17 juin 2026 |

Ecrit par le 17 juin 2026

(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Le clip ‘Pick your poison’, produit pour un jeu vidéo par Potion Projects et Ninoc Studio, et fabriqué par Circus, implanté à Avignon, est sélectionné au Festival International du Film d’Animation d’Annecy 2026, qui se tiendra du dimanche 21 au samedi 27 juin.

Peu à peu devenue la capitale mondiale du film d’animation, la ville d’Annecy accueillera une 50e édition de son Festival international du film d’animation du 21 au 27 juin. Durant une semaine sera célébré le meilleur du cinéma d’animation dans le monde.

Parmi les œuvres sélectionnées, il y a le clip musical d’animation Pick your poison, fabriqué par les studios Circus, qui sont notamment implantés à Avignon, dans la catégorie ‘Cinématiques et bandes-annonces de jeux vidéo’. « Cette sélection illustre la reconnaissance du projet à l’échelle internationale et confirme la capacité des studios français, comme Circus, à participer à des productions de premier plan mondial », affirme Jérôme Bacquet, cofondateur et coprésident de Circus.

À mi-chemin entre la 2D et la 3D

Ce projet est né à l’issue de 18 mois de collaboration entre Potion Projects, qui a fait la production et la direction créative, Ninoc Studio la production et la réalisation, Circus la fabrication 3D/VFX, et Tencent Games / Neople l’édition du clip. Ce dernier « donne vie à I-D, un groupe de K-pop fictif entièrement imaginé à partir de l’univers de Dungeon Fighter Online, l’un des jeux de rôle en ligne les plus joués au monde », expliquent les studios Circus.

Le clip fait preuve d’un réel défi technique puisqu’il fait le mélange étonnant entre la 2D et la 3D. « Le résultat est une œuvre hybride rare, où la liberté de mouvement de la caméra 3D rencontre la dimension graphique et expressive de la 2D », ajoutent les studios d’animation implantés à Avignon.

Le clip sera projeté le mardi 23 juin de 17h15 à 19h15 dans la Salle de l’Europe (étage 1) de l’Impérial Palace lors du Marché international du film d’animation d’Annecy (Mifa).


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Après Apt le mois dernier, les boulangeries Ange vont ouvrir un nouvel établissement à Avignon. Cette boulangerie sera située 104 route de Montfavet au tout début de la zone de Fontcouverte. Elle ouvrira mercredi 8 juillet prochain.
Dans ce cadre, l’enseigne créée à Miramas en 2008 par François Bultel et ses deux associés
Patricia Gaffet et Patrice Guillois, vient de lancer le recrutement de 25 salariés.
Pour mener ces embauches, Ange va s’appuyer sur France Travail afin de proposer une cession recrutement le mercredi 24 juin. Ce job dating se déroulera de 9h à 16h au sein de l’agence France Travail d’Avignon de Joly-Jean située 15 rue Madame de Sévigné dans la cité des papes. Trois types de métiers y seront proposés : boulangers, préparateurs, vendeurs et responsable adjoint. Ces postes sont à pourvoir en CDI à 35h et 39h par semaine.

Découvres les postes à pourvoir en cliquant ici ou ici

La 3e boulangerie de Pascal Moulai
Cette nouvelle boulangerie sera la troisième à être gérée par Pascal Moulai qui est déjà à la tête de deux établissements Ange, à Avignon (la première du département ouverte en 2015 dans la Zac de la Cristole) ainsi qu’au Pontet dans le secteur de Réalpanier. Cette fois-ci, le franchisé se lance dans cette nouvelle aventure avec son fils. Avec l’embauche des nouveaux salariés, Pascal Moulai emploiera 65 personnes environ sur le territoire du Grand Avignon.

Trois types de métiers sont proposés : boulangers, préparateurs, vendeurs et responsable adjoint. Ces postes sont à pourvoir en CDI à 35h et 39h par semaine. Crédit : Ange/Lightupstudio

Un nouvelle boutique de 350m2
Le nouvel établissement Ange Avignon-Fontcouverte s’étendra sur 350 m2. « Il disposera d’un espace de restauration moderne et chaleureux et d’un laboratoire ouvert, explique l’enseigne. Elle proposera une fabrication des pains tout au long de la journée, offrant à sa clientèle de gourmands produits réalisés sur place : pains, pizzas, salades, sandwichs, tartes et autres boissons chaudes. Pascal Moulai a déjà identifié plusieurs associations pour offrir ses invendus et plusieurs clubs sportifs pour devenir partenaire. »
En moyenne, chaque boulangerie Ange accueille quotidiennement 800 clients et vend 1 500 baguettes.
Aujourd’hui, le groupe totalise près de 300 points de vente dont 180 en franchisés et regroupe 6 000 collaborateurs. En 2026, Ange prévoit l’ouverture de 40 boulangeries en France et au Canada.


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Terroirs en Fête : record de fréquentation pour cet évènement populaire qui met à l’honneur les paysans et producteurs de tout le Vaucluse

12 500 entrées! + 2 500 qu’en 2025 au Parc de l’Arbousière, ce week-end à Châteauneuf-de- Gadagne. Des parents, des enfants, des séniors, des bébés dans leur poussettes, une ambiance famille et bonne franquette pour cette 9ème édition de « Terroirs en Fête » organisée par le Conseil Départemental de Vaucluse. Et ses agents n’ont pas chômé pour tout installer en pleine nature, certains ont même dormi sur place pour que la célébration de l’agriculture soit au top! Avec les 1 600 places de parkings auto, celui pour les vélos, le flêchage du Marché de Saveurs, de l’Espace Restauration.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Département de Vaucluse | Officiel (@departementdevaucluse)


Dès l’entrée, pour vous déplacer au milieu des 4 hectares à l’abri du soleil grâce aux arbres, on vous remettait un plan avec la Ferme pédagogique, le Village des pitchouns, l’Espace élevage, l’Atelier de démonstrations culinaires, le stand des Côtes-du-Rhône avec les Compagnons. Les visiteurs avaient le choix entre le Rucher des Marjoraines et son miel, les Chouchoux du Ventoux, les Croquants de Velleron, les Fruits de Campredon, la Confrérie du Taste-Fougasse et le stand de l’AOP Cerises de France. Côté Salon des Vins et Spiritueux, 25 exposants, dont La distillerie « Les chineurs de Malt » du Thor, le Domaine de la Camarette de Pernes-les-Fontaines, la Cave Clauvallis de Saint-Didier, le Domaine Les Hautes Briguières de Mormoiron.

Course des “pitchouns“ en draisienne.

Dès l’ouverture, samedi à midi, la Présidente Dominique Santoni, après avoir salué tous les exposants, a insisté : « Grâce à Terroirs en Fête, nous comprenons les métiers de l’alimentation, le savoir-faire et la passion qui animent nos paysans, nos producteurs du champ à l’assiette, de la fourche à la fourchette, du fruit au dessert, de l’abeille au miel. Et qui de mieux pour cette 9ème édition que Marcotte pour représenter cette grande fête de l’agriculture? »

L’invitée d’honneur qui est la marraine de ces « Terroirs en Fête » lui répond, tout sourire : « J’aime tout ce qui est bon. Je suis gourmande et j’admire ce que les producteurs vauclusiens nous proposent, c’est un bonheur de voir à quel point ils sont passionnés par l’excellence ».

Sylvain et Marina du “Domaine du Coffre“ à Pertuis

Parmi les caveaux présents, « Le Domaine du Coffre » de Pertuis, avec à sa tête 3 frères, Sylvain, Aurélien et Florent et leur maman Cathy qui crée les étiquettes à l’aquarelle. Sur leurs 7 hectares à 350 mètres d’altitude, ils produisent depuis 3 ans les trois couleurs, avec les « Le chant des Vignes » et « La Clef des Sens ». Ils proposent aussi deux gîtes au coeur du Luberon. En tout, 20 000 bouteilles sortent de leur chai chaque année.

Lara Compan, la gagnante du concours de la tarte à la fraise organisée par nos confrères d’ICI Vaucluse

Ce week-end, la radio Ici Vaucluse avait délocalisé son studio pour aller à la rencontre des auditeurs. Autour de la directrice Valérie Derrer, de la responsable des programmes Sabine Maillochon, David Bérard a notamment animé le concours de tartes à la fraise. Et c’est Lara Compan de Montfavet qui a gagné pour sa tarte revisitée « Rosée d’un matin en Provence ».

A l’année prochaine! Save the date : 12 & 13 juin 2027.

Andrée Brunetti


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Jusqu’à présent on avait beaucoup parlé d’elle, mais elle s’était peu exprimée dans les médias. Nouvelle adjointe déléguée à l’innovation et à la création de valeur territoriale de la ville d’Avignon, Anaïs Hausmann est désormais en plein lumière. En effet, la compagne d’Olivier Galzi, nouveau maire d’Avignon, briguera l’un des trois sièges de sénateur lors des élections qui se dérouleront le dimanche 27 septembre prochain. Elle le fera sous l’étiquette ‘Le bon sens des territoires’, le mouvement que vient de lancer Olivier Galzi afin d’essaimer au niveau national. Entretien avec la candidate désormais déclarée.

Pour quelle raison êtes-vous candidate aux prochaines élections sénatoriales en Vaucluse ?
« Depuis plusieurs mois, au contact des élus locaux, des habitants, des acteurs associatifs et économiques, j’ai constaté une même attente : être davantage écoutés, considérés et surtout retrouver du bon sens dans la manière de faire de la politique. Aujourd’hui, beaucoup de Français ont le sentiment d’une politique déconnectée et ils ont raison. Je crois au contraire à une politique de proximité, enracinée dans son territoire, capable d’écouter le terrain avant de décider – c’est à dire une politique qui part du territoire plutôt que des partis ou de l’idéologie. Le Sénat, comme plus largement notre appareil politique, a besoin de profils différents, des entrepreneurs je le crois. Mon engagement s’inscrit pleinement dans cette volonté de faire de la politique autrement : moins dans les logiques d’appareils, plus ancré dans le territoire et avec plus de lien humain. J’ai financé mes études seule, j’ai construit mon parcours sans filet. Je sais ce que c’est quand le système ne vous aide pas. Et quand le système ne vous aide pas, il faut trouvez une autre porte. C’est exactement ce que je viens faire au Sénat, trouver d’autres portes pour les élus vauclusiens qui sont bloqués par un système complexe. »

Crédit : DR

« Se présenter aux sénatoriales, c’est proposer une vision – pas déclarer une guerre. »

Comment voyez-vous votre rôle de sénatrice et comment l’inscrivez-vous dans la continuité de la dynamique de l’élection d’Olivier Galzi à la mairie d’Avignon ?
« Le rôle d’un sénateur, c’est d’être le trait d’union entre le terrain et la loi. Et un sénateur efficace pour un territoire comprend à la fois les réalités locales et les mécanismes du Sénat. Il doit défendre les équilibres locaux, faire remonter les besoins réels du terrain dans la fabrication de la loi et faire avancer les dossiers qui bloquent au niveau national. Je vois ce rôle avec une approche très simple : être proche et à l’écoute des élus et porter leurs combats. Je veux être une sénatrice sur le terrain ainsi qu’une sénatrice à temps plein (voir encadré : ‘Cumul des mandats’). Je veux me battre pour nos élus fidèlement et sincèrement. Tout ceci s’inscrit naturellement dans la dynamique que nous portons ensemble avec Olivier Galzi et toute l’équipe qui l’a emporté lors des dernières municipales à Avignon (voir encadré : ‘Du bon sens près de chez vous au bon sens loin de chez vous ?’). La logique est la même : partir du quotidien, des réalités locales et du bon sens. En redonnant davantage de poids au terrain et aux élus qui agissent concrètement au quotidien pour faire avancer le Vaucluse. »

Parcours
Anaïs Hausmann, 44 ans, est conseil en stratégie de marque. Elle intervient ainsi notamment avec sa société de conseil Les Trois Grâces auprès de clients prestigieux comme LVMH, Boucheron, BNP Paribas, Porsche, Arte ou bien encore M6… Diplômée d’un master 1 en Commerce et Affaires internationales à l’Idrac Business School Paris-Courbevoie, ainsi que d’un master 2 en Marketing et Communication de Luxe à l’Institut Supérieur d’Études du Management de Marne-la-Vallée, elle est aussi responsable stratégie, développement et innovation de la société Justplay. Enfin, elle intervient également dans la production de projets musicaux en tant qu’indépendante.

Les sénatoriales, c’est vraiment l’élection des élus du territoire, tout particulièrement les élus ruraux qui sont une majorité en Vaucluse. Comment entendez-vous porter leurs aspirations ?
« Comme je l’ai déjà dit ces derniers mois, j’ai rencontré de nombreux maires et élus locaux. Et ce qu’ils disent revient souvent : on leur donne toujours plus de responsabilités, mais avec toujours moins de moyens, moins de liberté et des contraintes administratives de plus en plus lourdes. Beaucoup d’élus ruraux ont aujourd’hui le sentiment de devoir se battre en permanence pour maintenir des services essentiels, faire avancer un projet, préserver une école, gérer l’eau, les infrastructures ou simplement garder leur commune vivante. Je crois profondément que ces élus méritent toute notre considération. Ce sont eux qui tiennent le territoire au quotidien, souvent avec très peu de moyens mais avec un engagement immense. Ma réponse, c’est un mandat construit autour des besoins réels des communes : simplification administrative, défense de la liberté des maires, meilleure gestion locale de l’eau, accompagnement du désenclavement, accès aux services publics, soutien aux projets locaux et défense des capacités d’investissement des collectivités. Les élus ruraux n’ont pas besoin d’un sénateur qui parle d’eux depuis Paris. Ils ont besoin de quelqu’un qui connaît leurs réalités, qui les écoute et qui se bat concrètement pour eux au Sénat. C’est ce que je veux faire. »

« Les élus locaux ont toujours plus de responsabilités mais moins de moyens. »

Cumul des mandats : « je me consacrerai entièrement au mandat sénatorial. »
Concernant le cumul des mandats, Anaïs Hausmann est catégorique : « Si je suis élue, je me consacrerai entièrement au mandat sénatorial. Je quitterai mon activité de conseil dans le privé mais aussi mes fonctions d’adjointe à la Ville. Pas parce qu’on me le demande, mais parce qu’il faut un sénateur à temps plein, pas un sénateur entre deux agendas. »
En revanche, si initialement elle nous avait précisé qu’elle abandonnerait ses autres mandats elle restera finalement conseillère municipale et également conseillère communautaire du Grand Avignon afin de « rester au contact de la réalité du quotidien des élus de terrain. »

Dans cette logique quels sont les projets et les thèmes locaux que vous souhaiteriez porter auprès de la chambre haute du parlement ?
« Le premier enjeu, c’est la simplification administrative. Aujourd’hui, beaucoup de maires et d’élus locaux passent davantage de temps à gérer des contraintes réglementaires qu’à faire avancer leurs projets. Il faut redonner de l’air aux communes, simplifier les procédures et faire davantage confiance aux élus de terrain. »
« Deuxième enjeu, la décentralisation – pas un transfert de compétences sur le papier, mais un vrai retour du pouvoir aux élus locaux. Aujourd’hui, les maires ont les responsabilités sans les leviers. Il faut leur rendre la liberté de décider, d’agir et d’innover sur leur propre territoire. Je veux aussi défendre une approche plus pragmatique du foncier économique. Trop de projets sont ralentis voire bloqués par des normes devenues excessivement rigides. Bien sûr, il faut préserver nos équilibres environnementaux, mais il faut aussi permettre à nos communes de se développer, d’accueillir des entreprises, de créer de l’emploi et de maintenir une activité économique locale. Le ZAN (Zéro artificialisation nette) est une bonne intention mal calibrée car appliqué uniformément, il condamne les villages qui ont besoin de construire pour survivre. Un village de 300 habitants dans le Luberon n’a pas le même rapport au foncier qu’une ville moyenne. Ma position au Sénat : différencier l’application du ZAN selon la réalité des territoires, donner aux maires ruraux des dérogations ciblées pour le logement principal et les équipements publics, et arrêter de traiter une commune de 400 habitants comme une zone urbaine dense. »
« Je souhaite également soutenir les infrastructures essentielles pour notre territoire, comme la LEO, pour le désenclavement, la mobilité, l’attractivité économique et la qualité de vie des habitants. Trop de projets avancent aujourd’hui avec des lenteurs incompréhensibles alors qu’ils sont attendus depuis des années par les élus et les habitants. La question de l’eau sera également centrale. Dans notre département, l’eau est une ressource sous pression. Nous devons mieux la protéger, mais aussi permettre une gestion plus locale, plus adaptée aux réalités du terrain et aux enjeux climatiques de demain. Tous les chantiers que je souhaite porter ont un fil conducteur : rendre aux élus la liberté d’agir sur leur propre territoire. »

« Rendre aux élus la liberté d’agir sur leur propre territoire. »

Que répondez-vous à ceux qui doutent de votre légitimité à vous présenter à cette élection. Notamment, sur le fait que vous ne connaissais pas le Vaucluse depuis longtemps et qui mettent en avant votre inexpérience politique tout en rappelant que vous êtes la compagne d’Olivier Galzi ?
« D’abord, le Vaucluse, je ne le découvre pas. J’ai grandi à Valence, dans la Drôme dans cette culture du Rhône, avec des réalités territoriales, agricoles et rurales très proches de celles du Vaucluse. Les agriculteurs qui irriguent dans la Drôme et ceux qui irriguent en Vaucluse ont les mêmes problèmes d’accès à l’eau, les mêmes inquiétudes face à la sécheresse, les mêmes enjeux de transmission. Ce sont des territoires cousins, géographiquement et culturellement. Le Ventoux se voit depuis les routes drômoises. Quand on compare Grignan ou Mirmande à Gordes ou Venasque, on retrouve la même pierre, la même lumière, le même mistral. Et au-delà de cela, j’ai aussi une histoire personnelle avec le Vaucluse. Étudiante, j’ai travaillé plusieurs saisons en restauration à Pernes-les-Fontaines. J’ai passé beaucoup de temps à Saint-Saturnin-lès-Avignon et à Carpentras… et puis désormais j’ai une deuxième vie ici à Avignon avec Olivier. »

Anaïs Hausmann, ne s’en cache pas. Elle est la compagne d’Olivier Galzi (ici lors de la présentation en meeting de la liste du nouveau maire d’Avignon). Pour autant, elle revendique un engagement personnel et autonome.Crédit : DR

« Apporter une culture de projet, de responsabilité et de résultats. »

« Concernant l’inexpérience politique, je crois justement que c’est ma force. Je viens avec un autre parcours. Celui de quelqu’un qui a entrepris, pris des risques, connu des réussites mais aussi des échecs d’entreprise. Je connais les difficultés du terrain, les lourdeurs administratives, les dossiers bloqués, les réalités concrètes vécues par ceux qui créent, investissent et essaient d’avancer. Beaucoup de responsables politiques ont passé toute leur vie dans les appareils. Moi, je viens avec une culture de projet, de responsabilité et de résultats. Et puis, j’apporte aussi une forme de liberté. Quand on a grandi dans un système politique local pendant 20 ans, il peut exister des réseaux, des fidélités, des oppositions anciennes qui compliquent parfois l’action et le cadre. Moi, j’arrive avec un regard neuf, sans dettes politiques, sans logique de clan, avec une seule priorité : défendre le territoire. Enfin, concernant Olivier : oui, nous partageons une vision commune pour notre territoire. Une vision fondée sur le bon sens, la proximité et le refus des logiques d’appareils. Mais mon engagement est personnel et autonome. »

En présentant une liste face aux sénateurs sortants, est-ce un coup de force politique ? Une sorte d’opposition entre ‘sénateur des champs’ et ‘sénateur des villes’ ? Où s’agit-il de redonner tout son poids au chef-lieu du département dans l’échiquier politique du département ?
« Rien de tout cela. Se présenter aux sénatoriales, c’est proposer une vision – pas déclarer une guerre. Il n’y a pas de sénateur des champs contre sénateur des villes dans mon projet, il y a un territoire qui a besoin d’être représenté dans sa globalité – ses communes rurales, son agriculture, sa ville centre, ses villages perchés. Et ce n’est pas un coup de force : c’est une démocratie qui fonctionne. Et si coup de force il y a eu, c’est celui imposé par des logiques partisanes qui idéologise le débat et l’éloigne du bon sens qui, lui, n’appartient à personne et certainement pas à un parti. »

En cas d’élection, dans quel groupe entendez-vous siéger au sénat ?
« Je défends une position de liberté pour nos élus et le territoire. Ce qui m’importe, c’est de siéger dans un groupe qui me laisse libre de voter selon les intérêts du Vaucluse. Pas selon une ligne de parti. Deux groupes semblent cocher cette case à mes yeux : l’union centriste (59 sièges actuellement) et le groupe LIOT (Libertés, indépendants, outre-mer et territoires – 20 sièges). »

Quels sont les autres candidats présents sur votre liste des sénatoriales ?
« Notre liste est en cours de finalisation. Je ne souhaite pas communiquer de noms avant qu’elle soit officiellement déposée car nous sommes encore en train de la construire. Ce que je peux dire, c’est que nous bâtissons une liste cohérente avec notre démarche : des profils de terrain avec une vraie connaissance des réalités vauclusiennes et représentant des communes de tailles différentes ainsi que les quatre points cardinaux du département. Tout cela prend du temps parce qu’il faut échanger avec chacun pour s’accorder sur la vision de notre démarche. »

Enfin, cette présences à ces élections sénatoriales préfigurent-elles d’autres candidatures d’élus du mouvement du ‘Bon sens des territoires’ dans les élections à venir : législatives, départementales régionales… ?
« Le mouvement initié par Olivier et toute l’ équipe du ‘Bon Sens des Territoires’ a vocation à s’inscrire dans la durée. Il répond à une vraie demande des Français qui en ont assez des appareils politiques. Donc oui, notre mouvement entend bien porter la voix du bon sens des territoires lors des prochaines échéances électorales. Mais aujourd’hui, je suis focalisée sur une seule chose : les sénatoriales. »

Propos recueillis par Laurent Garcia

Du bon sens près de chez vous au bon sens loin de chez vous ?
Fort de sa victoire aux dernières municipales à Avignon ainsi que de son élection dans la foulée à la présidence de la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, Olivier Galzi vient d’annoncer, ce mercredi, la création du ‘Bon sens des territoires’. Ce mouvement, dont l’acte de naissance a été signé par les 55 colistiers du nouveau maire de la cité des papes, est destiné à accueillir tous ceux qui pensent que l’appartenance à un territoire doit primer sur toute appartenance partisane.
« Et parce que ‘le bon sens’ ne s’arrête pas à Avignon », Olivier Galzi dont ce slogan a été l’un de ses mantras lors des municipales de mars, entend rallier les « sans étiquettes » afin de faire entendre cette « majorité silencieuse ».
« En mars, nous avons démontré que notre ville ‘capitale’ pouvait déjouer les pronostics en rassemblant des forces vives et constructives, pour reprendre en main notre destin, explique l’ancien journaliste. Nous avons aujourd’hui la conviction que ce mouvement est en germe dans de nombreuses autres communes et qu’ensemble, elles peuvent constituer le terreau d’un renouveau pour porter une voix : celle qui vient du terrain. Un chemin porteur de solutions locales et concrètes, plutôt que de colères nationales et de jeux d’appareils. »
L’ambition est donc désormais d’exporter ce ‘bons sens avignonnais’ vers le reste du pays. Première étape : « reprendre notre destin en main, partout où nous devons le défendre : au Sénat en septembre comme à l’Assemblée nationale l’an prochain », annonce Olivier Galzi qui poussait la candidature d’Anaïs Hausmann, sa compagne, depuis plusieurs semaines.


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Ça va de soi, non ? Remettre aux restaurateurs et leurs chefs cuisiniers les distinctions si recherchées dans cette brasserie Bibendum de la Rue Joseph Vernet. Et ils étaient des dizaines, venus du Gard, d’Ardèche, de la Drôme, des Bouches-du-Rhône et bien sûr de tout le Vaucluse pour cette cérémonie.

Une opération organisée par le grossiste Métro chez Mathieu Desmarest. Né à Villeneuve-lès-Avignon, il a fait ses classes à l’École Hôtelière des Fenaisons à Avignon, a travaillé avec Bruno d’Angélis à La Vieille Fontaine, au restaurant gastronomique de l’Hôtel  d’Europe avant de partir pour les cuisines du Palais de l’Elysée à Paris aux côtés du chef des présidents de la république, Guillaume Gomez.

Le chef revient ensuite sur ses terres où il crée des lieux et des concepts. Pollen en 2018, étoilé en 2021, Bibendum et Tribu, tous les deux distingués par un Bib gourmand.

Ce lundi, aux côtés de sa femme Émilie, Mathieu Desmarest a reçu trois plaques émaillées rouges Michelin pour ses trois établissements, deux à Avignon le 3e à Roquemaure. Carton plein en somme. « C’est le travail de toute une équipe, un collectif, une famille, même. On a tous le même but, faire plaisir à ceux qui viennent s’attabler chez nous, leur proposer le meilleur des produits locaux, des saveurs, des accords mets-vins, une cuisine généreuse, un bon rapport prix – plaisir. » 55 salariés en tout pour le restaurant gastronomique, la brasserie et le bistrot.

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Parmi les récipiendaires, le 3 étoiles L’Oustau de Baumanière aux Baux-de-Provence. Institution mondiale créée après guerre par Raymond Thuilier, reprise par son petit-fils Jean-André Charrial qui a vu défiler la Reine Elizabeth II, Picasso, Albert Camus, Jean Cocteau, le Général de Gaulle, Winston Churchill, les Beatles et Barack Obama. Glenn Viel était représenté par son chef-pâtissier Brandon Dehan. Autre distinction pour Christophe Chiavola, le chef du Prieuré-Baumanière, 5 étoiles Relais & Châteaux à Villeneuve-lès-Avignon.

Ont reçu leur plaque les chefs-propriétaires Fanny Rey et Jonathan Wahid de L’Auberge de Saint-Rémy-de-Provence, mais aussi  L’Ineffable à Barbentane, Noël Bérard pour La Bastide de Capelongue à Bonnieux, Xavier Mathieu pour sa Table à Joucas dans le Luberon, Le Vivier à l’Isle-sur-La Sorgue, Le Clair de la Plume à Grignan, Entre Vigne et Garrigue des Chenet père (Serge) et fils (Maxime) à Pujaut.

Une occasion pour saluer la créativité, le savoir-faire, le dynamisme, l’engagement, l’exigence de ces professionnels des métiers de bouche. Pour une fois, ils ont pu rencontrer leurs « frères d’âme », les chefs souvent seuls dans leur cuisine avec leur brigade et savourer ensemble la reconnaissance dont ils font l’objet grâce à Michelin.


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Pour clôturer dans la bonne humeur une saison mythique

L’opéra bouffe en trois actes de Jacques Offenbach a été créé en 1864. Plus qu’une simple opérette, Il se voulait à l’époque – sous Napoléon III – une fantaisie mythologique et permettait de croquer et de se moquer des puissants sur une partition musicale ensorcelante aux rythmes déhanchés. 

Petit clin d’œil : c’est en 1864 que le chef cuisinier Auguste Escoffier créa le célèbre dessert «  La poire Belle Hélène. »

Le metteur en scène Olivier Desbordes a transposé la famille des atrides dans une cour royale

Il s’est visiblement bien amusé en imaginant une princesse Hélène qui veut vivre comme tout le monde, comme une « simple bourgeoise ». Elle est devenue un personnage au service d’une parodie et de la satire de la grande bourgeoisie : vêtements, tics de langage…Ces anachronismes présagent de surprises et de partis pris scéniques avec un décor assez contemporain. 

Nous retrouverons pour notre plus grand plaisir le Chœur de l’Opéra Grand Avignon dirigé par Alan Woodbridge et et l’Orchestre Avignon Provence dirigé par Chloé Dufresne.

Vendredi 12 juin. 20h. Samedi 13 juin. 20h représentation supplémentaire. Dimanche 14 juin. 15h. 10€ à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Fabien Benoit, journaliste passé par le lycée Mistral d’Avignon et la rédaction de La Provence, présentera son enquête sur les entreprises qui accaparent l’eau avec la complicité des gouvernements. 

Le 25 mars 2023, à Sainte-Soline, un déluge de grenades s’abat sur les manifestants. Plusieurs personnes restent à terre. Deux tombent dans le coma. Marqués par cet épisode, Fabien Benoit et Nicolas Celnik se lancent dans une vaste investigation et découvrent que les mégabassines ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Ils livrent ici les résultats de leur enquête, menée sur plus de deux ans, sur ces entreprises qui ont fait main basse sur l’eau, ces « assoiffeurs » qui ont privatisé ce bien commun et prévoient désormais de tirer profit de la pénurie qui s’annonce, avec le soutien de l’État. En partenariat avec XR Vaucluse. 

Les Assoiffeurs, enquête sur ces entreprises qui accaparent notre eau

Cet ouvrage entend mettre à jour les stratégies et plans pensés par ces entreprises pour accroître encore leur emprise en faisant appel au solutionnisme technologique, qui nous enserre collectivement et nous empêche d’enclencher une véritable discussion politique et démocratique sur le partage de l’eau. Du lobbying en faveur des mégabassines aux efforts des grands acteurs du numérique pour masquer leur consommation d’eau, en passant par les manœuvres des producteurs de PFAS pour vendre des solutions dépolluantes à des prix exorbitants, ce livre-enquête révèle l’ampleur du dévoiement de la « démocratie de l’eau à la française », court-circuitée par des collusions politiques et jeux de pouvoir.

Jeudi 11 juin. De 19h30 à 21h. Entrée libre sans inscription. Café-librairie Youpi ! 26 avenue Saint-Ruf. Avignon.


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon, et Aurélien Ficot du café-librairie Youpi !, organisaient une rencontre avec Gisèle Pelicot, à l’occasion de la parution de son livre Et la joie de vivre, écrit avec Judith Perrignon.

Si certains esprits chagrins ont pu – encore une fois – s’étonner de l’invitation du Festival d’Avignon à l’adresse de Gisèle Pelicot à l’occasion de la sortie de son livre Et la joie de vivre, cette invitation de concert avec le café-librairie Youpi ! est cependant en cohérence avec la mission du Festival d’être à l’écoute du bruit du monde et de particulièrement s’interroger sur la banalisation du viol et des violences faites aux femmes. Après le chœur des Déferlantes qui a accueilli dans la cour de la FabricA celle que désormais tout le monde nomme simplement « Gisèle », c’est Tiago Rodrigues qui a introduit cette rencontre historique, un an après le Procès de Mazan : « vous êtes ici chez vous et vous serez jusqu’en 2030 – fin de mandat du directeur – l’invitée d’honneur du Festival d’Avignon ! » Les six cents places de la FabricA ont été prises d’assaut : beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes et surtout une émotion palpable. Pour animer cette rencontre autour du livre co-écrit avec la journaliste Judith Perrignon  également présente sur le plateau, Aurélien Ficot du café-librairie Youpi ! d’Avignon, lieu de conférence et de rencontres citoyennes, et Muriel Trichet, psychologue clinicienne. 

La 81e question du Festival d’Avignon : comment continuer à vivre, à aimer, à avancer, après l’impensable ?

On l’a traitée d’icône, de symbole, de star, elle préfère le terme d’amie, de sœur ou d’éveilleuse. Éveilleuse des consciences collectives car en levant le huis clos au bout de 4 ans de réflexion, elle a permis de mettre au grand jour et de faire le procès d’un système, le patriarcat. « En décidant de rendre public le procès de ses agresseurs, elle a refusé la honte et choisi la lumière. Son histoire, intime et universelle, raconte la sidération, la faille, la reconstruction et la reconquête d’une joie possible. À travers cette parole rare, c’est une question essentielle qui nous rassemble : comment continuer à vivre, à aimer, à avancer, après l’impensable ? » Des éléments de réponse ont été donnés très simplement et humblement par Gisèle Pelicot tout au long de cette rencontre d’une heure et demie : « J’ai tenu grâce à vous les femmes qui m’attendaient au tribunal chaque jour, aux messages de soutien, aux chants des Déferlantes… J’ai eu une aide et un soutien psychologique indispensable pour me réapproprier ma vie… Obligation de vaincre sa peur car ça empêche d’avancer… J’ai rencontré l’amour d’un nouveau compagnon… J’ai eu la chance d’être crue grâce aux preuves des vidéos donc la justice a été rendue. » Sous ces faits glaçants, la preuve vivante sous nos yeux d’une Gisèle Pelicot sereine et gaie était sans appel. 

©Michèle Périn / L’Echo du Mardi

Le murmure d’une voix face au tsunami d’une vie

‘Pourquoi un livre ?’, était une des premières questions. « Pendant 4 mois, le monde entier a entendu parler de Gisèle Pelicot mais finalement personne ne me connaissait. Ce livre a été une manière de me connaître, ma famille, ma mère, ma grand-mère, faire entendre ces voix de femmes. Je voudrais par ce livre mettre des mots sur ce que j’ai traversé. Dire que je n’ai plus peur d’être seule, que j’ai retrouvé la joie de vivre. Dire que je suis vivante. » Judith Perrignon a voulu que ce livre soit un murmure mais aussi une voix forte. Quand elle a lu des extraits, ce n’était plus Gisèle Pelicot  parlait mais bien des milliers de femmes qui se reconnaissaient. 

S’autoriser au bonheur

« Car si je n’aime pas c’est le vide qui gagne et je ne suis rien ! » Ainsi se termine sur cette dernière phrase le livre co-écrit avec Judith Perrignon. Phrase lue dans un silence bouleversant pour conclure cette rencontre qui a été d’une haute tenue, dans la dignité mais aussi dans la joie d’une parole libérée. 

Et la joie de vivre. Gisele Pelicot co-écrit avec Judith Perrignon. Édition Flamarion.


(Vidéo) Le clip d’animation ‘Pick your poison’ du studio Circus au Festival d’Annecy

GSE, groupe basé à Avignon et spécialisé dans la conception, construction, rénovation et l’aménagement de bâtiment, vient de nommer Solène Oger à la direction financière du groupe. Elle succède à Emmanuel Guillot qui part à la retraite après avoir occupé ce poste pendant 10 ans.

Solène Oger a rejoint le groupe GSE en tant que directrice financière à la fin du mois de mai. Rattachée à la direction générale, elle a donc pris la responsabilité de l’ensemble des fonctions financières du groupe en France et en Europe.

Diplômée de l’EDHEC Business School et d’un DEA d’économie appliquée de Sciences Po Paris, Solène Ogera débuté sa carrière au sein du cabinet de conseil et d’audit Deloitte avant de rejoindre l’entreprise française de matériaux de construction Lafarge (devenue Holcim) où elle s’est occupée du développement stratégique et du contrôle financier. Elle a eu de nombreuses expériences à l’étranger et est devenue directrice financière de John Cockerill Hydrogen en 2024, avant de rejoindre GSE. « L’arrivée de Solène Oger renforce notre capacité à piloter la croissance de GSE avec rigueur et ambition, affirme Roland Paul, président du groupe avignonnais. Son expérience à l’international et dans la finance, dans des environnements complexes et en transformation, ainsi que sa maîtrise des enjeux ESG, sont des atouts précieux pour accompagner le développement du groupe. »

La nouvelle directrice financière succède à Emmanuel Guillot, parti à la retraite après avoir occupé ce poste pendant 10 ans et avoir évolué au sein du groupe GSE pendant 35 ans au total. « Ce qui m’a conduite à rejoindre GSE, c’est autant son expertise de cinquante ans dans l’immobilier d’entreprise que son sens de l’engagement, explique-t-elle. Concevoir et bâtir dans le respect de la nature, se développer au service des territoires, prospérer en prenant soin de l’humain : ce sont des valeurs qui font écho à ce que je pense être une croissance saine et durable. »

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1