‘Aïda’, le choc lyrique de la rentrée à l’Opéra Grand Avignon
Opéra en quatre actes de Guiseppe Verdi
Créé au Caire en 1871, Aïda est l’un des chefs-d’œuvre les plus célèbres de Verdi. Il est déjà un maître de l’opéra, célèbre pour Nabucco, Rigoletto ou La Traviata. Il se lance cependant le défi de créer un opéra monumental, par les décors, les costumes et de grandes scènes chorales. Le plateau de l’Opéra Grand Avignon accueillera pour l’occasion le Chœur de l’Opéra Grand Avignon et celui de Montpellier Occitanie avec le Ballet de l’Opéra et l’Orchestre National Avignon-Provence sous la direction de Debora Waldman.
Une tragédie où se mêlent passion, loyauté, jalousie et sacrifice
Dans l’Égypte antique, Aïda, princesse éthiopienne réduite en esclavage, aime en secret Radamès, jeune chef militaire égyptien. Celui-ci partage ses sentiments, mais il est également convoité par Amneris, la fille du Pharaon. Le triangle amoureux est posé ! Sur fond de guerre entre l’Egypte et l’Ethiopie. A l’heure d’un choix impossible, entre amour, famille et patrie, la tragédie advient.
Le directeur de l’Opéra Grand Avignon en est le metteur en scène
Frédéric Roels, directeur de l’Opéra Grand Avignon est également metteur en scène d’Aïda. Il s’est intéressé plus particulièrement à la dramaturgie de l’oeuvre plus qu’à ces effets spectaculaires de mise en scène. En effet, cet opéra séduit généralement les spectateurs depuis plus d’un siècle par la présence d’une chorale impressionnante, un lyrisme époustouflant. Frédéric Roels s’est plutôt demandé « comment le rêve amoureux ou le rêve de retour dans son pays d’une exilée peut-être confronté à un pouvoir dictatorial et religieux asphyxiant. »
Pour se préparer
Pour Frédéric Roels, on peut regarder Aïda sans préparation, simplement « en se laissant porter par l’histoire et la musique » même si cette œuvre s’inscrit dans les tensions politiques d’un XIXe siècle européen fasciné par l’Egypte ancienne et l’Orient. Il suffit d’écouter avant des airs qui sont pour certains des tubes que nous connaissons : l’air de Aïda « O patria mia » ou celui de Radamès « Celeste Aïda »
Distribution
Aïda : Claire de Monteil Radamès : Eduardo Aladrén Amneris : Marie Gautrot Amonasro : David Vardan Ramfis : Nika Guliashvili Il Re : Jacques-Greg Belobo Sacerdotessa : Aurélie Jarjaye Un messaggero : Julien Desplantes
Prologue
45 minutes avant la représentation, un temps de présentation vous est proposé autour du spectacle Ce rendez-vous offre des clés d’écoute, des repères sur l’œuvre, sa mise en scène ou son contexte de création, pour enrichir l’expérience du spectacle. Ce prologue sera assurée par Hervé Casini. Entrée libre sur présentation du billet.
Immersion dans les coulisses
Un petit groupe de participants est invité à parcourir les espaces habituellement réservés aux artistes et aux équipes techniques : coulisses, préparation du plateau, ambiance d’avant-spectacle… selon les possibilités du jour. Guidée par une médiatrice de l’Opéra, cette visite offre un regard privilégié sur la vie du théâtre au moment où tout se met en place. Réservé au détenteur d’un billet du spectacle du jour. Sur réservation.
Retransmission sur écran géant, dans le cadre de la semaine italienne le dimanche 18 octobreà 15h sur la Place Saint Didier à Avignon.
Vendredi 16 octobre. 20h. Dimanche 18 octobre. 15h. Mardi 20 octobre. 20h. 10 à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
Aurav, Et si la ville se dessinait à hauteur d’enfant ?
Dans le Vaucluse, près de 99 000 enfants de 0 à 14 ans vivent sur un territoire où leur place dans l’espace public méritait d’être repensée. Dans sa publication de septembre 2026, intitulée ‘Ville à hauteur d’enfants‘, l’Agence d’Urbanisme Rhône Avignon Vaucluse (AURAV) défend une autre manière de concevoir la ville : plus végétale, plus sûre et plus propice à l’autonomie et au jeu.
Comment permettre aux enfants de jouer dehors, de rejoindre l’école à pied ou à vélo et de profiter de la nature sans dépendre systématiquement des adultes ? C’est l’une des questions soulevées par l’Aurav (Agence d’urbanisme Rhône Avignon Vaucluse) dans son étude ‘Ville à hauteur d’enfants’ menée par Gilles Périlhou, Malwine Tresvaux du Fraval et Anne-Lise Maicherak.
Le constat ? Le Vaucluse compte 98 675 enfants de moins de 15 ans, soit 17,53% de sa population. Pourtant, disposer d’espaces de jeu ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir les rejoindre en sécurité et trouver, près de chez soi, des lieux adaptés à chaque âge. Le territoire recense notamment 298 plateaux et terrains de jeux extérieurs, 206 terrains de grands jeux et 39 bassins de natation. Des équipements qui constituent une base, mais ne répondent pas à eux seuls aux besoins de mobilité, de fraîcheur et de liberté des plus jeunes. L’étude de l’Aurav constate que 30% des enfants de 6 à 10 ans ne jouent pas en plein air au moins un jour par semaine d’école. Le temps consacré au jeu extérieur a également fortement diminué au fil des générations. Or, bouger, explorer et se retrouver hors des écrans participent au développement moteur, à la concentration et à l’équilibre psychologique.
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Sédentarité, pollution : l’urgence d’agir La France se classe au 119e rang mondial pour l’activité physique des adolescents. À cette sédentarité s’ajoute une autonomie qui s’acquiert plus tardivement : l’âge du premier déplacement sans accompagnement serait passé de 10,6 ans pour la génération des parents à 11,6 ans aujourd’hui. Ces évolutions interrogent directement l’organisation des villes. Lorsque les trajets paraissent dangereux, que les espaces de jeu sont éloignés ou que les rues laissent peu de place aux piétons, les possibilités d’exploration et d’activité physique se réduisent. L’enfant perd alors une part de sa liberté de mouvement, mais aussi des occasions de développer sa confiance, ses capacités d’orientation et ses relations sociales. L’exposition à la pollution atmosphérique, particulièrement préoccupante pour les organismes en développement, est associée à des effets sur la santé respiratoire et peut également avoir des répercussions sur le développement cognitif. Réduire la place de la voiture, sécuriser les cheminements piétonniers et cyclables et végétaliser les espaces urbains participent donc d’une même ambition : créer un environnement plus favorable à la santé des enfants, et finalement de tous.
Le rôle déterminant du contact avec la nature Les arbres, les jardins, les parcs et les sols végétalisés contribuent au rafraîchissement des quartiers, offrent des espaces de respiration et favorisent les activités spontanées. Pour les enfants, ces environnements peuvent également soutenir l’attention, la créativité, les interactions sociales et le bien-être psychologique. L’étude évoque, notamment, la règle des ‘3-30-300’, qui propose trois repères pour rapprocher la nature des habitants : pouvoir voir au moins trois arbres depuis son domicile, bénéficier d’une couverture arborée de 30% dans son quartier et disposer d’un espace vert à moins de 300 mètres de chez soi. Cette ambition suppose d’aller au-delà de la création de grands parcs, parfois éloignés des lieux de vie. La végétalisation des rues, la multiplication des petits squares, la désimperméabilisation des sols et la transformation des cours d’école en espaces plus naturels permettent d’introduire la nature au plus près du quotidien. Des exemples existent déjà dans le Vaucluse. À Monteux, la renaturation de la cour de l’école Marcel-Pagnol est chiffrée à plus de 221 500€ TTC. Au Pontet, celle de l’école Henri-Bosco représente plus de 412 000€. À Avignon, un aménagement de cour d’école a coûté près de 200 000€. Ces aménagements contribuent aussi à limiter les îlots de chaleur, particulièrement avec les épisodes de fortes températures devenus récurrents.
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Des espaces pour jouer, expérimenter et grandir Penser la ville à hauteur d’enfant implique également de renouveler la conception des espaces de jeu. Loin des équipements standardisés qui assignent chaque activité à un usage précis, les aires de jeux libres et les terrains d’aventure privilégient l’expérimentation, la créativité et la prise de risque mesurée. Matériaux naturels, éléments modulables et espaces ouverts permettent aux enfants d’inventer leurs propres jeux, seuls ou avec d’autres. Les cours d’école représentent un autre levier concret. Leur renaturation, grâce à la plantation d’arbres, à l’introduction de végétation et à la création de sols perméables, permet de diversifier les usages et d’offrir davantage de confort pendant les périodes de chaleur. Ces espaces peuvent aussi devenir des lieux d’apprentissage de la biodiversité et de sensibilisation à l’environnement. Au chapitre du quartier, la création de petites aires de jeux, de squares paysagers et de cheminements sécurisés facilite les sorties quotidiennes. Des voies vertes, des traversées mieux aménagées, un éclairage adapté et des itinéraires continus peuvent progressivement redonner aux enfants la possibilité de se déplacer à pied ou à vélo. L’objectif n’est pas de supprimer tout risque, mais de créer des conditions qui permettent une autonomie progressive et adaptée à l’âge. A ce propos, et dans un cadre de conseil aux collectivités, l’étude ‘Ville à hauteur d’enfants’ indique les labels ‘Ville amie des enfants’ de l’Unicef ou l’approche ‘La Ville des enfants’, portée par le pédagogue italien Francesco Tonucci.
Faire une place à la parole des enfants La ville à hauteur d’enfants ne se dessine toutefois pas uniquement depuis les bureaux des urbanistes. Elle se construit aussi avec ceux qui la vivent. comme les conseils municipaux d’enfants et de jeunes, des dispositifs qui donnent aux plus jeunes la possibilité de formuler des propositions et de participer à des projets concrets. Élections, budget dédié, plantations d’arbres, aménagements d’espaces publics ou actions solidaires sont autant d’initiatives faciles à concrétiser. Associer les enfants à la conception des espaces publics permet également de révéler des besoins parfois négligés par les adultes : un passage difficile à traverser, un endroit où se retrouver après l’école, un espace ombragé pour jouer ou un trajet jugé trop dangereux. Leur regard apporte ainsi une connaissance complémentaire du territoire et peut nourrir des projets plus adaptés aux réalités du quotidien.
Une ville plus accueillante pour toutes les générations Des trottoirs plus praticables, des traversées sécurisées, des espaces ombragés, des bancs et des lieux de rencontre profitent aussi aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, aux familles et, plus largement, à tous les habitants. En facilitant les déplacements de ceux qui sont les plus vulnérables, l’urbanisme à hauteur d’enfant contribue à améliorer l’accessibilité générale de la ville. Cette vision rejoint également l’approche dite ‘One Health’ (Une seule santé), qui souligne les liens étroits entre santé humaine, préservation de la biodiversité et équilibre des écosystèmes. Limiter les pollutions, renforcer la présence du végétal et favoriser les mobilités actives participent à améliorer simultanément le cadre de vie et la santé du vivant.
Source ‘Ville à hauteur d’enfants, Comment concevoir des espaces urbains favorables aux enfants’. Publication de l’Aurav. Septembre 2026. Direction de la publication : Gilles Périlhou. Équipe projet : Malwine Tresvaux du Fraval, et Anne-Lise Maicherak. Toute l’étude ici. Mireille Hurlin
Le quintet Franges au club de jazz avignonnais
Le quintet Franges, lauréat de Jazz Migration
Jazz Migration est un programme d’accompagnement de musiciens et musiciennes émergents de jazz et musiques improvisées existant depuis 2002. Depuis 2016, Jazz Migration apporte à ses lauréats ainsi qu’aux finalistes des outils d’accompagnements et les programme dans les salles partenaires comme l’AJMI. Ainsi grâce à ce travail en réseau, le club de jazz avignonnais a toujours pu offrir à son public une programmation réjouissante et innovante comme le quintet Sélène en 2026 ou celui de Juliette Meyer Haleïs ou encore le quartet d’Adèle Viret les années précédentes.
Un quintet hybride à mi chemin de sons électroniques et acoustiques
Franges c’est une musique répétitive, planante, tourbillonnante, bouillante où ambiances calmes se superposent à des couleurs complexes et où l’improvisation se déploie de manière fulgurante et audacieuse.
Léa Ciechelski : saxophone, flûte Hector Lena-Schroll : trompette Maïlys Maronne: batterie Vincent Audusseau : piano Axel Gaudron : batterie
Aller à l’AJMI, c’est aller à bien plus qu’un concert car il y a toujours un moment de convivialité pour rencontrer autour d’un verre (ou pas), tous simplement, ces musiciens et musiciennes qui nous enchantent et nous font découvrir de nouveaux univers sonores.
Vendredi 16 octobre. 20h30. 5 à 10€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. Avignon. 04 13 39 07 85.
Coulisses du BTP en Vaucluse, derrière les chantiers, l’urgence de préserver les emplois
À Courthézon, les Coulisses du BTP ont ouvert les portes du chantier ‘Toits de Corleudone‘, aux jeunes et aux demandeurs d’emploi, le 8 octobre. Une opération de découverte organisée dans un contexte de baisse des commandes, coûts en hausse et projets immobiliers en berne. Pour les entreprises vauclusiennes, l’enjeu est de tenir l’activité et de former les bâtisseurs de demain.Le BTP vauclusien avance sur un terrain fragile : Le secteur représente 10% du tissu économique départemental, avec plus de 12 600 salariés, auxquels s’ajoutent 1 190 équivalents temps plein en intérim. Mais les carnets de commandes se dégarnissent et les perspectives demeurent incertaines.
«On est en baisse d’activité, avec un manque de prévisions devant nous», constate Daniel Léonard, président de la Fédération du BTP de Vaucluse. Même constat chez Vincent Chapelet, dirigeant de Sud Bâtiment, qui évoque un recul de 40 à 50% de son activité de gros œuvre entre la fin de 2025 et le début de 2026. Les entreprises affrontent la conjoncture plusieurs fronts : renchérissement du carburant et des matériaux, coût des normes environnementales, taux d’emprunt qui freinent les achats immobiliers et ralentissement de la commande publique. Les élections municipales ont aussi retardé certains projets, le temps que les nouvelles équipes prennent leurs marques. Résultat ? Les recrutements ralentissent, l’intérim sert de variable d’ajustement et les départs en retraite ne sont pas toujours remplacés. Selon la Fédération, les défaillances d’entreprises progressent également dans le département.
Chantier Coulisses du batiment ‘Toits de Corleudone‘ Copyright Mireille Hurlin
Le logement reste le maillon faible En France, 264 800 logements ont été mis en chantier en 2025, très loin des quelque 450 000 logements annuels que la profession estime nécessaires. En Vaucluse, environ 3 500 logements neufs sont construits chaque année. La rénovation, longtemps présentée comme un relais de croissance face au recul du neuf, ne compense pas la baisse d’activité. Les professionnels dénoncent aussi les surcoûts réglementaires et les difficultés d’accès au crédit, qui écartent notamment une partie des primo-accédants. Or, derrière les chiffres, la même réalité s’installe : se loger devient plus difficile pour les salariés, les familles et les étudiants. Pour les entreprises, maintenir la construction et rénover le parc existant relève autant de l’activité économique que de l’attractivité du territoire, relève Daniel Léonard.
Faire découvrir les métiers pour préparer la relève C’est tout l’intérêt des Coulisses du BTP. À Courthézon, le chantier des Toits de Corleudone, 97 avenue du Général-Leclerc, réunit trois types de constructions : une maison médicale, des logements et des bureaux. Les visiteurs pouvaient ainsi découvrir plusieurs étapes du chantier, des fondations aux travaux de finition. Environ 180 collégiens, lycéens et demandeurs d’emploi ont été accueillis au cours de la journée du 8 octobre, avec le concours des organismes de formation et de prévention. Casque sur la tête et gilet de sécurité sur le dos, ils ont pu échanger avec les professionnels et découvrir la diversité des métiers du bâtiment et des travaux publics.
Daniel Léonard et Vincent Chapelet Copyright Mireille Hurlin
Pour la petite histoire Vincent Chapelet, également patron de Chapelet promotion, a d’abord acquis un terrain chargé d’histoire industrielle, occupé autrefois par une brosserie puis une entreprise de carrelage. Avant d’y bâtir les Toits de Corleudone, il a fallu repartir de zéro : démolir les anciens locaux, dépolluer et désamianter le site. Les fondations ont ensuite nécessité la mise en place de 300 pieux en béton, enfoncés entre plus de 5 et 8 mètres de profondeur. Un chantier préparatoire considérable, avant même que les premières constructions ne sortent de terre. Depuis, la maison médicale a été rachetée par la mairie.
Sud Travaux Pour Vincent Chapelet, l’apprentissage constitue une voie privilégiée pour intégrer les jeunes aux entreprises. La formation sur le terrain permet d’acquérir des compétences concrètes, tout en se familiarisant très tôt avec les règles de sécurité. Egalement, des jeunes passés par le CAP, ont pu ensuite prolonger leurs études pour aller bien au-delà ce qu’ils pensaient obtenir arrivant même à acquérir diplômes et fonctions d’encadrement qu’ils n’auraient pas imaginé obtenir. La Fédération du BTP de Vaucluse, qui rassemble 400 entreprises adhérentes et 6 000 salariés, continue de susciter des vocations malgré la conjoncture « Car la difficulté est préserver les équipes aujourd’hui sans sacrifier les compétences dont le secteur aura besoin demain, souligne Daniel Léonard, Sources : Fédé du BTP 84. Note de conjoncture. Cerc Paca et Ministère de la transition écologique.
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Les chiffres La construction : En 2025, en Vaucluse, 1 430 unités de logements collectifs et résidentiels ont été autorisés, 810 unités de logements individuels et 400 unités de logements individuels groupés, soit, en 2025, 2 640 unités. Les coulisses du BTP : Plus de 180 personnes sont venues visiter le chantier, d’ordinaire interdit au public. Etaient présents : des personnes en lien avec la Mission locale France Travail Avignon Joly Jean d’Avignon ; Les Lycéens de l’établissement Paul Vincensini et du Domaine d’Eguilles de Vedène ; Les collégiens de l’établissement Jean Giono d’Orange, venus en train en moins de 30 mn ; Les élèves du Centre de formation des apprentis du bâtiment d’Avignon. Les chiffres de la profession : 12 600 emplois en Vaucluse, intérim compris soit 10% de l’activité économique du département. 7 000 entreprises artisanales du bâtiment ; 1 200 jeunes en formation ou apprentissage. Mireille Hurlin
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‘L’évasion libre’, un voyage musical et scénique au cœur d’Avignon
‘L’évasion libre’, au cœur de la justice réparatrice
‘L’évasion libre’ est un voyage musical et scénique qui nous transporte dans la vie d’une jeune femme au cœur d’un processus de justice restaurative.
Cette création inédite mêlant musique contemporaine live et narration théâtrale est le fruit d’une collaboration entre l’auteur metteur en scène Jean-Baptiste Barbuscia du Théâtre du Balcon et la compositrice Elisabeth Angot. Inspiré par une réflexion commune sur la liberté et la justice, l’auto-censure et les carcans imaginaires, ce projet explore d’autres voies pour trouver l’apaisement après un drame, tant pour les victimes que pour la future réinsertion des coupables. La musique, loin d’être illustrative, dialogue avec l’interprète et incarne les questionnements du texte, proposant une expérience immersive et sensorielle.
Ensemble 44 – Théâtre du Balcon
Mise en scène : Jean-Baptiste Barbuscia Composition : Élisabeth Angot Avec : Marion Bajot Percussions : Philippe Cornus Clarinette : Olivia Leblanc Flûte : Marius Biscuit Guitare électrique : Jérémy Peret
Jeudi 15/10 . Accès libre. 17h et 18h. Durée 20 mns. Performance sur le parvis de la Gare SNCF Avignon Centre. Vendredi 16/10. Vers 19h. Pour le vernissage du parcours de l’art 2026 à l’église des Célestins.
Le seul en scène de Simona Boni chanté, dansé et raconté au Théâtre Golovine
‘Na’Ni et puis un jour tu vis’
Ce spectacle au titre polysémique nous embarque dans une galerie de personnages qui nous font voyager de l’Italie à une France rêvée, pleine d’idole des années 30. Grâce à l’énergie de Simona Boni, seule en scène, on assistera également à une naissance, une ode à la vie, un formidable message délivrant un désir de liberté….au féminin. Avec beaucoup d’humour et d’autodérision, elle nous invite dans un voyage initiatique et le partage, comme un guide de survie.
Na’Ni nous partage son parcours à coups de rires, de danse et de guitare. La flamboyance du flamenco, la gouaille italienne, la joie de vivre de Simona Boni feront le reste.
La Compagnie Grasparossa créée par Simona Boni
Grasparossa, c’est une variété de cépage de Lambrusco, vin originaire de la région d’Emilia-Romagna au cœur de l’Italie, un vin simple, rouge, vivace et pétillant. En 2020, Grasparossa n’est plus seulement un cépage mais devient une compagnie avec la naissance du spectacle Na’Ni où Simona Boni (autrice et interprète) pose la ligne artistique qu’elle souhaite donner à cette compagnie dont elle a propulsé la création : métissage des arts de la scène, pluralité des langages et écriture contemporaine. La parole, le chant, le geste et la force d’expressivité ainsi que flamboyance du Flamenco colorent le travail de la compagnie.
Jeudi 15 octobre. 20h. Théâtre Golovine. 1 bis rue Sainte Catherine. Avignon. 04 90 86 01 27.
‘Ma pensée creuse’ ou l’expérience sensible de la pensée au théâtre des Halles
Dans ce spectacle de Kristina Chaumont, trois personnages, clownesques et passionnés, se débattent avec leurs pensées, leurs souvenirs, leurs oublis et toutes ces petites choses qui peuvent prendre beaucoup de place dans nos têtes. Et si un jour je n’arrivais plus à penser ? Comment faire confiance à mon cerveau et à ses chemins ? L’oubli n’est-il qu’un ennemi ? Comment ne pas être en lutte contre le temps ? Sur scène, le décor devient peu à peu un véritable espace mental : ça se construit, ça s’accumule, ça part dans tous les sens… jusqu’au chaos. Les corps, eux aussi, se mettent à penser et à chercher leur chemin. C’est drôle, intime, un peu bancal et franchement poétique.
Une autrice et metteuse en scène dans la Cité et dans nos têtes
Kristina Chaumont est une artiste que l’on aime suivre, dans les méandres de ses pensées, dans celles de son corps et dans son travail de défrichage de l’invisible et quelquefois de indicible.
Lors du Festival Off 2026, on a pu apprécier ‘La tête loin des épaules’ dans les Jardins du Carmel, son premier spectacle écrit et mis en scène et dont elle était l’interprète. Cette déambulation néanmoins intime est dans la logique de son intérêt et de ses recherches sur les rapports entre l’espace et le public. Depuis 11 ans au sein du Collectif 49701, elle participe à la création de la série théâtrale ‘Les 3 Mousquetaires – la série’, mise en scène par Clara Hédouin et Jade Herbulot qui sont venus également faire escale, en itinérance, dans le Vaucluse à la Garance de Cavaillon les saisons passées.
Texte et mise en scène : Kristina Chaumont Avec Kristina Chaumont, Cécile Raulet-Descombey et Loïc Renard Dramaturgie et écriture : Cécile Raulet-Descombey, collaboration artistique : Lou Chrétien-Février Création lumière et régie générale : Lola Delelo, scénographie et costumes : Camille Lemonnier, création sonore : Vincent Geoffroy Travail corporel : Yoann Boyer et Chloé Saffores
Jeudi 15 octobre. 20h. 10 à 23€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. Avignon. 04 32 76 24 51.
Avignon : la démocratie prise à la gorge
Sous la pression d’associations hostiles à la participation de certaines personnalités aux universités de rentrée d’Oser la France, le Rouge-Gorge a pris la décision de ne plus accueillir l’événement du mouvement de Julien Aubert. Alors que le préfet de Vaucluse assure qu’il n’y a aucun risque à l’ordre public, ce dernier annonce que les universités de rentrée de son mouvement se dérouleront bien dans un lieu tenu secret.
« Le théâtre qui accueillait nos universités de rentrée le 17 octobre prochain, a décidé d’annuler unilatéralement notre réservation, rompant ainsi le contrat qui nous liait, s’indigne Julien Aubert, président d’Oser la France et vice-président du parti Les Républicains. Cette décision intervient après une campagne de pression orchestrée contre lui par des collectifs d’extrême gauche déterminés à empêcher notre rassemblement. Ils ne se sont pas attaqués à nous, à nos invités mais au théâtre en le rendant responsable et solidaire de nos choix politiques. Confronté à une vague d’intimidation et de boycott, celui-ci a été contraint de rompre le contrat. »
Des invités clivants Depuis plusieurs jours, une vingtaine de collectifs, d’associations de syndicats vauclusiens s’était mobilisé pour dénoncer la présence dans ce lieu culturel de certains participants à ces universités de rentrée. Tout particulièrement, Sarah Knafo, l’eurodéputée du parti d’extrême-droite Reconquête d’Eric Zemmour ou encore François Fillon, l’ancien premier ministre LR. Parmi les opposants à ces venues on retrouve notamment selon nos confrères d’Ici Vaucluse : No Pasaran 84, le Pôle LGBT Vaucluse, Noustes 84…
« Oser la France cherche à saper les valeurs fondamentales de notre République. »
Les opposants à la tenue des Universités d’Oser la France
« Derrière le masque d’un programme politique, ‘Oser la France’ cherche à saper les valeurs fondamentales de notre République avec un programme de ‘préférence culturelle’ clairement discriminatoire et islamophobe, expliquent les opposants à la tenue de l’événement dans une pétition réclamant l’annulation des universités à Avignon. En proposant d’ajouter un traitement différencié de l’islam par rapport aux autres religions à la loi de 1905, ils souhaitent détruire la laïcité française. Une telle action menacerait l’harmonie sociale et mettrait en péril l’égalité et la solidarité qui cimentent notre communauté. Le Rouge Gorge dissimule cette rencontre pour ne pas ternir son image et se réfugie derrière des arguments administratifs, refusant une prise de position ferme contre cette organisation discriminatoire. Nous devons donc agir maintenant pour empêcher ces événements de se dérouler à Avignon. En annulant leur venue, nous faisons un pas actif non seulement contre la propagation de discours de haine, mais affirmons notre engagement envers une société inclusive et respectueuse des différences. »
« La location de nos espaces ne vaut pas adhésion aux idées. »
La direction du Rouge Gorge
« Le Rouge Gorge est un lieu indépendant qui accueille tout au long de l’année des spectacles, des artistes, des entreprises, des associations et des événements privés, dans le cadre de sa programmation, de coopérations ou de prestations de location et de privatisation, rappelle la direction du lieu culturel avignonnais afin de justifier sa décision. La réservation concernée avait été conclue dès 2025 pour accueillir une édition de l’Université d’été de cette organisation, réservée à ses membres et sympathisants. Elle relevait d’une prestation de service privée, et non d’une programmation portée par le Rouge Gorge. Nous n’en avons déterminé ni les thèmes ni le contenu, et nous n’avons choisi ni invité ses intervenants.
Oser la France au Rouge Gorge depuis 2024 C’est en septembre 2024 que Julien Aubert a organisé les premières universités de rentrée d’Oser la France à Avignon après les avoir tenues jusqu’alors à la Fruitière numérique de Lourmarin. Pour l’occasion, les invités ‘vedettes’ de cet événement inédit dans la cité des papes étaient Robert Menard, maire de Béziers, Karim Zeribi, co-fondateur du Conseil mondial de la diaspora algérienne (CMDA) ou bien encore l’ancien ministre Jean-Louis Borloo. La manifestation se tenant déjà au Rouge Gorge. Même endroit l’année suivante pour l’édition 2025 où l’invité d’honneur était Bruno Retailleau. Alors ministre de l’Intérieur, l’actuel président Les Républicain, n’avait finalement pas pu être présent, retenu à Paris, en raison de la démission soudaine du gouvernement Bayron dont il était membre.
La location de nos espaces ne vaut pas adhésion aux idées, aux prises de position ou aux engagements des organisateurs et de leurs intervenants. La diversité des événements accueillis depuis quatre ans, notamment à l’initiative de formations politiques telles que Place Publique ou le Parti socialiste et d’associations culturelles ou militantes, témoigne de cette pratique. Nous maintenons pleinement cette distinction. Notre responsabilité est également de préserver l’indépendance de notre établissement, son fonctionnement et le travail que nous menons avec les artistes, les publics et les partenaires du territoire. La dimension prise par cet événement dépasse désormais le cadre de la prestation initialement convenue, susceptible qui plus est, de venir troubler l’ordre public. Nous en avons pris acte et nous l’avons entendu. Or, en responsabilité nous souhaitons conserver la maîtrise de notre activité, de nos engagements et de l’identité de notre lieu. C’est aussi au regard de cette exigence que nous avons décidé de ne pas donner suite à cette prestation de location. »
« Agiter le spectre de la violence pour empêcher une réunion politique est inacceptable. »
La préfecture de Vaucluse
Un potentiel trouble à l’ordre public que ne semble cependant pas partager Thierry Suquet, le préfet de Vaucluse. « Cet événement devait réunir plusieurs personnalités politiques de gauche comme de droite, explique la préfecture de Vaucluse. Il est annulé sous la pression conjuguée d’associations et de syndicats dénonçant la présence parmi elles de François Fillon ou encore de Sarah Knafo. L’organisateur mentionne à l’appui de sa décision des risques de troubles à l’ordre public. La préfecture conteste tout risque avéré pour l’ordre public, et toute incapacité des forces de police à faire face aux éventuelles manifestations. Le préfet de Vaucluse regrette qu’un climat de pression conduise à l’annulation d’un événement politique et fasse peser le risque d’une restriction de fait du débat public. Agiter le spectre de la violence pour empêcher une réunion politique est inacceptable, et constitue une vraie menace pour la démocratie. La confrontation des idées doit relever du débat, non de l’intimidation ou de la censure des idées divergentes. Attaché au pluralisme, à la liberté d’expression et au respect des principes démocratiques, le préfet de Vaucluse appelle à faire vivre, par le dialogue et la contradiction, une vie publique ouverte à la diversité des opinions. »
Crédit : DR/Oser la France
Des universités de rentrée à celles de la résistance Au final, les universités de rentrée d’Oser la France devrait bien se tenir dans la cité des papes. « Face à cette tentative de censure, Oser la France ne cède pas. Nos universités auront bien lieu le samedi 17 octobre à Avignon, dans un nouveau lieu tenu secret pour le protéger des intimidations », assure Julien Aubert. « Quand l’intimidation, les menaces à peines voilées et les pressions visent à faire taire le débat, les personnes et les idées ou les œuvres, cela porte un nom : le fascisme, dénonce l’ancien député de Vaucluse, également un temps candidat à la maire d’Avignon. Parce que la liberté de débattre ne se négocie pas, nos universités de rentrée deviennent les universités de la résistance ! »
La Safer Paca repart au contact
Après un été marqué par les incendies, la sécheresse et les fortes chaleurs, la Safer Provence-Alpes-Côte d’Azur (Société d’aménagement foncier d’établissement) renforce son action depuis Manosque. Sa rentrée est largement consacrée aux collectivités, à la protection des terres agricoles et à la transmission des exploitations.La Safer sera au salon Med’Agri à Avignon ce 14 et 15 octobre, au parc des expositions.
Le foncier agricole n’attend pas, particulièrement alors que les exploitations régionales affrontent des épisodes climatiques plus fréquents et plus intenses. La Safer Paca installée à Manosque, continue d’aller à la rencontre des élus lors de plusieurs rendez-vous départementaux et du salon Med’Agri, à Avignon les 14 et 15 octobre prochains.
Copyright Mireille Hurlin
Depuis Manosque, une rentrée de terrain Objectif ? Aider les communes et les intercommunalités à préserver leurs terres, anticiper les mutations foncières et soutenir les projets agricoles locaux. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la pression urbaine, touristique et environnementale s’exerce fortement sur les espaces ruraux, chaque hectare compte. La loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, promulguée le 18 août 2026, élargit les moyens d’action des Safer. Elle impose notamment de les informer lors de la conclusion ou de la cession d’un bail emphytéotique portant sur des biens à usage agricole.
Le droit de préemption Autre évolution notable ? La possibilité d’exercer un droit de préemption jusqu’à 10 ans après le changement de destination d’un bâtiment agricole. Une disposition qui vise à limiter les détournements d’usage et à empêcher que des bâtiments autrefois voués à l’agriculture ne quittent trop facilement leur vocation initiale. Les équipes de la Safer Paca ont intégré ces nouvelles règles dès l’été. Elles devront désormais les traduire dans un accompagnement très opérationnel, au plus près des communes. Diagnostics agricoles, études des prix et des transactions, inventaire du patrimoine foncier communal : la Safer propose d’abord aux élus de mieux connaître leur territoire. Son outil Vigifoncier permet également de suivre les mouvements du marché et d’identifier les secteurs où une intervention peut s’avérer nécessaire.
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Un réseau largement implanté Les conventions d’intervention foncière couvrent 790 communes sur les 946 que compte la région, soit plus de huit sur dix. Cette veille peut faciliter l’installation d’agriculteurs, la reconquête de friches, la création de projets alimentaires territoriaux ou encore la gestion de biens sans maître. La Safer intervient aussi aux côtés des collectivités dans leurs politiques de sobriété foncière, de renaturation et de préservation des espaces naturels et forestiers. Une approche nécessaire qui touche à l’alimentation, à l’eau, aux paysages et à l’attractivité durable des territoires. La rentrée aura surtout une priorité : transmettre les exploitations. De nombreux agriculteurs approchent de l’âge de la retraite, tandis que l’installation de nouveaux profils demeure parfois freinée par le coût du foncier, l’accès au logement ou la complexité des reprises.
Maintenir les terres dans leur vocation La Safer souligne sa vocation à accompagner les cédants, à repérer et épauler les repreneurs et à maintenir les terres dans leur vocation agricole au profit d’une mobilisation collective. « Notre mission est de préserver, transmettre et préparer l’avenir », résume Patrice Brun, président de la Safer Paca. La tournée a débuté le 8 octobre aux Alpes-de-Haute-Provence, s’est poursuie le 9 dans le Var, puis de mardi 13 à jeudi 15 octobre à Med’Agri, à Avignon. Le 15 octobre, la Safer sera également présente aux Salons des Maires des Hautes-Alpes et des Alpes-Maritimes. Des rendez-vous où se jouera, bien plus discrètement qu’il n’y paraît, une part de l’avenir agricole régional. Mireille Hurlin