19 mai 2026 |

Ecrit par le 19 mai 2026

Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

Des inquiétudes pour la tenue du Festival Off d’Avignon ? 

Nenni, pour preuve, des avant-premières qui ont démarré dès le mois de mai pour le plus grand bonheur de la presse locale et des Avignonnais. Preuve s’il en est que certains théâtres ne se contentent pas de louer des créneaux, mais permettent la promotion des spectacles bien en amont. Les compagnies peuvent ainsi s’installer et aborder le festival tranquillement et nous, locaux, savourer des spectacles – pour la plupart des créations — dans des conditions plus sereines.

Les enfants du Diable de Clémentine Baron

Les enfants du Diable, ce sont ces enfants nés sous le règne terrible du couple Ceausescu en Roumanie, qui étaient enlevés et séquestrés dans des « pouponnières » dans des conditions inimaginables. L’autrice et comédienne Clémence Baron replace avec justesse sa propre histoire (sa sœur adoptée roumaine) en créant une fiction émouvante (la rencontre d’une fratrie) sur fond d’images d’archives qui dès le début du spectacle nous éclairent sur ce drame qu’a connu la Roumanie. Le texte est percutant, la mise en scène nerveuse et les comédiens bouleversants. 
Jusqu’au 21 juillet (relâche les lundis 8 et 15). 11h30. 15 à 22€. Théâtre de l’Oriflamme. 3-5 Portail Matheron. 04 88 61 17 75.

Elle ne m’a rien dit de Hakim Djaziri

Elle, c’est Ahlam Sehili, victime d’un féminicide en  2010. Quand sa sœur Hager rencontre l’auteur et metteur en scène Hakim Djaziri, ce sont ses premiers mots « Elle ne m’a rien dit. » Dans cette phrase, on sent la culpabilité bien sûr, la sidération, la peine, mais on comprend que le combat qu’elle va mener ensuite sera une manière de dire, de le raconter et d’être entendu. Le spectacle est découpé en quatre tableaux, de l’enfance d’Ahlam à sa mort et ensuite le parcours judiciaire mené et gagné par Hager. La mise en scène est maîtrisée et porte ce sujet oh combien douloureux avec justesse. Les comédiens qui jouent plusieurs protagonistes rendent crédible et surtout accessible à notre entendement ce fait divers. 
Jusqu’au 21 juillet (relâche les mardis 9 et 16). 12 à 22€. Théâtre de l’Oulle. 18 Place Crillon. 09 74 74 64 90.

Faire Commune 

Une reprise salutaire que ce théâtre citoyen : retracer en 1h30, 150 ans de l’histoire du mouvement ouvrier français avec humour et en musique. Ce voyage historique passe également par la création de la ville de Malakoff dont l’histoire est passionnante et est aussi le fil rouge du spectacle. Ça chante, ça danse, ça crie et au final « Aujourd’hui, on fait quoi ? », se demandent nos cinq comédiens et comédiennes qui élaborent en direct ce spectacle, une sorte de mise en abyme lors de répétitions avec pauses et interrogations.
Jusqu’au 21 juillet. Relâche 8 et 15. 5 à 15€. Bourse du Travail. 8 rue de la Campane. 06 08 88 56 00.

Vieilles

On avait beaucoup aimé leur spectacle de rue, Les Mamées, joué au Kabarouf au Off 2022. Il était déjà question de femmes, de vieilles révoltées et leur humour avait fait mouche. Dans cette nouvelle création, nous les retrouvons dans un Ehpad, 3 centenaires qui ne veulent rien lâcher. Vieilles est né d’une écriture du réel fondée sur les interviews de vieilles femmes (connues ou non, en institution ou pas…). On aborde les conditions de vie, la sexualité, le corps qui fout le camp. Tout est juste, quelquefois cruel, quelquefois tendre. Les 3 – jeunes — comédiennes ont souhaité révéler leurs invisibilités et leur rendre ainsi hommage. Un spectacle nécessaire. 
Jusqu’au 21 juillet. Relâche 8 et 15. 6 à 17€. La Scierie. 15 Bd du Quai Saint Lazare. 04 84 51 09 11.


Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

Dans le cadre du Festival Off d’Avignon, la Chambre des notaires de Vaucluse présente les ‘Eclats de Scènes’, de la Cour des notaires. Le concept ? Proposer aux troupes du Off qui le souhaitent de produire 10 minutes de leur spectacle devant 150 spectateurs confortablement assis.

Copyright Cour des notaires

Le bon plan
«Avignon est la capitale mondiale du théâtre, relève Alexandre Audemard, président de la Chambre des notaires de Vaucluse. Cette année, 1666 spectacles y seront donnés pendant trois semaines dans environ 130 lieux. Nous contribuons à son rayonnement grâce à un concept unique de mécénat culturel dont nous fêtons la dix-neuvième édition : ‘Les Eclats de scène de la Cour des notaires’. Sept soirées lors desquelles la Chambre des notaires accueillera, dans sa cour végétalisée, des compagnies du Festival Off d’Avignon heureuses d’y présenter 10 minutes de leur spectacle, afin de se faire connaitre. En 2023, nous avions accueilli 40 compagnies et plus de 500 spectateurs. Ces soirées sont gratuites pour les compagnies comme pour les spectateurs. Leur objectif ? Favoriser le bouche à oreille et la découverte de spectacles.»

Sept soirées tous publics
sont d’ores et déjà programmées les jeudis 4, 11 et 18, lundis 8 et 15, mercredi 10 et mardi 16 juillet à 19h30, pour une durée de deux heures. Les soirées sont gratuites pour les compagnies comme pour les spectateurs mais uniquement sur réservation par courriel à courdesnotaires84@gmail.com

Un programme entièrement renouvelé à chaque soirée est distribué aux convives,
permettant au public de prendre connaissance des informations pratiques pour retrouver le ou les spectacles qu’il aura préféré(s), dans le lieu du Festival off où celui-ci est joué.

Désormais
Reconnue pour son engagement auprès des troupes, la Chambre des notaires a intensifié son partenariat avec AF&C et a le plein soutien des compagnies. Ainsi, cette année, les Eclats de scène de la Cour des notaires programment plusieurs compagnies lauréates du «Fonds de soutien à l’émergence et à la création».

Les Eclats de scènes de la Cour des notaires ont été créés il y a 19 ans
sous l’impulsion de maître Jean-Pierre Clavel, alors président de la Chambre des notaires et notaire à Orange, désormais à la retraite, sur une initiative de Pierre Gautier, son vice-président d’alors, notaire à Sorgues et d’une journaliste de la presse quotidienne régionale.

Depuis, les soirées ont été présentées par les présidents (es)
Jean-Pierre Clavel notaire à Orange ; Jocelyne Peytier notaire à l’Isle-sur-la-Sorgue -qui fut la 1re femme président de la Chambre des notaires de Vaucluse- ; Jean-Louis Baud notaire à Caromb ; Pierre Gautier notaire à Sorgue ; Sylvianne Taddéi notaire à Pertuis ; Alain Ducros notaire à Avignon ; Chantal Bazin notaire à Ménerbes ; le regretté Henri Passebois notaire à Carpentras ; Doris Nunez notaire à l’Isle-sur-la-Sorgue et l’actuel président, Alexandre Audemard, notaire à Avignon.

Alexandre Audemard, président de la Chambre des Notaires Copyright Cour des notaires

Les organisatrices
Les Eclats de scènes sont entièrement concoctées par Anne-Marie Constant et Anne-Morier :
«La Chambre des notaires de Vaucluse offre aux compagnies tous les moyens techniques : une régie, une scène de 6m x 3m, un parterre de chaises pour accueillir le public, des micros, des projecteurs et une équipe technique. L’éclectisme, la diversité, la qualité des extraits, le respect des temps de passage, ont fait le succès de ces soirées particulièrement intéressantes pour les acteurs grâce au retour spectateur comme pour les spectateurs. Mais cela implique une sélection harmonieuse et une organisation minutieuse.» expliquent les deux programmatrices.

Pour se produire, les compagnies sont invitées à contacter : Marie Morier : mariemorier.mm@gmail.com 06 60 06 06 63, Anne-Marie Constantin : am.constantin45@gmail.com  06 88 36 20 80.
Côté public les soirées sont ouvertes à tous, sur réservation (uniquement par email) la Cour ne pouvant accueillir qu’un nombre limité d’invités : courdesnotaires84@gmail.com.

La Chambre des notaires,
très ancrée sur le territoire, donne régulièrement rendez-vous aux vauclusiens comme lors de la présentation des Chiffres de l’immobilier, du Téléthon, du Salon de l’Etudiant, de la promotion de la profession auprès des collèges, lycées et universités, des Rencontres notariales, dans l’annuel du Vaucluse en chiffres, du Guide des réseaux, de multiples conférences…

Autour du président Alexandre Audemard, l’équipe estivale de la Cour des notaires pour les Eclats de Scènes du Festival Off d’Avignon 2024
Copyright Cour des notaires


Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

Un son et lumière digne de Queen

Queen ? Ce groupe de rock britannique, originaire de Londres, formé en 1970 par Freddie Mercury, Brian May et Roger Taylor. Vous ne connaissez pas bien ? Qu’importe, car le sujet est ailleurs. Bien sûr, les fans de Freddie Mercury reconnaîtront les tubes, les époques et les shows s’ils ont eu la chance de le voir à l’époque. Pour les autres, c’est un seul en scène musical énergique. C’est réglé, digne d’un Olympia, musique, lumière, déplacements : pas de temps morts, un vrai show et on en a plein les mirettes. 

Une performance d’acteur pour un sujet sensible

Le comédien Thierry Margot l’admet : bien sûr, il aimait Queen, il était également fasciné par l’histoire des sosies, mais il avait aussi un compte à régler avec son père. La difficulté de l’exercice était d’en faire une fiction où Freddie Mercury devenait un père de substitution pour un enfant peu valorisé à défaut d’être aimé. Ce spectacle punchy laisse aussi la place à des moments plus intimes où le comédien Thierry Margot se confie avec sincérité. 

La musique peut sauver

C’est le message universel qui est délivré également dans ce spectacle qui peut sembler léger, mais qui fonctionne, car nous avons tous besoin de nous construire en dehors d’un modèle familial quel qu’il soit. Les moments de shows nous permettent de faire notre propre introspection pour découvrir que l’Art est salutaire et l’Amour indispensable dans une vie. 

Jusqu’au 21 juillet (relâche les lundis 8 et 15 juillet). 22h20. 10 à 18€. Théâtre les Lucioles. 10, rue du Rempart St-Lazare. Avignon.


Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

Cécile Helle, maire d’Avignon, vient de clarifier sa position dans le cadre du second tour des élections législatives dans la 1re circonscription de Vaucluse qui se tiendra dimanche 7 juillet prochain.
Lors du premier tour, les électeurs d’’Avignon, Morières-lès-Avignon et Le Pontet ont placé en tête la RN Catherine Jaouen avec 34,62%.

Derrière, la question était de savoir qui arriverait en 2e position entre le candidat LFI, Raphaël Arnault, militant lyonnais antifa parachuté par les instances nationales, et Philippe Pascal, figure de gauche locale notamment soutenue par la maire socialiste Cécile Helle ou bien encore le sénateur socialiste Lucien Stanzione. Au final, avec 24,76% Raphaël Arnault devance sèchement Philippe Pascal (18,27 %).

« La lutte contre l’extrême-droite est depuis toujours l’un des fondements de mon engagement. »

Cécile Helle, maire d’Avignon

« Le risque d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale pour le RN est aujourd’hui bien réel et je suis comme tous les démocrates, inquiète pour l’avenir de notre pays, explique-t-elle. C’est une perspective à laquelle je ne peux bien sûr me résigner puisque la lutte contre l’extrême-droite est depuis toujours l’un des fondements de mon engagement. J’en appelle donc à toutes les électrices et tous les électeurs de la 1re circonscription de Vaucluse pour avoir un vote clair le dimanche 7 juillet prochain pour le candidat du Nouveau Front Populaire afin de faire barrage à l’extrême-droite. »

Le report des voix de Philippe Pascal et, plus encore, celles de la macroniste Malika Di Fraja, (16,13%), devrait être déterminant pour assurer la victoire à l’un ou l’autre des camps. Pour la gauche, le risque est de reproduire le scénario de 2022 où le candidat Insoumis de la Nupes, Farid Faryssy, n’avait pas fait le plein de voix dans cette circonscription plutôt qualifiée de gauche.

La résistance d’Avignon face au Rassemblement national
« Hier soir, les résultats des élections législatives ont permis une nouvelle fois de constater la résistance de la ville d’Avignon face à l’avancée du Rassemblement National dans notre pays, et dans le département de Vaucluse, se félicite justement Cécile Helle. La gauche du Nouveau Front Populaire totalise en effet près de 48% des voix, soit 20 points de plus qu’au niveau national. J’y vois évidemment le résultat de la politique que nous conduisons, nous qui incarnons localement avec la majorité municipale depuis plus de 10 ans le Front Populaire. Mais j’y vois aussi la résistance d’Avignon, la Républicaine, d’Avignon, en festival qui debout et avec courage, fait face depuis toujours, à la menace de l’extrême-droite. J’y vois enfin l’espoir que suscite auprès d’une partie des Françaises et des Français le programme social très ambitieux porté par l’union des forces de gauche et écologistes dans cette élection. »


Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

Soleil couchant sur le Rhône, les bateaux de croisière, les remparts, le Pont Saint-Bénézet le jeudi 27 juin au soir. Et une longue table recouverte d’une nappe blanche pour un dîner sur l’herbe inoubliable, sur le Chemin de Halage qui avait été inauguré par Jacques Chirac aux côtés de Marie-Josée Roig quand Avignon avait été désignée ‘Capitale Européenne de la Culture’ en 2000.

Un menu aux petits oignons concocté par les meilleurs chefs à la demande de David Bérard, le président des Compagnons des Côtes-du-Rhône dans le cadre des ‘Estivales’ et sous la houlette du chef de référence, le maître de tous les cuisiniers, Christian Etienne qui a fait un discours ultra-bref puisque, a-t-il dit : « Ventre creux n’a pas d’oreilles, donc je ferme ma gueule. Bon appétit ! »

En entrée, une délicate « Fleur de courgette au saumon, marinde de légumes craquants » des Chenet père (Serge) et fils (Maxime), étoilés Michelin. Suivait un « Cabillaud  rôti avec sa purée de basilic et une vinaigrette sur tomates anciennes » de l’élégant maître-cuisinier de France, Pascal Barnouin (de La Maison de la Tour à Avignon).

Le jeune chef Julien Chazal du restaurant Le goût du Jour (Rue Saint-Etienne) a mitonné une subtile « Picanha de veau, crème de patate douce et pastèque saumurée. » Pour conclure ce moment de grâce gastronomique, un savoureux « Tiramisu fraises » du pâtissier Meilleur Ouvrier de France Philippe Parc.

Le tout arrosé de Côtes du Rhône et Côtes du Rhône Village, servis dans la nouvelle bouteille qui met en valeur les trois couleurs, blanc, rosé et rouge. Un moment de partage et de convivialité sous les étoiles. Une parenthèse de bonheur, un instant suspendu dans les temps troublés que nous traversons.

La nouvelle bouteille des Côtes du Rhône

Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

C’est l’histoire de petits gens, d’un couple, mais ça pourrait être des frères et sœurs. Ce sont des gens qui s’aiment, qui se contentent de peu, qui ne connaissent que leur quartier et qui ne se parlent qu’en mangeant. Enfin, c’est plutôt elle qui parle, et lui Robert qui approuve mollement, mais gentiment. Un soir, ils sont invités au théâtre pour rencontrer le public : ils ne sont jamais allés au théâtre… et ils sont sur la scène.

Difficile de raconter plus sans dévoiler ce qui nous propulse dans le cœur de la pièce : qui sont les acteurs ? Qu’est-ce qui se joue devant nous ? Qui joue ? Qu’est-ce que le théâtre ? Le quatrième mur est tout simplement pulvérisé et n’est plus celui qu’on croit.

Un parti pris d’humour et de situations absurdes

On rit beaucoup, et des comiques de situation et des comiques de jeu d’acteurs qui sont tout simplement bluffants. Entre deux rires, deux bouchées d’un repas raffiné (et arrosé) servi par le régisseur du théâtre, on découvre la vie de ce couple et l’émotion commence à sourdre. Le parti pris clownesque et caricatural laisse place à des êtres sensibles, émus, étonnés et reconnaissants d’être sur scène. Nous sommes, nous, public, fasciné par ce renversement de situations qui nous plonge dans les mystères de la création d’un spectacle, les profondeurs des coulisses, les faux-semblants, que dis-je la magie du théâtre.

Mais avant tout une leçon d’humanité 

Au théâtre, tout est possible. La magie opère : il suffit de répéter le texte à l’identique tous les soirs.

Ce qui se joue devant nous, « c’est le mystère de l’instant présent qui est le sujet essentiel au théâtre. Ce qui n’a pas lieu maintenant n’aura jamais lieu », précise l’auteur et metteur en scène François Cervantes que l’on aime retrouver tous les ans en Avignon (Prisonpossession, Alger-Cannes, Le rouge éternel des coquelicots…) 

Le Repas des Gens. Jusqu’au 21 juillet (relâche les mercredis 3, 10 et 17). 18h45. 15 à 22€. Théâtre des Halles. Rue du Roi René. Avignon. 04 32 76 24 51.


Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

Après les clichés inédits du 1er bombardement américain sur Avignon qui fera 525 victimes le 27 mai 1944, Grégory Pons nous propose une nouvelle série de photos provenant de sa collection personnelle ainsi que des archives de l’US Air Force. L’avignonnais, spécialiste de l’aviation américaine de cette époque et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, revient notamment sur l’attaque de la gare de marchandises de Petite Vitesse qui va brûler pendant 48 heures.

Après le terrible bombardement du 27 mai 1944, les bombardiers lourds américains reviennent le 25 juin 1944 sur Avignon avec pour objectifs à nouveau la zone de Foncouverte et les rotondes de la SCNF Route de Marseille, les ponts sur le Rhône, le centre téléphonique régional du Pontet et la gare de marchandises de Petite Vitesse en Courtine. L’alerte retentit à 8h45 et va durer 2 heures. Ce sont à nouveau des quadrimoteurs de la 15th Air Force en provenance d’Italie, mais cette fois ce sont des B-24 Liberator. Environ 150 appareils répartis en 3 vagues parmi lesquels se trouvent une formations du 461st Bomb Group ayant décollé de Torretta (à proximité de Cerignola dans le sud de l’Italie. Les bombardiers vont effectuer leurs largages selon des axes différents, visiblement pour leurrer la Flak (défense anti-aérienne allemande).

La gare de marchandises de Petite Vitesse est touchée de plein fouet. Les wagons de marchandises allemands qui s’y trouvent vont brûler pendant près de 48 heures. (USAF)

Une centaine d’immeubles détruits et une quinzaine de morts
Les dégâts sont importants, une centaine d’immeubles sont à nouveau détruits, dont 25 totalement. On déplore également 15 civils tués et une soixantaine de blessés. La gare de Petite Vitesse, qui avait été totalement ratée lors du premier raid du 27 mai, est cette fois-ci sérieusement endommagée. Les voies sont détruites et de nombreux convois en stationnement sont littéralement pulvérisés. Les incendies des wagons chargés de marchandises et de combustibles provoquent d’épaisses colonnes de fumée dense qui s’élèvent dans le ciel et sont visibles à des kilomètres. Le feu va faire son œuvre pendant près de 48 heures.

Les appareils du 461st Bomb Group parviennent à grouper près de 26% de leurs projectiles sur l’objectif de Fontcouverte. Les impacts des bombes sont visibles en bas à droite de la photo. (USAF)

Le maire demande aux riverains de s’éloigner des voies ferrées
Le pont à haubans qui relie Avignon à la Barthelasse (à la place de l’actuel pont Daladier) est totalement coupé ; mais les Allemands vont s’atteler à le remettre en service. Quelques bombes frappent même le secteur intra-muros au niveau du Boulevard Raspail et de la rue d’Annanelle. Edmond Pailheret, maire d’Avignon, rédige cette fois un communiqué aux termes duquel il appelle les personnes demeurant près des voies ferrées, ponts et tout autre objectif stratégique de quitter leurs logements par crainte que les raids ne gagnent en intensité. La préparation au débarquement allié en Provence va se poursuivre de façon méthodique et faire des ponts sur le Rhône et la Durance des cibles de premier ordre. Avignon sera de nouveau prise pour cible dans le cadre de ces opérations.

Grégory Pons
Sources : « AVIGNON 39/44 » de Robert Bailly-Archives du 461st Bomb Group


Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

C’est l’Avignonnais Jean-Claude Malgoire (1940-2018), hautboïste et créateur dans les années 60 de ‘La Grande Écurie et La Chambre du Roy’, un ensemble de musiciens spécialisé dans le répertoire baroque, qui a eu l’idée de ce festival né en 2000. Lui qui enregistré nombre de partitions de Charpentier, Lully, Campra, Glück, Haendel, Rameau, Vivaldi et Monteverdi.  Et c’est Raymond Duffaut, l’inoxydable organisateur de concerts (ancien directeur artistique de l’Opéra d’Avignon, de l’Auditorium Jean-Moulin au Thor, mais aussi ex-directeur général des Chorégies d’Orange) qui a conçu la programmation de la saison 2024-2025.

Pour ces 25 ans de ‘Musique Baroque en Avignon‘, sous la présidence de Robert Dewulf, sept concerts sont prévus entre le 20 octobre 2024 et le 20 juin 2025. À commencer par ‘La Giuditta’, un oratorio d’Alessandro Scarlatti écrit en 1690 et basé sur un personnage biblique. Dirigé par un jeune chef, Giulio Prandi, il sera donné à l’Opéra Grand Avignon le 20 octobre à 16h, dans le cadre de la Semaine italienne.

2ᵉ rendez-vous le 24 novembre à 17h, Salle des Préludes, toujours à l’Opéra, un face-à-face Farinelli-Haendel avec le contre-ténor Leopold Gillots-Laforge et le pianiste Paul Montag. Le 15 décembre, le Théâtre du Chêne Noir accueillera à 17h la talentueuse Salomé Gasselin. Professeure au Conservatoire Pierre-Barbizet de Marseille, « Révélation soliste instrumentale de l’année » aux Victoires de la Musique 2024. Après Jordi Savall, elle est la nouvelle star de la viole de gambe et interprètera des œuvres de Marin Marais, Forqueray et Bäch.

Début 2025, le 26 janvier à 16h à l’Opéra, place à l’ensemble ‘Les Accents’ dirigé par Thibault Noally avec un duo sopraniste-contre-ténor, Bruno de Sa et Paul Figuier, qui interpréteront deux ‘Stabat Mater’, celui de Vivaldi et celui de Pergolese. Le 16 mars, le claveciniste Skip Sempé jouera des danses, variations et fantaisies de Gibbons, Byrd et Tomkins à 17h au Théâtre du Chien qui Fume.

Place aux grands airs de Mozart, le 26 avril au Conservatoire du Grand Avignon à 17h avec la soprano de 22 ans, Lauranne Oliva, avec le pianiste américain Levi Gerke, pour tous les grands airs des Noces de Figaro, ‘La flûte enchantée’ ou ‘La Clémence de Titus’. Enfin, pour clore cette saison, l’Orchestre National Avignon-Provence, dirigé par Debora Waldman, accompagnera la trompettiste Lucienne Renaudin-Vary, la « Fée trompette », dans la lignée du gardois Maurice André. Élue « Révélation » aux Victoires de la Musique 2016, elle interprètera notamment le ‘Concerto en ré majeur, BWV 972’ de Bäch et celui en mi-bémol majeur de Neruda à L’Autre Scène de Vedène à 20h.


Festival Off 2024, c’est maintenant, envers et contre tout

Plusieurs chefs gastronomiques avignonnais qui ont participé à l’élaboration des menus pour le projet « Bien Bon Gourmand » ont donné un atelier gastronomique ce mercredi 26 juin 2024 à l’école hotellière d’Avignon. L’occasion pour eux de partager les recettes qu’ils ont pensé avec le personnel des cuisines des établissements qui serviront les menus du Bien Bon Gourmand en septembre prochain.

Une répétition avant la levée de rideau. Ce mercredi 26 juin, plusieurs chefs gastronomiques dont Christian Etienne et Patrice Leroy ont dispensé un atelier culinaire à l’Ecole Hôtelière d’Avignon afin de partager les recettes du menu qui sera servi dans les cantines, maisons de retraites, centres sociaux, restaurants interentreprises ou universitaires du 16 au 20 septembre, semaine du « Bien Bon Gourmand ».

Une matinée de transmission et de gourmandise

L’ensemble des employés de cuisine de ces établissements étaient présents pour ce moment convivial, de partage et d’apprentissage pour appréhender et se former à la conception de ces menus spécifiques « une journée comme aujourd’hui est très instructive car on n’a pas l’habitude de cuisiner des plats de cette qualité pour autant de monde et surtout nous n’avons pas forcément les bons outils et les bonnes techniques de découpage ou de cuisson et là on ressort de cette matinée avec pleins d’enseignements que nous ont transmis les chefs » glisse Zem-Zem Bizot, médiatrice sociale enfance et parentalité à l’ESC Croix des Oiseaux, un des établissements sociaux qui participeront au « Bien Bon Gourmand » .

Atelier « Tartare de tomates » prodigué par Christian Etienne (au centre avec les lunettes)

Chaque chef a pu enseigner la recette des différents plats, en suivant chaque étape de création, qui seront au menu de cette deuxième édition de cet évènement culinaire et gastronomique du Grand Avignon. Au menu ? Un tartare de tomates en entrée, un dos de lieu en croute d’herbe ainsi qu’un suprême de volaille en plat principal accompagné d’une purée de potimarron et patate douce et un riz au lait coulis de fraise en dessert.

Les « cantines et cuisines animées » du Bien Bon Gourmand

Une matinée d’enseignement qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse et solidaire et où les chefs ont promulgué un maximum de conseils culinaires aux « apprentis » du jour sans distinction de niveaux en cuisine « on se rend compte que la cuisine est réellement un lieu de solidarité et d’égalité avec une grande ouverture d’esprit et c’est totalement ce qui émane des chefs présents aujourd’hui qui nous ont reçu avec beaucoup de bienveillance et ils ont pris le temps de nous enseigner à chacun en prenant en considération nos qualités culinaires » ajoute Zem-Zem Bizot.

Cet atelier culinaire a été organisé dans le cadre de la semaine « Bien Bon Gourmand » du 16 au 20 septembre 2024 sur le Grand Avignon

Dans le cadre de cette deuxième édition du « Bien Bon Gourmand », le Grand Avignon a insufflé un renforcement sur la partie restauration collective avec le projet « cantines et cuisines animées ». Durant cette semaine du 16 au 20 septembre où les habitants de l’agglomération pourront profiter du programme riche et varié concocté par les chefs à travers différentes animations, plus de 20 lieux de convivialité (centres sociaux, maisons de retraite, restaurants universitaires) participeront également aux festivités en proposant un menu imaginé par Christian Etienne, chef étoilé et Patrice Leroy, responsable technique à l’Ecole Hôtelière d’Avignon.  

Christian Etienne (à gauche), chef étoilé et Patrice Leroy (à droite), responsable technique à l’Ecole Hôtelière d’Avignon.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/104/   1/1