8 avril 2026 |

Ecrit par le 8 avril 2026

Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

La magie d’une rencontre entre les musiques traditionnelles colombiennes et le free-jazz !

Un harmonieux mélange d’héritage culturel, de traditions orales, chantées et dansées et d’un jazz contemporain. Ya Voy ! repousse les frontières musicales et conduit à une musique libre et métissée. 

Un concert organisé en partenariat avec la Factory, l’AJMI et France Amérique Latine 84

La rencontre d’Alejandra Charry, Sakina Abdou, Moises Zamora Mesú et Thibault Cellier promet un quartet poétique, joyeux et engagé .Cette musique devrait combler tous les amateurs de musique du monde et de jazz. À cette occasion, le concert sera sur une configuration assis/debout et on mangera même des empanadas !

Alejandra Cherry : voix
Sakina Abdou : saxophones
Moises Zamora Mesù : marimba ; percussions ; multi-instruments 
Thibault Cellier : contrebasse 

Jeudi 9 avril. 5 à 18€. 20h. La Factory Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance. Avignon. 09 74 74 64 90. 


Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

Ya Ra[va]ge.  Opus 1 France – Italie : Devastazione 

La beauté est là où on ne l’attend pas. Quatre jeunes hommes sur un terrain vague en Méditerranée expriment leur soif de vivre, d’amour, de rage et de « rave. » Un trip sensoriel où les cinq sens du spectateur sont sollicités pour montrer que la beauté des âmes et des paysages éclot là où on ne l’attend pas et peut changer notre vision, comme notre agir, sur le monde.

Mise en scène : Orianne Moretti

Jeudi 9 avril. 14h et 16h. Entrée gratuite sur réservation au 09 74 74 64 90.  La Factory Roseau Teinturiers. 45 rue des Teinturiers. Avignon.


Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

Ils ne chôment pas les 24 agents de la Douane de Vaucluse, dont 4 motards. Sous la houlette de leur chef Alfredo, ils ont d’abord, en octobre dernier, arrêté dans la nuit du 23 au 24 septembre à un péage autoroutier d’Arles un ensemble routier polonais qui faisait le trajet Portugal – Allemagne en passant par la Provence. À bord, deux chauffeurs de nationalité biélorusse transportant officiellement « des pièces hydrauliques. »

Or en relevant la bâche, ils constatent d’abord la présence de palettes avec nombre de cartouches de cigarettes de contrefaçon. En fouillant, dans les racks supposés contenir des pièces mécaniques, du tabac aussi. En tout 4,39 tonnes représentant la somme de 2 743 750€. 

Les contrevenants ont été jugés par le Tribunal de Tarascon. Ils ont été condamnés à une amende douanière solidaire de 1 662 932€, plus 3 ans de prison dont 1 avec sursis, la confiscation des cigarettes de contrebande et 5 ans d’interdiction du territoire.

2e affaire, le 1er décembre sur le ‘Marché d’un Jour’ du site de Châteaublanc à Avignon-Sud où étaient vendus des articles interdits par la Convention de Washington, qui protège les espèces d’animaux menacées d’extinction. Là ils ont saisi une valise en peau de crocodile, un bénitier, des statuettes en ivoire d’éléphant et de morse et un pommeau de canne en ivoire d’éléphant. 

Enfin, last but not least, sur l’année écoulée, les douaniers vauclusiens ont contrôlé une trentaine d’épiceries, 23 ont fait l’objet d’une fermeture administrative. Ils ont mis la main sur 350kg de cannabis et surtout sur 63,5 kg d’ectasy soit 140 000 cachets d’une valeur de 1,4M€. Auxquels s’ajoutent 4 amendes pour un montant global de 3 312 096€, 5 peines de prison prononcées et 4 interdiction de territoire français (ITF).

Les limiers, jusqu’ici hébergés dans le Commissariat de Villeneuve-les-Avignon vont bientôt s’installer dans les locaux de la CRS 60 à Montfavet, à Avignon.


Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

Une alerte ‘Veuve rusée’ de Carlo Goldoni,  notre « Molière italien »

Jouée pour la première fois à Venise en 1748, ‘La Veuve rusée’ de Carlo Goldoni continue de divertir. Rosaura, une veuve vénitienne riche et belle, attire quatre prétendants de nationalités différentes : un anglais, un français, un espagnol et un italien. Par leur intermédiaire, chaque pays en prend pour son compte : l’un est excentrique, l’autre jaloux, le suivant égoïste …. Chacun d’eux la courtise, par l’intermédiaire de l’espiègle Arlequin. Indécise, Rosaura, avec l’aide de sa dame de compagnie Marionnette, élabore un stratagème pour choisir. 

Ici c’est la femme qui mène la danse

Plus qu’une comédie, c’est l’histoire d’une femme qui se bat pour sa liberté, décidant elle-même des règles du jeu.
Comédie de Carlo Goldoni
Adaptation, mise en scène : Giancarlo Marinelli
Avec Caterina Murino, Sarah Biasini, Vincent Deniard, Vincent Desagnat, Thierry Harcourt, Tom Leeb, Pierre Rochefort et Jean Reno (voix off)

Samedi 4 avril. 20h. 6À 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

« Plus de 200 invités, experts, chercheurs, industriels, tous acteurs de la filière du végétal, ont répondu à notre invitation. » Ainsi commence le mot d’accueil de Jean-François Gonidec, président d’Innov’Alliance, organisateur de ces Journées de la Naturalité. « Elles sont un espace où les enjeux climatiques deviennent des opportunités d’innovation et de compétitivité. »

Parmi les partenaires, le Département de Vaucluse, la Ville d’Avignon, le Grand Avignon, la Région Sud dont la vice-présidente Bénédicte Martin a insisté sur la nécessité de souveraineté avec une réduction des intrants et un droit de manger sain. « Entre la raréfaction des ressources, les tensions du marché, les impératifs de survie écologique comme économique s’imposent à nous, dans le respect de la biodiversité. La naturalité n’est pas une option mais un impératif », a ajouté Jean-François Gonidec.

Invités également l’INRAE, Vaucluse Provence Attractivité, Arko Pharma, le Natura Parc d’Entraigues, Aroma-Zone de Cabrières d’Avignon, les hauts-alpins Acanthis et OvinAlp et l’entreprise de cosmétique L’Occitane, basée à Manosque depuis exactement 50 ans (1976). 

La France, 1er pays agricole d’Europe

Et c’est Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’économie, entrepreneur engagé pour la souveraineté industrielle, qui a lancé ces Journées de la Naturalité. Après avoir fait son miel dans l’entreprise Bleu Blanc Ruche, il s’est investi dans la création de la Compagnie des Amandes qu’il préside.

Il a regretté que la France ne mette pas assez en valeur ses innovations que nous envie le monde entier. « Il faut absolument protéger nos intérêts, c’est fondamental. Nous sommes le 1er pays agricole d’Europe, retirons-en la plus-value. Nous devons nous imposer et choisir nos dépendances au lieu de les subir. Il y a 10 ans, notre balance commerciale était excédentaire avec 10Mds, aujourd’hui elle est en déficit. On est leader des céréales, on les exporte en Italie qui nous revend les pâtes à prix d’or. Pareil pour les pommes de terre produites dans le Nord de la France que nous achète à bas prix la Belgique à qui on achète cher frites et chips. »

« Nous devons reconquérir des milliers d’hectares pour retrouver notre indépendance alimentaire. »

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg a aussi dénoncé l’abandon des terres en friches. « Nous devons reconquérir des milliers d’hectares, les remettre en culture pour retrouver notre indépendance alimentaire. Pourquoi je me suis lancé dans l’amande? Ce n’est pas une idée farfelue. On en importe 90% pour répondre à nos besoins estimés à 49 000 tonnes en France. Nous avons commencé par planter 230 hectares dans l’est varois. Six ans plus tard, nous en sommes à 7 000 hectares que nous fédérons avec des petits producteurs indépendants qui travaillent avec nous. C’est pareil pour les filières de l’huile d’olive, du houblon, des plantes aromatiques et médicinales que nous pouvons relancer chez nous. Le problème c’est par exemple pour la bière que l’Allemagne peut utiliser des molécules qui sont interdites en France, il faut changer la loi. J’ai aussi rencontré à Avignon le DG de McCormick, Arnaud Ronssin pour les herbes Ducros. Nous recherchons des opérateurs pour planter 600 ha. En horticulture aussi, nous avons nombre de serristes qui souffrent du coût de l’énergie gazière, mais pourquoi ne pas investir dans la géothermie ? »

Arnaud Montebourg. ©Innov’Alliance

Une absence de stratégie en France ?

Il poursuit : « Le problème c’est que la France fait du zèle avec une surreprésentation des normes qui joue contre notre développement économique, sans parler du lobbying de certains, de l’absence de stratégie. Il faut ‘débureaucratiser l’administration’  sans porter atteinte à la santé humaine. Que la molécule contre le rongeur ne tue pas l’abeille. » Alors qu’il y a plus de 700 chercheurs de l’INRAE en Vaucluse, l’ancien ministre rappelle qu’il n’y a pas assez de recherche sur de nouvelles variétés qui résistent à la canicule, à la maladie, qui sont économes en eau. « On ne répond pas assez aux besoins de l’économie agricole. Il est impérieux de remettre en marche l’innovation ».

« Il est nécessaire de faire bouger les lignes. Ensemble, on peut déplacer des montagnes. »

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg ne mâche pas ses mots sur les financeurs frileux. « Ce sont des ‘tableurs Excel sur pattes’. Ils ne s’intéressent qu’au retour sur investissement à court terme. Nous avons mis plusieurs années pour sortir la tête de l’eau avec les amandes, maintenant, ça roule. Nous allons sans doute relancer la framboise. La France est lanterne rouge dans le peloton européen (4 500 tonnes sur 600 ha), alors que la consommation explose. Ce n’est pas une lubie, il est nécessaire de faire bouger les lignes, ensemble, on peut déplacer des montagnes. La France est son propre procureur, elle doit devenir son laudateur, croire en elle, son talent, sa force d’innovation et avancer ».

3e édition des Journées de la Naturalité

Le programme est copieux pendant ces Journées de la Naturalité. Avec des tables rondes sur ‘Le biomimétisme et l’Intelligence du vivant’, ‘La Bio-inspiration »avec une chimie verte, inspirée de la nature, de la mémoire des savoirs anciens’, mais aussi ‘La fermentation’.

Tout cela pour relier l’innovation scientifique, la performance économique et la résilience des filières végétales face au changement climatique, la raréfaction des ressources et la souveraineté alimentaire.

©Innov’Alliance

Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

Avec sa ‘Maison vide’, Brigitte Baillieux nous livre ici une pièce intime.

Brigitte Baillieux nous livre ici une pièce intime qui questionne l’absence, l’espace et la mémoire d’un lieu habité et déserté, à travers une écriture scénique poétique et sensible. Née d’une amitié et d’un amour partagé pour les mots, cette pièce tisse le portrait de Jeanne, mère modeste, et de Louise Bourgeois, artiste majeure. Deux femmes que tout oppose mais que relient la création, la maternité et le désir de se raconter.

Deux femmes et des cartons

Jeanne déménage, fait ses cartons et finira par se mettre en caisse. Elle a trois mois pour quitter la maison qu’elle habite depuis trente ans. C’est une locataire, pas une propriétaire. De toute façon, depuis que sa fille unique, Eve-Lin, terrassée par un chagrin d’amour, a quitté la maison sans plus donner de nouvelles, Jeanne s’est mise à pencher. Mais Jeanne n’est jamais seule car, depuis de longues années, elle a fait de Louise Bourgeois son amie imaginaire. Un spectacle sur l’amour maternel, sur les femmes qui rêvent d’un avenir d’égalité, sur la condition sociale et sur l’art comme puissance de réparation et d’émancipation.

Jeudi 2 avril. 19h. Entrée libre sur réservation. Théâtre des Doms. 1 bis, Rue des Escaliers Saint-Anne.   04 90 14 07 99.


Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

Illusions Tour, le plus grand spectacle itinérant de magie d’Europe, installera son chapiteau au Parc des expositions d’Avignon du vendredi 3 au lundi 6 avril.

La Cité des Papes va vivre un week-end de Pâques sous le signe de la magie avec l’Illusions Tour. Ce spectacle, créé par les plus grands créateurs d’illusions autour du maître de cérémonie Éric Lee, aussi magicien français, saura ravir et épater petits et grands.

Les 14 semi-remorques déplaçant le spectacle, qui mobilise 70 personnes, feront étape à Avignon qui accueillera 10 représentations ce week-end. Disparitions, apparitions, lévitations… De la magie sera évidemment au programme, mais aussi un numéro visuel aérien poétique, du mentalisme, ou encore de la danse.

Le spectacle dure 2h et les portes s’ouvrent 45min avant le show. Pour réserver une place, cliquer ici.

Vendredi 3 avril. 18h et 20h30.
Samedi 4 avril. 14h, 17h et 20h.
Dimanche 5 avril. 11h, 14 h et 17h.
Lundi 6 avril. 11h et 15 h.

Parc des Expositions. Chemin des Félons. Avignon.


Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

Trois œuvres méconnues de la compositrice Charlotte Sohy

Après les avoir enregistrées en 2022, la mezzo-soprano Aude Extrémo, la directrice musicale Débora Waldman et l’Orchestre National Avignon-Provence nous donnent à entendre trois œuvres méconnues de la compositrice Charlotte Sohy : Trois Chants nostalgiques, Les Trois Anges, Ton Âme et rarement données en concert.

Mahler et Mozart également convoqués

L’Orchestre National Avignon Provence (ONAP) et la mezzo-soprano Aude Extrémo convoquent également la musique de Mahler et  notamment ses Chants d’un compagnon errant qui avait inspiré à l’Autrichien la mélodie du deuxième originel et finalement retiré de sa Première Symphonie. Une page pastorale qui dialogue avec la plus belle et la plus glorieuse de Mozart, sa divine Symphonie n°41 dite « Jupiter. »

Au programme
• Charlotte Sohy, Trois Chants nostalgiques, Les Trois Anges, Ton Âme
• Gustav Mahler, Lieder eines fahrenden Gesellen (arrangement Michel Galante)
• Gustav Mahler, Symphonie n°1, Blumine
• Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n°41 « Jupiter »

Direction : Débora Waldman
Mezzo-soprano : Aude Extrémo
Orchestre National Avignon-Provence

Avant-concert

Présentation du programme avec les élèves de la classe de culture musicale du Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon.
Vendredi 3 avril. Salle des préludes de 19h15 à 19h45

Projection du documentaire sur Charlotte Sohy

La rencontre avec Pauline Sommelet est annulée et  remplacée par la projection du documentaire Charlotte Sohy, la consécration d’une compositrice. Quasiment personne n’avait entendu parler d’elle il y a quelques années, mais une incroyable succession de rencontres aussi heureuses qu’improbables, notamment avec Débora Waldman, a fait surgir le génie de la compositrice Charlotte Sohy (1887-1955) des oubliettes de l’Histoire. En révélant une œuvre passionnante et le destin d’une compositrice singulière, le film interroge l’amnésie collective dont les femmes artistes ont cruellement payé le prix.

Réalisé par Matthias Weber
Écrit par Matthias Weber, Laurence Uebersfeld
La projection sera suivie d’un échange avec le réalisateur Matthias Weber.
Jeudi 2 avril 2026. 18h. Entrée libre et gratuite. Cinéma Le Vox. Place de l’Horloge. Avignon.

Vendredi 3 avril. 20h. 5 à 31€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Du jazz colombien au Théâtre de l’Oulle

A l’instar de l’ensemble des autres candidats aux dernières élections municipales à Avignon, Olivier Galzi, le nouveau maire de la cité des papes, a clairement exprimé son souhait de briguer la présidence du Grand Avignon. Une décision motivée tout particulièrement par sa volonté d’aller chercher en dehors de l’agglomération les moyens de réaliser les projets des 16 communes membres, quelle que soit leur couleur politique ou leur taille.

« Dans le Grand Avignon, il n’y a pas de petits maires et de grands maires, rassure immédiatement Olivier Galzy, le nouveau maire de la cité des papes lorsqu’on l’interroge sur sa vision du fameux ‘3e tour’ afin de déterminer la future gouvernance de l’intercommunalité.
« Certes, poursuit-il, il y a des maires de petites communes et d’autres de grandes villes, mais nous sommes tous des maires à parité. Car le sujet, c’est surtout notre capacité à avoir une vision et à la porter collectivement dans un cadre où chaque maire doit jouer son rôle. Le Grand Avignon, c’est donc avant tout un bassin de vie. C’est à cette échelle que l’on doit porter des projets structurants. Pas seulement pour la ville-centre, mais pour toutes les communes constituant ce territoire de vie commun. Notamment dans les municipalités les plus petites où le maire ne dispose pas d’une importante administration pour l’épauler. Dans ces municipalités, le maire porte souvent absolument tout, y compris l’exécution. C’est pour cela que j’ai un très grand respect pour eux, leur travail et leur investissement. »

« Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. »

Olivier Galzi

Quel cap et quelle feuille de route pour le Grand Avignon ?
« Le principe même d’une agglomération, c’est de mutualiser l’ambition et une partie des moyens de ses communes membres. Le projet de territoire, c’est donc notre dénominateur commun que l’on soit un maire de gauche, de droite ou du centre… Mais qui mieux que le maire sait ce qui est bon sur son territoire, car le but d’une agglo ce n’est pas de le déposséder de sa vision politique de son territoire. Au contraire, elle est là pour l’aider et l’accompagner. »

« S’il y a un projet structurant dont le financement dépend de l’agglo sur une commune, il est évident que le chef de file de ce projet c’est, et cela restera, toujours le maire, réitère Olivier Galzi. Je ne suis pas là pour dire aux maires ce qu’il faut faire sur leur commune. Qu’on va faire tel type de logement, que l’on va urbaniser ici, que l’on va implanter ou non une zone d’activités… Je suis là pour faire en sorte que quand un maire veut faire quelque chose, le ‘chèque’ soit le plus important possible. C’est à cela que sert un président. »

Une élection sous haute surveillance
Si l’élection du président du Grand Avignon ne suscitait jusqu’alors pas un intérêt particulier au-delà des frontières intercommunales, la candidature du très médiatique Olivier Galzi semble avoir grandement rebattu les cartes. En effet, le profil atypique de ce nouvel élu divers droite issu de la société civile a éveillé la curiosité au niveau national. Suffisamment en tout cas, pour que l’élection du futur président du Grand Avignon soit particulièrement scrutée au plus haut niveau de l’Etat. Une attention qui n’a pas échappé aux principales collectivités territoriales locales partenaires financiers de l’agglomération. Lassé par les désaccords de gouvernance au sein du Grand Avignon, il se murmure que le Conseil départemental de Vaucluse aspire a davantage de sérénité à la tête de l’agglo. Le Département aurait plus que jamais besoin d’une ‘locomotive’ forte dans ce territoire parmi les plus pauvres de France. Même agacement du côté de la Région Sud où son président Renaud Muselier, n’a toujours pas digéré la volte-face de l’agglo sur le dossier de la LEO : « Une erreur stratégique historique » selon lui qui garde une dent contre Joël Guin, le président sortant.
« J’ai Avignon qui est contre, mais le Grand Avignon qui est pour. Je leur dit :‘entendez-vous entre vous, nous on finance’. Joël Guin me dit qu’il n’en veut plus et bien on ne fait plus, expliquait-il dans nos colonnes. C’est plus de 90M€ qui vont partir de là et qui, mécaniquement, vont aller ailleurs parce que la volonté politique de l’action territoriale sur Avignon fait en sorte qu’ils ne les veulent pas. Je trouve que c’est une erreur stratégique historique. Moi, je pense que la LEO c’était nécessaire. C’est un dossier qui va poser d’énormes difficultés dans l’avenir. »
Même dans les intercommunalités alentours, le résultat de l’élection à la présidence du Grand Avignon qui devrait se tenir dans le courant de la semaine prochaine pourrait avoir un impact. Selon son résultat, certaines communes seraient à frapper à la porte d’une intercommunalité afin apaisée. Le sens de l’histoire ?

Faire preuve d’intelligence collective
« Aller chercher des financements, des crédits, des investisseurs, de l’attractivité, c’est ce que je veux faire pour Avignon. J’ai les réseaux pour le faire. Je veux en faire profiter également le Grand Avignon pour que nous bénéficiions d’un effet de levier pour Avignon, la locomotive de l’agglo, mais aussi pour l’ensemble de notre territoire. C’est-à-dire cette communauté de destin regroupant nos 16 communes membres. A nous donc de faire preuve de cette intelligence collective sinon cela ne fonctionnera pas bien. Partout en France, tout le monde sait qu’une intercommunalité fonctionne mal quand ce n’est pas la commune centre qui est à tête. Lorsque j’ai été patron d’un groupe de 1 200 personnes (NDLR : Edeis), j’ai travaillé sur 22 territoires différents sur tout le territoire. J’ai pu constater factuellement moi aussi que les agglomérations ne fonctionnaient pas bien là où les communes centres n’étaient pas à la manœuvre. »

« Cela ne veut pas dire que la ville-centre décide de tout, bien au contraire. Cela veut dire que le Grand Avignon doit fonctionner comme un ‘pack’ où chacun doit s’épauler. Avignon ne peut pas, et ne voudra pas tout faire. Cette mutualisation de la gouvernance passe donc par une implication des autres maires dans les structures ‘satellites’ de l’agglomération comme Técélys par exemple. Cette force collective peut être aussi valable dans des domaines qui ne dépendent pas des compétences directes de l’agglomération. Je pense à des sujets comme la mobilisation contre le projet de lotissement de la Grande Bastide à Velleron ou bien encore le soutien à la nouvelle zone d’activités à Entraigues. Que ce soit de l’urbanisme, du foncier économique, du logement, des infrastructures : à partir du moment où un projet contrevient, ou à l’inverse est ralenti pour une raison ou une autre, au projet de territoire constituant notre de charte du vivre ensemble dans l’agglomération, alors tous les membres doivent venir en aide au maire qui est en difficulté. Quel que soit le sujet. Dans tous les cas, le Grand Avignon doit rester une communauté de destin »

« Le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. »

Répondant à ceux qui le qualifierait de candidat de rupture, l’ancien journaliste précise qu’il sera plutôt « un candidat de la continuité. Mon projet de territoire, c’est le projet de territoire que l’on trouve aujourd’hui sur le site du Grand Avignon. Cette vision a été élaboré par les 16 maires qui ont parfaitement compris ce qu’il fallait faire à l’échelle de notre bassin de vie. L’écueil ce n’est donc pas la vision qu’ils ont eue. Le problème, c’est que dans de nombreux domaines, la mobilité tout particulièrement, le Grand Avignon dispose des finances d’une agglomération mais des besoins d’une métropole. La difficulté c’est donc plus notre capacité à aller chercher les moyens pour financer cette vision. Générer les moyens, c’est cela ce que je peux apporter avant tout. »

LEO : « la balle est dans notre camp »
« On a la possibilité aujourd’hui d’avoir quelqu’un qui est le maire de la ville-centre et qui a l’opportunité d’aller générer un peu plus d’attractivité et de moyens en utilisant ses réseaux, complète Olivier Galzi. Demain, quand j’irais négocier à Paris, dans un ministère, à Matignon ou même à l’Elysée, ou que j’irais à Marseille pour négocier avec la Région, évidemment que l’on me dira : ‘tu es là en tant que maire d’Avignon où tu es là en tant que président de l’agglomération ?’. Si c’est les deux, cela aura plus de poids et de lisibilité. »

« La LEO (Liaison Est-Ouest) illustre parfaitement ce qui se passe quand nous ne jouons pas collectif, insiste le maire d’Avignon. Que dit le ministre transport quand il referme le dossier ? Il dit ‘tant que les élus locaux ne seront pas capables de se mettre d’accord’. Donc aujourd’hui, la balle est dans notre camp. Je sais que ce n’est pas simple, mais si nous voulons un projet structurant et si nous voulons avoir une chance d’être entendus, surtout par temps de disette d’argent public, il est impératif de faire bloc ensemble. Il y a là une véritable urgence car la DUP (Déclaration d’utilité publique) arrive bientôt à son terme dans ce dossier d’intérêt national, où il serait bien d’ailleurs que le ‘national’ fasse effectivement preuve d’un peu plus de volontarisme. Au-delà de ça, c’est l’ensemble des dossiers de mobilités qui n’a pas avancé comme cela aurait dû. On ne va pas se mentir. La politique des transports, très clairement, a été ‘stand-by’ pendant la dernière mandature parce qu’il y avait ces tiraillement entre la ville-centre et les communes alentours. Une ville-centre qui se meurt et des habitants de la rocade dont on met la santé en danger. »

Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo
La question peut paraître technique, mais elle a son importance cruciale en termes de fonctionnement : Olivier Galzi songe-t-il à mutualiser les postes de DGS (Directeur général des services) ainsi que ceux de son cabinet en mairie avec ceux de l’agglomération ?
« Il n’y aura jamais de directeur de cabinet, ni de DGS commun, s’engage Olivier Galzi. Cela irait contre la logique de l’agglomération. Je ne peux pas demander à un cabinet municipal d’être à 100% pour ma ville à Avignon, et ensuite lui dire d’être à 100% pour les 16 communes quand il est à l’agglo. Idem pour un DGS, il ne peut pas être investi à fond pour sa ville et ensuite se contenter d’être 1/16e de sa ville au sein de son agglomération. Cela n’a pas de sens, non seulement je ne le ferais pas et je ne l’ai jamais imaginé. »

« Ce n’est pas acceptable »
« Maire d’Avignon et président du Grand Avignon, se sont deux fonctions très exigeantes qui se recoupent sur énormément de sujets, notamment sur tous les sujets structurants qui sont portés par l’agglomération. Par contre, ce que l’on demande plus précisément à un président, c’est d’avoir une vision pour l’ensemble : Où est-ce qu’on est ? Où est-ce qu’on veut aller ? Comment aller chercher les moyens pour y aller ? Après, il y a une administration pour appliquer cette vision politique collective. Et pour piloter cette administration, il faut aussi un cabinet. Ce dernier doit être totalement indépendant de la commune. On ne peut pas imaginer une mutualisation. Pourquoi ? Parce que cela voudrait dire que l’agglomération devient la courroie de transmission d’une commune, que ce soit Avignon ou une autre. Ce n’est pas acceptable », répète l’ancien présentateur du JT. Crédit : Echo du mardi

Devenir la capitale française des ICC
L’occasion pour le premier édile de la cité des papes d’évoquer un grande dossier transport plein de promesse pour l’agglomération : le SERM (Service express régional métropolitain) du Grand Avignon. « Sur le papier, c’est quelque chose de très intéressant, constate-t-il. La clef de la réussite de ce projet résidera avant tout dans l’offre de cadencement et le coût des investissements. Il faudra cependant s’attendre à des discussions assez serrée avec la SNCF ainsi qu’avec les deux régions, celles de Paca, mais aussi d’Occitanie’ où nous pourrons compter sur la mobilisation de nos maires gardois », prévient-t-il déjà.
Au-delà des problématiques de mobilités, Olivier Galzi reconnaît que le Grand Avignon est aussi au cœur d’autres grands enjeux comme la transition énergétique, transition écologique la culture ou bien encore le développement économique.
« Je souhaite qu’Avignon devienne la capitale française des Industries culturelles et créatives (ICC) », annonce le maire d’Avignon qui voit là l’occasion d’allier attractivité économique et culture.
« Je veux capitaliser sur ce nom historiquement et mondialement connu qu’est Avignon pour attirer des entreprises et des moyens », martèle-t-il.

« Je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. »

Quel fonctionnement pour l’agglomération ?
« L’agglomération, c’est une table ronde avec 16 maires qui sont 16 pairs. Des maires qui mettent tous les mains dans le cambouis. C’est pour cela que je suis totalement favorable au principe d’une vice-présidence par commune. Pourquoi ? Parce que cela veut dire que nous jouons la carte de la solidarité. Je ne peux pas dire : ‘ne vous inquiétez pas, je suis la ville-centre et je travaillerai pour vous’. Non, tout le monde va travailler pour tout le monde. Les communes les plus éloignées vont travailler pour l’ensemble de l’agglomération et le centre se mobilisera pour sa périphérie. C’est pour cela que je compte m’appuyer sur le conseil des vice-présidents qui réunira les maires des 16 communes membres de l’agglo afin que chaque commune prenne la place qui est la sienne pour faire vivre ce collectif. Et, je le répète, pour cela ils pourront compter sur un cabinet et une administration du Grand Avignon indépendante ce celle d’Avignon. » (voir aussi encadré : ‘Cabinet et DGS : pas de mutualisation entre la mairie et l’agglo’)

L.G.

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