3 septembre 2026 |

Ecrit par le 3 septembre 2026

Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

Suite au succès de la première édition des Vendredis Food Trucks de Montfavet, qui ont eu lieu tout le mois de juillet, la Ville d’Avignon a décidé de rajouter six soirées à la rentrée.

Dès ce vendredi 4 septembre, les Vendredis Food Trucks de Montfavet, qui ont vu le jour en juillet et qui ont remporté un franc succès, vont faire leur retour. Ce sont en tout six soirées qui sont planifiées les vendredis 4, 11, 18 et 25 septembre, puis les 2 et 9 octobre.

Comme au mois de juillet, une dizaine de food trucks seront présents chaque vendredi, permettant une vraie diversité gastronomique. Il y en aura pour tous les goûts. De plus, une animation musicale sera proposée lors de chaque rendez-vous de 19h à 23h. L’objectif est de mobiliser les habitants du quartier de Montfavet autour d’un rendez-vous qui permettra de prolonger les soirées d’été.

Vendredis 4, 11, 18 et 25 septembre et 2 et 9 octobre. De 18h à 23h. Place de l’Église de Montfavet. Avignon.


Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

Et d’abord une excellente nouvelle, « malgré les épisodes successifs de canicule depuis le mois de mai et le stress hydrique, la vigne a plutôt  bien réagi, elle a résisté et elle donnera une belle vendange », a assuré Denis Allary, vigneron à Cairanne et en charge de la promotion à Inter Rhône.

Sur la scène installée au pied de l’imposant Palais des Papes, autour de la nouvelle présidente des Compagnons des Côtes du Rhône Brigitte Bouvier, du vice-président François-Xavier Nicolas, de David Bérard, devenu délégué opérationnel et développement, de Pierre Saysset, conseiller du Bureau, nombre de personnalités. Deux anciens préfets, Bertrand Gaume et Jean-Michel Drevet, qui font partie des Compagnons des CDR, mais aussi Christian Mounier, vice-président du Conseil départemental, Hervé de Lépinau, député-maire de Carpentras, Jacqueline Bouyac, conseillère régionale. Présents également Christian Etienne, ancien chef étoilé, Christian Paly, vigneron et élu en charge de l’œnotourisme à la mairie d’Avignon aux côtés du nouveau maire Olivier Galzi dont c’était la 2e année de présence au Ban, puisque l’été dernier, il était là, mais comme candidat aux Municipales. Dans le public on a aussi croisé d’autres élus de la Cité des Papes, Corinne Chatriot, Isabelle Altayrac, Laurent Rochut, par ailleurs patron de salles de spectacles qui a accueilli 80 000 spectateurs pendant le festival, en juillet. Des absents également pour ce qui est pourtant l’évènement qui marque la rentrée. Les président.e.s de la Chambre Régionale d’Agriculture, de la Chambre de Vaucluse, du Syndicat Général des Vignerons.

Comme chaque année, on a vu défiler dans les rues du centre historique une douzaine de Confréries Bachiques de Vaucluse et du Gard Rhôdanien en tenue d’apparat, une messe vigneronne a été célébrée à Métropole de Notre Dame des Doms, un marché gourmand était ouvert, des millierts de visiteurs ont pu s’attabler en famille sur l’immense espace qui va jusqu’au parvis du Musée du Petit Palais. 

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Du haut du Palais des Papes, le Ban a été proclamé en provençal, italien, espagnol, allemand avant que le public entonne la Coupo Santo et que le raisin soit goûté par les spectateurs qui ont donné leur feu vert aux vendanges. Sans doute pour un millésime 2026 qualitatif.

Populaire, festif, convivial, le Ban des Vendanges a, une fois de plus, montré le dynamisme du monde vitivinicole qui a bien besoin de soutien en ces temps de crise climatique et de déconsommation.

©Andrée Brunetti / L’Echo du Mardi

Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

C’est Yves Bayon de Noyer, l’actuel maire du Thor, qui avait créé cette entreprise de fabrication de plats cuisinés à Châteauneuf-de-Gadagne en 1987, à côté de l’usine Schweppes. Face au succès, il a dû s’agrandir, il a alors décidé de s’implanter en Courtine où le site a été inauguré en 2000 par Elisabeth Guigou, alors Ministre de la Justice.

Filiale du groupe LDC, le leader de la volaille en France avec des marques comme Maître Coq, Doux, Loué ou Le Gaulois, AGIS a deux autres sites en dehors d’Avignon, à Tarare (Rhône) et à Herbignac (Loire Atlantique) où sont confectionnés des plats asiatiques. Cabillaud aux épices douces, légumes et semoule, paupiettes de veau, sauce tomate et tagliatelle, acras de morue, rouleaux de printemps aux crevettes, hacaos à la vapeur, sauces nuoc mam et aigres-douces… Longue est la liste des 400 propositions culinaires qui figurent sur les catalogues, avec deux temps forts, les menus de fêtes de fin d’année (chapon au foie gras, terrine de gambas et bar, ravioles aux noix de St-Jacques, czssolette de parmentier de canard, dinde au porto et morilles, timbale de patates douces à la truffe) et les festivités du Nouvel an chinois avec des recettes exotiques inspirées d’Asie.

En tout, AGIS compte 1 200 collaborateurs, dont un tiers en Courtine où Christophe Drone est arrivé en 2003. « Ici aujourd’hui, nous produisons 14 000 tonnes de nourriture par an, précise le patron du site avignonnais. Pour le groupe, ce sont globalement 40 millions de plats qui sont commercialisés dans la grande distribution au rayon traiteur (Grand Frais, Picard, Leclerc). Pour innover, pas moins de 20% du chiffre d’affaires de 209M€ d’Agis-Courtine sont investis dans le secteur Recherche & Développement où phosphore une dizaine de collaborateurs. »

Une usine qui tourne sans interruption

Cet homme droit, direct, chaleureux a une philosophie de vie. « Etre vrai, humain, transparent. J’aime les gens plus que l’argent, je forme les salariés, je les accompagne, je les aide avec le service du personnel à trouver un logement, à tout faire pour qu’ils s’intègrent bien. L’usine tourne 24h/24, avec des rotations 5-13h, 13-21h, 21-5h, donc ils se lèvent tôt, ils participent au succès de nos produits, nous nous devons de les respecter. » Comme les produits AGIS sont plébiscités par les consommateurs, en 2025, 80 CDI ont été signés pour renforcer les équipes avignonnaises.

Au fil des ans, des millions d’euros ont été investis dans la construction de nouveaux bâtiments et nombre de travaux de modernisation ont été menés, amélioration des conditions de travail avec davantage de mécanisation pour soulager la tâche des salariés, réduction de la consommation d’eau, d’électricité, de gaz, des emballages, valorisation des déchets, décarbonation, politique de RSE (responsabilité sociétale, environnementale et économique). Pour cet entrepreneur, l’important est de conserver l’humain au coeur de tout, d’évoluer sans perdre son âme ni son identité. Au sein du groupe LDC, 347M€ par an sont réinjectés dans l’outil de production et 83M€ reversés aux salariés sous forme de primes d’intéressement et de participation.

Même si les journées ne font que 24h, Christophe Drone réussit à collaborer aussi avec d’autres structures qui gravitent dans l’éco-système agro-alimentaire (IFRIA, ARIA Sud, ISEMA, Lycée Agricole Pétrarque, CTPCA, Food’In Provence, dans le secteur d’Agroparc). Il préside aussi Ressources (Optimisation des Ressources Humaines) et surtout la Fédération Française des GEIQ (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification) dont le but est d’insérer durablement les personnes éloignées du marché du travail. « Avant, j’étais à la tête du GEIQ de Provence Alpes Côte d’Azur, il y en a 19 dans la Région Sud. Chaque année, des hommes et et femmes retrouvent un emploi, dans l’agriculture, le bâtiment, le service à la personne ou le secteur de l’automobile. Les chiffres sont éloquents : on enregistre 75% de sorties positives du chômage, c’est le meilleur taux de France et trop peu de gens le savent. Donc nous sommes solidaires, nous leur tendons la main, nous les formons et nous leur rendons le sourire ».

Avec des valeurs fortes, un engagement à toute épreuve, des semaines de 2 x 35h, Christophe Drone compte encore longtemps faire rayonner les produits de la marque AGIS, ‘Explorateur et gastronome’ et conjuguer travail et humanisme.


Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

« Surimpressions » ? C’est une exposition originale où la peinture habille la photographie.

« L’art n’est jamais reproductible à une dimension. Lorsque la peinture habille une photographie, elle détruit le caractère unique de son image. Il en découle que sa perception change, ou plus exactement qu’elle se multiplie, se fragmente en de nombreuses interprétations. » ainsi s’expliquent les artistes Patrick Martineau et Danielle Aumage.

Regards croisés

Patrick Martineau, photographe bien connu des milieux jazziques, privilégie la photo en noir et blanc, une manière pour lui de retravailler, remodeler avec élégance ses portraits de musiciens et musiciennes, de saisir sans artifice la lumière, la brillance, le contraste d’un visage. 

La peintre Danièle Aumage,  construit un véritable décor, autour de ces visages ou silhouettes,  peinture au couteau,  souvent très coloré, parfois figuratif, parfois abstrait. Le résultat est bluffant, un véritable feu d’artifice car à la manière de l’oeil du photographe , elle sait saisir la personnalité d’un artiste pour le replacer dans son univers et magnifier ainsi la proposition du photographe. 

« Le troisième regard est celui du spectateur de cette rencontre entre l’homme noir et blanc et la femme couleur mutuellement inspirés. »

Du 1er au 30 septembre 2026 . Du lundi au samedi de 10h 30 à 18h30. Vernissage le 4 septembre. 19h. Galerie « Amours Éthérées » 4 rue Carnot. Avignon.


Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

Au début du XXᵉ siècle, cette photographie montre les berges du Rhône au pied du rocher des Doms. On y distingue un bac à traille et son câble, dispositif qui permettait de traverser le fleuve en utilisant la force du courant. Une image d’un Avignon encore étroitement lié au Rhône et aux usages quotidiens de ses rives.

Ce cliché est présenté dans le cadre de l’exposition « Contrastes – Avignon à travers deux siècles de photographies », proposée par les Archives municipales. À travers 163 photographies issues d’un fonds de plus de 700 000 images, l’exposition invite à redécouvrir l’histoire d’Avignon, ses quartiers, son patrimoine et celles et ceux qui l’ont façonnée. L’exposition est visible jusqu’au 18 mai 2027, en accès libre et gratuit :

• Archives municipales – 6 rue Saluces
• Square Agricol-Perdiguier
• Parc de la Cantonne – Montfavet (où est présentée cette photographie, sur les grilles, avenue des Vertes-Rives)
• Stade nautique
• Grilles du Palais des Papes – place de l’Amirande
• Parc de l’Abbaye Saint-Ruf, avenue du Moulin-Notre-Dame
• Parc Champfleury

Photographie : Charles Bartesago, début du XXᵉ siècle, négatif sur plaque de verre. Fonds de l’Institut Calvet. AMA 67Fi616.

𝐕𝐨𝐬 𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱
Documents papiers ou numériques, photographies, films, vos archives nous intéressent ! Elles feront demain l’histoire de la culture à Avignon.

𝐂𝐨𝐧𝐭𝐚𝐜𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐜𝐡𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐝’𝐀𝐯𝐢𝐠𝐧𝐨𝐧
Les archives municipales archives.municipales@mairie-avignon.com ; 04 90 86 53 12 (8h30 -12h00 et 13h30 – 17h00)
MMH


Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

À Avignon, le musée Vouland renouvelle son invitation au voyage avec trois expositions qui croisent peinture, photographie, poésie et patrimoine. Jusqu’au 31 décembre, Eugène Martel est à l’honneur avec ‘Le temps dure longtemps’, tandis qu’Éric Maillet propose ‘D’ici de là’. ‘Résurgence’, consacrée à Ji Dahai et Joël-Claude Meffre, se poursuit jusqu’au 20 septembre. Une programmation qui fait du musée-maison un lieu où les paysages provençaux se racontent autant qu’ils se contemplent. Un apéro concert sera donné ce dimanche 30 aout à 19h par le trio Séraphin. Entrée 14, rue d’Annanelle à Avignon.

Le musée Vouland a ‘Martel en tête’. En 2026 et 2027, l’établissement consacre en effet une place privilégiée au peintre Eugène Martel (1869-1947). Dans ‘Le temps dure longtemps’, scènes de la vie quotidienne du Revest-du-Bion, portraits et paysages dialoguent avec des œuvres d’artistes des XIXe et XXe siècles liés à Avignon et à la Provence. Une manière de redécouvrir un territoire à hauteur d’homme, loin des images convenues. Le titre lui-même dit quelque chose de cette peinture attentive : ici, le temps semble s’étirer, laisser aux gestes, aux visages et aux paysages la possibilité de s’imposer.

Copyright Musée Vouland

Quand le paysage devient cadre
Autre regard, autre époque. Avec D’ici de là’, Éric Maillet interroge notre façon de regarder le paysage. Sa série ‘ViewFinder joue avec les cadres déjà présents dans l’environnement et crée, notamment grâce à des effets de flou, des points de vue qui attirent puis déplacent le regard. En Provence, et jusque dans le Luberon, l’artiste recueille également des fragments de textes rencontrés au fil de ses déplacements. Les mots et les paysages se répondent, parfois se contredisent. Le musée devient ainsi un espace de correspondances, où la peinture ancienne côtoie la photographie contemporaine sans chercher à gommer les différences.

Des sources du Ventoux à l’encre
Puis l’on prendra le temps de découvrir ‘Résurgence’, imaginée avec Ji Dahai et Joël-Claude Meffre dans le cadre d’une carte blanche à Trace de poète. Pendant une année, le peintre-calligraphe et le poète-archéologue ont parcouru une vingtaine de sources autour du Ventoux. Fontaine de Vaucluse, Groseau, ainsi que des émergences plus discrètes, toutes nourrissant leurs recherches. Ji Dahai les a saisies sur le vif, à l’encre et au pinceau. Joël-Claude Meffre, lui, a cherché dans ces lieux la matière d’une parole poétique. À Brantes, le mot ‘résurgence’ s’est imposé comme une évidence. L’exposition se prolonge jusqu’au 20 septembre.

Copyright Musée Vouland

Une maison, un jardin, une histoire
Et puis l’on est conquis par le charme de Vouland installé dans son écrin de verdure, au cœur de l’intramuros. Ancien hôtel particulier du collectionneur Louis Vouland, le musée abrite une importante collection d’arts décoratifs des XVIIe et XVIIIe siècles. Ses salles intimes, son mobilier et son jardin donnent au visiteur le sentiment d’entrer dans une maison plutôt que dans un musée traditionnel. Le jardin, refuge de la Ligue pour la Protection des Oiseaux depuis 2021, compte par ailleurs plus de 160 espèces végétales identifiées.

Les infos pratiques
Musée Vouland, 17 rue Victor-Hugo à Avignon. Jusqu’au 20 septembre, ouverture du mardi au dimanche de 13h à 18h, puis de 14h à 18h jusqu’au 31 décembre. Tarif : 8€, réduit 5€, gratuit pour les moins de 12 ans. Des visites accompagnées sont également programmées, notamment les 2 et 30 septembre. Expositions ici. Les amis du Musée Louis Vouland organisent un apéro concert dimanche 30 aout à 19h. ‘magique et romantique’ avec le trio Séraphin composé de Cordélia Palm au violon, Fabrice Durand alto et Aliénor Girard à la harpe. Entrée de l’apéro concert 14, rue d’Annanelle par le jardin du musée. 25€ ; 15€ (jeunes jusqu’à 25 ans), réservation via helloasso ici.
Mireille Hurlin


Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

La première édition du Marathon d’Avignon se tiendra le dimanche 27 septembre prochain. Si l’événement affiche complet depuis novembre dernier, il est encore temps de s’inscrire pour y participer en tant que bénévole.

Le dimanche 27 septembre, plusieurs milliers d’inscrits courront dans les rues de la Cité des Papes, d’un monument à l’autre, à l’occasion du premier Marathon d’Avignon. L’événement débutera en réalité la veille avec un semi-marathon. Les deux courses affichent complet mais il est toujours possible de dénicher un dossard remis en vente par un participant sur la plateforme dédiée.

Un événement d’une telle envergure ne peut fonctionner sans les petites mains qui s’assurent de son bon déroulé. C’est pourquoi le Marathon d’Avignon a lancé en avril dernier un appel à bénévoles. Nombreux sont ceux qui se sont déjà engagés à rejoindre l’aventure. Il est encore temps de s’inscrire pour encadrer les deux courses prévues le week-end des 26 et 27 septembre.

Bénévole, un rôle aux multiples missions

Les bénévoles du Marathon d’Avignon auront plusieurs tâches tout au long de l’événement telles que la remise de dossards, l’accueil des coureurs, l’orientation des participants sur le parcours, la remise de médailles à l’arrivée, ou encore le montage et le rangement des différents équipements.

En plus d’une dotation et d’une soirée de remerciement, chaque bénévole bénéficiera d’un accès prioritaire aux inscriptions de la prochaine édition en 2027. L’événement promet une ambiance conviviale et sportive. Pour s’inscrire en tant que bénévole, cliquer ici.


Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

À Avignon, le coût moyen de la rentrée universitaire a atteint 3 123,99€ en 2025. Un chiffre qui pèse sur les étudiants, alors que le logement, l’alimentation, les transports et les dépenses courantes ont renchéri en 10 ans. Au plan national, le coût d’une rentrée est passé d’environ 2 360€ en 2016 à 3 227€ en 2026. Un chiffre qui chiffre touche à l’accès à l’autonomie et aux études.

À Avignon, la rentrée franchit le seuil des 3 000€. Il y a le sac à dos, les fournitures et les inscriptions. Et puis il y a tout ce que l’on ne voit pas forcément au premier coup d’œil : un loyer, une caution, l’assurance habitation, les transports, l’alimentation, le téléphone, parfois une complémentaire santé. Donc l’addition se révèle plutot conséquente.

Ce que dit Inter’Asso Avignon
Selon Inter’Asso Avignon, le coût moyen de la rentrée universitaire s’établit à 3 123,99 € en 2025. L’indicateur concerne un étudiant de 20 ans, en licence, non boursier, sans double inscription et ayant quitté le domicile familial. Ce chiffre correspond à l’ensemble des dépenses liées à son installation et à ses premiers mois de vie universitaire et permet, surtout, de mesurer le ticket d’entrée dans l’enseignement supérieur lorsque l’autonomie implique de se loger.Avignon conserve toutefois un avantage par rapport à plusieurs grandes villes universitaires du Sud : son marché locatif étudiant demeure plutôt abordable, un plus lorsque les revenus familiaux ou étudiants sont limités.

Un beau bassin étudiant
Avignon Université constitue le principal pôle universitaire du Vaucluse. L’établissement accueille environ entre 7 000 à 7 500 étudiants, selon les années, dont 12% d’étudiants internationaux, sur ses campus Hannah-Arendt et Jean-Henri Fabre et propose plus d’une centaine de parcours de formation. Ce qui pose la question du coût de la rentrée.

Ce qui se passe en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Selon l’Insee, 192 000 étudiants âgés de 16 à 29 ans résidaient en Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2022. Parmi eux, seulement 37% vivaient dans leur propre logement, tandis que 58% résidaient chez leurs parents ou un autre membre de leur famille. Ainsi, la décohabitation reste loin d’être la norme et lorsqu’elle est nécessaire, elle révèle un impact financier majeur.

10 ans ont changé l’addition
Une comparaison réalisée par Radin Malin entre 2016 et 2026 estime le coût global de la rentrée étudiante à Avignon à 3 227€ aujourd’hui, contre environ 2 360€ en 2016, soit une progression de 37% et les dépenses courantes ont pris une place croissante dans le budget.Le logement représente la part la plus importante du budget suivi par le coût des transports qui ont progressé, ainsi que les abonnements numériques.

Le logement, première marche vers l’autonomie
L’Insee observe ainsi que 72 000 étudiants de la région vivent dans leur propre logement, soit moins de quatre sur dix. Parmi eux, 23% vivent seuls, 7% en couple et 6% en colocation. Près de 5% résident en communauté, principalement dans un foyer étudiant. Ainsi, le coût d’une étude se mesure alors aussi à l’aune de la distance.

Quand le ‘Job étudiant’ devient nécessaire
Autre enseignement de l’étude de l’Insee : un étudiant sur quatre en Provence-Alpes-Côte d’Azur cumule études et emploi. Parmi ces emplois, quatre sur dix correspondent à des postes de caissier, serveur ou vendeur. Le risque ? Davantage d’heures travaillées signifient moins de temps consacré aux études, alors même que les dépenses obligent à conserver cet emploi.  

Le resto U ? Il est celui qui fait tenir les étudiants
Le tarif social du repas avait été fixé à 3,30€ avant la généralisation du repas à 1€. Depuis le 1er mai 2026, celui-ci est accessible à tous les étudiants, sans distinction de statut. L’État a consacré 50M€ à la mise en œuvre de cette mesure en 2026. Pour les étudiants les plus contraints financièrement, c’est le repas complet à 1€ qui permettait de tenir la distance. Pour la rentrée 2026, le ministère de l’Enseignement supérieur annonce 2,46 milliards d’euros consacrés aux aides sociales étudiantes,

A Avignon
Dix ans après, la rentrée étudiante participe à être un révélateur du coût de la vie. En Vaucluse, elle pose cette question : Jusqu’où les familles peuvent-elles accompagner leurs enfants lorsque le prix de l’autonomie augmente plus vite que les moyens disponibles ?
Sources : Radin malin, Université d’Avignon, Insee, Inter Asso Avignon, echodumardi.com, Ministère de l’enseignement supérieur…
Mireille Hurlin


Avignon : les Vendredis Food Trucks de Montfavet reviennent pour la rentrée

Le festival d’Avignon durera t-il encore 80 ans ? Une certitude, son 81e anniversaire fêté en 2027 sera assurément grandiose !

Pourquoi avoir attendu près d’un mois avant de faire cet article ? Parce que clôturer ce festival inoubliable ne peut se contenter d’être formel et se résoudre à faire un quelconque bilan chiffré à la date du 25 juillet ou plutôt du 26 puisqu’il s’est terminé à « l’aube des questions. » 

Il fallait le savourer, le digérer, ressentir les manques à venir, les émotions oubliées, se remémorer les déceptions parfois, les moments de grâce qui persistent. Dans tous les cas pouvoir dire sereinement qu’on attend déjà la 81e édition qui aura bien lieu, comme l’a annoncée malicieusement son directeur Tiago Rodrigues…à Avignon et en juillet ! En effet, on a pu entendre ici et là beaucoup d’hypothèses farfelues suite aux problèmes liés à la canicule.

Un pré-bilan de cette édition

Un bilan ? On peut tout de même faire un pré-bilan en chiffres comme l’ont fait dès le 21 juillet dans la Cour du Cloître St-Louis Tiago Rodrigues assisté de Clémentine Aubry, directrice déléguée.

• 22 jours de Festival du 4 au 25 juillet 2026
• 47 spectacles et 2 expositions
• 1 spectacle gratuit en avant-première le 3 juillet pour les partenaires du territoire 
• Fréquentation : 119 000 billets au 21 juillet
• 273 représentations payantes et 15 en entrée libre
• Et 200 rendez-vous (lectures, projections et 60 débats et rencontres tout public au Café des idées) pour près de 20 000 spectatrices et spectateurs
• 40 lieux de spectacles dont 21 extramuros
• 10 000 Première fois (billets vendus) dont 32% bénéficiant aux groupes du champ éducatif et 24% pour le champ social. La moitié de la programmation est fléchée ‘Première fois’
• 54 jeunes artistes français et internationaux, en résidence in situ pendant 12 jours sous la direction artistique de Lia Rodrigues 

Le festival durera t-il encore 80 ans ?

On ne peut que reprendre la réponse de son directeur : « ça dépend de vous, de nous tous, de notre capacité à nous mobiliser pour défendre le spectacle vivant.Le Festival d’Avignon, membre du Syndeac ( syndicat des entreprises artistiques et culturelles), est pleinement mobilisé pour demander un moratoire sur les baisses annoncées pour l’année 2026, et défendre la place de la culture à hauteur de 1% du budget de l’état en 2027. Organiser un festival comme Avignon constitue un immense défi : les paramètres à prendre en compte sont si nombreux que perdre l’esprit d’aventure serait la dernière chose à faire. » Et de rajouter que l’enjeu n’est pas budgétaire mais politique et « de demander un pacte républicain qui mette la culture et la création au cœur de la démocratie, de la citoyenneté. Notre projet de l’exception culturelle est un phare, un modèle pour de nombreux pays, alors qu’il se doit d’évoluer, oui ! mais pas d’être remis en cause. »

Dès la première semaine, les lieux emblématiques  et incontournables du festival – Cour d’Honneur, Carrière de Boulbon,la FabricA et l’Autre Scène – nous ont déjà donné à voir la tonalité de ce festival que l’on ne demandera qu’à suivre jusqu’au bout

Avignon on ne dit même plus le Festival d’Avignon , c’est  comme aime à le répéter Tiago Rodrigues  débattre sans se battre. C’est sortir de cinq heures de Maldoror dans la Cour d’Honneur de Julien Gosselin déconcerté, voire dérangé par ce spectacle magistral et fascinant au point de regarder sa rediffusion quelques jours après sur Arte. C’est découvrir au hasard d’un Vive le sujet dans les Jardins de la Vierge, la poétesse et écrivaine catalane Laura Vasquez, envie là aussi d’aller plus loin en découvrant ses ouvrages, être encore séduite quand elle transforme l’essai de nouveau à « l’aube des questions. »

C’est se dire avec ‘L’Hors présence’ de Tiphaine Raffier, que le Festival peut finir là, dès la première semaine avec cette satisfaction d’avoir vu LE spectacle indispensable qui touche l’intime et l’actualité, qui fusionne la mort et la vie et nous bouleverse dans sa force et sa justesse… Mais s’enchaîne ‘Silence’ avec l’étonnante musicienne Lucie Antunes qui mène et malmène les sept danseurs et danseuses de la chorégraphe Mathilde Monnier dans un Boulbon électrisé. Avec ‘Salma mon amour’ d’Ahmed El Attar nous retrouvons les intérieurs d ‘un riche salon égyptien – sur le beau plateau de l’Autre scène de Vedène la décomposition d’une famille et surtout la prise de conscience courageuse de Salma suite à la déflagration du 7 octobre 2023. 

Vous avez dit consensus, dissensus ?

Valérie Dreville seule en scène dans ‘Thésée sa vie nouvelle’ de Guy Cassiers adapté du récit de Camille de Tolédo a été un grand moment de théâtre et de mise en scène. Du théâtre comme on l’aime, écologique, engagé, participatif, incarné par de formidables comédiens et comédiennes a suivi avec ‘Un Procès’ de Christiane Jatahy.

Langue invitée après l’arabe en 2025, le coréen a permis de cerner essentiellement un pays ,la Corée du Sud et ses traumatismes. La programmation variée, la présence des artistes coréens tout au long du festival, les films projetés au Cinéma Utopia nous ont mieux fait appréhender ce pays dont on connaît plutôt en France sa culture populaire à travers les K-pop ou K-dramas. Où ailleurs qu’au Festival d’Avignon aurions nous pu faire l’expérience du pansori et découvrir la prodigieuse Lee Jaram dans ‘Neige,neige, neige’ ?

L’expérience de rester 10h d’affilée avec la performeuse brésilienne Carolina Bianchi et son collectif Y Cara de Cavalo n’était pas gagnée et pourtant ce discours radical, sans concession nous suit encore et réussit même à nous faire sourire – ah l’interview de la seconde partie ! – malgré des scènes insoutenables. Ce choix de spectacle illustre complètement « la liberté de création à grande échelle qui est donnée à certains  artistes pour élargir le champ des possibles pour tous » comme aime à le rappeler le directeur du festival. Il y a eu aussi des respirations circassiennes bienvenues avec le retour de l’inquiétant Johann Le Guilherm et le ‘Pas du monde’ mémorable du Collectif XY, des moments de profonde humanité avec les frères Gremaud, du Molière déjanté avec le collectif flamand tgStan, une belle leçon de géo-politique, enquête méticuleuse et efficace menée nonchalamment par Salim Djaferi dans ‘Bâtir’.

Il y aura eu aussi des doutes et des déconvenues

« Faire le festival » c’est aussi accepter non sans douleur de ne pas vibrer à la lecture d’Oiseau (sur 2 soirées, la deuxième était apparemment plus réussie), d’être un brin colère face à une lecture désincarnée d’Isabelle Huppert malgré la force évocatrice du texte ‘Impossibles adieux’ de Han Kang et de son apparition solaire.

C’est être très dérangé, étouffé par ‘Bunker’ de Marion Siéfert et Matthieu Bareyre, trop long, non distancié. Alors que Benjamin Clementine nous fascinait par ses mélodies tristes et mélancoliques, nous charmait par sa voix singulière , un malaise cependant à l’arrivée sur la scène de la Cour d’Honneur de 8 musiciennes de l’ONAP (Orchestre National Avignon-Provence) toutes de blanc vêtues, qui se sont agenouillées à ses pieds en cercle, telles des nymphettes. Pourquoi ce renfort ? A lui seul il avait  pourtant réussi à imposer un silence et une écoute rarement atteinte dans la Cour et à nous faire fredonner à l’unisson que tout irait mieux.

Un scoop sous les platanes de Noël

Pour conclure, Tiago Rodrigues a donc annoncé qu’il y aura bien un festival en juillet 2027 et que la programmation sera dévoilée en avril… comme d’habitude. Une manière de montrer qu’il ne laisse pas dicter le calendrier par des échéances politiques ou budgétaires. La promesse a été faite solennellement, avec humour, qu’il y aurait des cadeaux comme à la Noël, sous les platanes du Cloître St Louis. « Le festival sera énorme, ce sera une grande fête démocratique, preuve de vie du service public de la culture et du spectacle vivant public. » Il veut croire à la beauté du doute, de l’incertitude et c’est bien face à l’incertitude qu’il croit à la nécessité – et il en a la conviction – de se retrouver en juillet 2027.

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