29 octobre 2026 |

Ecrit par le 29 octobre 2026

Soirée de l’Émergence des Artisans : apprentis et formateurs récompensés pour leur savoir-faire

Ce mardi 27 octobre, c’était la 4e Soirée de l’Émergence à l’Excellence Artisanale organisée par la Chambre des Métiers de Vaucluse à la Salle Polyvalente de Montfavet.

Cette soirée avait pour objectif pour « mettre en valeur tous ceux qui par leurs gestes, leur talent, leur travail, leur passion enracinent l’artisanat dans notre territoire et le font rayonner, a expliqué la présidente de la CMA, Valérie Coissieux. Et surtout, il y a des emplois à la clé puisque d’ici 10 ans, 5000 artisans du département vont prendre leur retraite. Il est urgent que des jeunes apprentis formés par les aînés, arrivent pour prendre le relais et préservent toutes ces entreprises. Ils sont créatifs, dynamiques, audacieux, méritants, il faut leur faire confiance, les encourager sur cette voie. »

Le président régional de la CMA Provence-Alpes-Côte d’Azur, Yannick Mazette, vauclusien et maître boulanger, en présence du préfet Thierry Suquet et du conseiller régional Michel Bissière, a évoqué l’impact subi par les artisans ces dernières semaines entre les inondations et les émeutiers. « Vendredi dernier, avec le nouveau président François de Canson qui a succédé à Renaud Muselier, élu sénateur, la Région Sud a voté une aide globale de 5M€, soit 10 000€ par boutique, magasin ou atelier vandalisé et la Chambre des Métiers propose un coup de pouce de 1 500€ par commerce. Il faut répéter qu’une entreprise sur deux est artisanale dans le Sud-Est. D’ailleurs, nous on est pour l’IA, mais c’est l’Intelligence… Artisanale. » Melina Aguilar, directrice de la formation à la CMA 84 a rappelé qu’il y avait « 1 400 apprentis scolarisés depuis la rentrée et 140 sections. »

Les apprentis mis en lumière

La mise en valeur des jeunes a débuté avec la lecture du palmarès. Une trentaine d’apprentis majors de promotion ont été appelés à monter sur scène, beaucoup de coiffeuses, boulangers, pâtissiers, mais aussi des fleuristes, ébénistes, bouchers, esthéticiennes et des jeunes femmes mécaniciennes moto ou en matériel agricole. Notamment Rose, Mélodie, Maeva, Nelson, applaudis par leurs camarades, leurs parents et leurs maîtres d’apprentissage qui leur ont donné le goût du beau geste, de l’excellence d’un savoir-faire manuel qui fait la fierté de la France quand on a vu par exemple les Vauclusiens qui ont participé à la renaissance de Notre-Dame de Paris, les Quoirin père et fils facteurs d’orgues à Saint-Didier ou Mathieu Lustrerie à Gargas.

Les professionnels aussi récompensés

Distingués également des responsables de petites et moyennes structures, de négoce et digitalisation de la relation client, de la vente, gestion commerce et technique des métiers ou de la maintenance des systèmes comme Damien, Loïs et Eva.

Ensuite, place aux professionnels dans les métiers de service, de la fabrication, du bâtiment, de l’alimentaire et des métiers d’art. Venus de tout le Vaucluse, Pernes, La Tour d’Aigues, Avignon, se sont succédés. Une photographe-portraitiste, une marquetière, une relieuse, mais aussi des maçons, carreleurs, plâtriers, plaquistes, plombiers, électriciens, forgerons. Carmello Russo a formé en 21 ans, tenez-vous bien, 69 apprentis. Timide, il a déclaré : « Je rends juste ce qu’on m’a donné. Les jeunes ont du talent, il faut les écouter, échanger avec eux, les entourer, c’est notre avenir. Moi aussi j’ai appris à leur contact. S’ils ne s’installent pas chez nous, ce sera comme les déserts médicaux, les centres des villages vont mourir. » À Mondragon, Gilles Conrozier fait tout. Tour à tour maçon, serrurier, chauffagiste, peintre en revêtements. « J’aime rendre service, dépanner. » Et comme il n’y avait plus de fleuriste, c’est sa femme qui s’y est mise. « On n’a pas envie d’arrêter. » À Orange depuis 1926, donc 5 générations, la famille Oliva est dans la plomberie-zinguerie. Les plus jeunes, Axel et Maël comptent bien continuer quand ils seront plus grands.

Le moment est venu ensuite de « mettre en valeur des maîtres artisans d’art, ces pépites qui nous font honneur, a insisté Valérie Coissieux. Verriers, maroquiniers, rénovateurs de patrimoine ancien. » Enfin deux médailles d’honneur ont été décernées. Une à Daniel Léonard, le président de la Fédération du BTP 84 qui dirige Midi Travaux, une entreprise familiale créée en 1946 « Je suis fier de voir que mes enfants Audrey et Aurélien vont prendre la suite. » La 2e distinction a été remise à la famille Augier, des apiculteurs de Vaison, une maison créée en 1929. Ils l’avaient vendu pour prendre leur retraite, mais les successeurs n’ont pas réussi à… faire leur miel, ils l’ont donc rachetée et avec leur fils Pierrick, ils espèrent fêter ses 100 ans en 2029.

« La transmission de ce savoir-faire d’excellence est déterminante pour l’avenir dans nos campagnes, nos villages, nos villes. »

Thierry Suquet, préfet de Vaucluse

C’est le préfet de Vaucluse a qui a conclu cette cérémonie. « Vous faites battre le cœur des terroirs. Quand j’étais jeune j’ai eu une expérience dans le monde de l’artisanat, cela m’a marqué à vie. Je suis ravi d’avoir partagé cette soirée avec vous, d’avoir perçu ce lien qui unit les formateurs et les jeunes, ils font quasiment partie de la famille. C’est une véritable aventure humaine. Et la transmission de ce savoir-faire d’excellence est déterminante pour l’avenir dans nos campagnes, nos villages, nos villes. Que de talent, d’engagement, de passion, de dynamisme, de diversité. Vous êtes à la fois un exemple et un espoir. Quand on voit ce qui se passe autour de Parcoursup, que les jeunes soient curieux de ce qui se passe près de chez eux, il y a de beaux métiers, porteurs d’avenir qui les rendront à coup sûr heureux et fiers. »


Avignon, les travaux du réseau chaleur et fraicheur commencent

Le réseau de chaleur et de fraîcheur Avignon Énergies entre en chantier. Déployé progressivement jusqu’en 2032, il desservira l’équivalent de 20 000 logements grâce à 90 % d’énergies locales et bas carbone. Les premiers travaux concernent notamment les Olivades, Grange d’Orel et les Trillades à Avignon, avec des perturbations de circulation à prévoir.

Les habitants de Grange d’Orel, des Olivades et des Trillades vont voir apparaître les premiers chantiers d’Avignon Énergies, un vaste réseau destiné à fournir chauffage, eau chaude sanitaire et fraîcheur à Avignon. Confié à Dalkia dans le cadre d’une délégation de service public, le projet s’étalera sur plusieurs années. La première étape consiste, notamment, à renouveler des réseaux souterrains âgés de plus de 25 ans, afin de moderniser les installations et de préparer le raccordement des futurs usagers.

Les travaux de création du réseau de chaleur et de fraicheur bas carbone d’Avignon Copyright Avignon énergies

Grange d’Orel, les Olivades
À Grange d’Orel, les rues Colibri et Pierre-Brossolette seront concernées d’aujourd’hui 28 octobre au 18 décembre. Aux Olivades, la rue Louis-Valayer sera barrée par tronçons successifs du 2 novembre au 11 décembre. Aux Trillades, les interventions toucheront le boulevard Georges-Clémenceau du 16 novembre au 3 décembre, puis la place du 8-Mai-1945 du 4 décembre au 12 janvier 2027. Les commerces de proximité resteront cependant ouverts et un parking, situé rue Noël-Hermitte pourra accueillir les véhicules des clients. Des panneaux, des flyers et des réunions d’information accompagneront les habitants et les commerçants pendant les travaux.

Un réseau de 36 kilomètres de chaleur et de fraîcheur
Derrière ces travaux de voirie se niche un projet énergétique de grande ampleur mis en œuvre par Avignon Énergies, et déployé sur 36 kilomètres de réseau pour alimenter l’équivalent de 20 000 logements. L’objectif ? Couvrir 90 % des besoins grâce à des énergies locales et bas carbone, et éviter, chaque année, plus de 25 000 tonnes de CO₂, soit l’équivalent de 12 500 voitures retirées de la circulation. Pour y parvenir, le dispositif associera trois ressources : la géothermie de surface, la chaleur récupérée dans les eaux traitées de la station d’épuration et le bois-énergie issu de circuits courts. Cette combinaison favorise les ressources du territoire plutôt que l’utilisation de combustibles fossiles. Au chapitre de l’inclusion et de l’emploi, le programme prévoit également 50 000 heures d’insertion sociale.

Le calendrier des travaux
Le calendrier des travaux s’étend jusqu’en 2032, avec des interventions successives selon les secteurs. À cette échéance, Avignon disposera d’un nouvel outil pour décarboner une partie de ses besoins en chaleur et en fraîcheur. Les dates et les modalités des chantiers sont cependant, susceptibles d’évoluer. Les riverains peuvent consulter les mises à jour sur le site Avignon Énergies.


Juges et greffiers d’Avignon se mobilisent pour aider les commerçants fragilisés par les émeutiers

Excédés, exaspérés par les casseurs qui ont fracassé leurs boutiques, les commerçants ont une main tendue vers eux pour les secourir : celle du Tribunal des Activités Economiques (TAE) d’Avignon, ses 42 juges et ses 3 greffiers entièrement à leur disposition pour les conseiller, les accompagner dans leurs démarches pour sortir la tête de l’eau.

Aurélie Martinelli est l’un de ces greffiers associés au TAE. « Nous sommes une sentinelle du monde de l’entreprise, nous observons sa santé économique, nous montons la garde à ses côtés avec bienveillance, humanité, transparence, en toute confidentialité pour éviter l’irréversible en proposant des solutions adaptées au cas par cas avec des experts du droit ».

Face aux dégradations, les greffiers sont la première aide pour les mettre en relation avec les juges de la prévention qui les rassurent, leur indiquent vers quel organisme se retourner pour faire face aux difficultés. Chômage partiel, cessation ou préservation d’activité, relations avec l’URSSAF, la DEETS de la Préfecture ou les fournisseurs, coups de pouce de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat avec la présidente Valérie Coissieux et de la CCI de Vaucluse avec Anne Benedetti, demande de report de cotisations, de créances ou de prêt à toux zéro pour faire les travaux de remise en état des magasins à deux mois de Noël. Avec Corinne Chatriot, elle-même commerçante intra-muros et 1re adjoint de la Mairie d’Avignon, a été lancé l’outil ‘Mon Avignon Alerte’ pour prévenir les vols et les pillages en renforçant la sécurité et intensifiant le quadrillage des rues marchandes par des policiers.

Déjà l’an dernier, avec la crise, dans le ressort du tribunal d’Avignon, le nombre de procédures avait augmenté de +10%, passant de 484 en 2024 à 534, alors que la moyenne était, pour la même période, de +4,8% en France et de +6,4% en Provence Alpes Côte d’Azur. Pour les 6 premiers mois de 2026, le nombre d’affaires nouvelles a grimpé de +17%. Les ouvertures de SFA (Sauvegardes financières accélérée) sont passées de 1 à 8, les redressements judiciaires ont progressé de +15%, les liquidations de +33%. En revanche, les plans de sauvegarde ont fondu de 80%.

Le TAE d’Avignon aux côtés des chefs d’entreprises

Le Tribunal des Affaires Economiques d’Avignon, qui est l’un des 12 en France à expérimenter ces procédures nouvelles, en liaison constante entre juges et greffiers, contribue à limiter les risques pour les commerçants. Il est urgent de s’en rapprocher au plus vite. « Une ligne leur est dédiée au 04 32 74 74 41 ainsi qu’un mail, ‘prevention@greffe-tae-avignon.fr’. Les commerçants peuvent même les joindre par visio pour avoir des conseils au cas par cas pour bénéficier d’un moratoire, de délais de paiement, de rendez-vous de conciliation dans la recherche d’accord, de report de loyer ou de facture », précise Aurélie Martinelli.

Toujours dans le cadre du soutien aux entrepreneurs déprimés, en plein burn-out, détresse morale, existe à Avignon depuis des années, aussi bien quand Gérard Arnault était président du Tribunal de Commerce qu’avec Jean-Michel Calleja qui lui a succédé le 1er janvier 2025, l’APESA (Aide Psychologique aux Entrepreneurs en Souffrance Aigüe). Pour  qu’ils et elles ne restent pas seuls face à l’adversité. Déjà en 2024, les consultations gratuites de l’APESA avaient explosé de +57,10%. Ce chiffre risque fort de s’aggraver dans les semaines qui viennent.

Contact : contact8407@apesa-france.com – 04 90 27 21 64


Une rallonge pour Cheval Passion en 2027

En 2027, Cheval Passion va se recentrer sur son ADN à Avignon, capitale des arts équestres et de toute la filière cheval. Au lieu des deux jours annoncés il y a quelques semaines, l’événement s’étalera finalement sur trois jours.

Après le trouble voire le tollé généré par l’annonce d’une édition 2027 squelettique, réduite au seul spectacle des crinières d’or et à un seul week-end. Après la mobilisation de toute la filière, les éleveurs de Camargue et d’ailleurs, les centres équestres, les professionnels (soigneurs, vétérinaires, entraîneurs, selliers, maréchaux-ferrants), les centaines d’exposants qui se font une joie de revenir à Avignon chaque hiver, nombre d’élus de collectivités locales partenaires de Cheval Passion comme le Département de Vaucluse, la Région Sud, sidérés par une telle information. Tout comme la Fédération d’Equitation, du Cheval, de Tourisme Equestre ou l’Institut Français du Cheval qui ont participé à nombre de rencontres à Avignon et s’en sont émus.

Après une lettre ouverte de soutien à cette manifestation signée par 900 pétitionnaires en moins de 24h, on a appris que Cheval Passion se déroulera en fait sur 3 jours (du 22 au 24 janvier) dans un format complet mais sur une surface réduite  avec en plus, une représentation générale des Crinières d’Or le jeudi soir du 21 janvier.

Une édition recentrée sur son ADN

Sans œillères, la municipalité a donc pris en compte cette colère qui grondait pour proposer une solution recentrée sur l’ADN de Cheval Passion : les Crinières, les exposants, les éleveurs, le cabaret équestre, les animations permanentes et le MISEC (Marché International du Spectacle Equestre de Création). Vivier de la création équestre réservé aux professionnels qui viennent de toute l’Europe à Avignon pour rencontrer les artistes équestres, comme les Vauclusiens Pignon et Delgado dont les spectacles à cheval ont fait vibrer le public pendant des années.

Les professionnels viennent ici sélectionner leurs futurs spectacles en Espagne, Italie, Portugal Allemagne, Belgique, Suisse et ailleurs. Le pendant du Festival d’Avignon en juillet qui attire aussi des centaines de directeurs de théâtre du monde entier qui viennent faire leurs choix pour leur programmation ultérieure.

Un événement né il y a plus de 40 ans

Et c’est justement l’idée de génie qu’avait eue au départ une bande de copains qui en 1985 se réunissait au bistro-tabac La Civette, quand Jean-Pierre Roux était maire d’Avignon. Il souhaitait « animer » la ville, quand les touristes étaient aussi rares que les feuilles sur les branches des platanes de la Place de l’Horloge. Ils s’appelaient Jean-Claude Jourdan, directeur du Provençal en Vaucluse, Alain Graugnard avocat, Charles Ansidei en charge du tourisme. Plus tard, ils ont été rejoints par les directeurs successifs de RMG (ex-Avignon Tourisme) Didier Auzet et Michel Paqueu, mais aussi Gérard Chaminand, Michel Maridet ou Maurice Galle, le spécialiste du spectacle équestre qui est toujours là, quatre décennies après. Marie-Josée Roig, pendant 19 ans de mandat, a appuyé cette manifestation qui a attiré jusqu’à 100 000 spectateurs, rempli hôtels et restaurants dans un rayon de 20km et a fait encore plus rayonner la Cité des Papes grâce à la presse et aux retransmissions TV de spectacles inédits.

Le Covid, le confinement, la limitation de la jauge mais aussi la crise et l’inflation ont fait péricliter la fréquentation jusqu’à atteindre 70 000 entrées. Ce qui forcément a posé problème à la municipalité qui, selon Matthias Papet, le nouveau patron d’Avignon Tourisme, « ne peut pas se permettre de perdre de l’argent pendant 10 ans. » Effectivement.

Un nouveau comité d’organisation

C’est alors qu’il s’est tourné vers un homme qui a fait partie des pionniers, il y a 40 ans en 1986, quand a eu lieu la 1re édition de Cheval Passion : Michel Maridet. Il était déjà dans le comité d’organisation en 1986 et en plus dès 1995, il avait été chargé de « gérer l’exploitation du Parc des Expositions et des grands évènements à l’initiative de la ville », c’est dire s’il en connait un rayon et si c’est l’homme de la situation.

Michel Maridet ©Facebook MM

Ancien directeur général de la CCI de Vaucluse, Michel Maridet précise : « Le maire d’Avignon, Olivier Galzi, a entendu le message du monde de l’économie, du tourisme, de la culture, du patrimoine, de la filière cheval, il a aussi entendu la détresse des spectateurs. » Ces fans de voltige, de dressage, qui ne rateraient pour rien au monde les Crinières, sans parler des bénévoles passionnés qui se décarcassent pour qu’Avignon brille de tous ses feux. « Pour la prochaine édition, il n’est pas question de gagner de l’argent, mais surtout il ne faut pas en perdre. » C’est la mission de toute l’équipe du nouveau comité d’organisation, soulagée de voir Cheval Passion se dérouler sur plus de 2 jours.

C’est aussi une obligation quand on sait qu’en 3 ans, le déficit s’est creusé à 1M€. « Nous devons relever ce défi, nos fournisseurs vont faire un effort financier pour que tout se passe bien, pour réduire les coûts, maximiser les recettes avec des tarifs attractifs », dit-il. Que ce soit ceux qui livrent le sable et le foin AOP de Crau, qui tracent les pistes et manèges, installent les tribunes, le matériel son et lumières si important dans le Hall A pour mettre en valeur le travail des cavaliers et des chevaux, organisent le salon pour les centaines d’exposants de matériel équestre et aménagent les box pour le bien-être des chevaux malgré le froid de janvier.

On a frôlé l’annulation en 2026, cela a provoqué un électrochoc. Il faut tout faire pour pérenniser 2027, offrir un nouveau départ à Cheval Passion, une renaissance et surtout assurer une existence durable de cet événement magique et majeur d’Avignon.


Logement locatif : bientôt une nouvelle résidence intergénérationnelle à Montfavet

Les promoteurs du Grand Avignon UP, à Caumont-sur-Durance, et Nodo, aux Angles, viennent de lancer les travaux de la résidence intergénérationnelle ‘Le Jardin d’Hestia’. Elle sera située à Montfavet dans la rue André-Jean Boudoy.

La future résidence se composera de 93 appartements de typologies allant du T1 au T5 pour des superficies comprises entre 30 et 95m². Cette opération, qui sera livrée à Erilia en juillet 2028, associe ainsi 70 logements locatifs intermédiaires et 23 logements locatifs sociaux destinés à répondre aux besoins croissants en logements des jeunes actifs, des ménages et des séniors autonomes du territoire. Ces appartements sont répartis en quatre îlots disposés autour d’un jardin arboré et paysagé central.

Les 93 logements locatifs sont répartis en quatre îlots disposés autour d’un jardin arboré et paysagé central. Crédit : DR/UP-Nodo

« Proposer un lieu où les générations se rencontrent. »

« Chaque logement offre aux futurs occupants un cadre résidentiel privilégiant confort, intimité et qualité d’usage, expliquent Up et Nodo. L’objectif de cette composition intergénérationnelle est avant tout de créer un environnement convivial et vivant, où les générations se côtoient naturellement au quotidien : un bonjour dans le hall, un café partagé dans la salle commune, un échange de services, une activité commune ou simplement le plaisir de ne pas vivre isolé. Avec ‘Le Jardin d’Hestia’, nous proposons un lieu où les générations se rencontrent, s’entraident et construisent ensemble une vie de quartier conviviale. C’est également une illustration de notre volonté d’accompagner les besoins en logements des territoires tout en garantissant une qualité d’usage durable aux futurs occupants. »

Répondre à la demande croissante de logements locatifs
Pour UP et Nodo, qui se qualifient de promoteur immobilier ‘made in Grand Avignon’, « Cette livraison s’inscrit dans notre politique de développement de l’offre de logements locatifs portée le territoire vauclusien, en partenariat avec les investisseurs institutionnels et les entreprises sociales de l’habitat. Elle contribue à répondre à la demande croissante de logements locatifs sur le bassin de vie du sud Vaucluse. »

L.G.


Le saxophoniste James Brandon Lewis à la Scierie

L’AJMI s’associe à la Scierie pour le concert exceptionnel du saxophoniste James Brandon Lewis.

Le célèbre saxophoniste post-free James Brandon Lewis et le groupe de rock de Washington The Messthetics, déposent leurs valises à Avignon. Ensemble, ils nous proposent une musique jazz punk, où ça trifouille les cordes de guitares, où la basse et la batterie délivrent des rythmes endiablés, tout ça mélangé aux envolées énergiques du saxophone de James Brandon Lewis. Celui-ci a publié plusieurs albums salués par la critique, dirige de nombreux ensembles et est le co-fondateur de l’ensemble de poésie et de musique primé Heroes Are Gang Leaders.

Du jazz survolté, du rock endiablé, le plateau de la Scierie s’enflamme pour l’occasion.

Distribution 

James Brandon Lewis : saxophone ténor
Anthony Pirog : guitare électrique
Joe Lally : basse électrique
Brendan Canty : batterie

Un concert organisé en coproduction avec Jazz Avignon Musics et en collaboration avec La Scierie.

Mercredi 28 octobre. 20h30. 10 et 14€. La Scierie. 15 boulevard du quai Saint Lazare. Avignon. 04 84 51 09 11. 


La CCI de Vaucluse perd l’aéroport d’Avignon qui s’envole vers Edeis

Après avoir géré l’aéroport d’Avignon depuis plus d’un demi-siècle, la CCI de vaucluse devrait en perdre la gestion à partir du 1 juin 2027. Un véritable coup de tonnerre dans le ciel de Provence dont les répercussions pour l’établissement consulaire concerneront les mobilités mais aussi le foncier économique voire son équilibre financier.

C’est une histoire de 56 ans qui s’achève. La CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse qui assurait la gestion de l’aéroport d’Avignon depuis 1970 va passer les commandes au groupe Edeis spécialisé dans la gestion de plate-forme aéroportuaire (voir encadré : ‘Vaucluse : en terrain connu pour Edeis’).

Propriété de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’équipement aéroportuaire de la cité des papes est actuellement exploité par la CCI 84 dans le cadre d’une convention de DSP (Délégation de service public) accordée à la Société Aéroports Avignon-Provence (Saap) dont la Chambre consulaire était le seul actionnaire de cette filiale il y a peu encore. Cette concession arrivant à échéance le 31 décembre prochain alors que le nouveau gestionnaire devrait être désigné avant la fin de l’année.

Deux candidats s’étaient présentés sur la piste de décollage : la Société Aéroports Avignon-Provence épaulée par Sealar (voir encadré : ‘Tout ça pour ça’) et Edeis qui assure déjà la gestion de plus d’une vingtaine d’aéroport dont celui de Nîmes-Garons qu’elle exploitera jusqu’en 2029 au moins.

Vaucluse : en terrain connu pour Edeis

Edeis assure la gestion de 22 aéroports en France et en Outre-Mer. Les plus proches d’Avignon sont ceux d’Aix-les-Milles et de Nîmes-Garons. La gestion du premier a été concédée en 2018 par la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour une durée de 45 ans. Le second, rebaptisé ‘Aéroport de Nîmes-Grande Provence-Méditerranée’, est géré par Edeis depuis le 1er janvier 2007. Une mission confiée par le Syndicat mixte de l’aéroport Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes pour une durée de 7 ans renouvelée pour une période identique début 2022.

Nîmes où Edeis y développe un autre pan de son activité : la gestion de lieux culturels. Depuis 2021, le groupe a ainsi en charge les Arènes, la Maison Carrée et la Tour Magne. Un savoir-faire qui lui a notamment permis de reprendre l’exploitation du Théâtre Antique d’Orange en 2022 où le groupe a développé un outil de visite en immersion sonore primé au CES de Las Vegas 2023.

Après la cité des princes, Avignon ne sera pas, non plus, une terre inconnue pour Edeis, puisqu’Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon, en a été le vice-président pendant presque 5 ans. Il a occupé cette fonction au sein du groupe d’ingénierie et de gestion d’infrastructures de juillet 2020 à mars 2025.

« Faire de l’aéroport une plateforme d’affaires tout en favorisant des activités économiques à haute valeur ajoutée et créatrices d’emplois. »

La DSP joue les prolongations
En attendant, ces derniers jours, il bruissait de plus en plus fort que le Conseil régional aller prolonger provisoirement la DSP et que cette décision aller être officiellement prise lors de la séance plénière de ce vendredi 23 octobre, la première placée sous la présidence de François de Canson, nouveau président de la Région Sud.

Si effectivement la fin de la DSP va jouer les prolongations en étant reporté finalement jusqu’au 31 mai, c’est une autre décision de la Région Sud qui est tombée aujourd’hui : ‘le choix du nouveau délégataire de la délégation de service public de l’aéroport d’Avignon’ pour la période 2027-2037. Et c’est Edeis qui rafle la mise pour une durée de 10 ans via la société Edeis aéroport-Avignon Provence.

Une décision prise ce jour en commission permanente avec l’objectif « de faire de l’aéroport une plateforme d’affaires, s’inscrivant dans une stratégie volontariste de décarbonation » ainsi « que de poursuivre le développement domanial tout en favorisant des activités économiques à haute valeur ajoutée et créatrices d’emplois ».

Une offre irrégulière pour la CCI 84
Pour la CCI 84, le coup est rude et ce d’autant plus que la commission a jugé que son offre était irrégulière. En effet, dans sa proposition finale, la Société Aéroports Avignon-Provence-Sealar, qui portait le dossier pour le compte de l’établissement consulaire vauclusien, aurait « remis un projet de contrat modifié à de nombreux endroits ».
Des « changements contractuels substantiels » en contradiction avec l’article 8 du règlement de la consultation. Une inconséquence qui coûte cher. Exit donc la CCI qui laisse Edeis, seul sur la ligne de départ, et surtout, seul sur la ligne d’arrivée.

Une anomalie dans la procédure ?

S’il n’y a, à cette heure, aucune réactions officielles, en coulisse, une fois l’état de sidération passé, on s’interroge déjà sur les raisons de cet échec. Dans l’attente de trouver les coupables de cette gabegie, certains tentent d’imaginer comment remettre en selle la CCI de Vaucluse.

Une petite lueur d’espoir : la date de remise des candidatures et des offres initiales avait été fixée au lundi 20 avril 2026 à 16h. Pourtant, l’accès à la procédure de candidature à cette convention de délégation de service public n’était étrangement plus accessible depuis le vendredi 17 au matin sur Sud Marchés publics, la plateforme d’appels d’offre de la Région. L’usage voulant que ce type d’annonce reste accessible jusqu’à la fin du délais de clôture de procédure. Une anomalie suffisante pour justifier le bienfondé d’un recours afin de récupérer la gestion de cet équipement de transport conforté l’an dernier dans sa mission d’intérêt général ?

Cela sera certainement à la nouvelle équipe d’élus d’Anne Benedetti, la nouvelle présidente de la CCI 84 ayant prises ses fonctions alors que la procédure était finalisée, de trancher.

La Chambre n’avait pourtant pas ménagé ses efforts en défendant auprès de la Région les aspects financiers et techniques de son dossier le 10 juillet dernier. Elle avait récidivé le 17 juillet suivant avec la présentation des points juridiques avant de déposer son dossier définitif avant le 31 août. Cela n’aura finalement servi à rien car qu’il ne sera pas évalué sur le fond puisque sa forme n’est pas recevable pour assurer la gestion de cette infrastructure aéroportuaire regroupant près de 400 emplois sur les 180 hectares du site.

De son côté, Edeis s’engage à financer des travaux d’aménagement du site à hauteur de 1,7M€. Dans le même temps, le montant des redevances domaniales et d’affermage qui seront versés à la Région est estimé à 1,59M€. Au total, sur la durée du contrat, le montant prévisionnel des redevances versées à la Région devrait s’élever à 2,26M€.

Ironie du sort, le 1er juin 2027 c’est donc presque jour pour jour que 57 ans après, Edeis prendra le relais de la CCI de Vaucluse qui assurait la gestion de l’aéroport d’Avignon suite à un arrêté d’occupation temporaire datant du 25 mai 1970.

Laurent Garcia

Tout ça pour ça !

Comme nous l’avons évoqué régulièrement dans nos colonnes, l’aéroport d’Avignon est au cœur des récentes crises de gouvernance de la CCI de Vaucluse ces derniers mois. D’un côté, il y avait Gilbert Marcelli, l’ancien président  débarqué fin janvier dernier suite à la mise sous tutelle de la Chambre vauclusienne qui souhaitait impérativement que la Société Aéroports Avignon-Provence (Saap) reste une filiale détenue à 100% par la CCI 84. De l’autre, une partie de son administration voulait absolument faire rentrer dans le dossier de la future DSP, la Sealar (Société d’exploitation et d’action locale pour les aéroports régionaux). Une structure créée en 2019 par les CCI d’Aix-Marseille-Provence et du Finistère afin de notamment gérer des plateformes aéroportuaires régionales. En novembre dernier, en prenant 46,5% du capital, CCI France est devenu le premier actionnaire de Sealar dont le président est Jean-Luc Chauvin, également président de la CCI Aix-Marseille-Provence.

Concomitamment, c’est à ce moment-là que Gilbert Marcelli a connu sa seconde crise de gouvernance ayant débouché sur son éviction.

Le champs désormais libre, Sealar a pu faire son entrée dans le capital de la Saap.
« Nous nous appuierons vraisemblablement sur une candidature conjointe entre CCI France et la CCI 84 afin que le Vaucluse garde la DSP de cet aéroport », ne s’en cachait d’ailleurs pas Daniel Margot dans un entretien accordait en janvier à nos confères de La Provence. Quelques jours plus tard, celui qui est président de la CCI Paca devenait membre de la tutelle de la CCI 84. Dans la foulée, Sealar entend prendre 80% du capital de la Société Aéroports Avignon-Provence. Finalement, ce ne sera ‘que’ 50%. Dans le même temps, la Chambre de commerce de Vaucluse souhaite rentrer dans le capital (à hauteur de 20 000€ ?) de la SCIM (Société Consulaire Infrastructures et Mobilités), une structure par actions simplifiée unipersonnelle créée par CCI France où les CCI faisant appel aux services de Sealar prennent une participation.

En février, Daniel Margot confirme sa démarche à nos confrères des Nouvelles Publications : « Pour les DSP, nous devons répondre de façon plus cohérente, parfois en consortium ou via la société Sealar pour gérer des aéroports intermédiaires. De cette façon, nous pourrions répondre à de nouveaux appels d’offre afin de gérer des équipements publics de taille plus petite. »

Malgré ces efforts de mutualisation, c’est finalement Edeis qui va prendre les airs avec l’aéroport d’Avignon. La faute à un dossier qui s’est crashé en vol.


2 sommelières françaises remportent le Championnat du monde de dégustation à l’aveugle à Avignon

C’est non loin de la Vigne du Clos des Papes, dans la Capitale des Côtes du Rhône, plus précisément dans la Salle Jeanne Laurent, que ce World Tasting Championship s’est déroulé en présence de compétiteurs de 41 pays, dont la Chine, Malte ou le Kazakhstan.

À l’aveugle, il fallait déterminer les cépages, le pays et le terroir d’origine, le nom de l’appellation et le millésime ! En tout, 12 vins à déguster, en provenance du Luxembourg, d’Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Afrique du Sud, Californie, Australie et bien sûr de France.

Le duo de choc était composé de deux jeunes sommelières. Candy Sangare, formée par l’Ecole Alain Ducasse, (chef aux 17 étoiles Michelin), certifiée du WSET (Win & Spirit Education Trust), diplôme reconnu dans 70 pays du monde et d’EVS (formation en oenologie, histoire des appellations, accords mets-vins, patrimoine des terroirs) et créatrice de l’agence Art de vivre, spécialisée dans l’évènementiel en gastronomie, grands vins, excellence des arts de la cuisine à la française d’un côté. De l’autre, Camille Guilbaud, sommelière du fameux palace 5 étoiles de l’Hôtel Eden Roc (5000 références de cuvées dans ses caves) qui surplombe le Cap d’Antibes avec une vision à couper le souffle sur la Méditerranée. Un site unique, avec piscine à l’eau de mer, construit en 1870 qui a notamment accueilli l’écrivain américain Francis Scott Fistzgerald (Tendre est la nuit, Gatsby le Magnifique) ou le peintre Marc Chagall qui venait en voisin de Saint-Paul-de-Vence.

Elles n’ont eu que 10 minutes pour identifier le contenu de chacun des 12 verres. Bien que longtemps menées par le Japon, les Françaises se sont finalement imposées à l’arraché, à la fin de la dégustation d’un Madere, avec 189 points contre 181, et en 3e le Brésil (159 points). Grâce aux « Doubles C » comme on appelle Candy et Camille, la France a gardé pour la 5e fois le trophée prestigieux de ce championnat du monde. Elle l’avait déjà conquis en 2025, 2014, 2019 et 2020.


Comment l’agriculture accélère sa transition électrique en Paca

A l’occasion du salon Med’Agri à Avignon, Enedis et la Chambre régionale d’agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur ont signé une convention pour accompagner les mutations des exploitations. Raccordements, énergies renouvelables, nouveaux usages et sécurité électrique, le partenariat anticipe les besoins d’un secteur en pleine transformation.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’agriculture doit composer avec des pratiques qui évoluent rapidement. Photovoltaïque, agrivoltaïsme, robotisation, autoconsommation : les projets se diversifient et réclament une alimentation électrique adaptée. Alors comment disposer, au bon moment, d’un réseau capable de répondre aux besoins  des exploitants ?

Des exploitations face à de nouveaux défis
C’est pour y répondre qu’Enedis et la Chambre régionale d’agriculture renforcent leur coopération. Signée à Avignon, le 14 octobre, lors de Med’Agri, cette convention acte le rapprochement du terrain agricole et du gestionnaire du réseau public d’électricité. Mission ? Faciliter les projets, anticiper les raccordements et accompagner les évolutions des fermes, tout en tenant compte des réalités inhérentes à chaque exploitation.

Quatre leviers pour passer à l’action
Le partenariat repose sur : la prévention des risques électriques ; la facilitation des raccordements, qu’il s’agisse de nouveaux équipements agricoles ou d’installations destinées à produire de l’électricité ; Le développement des énergies renouvelables et de l’autoconsommation collective, pour mieux maîtriser les consommations. Enfin, la convention prend en compte l’émergence de nouveaux usages, comme la mobilité agricole.

Anticiper plutôt que subir les besoins du réseau
Enedis et la Chambre régionale d’agriculture veulent faciliter l’accès des exploitants à des outils d’information, de simulation et de planification, pour mieux préparer les projets et identifier en amont les besoins électriques, comme un projet de production solaire, un nouvel équipement, une évolution des pratiques, des possibilités de raccordement ou encore du réseau. En rapprochant leurs compétences, les deux organismes proposent des démarches plus lisibles et un accompagnement coordonné.« Notre responsabilité de service public est d’anticiper ces évolutions et de faciliter la réalisation des projets », souligne François Gonczi, directeur régional d’Enedis.

Un réseau régional déjà fortement mobilisé
Enedis compte 2 924 salariés et exploite 96 107 kilomètres de lignes électriques pour 3,8 millions de clients, en Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’entreprise recense également 116 785 producteurs d’énergies renouvelables raccordés et 247 000 points de charge pour véhicules électriques. Elle prévoit 410M€ d’investissements pour maintenir et développer le réseau public de distribution. Pour les exploitations agricoles, il est question de mettre en adéquation ambitions de terrain et moyens électriques. Enedis et la Chambre régionale d’agriculture Paca, avec cette convention, s’ouvrent à un accompagnement concret des agriculteurs.

Les chiffres Enedis en Provence-Alpes Cote d’Azur
410M€ d’investissements pour maintenir et développer le réseau public de distribution d’électricité ; 3,8 millions de clients ; 247 000 points de charge pour véhicules électriques ; 116 785 producteurs d’EnR raccordés ; 96 107 km de lignes électriques exploités et 2 924 salariés.
Mireille Hurlin

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