillet. Relâche les 16 et 23. 20h15. 12 à 23€. Présence Pasteur. 13 Rue du Pont Trouca. Avignon.