Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
Ces vendredi 21, samedi 22 et dimanche 23 août, l’association Montfavet Festivités donne rendez-vous au public pour la 40e édition de la Fête des Foins.
Événement incontournable de la ville d’Avignon, et plus particulièrement du quartier de Montfavet, la Fête des Foins revient pour une 40e édition ce week-end au parc de la Cantonne. Le patrimoine agricole et la culture provençale seront mis à l’honneur pendant ces trois jours de célébration.
Le programme
Vendredi 21 août : L’événement débutera à 18h avec une visite de la Ferme Traditionnelle, l’inauguration de l’événement dans le parc et un défilé en présence des élus et des organisateurs. À 19h, place à l’abrivado de la manade Colombet, suivie de la bodéga, assurée par DJ Pauleau de 21h à 1h.
Samedi 22 août : La journée commencera à 9h avec diverses animations : Concours de belote au Café des Négociants, balade à vélo culturelle avec la découverte des curiosités de Montfavet (inscription le vendredi au stand n°2), sortie marche nordique avec le Club Sportif Avignon Montfavet Athlétisme (stand n°12), ainsi qu’une balade autour du Ventoux de 170 km avec le Moto Club d’Avignon (inscriptions au stand n°1). La journée se poursuivra avec une nouvelle abrivado, un concours de boules, ou encore le grand défilé de la Fête des Foins. Toute la journée, les associations proposeront diverses animations, un marché artisanal sera à découvrir.
Dimanche 23 août : Cette dernière journée débutera avec la peña de Saint-Étienne-du-Grès à 9h. À 10h, le traditionnel lancer de bottes de foin prndra place dans le parc de la Cantonne. Abrivado, spectacle équestre, apéro mousse et concours de boule rythmeront le reste de la journée jusqu’à la clôture de l’événement à 18h.
Pour accéder au programme en détail, cliquer ici. 21, 22 et 23 août. Parc de la Cantonne. 112 Cours des Frères Folcoaud. Avignon.
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
L’Hotel de Forbin de la BarbenAvignon, entrouvrira exceptionnellement ses portes les samedis 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 16h. Les visiteurs pourront découvrir cet hôtel particulier du 18e siècle, aujourd’hui en restauration, et partir à la rencontre d’un patrimoine plus ancien encore : celui des mystérieux plafonds peints du Moyen Âge.
Derrière les portes de l’Hôtel de Forbin de la Barben, dans l’intramuros d’Avignon, se cache des fragments de l’histoire que les passants ne soupçonnent guère. Pendant deux jours, le lieu acceptera de se laisser approcher. Pas tout à fait comme un musée. Plutôt comme une demeure qui aurait conservé, entre ses murs, quelques fragments secrets du temps.
Une maison derrière la porte Édifié en 1724 sur les plans de l’architecte Jean-Baptiste Franque, l’hôtel particulier se déploie sur trois niveaux. Sa façade appartient au paysage architectural d’Avignon, mais son histoire, elle, se découvre en franchissant le seuil. Le bâtiment, propriété de la Fondation Calvet, à la suite du legs du collectionneur Marcel Puech, connaît une nouvelle vie, faite de travaux, de restauration et de patience. Les murs portent les traces du temps et les artisans s’attachent à leur redonner leur éclat sans effacer ce qu’ils racontent, où l’histoire affleure sous les couches du temps.
Une histoire de collectionneur L’Hôtel de Forbin de la Barben doit aussi une partie de son destin à Marcel Puech. Acquis en 1956 par cet antiquaire et grand amateur d’art, il devint peu à peu le refuge de ses collections. À sa disparition, le bâtiment et les œuvres qu’il abritait rejoignirent l’univers de l’Institut Calvet. L’hôtel poursuit aujourd’hui sa vocation culturelle et continuera d’accueillir expositions et sociétés savantes. C’est tout le charme des vieilles demeures qui, si elles changent de propriétaires, de fonctions et d’époques, conservent la mémoire de ceux qui les ont habitées.
Et si les plafonds avaient des choses à raconter ? Durant le week-end, l’association RCPPM ‘Recherche sur les Charpentes et Plafonds Peints du Moyen Âge) proposera une exposition consacrée aux plafonds peints médiévaux. Un patrimoine aussi fascinant que méconnu. Au Moyen Âge, les plafonds ne sont pas toujours restés nus. Sous les planchers des étages supérieurs, artisans et peintres ont composé de véritables récits en images. Animaux fantastiques, personnages, scènes de la vie quotidienne, armoiries ou motifs décoratifs se côtoient et forment un étonnant théâtre suspendu au-dessus des têtes.
Copyright Association RCPPM Avignon
Des peintures et non pas de simples ornements Elles racontent une société, ses croyances, ses goûts, ses peurs et parfois son humour. Elles renseignent aussi sur les commanditaires, les techniques et les usages des demeures médiévales. Et le plus étonnant est peut-être ailleurs : ce que nous appelons aujourd’hui un « plafond peint » n’était, à l’origine, que le dessous du plancher de l’étage supérieur. Une partie du décor se trouvait donc littéralement sous les pieds des habitants de l’étage au-dessus.
Des images venues du fond des siècles La RCPPM mène ses recherches bien au-delà des frontières françaises. Les plafonds peints médiévaux dessinent un vaste territoire, de la France à l’Italie et à l’Espagne, particulièrement autour de l’arc méditerranéen. Ils sont les témoins silencieux d’une époque où les images occupaient une place essentielle dans les demeures comme dans les édifices religieux. Il faut alors imaginer ces pièces d’autrefois : lever les yeux, découvrir une créature fantastique au détour d’une poutre, un personnage grimaçant, un animal dont on ne sait s’il appartient au monde réel ou à celui des légendes. Peut-être était-ce une manière de décorer. Peut-être de raconter. Peut-être aussi de faire sourire. Des siècles plus tard, ces figures continuent de nous regarder.
Une porte, deux histoires Ces journées du patrimoine racontent d’un côté, un hôtel particulier du 18e siècle qui cherche aujourd’hui un nouveau souffle. De l’autre, des décors médiévaux qui ont traversé les siècles et dont les fragments permettent encore de comprendre ceux qui les ont imaginés.
Les infos pratiques Journées européennes du patrimoine. Hôtel de Forbin de la Barben, 7 rue Théodore-Aubanel, Avignon. Samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 16h. Entrée libre. Visite de l’hôtel particulier en cours de restauration et exposition consacrée aux plafonds peints médiévaux proposée par la RCPPM. Mireille Hurlin
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
Le samedi 29 août, Avignon donnera officiellement le coup d’envoi symbolique des vendanges dans la vallée du Rhône. Gratuit, populaire et attendu par près de 10 000 personnes, le Ban des Vendanges des Côtes du Rhône organisé par les Compagnons des Cotes-du-Rhone, célébrera cette année trois décennies d’existence. Au pied du Palais des Papes, 75 Compagnons, quelque 200 bénévoles et techniciens, un marché gourmand, des confréries bachiques et trois heures de musique feront de cette soirée l’un des grands rendez-vous de la rentrée avignonnaise.
Il y a 30 ans, quelques jeunes vignerons de villages du Vaucluse ont choisi de remettre au goût du jour une tradition ancienne : le Ban des Vendanges. Leur ambition ? Célébrer l’arrivée des premiers raisins et faire d’Avignon la capitale festive des Côtes du Rhône.
La tradition renouvelée En 1995 naissaient ainsi les Compagnons du Ban des Vendanges, devenus ensuite les Compagnons des Côtes du Rhône. L’association revendique aujourd’hui 75 membres et poursuit le même pari : rapprocher ceux qui font le vin de ceux qui l’aiment. Le principe ? La moitié des Compagnons appartient à la filière : vignerons, négociants, sommeliers, cavistes ou techniciens, tandis que l’autre réunit des passionnés. Deux univers qui se côtoient, échangent leurs connaissances et construisent ensemble les rendez-vous de l’association. C’est là, tout le succès de la longévité du Ban : fête populaire et vitrine du vignoble rhodanien.
Le ban des vendanges célèbre la récolte du raisin Copyright Ban des Vendanges des Compagnons des Cotes du Rhone
Une fête qui attire au-delà du vignoble En 2022, près de 9 830 personnes avaient franchi les grilles du Rocher des Doms. Depuis, le Ban a gagné en notoriété et investi un nouveau décor, la place du Palais des Papes. Les organisateurs annoncent désormais autour de 10 000 visiteurs pour un voyage festif entre pierres, vignes et tables. Le marché gourmand proposera 16 stands. Aux côtés des fidèles partenaires de l’événement, les truffes et produits des Frères Jaumard, le Jardin des Coquillages ou la Laiterie Gibert, ainsi que de nouvelles enseignes avignonnaises et les commerçants locaux.
Le raisin d’abord, la fête ensuite La soirée conservera toutefois son rituel fondateur. À 17 heures, les confréries bachiques partiront de l’église Saint-Agricol en tenue d’apparat. Le cortège gagnera Notre-Dame-des-Doms, où se tiendront la messe vigneronne et la bénédiction des vendanges.
La proclamation du Ban des vendanges À 19 heures viendra le moment solennel : la proclamation officielle du Ban des Vendanges des Côtes du Rhône, suivie de la pressée du raisin nouveau sur un pressoir à l’ancienne. Le public pourra également participer, à 18 heures, à une master class consacrée à l’appellation invitée de cette édition : les Côtes du Rhône Villages Vaison-la-Romaine.
Le ban des vendanges célèbre la récolte du raisin Copyright Ban des Vendanges des Compagnons des Cotes du Rhone
les Côtes du Rhône Villages Vaison-la-Romaine Pour 2026, les Compagnons ont choisi de mettre en lumière cette appellation vauclusienne qui s’étend sur cinq communes : Vaison-la-Romaine, Saint-Marcellin-lès-Vaison, Villedieu, Buisson et Saint-Roman-de-Malegarde. Son vignoble repose sur des sols argilo-calcaires, tandis que Grenache, Syrah et Mourvèdre composent son identité viticole.
Just’tit’goutte La cuvée rouge retenue cette année illustre cette typicité. ‘Justin’tit’goutte’, millésime 2024, du Mas Pouperas à Vaison-la-Romaine, associe 80 % de Grenache à 20 % de Syrah. Une sélection effectuée par les jeunes Compagnons, qui sera proposée au public pendant la soirée. C’est l’une des missions du Ban des Vendanges : une porte d’entrée vers les terroirs. Derrière la fête avignonnaise, ce sont ainsi les villages viticoles du Vaucluse et de la vallée du Rhône qui viennent à la rencontre du public.
Une bouteille devenue emblème Le Ban possède aussi son objet fétiche : la bouteille « Avignon, Capitale des Côtes du Rhône ». Sa forme Avenio, imaginée par Rossi Emballages à Sorgues et dessinée par l’agence Terre Neuve de Bédarrides, célèbre en gravure le Pont d’Avignon, les remparts, le Palais des Papes et le Clos de la Vigne du Palais des Papes.Fabriquée en France, elle accompagne les manifestations des Compagnons et change de couleur chaque année. La bouteille est, ensuite, très souvent, utilisée comme carafe.Grâce à cette démarche –et d’autres- de réduction des déchets 25 % des bouteilles sont désormais récupérées, tous comme les verres qui se trouvent une seconde vie chez les participants à l’événement.
Le ban des vendanges célèbre la récolte du raisin Copyright Ban des Vendanges des Compagnons des Cotes du Rhone
Faire la fête en soutenant les vignerons Depuis trois ans, les partenaires de l’association permettent d’augmenter d’1€ la rémunération versée pour chaque bouteille achetée lors des événements des Compagnons.Egalement, près de 200 techniciens et bénévoles participent à la transformation, pendant plusieurs jours, de la place du Palais des Papes en espace festif.
De la bénédiction au bal Après les cérémonies et le marché gourmand, à 20h30, le DJ Emmanuel Perrin lancera le Bal des Vendanges. Le groupe avignonnais Les Bandits Manchots prendra ensuite le relais pour prolonger la soirée jusqu’à minuit. Trente ans après sa création, le Ban des Vendanges offre un rendez-vous vivant, où vignerons, habitants, visiteurs, commerçants et passionnés se retrouvent pour fêter la récolte.
Les infos pratiques Ban des Vendanges des Côtes du Rhône, samedi 29 août 2026, place du Palais des Papes à Avignon. Entrée gratuite. Défilé à 17h, messe et bénédiction à 17h30, master class à 18h, marché gourmand à 18h30, proclamation du Ban à 19h et bal à partir de 20h30. La manifestation se poursuit jusqu’à minuit. La terrasse des Compagnons des Cotes-du-Rhone à partir de 18h Réservation ici. Le concept : « La Terrasse des Compagnons » vous ouvre un espace VIP pour 6 personnes, avec une vue privilégiée sur la place du Palais des Papes. Votre table est réservée, un service dédié, vins et planches à partager. Plus de file d’attente, plus d’imprévu, juste un moment privilégié entre amis ou en famille, au cœur de l’événement. 150€. Et aussi : Table + planche charcuterie + 6 verres + 2 bouteilles de vin pour 6 personnes. Pour la première fois, le ban des Vendanges vous propose de réserver votre table pour 6 personnes. La prestation comprend un mange debout, une planche mixte charcuterie-fromages, 6 verres et deux bouteilles de vin blanc et rosé de la cuvée 150€. Ici. Mireille Hurlin
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
À Avignon, le Musée Angladon prolonge l’été en proposant une expérience sensorielle. Jusqu’à la fin août, l’exposition « Un compagnonnage artistique » revient sur l’histoiredu couple d’artistes Jean Angladon et Paulette Martin, tandis qu’un stage destiné aux 6-12 ans, du 25 au 28 août conçut et réalisé par l’artiste Nathalie Saint-Oyant, propose d’explorer le musée autrement. Quatre jours pour observer, sentir, toucher, collecter et s’ouvrir à la création.
Au Musée Angladon les œuvres s’épanouissent dans leur environnement : elles prennent place dans l’ancienne demeure de Jean Angladon et Paulette Martin, artistes avignonnais et héritiers de leur grand-oncle, le couturier et collectionneur Jacques Doucet.
Une maison devenue musée Le couple avait souhaité que cette maison et les œuvres qu’elle abritait puissent un jour être ouvertes au public. Leur volonté a donné lieu à la Fondation Angladon-Dubrujeaud et l’ouverture du musée au public en 1993, avant son installation définitive sous le nom de Musée Angladon-Collection Jacques Doucet. Dans les salons, la bibliothèque, les chambres ou la galerie du XIXe siècle, le visiteur découvre autant une collection qu’un univers intime. Van Gogh, Cézanne, Degas, Sisley, Modigliani ou Picasso y côtoient aux étages suivant mobilier, objets et souvenirs d’une maison d’artistes.
Copyright Musée Angladon
Angladon et Martin, un dialogue à deux voix C’est précisément cette relation entre création et vie quotidienne que l’exposition « Un compagnonnage artistique. Jean Angladon et Paulette Martin » remet en lumière. Jusqu’au 30 août, elle propose une traversée de leur univers artistique dans les lieux mêmes où le couple a vécu et travaillé. Peintres et graveurs, Jean Angladon et Paulette Martin ont construit une relation artistique faite de proximité, d’influences croisées et de sensibilités pourtant distinctes.
Un héritage familial Les deux artistes ont hérité d’une partie considérable de la collection de Jacques Doucet, figure majeure de la haute couture et mécène des avant-gardes. Leur demeure avignonnaise a ainsi abrité des œuvres de quelques-uns des grands noms de l’art moderne, de Manet à Picasso, en passant par Cézanne, Degas, Sisley, Van Gogh et Modigliani. L’exposition ne se contente donc pas de présenter deux parcours individuels. Elle raconte une manière de vivre avec l’art, de l’observer au quotidien et de faire de la création une affaire de couple. Des visites commentées sont proposées les vendredis de juin, juillet et août, de 14h30 à 15h30. Le musée recommande la réservation.
Quatre jours pour réveiller les sens Le musée change ensuite de tempo avec un stage d’été destiné aux enfants de 6 à 12 ans. Du mardi 25 au vendredi 28 août, Alexandra Siffredi et l’artiste associée Nathalie Saint-Oyant invitent les jeunes participants à sortir des habitudes de la visite traditionnelle. Le principe ? « Sentir avant de voir. Toucher avant de comprendre. »
Copyright Musée Angladon
Sentir, toucher, changer d’univers La première journée commence ainsi à l’extérieur, dans les jardins d’Avignon. Feuilles, fleurs, fragments végétaux et impressions personnelles sont collectés puis rapportés au musée. Les enfants découvrent ensuite la ‘bibliothèque d’odeurs’ de Nathalie Saint-Oyant, composée de dizaines de flacons. Une manière de faire entrer dans le musée ce que l’on ne voit pas. Le lendemain, les trouvailles se transforment en herbier. Les enfants jouent avec les odeurs de plantes, d’épices ou de fleurs, auxquelles ils associent ensuite des couleurs, des mots, des matières. Une odeur peut devenir un dessin ; une sensation, un collage.
Quand les salles deviennent terrain d’exploration Jeudi, changement de décor. Les enfants investissent la maison-musée elle-même. Ils observent les motifs, les tissus, les meubles, les cadres et les objets qui composent les différentes pièces. Le but est de se servir de ce qui est exposé, pour construire un univers imaginaire personnel.
Collages et trouvailles Le dernier jour pousse l’expérience un cran plus loin. Inspirés par les portraits et leurs costumes, les participants composent des collages mêlant les trouvailles de la semaine et des éléments puisés dans les œuvres. Chacun imagine ainsi sa propre collection de mode. À 16h, le vendredi 28 août, les créations seront présentées lors d’une exposition finale, avant un goûter partagé.
Copyright Musée Angladon
L’art comme terrain de jeu Le Musée Angladon développe auprès des jeunes publics, via des parcours, une approche de l’observation et de la pratique de la peinture, du modelage, du collage ou encore du pastel. Le stage d’août va au-delà en demandant, à l’enfant, ce qu’il voit devant un tableau et à dire ce qu’il ressent, ce que l’œuvre lui évoque, à quelle odeur une couleur pourrait correspondre ou encore comment transformer une découverte en création. Mission ? Aiguiser la curiosité.
Madeleine Lemaire, les fleurs en filigrane En parallèle, le musée présente jusqu’au début septembre un accrochage consacré à Madeleine Lemaire, peintre, pastelliste, graveuse et illustratrice de la Belle Époque. Deux œuvres de l’artiste, dont Corbeille d’œillets, sont présentées. Données au musée par Dominique et Philippe Tailleur en 2017, elles permettent de retrouver une artiste qui occupait une place remarquée dans la vie culturelle parisienne de son époque. Madeleine Lemaire tenait, en effet, un salon musical et littéraire fréquenté par des écrivains, musiciens et artistes. Robert de Montesquiou et Marcel Proust comptaient parmi ses proches. Elle illustra notamment de ses aquarelles florales Les Plaisirs et les Jours, le recueil de jeunesse de Proust.
Copyright Nathalie Saint-Oyant
Les infos pratiques Musée Angladon-Collection Jacques Doucet, Avignon. Le musée est ouvert du mardi au dimanche, de 13h à 18h, avec une dernière admission à 17h15. « Un compagnonnage artistique. Jean Angladon et Paulette Martin » : jusqu’au 30 août 2026, les vendredis, samedis et dimanches. Visite commentée 15€. Plein tarif 12€, tarif réduit 8€.
Stage sensoriel 6-12 ans : du mardi 25 au vendredi 28 août, de 11h à 16h. Tarif : 20€ la journée ou 80€ les quatre jours. Réservation conseillée auprès d’Alexandra Siffredi : a.siffredi@angladon.com. Madeleine Lemaire, Compositions florales à l’aquarelle : jusqu’au début septembre 2026. Musée Angladon-Collection Jacques Doucet. 5, rue Laboureur à Avignon. 04 90 82 29 03. Mireille Hurlin
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
La star du pansori Lee Jaram sur la scène de l’Opéra Grand Avignon
Elle entre sur scène et s’adresse à nous directement, simplement pour se présenter, heureuse d’être pour la septième fois en France, connaissant déjà le Festival d’Avignon pour y avoir déjà joué dans le Off mais présentant sa création ‘Neige, Neige, Neige’ pour la première fois ici en France.
Petit moment de pédagogie quand elle nous présente le pansori, cet art vivant né au XVIIIie siècle en Corée et nous prévient que ce spectacle comprend trois personnages : la narratrice, le percussionniste et le public. On apprend ensuite qu’elle a choisi de nous raconter une nouvelle écrite en 1895 par Léon Tolstoï : Maître et serviteur et que toutes réactions du public seront les bienvenues. La curiosité déjà largement aiguisée s’accroît. On se demande bien comment on va pouvoir intervenir ou interférer entre le coréen et la langue russe ! On peut même oser une crainte quant à l’intérêt du spectacle..
Un coup d’éventail, un sourire, un haussement d’épaule de Lee Jaram et le doute est dissipé : nous ne pourrons que nous plier aux rebondissement de cette nouvelle pourtant toute simple de Tolstoï : l’histoire d’un marchand cupide et de son serviteur pris dans une tempête de neige. Lee Jaram va nous tenir en haleine pendant plus de deux heures et sa performance physique et vocale est époustouflante.
Une belle découverte que le Pansori
Le pansori, art du récit ou du conte, est une manière de raconter une histoire. Celle-ci va être modulée, chantée, parlée, mimée, jouée,scandée, bruitée. Sur la scène dénudée, la récitante Lee Jaram accompagnée de son « unique et indispensable partenaire » Lee Jun-hyoung percussionniste discret mais néanmoins inspiré vont affronter les steppes russes. Les images se forment, disparaissent ou flottent dans un entre deux poétique ou quelquefois violent. Le froid commence à nous pénétrer malgré la canicule extérieure de juillet. Vassili, Nikita, le cheval, la tasse de thé nous conduisent peu à peu dans les tourments de l’humanité, les questions de vie ou de mort, de sagesse ou de cupidité. Pour rien au monde on ne quitterait cette histoire pourtant simple avec un rebondissement étonnant, gagné par l’humour de LeeJaram qui n’hésite pas à rajouter son point de vue malicieusement, à nous interpeller ou même à nous faire chanter avec elle. Elle le répète, elle a besoin du public, elle a besoin du soutien du tambour du percussionniste car la performance est physique. On sent que le spectacle pourrait s’arrêter là ou au contraire durer des heures mais Lee Jaram est une magicienne et renaît à chaque péripétie.
Avec une humilité déconcertante elle nous a envoûtés, enchantés et l’Opéra d’Avignon a vibré à tous les balcons.
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
Dans le cadre de la révision du plan Faubourg, décidée par la mairie, la réouverture de la circulation de l’avenue Monclar, dans le sens sud vers Nord (vers les remparts), sur un réalisé le 24 août 2026 à 9h.
Cette réouverture entraînera les actions suivantes : Inversion du sens de circulation de l’avenue Monclar, entre les boulevards Monod–Ferry et la rue Bastet, pour le mettre en sens Sud vers le nord (vers les remparts).
Réouverture de la circulation de l’avenue Monclar, sur la section contrôlée par une borne rétractable, entre les rues Bastet et Sang et or, dans le sens actuel Sud vers Nord (vers les remparts), est maintenu. Inversion du sens de circulation de la rue Bastet, pour la mettre en sens Monclar vers Violette.
Pour maintenir la sécurité des piétons et des vélos, les actions d’accompagnement suivants seront mises en œuvre : Un carrefour sera créé au croisement de l’avenue Monclar et des boulevards Ferry et Monod.
La borne rétractable sera relevée aux heures d’entrée-sortie des écoles, Perrin, ainsi qu’aux horaires du marché. Lorsque la borne sera relevée, la circulation sera déviée de Monclar vers la rue Vilette par la rue Bastet. Des barrières seront mises en œuvre à certains endroits pour garantir une parfaite sécurité des piétons. La piste cyclable de l’avenue Monclar est intégralement maintenue. MH
Copyright Mappy (extrait)
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
À deux jours de l’éclipse solaire de mercredi 12 août, les lunettes de protection deviennent une denrée rare à Avignon. Certaines pharmacies ou commerces n’en ont tout simplement pas commandé, d’autres ont épuisé leurs stocks et se heurtent désormais à des fournisseurs eux-mêmes en rupture. Alors que près de 96% du Soleil sera occulté depuis Avignon, l’engouement du public a manifestement dépassé les prévisions.
Il suffit de pousser la porte de plusieurs pharmacies avignonnaises pour mesurer l’ampleur du phénomène. Ici, aucune paire n’a été commandée. Là, les quelques boîtes reçues sont parties en quelques jours. Et lorsque les pharmaciens cherchent à se réapprovisionner, la réponse tombe : les grossistes n’en ont plus. Pourtant l’Office de tourisme d’Avignon en a énormément distribué, tout comme nos confrères d’Ici Vaucluse.
Rendez-vous céleste ce mercredi 12 aout À l’approche du mercredi 12 août, les lunettes spéciales éclipse sont devenues l’objet que tout le monde cherche. Une situation qui n’a, semble-t-il, pas été anticipée par l’ensemble des commerces susceptibles d’en proposer. L’Ordre national des pharmaciens avait pourtant prévenu : la demande devait être « vraisemblablement très forte » dans les jours précédant l’éclipse et des ruptures de stock étaient à prévoir. D’ailleurs, les opticiens, pharmacies et grandes enseignes constataient une accélération des ventes depuis la fin juillet.
Le soleil occulté par la lune.Crédit Adobe stock Igor Zh
Près de 96% du Soleil masqué à Avignon Le rendez-vous est fixé ce mercredi 12 août. À Avignon, l’éclipse , moment où le soleil sera occulté par la lune, commencera en début de soirée et atteindra son maximum autour de 20h24. Près de 96% du disque solaire sera alors occulté. Le Soleil sera toutefois très bas sur l’horizon, ce qui imposera de disposer d’une vue dégagée vers l’ouest. Le CNES (Centre national d’études spatiales) présente l’événement comme l’un des spectacles astronomiques les plus remarquables visibles depuis la France depuis 1999. Selon les territoires, plus de 95% du disque solaire pourra être masqué. Après l’éclipse de 1999, restée dans les mémoires, un tel phénomène aussi spectaculaire n’avait plus été observable à cette échelle depuis l’hexagone.
Une protection aux normes Attention toutefois, même lorsque le ciel s’assombrit fortement, les rayonnements solaires restent dangereux pour la rétine et seules des lunettes spécifiquement conçues pour l’observation directe du Soleil, répondant à la norme ISO 12312-2, peuvent être utilisées. Elles doivent également porter le marquage CE. Les lunettes de soleil classiques, même très foncées, ne conviennent pas. Pas davantage les verres fumés, les radiographies ou les films photographiques. Autre précaution souvent oubliée : les lunettes distribuées ou achetées pour l’éclipse de 1999 ne doivent pas ressortir des tiroirs.
Un danger silencieux Une observation sans protection peut provoquer une kératite ou une rétinopathie solaire. Les symptômes peuvent aller de la gêne visuelle aux points noirs dans le champ de vision, voire à une altération durable de la vue. Une étude réalisée pour Krys auprès de 1 000 Français relatait que, possiblement, 25% des personnes interrogées se disaient prêtes à regarder l’éclipse sans protection. La proportion atteint même 34% chez les 18-34 ans et 38 % sous-estimaient la gravité du risque pour les yeux.
Copyright Adobe Stock Victor sanchez
À Avignon, il faudra peut-être chercher avant de regarder La difficulté, désormais, consiste donc à trouver les bonnes lunettes. L’Ordre des pharmaciens recommande de se tourner vers les magasins spécialisés, certains opticiens ou certaines pharmacies, tout en vérifiant impérativement la conformité du produit. Mais à Avignon, plusieurs officines sont déjà hors course. Certaines n’avaient pas anticipé la demande et n’ont pas constitué de stock. D’autres ont vendu leurs dernières paires, la semaine dernière et ne peuvent plus être livrées. La pénurie transforme ainsi un objet vendu quelques euros en véritable chasse au trésor à la veille du céleste spectacle. L’État recommande de privilégier des vendeurs identifiés et de vérifier la présence du marquage CE, de la référence ISO 12312-2. L’éclipse devrait attirer familles, passionnés d’astronomie et simples curieux, qui appellent de leur voeu, un ciel sans nuage pour une éclipse réussie.
Bon à savoir Éclipse solaire : mercredi 12 août 2026. À Avignon : environ 96 % du Soleil occulté au maximum. Maximum : autour de 20h24. Protection obligatoire : lunettes spéciales éclipse conformes à la norme ISO 12312-2 et portant le marquage CE. À proscrire : lunettes de soleil classiques, verres fumés, radiographies, films photographiques et anciennes lunettes de 1999. Contactée ce soir, la pharmacie Grégoire à Avignon pourrait recevoir des lunettes en fin de matinée demain mardi 11 aout. Pour calculer le niveau d’observation depuis un point géographique ici. Mireille Hurlin
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
Depuis le 1er juillet, le casque est obligatoire pour les utilisateurs d’EDPM dans le Vaucluse. Entre le 1er juillet et le 5 août, 178 infractions ont déjà été relevées. Le gouvernement envisage désormais de généraliser le port du casque aux trottinettes et aux vélos partout en France, ainsi, que bientôt le port de gilet réfléchissant, ainsi, le Vaucluse fait figure de précurseur.A l’échelle nationale plus de 600 000 de ces engins de déplacement personnel motorisés auraient été vendus.
Depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté préfectoral imposant le casque aux utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM), les contrôles ont commencé à produire leurs premiers chiffres : 178 verbalisations en trente-six jours, en Vaucluse.
Des engins de déplacement économiquement intéressants Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes ou hoverboards sont concernés. Le casque doit être homologué et correctement attaché pendant toute la durée du déplacement. Son absence expose le contrevenant à une contravention de deuxième classe, soit 35€.
Du département au national Le choix vauclusien fait tache d’huile. La ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, chargée de la Citoyenneté, Marie-Pierre Vedrenne, a demandé à la Sécurité routière de réfléchir à une généralisation du casque « aux trottinettes et aux cyclistes en toutes circonstances et sur l’ensemble du territoire ». Une piste de travail, donc, et non encore une nouvelle obligation nationale.
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Une accidentologie qui inquiète Cette réflexion intervient justement parce que l’usage de ces engins s’est considérablement développé. Selon l’Observatoire national de la micromobilité, la France compterait environ 2,5 millions de propriétaires de trottinettes électriques en 2023, contre 640 000 en 2020. La progression est plus qu’importante, même si les EDPM ne représentaient encore que 0,1 % de la part modale sur la période 2018-2022.
Le risque routier Au plan national, en 2023, 42 personnes ont perdu la vie dans un accident impliquant un EDPM, contre une mortalité qui n’a cessé d’augmenter depuis 2019. Sur la période 2020-2022, 67 utilisateurs d’EDPM sont décédés dans un accident de la circulation. Dans ces accidents mortels, l’alcool arrivait en tête des facteurs identifiés chez les usagers présumés responsables, devant l’inattention et la vitesse excessive ou inadaptée. Autre constatation? Seul un usager d’EDPM tué sur cinq portait un casque sur cette période.
Périmètre d’interdiction de circulation des EDPM Copyright Ville d ‘Avignon
Le casque ne règle pas tout Le document de l’Observatoire pointe une série de comportements à risque : circulation sur les trottoirs, vitesse excessive, téléphone tenu en main, écouteurs, transport d’un passager ou encore conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants.
Adapter les infrastructures à ces nouveaux usages Dans l’enquête nationale menée en 2023 auprès de 2 766 utilisateurs, 70% déclaraient avoir circulé sur une voie cyclable. Parmi ceux qui avaient emprunté la chaussée, 88% expliquaient l’avoir fait pour des raisons de sécurité, notamment en raison de l’absence de piste cyclable ou du mauvais état de la voirie.
À Avignon, une règle supplémentaire La Cité papale a, elle aussi, choisi de durcir le cadre. Dans plusieurs secteurs très fréquentés de l’intra-muros, les utilisateurs d’EDPM doivent désormais mettre pied à terre. La mesure vise notamment les rues étroites et fortement fréquentées du centre-ville, où la cohabitation avec les piétons est particulièrement délicate.
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Circuler oui, mais avec des règles Les EDPM restent interdits aux moins de 14 ans, doivent être assurés et ne peuvent transporter qu’une seule personne. En agglomération, ils doivent emprunter les pistes cyclables lorsqu’elles existent ou, à défaut, les voies limitées à 50 km/h. Les trottoirs leur sont interdits, sauf lorsque l’engin est poussé à la main. Hors agglomération, seules certaines voies, notamment les voies vertes et pistes cyclables, sont accessibles.
En cours d’expérimentation Le Vaucluse expérimente donc, en avant première, ce qui pourrait demain devenir la règle commune. Avec une nuance de taille : pour l’instant, Paris n’a pas encore tranché. La réflexion gouvernementale est engagée, portée par une accidentologie préoccupante et par la volonté d’en finir avec une réglementation disparate selon les territoires. Au Sénat, le gouvernement avait déjà reconnu en juin la nécessité de faire évoluer le cadre applicable aux trottinettes électriques. Dans le Vaucluse, le casque est déjà passé du statut de recommandation à celui d’obligation. Une règle déjà appliquée avec les 178 premières contraventions dressées. Source : Enquete nationale trottinettes février 2024 ici. Mireille Hurlin
Avignon célèbre l’agriculture et les traditions avec la Fête des Foins
Avignon, Orange et Cavaillon ferment la marche du classement national des villes où il fera le plus difficilement bon vivre sous l’effet du réchauffement climatique. Avec des notes inférieures à 8,5 sur 20, les trois communes vauclusiennes apparaissent comme les plus exposées à des étés toujours plus éprouvants. D’ici 2100, les températures pourraient encore grimper de 4,2 °C dans le département, selon les projections de Météo-France.
Le quotidien Le Parisien vient de publier une étude qui place le Vaucluse au cœur des territoires les plus vulnérables au changement climatique. Sur les 452 communes françaises de plus de 20 000 habitants passées au crible, Avignon arrive en dernière position avec une note de 7,97 sur 20. Orange (8,32) et Cavaillon (8,34) complètent ce trio peu enviable. Aucune autre agglomération française ne concentre un tel niveau d’exposition.
Quelle capacité aux habitants de supporter la canicule ? Ce classement repose sur 26 indicateurs mêlant projections climatiques, caractéristiques des logements et données sanitaires. Autrement dit, il ne mesure pas uniquement la hausse du thermomètre, mais la capacité réelle des habitants à supporter les canicules de demain.
Une réalité que les Vauclusiens connaissent déjà Pour les habitants, pourtant habitués à des été chauds, la saison caniculaire se rallonge, les nuits peinent à rafraîchir l’air, les épisodes d’ultra chaleur se succèdent. Le thermomètre dépasse régulièrement les 40°C dans la vallée du Rhône et le refroidissement nocturne devient de plus en plus rare, notamment dans les centres urbains fortement minéralisés.
12h30, aujourd’hui, en haut de la rue de la Ré (République), Avignon, à la recherche de la moindre parcelle d’ombre. Copyright Mireille Hurlin
Le retour des arbres en ville ? À Avignon, Orange ou Cavaillon, la pierre, le béton et le bitume emmagasinent la chaleur tout au long de la journée avant de la restituer pendant la nuit. Ce phénomène d’îlot de chaleur urbain accentue la pénibilité des épisodes caniculaires et complique le quotidien des personnes âgées, des jeunes enfants ou des salariés travaillant en extérieur. Les projections de Météo-France confirment cette tendance : le département pourrait enregistrer 2,6°C supplémentaires dès 2050, puis 4,2°C à la fin du siècle selon les scénarios les plus pessimistes. Avec, à la clé, davantage de journées au-delà des 30°C et une multiplication des nuits tropicales.
Un défi pour l’économie comme pour la qualité de vie Le Vaucluse est l’un des départements français où la ressource en eau devient la plus fragile. Agriculture, viticulture, tourisme, activités de plein air : tous les secteurs économiques sont directement concernés. Les incendies de forêt plus précoces, les tensions sur l’irrigation ou encore les restrictions d’eau estivales témoignent déjà de cette évolution. De leur coté, nombre de collectivités vauclusiennes ont déjà priorisé la végétalisation des espaces publics, la plantation d’arbres, la création d’îlots de fraîcheur, la rénovation énergétique des bâtiments, la désimperméabilisation des sols ou la récupération des eaux pluviales. La canicule, cependant, demande à accélérer le mouvement.
Le climat pourrait rebattre les cartes À l’opposé, les villes du littoral normand, breton ou des Hauts-de-France dominent le classement. Cherbourg-en-Cotentin obtient même la meilleure note nationale (16,21 sur 20), profitant d’un climat océanique beaucoup plus tempéré. Pour François Gemenne, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), cette fracture pourrait progressivement modifier la géographie du pays. Certaines populations pourraient être tentées de s’installer dans des régions où les conditions estivales demeureront plus supportables. Le changement climatique façonne déjà les paysages, influence les politiques publiques et redéfinit les conditions de vie. Le classement publié par Le Parisien agit ainsi comme un révélateur et suggère un territoire appelé à s’adapter, rapidement, à un climat qui change plus vite que les habitudes.
S’inspirer des villes qui vivent déjà avec la chaleur À Séville, les rues se couvrent chaque été de vastes voiles d’ombrage qui font chuter la température ressentie de plusieurs degrés. Barcelone multiplie les ‘refuges climatiques’ dans les bibliothèques, écoles, musées et parcs, ouverts gratuitement aux habitants lors des fortes chaleurs. Athènes a nommé un ‘responsable de la résilience thermique’ chargé de coordonner les politiques publiques face aux canicules, tandis que Singapour mise sur une végétalisation spectaculaire de la ville : façades plantées, toitures végétales, corridors arborés et plans d’eau créent de véritables îlots de fraîcheur.
Le jardin éphémère du Petit palais installé par Cécile Helle, ancienne maire d’Avignon, en juin 2025 Copyright Mireille Hurlin
A Paris, Lyon, Montpellier À Lyon, plusieurs cours d’école ont été transformées en ‘cours oasis’, remplaçant le bitume par des arbres, des sols perméables et des espaces ombragés. Paris développe un vaste réseau d’îlots de fraîcheur accessibles au public, tandis que Montpellier expérimente des revêtements de chaussée plus clairs, capables de réfléchir une partie du rayonnement solaire.
En Vaucluse En Vaucluse, des solutions ont déjà été mises en oeuvre comme de planter davantage d’arbres dans les centres historiques, de désimperméabiliser les places minérales, de récupérer les eaux de pluie pour irriguer les espaces verts, de développer des fontaines et des brumisateurs alimentés en eau non potable, de conseiller des matériaux de toiture plus clairs ou encore de repenser les horaires des animations estivales afin de privilégier les soirées. Ces aménagements relèvent déjà d’une stratégie d’attractivité pour préserver la qualité de vie des habitants, maintenir l’activité économique et de continuer à accueillir les millions de touristes séduits chaque année par le Vaucluse, malgré des étés de plus en plus ardents. Source Le Parisien ici. Mireille Hurlin