1 octobre 2026 |

Ecrit par le 1 octobre 2026

Avignon, Foncia change d’adresse

L’agence immobilière Foncia regroupe ses trois implantations historiques – Saint-Michel, Martin Luther King et Place Pie– au 13, avenue de la Foire à Avignon. Sur près de 800 m², une centaine de collaborateurs réunissent désormais administration de biens et transaction. Objectif ? Simplifier le parcours des clients et renforcer l’ancrage local du groupe.

Les agences Saint-Michel, Martin Luther King et place Pie ne forment plus trois pôles distincts : leurs équipes sont désormais réunies dans un même bâtiment, à dix minutes à pied de la gare Avignon Centre, 13, avenue de la Foire et station de tramway T1 Gare Centre. Le nouvel espace, inauguré le 18 septembre dernier accueille une centaine de salariés sur deux niveaux.

Un seul lieu pour tout le parcours immobilier
Dans ces nouveaux locaux, 80 spécialistes prennent en charge l’administration de biens : syndic de copropriété, gestion locative, location et comptabilité et 20 consultants travailleront à la transaction. Cette organisation vise à rapprocher des métiers longtemps séparés. Un propriétaire qui souhaite vendre un appartement après l’avoir loué, un copropriétaire confronté à des travaux, ou un locataire à la recherche d’un logement peuvent désormais être orientés plus rapidement vers l’expertise adéquate.« En réunissant sous un même toit nos expertises en transaction et en administration de biens, nous renforçons notre capacité à accompagner les avignonnais dans la durée », souligne Virginie Fort, directrice de Foncia Fabre Gibert. Mission ? Faire de la complémentarité des équipes un outil de fidélisation et de conseil.

Des espaces pensés pour les clients
Le nouvel immeuble propose des bureaux plus vastes, des espaces d’accueil réorganisés et des salles adaptées aux rendez-vous individuels comme aux réunions collectives. Les assemblées générales de copropriété pourront notamment s’y tenir dans de meilleures conditions pour évoquer : travaux de façade, rénovation énergétique, changement de chaudière, évolution des charges ou mise en conformité des équipements. L’accessibilité a également guidé le choix du site. Des places de stationnement sont disponibles à proximité, tandis que la gare et le tramway facilitent les déplacements sans voiture.

Copyright Mireille Hurlin

Avignon, un marché qui reprend de l’élan
L’activité de Foncia  dans la métropole avignonnaise est importante : 900 immeubles administrés en syndic, soit environ 25 000 lots, 6 800 logements en gestion locative et près de 200 transactions réalisées en 2025. L’activité immobilière aurait franchi, lors des 6 premiers mois de 2026, un volume des ventes de 22,5% par rapport à la même période de 2025.

Un projet lié au renouvellement du quartier
La construction du bâtiment a été menée par Citadis, société d’aménagement intervenant dans le développement urbain du territoire. Egalement, l’arrivée de Foncia participe à la valorisation de ce secteur d’Avignon à quelques centaines de mètre de l’intramuros.

Ecole d’informatique Coda
Le premier étage doit également accueillir l’école d’informatique Coda School. Le site ne sera donc pas seulement un lieu de bureaux. Il réunira activité immobilière et offre de formation, deux fonctions susceptibles d’animer le quartier au-delà des horaires habituels d’une agence. Cette dimension donne au projet une portée plus large. Foncia ne se contente pas de transférer ses équipes : l’entreprise contribue à créer un nouveau point de passage dans le tissu urbain avignonnais, au croisement des mobilités, de l’emploi et de la formation.

La proximité comme réponse à la complexité
Foncia, qui existe depuis 50 ans, compte 600 agences et 8 000 collaborateurs en France. Le groupe accompagne plus de trois millions de clients et gérait, en 2025, 70 000 immeubles en copropriété ainsi que 400 000 biens en location.  « Notre nouvel emplacement représente aujourd’hui un véritable atout », estime Érick Vernaz, directeur commercial de Foncia Transaction Languedoc Delta du Rhône, qui cite à la fois « l’accessibilité, les capacités d’accueil et la dynamique des ventes. »Foncia est le 1er syndic et loueur de France, spécialiste de la gestion de copropriétés, de la gestion locative et de la location de biens. Elle est une émanation d’Emeria  -immobilier et technologies-, ex-Foncia management-, 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires et plus de 15 000 collaborateurs en Europe.

Foncia 2025 en chiffres
6 800 biens en gestion locative ; 926 locations réalisées ; 900 immeubles via 25 000 lots en syndic ; 192 transactions ; 100 collaborateurs et 6 agences

Xavier Simon, directeur général de CITADIS, Érick Vernaz, directeur commercial Foncia Transaction Languedoc Delta du Rhône, Lou Le Loarer, fille de Gildas Le Loarer, ancien président de la métropole Foncia Avignon, Virginie Fort, directrice de Foncia Fabre Gibert, Zahir Keenoo, président de Foncia ADB et Stéphane Gérard, président du district Centre et Fabre Gibert. © Adrien Quintana/MyPhotoAgency


Ils ont dit

Virginie Fort, directrice de Foncia Fabre Gibert
« Cette inauguration marque l’aboutissement d’un projet de longue date et ouvre une nouvelle étape pour nos équipes, nos clients et nos partenaires. En réunissant sous un même toit nos expertises en transaction et en administration de biens, nous renforçons notre capacité à accompagner les Avignonnais dans la durée. Avec près de 900 immeubles en syndic et 6 800 biens en gestion locative, nous bénéficions d’une connaissance fine du territoire et de son écosystème immobilier local, construite au fil des années au plus près de nos clients et de leurs projets. »

Erick Vernaz, directeur commercial Foncia Transaction Languedoc Delta du Rhône
« Notre nouvel emplacement représente aujourd’hui un véritable atout : une meilleure accessibilité pour nos équipes et nos clients, ainsi que des conditions et des capacités d’accueil significativement améliorées. Dans un marché avignonnais particulièrement dynamique avec une hausse du volume des ventes sur les 6 premiers mois de 22,5 % par rapport au premier semestre 2025, les besoins d’accompagnement de nos clients n’ont jamais été aussi importants. C’est précisément pour y répondre que cet emplacement s’est imposé comme une évidence. »
Mireille Hurlin


‘La couleur du temps’, de l’artiste peintre Jean-Christophe Olivier, investit l’ancien siège du Crédit Agricole

À Avignon, l’ancien siège du Crédit Agricole de la rue Joseph-Vernet rouvrira exceptionnellement ses portes en octobre. Le groupe Histoire & Patrimoine y accueillera, durant trois semaines, une exposition de Jean-Christophe Olivier, architecte devenu peintre, autour d’une vingtaine d’œuvres et d’une installation mêlant peinture, mouvement et musique.

Depuis 15 ans, le rez-de-chaussée du bâtiment emblématique du Crédit Agricole, au 81 de la rue Joseph-Vernet, demeurait fermé. Son ancienne salle d’accueil retrouvera pourtant, le temps d’une exposition inaugurale, une présence artistique et un public.

Jean-Christophe Olivier Copyright Mireille Hurlin

Le groupe Histoire et patrimoine
Le groupe Histoire & Patrimoine, nouveau propriétaire des lieux, a choisi de mettre cet espace à la disposition de Jean-Christophe Olivier. Une manière sensible d’amorcer la renaissance de cette portion de la rue Joseph-Vernet, avant l’opération immobilière qui doit lui redonner vie. L’exposition, privée, sera accessible exceptionnellement pendant trois semaines, en octobre.

De l’architecture à la peinture
Avignonnais de naissance, également attaché à Villeneuve-lès-Avignon par son histoire familiale, Jean-Christophe Olivier a consacré près de 40 ans à l’architecture. Après des études à Marseille, il a exercé à Avignon et dans la région, principalement dans le domaine des bâtiments publics, d’abord en construction neuve, puis dans la réhabilitation de bâtiments existants.

Copyright Mireille Hurlin

Mais le dessin et la peinture ne l’ont jamais quitté
« La maison moderne dans laquelle j’ai grandi m’a probablement donné le goût de l’architecture », nous confiait-il en 2022 lors d’une précédente exposition à la Galerie avignonnaise Ducastel. Le dessin, l’espace et la création formaient déjà, pour lui, une évidence. Au terme d’une belle trajectoire professionnelle, il a pu se consacrer plus pleinement à la peinture, dans un atelier de 30m2 conçu et construit par ses soins, baigné de la lumière créative du nord.

Une peinture entre maîtrise et liberté
Jean-Christophe Olivier peint principalement à l’acrylique, sur toile, papier, carton ou bois. Il travaille souvent au sol, sans esquisse préalable, dans une gestuelle physique qui engage tout le corps.Ses œuvres naissent de séries et de recherches successives. Certaines s’inscrivent dans une veine figurative, attentive aux attitudes et aux signes de la vie sociale. D’autres s’aventurent vers l’abstraction, autour de l’espace, de la lumière et de la couleur.

Copyright Anne Pujol Olivier

Nouvelles œuvres
Dans ses compositions récentes, une croix tracée sur les quatre bords du support fait naître l’œuvre. À l’intérieur, des formes libres se déploient, s’imbriquent, franchissent parfois les limites du tableau. Une dizaine de couches de peinture peuvent être nécessaires pour parvenir à l’équilibre recherché.La matière compte autant que le motif. Le carton absorbe, se déforme, résiste. Il faut le renforcer, le maintenir, le peindre sur ses deux faces. Les œuvres restent ensuite brutes, sans vernis, afin de préserver leur présence immédiate.

La couleur comme vibration
Intitulée La couleur du temps, l’exposition prolonge une série présentée en 2024 à la galerie Ducastel, où l’artiste avignonnais a déjà exposé à deux reprises.La couleur y prend une place nouvelle. Rouges intenses, verts profonds, noirs, teintes pastel et nuances dorées se confrontent ou s’apaisent. « La couleur exprime la diversité », explique le peintre, qui la considère moins comme une science que comme une matière à éprouver.

Copyright Mireille Hurlin

L’œil et le ressenti
Ses influences sont multiples : impressionnisme, fauvisme, expressionnisme abstrait, peinture figurative moderne. Il cite notamment Joan Mitchell et Elizabeth Peyton, tout en revendiquant une curiosité qui l’empêche de s’enfermer dans un style unique. Pour lui, chaque œuvre accomplie devient une nouvelle limite à dépasser. Cette tension nourrit une peinture mouvante, parfois contemplative, parfois plus abrupte.

Une œuvre à écouter autant qu’à regarder
L’exposition ne se limitera pas aux tableaux. Jean-Christophe Olivier y présentera également une œuvre secrète très élaborée, faisant appels à de nombreux sens. Le visiteur sera invité à changer de point de vue, à regarder autrement et à entendre différemment. Une dizaine de pièces ont été réalisées selon ce principe. Certaines seront présentées pour la première fois dans cet ancien espace d’accueil, où la hauteur et le volume permettront à l’installation de prendre toute son ampleur. Près d’une vingtaine de tableaux de grands formats complèteront l’ensemble. Une exposition conçue comme une traversée : celle d’un lieu longtemps silencieux, mais aussi celle d’un artiste qui n’a cessé de déplacer les frontières entre architecture, peinture, espace et musique.

Les infos pratiques
La couleur du temps. Exposition du peintre avignonnais Jean-Christophe Olivier du 10 au 30 Octobre 2026, visible du mardi au samedi de 14h à 18h. Ancien siège du Crédit Agricole. 81, rue Joseph Vernet à Avignon.
Mireille Hurlin 


Signalisation : quand Avignon tombe dans le panneau

Ce jeudi 1er octobre, le parc des expositions d’Avignon accueille la journée technique nationale de la signalisation horizontale et verticale. Destiné aux collectivités, aux gestionnaires de voiries et aux acteurs de la mobilité, ce rendez-vous devrait accueillir près de 1 000 participants (voir programme en fin d’article).

« La signalisation routière est un élément essentiel de la sécurité et du bon fonctionnement de nos infrastructures, explique Aly Adham président du Syndicat des équipements de la Route (SER). Chaque jour, elle guide les usagers, facilite leurs déplacements et contribue à la protection de tous. Avec cette Journée Technique Nationale dédiée à la signalisation horizontale et verticale, le SER réunit les collectivités, les gestionnaires de voirie, les partenaires institutionnels et les entreprises de la filière autour d’un objectif commun : partager les évolutions réglementaires, les innovations et les solutions qui répondent aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. Au-delà des conférences et des démonstrations, cette journée est avant tout un lieu d’échanges. Elle permet de confronter les expériences de terrain, de découvrir les savoir-faire des entreprises de la filière et d’accompagner les collectivités dans leurs réflexions sur la sécurité, la gestion de leur patrimoine routier et la transition écologique. »

L.G.

Journée technique nationale de la signalisation horizontale et verticale. Parc des expositions d’Avignon. Jeudi 1er octobre 2026. Accueil à partir de 8h. Fin de la journée : 16h30. Stationnement gratuit. Entrée gratuite pour les collectivités


Contact Média : 20 ans à mettre l’humain au cœur de la relation-client

C’est au Castel à Villeneuve-lès-Avignon que l’entreprise avignonnaise Contact Média vient de célébrer son 20e anniversaire entourée de ses clients, ses partenaires et ses collaborateurs. L’occasion la société fondée en 2006 par Fabien Ledoux de rappeler son attachement à ses collaborateurs, ses clients, ses partenaires et son

« A l’origine, nous sommes partis avec une idée assez simple : permettre aux entreprises de confier une partie de leurs relations clients à un partenaire capable de les représenter avec professionnalisme, proximité et surtout avec humanité, rappelle Fabien Ledoux qui a créé la société Contact Média en 2006 à Carpentras.

« Depuis, beaucoup de choses ont changé, poursuit le dirigeant vauclusien. Nous avons grandi, déménagé, appris, parfois tâtonné, beaucoup travaillé et surtout énormément évolué car notre métier s’est profondément transformé. Mais une chose n’a jamais changé, derrière chaque appel, chaque rendez-vous, chaque demande, il y a une personne. Et c’est cette relation humaine qui reste le cœur de notre métier. »

« L’avenir de notre métier ne sera pas l’humain contre l’intelligence artificielle, ce sera l’humain avec l’intelligence artificielle. »

Fabien Ledoux, président de Contact Média

« Aujourd’hui, depuis Avignon, nous accompagnons les entreprises locales, régionales et nationales dans leurs relations clients, leur développement commercial, leur réception d’appels et désormais également dans l’intégration de solutions d’intelligence artificielle. Et je suis convaincu d’une chose, l’avenir de notre métier ne sera pas l’humain contre l’intelligence artificielle, ce sera l’humain avec l’intelligence artificielle. La technologie pour apporter de la rapidité, de la disponibilité et de la performance. L’humain pour apporter l’écoute, l’émotion, le discernement, l’empathie et la confiance. C’est cette combinaison que nous voulons continuer à construire chez Contact Média », insiste Fabien Ledoux qui est aussi président de l’AIST 84 (Association interentreprises pour la santé au travail de Vaucluse) depuis le printemps dernier.

Cet anniversaire au Castel a été aussi l’occasion pour Fabien Ledoux de rappeler l’importance de ses collaborateurs dans cette aventure entrepreneuriale avec « toutes celles et ceux qui ont participé à cette histoire depuis 2006. Il y a bien sûr toute l’équipe de Contact Média qui fait vivre cette entreprise au quotidien et qui est la voix de nos clients. Qui représente leur entreprise, leurs marques, leurs valeurs. Et très souvent, leurs propres clients ne savent même pas qu’ils parlent à Contact Média. C’est finalement l’un des plus beaux compliments que l’on puisse recevoir dans notre métier. Lorsque nous faisons parfaitement notre travail, nous devenons simplement une extension de l’entreprise que nous représentons. Dans un monde où on parle sans cesse de conquêtes commerciales, on oublie parfois que la fidélité d’un client est probablement l’une des plus belles preuves de satisfaction. »

« Nous avons créé des emplois ici. »

Un ancrage fort dans le territoire
« Contact Media est entreprise à taille humaine, profondément ancrée dans son territoire, mais avec l’ambition d’accompagner des entreprises partout en France. Contact Media est né à Carpentras, s’est développé en Vaucluse, et poursuit aujourd’hui son aventure à Avignon. Nous avons créé des emplois ici. Nous avons développé des compétences ici. Et nous sommes fiers d’être une entreprise de ce territoire », martèle le dirigeant de cette entreprise d’une trentaine de salariés pour un chiffre d’affaires 2025 estimé à près de 1,4M€.

« Ce qui m’intéresse davantage, ce sont les années qui arrivent. »

« Alors 20 ans, ce serait normalement le bon moment pour regarder dans le rétroviseur. Mais ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas vraiment mon exercice préféré. Ce qui m’intéresse davantage, ce sont les années qui arrivent. Notre métier va énormément évoluer. L’intelligence artificielle va encore bouleverser la relation client. Les entreprises vont demander toujours plus de réactivité, de personnalisation et de performance. Je suis convaincu que Contact Media a une très belle carte à jour. Parce que nous avons 20 ans d’expérience. Mais surtout parce que nous avons toujours conservé l’envie d’évoluer, comme si nous venions de commencer. L’objectif pour la suite est donc simple. Continuer à grandir, continuer à innover, continuer à créer des emplois et des compétences, continuer à accompagner nos clients et surtout continuer à construire une entreprise où la technologie reste au service de nous. »

Laurent Garcia

20 ans de collaborations sans failles
Si cette soirée d’anniversaire au Castel célébrait les 20 ans d’existence de Contact Média, cet événement était aussi l’occasion pour Fabien Ledoux d’honorer les 20 ans de collaborations avec Martial Richard (à droite sur photo), directeur commercial de l’entreprise basée en Courtine.
« Vingt ans côte à côte dans une entreprise, cela crée forcément quelques souvenirs, rappelle le président de Contact Média qui lui a remis la médaille du travail lors de cette soirée. Des clients gagnés, des périodes plus difficiles que d’autres, beaucoup de projets, de changements, quelques désaccords parfois. Vingt ans de collaboration c’est mais surtout énormément de chemins parcourus ensemble. Martial a accompagné Contact Media pendant pratiquement toute son histoire. Il a connu ses évolutions, ses transformations, son développement, et il a largement contribué à ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Et cette année est évidemment particulière puisqu’il prendra sa retraite au mois de décembre. »
Cette mise en lumière a aussi été le moment pour Fabien Ledoux de saluer l’importance de son épouse, Shirley Ledoux, dans cette aventure.
« Shirley, ce n’est pas seulement ma femme, c’est aussi quelqu’un qui travaille avec moi quasiment depuis le début de Contact Media, rappelle-t-il en s’adressant à elle. Elle a vécu de l’intérieur presque toute l’histoire de l’entreprise : les débuts, les changements, les périodes de croissance, les moments de doute, les décisions difficiles, les réussites, et toutes ces étapes qui font la vie d’une entreprise. Merci pour ton soutien et ta présence à mes côtés depuis toutes ces années. Cette histoire, nous l’avons aussi construite ensemble. »


Spin and Spells, un trio atypique au club de jazz avignonnais

Le trio Spin and Spells de la harpiste Raphaëlle Rinaudo

Saxophone, flûte peul et harpe, une association inédite pour une musique unique en son genre. Voici le pari audacieux et réussi de Rafaëlle Rinaudo et de son trio Spin & Spells. Tels trois acrobates ou magiciens, Rafaëlle, Simon et Raphaël nous interprètent ici un répertoire unique où la mélodie est centrale. Laissez-vous ensorceler par ce trio au groove envoûtant où jazz contemporain, polyrythmies et sonorités hypnotiques se réinventent à chaque instant.

Rafaëlle Rinaudo : harpe
Simon Winse Ngoni : flûte peul
Raphaël Quenehen : saxophones 

Samedi 3 octobre.20h30. 6 à 18€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85. 

Masterclass animée par Raphaëlle Rinaudo

Dans le cadre du concert Spin & Spells, Rafaëlle Rinaudo animera une masterclass réservée aux élèves du Conservatoire du Grand Avignon. Auditeurs et auditrices libres  sont également bienvenus. Moment privilégié entre artistes professionnels et musiciens curieux d’échanger, d’expérimenter et de jouer, les masterclass sont des rendez-vous riches d’enseignement et de plaisir !

Vendredi 2 octobre. 14h. 10€ pour les auditeurs libres. Gratuit pour les élèves du CRR du Grand Avignon. Sur inscription via info@ajmi.fr ou au 07 59 54 22 92.


Damien Malinas élu à la présidence de l’École supérieure d’art d’Avignon

Damien Malinas vient d’être réélu à l’unanimité à la présidence de l’Ecole supérieure d’art d’Avignon (ESAA).
Personnalité qualifiée désignée par l’État au sein du conseil d’administration, Damien Malinas est Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Inseac Sciences po Rennes. Il y est responsable du Master Culture et Communication depuis 2020. Il est membre du GIS Arts et Education. Ses recherches portent sur les publics de la culture, les grands festivals et l’éducation artistique et culturelle.

Michèle Nesme et Damien Malinas (les deux à gauche) lors de l’exposition des diplômés de l’ESAA à la Chapelle des Cordeliers durant l’été 2026. Crédit : ESAA/DR

Damien Malinas est élu pour 3 ans. Il exercera la gouvernance de l’établissement aux côtés de Michèle Nesme, vice-présidente, élue en juin 2026, à qui Olivier Galzi, maire d’Avignon, a donné son pouvoir permanent.
« Cette élection ouvre une nouvelle étape pour l’ESAA, établissement public de coopération culturelle créé par la Ville d’Avignon et l’État, à un moment où l’école poursuit le développement de son projet pédagogique sous la direction de Benoit Broisat, de sa recherche et de ses partenariats sur le territoire comme à l’échelle nationale et internationale », explique l’école dans un communiqué.
Michèle Nesme et Damien Malinas (les deux à gauche) lors de l’exposition des diplômés de l’ESAA à la Chapelle des Cordeliers durant l’été 2026. Crédit : ESAA/DR

Composition du conseil d’administration de l’ESAA
Représentants de la Ville d’Avignon
– Olivier Galzi, maire d’Avignon — pouvoir permanent donné à Michèle Nesme, vice-présidente de l’ESAA depuis juin 2026
– Violeta Lukic, adjointe au maire déléguée au patrimoine, aux musées et à l’industrie culturelle
– Laurent Rochut, adjoint au maire délégué à l’éducation et au spectacle vivant
– Viviane Savoye, conseillère municipale déléguée à l’artisanat et à l’urbanisme commercial
– Vincent Fuchs, conseiller municipal délégué à la vie associative et aux événements
– Corinne Moulin, conseillère municipale déléguée aux bibliothèques
Suppléants
– Michael Mc Manus-Schouchana, conseiller municipal délégué à la gestion, à la valorisation du patrimoine foncier, à l’international et aux jumelages
– Anaïs Hausmann, adjointe au maire déléguée à l’innovation et à la marque territoriale
– Corinne Chatriot, première adjointe déléguée à la dynamique commerciale
– Thierry Martines, conseiller municipal délégué au tourisme
– Emmanuelle Sokolowski, conseillère municipale déléguée à l’entrepreneuriat, à l’égalité et à la lutte contre les discriminations

Représentants de l’État
– Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, ou son représentant
– Claire Rannou, DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, ou sa représentante Dalia Messara, conseillère Enseignement supérieur

Personnalités qualifiées
– Damien Malinas, personnalité qualifiée de l’État — président
– Julien Gallon, personnalité qualifiée de la Ville d’Avignon

Représentants des personnels et des étudiants
– Hervé Giocanti, représentant des personnels enseignants
– Benoit Pype, représentant des personnels enseignants
– Laetitia Herbette, représentante des personnels administratifs et techniques
– Marie Garance Massal, représentante des étudiants
– Victor Mulé, représentant des étudiants


Immobilier, Fnaim 84 : ‘le Vaucluse reprend souffle’ d’après Jonathan Le Corronc Clady

« À Avignon comme en Vaucluse, les ventes repartent après deux années difficiles, mais les prix continuent de s’ajuster » observe Jonathan Le Corronc Clady, président de la Fnaim Vaucluse qui décrit un marché plus actif, plus exigeant et encore vulnérable aux taux d’intérêt comme aux incertitudes politiques.

«Le marché avignonnais redémarre sans retrouver l’euphorie des années précédentes, relate Jonathan Le Corronc Clady, président de la Fnaim 84 et vice-président de la Région Sud. Sur douze mois glissants de septembre à septembre, 1 690 transactions ont été enregistrées, dont 1 291 appartements et 399 maisons. Le prix moyen atteint 2 399€ le mètre carré. Les valeurs se sont toutefois tassées : –2,4 % sur un an. Sur trois mois, elles restent presque stables, à +0,1 %. La comparaison avec le temps long nuance ce recul : les prix demeurent supérieurs de 2,1 % à ceux d’il y a cinq ans et de près de 20 % à ceux d’il y a dix ans.»

Copyright Mireille Hurlin

Le plus gros des transactions se fait à Avignon
«Avignon conserve aussi un argument solide pour l’investissement locatif, relève le président de la Fnaim 84. Le loyer moyen s’établit autour de 12,50€/le m2, pour une rentabilité brute moyenne estimée à 6,3% sur les appartements. Un rendement attractif, mais désormais scruté à la loupe : fiscalité, travaux et performance énergétique peuvent rapidement modifier l’équation.»

Le Vaucluse sort de l’ornière, sans flambée des prix
«À l’échelle départementale, 7 588 logements ont changé de propriétaire en un an, soit une progression de 3,2%, remarque Jonathan Le Corronc Clady. Le mouvement reste moins marqué qu’au niveau national ou régional, mais il confirme une reprise de l’activité. Les prix, eux, se corrigent. Le mètre carré vaut en moyenne 2 681€, avec 2 172€ pour un appartement et 2 949€ pour une maison. Le recul atteint 1,4 % sur un an et 1,2 % sur trois mois.»

Copyright Fnaim 84

Pas d’effondrement pour autant
«Les prix restent 4,1% plus élevés qu’il y a cinq ans et près de 22% au-dessus de leur niveau de 2016. Le marché revient donc à davantage de mesure après plusieurs années de hausse. Le vendeur qui refuse encore cette nouvelle réalité risque surtout de laisser son bien s’attarder en vitrine. Le Vaucluse reste néanmoins plus exposé aux logements énergivores. Près de 24,6 % des diagnostics de performance énergétique réalisés dans le parc existant sont classés E, F ou G, contre 20,7 % en Région Sud et 31,1 % en France. À Avignon, cette proportion atteint 27,2% observe Jonathan le Corronc-Clady qui le répète : Le DPE (Diagnostic de performance énergétique) n’est plus une formalité administrative. Il pèse directement sur le prix, le montant des travaux et, pour les bailleurs, la possibilité de louer demain.»

Copyright Mireille Hurlin

La Région Sud résiste mieux
La Région Sud affiche 91 313 transactions sur douze mois, soit 4,8% de plus en un an. Son parc immobilier tourne davantage que la moyenne française : 2,9% de taux de rotation, contre 2,5% au niveau national. Les écarts entre départements sont toutefois nets. Les Bouches-du-Rhône comptent 28 260 ventes (+6,5 %), les Alpes-Maritimes 25 792 (+4,6 %) et le Var 23 067 (+3,5 %). Le Vaucluse ferme la marche avec 7 588 transactions (+3,2 %). Côté prix, la région conserve une meilleure résistance. Le mètre carré s’établit à 3 981€, en hausse de 0,7% sur un an et de 10,6 % sur cinq ans. Les Alpes-Maritimes progressent de 2,3 %, le Var de 1,2 %, tandis que les Bouches-du-Rhône reculent légèrement de 0,3 %.


En France, le rebond ralentit

Le marché national compte environ 954 000 ventes de logements anciens sur douze mois à fin juin 2026. C’est 5,2 % de plus qu’un an auparavant. Le contraste avec l’automne 2024 est marqué : le volume était alors tombé autour de 835 000 transactions. En moins de deux ans, plus de 100 000 ventes annuelles ont donc été regagnées. Mais l’élan s’essouffle. Après une nette remontée en 2025, le nombre de transactions tend à se stabiliser depuis le début de 2026. Les prix expliquent en partie ce redémarrage. Le prix moyen national atteint 2 963€ le mètre carré, en baisse de 1% sur trois mois et de 1,4% sur un an. Les acheteurs reviennent parce que les vendeurs acceptent davantage de négocier. Le ‘prix juste’ est redevenu la clé d’une transaction.

Copyright Mireille Hurlin

Le marché dépend toujours de la confiance
«Les volumes repartent, remarque Jonathan Le Corronc Clady, les prix se recalibrent et les acheteurs ont repris la main. La reprise existe. Elle avance simplement à pas prudents. Taux d’emprunt, inflation, coût de l’énergie et incertitudes géopolitiques continuent de peser sur les décisions. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les ménages peuvent aussi différer leur projet, dans l’attente d’une visibilité fiscale ou réglementaire.» Le président de la Fnaim 84 invite pourtant à ne pas raisonner à l’échelle de quelques mois. Un achat immobilier se pense sur 10, 15 ou 20 ans. «Attendre une hypothétique période sans incertitude revient souvent à attendre indéfiniment.»

La Fnaim fait le ménage et veut bouter les faux agents immobiliers
Jonathan le Corronc Clady hausse le ton contre ceux qui se présentent comme ‘agents immobiliers’ sans détenir la carte professionnelle obligatoire. Après plusieurs années de pédagogie et de rappels à la loi, la Fnaim 84 estime que le temps des avertissements est révolu. Pour passer à l’action ? Elle s’appuie sur son réseau départemental et sur les conventions déjà signées avec les barreaux d’Avignon et de Carpentras. Ces partenariats doivent faciliter l’examen juridique des situations signalées et, lorsque les faits sont établis, l’engagement des démarches nécessaires auprès de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations), de la DGCCRF 84 (Direction générale de la Concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ou des juridictions compétentes. Jonathan Le Corronc Clady estime que l’usurpation d’un titre réglementé brouille le marché et expose les particuliers, qui confient parfois leur patrimoine à des intermédiaires dépourvus des garanties, de l’assurance et des obligations de formation attachées à la profession. La loi Hoguet stipule que l’usage abusif du titre peut conduire jusqu’à six mois d’emprisonnement et 7 500€ d’amende. Le Vaucluse compte 390 agents immobiliers. La Fnaim 84 compte 109 cabinets, 1 500 en Région Sud et 10 000 en France.

Des chiffres pour repères
Avignon : La Fnaim 84 dénombre 1 690 transactions sur 12 mois de septembre à septembre à Avignon, en 2025 ;  Vaucluse : 7 588 transactions, +3,2 % sur un an ; Région Sud : 91 313 transactions, +4,8 % ; France : environ 954 000 transactions, +5,2 % ;
A l’automne 2024 : 6 699 logements anciens vendus en Vaucluse ; 80 186 transactions en Provence-Alpes-Cote d’Azur et 775 000 ventes en France ;
En 2023 et en Vaucluse : 13 935 biens vendus ;
En 2022 : 10 394 logements anciens vendus en Vaucluse ; 113 543 en Paca et 1,177 millions de transactions en France.
Mireille Hurlin


À Avignon, les greffiers des tribunaux de commerce font le lien entre protection et transparence des données

Le jeudi 24 septembre, greffiers, invités et partenaires se sont rendus à Avignon, dans le cadre majestueux du Palais des Papes, pour le 138e Congrès national des greffiers des tribunaux de commerce.

« Quel étonnant et merveilleux endroit pour un congrès national », a commencé par dire Christophe Hazard, secrétaire général du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce, pour ouvrir ce nouveau Congrès qui s’est tenu au Palais des Papes le jeudi 24 septembre.

L’occasion pour les greffiers de se retrouver pour une journée de formation et d’échange autour d’une thématique. « Les sujets abordés à l’occasion des congrès permettent chaque année de découvrir, de réfléchir ou d’approfondir des thèmes passionnants qui font sens avec l’activité quotidienne des greffiers », a poursuivi le secrétaire général. Après le sujet de l’identité, de la francophonie et l’année dernière de l’intelligence artificielle, le 138e Congrès a porté sur les données économiques, entre protection et transparence.

Une édition à Avignon

Pour cette 138e édition du Congrès national des greffiers des tribunaux de commerce, c’est la Cité des Papes qui a été désignée comme ville d’accueil. Un choix pas anodin puisque son tribunal de commerce a été sélectionné pour expérimenter le tribunal des activités économiques (TAE) aux côtés d’onze autres villes françaises.

« Outre sa beauté et sa majestuosité, la ville d’Avignon fascine par sa vitalité, son ouverture, et a toujours été un carrefour d’influence où l’information et la confiance se croisaient, le commerce se faisait ou se défaisait. »

Me Bertrand Dubujadoux, président du Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce

De plus, cette édition a célébré un double anniversaire : les 50 ans du Centre des congrès d’Avignon et les 150 ans du Congrès des greffiers des tribunaux de commerce, qui compte seulement 138 éditions en raison des interruptions lors des deux guerres mondiales. « Cela faisait 25 ans qu’il n’y avait pas eu ce congrès à Avignon », a affirmé Me Aurélie Martinelli, greffière du TAE d’Avignon et du tribunal de commerce d’Aubenas. La Cité des Papes a accueilli cet événement quatre fois en tout : en 1921, 1975, 2001 et 2026.

Une édition hommage

Aussi, ce 138e Congrès a été l’occasion de rendre hommage à Guillaume Jouvenceau, greffier au tribunal de commerce d’Avignon, qui est décédé l’année dernière. 

« Depuis maintenant plus d’un an, nous continuons à deux une aventure que nous avons pourtant commencé à quatre aux côtés de Max et Guillaume Jouvenceau, ont expliqué, non sans émotion, Me Aurélie Martinelli et Me Manon Charnay. Max, après 50 années passées au service de la profession, a pris une retraite amplement méritée. Il a exercé les six dernières années de sa carrière aux côtés de Guillaume, son fils. Guillaume nous a rejoint à Avignon en 2016 avec cette énergie débordante qui le caractérise. Il inspirait le respect par son intelligence, ses connaissances et son engagement, et il inspirait l’affection par son sourire et sa bonne humeur. »

Une journée en quatre temps

Après les discours introductifs, qui ont permis d’expliquer le choix d’Avignon pour ce nouveau congrès et qui ont permis, par la même occasion, de dévoiler les richesses du territoire, la journée de formation a pu débuter. « Cette journée est importante parce que c’est l’occasion de nous former, a expliqué Me Martinelli. On a un métier qui évolue énormément, donc il y a des enjeux qu’il faut pouvoir intégrer dans notre quotidien, dans notre métier, dans nos pratiques. »

Au programme de ce 138e Congrès, quatre moments forts autour de la thématique de cette édition :

  • La mobilisation de l’État dans la sécurisation des données économiques
  • L’open data et la protection des données économiques, deux objectifs inconciliables ?
  • Les informations stratégiques dans les registres d’information légale tenus par les greffiers des tribunaux de commerce
  • L’information économique, bien public ou actif essentiel

Les greffiers des tribunaux de commerce, sentinelles de l’activité économique ?

Si le congrès portait cette année sur les données économiques, leur protection et leur transparence, c’est en réalité le rôle du greffier qui était au cœur de cet événement dont le thème était plus précisément : ’Les greffiers des tribunaux de commerce, sentinelles de l’activité économique’.

« Pouvoir pousser la porte d’un tribunal reste l’assurance d’une écoute qui continue d’exister. »

Me Bertrand Dubujadoux

Un sentinelle, c’est celui qui monte la garde, observe, et alerte avant que le danger ne soit visible. Une connotation presque militaire qui peut aujourd’hui s’appliquer aux greffiers des tribunaux de commerce. « À une époque où on parle de tout digital, pouvoir pousser la porte d’un tribunal, d’un greffe proche de chez soi, reste l’assurance d’une écoute qui continue d’exister, a affirmé le président du Conseil national. C’est la certitude qu’une justice humaine persiste où le sourire et la réponse d’un humain valent mieux que ceux d’un agent robotisé. »

C’est dans la salle du Conclave du Palais des Papes qu’a eu lieu le 138e Congrès national des greffiers des tribunaux de commerce. ©Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce

Un équilibre entre transparence de la vie économique et protection des données

Le greffier tient un rôle essentiel qui concilie la transparence des données économiques et leur protection, deux pendants qui, à première vue, semblent opposés. Pourtant, le greffier tend à garder un équilibre entre les deux. « On se rend compte aujourd’hui avec l’open data qu’il y a un nombre très important de données qui sont diffusées, utilisées, réutilisées, et c’est important d’accéder à l’information pour la transparence de la vie économique, justifie Me Aurélie Martinelli. Mais on se rend compte aussi qu’au travers de cette accessibilité à l’information, il y a énormément de fraude et beaucoup de données personnelles qui peuvent aussi être diffusées. »

Nombre de dirigeants se sont fait agresser chez eux parce que leur adresse personnelle a été dévoilée parmi ces informations. Ainsi, le décret n°2025-840 du 22 août 2025 a été publié et permet désormais aux chefs d’entreprises de masquer leur adresse personnelle sur les documents publics. Une démarche qui s’effectue en ligne via le Guichet unique de l’INPI.

La diffusion de l’information au cœur du métier des greffiers

Ainsi, le greffier a pour objectif de maintenir l’équilibre entre transparence et protection. « On se doit de diffuser une donnée qui est contrôlée, vérifiée, exacte et certifiée », affirme la greffière. Concernant la protection des données, elle est un peu plus complexe, l’open data étant un facteur plus récent qui reste aujourd’hui difficile à cerner et dont les limites sont souvent floues.

« Il faut identifier les données sensibles, celles qui sont absolument nécessaires à l’information des tiers. C’est un travail de juste équilibre qui se fait au fil des jours. »

Me Aurélie Martinelli

« On va adapter petit à petit notre façon de travailler, permettant d’occulter, comme je l’ai dit, les adresses personnelles par exemple, en permettant de déposer des actes sans certaines données qui ne seraient pas nécessaires pour l’information des tiers, mais aussi en permettant au tribunal d’accéder à ces informations, qui ne peuvent pas être transmises en open data, mais qui sont essentielles dans la vie économique et aussi en cas de procédure judiciaire », poursuit-elle.

Des difficultés pour les entreprises à se tourner vers le tribunal

Bien que le TAE d’Avignon encourage les dirigeants à se rapprocher du tribunal en cas de difficultés, avant qu’il ne soit trop tard, trop peu prennent cette initiative, associant le tribunal avec la sanction. « Bien qu’il y ait moins de retenue qu’avant, on constate encore aujourd’hui que c’est difficile pour eux, notamment ceux dont l’entreprise est jeune, de venir au tribunal dès lors qu’ils rencontrent la première difficulté », ajoute Me Martinelli. Le département a d’ailleurs enregistré un record de disparition d’entreprises de juin 2025 à juin 2026 ainsi qu’une augmentation de perte d’emploi chez les chefs d’entreprises durant le premier semestre 2026.

Entre le 1er janvier et le 31 août 2026, le Vaucluse a totalisé 97 entretiens de prévention à l’initiative des entreprises, soit -2% par rapport à l’année dernière. En revanche, 237 entretiens se sont tenus à l’initiative du président du TAE d’Avignon, Jean-Michel Calleja, contre 177 pour la même période en 2025. On observe donc une augmentation de +34%. Cela laisse présager une confiance grandissante de la part des dirigeants envers le TAE et ses greffiers, qui se veulent les sentinelles de l’activité économique vauclusienne.


Le violoniste Nicolas Dautricourt s’invite au Délirium

L’Orchestre National Avignon-Provence (ONAP) s’associe au Délirium

Pour cette saison 2026-2027, l’Onap s’associe à la salle de concert Le Delirium pour proposer une série de soirées où des solistes de renom  viendront faire résonner leur musique avec des musiciens de l’Onap. Des soirées qui promettent une grande liberté musicale, pour des concerts remarquables et intimes. Après Nicolas Dautricourt, le Délirium recevra en novembre le clarinettiste Pierre Génisson, le saxophoniste Léo Margue, l’accordéoniste Carmela Delgado et le guitariste Tomas Bordalejo en janvier et la pianiste Lise de la Salle en mars. Le maître mot de cette saison est « ouverture » : faire vivre la musique contemporaine ou classique partout.

Le violoniste Nicolas Dautricourt inaugure cette saison au Délirium avec cinq musiciens de l’ONAP

Pour ce concert, Nicolas Dautricourt et les musisciens de l’ONAP proposeront un programme construit autour de la musique d’Harold Arlen, Charlie Chaplin, Georges Gershwin ou Astor Piazzola à partir d’arrangements et transcriptions signés par Nicolas Dautricourt. 

Violon : Nicolas Dautricourt 
Avec les musiciens de l’Onap 
Cordelia Palm : violon super soliste
Fabrice Durant : alto 
Louise Rosbach : violoncelle
Masanao Ninomiya : violoncelle
Mio Yamashita : clarinette

Mercredi 30 septembre. 20h. 10 à 24€. Le Delirium. 1 rue Mignard. Avignon. 04 90 85 44 56.

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