20 février 2026 |

Ecrit par le 20 février 2026

Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

L’institut français Speak & Act a récemment dévoilé les classements des meilleures écoles dans leur domaine. L’école avignonnaise Game Academy y figure et obtient le label ‘Best School Experience’.

‘Best School Experience’ (meilleure expérience étudiante), c’est le label qu’a obtenu l’école de jeux vidéo vauclusienne Game Academy pour l’année 2026. Attribuée par l’institut Speak & Act, cette distinction met en avant les écoles et universités où les étudiants sont les plus heureux dans l’objectif d’orienter au mieux les candidats dans la recherche de la meilleure expérience étudiante.

Pour cette édition, plus de 150 000 avis issus de 750 établissements ont été analysés. Ce sont donc les avis des étudiants de la Game Academy eux-mêmes qui ont permis à l’école d’obtenir la deuxième place du classement des meilleures écoles dans la catégorie ‘Audiovisuel / Animation / Jeux Vidéo’ avec une note de 4,05/5.

Plusieurs critères ont été évalués : l’excellence académique, la qualité des locaux, le sentiment d’appartenance, la reconnaissance employeur, la démarche RSE, la force du réseau alumni, la qualité de la vie associative, ainsi que l’insertion professionnelle.

« Cette reconnaissance est avant tout celle de nos étudiants, déclare le fondateur et directeur Kévin Vivier. Elle confirme que l’expérience vécue au quotidien à Game Academy est en adéquation avec nos valeurs: exigence, bienveillance et passion pour la création vidéoludique. »


Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

Le court-métrage Jour de Vent, réalisé par six anciens étudiants de l’École des Nouvelles Images à Avignon lors de leur dernière année d’études, est nommé dans la catégorie ‘Meilleur film étudiant’, aux Annie Awards, considérés comme les Oscars de l’animation.

Martin Chailloux, Ai Kim Crespin, Elise Golfouse, Chloé Lab, Hugo Taillez et Camille Truding. Ce sont les six anciens étudiants issus de l’École des Nouvelles Images, située à Avignon, qui pourraient remporter un prix prestigieux pour leur court-métrage Jour de Vent à l’occasion de la 53e cérémonie des Annie Awards, qui se tiendra à Los Angeles ce week-end du 21 et 22 février.

Jour de Vent a vu le jour en juin 2024 et a remporté de nombreuses récompenses depuis, dans des petits festivals locaux, mais aussi des festivals internationaux comme les Siggraph America et Siggraph Asia qui mettent en avant surtout la technique. « Peu importe l’influence du festival, c’est toujours gratifiant de recevoir un prix ou même d’être seulement nommé, ça veut dire que le film a été vu, et potentiellement apprécié », explique Camille Truding, l’un des réalisateurs du court-métrage.

Les Annie Awards, une belle surprise

Le film étant sorti il y a quasiment deux ans et ayant été mentionné dans plusieurs festivals depuis, sa nomination aux Annie Awards a été une véritable surprise pour ses créateurs. « On pensait que le parcours du film touchait à sa fin, il avait déjà fait un beau tour d’horizon, affirme Camille. On s’était inscrits aux Annie Awards en été dernier mais au fil des mois, sans retour, on a fini par oublier. » C’est seulement il y a quelques semaines que le groupe a appris la nomination du film.

Les Annie Awards sont des récompenses du cinéma américain qui distinguent les films d’animation. Ces récompenses figurent parmi les plus prestigieuses dans ce secteur du cinéma. C’est une cérémonie qui distingue les films dans leur ensemble : l’histoire, les visuels, les personnages, etc. « C’est une cérémonie qui est très suivie car il n’y a pas besoin d’être du métier pour regarder et apprécier les différents projets nommés », ajoute Camille.

Un projet de fin d’études

Pour leur 5e année d’études à l’École des Nouvelles Images, les étudiants doivent travailler toute l’année sur un projet de court-métrage en groupe qui doit être terminé à l’issue de l’année scolaire. Au sein de la promotion 2024, ce sont cinq projets qui ont été réalisés et encadrés par les formateurs de l’école avignonnaise.

« On était un groupe très soudé, avec chacun sa spécialité et une vision commune du film, ce qui a permis une belle entente et une belle communication. »

Camille Truding

Martin Chailloux, Ai Kim Crespin, Elise Golfouse, Chloé Lab, Hugo Taillez et Camille Truding ont décidé de mettre leurs compétences en commun pour réaliser Jour de Vent, dont le pitch a été imaginé par Martin. Chacun y a mis du sien : Elise s’est occupée du visuel et des textures (décors et personnages), Ai Kim de l’animation, Hugo du storyboard, Chloé du compositing (le peaufinage, pour que tout soit homogène), et Camille s’est concentré sur le scénario avec Martin, qui de son côté, a pu aussi implémenter des outils spécifiques grâce à ses capacités de codage. Chacun a pu aussi participer à l’élaboration des détails comme les cheveux, les vêtements, les nuages, etc.

Les réalisateurs de Jour de Vent. DR

Un court-métrage

Jour de Vent est donc un court-métrage de 6 minutes. 6 minutes durant lesquelles aucun mot n’est prononcé. Une volonté des réalisateurs qui souhaitaient créer une histoire avec un message universel. « On voulait parler de la vie qui peut parfois être chamboulée par une rafale de vent qui nous pousse dans une direction qu’on aurait jamais pensé prendre au départ », développe Camille.

« On voulait faire un court-métrage qui parle à tout le monde. »

Camille Truding

Côté design, c’est la 2D dans le style bande-dessinée ou roman graphique qui a été privilégiée. L’équipe s’est inspirée de références comme Le Petit Nicolas illustré par Jean-Jacques Sempé, ou bien Calvin et Hobbes écrit et illustré par Bill Watterson. C’est ainsi qu’est né Jour de Vent.

La cérémonie des Annie Awards aura lieu ce samedi 21 février à 19h, heure locale (heure française : dimanche 22 février à 5h). Pour la visionner, cliquez ici.


Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

Ce mercredi 18 février, le Groupement des Artisans Boulangers-Pâtissiers du Vaucluse a organisé à CMA Formation Avignon le 15e Concours départemental de la Meilleure Baguette de Tradition. L’occasion aussi d’introduire un nouveau concours, celui du Meilleur Flan du Vaucluse.

Après avoir récompensé la meilleure galette des rois, le meilleur gâteau des rois, et la meilleure pompe à huile en décembre dernier à l’occasion du Concours de l’Épiphanie, c’était au tour des baguettes et des flans d’être jugé par un jury composé de boulangers-pâtissiers vauclusiens.

Pour cette nouvelle édition du Concours départemental de la Meilleure Baguette de Tradition, on a dénombré 22 participants dans la catégorie ‘Artisan/Salarié’ et 30 dans la catégorie ‘Apprentis’. Pour ce 1er Concours du Meilleur Flan, 21 artisans/salariés ont participé, ainsi que 15 apprentis.

Valoriser le savoir-faire

L’objectif de ces deux concours est de mettre en valeur l’excellence et le savoir-faire artisanal, ainsi que la transmission de ce savoir-faire aux jeunes en apprentissage.

Pour la baguette de tradition, les participants ont été jugé d’après l’aspect de la baguette, sa croûte, sa mie, son goût et sa mâche. Pour le flan, le visuel, la cuisson, la texture, ainsi que le goût étaient pris en compte pour départager les meilleurs.

Le jury. ©Groupement des Artisans Boulangers-Pâtissiers du Vaucluse

Les lauréats de la Meilleure Baguette de Tradition

Catégorie Artisan/Salarié :

Catégorie Apprenti CAP :

  • 1er prix : Yanis Chikhoui de CMA Formation Avignon
  • 2e prix : Adrien Vial de CMA Formation Avignon
  • 3e prix : Samuel Gauthier de CMA Formation Avignon

Catégorie Apprenti BP-BM :

  • 1er prix : Mathieu Long de CMA Formation Avignon
  • 2e prix : Paco Biagioni de CMA Formation Avignon
  • 3e prix : Maxime Wallois de CMA Formation Avignon

Les lauréats du Meilleur Flan

Catégorie Artisan/Salarié :

Catégorie Apprenti CAP :

  • 1er prix : Théo Giana de la boulangerie Au Pain d’Antan à Valréas

Catégorie Apprenti BP-BM :

  • 1er prix : Florence Peger de Maison Lyse à Cabrières d’Avignon

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Le couple d’automates a passé plus de trois mois entre les mains expertes des frères Edoli, Michel et Marc, deux menuisiers-ébénistes installés à Sarrians, où leur père Achille avait créé l’atelier en 1948. Depuis, cette maison familiale est labellisée par les Monuments Historiques, ce qui lui a permis de remettre en état nombre de site qui font la renommée du Vaucluse. Comme le Palais des Papes, la Chapelle de l’Oratoire dans la Rue Joseph Vernet, le Château de Fargues au Pontet et les 500 fenêtres de la Bibliothèque-Musée Inguimbertine de Carpentras.

« Les amoureux de bois qui pèsent autour de 200 kg ont été descendus du clocher début octobre grâce à une grue, explique Michel Edoli. Une fois transportés chez nous, avec l’équipe, nous avons démonté chaque pièce, bras, pieds, têtes, mains. Nous avons décapé le bois qui était en lamellé-collé et qui au fil du temps, depuis la dernière rénovation, quand Avignon était la Capitale Européenne de la Beauté en 2000, a subi les outrages du temps et les caprices de la météo, entre mistral, soleil brûlant et pluie. Avec un décapeur thermique, nous avons ôté toutes les couches de mastic, de colle, de résine, de peinture desséchées qui se sont fissurées, décollées et ont été rongées par le temps. Nous avons utilisé du sapin de qualité et pour qu’il tienne longtemps nous lui avons fait boire une bonne quantité d’huile et de peinture pour le protéger. »

Pour le mécanisme, c’est Christophe Nebout qui a géré les poids, contre-poids et câbles qui permettent le mouvement des mains et du torse de Jacquemart et de Jacotte qui pivotent toutes les demi-heures en même temps que sonnent les cloches. « Il y a un nouveau programmateur électronique pour harmoniser les gestes, je dois ajuster le mouvement pour qu’il soit un petit peu plus ample, j’ai aussi mis un système moins gourmand en énergie », précise-t-il, lui qui a longtemps géré toutes les horloges d’Avignon, aussi bien sur les églises, que dans les cours d’écoles, collèges et lycées qui peuvent servir de tocsin en cas d’inondation ou d’incendie.

« C’est reparti pour un bon moment »,  prophétise Michel Edoli. Ce lifting a coûté 57 000€, financés entièrement par la Mairie d’Avignon, et qui attire chaque jours, quand résonne le clocher, des milliers de regards, ceux des touristes qui passent par la Place de l’Horloge… comme son nom d’indique.

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

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La soprano Julie Roset et la mezzo-soprano Adèle Charvet dans ‘La chambre d’échos’

La soprano Julie Roset, révélation artiste lyrique aux Victoires de la musique classique 2025, qui fut élève de la Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon durant 5 ans et la mezzo-soprano Adèle Charvet s’associent à l’ensemble Le Concert de la Loge pour un spectacle lyrique envoûtant, mis en espace par Eddy Garaudel.

Un programme mêlant poésie et musique baroque

Le programme mêle poésie et musique baroque à travers des airs de Georg Haendel, Geminiani, Vivaldi ou Rameau, autour des mystères fascinants et sensibles de nos forêts. Ainsi la nature apparaît dans ce cadre à la fois comme un refuge nécessaire et un repoussoir dynamique ; elle semble toujours favoriser le retour à soi pour retrouver une vérité enfouie. C’est le parcours de deux figures féminines qui tentent de dépasser une blessure. Cette histoire d’un combat contre soi-même est aussi un combat contre les artifices et tout ce que nous érigeons autour de nous comme protection illusoire.

Samedi 21 février. 20h. 6 à 40€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

Les déambulations étonnées d’une petite fille dans le vaste monde des adultes

Grande pour son âge, sa mère l’a appelée Girafe. Elle a neuf ans et se pose un tas de questions. Certaines réponses sont dans le dictionnaire dont sa maman récemment décédée lui a recommandé la lecture. Il y a la définition des mots, « joie » et « tristesse », par exemple. Mais rien sur les difficultés de son père, artiste, à gagner sa vie.

Un conte initiatique peuplé de drôles de personnages

Avec Judy Garland, son ours en peluche, Girafe s’embarque dans un périple où elle croise une série de personnages hauts en couleurs. D’un vieux qui sent la soupe à un banquier désabusé, d’Anton Tchekhov buvant du champagne à une panthère noire poursuivie par la police… Girafe découvre à quel point le monde des adultes est bizarre avec son obsession pour l’argent.

Avertissement 

Certains propos peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. Merci de respecter l’âge minimum de 10 ans. Exceptionnellement les fratries dont les enfants ont moins de 10 ans ne pourront pas assister au spectacle.

Vendredi 20 février. 15h. Gratuit sur réservation uniquement par téléphone : 04 90 85 59 55. Le Totem. Scène Conventionnée d’intérêt national Art – Enfance – Jeunesse. Maison pour tous Monclar. 20 Avenue Monclar. Avignon.


Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

Entrons dans la danse

Le coup d’envoi de cette 48e édition qui se veut vivante et réconciliante a été donné pour la première soirée par Nans Pierson. À l’instar des ateliers qu’il mène toute l’année au Centre de Développement Chorégraphique National d’Avignon (CDCN) le danseur avignonnais a entraîné une soixantaine de spectateurs – de 12 à 80 ans — à ne plus l’être justement (spectateur) et à vivre une danse immersive électro. Cette performance collective participative a eu lieu dans la pénombre tamisée du Grenier à Sel. Guidé à la voix pour un petit échauffement, le set proposait ensuite d’explorer « une danse à soi » c’est-à-dire de danser sur une musique électro pré-enregistrée sans être gêné par le regard des autres. Une heure de libres déhanchements sans contrainte sinon le plaisir de se connecter à soi ou aux autres avant une relaxation bien méritée.

Voyez comme on danse

A contrario, avec ‘Kill me’, la chorégraphe argentine Marina Otero a montré au grand jour et dans une mise à nu radicale ses fragilités et celles de ses cinq acolytes. Devant le public conquis de la Garance de Cavaillon, elle a transformé son introspection en un spectacle bouleversant où l’âme meurtrie trouve un apaisement dans les mots dits et les corps montrés. 

Musique live avant tout

La première semaine s’est conclue par deux spectacles magnifiques : ‘Branle’ de Madeleine Fournier et ‘Carcaça’ du Portugais Marco da Silva Ferreira où la musique en live a pris toute sa place dans les propositions chorégraphiques, s’avérant même indispensable pour structurer le récit ou l’espace. 

Avec ‘Branle’, la bourrée n’a qu’a bien se tenir ! 

La circularité du plateau de la Scierie, la disposition des spectateurs autour des six danseurs et danseuses nous entraînent de fait dans la danse : nous ne pouvons pas tout voir donc nous attrapons au vol un geste, un regard, un sourire quelquefois une invitation. Ce pas de six étonnant, virtuose et joyeux, inspiré des danses traditionnelles part cependant d’une lecture de ‘L’Ethique’ de Spinoza. « Une façon de poser la pièce sur cette grammaire des émotions », précise la chorégraphe et interprète Madeleine Fournier. La chanteuse et musicienne Marion Cousin  déclame dès l’ouverture quelques uns de ces affects parmi la cinquantaine identifiée par le philosophe : le désir, l’avarice, la peur, la colère… Libre à nous de chercher à les identifier ou au contraire se perdre dans l’ostinato de la cornemuse de Julien Sesailly et le mixage expérimental de Marion Cousin. C’est sacrément jubilatoire.

Avec ‘Carcaça’, la résistance et l’espoir ont un bel avenir

Sur la scène de l ‘Opéra Grand Avignon, ce fut une explosion de joies, de peines et de luttesportée par  dix danseurs et danseuses et  deux musiciens (électro et batterie) présents sur le plateau. On peut y voir défiler une partie de l’histoire du Portugal de son coq emblématique à sa révolution des Oeillets par des tableaux subtils de couleurs et de rythme où la tradition affronte sans arrêt nos temps modernes. On peut aussi s’extasier sur ce jeu de jambes original et permanent qui évolue au gré des tableaux, et qui synthétise à lui seul tout le message de ce spectacle : un manifeste joyeux quoique quelquefois douloureux d’une quête de liberté toujours à conquérir, la nécessité de défendre son identité tout en rejoignant la communauté. La danse devient ainsi le temps d’une soirée une transe engagée qui nous exulte .

Les spectacles à venir en vagabondage

La semaine débute au Cinéma Utopia avec la projection ‘Danser ensemble’ qui présente la « vidéo danse » où le partenaire n’est pas celui que l’on croit ! Franck Boulegue et Marisa Hayses du Festival International de vidéo Danse de Bourgogne animeront le débat en fin de projection. La réalisatrice et performeuse Flora Détraz investit le Grenier à Sel pour déconstruire les archétypes de la féminité et nous offre aussi en soirée un concert-performance. La lumière et son univers poétique ont guidé Vania Vaneau pour ‘Heliosfera’. Chloé Zamboni va faire danser les objets du quotidien au Théâtre des Halles avec ‘Quelques choses’. ‘Le Margherite’, — un spectacle très attendu  car effleuré déjà l’an passé en sortie de résidence aux Doms — nous est proposé  à la salle BenoitXII. Marion Blondeau rend  visibles les corps vieillissants en mettant en mouvements trois femmes âgées de 60 à 70 ans dans ‘Organicitées’ à La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon. Quelen Lamouroux nous fait entrer dans l’intimité de son capharnaüm d’objets pour un seul en scène poétique nommé ‘L’imprévue’. On retrouvera la compagnie de Nacim Battou à l’Autre Scène de Vedène pour vivre une dernière nuit ? Le festival se clôturera avec pas moins de quatre propositions dans la journée du samedi allant d’une conférence évoquant les bals clandestins pendant la Seconde Guerre Mondiale aux ‘Eclats’ de Léa Vinette, au seul en scène de Julien Andujar pour finir par une totale carte blanche à l’artiste complice Massimo Fusco pour un Bal Magnétique à la Scierie. 

Jusqu’au 21 février. De 5 à 27€. Les Hivernales. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. 0490 82 33 12.
Billetterie : 04 90 11 46 45. Points de vente. 3-5 rue Portail Matheron. Avignon.


Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

Né à Avignon, le spécialiste des séjours insolites AbracadaRoom revendique aujourd’hui plus de 3 300 hébergements en France et accélère son développement européen. À l’origine du projet, Nicolas Sartorius, entrepreneur du tourisme, mise depuis 2012 sur une aspiration devenue centrale : vivre une expérience, plus qu’une simple nuitée.

« Il y a quatorze ans, le marché était balbutiant, relate Nicolas Sartorius. Quelques cabanes perchées en Bretagne, une poignée d’initiatives éparses, et beaucoup d’incrédulité. En 2012, Nicolas Sartorius lance un annuaire en ligne dédié aux hébergements atypiques. Le site s’appelle alors monhebergementinsolite.com. L’idée est simple : fédérer une offre émergente autour d’un imaginaire puissant, celui de l’enfance et du refuge dans les arbres. »
Très vite, le concept dépasse le simple référencement. La plateforme devient centrale de réservation, avec paiement instantané en ligne. Rebaptisée AbracadaRoom, intégrée au groupe Unic Stay, l’entreprise assume une ambition plus large : structurer un marché en pleine mutation et l’ouvrir à l’international.

L’insolite, miroir d’une mutation sociétale
« Le phénomène n’est pas né avec la crise sanitaire. Mais le Covid-19 en a été un accélérateur. » Effectivement,  selon les dernières études comme données d’Atout France et de la Fédération des professionnels du tourisme, «la demande pour des séjours de proximité et de pleine nature a fortement progressé à partir de 2020. Les courts séjours, souvent à moins de deux ou trois heures du domicile, se sont multipliés. Les gens ne partent plus seulement trois semaines l’été. Ils fractionnent, ils cherchent des respirations tout au long de l’année », observe Nicolas Sartorius.

La promesse
« Le succès repose sur cette promesse : un dépaysement intense, sans aller loin. Dormir dans une cabane viticole, une bulle transparente ou une tiny house agricole devient un moment « hors du temps ». L’expérience prime sur la catégorie hôtelière.

Le cœur de cible ?
Majoritairement féminin, entre 25 et 45 ans. Un âge charnière, souvent lié à la vie de famille. Si l’offre a d’abord été pensée pour les couples, les structures familiales se développent, parfois adossées à des fermes pédagogiques ou à des domaines agricoles.

Nicolas SARTORIUS Copyright AbracadaRoom

Paradoxale Provence
« Si l’insolite a essaimé dans toute la France, le Sud reste un territoire complexe, analyse le chef d’entreprise. Contraintes d’urbanisme, pression foncière, zones protégées dans le Luberon ou les Alpilles : développer de nouveaux projets y est plus ardu qu’ailleurs. Autour d’Avignon, quelques adresses ont émergé, comme les cabanes des Grands Cépages à Sorgues. Mais comparée à d’autres régions, la Provence demeure relativement modeste en nombre d’hébergements atypiques, malgré son attractivité touristique. Ce paradoxe illustre un enjeu structurel : conjuguer innovation touristique et réglementation environnementale. »

Du séjour à l’émotion
Avec plus de 3 300 hébergements référencés sur l’ensemble du territoire français, AbracadaRoom revendique aujourd’hui une place majeure sur le segment. « Nous employons 11 collaborateurs à Avignon, et nous élargissons progressivement notre périmètre à la Belgique et visons à moyen terme l’Espagne, l’Italie et la Suisse. »

Vivre une expérience
La stratégie dépasse désormais la seule cabane dans les arbres. « Nous voulons devenir le leader du séjour d’émotion », explique son fondateur. Comprendre : valoriser des hébergements singuliers, mais aussi des expériences ancrées dans un territoire : vue exceptionnelle, immersion agricole, découverte d’un potager biologique.

Le marché du cadeau
Autre levier en forte croissance ? « Le marché du cadeau. Les box maison, distribuées notamment chez ‘Nature & découvertes’ » précise Nicolas Sartorius. Ces nouveaux cadeaux qualitatifs reposent sur un bon d’achat flexible plutôt qu’un catalogue figé. Un positionnement destiné à se distinguer des acteurs historiques du coffret touristique.

Une aventure enracinée à Agroparc à Avignon
Originaire d’Avignon, Nicolas Sartorius a fait le choix d’implanter son entreprise au cœur de la technopole d’Agroparc, « »Je suis Avignonnais, j’aime ma ville et Agroparc s’est révélé être un lieu central verdoyant et très accessible pour tous ceux qui travaillent dans l’entreprise. » Un ancrage local assumé pour une activité qui, paradoxalement, célèbre l’évasion. Dans un marché touristique en quête de sens et d’authenticité, l’insolite semble avoir trouvé sa place. Plus qu’un effet de mode, il s’inscrit dans une recomposition durable des usages : voyager moins loin, mais différemment.
Mireille Hurlin


Avignon : la Game Academy figure parmi les écoles où les étudiants s’épanouissent le plus

Mathieu Desmarest est le chef des restaurants Pollen et Bibendum, à Avignon. Pour régaler vos papilles et celles de vos proches, il vous dévoile sa recette de risotto de fregola sarda à la tomate, parmesan, courgettes grillées, anchois, radicchio et fines herbes.

Dans une casserole large, faites revenir l’échalote dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’elle soit translucide.
Ajoutez la fregola sarda et faites la légèrement toaster (comme pour un risotto) 2 à 3 minutes.
Déglacez au vin blanc, laisse évaporer.
Ajoutez le coulis de tomate, mélangez bien.
Versez ensuite le bouillon chaud, louche après louche, en mélangeant régulièrement, jusqu’à cuisson al dente (environ 20 minutes).
Hors du feu, incorporez le beurre et le parmesan pour lier et le rendre crémeux.
→ Rectifiez l’assaisonnement en sel et poivre.
Coupez les courgettes en quartiers ou tranches épaisses, faites-les griller à la poêle ou au grill avec un peu d’huile d’olive, sel et poivre.
Faites revenir rapidement le radicchio à la poêle avec un peu d’huile d’olive, juste pour l’attendrir légèrement.
Égouttez les anchois si besoin.
Disposez une belle louche de fregola sarda crémeuse au centre de l’assiette.
Ajoutez par-dessus les courgettes grillées, les morceaux de radicchio, les anchois.
Décorez avec les fines herbes et les jeunes pousses.
Terminez par un petit filet d’huile d’olive.

DR

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