9 mars 2026 |

Ecrit par le 9 mars 2026

Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

À Avignon, la cheffe italienne Italia Palladino et son compagnon Davide Vozzo ouvrent une nouvelle page de leur aventure culinaire. Depuis février 2026, leur restaurant Italie Là-Bas se réinvente au cœur de la Collection Lambert, 5 rue Violette dans l’intramuros d’Avignon, avec un concept inédit, Italie Là-Bas [Ré] pour renaissance. Entre gastronomie italienne contemporaine, dialogue avec l’art et produits du terroir vauclusien, la table propose une expérience où cuisine et création se répondent dans un lieu emblématique de la scène culturelle avignonnaise.

Peu d’adresses incarnent aussi naturellement le dialogue entre culture et gastronomie que celle imaginée par Italia Palladino. Installé depuis le 20 février dans l’écrin de la Collection Lambert, musée d’art contemporain fondé en 2000 par le galeriste Yvon Lambert, le restaurant Italie Là-Bas [Ré] entend prolonger l’esprit du lieu : un espace où les disciplines se rencontrent et où la tradition se transforme.

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Une cuisine en conversation avec l’art
Dans les hôtels particuliers de Caumont et de Montfaucon, où se croisent les œuvres d’artistes majeurs comme Cy Twombly, Anselm Kiefer ou Christian Boltanski, la cheffe Italia Palladino propose une cuisine pensée comme un geste artistique. « La tradition ne consiste pas à vénérer les cendres, mais à transmettre le feu », rappelait le chef italien Massimo Bottura. Une maxime qu’Italia Palladino revendique volontiers pour définir son approche : respecter les racines sans jamais les figer avec une préférence pour les produits de la mer, l’alliance Terre-mer et les légumes aux gouts magnifiés « . Pour cela la cheffe bannit la surenchère d’ingrédients coupables de masquer l’essentiel et poursuit ses recherches sur la cuisine healthy : sans gluten, végétarienne ou encore vegan. D’ailleurs, même les pains sont faits ‘maison’.

Une signature culinaire née entre Naples et Avignon
Arrivés en Provence il y a 14 ans -elle de Naples, lui de Rome- Italia Palladino et Davide Vozzo se sont rapidement imposés dans le paysage gastronomique local alors même qu’ils ne parlaient pas français et proposaient une cuisine italienne peu ou mal connue car, oui, « les pates et le rizotto se servent al dente et non, la crème fraiche n’a rien à faire dans la carbonara où d’ailleurs le jaune d’œuf ne parait pas puisque qu’il participe à l’émulsion de la sauce ». Autre chose ? « Oui ! La pizza ne se consomme que dans une pizzeria qui d’ailleurs ne propose aucun autre plat et encore moins de desserts, au mieux un café ! » sourit Italia Palladino qui est bien femme à remettre l’église au milieu du village. Leur premier restaurant, ouvert rue Bancasse en 2012, ‘Italia là-bas’ aura d’ailleurs rejoint le Guide Michelin deux ans plus tard, confirmant l’originalité d’une cuisine italienne moderne et exigeante dans une France, qui à l’époque n’avait qu’une vague notion de ce que la cuisine italienne voulait dire.

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Des beaux-arts à la gastronomie
Formée aux Beaux-Arts puis graphiste pour la télé, l’équivalent de Canal + en Italie où elle rencontrera son compagnon Davide Vozzo avant de se consacrer à la gastronomie sous la houlette de Maurizio Bosotti, la cheffe conserve de son parcours artistique une méthode singulière : chaque plat naît d’un croquis, souvent aquarellé, où couleurs et volumes sont pensés avant même la préparation en cuisine. Cette approche graphique donne à l’assiette un équilibre visuel et sensoriel particulier, où dominent les produits bruts et les accords lisibles. D’ailleurs Delphine Riffard, artiste avignonnaise a dessiné sur la grande table de l’entrée des assiettes en trompe l’œil ornés de poissons plus vrais que nature, tandis que la vaisselle aux couleurs vive de la cote amalfitaine transporte les mets les plus raffinés des lieux.

L’alliance des terroirs italiens et provençaux
La nouvelle carte 2026 revendique cette identité une forte présence végétale, des clins d’œil à Naples et à la côte Amalfitaine, des associations audacieuses mais toujours intelligibles. L’antipasto, pièce maîtresse de la tradition italienne, y devient une véritable composition collective où textures et couleurs dialoguent. Si la cuisine d’Italia Palladino reste profondément italienne, elle s’ancre désormais plus que jamais dans le territoire vauclusien. Autour d’Avignon, la cheffe travaille avec des producteurs locaux, comme la ferme de la Reboule, des poissonniers du Grau du roi, avec lesquels elle a noué, au fil des années, une véritable relation de confiance.

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Des circuits courts et exigents
On retrouve ainsi dans ses assiettes les légumes des fermes environnantes, les truffes de la maison Plantin ou encore certaines pièces de viande comme le Fin Gras du Mézenc. Ces produits provençaux côtoient des ingrédients emblématiques d’Italie : fromages Beppino Occelli du Piémont, charcuteries lombardes d’Oggiono ou huile d’olive artisanale de Poggio Santa Maria.

Une cave transalpine
La cave poursuit le même dialogue transalpin. Plus de cinquante références italiennes y sont proposées, du Barolo Riserva au Brunello di Montalcino Biondi-Santi, mais aussi des vins issus de régions encore confidentielles comme les Abruzzes ou certaines zones de Campanie. Ancien journaliste et rédacteur en chef de la presse écrite et télévisuelle nationale, loin de la pression et des dead line, Davide Vozzo orchestre le service comme une mise en scène où l’accord mets-vins devient un véritable récit.

Une table vivante au cœur de la Collection Lambert
Dans ce lieu patrimonial où aucune modification structurelle n’est possible, le couple a imaginé une scénographie légère faite de mobilier autonome, de couleurs méditerranéennes et de jeux de lumière. La terrasse pavée, qui invite entre 40 et 50 convives, évoque, elle, les déjeuners à l’ombre de platanes centenaires qui enchantent la cour du musée tandis que l’intérieur, avec ses 30 couverts, dialogue avec l’architecture de pierre. Italia Palladino et Davide Vozzo proposent également le restaurant bistronomique ‘Café Roma’, depuis novembre 2019, 4 rue des escaliers Sainte-Anne, quartier la manutention à Avignon. la cheffe y est secondé avec talent par Clément Bouvot qui, fidèle à ses enseignements, invite les avignonnais et leurs amis au brunch du dimanche matin, toujours sur réservation, à partir de 11h30 jusqu’à 14h30.

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La culture comme une ouverture de l’âme
Italie Là-Bas [Ré] entend également participer de cette table un prolongement naturel de l’effervescence artistique de la Collection Lambert. Une manière, pour les plus Avignonnais des Italiens, de continuer à faire dialoguer deux cultures qui partagent la même passion du goût et de la création. Italia Palladino donne des cours de cuisine tous les dimanches matins, à partir de 9h30, 100€ suivi du repas pris en commun auquel peuvent se joindre les invités des apprenants (60€) à partir de 13h. Inscription sur le site internet.

Infos pratiques
Ouverture du restaurant Italie Là-Bas [Ré] à la Collection Lambert depuis le 20 février. Ouvert du mercredi au samedi et certains dimanche pour les cours de cuisine ici. Réservation obligatoire 04 86 81 62 27.Collection Lambert, 5 rue Violette, 84000 Avignon. info@italielabas.fr www.italielabas.fr Instagram : Italie Là-Bas [Ré]
Mireille Hurlin

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Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

Pas de temps pour souffler ! Après le festival des Hivernales qui a rempli les salles et les promesses, le Centre de Développement Chorégraphique National (CDCN) reprend sa vitesse de croisière et ses rendez-vous mensuels. Artiste en résidence, Christian Ubl propose deux ateliers et une rencontre cette semaine.

Un rendez-vous mensuel ouvert aux professionnels de la danse, du théâtre, du cirque et du mouvement

Christian Ubl propose un cours basé sur son langage scénique, influencé par diverses techniques contemporaines et chorégraphes : conscience des appuis en rapport avec la colonne vertébrale, du poids, des sensations et un rapport à l’espace et au groupe précis. Le cours se concentrera sur la dynamique et la densité d’un enchaînement en lien avec la musicalité, la personnalité et l’endurance nécessaires pour le déroulement proposé. Des moments d’improvisations corporelles et vocales feront aussi partie de l’exploration. Les participants seront progressivement conduits à transposer la qualité de leurs mouvements et celle de l’écriture proposée vers une seule matière et présence.
Mardi 10 mars. 10h00 à 11h30. Réservation : accueil@hivernales-avignon.com

Ébauche de ‘What Did You Expect ?’ présenté lors du Off 2026

Cette rencontre mensuelle autour d’un artiste permettra de découvrir un extrait du travail en cours de Christian Ubl, en résidence au CDCN actuellement pour son projet ‘What Did You Expect ?’. ‘What Did You Expect ?’ explore la théorie du chaos, l’effet papillon et les liens invisibles qui nous relient, qu’ils soient physiques ou mentaux. Avec humour, jouant des époques et des espaces-temps, Christian Ubl et Kurt Demey questionnent les notions de choix et de déterminisme. Que ce serait-il passé si…? Un duo danse/mentalisme teinté de rose, qui – avec délectation – brouille les pistes entre la cause et la conséquence, l’objet et le sujet, et dont la magie émanera des spectateurs eux-mêmes…
Jeudi 12 mars. 19h. Entrée libre sur réservation. accueil@hivernales-avignon.com / 04 90 82 33 12.

Atelier magie et danse

Débutants danseurs amateurs ou expérimentés, cet atelier s’ adapte à tout niveau et  donne l’occasion de partager  l’univers de Christian Ubl. En lien avec ‘What Did You Expect’ : la magie et la danse ont ceci de commun qu’elles convoquent le mouvement et qu’elles en jouent en appliquant des gestes précis, parfois répétitifs, souvent rythmés, plus au moins organiques ou sophistiqués, voire même parfois assez techniques. Christian Ubl nous invite à un temps d’exploration de ces deux disciplines mélangées et propose de nous dévoiler et transmettre quelques aspects de la chorégraphie millimétrée construite autour de l’effet papillon et de la théorie du chaos…
Samedi 14 mars. 10h à 12h. 7€ + Adhésion annuelle de 7 € obligatoire (année civile).


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Le directeur de La Criée ravive La Leçon de Ionesco.

Écrite en 1950 par Eugène Ionesco, classée dans la catégorie théâtre de l’absurde, La Leçon retrouve une modernité terrifiante dans la mise en scène et l’interprétation de Robin Renucci. Dérision, absurde, humour noir tous les qualificatifs pour ce huis clos oppressant sont toujours d’actualités mais trouvent une résonance glaçante avec les autoritarismes et violences sexistes de notre XXIe siècle , bien au delà d’un simple pourvoir professoral. 

L’élève et le professeur

Dans ce texte écrit en 1950, le savoir est imposé. Un professeur reçoit une élève. Lui est d’abord  excessivement poli et très timide, tandis qu’elle, est  bien vivante, gaie et dynamique précise Ionesco dans la mise en scène de 1951. Mais à mesure qu’il l’interroge sur la géographie, l’arithmétique, la linguistique, l’homme entre dans un délire langagier qui devient instrument de torture. La jeune fille est chosifiée, manipulée, abusée et finalement anéantie. C’est ce que Robin Renucci désigne aussi par « l’emprise des cerveaux. »

Message à la jeunesse 

La Leçon s’inscrit dans  la programmation du Théâtre de la Criée – que dirige Robin Renucci depuis 2025 – qui se présente comme une Maison du Peuple et des Langages, ceux ci pouvant être dominateurs ou émancipateurs. Il y avait pour lui une urgence de mettre en scène La Leçon afin d’alerter la jeunesse sur la vigilance à avoir, même dans les lieux de transmission, sur le pouvoir du langage qui peut tuer. 

Mise en scène : Robin Renucci
Avec Christine Pignet, Robin Renucci, Inès Valarcher
Dramaturgie : Louise Vignaud
Scénographie : Samuel Poncet
Création lumière : Sarah Marcotte
Création son : Orane Duclos
Costumes : Jean-Bernard Scotto
Production : La Criée – Théâtre National de Marseille 

Mardi 10 mars. 20h. 17 à 27€. Théâtre du Chêne Noir. 8 bis Rue Sainte-Catherine. Avignon. 04 90 86 74 87 / contact@chenenoir.fr


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Le Centre Hospitalier d’Avignon et le groupe CDC Habitat ont signé une convention destinée à faciliter l’accès au logement des personnels hospitaliers. Ce partenariat vise à proposer aux soignants des logements proches de leur lieu de travail et à loyers maîtrisés. Un levier devenu stratégique pour attirer et fidéliser les professionnels de santé en pleine crise du logement.

Face aux difficultés croissantes de recrutement et de fidélisation dans le secteur hospitalier, la question du logement s’impose désormais comme un facteur déterminant. À Avignon, le Centre Hospitalier a choisi d’agir en amont en signant un partenariat avec CDC Habitat, acteur majeur du logement d’intérêt public, afin de faciliter l’accès de ses personnels à des logements adaptés et situés à proximité de leur lieu d’exercice. 

Le logement, nouvel enjeu de l’attractivité hospitalière
Ce dispositif permettra aux agents hospitaliers d’accéder aux logements issus du parc locatif du groupe, répartis à Avignon et dans les communes environnantes. L’offre proposée couvrira plusieurs segments tels que le logement intermédiaire, abordable ou libre et de s’adapter aux situations familiales, aux ressources et aux besoins des professionnels de santé. L’objectif ? Réduire les contraintes quotidiennes liées au logement, limiter les temps de trajet et améliorer la qualité de vie des équipes hospitalières.

Une réponse à la tension immobilière
Concrètement, dans de nombreux territoires, les établissements hospitaliers font face à une concurrence accrue pour attirer les professionnels de santé. Le coût du logement et l’éloignement des lieux d’exercice peuvent constituer des freins à l’installation, notamment pour les jeunes praticiens, infirmiers ou personnels paramédicaux. En facilitant l’accès à des logements proches et à loyers maîtrisés, le partenariat entre le Centre hospitalier d’Avignon et le bailleur CDC Habitat s’inscrit dans une démarche plus large visant à renforcer l’attractivité du territoire.

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Développer l’offre locative
« Faciliter et garantir l’accès à notre offre locative aux travailleurs clés fait partie de nos engagements afin qu’ils puissent se loger dans de bonnes conditions et à proximité de leur lieu de travail », souligne Pierre Fournon, directeur interrégional Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse de CDC Habitat. 

Un impact direct pour l’employeur
De son côté, Pierre Pinzelli, directeur du Centre Hospitalier d’Avignon, insiste sur l’impact direct de cette initiative : permettre aux collaborateurs « d’accéder à des logements proches, abordables et adaptés à leurs besoins » et renforcer ainsi la capacité de l’établissement à attirer et fidéliser les talents hospitaliers. 

Deux acteurs majeurs au service du territoire
Filiale de la Caisse des Dépôts et opérateur de la Banque des Territoires, CDC Habitat gère actuellement plus de 563 000 logements en France, couvrant l’ensemble de l’offre résidentielle : logements sociaux, intermédiaires, résidences étudiantes ou seniors, accession sociale à la propriété ou encore programmes à prix maîtrisés. 

3 600 professionnels
Le Centre Hospitalier d’Avignon, quant à lui, constitue le premier acteur de santé du Vaucluse. Établissement support du Groupement Hospitalier de Territoire, il rassemble 13 établissements publics, dispose de 1 005 lits et places et emploie près de 3 600 professionnels dans plus de 100 métiers, pour un budget annuel avoisinant 400M€. L’hôpital est par ailleurs engagé dans un vaste programme de modernisation baptisé Terrah 2030, représentant un investissement d’environ 150M€, destiné notamment à développer les capacités en réanimation, urgences et dialyse.

Une politique globale d’accompagnement des soignants
La convention signée avec CDC Habitat s’inscrit dans une politique plus large menée par le Centre Hospitalier d’Avignon pour accompagner ses équipes dans leur installation sur le territoire. Au-delà des questions de logement, l’établissement mise sur un important programme de travaux d’extension et de modernisation de ses infrastructures, le développement de l’offre de soins, la recherche et l’innovation pour renforcer son attractivité.
Mireille Hurlin


Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

Avec ce merveilleux titre ‘Je t’aime plus loin que toit’, le metteur en scène Olivier Lopez nous propose une mise en abyme d’un couple traversé par ses désaccords.

Depuis plus d’un an, un travail d’improvisation et d’écriture au plateau est mené avec Valentine Gérard et Fabrice Adde. Les acteurs amènent des textes, des envies, des obsessions, traversent différents auteurs et construisent progressivement un récit. Cette construction collaborative place l’acteur et l’actrice au cœur de la recherche d’Olivier Lopez, directeur de la Cité Théâtre qui conçoit la scène comme un lieu de turbulences et de bouleversements.

L’affrontement intime d’un couple

Fabrice et Valentine sont un couple d’artistes à la vie comme à la scène. Ils voulaient faire un spectacle puissant, moderne et engagé mais nos artisans contemporains sont instables, sensibles et profondément inadaptés. Lui sera le metteur en scène, elle la muse, la dramaturge. Mais très vite, les intentions se heurtent à l’épreuve du plateau. Ils ne sont d’accord sur rien : il a des idées, elle des sentiments. Il veut donner des conseils sur le couple, elle veut se relier à la nature. Il théorise, elle ressent. Les personnages de Fabrice et Valentine, à la fois proches des interprètes et entièrement imaginés, se retrouvent à s’expliquer, à se raconter, à trouver ensemble une issue.

Texte : Valentine Gérard, Fabrice Adde, Olivier Lopez
Avec Valentine Gérard et Fabrice Adde
Mise en scène et création lumière : Olivier Lopez / Régie : Nikita Haluch

Samedi 7 mars. 20h. 5 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. 04 32 76 24 51.


Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

L’École Supérieure des Arts du rire (ESAR), située à Avignon, organise une journée portes ouvertes ce samedi 7 mars.

Installée dans les locaux de la Scala Provence à Avignon depuis 2024, l’ESAR organise sa première journée portes ouvertes ce week-end avec le soutien du comédien et acteur Mehdi Djaadi.

Au programme : découverte de l’école et de sa formation, visite des locaux et atelier de théâtre, et le clou du spectacle, une soirée stand-up animée par les élèves de 1re année. De quoi vivre une véritable expérience immersive.

Samedi 7 mars. 16h. Entrée libre et gratuite. La Scala Provence. 3 Rue Pourquery de Boisserin. Avignon.


Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

Porté par une dynamique économique de plus en plus diversifiée, le Vaucluse confirme sa montée en attractivité auprès des investisseurs internationaux. Entre 2020 et 2025, le nombre de projets d’implantation y a été multiplié par près de trois. Cette progression s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit la région Provence-Alpes-Côte d’Azur attirer 166 projets étrangers en 2025, représentant plus de 3 300 emplois.

Longtemps en retrait par rapport aux grandes métropoles régionales, le Vaucluse voit aujourd’hui son attractivité économique progresser de manière tangible. Selon VPA (Vaucluse Provence attractivité), l’agence de développement économique du Conseil départemental de Vaucluse, et Rising Sud, l’agence de développement économique du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur la période 2020-2025, le nombre de projets d’investissements étrangers recensés dans le département a été multiplié par environ 2,7, traduisant une montée en puissance progressive du territoire dans les stratégies d’implantation des entreprises internationales. 

Le Vaucluse s’installe progressivement sur la carte des investisseurs étrangers
Cette évolution reste marquée par des projets de taille variable. L’année 2023 constitue un point culminant, avec 419 emplois équivalent temps plein générés notamment par deux implantations majeures : CGI à Avignon et Newcleo, deux projets à forte intensité d’emplois, accompagnés intensivement par VPA, qui ont fortement marqué le bilan départemental. Depuis, la tendance s’oriente vers des projets plus nombreux mais de dimension plus modeste, illustrant un élargissement progressif du tissu économique local.

Une diversification progressive des activités
Historiquement ancré dans les activités liées au BTP et aux matériaux de construction, le Vaucluse voit désormais émerger de nouveaux secteurs d’implantation. L’année 2025 illustre cette évolution avec des projets dans l’agroalimentaire, les éco-activités ou encore les industries graphiques. Parmi les exemples récents figure l’implantation de la société canadienne Ease Environmental, spécialisée dans le traitement des déchets médicaux, qui a choisi Vaison-la-Romaine pour installer un atelier industriel destiné à conquérir les marchés européens et africains. Un autre projet vauclusien accompagné avec succès par VPA.

Les pays des investisseurs
Le bilan départemental montre également une diversité croissante des investisseurs, provenant notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie ou encore du Japon, confirmant l’ouverture internationale progressive du territoire. 

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Une dynamique portée par l’attractivité régionale
Cette progression locale s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon le dernier bilan publié par Business France, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a accueilli 166 projets d’investissements étrangers en 2025, représentant 3 322 emplois créés ou maintenus. Dans un contexte national relativement stable : 1 878 projets recensés en France pour 47 734 emplois, la région capte près de 10% des investissements étrangers réalisés dans l’Hexagone. Plus remarquable encore, le Sud figure parmi les territoires où l’attractivité progresse le plus : +33% de projets par rapport à 2024 (ou +8% à périmètre constant) et +15,5% d’emplois.

Innovation, industrie et transition écologique
Plusieurs filières structurantes concentrent l’essentiel des investissements. La région attire notamment des projets technologiques de pointe, avec 13 implantations liées à l’intelligence artificielle et au cloud, représentant plus de 530 emplois. À Sophia-Antipolis, le groupe américain Kyndryl prévoit par exemple 300 recrutements dans le cadre de l’extension de ses activités. La santé constitue un autre secteur porteur avec 12 investissements, tandis que 36 projets s’inscrivent dans les objectifs du Plan climat régional, notamment dans les domaines de la décarbonation industrielle ou du recyclage.

Une porte d’entrée vers l’Europe
La région Sud confirme également son rôle de plateforme d’accès aux marchés européens. En 2025, 31 entreprises étrangères y ont choisi leur première implantation en France ou en Europe. Les investisseurs proviennent de 25 pays différents, avec en tête l’Allemagne (28 projets), suivie de l’Italie (20 projets). Les États-Unis restent toutefois les premiers investisseurs dans les projets à forte valeur ajoutée. Le Royaume-Uni et le Danemark complètent ce classement, tandis que le Canada maintient une présence régulière. Autre signe d’ouverture : la région demeure la première destination française des investissements africains, avec 10 projets, dont plusieurs entreprises tunisiennes.

Des territoires qui tirent profit de cette attractivité
Si les grandes métropoles concentrent encore près de 65% des implantations, la dynamique tend progressivement à irriguer l’ensemble du territoire régional. Pour des départements comme le Vaucluse, cette évolution constitue un levier important de diversification économique. L’enjeu est désormais de transformer cette montée en visibilité en implantations durables, créatrices d’emplois et d’innovation, capables de renforcer l’écosystème local. Alors que la compétition internationale croît entre territoires, la capacité à attirer ces investissements demeure un indicateur clé de vitalité économique.

Le Vaucluse en chiffres
Entre 2020 et 2025, le département connaît une progression notable de son attractivité économique. le nombre de projets a été multiplié par 2,7 en cinq ans, avec un pic historique en 2023 via la création de 419 emplois équivalent temps plein ; Egalement l’on observe l’émergence de projets issus de 9 pays différents. Les secteurs représentés sont le commerce et la distribution, les dispositifs médicaux, l’automobile et les équipementiers, l’agroalimentaire, les logiciels et services informatiques, le BTP et les matériaux, les médias et industries graphiques, l’énergie et le recyclage. Plus précisément, les investisseurs proviennent notamment des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, du Canada, de Tunisie, d’Allemagne, du Japon, du Danemark et d’Espagne, confirmant l’ouverture internationale croissante du territoire. 

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Zoom sur Avignon et le Grand Avignon
Au sein du département, Avignon et son agglomération apparaissent comme l’un des pôles les plus visibles pour les investisseurs étrangers. La présence d’infrastructures logistiques majeures telles que l’autoroute A7, la gare TGV, la proximité du port de Marseille-Fos, d’un tissu universitaire et d’écosystèmes numériques émergents contribue à renforcer l’attractivité économique du territoire.

Deux implantations emblématiques
Deux implantations emblématiques ont particulièrement marqué les dernières années : CGI, acteur mondial du conseil et des services numériques, qui a installé un site à Avignon, rue Pierre Boulle avec une centaine d’emplois et Newcleo, entreprise innovante spécialisée dans les technologies nucléaires avancées, également implantée dans l’agglomération rue Petite Fusterie en intramuros d’Avignon.

Une nouvelle visibilité économique
Ces projets illustrent une évolution du profil économique local : au-delà des secteurs historiques liés au bâtiment ou à la logistique, le territoire attire désormais des activités technologiques et industrielles à forte valeur ajoutée. Cette diversification constitue un enjeu majeur pour le développement économique du bassin avignonnais, qui cherche à renforcer son positionnement dans les filières numériques, industrielles et environnementales.
Source : Rising Sud Région Sud ici. Zoom Département de Vaucluse ici.
Mireille Hurlin


Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

Adapté en musique, en peinture mais aussi pour la télévision ou le cinéma (Pasolini 1971), le Décaméron a inspiré le compositeur en résidence à l’Opéra du Grand Avignon Mattéo Franceschini et la metteuse en scène belge Caroline Leboutte à qui l’Opéra du Grand Avignon a passé commande pour cette première mondiale qui aura lieu à Avignon

Le Décaméron est un recueil de cent nouvelles écrites en italien par Boccace entre 1349 et 1353.

Pour fuir la peste qui s’abat sur Florence en 1348, sept jeunes femmes et trois jeunes hommes s’isolent dans une maison de campagne et se racontent pendant 10 jours, 10 nouvelles. En creux c’est toute la critique sociale d’une époque qui se dévoilent. Par ces récits, Boccace critique les mariages forcés, l’hypocrisie religieuse, la violence de toutes sortes.

C’est devenu un chef d’œuvre populaire où les histoires grivoises rivalisent autant d’humour que de cruauté, avec pour cibles finalement les sots et les puissants. 

Faire dialoguer musique, texte et scène

La metteuse en scène Caroline Leboutte a transposé l’action dans un théâtre abandonné mais néanmoins refuge. Il s’agit ici de faire une expérience du « vivre ensemble » dans un lieu où tout devient possible : « un espace de l’action et de la contemplation, un grand laboratoire qui met en perspective l’anodin et le magnifique », précise-t-elle. 

Le compositeur Matteo Franceschini a bousculé les codes de l’opéra en abolissant les frontières entre le chant , la parole et le jeu. Il propose une partition originale où l’écriture musicale s’appuie sur la singularité vocale, physique et expressive de chacun des dix interprètes qui devient ainsi un moteur de la composition. 

Résister dans la joie

L’oeuvre présentée en création mondiale est le reflet d’une démarche collective où les artistes — interprètes, metteuse en scène et compositeur — se sont autorisés ce moment de folie et de création pour que l’amour, le plaisir et la joie affrontent et dépassent le chaos du monde.

Samedi 7 mars 20h. Dimanche 8 mars. 15h. 6 à 42€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Italie Là-Bas [Ré], quand la table d’Italia Palladino s’invite à la Collection Lambert

Didier Gustin offre une parenthèse solidaire aux patients de Sainte-Catherine. Jeudi 5 mars à 15 heures, l’amphithéâtre de l’Institut Sainte Catherine accueillera un invité singulier : l’imitateur et humoriste Didier Gustin. Un spectacle gratuit, réservé aux patients et à leurs proches, né d’un élan collectif au service d’une conviction simple : la culture peut aussi accompagner le soin.

Dans un établissement où près de 19 500 patients sont pris en charge chaque année, dont 2 700 nouveaux cas, le quotidien est rythmé par les 36 000 consultations par an, les 48 000 séances de radiothérapie et les 20 500 de chimiothérapie. À Sainte-Catherine, centre de lutte contre le cancer fondé en 1946 et membre affilié d’Unicancer depuis 2021, la technicité médicale s’accompagne d’une attention constante portée à la qualité de vie. Le spectacle de Didier Gustin s’inscrit précisément dans cette philosophie. À l’origine du projet, le Docteur Valérie Triolaire, cheffe du Département interdisciplinaire des soins de support du patient en oncologie (Disspo), dans le cadre d’un appel aux talents destiné à l’unité de soins palliatifs ‘Le Ventoux’. L’idée ? Introduire l’art et la culture comme vecteurs de réconfort.

Soigner autrement
Après une première parenthèse musicale en décembre, un message relayé sur les réseaux sociaux ce même mois, invitait artistes et anonymes à ‘soigner autrement’. Touché par la démarche, Didier Gustin, accompagné de son épouse Pauline, a spontanément proposé d’offrir un spectacle. Un engagement qui prolonge une fidélité déjà ancienne : en 2024, l’artiste était parrain d’une soirée caritative organisée à Jonquières dans le cadre d’Octobre Rose au profit de l’Institut.

Un spectacle accessible au plus grand nombre
La représentation, réservée aux patients et à leurs proches, sera retransmise en direct sur la chaîne interne de l’établissement. Les personnes hospitalisées en chambre ou présentes en hôpital de jour pourront ainsi en profiter via tablettes et téléviseurs. La mise en œuvre technique est assurée gracieusement par Happening Sud, sous la coordination de David Bérard, animateur bien connu des vauclusiens.

Humour et imitation
Au-delà de l’humour et de l’imitation, il s’agit d’offrir un temps suspendu, une respiration dans des parcours souvent lourds. Les études en psycho-oncologie le rappellent : le rire, en réduisant le stress et en favorisant la détente, participe à l’amélioration du bien-être des patients.

Mars Bleu : prévenir pour mieux guérir
Ce spectacle s’inscrit dans un mois plus large de mobilisation : Mars Bleu, en effet, la campagne nationale de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal rappelle l’enjeu sanitaire : près de 50 000 nouveaux cas et 17 000 décès par an en France. Détecté tôt, ce cancer se guérit dans neuf cas sur dix. Pourtant, la participation au dépistage organisé -destiné aux 50-74 ans- plafonne à 29%, loin des 45% recommandés au niveau européen. Simple, gratuit et réalisable à domicile tous les deux ans, le test peut être obtenu auprès d’un médecin, d’un pharmacien ou commandé en ligne.

500 patients pris en charge chaque année
À Sainte-Catherine, plus de 500 patients atteints de cancers digestifs sont pris en charge chaque année, et plus de 100 ont été inclus dans un essai clinique en 2025. D’ailleurs l’unité Onco-Digestif mobilise cinq spécialistes pour assurer une prise en charge globale.

Trois temps forts ponctueront Mars Bleu
Mercredi 18 mars – Journée Bleue : stands d’information ouverts à tous, sans inscription. Ce même jour de 12h-14h : sessions internes de sensibilisation des professionnels. Lundi 30 mars (18h-21h) : projection du film Amazigh du réalisateur vauclusien Othman Lazrak, suivie d’un échange, puis conférence grand public organisée avec l’association Oncosud (inscription obligatoire). Prévention, information, culture : trois dimensions complémentaires d’un même engagement.

Les infos pratiques
Spectacle solidaire de Didier Gustin. Jeudi 5 mars 2026 à 15h à l’Amphithéâtre de l’Institut Sainte-Catherine, Avignon. Public : Patients et proches (un accompagnant possible par patient). Tarif : Gratuit. Retransmission en direct sur la chaîne interne de l’établissement pour les patients hospitalisés.
Mireille Hurlin

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