17 février 2026 |

Ecrit par le 17 février 2026

Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Entrons dans la danse

Le coup d’envoi de cette 48e édition qui se veut vivante et réconciliante a été donné pour la première soirée par Nans Pierson. À l’instar des ateliers qu’il mène toute l’année au Centre de Développement Chorégraphique National d’Avignon (CDCN) le danseur avignonnais a entraîné une soixantaine de spectateurs – de 12 à 80 ans — à ne plus l’être justement (spectateur) et à vivre une danse immersive électro. Cette performance collective participative a eu lieu dans la pénombre tamisée du Grenier à Sel. Guidé à la voix pour un petit échauffement, le set proposait ensuite d’explorer « une danse à soi » c’est-à-dire de danser sur une musique électro pré-enregistrée sans être gêné par le regard des autres. Une heure de libres déhanchements sans contrainte sinon le plaisir de se connecter à soi ou aux autres avant une relaxation bien méritée.

Voyez comme on danse

A contrario, avec ‘Kill me’, la chorégraphe argentine Marina Otero a montré au grand jour et dans une mise à nu radicale ses fragilités et celles de ses cinq acolytes. Devant le public conquis de la Garance de Cavaillon, elle a transformé son introspection en un spectacle bouleversant où l’âme meurtrie trouve un apaisement dans les mots dits et les corps montrés. 

Musique live avant tout

La première semaine s’est conclue par deux spectacles magnifiques : ‘Branle’ de Madeleine Fournier et ‘Carcaça’ du Portugais Marco da Silva Ferreira où la musique en live a pris toute sa place dans les propositions chorégraphiques, s’avérant même indispensable pour structurer le récit ou l’espace. 

Avec ‘Branle’, la bourrée n’a qu’a bien se tenir ! 

La circularité du plateau de la Scierie, la disposition des spectateurs autour des six danseurs et danseuses nous entraînent de fait dans la danse : nous ne pouvons pas tout voir donc nous attrapons au vol un geste, un regard, un sourire quelquefois une invitation. Ce pas de six étonnant, virtuose et joyeux, inspiré des danses traditionnelles part cependant d’une lecture de ‘L’Ethique’ de Spinoza. « Une façon de poser la pièce sur cette grammaire des émotions », précise la chorégraphe et interprète Madeleine Fournier. La chanteuse et musicienne Marion Cousin  déclame dès l’ouverture quelques uns de ces affects parmi la cinquantaine identifiée par le philosophe : le désir, l’avarice, la peur, la colère… Libre à nous de chercher à les identifier ou au contraire se perdre dans l’ostinato de la cornemuse de Julien Sesailly et le mixage expérimental de Marion Cousin. C’est sacrément jubilatoire.

Avec ‘Carcaça’, la résistance et l’espoir ont un bel avenir

Sur la scène de l ‘Opéra Grand Avignon, ce fut une explosion de joies, de peines et de luttesportée par  dix danseurs et danseuses et  deux musiciens (électro et batterie) présents sur le plateau. On peut y voir défiler une partie de l’histoire du Portugal de son coq emblématique à sa révolution des Oeillets par des tableaux subtils de couleurs et de rythme où la tradition affronte sans arrêt nos temps modernes. On peut aussi s’extasier sur ce jeu de jambes original et permanent qui évolue au gré des tableaux, et qui synthétise à lui seul tout le message de ce spectacle : un manifeste joyeux quoique quelquefois douloureux d’une quête de liberté toujours à conquérir, la nécessité de défendre son identité tout en rejoignant la communauté. La danse devient ainsi le temps d’une soirée une transe engagée qui nous exulte .

Les spectacles à venir en vagabondage

La semaine débute au Cinéma Utopia avec la projection ‘Danser ensemble’ qui présente la « vidéo danse » où le partenaire n’est pas celui que l’on croit ! Franck Boulegue et Marisa Hayses du Festival International de vidéo Danse de Bourgogne animeront le débat en fin de projection. La réalisatrice et performeuse Flora Détraz investit le Grenier à Sel pour déconstruire les archétypes de la féminité et nous offre aussi en soirée un concert-performance. La lumière et son univers poétique ont guidé Vania Vaneau pour ‘Heliosfera’. Chloé Zamboni va faire danser les objets du quotidien au Théâtre des Halles avec ‘Quelques choses’. ‘Le Margherite’, — un spectacle très attendu  car effleuré déjà l’an passé en sortie de résidence aux Doms — nous est proposé  à la salle BenoitXII. Marion Blondeau rend  visibles les corps vieillissants en mettant en mouvements trois femmes âgées de 60 à 70 ans dans ‘Organicitées’ à La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. Quelen Lamouroux nous fait entrer dans l’intimité de son capharnaüm d’objets pour un seul en scène poétique nommé ‘L’imprévue’. On retrouvera la compagnie de Nacim Battou à l’Autre Scène de Vedène pour vivre une dernière nuit ? Le festival se clôturera avec pas moins de quatre propositions dans la journée du samedi allant d’une conférence évoquant les bals clandestins pendant la Seconde Guerre Mondiale aux ‘Eclats’ de Léa Vinette, au seul en scène de Julien Andujar pour finir par une totale carte blanche à l’artiste complice Massimo Fusco pour un Bal Magnétique à la Scierie. 

Jusqu’au 21 février. De 5 à 27€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. 0490 82 33 12.
Billetterie : 04 90 11 46 45. Points de vente. 3-5 rue Portail Matheron. Avignon.


Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Né à Avignon, le spécialiste des séjours insolites AbracadaRoom revendique aujourd’hui plus de 3 300 hébergements en France et accélère son développement européen. À l’origine du projet, Nicolas Sartorius, entrepreneur du tourisme, mise depuis 2012 sur une aspiration devenue centrale : vivre une expérience, plus qu’une simple nuitée.

« Il y a quatorze ans, le marché était balbutiant, relate Nicolas Sartorius. Quelques cabanes perchées en Bretagne, une poignée d’initiatives éparses, et beaucoup d’incrédulité. En 2012, Nicolas Sartorius lance un annuaire en ligne dédié aux hébergements atypiques. Le site s’appelle alors monhebergementinsolite.com. L’idée est simple : fédérer une offre émergente autour d’un imaginaire puissant, celui de l’enfance et du refuge dans les arbres. »
Très vite, le concept dépasse le simple référencement. La plateforme devient centrale de réservation, avec paiement instantané en ligne. Rebaptisée AbracadaRoom, intégrée au groupe Unic Stay, l’entreprise assume une ambition plus large : structurer un marché en pleine mutation et l’ouvrir à l’international.

L’insolite, miroir d’une mutation sociétale
« Le phénomène n’est pas né avec la crise sanitaire. Mais le Covid-19 en a été un accélérateur. » Effectivement,  selon les dernières études comme données d’Atout France et de la Fédération des professionnels du tourisme, «la demande pour des séjours de proximité et de pleine nature a fortement progressé à partir de 2020. Les courts séjours, souvent à moins de deux ou trois heures du domicile, se sont multipliés. Les gens ne partent plus seulement trois semaines l’été. Ils fractionnent, ils cherchent des respirations tout au long de l’année », observe Nicolas Sartorius.

La promesse
« Le succès repose sur cette promesse : un dépaysement intense, sans aller loin. Dormir dans une cabane viticole, une bulle transparente ou une tiny house agricole devient un moment « hors du temps ». L’expérience prime sur la catégorie hôtelière.

Le cœur de cible ?
Majoritairement féminin, entre 25 et 45 ans. Un âge charnière, souvent lié à la vie de famille. Si l’offre a d’abord été pensée pour les couples, les structures familiales se développent, parfois adossées à des fermes pédagogiques ou à des domaines agricoles.

Nicolas SARTORIUS Copyright AbracadaRoom

Paradoxale Provence
« Si l’insolite a essaimé dans toute la France, le Sud reste un territoire complexe, analyse le chef d’entreprise. Contraintes d’urbanisme, pression foncière, zones protégées dans le Luberon ou les Alpilles : développer de nouveaux projets y est plus ardu qu’ailleurs. Autour d’Avignon, quelques adresses ont émergé, comme les cabanes des Grands Cépages à Sorgues. Mais comparée à d’autres régions, la Provence demeure relativement modeste en nombre d’hébergements atypiques, malgré son attractivité touristique. Ce paradoxe illustre un enjeu structurel : conjuguer innovation touristique et réglementation environnementale. »

Du séjour à l’émotion
Avec plus de 3 300 hébergements référencés sur l’ensemble du territoire français, AbracadaRoom revendique aujourd’hui une place majeure sur le segment. « Nous employons 11 collaborateurs à Avignon, et nous élargissons progressivement notre périmètre à la Belgique et visons à moyen terme l’Espagne, l’Italie et la Suisse. »

Vivre une expérience
La stratégie dépasse désormais la seule cabane dans les arbres. « Nous voulons devenir le leader du séjour d’émotion », explique son fondateur. Comprendre : valoriser des hébergements singuliers, mais aussi des expériences ancrées dans un territoire : vue exceptionnelle, immersion agricole, découverte d’un potager biologique.

Le marché du cadeau
Autre levier en forte croissance ? « Le marché du cadeau. Les box maison, distribuées notamment chez ‘Nature & découvertes’ » précise Nicolas Sartorius. Ces nouveaux cadeaux qualitatifs reposent sur un bon d’achat flexible plutôt qu’un catalogue figé. Un positionnement destiné à se distinguer des acteurs historiques du coffret touristique.

Une aventure enracinée à Agroparc à Avignon
Originaire d’Avignon, Nicolas Sartorius a fait le choix d’implanter son entreprise au cœur de la technopole d’Agroparc, « »Je suis Avignonnais, j’aime ma ville et Agroparc s’est révélé être un lieu central verdoyant et très accessible pour tous ceux qui travaillent dans l’entreprise. » Un ancrage local assumé pour une activité qui, paradoxalement, célèbre l’évasion. Dans un marché touristique en quête de sens et d’authenticité, l’insolite semble avoir trouvé sa place. Plus qu’un effet de mode, il s’inscrit dans une recomposition durable des usages : voyager moins loin, mais différemment.
Mireille Hurlin


Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Mathieu Desmarest est le chef des restaurants Pollen et Bibendum, à Avignon. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de risotto de fregola sarda à la tomate, parmesan, courgettes grillées, anchois, radicchio et fines herbes.

Dans une casserole large, faites revenir l’échalote dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’elle soit translucide.
Ajoutez la fregola sarda et faites la légèrement toaster (comme pour un risotto) 2 à 3 minutes.
Déglacez au vin blanc, laisse évaporer.
Ajoutez le coulis de tomate, mélangez bien.
Versez ensuite le bouillon chaud, louche après louche, en mélangeant régulièrement, jusqu’à cuisson al dente (environ 20 minutes).
Hors du feu, incorporez le beurre et le parmesan pour lier et le rendre crémeux.
→ Rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre.
Coupez les courgettes en quartiers ou tranches épaisses, faites-les griller à la poêle ou au grill avec un peu d’huile d’olive, sel et poivre.
Faites revenir rapidement le radicchio à la poêle avec un peu d’huile d’olive, juste pour l’attendrir légèrement.
Égouttez les anchois si besoin.
Disposez une belle louche de fregola sarda crémeuse au centre de l’assiette.
Ajoutez par-dessus les courgettes grillées, les morceaux de radicchio, les anchois.
Décorez avec les fines herbes et les jeunes pousses.
Terminez par un petit filet d’huile d’olive.

DR

Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Le réseau de franchise Iron Bodyfit, dont le siège se situe à Avignon, enregistre une année 2025 record avec un nombre d’ouvertures et un taux de renouvellement des abonnements en hausse et entend poursuivre sa croissance en 2026.

Fondée par par Hadri Jaffal et Johan Ghu (ce dernier a quitté l’aventure Iron Bodyfit en décembre 2025) en 2015, l’enseigne Iron Bodyfit est spécialisé dans la méthode de l’électrostimulation. Le premier studio ayant vu le jour aux Angles, le réseau de franchise comptabilise aujourd’hui 244 studios dans 11 pays, dont 162 en France (quatre en Vaucluse : Avignon, Le Pontet, Carpentras et Orange). Parmi les studios français, 105 sont tenus par des franchisés, dont 52% d’hommes et 48% de femmes.

« À horizon 2036, je veux faire d’Iron Bodyfit le ‘McDonald’s de l’EMS’. »

Hadri Jaffal, Président d’Iron Bodyfit

En 2025, l’enseigne avignonnaise a affiché de très bons résultats avec notamment 32 ouvertures et un taux de renouvellement des abonnements de 33%, contre 20 à 30% en moyenne pour les salles de sport traditionnelles. En décembre 2025, Iron Bodyfit dénombrait près de 40 000 membres actifs et près de 2 millions de séances d’EMS dispensées.

Les perspectives pour 2026

Une année record qui promet une accélération en terme de déploiement en 2026. Pour l’enseigne, 2025 a représenté une année de croissance et de structuration. Aujourd’hui, Iron Bodyfit compte huit master franchises (France, États-Unis, Canada, Belgique, Suisse, Espagne, Portugal, Grande-Bretagne).

Le réseau de franchise entend poursuivre son développement en 2026. Une ouverture est déjà prévue au printemps au Mexique, où l’enseigne n’est pas encore présente et compte aussi s’étendre à l’Italie au second semestre.


Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

À Villeneuve-lès-Avignon comme au cœur d’Avignon, Maison Bronzini et Casa Bronzini incarnent une même vision : transformer un restaurant en véritable lieu de vie. Héritage patrimonial, convivialité contemporaine et sens aigu du rendez-vous rythment deux adresses complémentaires qui ont accueilli près de 110 000 couverts en 2025.

À l’origine, il y a un site chargé d’histoire. À Villeneuve-lès-Avignon, le Moulin de la Chartreuse plonge ses racines au XIVᵉ siècle, lorsque les Chartreux, installés sous la protection du pape Innocent VI, y développent la culture de l’olivier et la production d’huile. Un héritage ininterrompu depuis plus de 650 ans, en suspens, seulement le temps de la Révolution française, et reconnu par une inscription au patrimoine historique en 2009.

Philippe Bronzini Copyright Linkdin

Bistrot, jardin, boutique…
Repris en 2008 par Philippe Bronzini, le moulin devient progressivement bien plus qu’un outil de production. Modernisé, récompensé pour la qualité de ses huiles d’olive, il se transforme au fil des années en un ensemble hybride : bistrot, jardin, boutique, salon de thé, pâtisserie maison, showroom et salons privés. « On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu », résume l’équipe, revendiquant une approche où le patrimoine nourrit l’expérience contemporaine. Le moulin propose 350 couverts sur 7 salles et 250 en terrasse.

Deux adresses, deux tempos
À cette Maison, destination en soi, répond depuis octobre 2024 la Casa Bronzini, installée place de l’Horloge à Avignon. Héritière d’une brasserie familiale autrefois tenue par les grands-parents de Philippe Bronzini, l’ancien Mistrau devenu la Casa, décline la même exigence dans un registre plus urbain : café dès le matin, déjeuner animé, apéritif et soirées rythmées. Une brasserie centrale, élégante sans être guindée, pensée pour suivre le pouls de la ville. L’endroit accueille 140 couverts sur trois salles, plus 120 en terrasse.

Maison Bronzini 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon Copyright Maison Bronzini

Une même philosophie et des ambiances différentes
Si les ambiances diffèrent, la philosophie reste identique : régularité, accueil et qualité, avec une capacité d’accueil conséquente : plus de 350 couverts par service à Villeneuve, 140 à Avignon, sans compter les terrasses. Un volume assumé, rendu possible par une organisation structurée et une équipe renforcée lors des périodes de forte activité.

Créer des habitudes plutôt que du ‘one shot’
Au cœur du projet, une programmation événementielle pensée comme un fil rouge. DJ sets, soirées signature, afterworks et temps forts saisonniers scandent l’année sans chercher le spectaculaire à tout prix. « On ne fait pas du bruit, on crée des rendez-vous », résume Pierre Giovannini, responsable communication et événementiel, arrivé en septembre 2025 pour structurer l’image digitale des deux établissements et transformer l’activité quotidienne en véritable expérience.

Casa Bronzini 13, place de l’Horloge à Avignon Copyright Casa Bronzini

Des soirées protéiformes
Alors que la fréquentation de la sphère restauration semble se fragiliser, Bronzini mise sur l’identité, l’ambiance et la fidélisation. Locaux, touristes, groupes ou professionnels : chacun y trouve un usage, du simple café matinal à la soirée thématique. Dernier exemple en date : une soirée casino immersive, à la Maison Bronzini, où les salles se sont métamorphosées le temps d’une nuit, confirmant cette volonté de renouveler sans cesse l’expérience.

Métamorphoses, les dates
2008 : reprise du Moulin de la Chartreuse par Philippe Bronzini ; 2012 : création du Bistrot du Moulin avec la cuisine de saison et l’ouverture du jardin ; 2016 : nouvelle dimension “lieu de vie” avec son bar/salon de thé, sa pâtisserie, sa boutique agrandie : naissance de l’univers Maison Bronzini ; 2017 : lancement de l’oléo-cosmétique, des soins à base d’olivier ; 2018/2019 : trituration externalisée pour des raisons sanitaires et des contraintes patrimoniales, cuverie et mise en bouteille conservées sur place ; 2020 : aménagement d’un showroom et de salons privés dans l’ancien espace du moulin ; Une phrase qui résume l’ADN : “On n’a pas créé un restaurant. On a réveillé un lieu.” Casa Bronzini, Avignon – Place de l’Horloge, est la continuité de cette exigence… dans un autre tempo. Ouverte en octobre 2024, après le rachat de Lou Mistrau « car nous voulions être présent au cœur d’Avignon ». De plus la brasserie appartenait aux grands-parents de Philippe Bronzini entre 1938 et 1951. La Casa Bronzini porte la même signature : accueil, qualité, ambiance, régularité, avec une énergie plus urbaine, plus spontanée, plus rythmée.

Les infos pratiques
Maison Bronzini, 74, rue de la République à Villeneuve lès Avignon. Moulin de la Chartreuse, à la même adresse. Casa Bronzini, 13 Place de l’Horloge, Avignon.
Mireille Hurlin


Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Débutés en mai 2025, les travaux de Bonpas se poursuivent. Au cours du mois de décembre, le nouveau carrefour giratoire situé à proximité du péage d’Avignon Sud a été mis en service mais va faire l’objet de modifications de circulation du lundi 16 au vendredi 20 février.

Depuis le mois de décembre, les automobilistes peuvent emprunter le nouveau carrefour giratoire de Bonpas, situé sur la partie Est, près du péage Avignon Sud. Mais les travaux ne sont pas terminés.

Le Département de Vaucluse va profiter du trafic routier moins dense durant les vacances scolaires de la zone B pour modifier les conditions de circulation pour le bon déroulé des travaux. Ainsi, les automobilistes venant des Bouches-du-Rhône et empruntant le pont de Bonpas seront dans l’obligation d’emprunter le carrefour giratoire près du péage, et ce, du lundi 16 au vendredi 20 février inclus.

Le Département incite les automobilistes à éviter autant que possible le secteur durant les heures de pointe. Il est également possible de mesurer la densité du trafic et d’anticiper ses déplacements en vérifiant les caméras installées à Bonpas.


Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Trop absurde ? Trop bête ? Trop triste ? Qu’est-ce qu’une chanson impossible ? Deux chanteurs s’attaquent à cette énigme lors d’une joute musicale.

Vincent penche du côté de Bourvil, Richard Gotainer, et Patricia Carli, quand, Flannan ne jure que par Arletty, Francis Blanche et Francis Lopez…Ils trouvent des terrains d’entente chez Nougaro ou Marie-Paule Belle, nous donnent à entendre un répertoire aussi drôle qu’improbable.

Une création de Vincent Gaillard et Flannan Obé.

Pour acheter vos places en ligne, cliquez ici.
Samedi 14 février. 19h. 10 à 18€. Théâtre des Vents. 63 Rue Guillaume Puy. Avignon. 06 11 28 25 42 /
theatredesvents@gmail.com


Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Du 12 au 14 février 2026, la cité Louis Gros, à Avignon, devient le théâtre d’une expérience artistique nocturne inédite. Avec ‘Libres Fenêtres dans la Cité’, l’association. L’Antre Lieux transforme d’anciens commerces et rez-de-chaussée en vitrines poétiques visibles depuis la rue. Une invitation à regarder autrement un quartier emblématique, à la croisée de la mémoire sociale, de la création contemporaine et de la vie quotidienne.

À la tombée de la nuit, les vitrines autrefois muettes de la cité Louis Gros s’illuminent. Derrière les vitres des anciens commerces fermés, des images apparaissent, des voix résonnent, des fragments de vies se donnent à voir. Pendant trois soirs, ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ propose une déambulation sensible, accessible à tous, où l’art s’offre sans seuil ni intimidation, directement dans l’espace public.

Copyright Sophie Delvalée

Une cité chargée d’histoire
Premier ensemble HLM d’Avignon, construit entre 1931 et 1936 sous l’impulsion du maire socialiste Louis Gros, maire 1 an entre 1944 et 1945, la cité éponyme incarne une page majeure de l’histoire urbaine locale. Pensée comme un modèle de progrès social à l’époque du Front populaire, elle offrait alors confort moderne, espaces arborés et une vie commerçante de proximité. Durement touchée par les bombardements de 1944, puis fragilisée à partir des années 1980, elle a vu peu à peu disparaître ses commerces, ne conservant aujourd’hui qu’une épicerie et le local de l’Antre Lieux.

Faire lieu ensemble
C’est précisément dans ces rez-de-chaussée délaissés que s’ancre le projet artistique. Fenêtres du local de l’Antre Lieux, façades, square Christiane Bray, écoles Louis Gros : autant de points d’ancrage pour des installations visuelles et sonores conçues avec et pour les habitants. Ici, pas de décor plaqué, mais un travail au long cours sur la mémoire collective, les visages et les récits du quartier. Les œuvres, visibles depuis les espaces de circulation, se donnent comme des boîtes lumineuses ouvertes, invitant passants, riverains et Avignonnais d’autres quartiers à une expérience partagée.

Copyright Jean Hoffmann

Une démarche artistique et citoyenne
Depuis plus de 10 ans, L’Antre Lieux développe des projets mêlant poésie, image et engagement social dans les quartiers populaires du Grand Avignon. ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ prolonge cette démarche : rendre visible ce qui relie plutôt que ce qui sépare, faire de l’art un outil d’attention au monde et de transformation douce des espaces abandonnés. En 2026, ateliers et résidences artistiques se déploient au cœur de la cité, affirmant une autre manière d’habiter et de penser la ville.

Des artistes au cœur du quartier
Pour cette première édition nocturne, plusieurs artistes aux pratiques complémentaires ont été invités. La cinéaste et auteure Sophie Delvallée, revenue à Avignon après un long parcours international, interroge les récits intimes et sociaux à travers le film documentaire et la fiction. Le photographe et architecte Jean Hoffmann explore, en noir et blanc, les traces laissées par l’homme et le temps sur les lieux habités. La comédienne et plasticienne Sophie Mangin mêle théâtre, textile et geste pour faire surgir d’autres formes de langage. Le créateur audiovisuel Karel Pairemaure apporte son expérience du documentaire et des installations urbaines monumentales. Enfin, Anne Vuagnoux, autrice et vidéaste, assure la direction artistique du projet, fidèle à l’ADN poétique et citoyen de l’Antre Lieux.

Copyright Sophie Delvalée

Des fenêtres ouvertes sur la ville
En transformant les vitrines closes en espaces d’expression partagés, ‘Libres Fenêtres dans la Cité’ interroge notre rapport aux quartiers que l’on croit connaître. Plus qu’une exposition, l’événement propose un déplacement du regard : voir autrement, écouter ce qui se dit à bas bruit, redonner une présence à des lieux et à des histoires trop souvent invisibilisés. Un parcours nocturne à ciel ouvert, pour redécouvrir la cité Louis Gros à la lumière de la poésie et des voix qui l’habitent.

Cité Louis Gros 10 chiffres clés
1931-1936 : période de construction ; 1er ensemble HBM (Habitations à bon marché) réalisé à Avignon ; 348 logements au total ; 4 niveaux pour les immeubles d’habitation ; 20 commerces environ à l’origine en rez-de-chaussée ; 1 commerce encore en activité aujourd’hui ; 1944 : bombardements ayant fortement touché la cité ; Années 1980 : début du déclin du modèle de cité autonome ; 2 écoles publiques (maternelle et élémentaire Louis Gros) ; REP + (Réseau d’éducation prioritaire) dispositif Ulis (Unités localisées pour l’inclusion scolaire) pour l’école élémentaire.

Copyright Jean Hoffmann

Les infos pratiques
Libres Fenêtres dans la Cité’. Du 12 au 14 février 2026. De 18h à 20h. Cité Louis Gros, Avignon – rendez-vous au 1, cité Louis Gros. Entrée libre.
Mireille Hurlin


Les Hivernales nous endansent encore jusqu’au 21 février

Une nouvelle édition du Forum Emploi Insertion se tiendra ce jeudi 12 février à la Mairie annexe Saint-Jean d’Avignon.

L’Équipe Emploi Insertion (EEI) du Grand Avignon, regroupant France Travail, la Mission Locale Jeunes Grand Avignon, et Avenir 84, organise le Forum Emploi Insertion ce jeudi à Avignon. L’objectif est de permettre aux demandeurs d’emploi résidant dans les quartiers prioritaires de de rencontrer directement les représentants des entreprises.

30 employeurs et une dizaine d’organismes de formation seront présents pour l’occasion. Des recrutements directs seront possibles pour les demandeurs d’emploi, qui pourront aussi découvrir différentes formations du territoire. D’autres sujets, liés à l’emploi et la formation, tels que la mobilité, seront également abordés.

Jeudi 12 février. De 9h à 12h. Mairie annexe Nord. 34 Avenue Jean Boccace. Avignon.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/   1/1