Erudis Formation Campus d’Avignon ouvrira, dès la rentrée de septembre 2024, 3 nouvelles formations dans les secteurs de la bioqualité, du développement commercial et de la nutrition alimentaire. Le début d’un projet à long-terme qui répond à la demande des acteurs économiques du territoire vauclusien.
La structure Erudis qui est à la fois un CFA, un centre de formation et une école continue son expansion sur la région Provence Alpes Cotes-d’Azur. Après avoir finalisé l’installation de deux nouveaux campus à Aix-en-Provence et à Nice/Sophia Antipolis, Erudis Formation proposera dès septembre 2024, 3 nouvelles formations sur son Campus d’Avignon.
Situé en plein cœur d’Agroparc, zone extrêmement dynamique dans le secteur de l’agro-alimentaire et de la technologie, l’Erudis Formation Campus d’Avignon a tenu à proposer de nouvelles offres de formations en bioqualité, en développement commercial et en nutrition alimentaire. Les bénéficiaires de cette structure d’accompagnement pourront donc dès la prochaine rentrée, avoir accès aux 3 formations suivantes :
– Le BTS Bioqualité
– Le Bachelor Responsable du Développement Commercial (RDC)
– Le Bachelor Chargé de Projet en Nutrition et de la prise en charge des Troubles du Comportement Alimentaire
Chaque personne intéressée pourra obtenir plus d’informations en se rendant aux Journées Portes Ouvertes qui se dérouleront sur le Campus d’Avignon le 25 mai et le 5 juillet. Les équipes pédagogiques se tiendront à disposition pour répondre à toutes les questions et donner tous les renseignements sur ces trois voies à venir.
Pendant deux jours, la ville d’Avignon accueille les 18e Assises nationales du centre-ville. Ces rencontres, qui se tiennent mercredi 22 et jeudi 23 mai à l’hôtel de ville ainsi qu’au centre des congrès du palais des papes, sont organisées depuis 2006 par l’association ‘Centre-ville en mouvement‘. Chaque année, des centaines d’élus venus de toute la France, mais aussi des managers de centre-ville, des représentants des chambres consulaires et les principaux acteurs du centre-ville se réunissent lors de cet événement pour échanger lors de tables rondes et d’ateliers sur l’ensemble des sujets ayant trait à l’attractivité des centres-villes. En préambule, ces assises ont débuté par la présentation du 9e baromètre du centre-ville et des commerces en présence de Cécile Helle, maire d’Avignon.
Les 18e assises nationales du centre-ville ont débuté à Avignon, ce mardi 21 mai au soir, avec la présentation du 9e baromètre de l’association Centre-ville en mouvement. On constate avec ce baromètre un attachement aux centres-villes en hausse en 2024 : 64% des français aujourd’hui contre 61% en 2023. Un chiffre qui monte même à 78% pour les communes de 100 000 habitants, mais qui descend à 57% pour les villes de moins de 50 000 habitants. Dans le même temps, ce baromètre initié depuis 2016 en partenariat avec l’Institut CSA, observe une fréquentation en hausse des centres-villes avec 72% des Français qui s’y rendent au moins une 1 fois par semaine en 2024 contre 70% en 2023. Là aussi, il existe notamment des disparités entre les villes de 100 000 habitants (79%) et celles de moins de 50 000 habitants (66%). Ce sont les cadres et les jeunes qui sont plus attachés aux centres-villes. Les habitants des villes inscrites dans le dispositif Cœur de ville sont également plus attachés que le reste de la population.
Persistance d’un certain ‘déclinisme’ Si la part de ceux se rendant moins souvent dans leur centre-ville atteint son point le plus bas depuis 2016, Centre-ville en mouvement rappelle que ce sont le manque d’intérêt, les commerces peu attractifs et le manque de places de stationnement qui expliquent principalement la non-fréquentation des centres-villes. Malgré ces bons indicateurs, le baromètre observe un certain ‘déclinisme’ puisque que 40% des personnes interrogées assurent que le centre-ville qu’ils fréquentent s’est plutôt dégradé durant les 10 dernières années. Un chiffre qui reste stable malgré une meilleure fréquentation générale des centres-villes. Ce déclinisme est plus marqué chez les retraités (49%), les 50-64 ans (45%) et les habitants des communes rurales (51%).
« Le maire et son conseil municipal sont en première ligne de l’attractivité de la ville. »
Cécile Helle, maire d’Avignon
Le maire en première ligne Le 9e baromètre du centre-ville et des commerces fait aussi apparaître que le maire et son conseil municipal sont en première position (63%) pour agir sur la modernisation des centres-villes. Ils devancent les commerçants de proximité (44%), les citoyens (34%), les associations locales (31%) et les entreprises locales (24%). C’est donc prioritairement à eux, que les Français font confiance pour revitaliser les centres-villes. Pour les sondés, cela passe principalement par la dynamisation des commerces (34%), la sécurité des biens et personnes (30%) et le stationnement en centre-ville (28%). « C’est vrai que le maire et son conseil municipal sont en première ligne de l’attractivité de la ville, confirme Cécile Helle, maire d’Avignon, confrontée à une vacances des logements en augmentation.
La cité des papes, qui est à la fois engagée dans le programme Action cœur de ville (ACV) et dans le nouveau programme de revitalisation des zones commerciales, est aussi confrontée aux difficultés que rencontrent de nombreuses enseignes nationales de prêt-à-porter et d’équipements de la maison qui ont mis la clef sous la porte les unes après les autres. Dans les villes moyennes, comme Avignon, « ces fermetures successives de franchises ne sont pas conséquence sur l’offre commerciale » reconnait d’ailleurs Cécile Helle.
« Il faut donner envie de venir en cœur de ville. Il faut proposer une expérience. »
Autre motif d’inquiétude, la prédominance du e-commerce ainsi que la multiplication des offres Airbnb qui entraîne la disparition progressive des commerces traditionnels. « Ces meublés touristiques contribuent à la pénurie de logements et sont aussi en train de ‘transformer l’armature commerciale dans les centres’ avec le changement de population qu’ils engendrent : les magasins de décoration, les fleuristes, les commerces de bouche cèdent progressivement la place à des enseignes de plats à emporter. C’est une vraie alerte », expliquait-elle tout récemment à nos confrères de Localtis, le média de la banque des territoires et de la Caisse des Dépôts. La question environnementale devient aussi un enjeu majeur notamment avec la création d’aménagement ayant pour but de lutter contre les îlots de chaleur.
Présention du 9e baromètre du centre-ville et des commerces à la mairie d’Avignon.
« Je crois beaucoup à la requalification, insiste la maire d’Avignon. Il faut donner envie de venir en cœur de ville. Il faut proposer une expérience. C’est nous qui avons le palais de papes, mais pas que. A nous d’optimiser cette dimension patrimoniale du centre commercial qu’est le centre d’Avignon. L’attractivité passe donc par la requalification, l’accessibilité, la limitation de la place de la voiture, l’animation avec commerçants ou bien encore la transition écologique. »
Le 27 mai 1944, une centaine de bombardiers de l’US Air Force vont larguer près de 350 tonnes de bombes sur la cité des papes. En raison de la présence de plusieurs ponts et d’un nœud ferroviaire pouvant empêcher la retraite des Allemands en prévision du futur débarquement de Provence, la cité des papes ne sait pas encore qu’elle constitue une cible de tout premier ordre pour les Alliés. Après ce premier bombardement, le plus meurtrier qui aura coûté la vie à 525 personnes, Avignon et ses alentours seront ciblés presque une dizaine de fois jusqu’au 25 août, date de la libération de la ville. Retour sur cet événement tragique survenu il y a 80 ans par Grégory Pons, avignonnais spécialiste de l’aviation américaine de cette époque et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet (voir en fin d’article), qui partage des clichés inédits provenant des archives de l’US Air Force et de sa collection. Par ailleurs, d’ici la fin de l’été, nous vous proposerons d’autres photos inédites de la collection de Grégory Pons de plusieurs autres bombardements marquants.
« Les alertes se sont succédées à plusieurs reprises au cours des mois précédents, sans réelle menace pour les Avignonnais qui ne croient pas réellement au fait que leur ville puisse être frappée par un bombardement. Malheureusement en ce samedi 27 mai 1944, la menace est bien réelle et va prendre une majorité de la population au dépourvu. Plusieurs vagues de bombardiers lourds américains de la 15th Air Force basée en Italie vont se succéder avec pour objectifs la gare de triage de Petite Vitesse et les rotondes de la SNCF, le long de la route de Marseille. Nombreux sont les avignonnais qui, depuis leurs fenêtres, observent la vague d’avions ronronnant dans le ciel et qui s’éloigne vers l’ouest. Personne ne sait encore qu’ils vont effectuer un demi-tour pour se mettre dans l’axe de leur objectif pour l’approche finale. De cette manière, les aviateurs américains seront moins exposés aux tirs de la redoutable défense anti-aérienne allemande (la fameuse ‘Flak’) pour filer tout droit vers l’Italie sans avoir à effectuer un virage à 180° les plaçant nécessairement à la merci des tirs ennemis. »
« Avec ses ponts routiers et ferroviaires, la ville d’Avignon offre un objectif de tout premier ordre. »
La gare de Petite Vitesse en Courtine n’est que très peu touchée.(Coll. de l’auteur)Formation de B-17 du 301st Bomb Group. (Coll. de l’auteur)
« Avec ses ponts routiers et ferroviaires, la ville d’Avignon offre un objectif de tout premier ordre car elle constitue le principal nœud ferroviaire et routier du sud de la France, qui doit être impérativement neutralisé. Le but de cette opération est de freiner les forces allemandes lors de leur repli dans les jours qui suivront le débarquement en Provence. L’opération Dragoon est prévue pour le 15 août 1944 mais en attendant, les voies de chemin de fer, gares de marchandises, noeuds de communication et ponts viennent émailler la liste des objectifs pour l’ensemble des unités aériennes alliées basées en Italie, en Sardaigne et en Corse. Une première formation de bombardiers quadrimoteurs B-17 Flying Fortress du 2nd Bomb. Group décolle d’Amendola dans la région de Foggia au sud de l’Italie. Leur trajet va durer près de 5 heures. L’alerte retentit à partir de 10h10 avant que la vague de bombardiers lourds ne déverse ses bombes sur la gare de Petite Vitesse en Courtine. »
En approche par l’est, cette grappe de bombes (en bas de la photo) descend vers les installations ferroviaires du Pontet. Le quartier est sous les bombes, le secteur de Fontcouverte est encore intact. (US NARA)
« La formation évolue à environ 6 000m et l’objectif est visiblement manqué comme le montre un cliché annoté par les analystes du service de renseignements (A-2). Selon leur pointage, sur les 396 bombes larguées, seulement 4 ont touché les rails dans la première zone de 300m autour du point d’impact principal désigné aux navigateurs et opérateurs bombardiers pour effectuer leur visée. La dérive des projectiles a été visiblement mal estimée et vraisemblablement perturbée par le dernier virage de la formation lors de son approche finale. La majorité des bombes frappe la pointe de l’île Piot, la rive droite du Rhône du côté des Angles et la zone agricole au sud des quartiers populaires à proximité de l’élargissement des voies de la gare de triage. Plus d’une cinquantaine de bombes ont même explosé en dehors d’un rayon de 600m par rapport au point central de l’objectif, jusqu’au milieu du Rhône. »
Le complexe des rotondes. Des deux rotondes visibles à droite, une seule sera reconstruite après-guerre.(Coll. de l’auteur)10h50: c’est la gare de triage de Fontcouverte qui est touchée tandis que les Rotondes de la SNCF au niveau de la Route de Marseille sont noyées sous la fumée des explosions. L’objectif a été touché avec beaucoup plus de précision, mais la proximité des logements collectifs entraîne un grand nombre de victimes. (US NARA)
« A la suite de cette première vagues, une autre vague de B-17 en provenance de Lucera (301st Bomb. Group) approche par l’est et largue ses bombes sur des installations dans le secteur du Pontet. Les deux grandes rotondes de la SNCF le long de la route de Marseille ont concentré les largages des premiers appareils et se retrouvent noyées sous un immense voile de fumée. Tout s’est déroulé très vite et du côté des civils, l’horreur et les larmes cèdent la place à la stupéfaction. La liste des tués ne cesse de s’allonger d’heures en heures. Le bilan provisoire est de 350 morts et 500 blessés. Le bilan définitif ira bien au-delà avec 525 morts, environ 800 blessés et près de 650 immeubles rasés, sans compter les milliers de personnes sinistrées qui se retrouvent sans abri. Les forces allemandes ne déplorent quant à elle qu’une trentaine de morts. Un monument érigé à côté de l’église du Sacré-coeur, sur l’avenue Pierre Sémard, rend hommage à la mémoire des victimes des bombardements américains. »
Les obsèques de centaines d’Avignonnais au cimetière Saint-Véran suite au 1er bombardement du 27 mai 1944. Ce raid sera le plus meurtrier. Les Avignonnais auront ensuite retenu la cruelle leçon en ayant appris à craindre ces attaques aériennes. DR
Exposition et commémoration du 80e anniversaire du 1er bombardement d’Avignon Dans le cadre de la commémoration des 80 ans des bombardements d’Avignon, Cécile Helle, maire d’Avignon inaugurera, ce vendredi 24 mai à 18h, le parcours mémoriel ‘Les chemins de la Mémoire’. Accompagnée de Nathalie Gaillardet, adjointe déléguée à Avignon la Républicaine, au devoir de mémoire et aux Anciens Combattants, elle sera présente au monument de commémoration des bombardements situé à l’angle de l’avenue Pierre Semard et celle de la 1re DB. Le 25 mai, c’est le tiers lieu culturel ‘L’éveilleur’ situé 14 impasse Baroni qui accueillera, à 18h, la présentation de l’exposition ‘Avignon meurtrie’ constituée de photographies d’archives et de témoignages recueillis par l’association Bien vivre et Ikigai Prod. Le lendemain, le dimanche 26 mai, les organisateurs proposent un parcours (départ à partir de 17h depuis ‘L’éveilleur’) dans les différents lieux marquants du quartier autour de lecture de textes de Robert Bailly). Visite de l’exposition proposée par la paroisse du Sacré cœur dans l’église. Lundi 27 mai : Journée de commémoration des bombardements avec la visite de l’Eglise du Sacré Cœur 10h30 : Les cloches de l’église sonneront à l’heure exacte des bombardements. 10h30 : Cérémonie au monument des bombardements : présence des écoles du quartier, musique, lectures etc. 11h30 : Pose d’une plaque sur la façade de l’église en mémoire des victimes du Sacré-Coeur
DRDRSource indispensable sur le sujet
Trouvez ci-dessous les différents ouvrages écrit par l’avignonnais Grégory Pons
Le centre AFPA d’Avignon Le-Pontet a inauguré le jeudi 16 mai son nouveau « Village des solutions Afpa Avignon », un nouvel espace foncier et fonctionnel au sein de l’établissement public qui accueillera au quotidien plusieurs partenaires professionnels de l’Afpa afin de mettre en place un meilleur accompagnement du public et des stagiaires. Cette labélisation sur le centre vauclusien est une première pour l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes sur la région PACA.
L’Afpa poursuit sa mission d’accompagnement et de formation ainsi que son ambition de devenir en France l’opérateur de référence de l’inclusion et de la promotion sociale par l’emploi. Ce jeudi 16 mai 2024, le centre Afpa d’Avignon Le-Pontet a célébré la labélisation de son espace en « village des solutions » en présence d’Alain Mahé, directeur régional de l’Afpa Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Pascale Grosvalet, directrice de l’Afpa dans le Vaucluse.
« Le village des solutions » c’est quoi ?
Le « village des solutions » est un nouveau concept que l’on peut définir comme un écosystème dynamique crée pour améliorer la qualité d’accueil et de démarches du public et des stagiaires dans leurs démarches liées à l’emploi et la formation « c’est un grand pas pour nous cette labélisation, l’idée était d’avoir un lieu où réunir les partenaires les plus importants et offrir à nos visiteurs un service en immédiateté sur des problématiques concrètes. Par exemple pour les stagiaires qui ont des problématiques de logement ou de santé, ils pourront venir directement ici et ils trouveront des personnes compétentes qui répondront à leurs questions et qui les prendront en charge instantanément » détaille Pascale Grosvalet.
Créer un écosystème qui favorise l’accès à l’emploi et à la formation, c’était là toute l’ambition de cette labélisation. Pour y parvenir sur le long-terme, le centre Afpa d’Avignon Le-Pontet pourra compter sur l’appui d’une quinzaine de partenaires qui ont répondu favorablement à ce projet et qui seront présents pour mettre en place des permanences ou des résidences. Parmi eux on retrouve notamment France Travail, Orientaction, le Planning familial, le Grand Avignon ou bien encore Initiatives Terres de Vaucluse « ce village des solutions est un socle collectif, tous nos partenaires présents vont permettre via leurs compétences spécifiques de lever les freins sur les problématiques rencontrées par notre public sur la mobilité, le logement, la santé, la parentalité et l’inclusion humaine et numérique, c’est un grande avancée pour le futur » rajoute la directrice de l’agence.
Un projet d’avenir et novateur
Une initiative qui répond parfaitement à l’esprit et aux missions que relèvent au quotidien l’Afpa d’accompagner leurs bénéficiaires dans leur recherche d’emploi ou de formation vers une insertion professionnelle, de leur mettre tous les outils à disposition pour mener à bien leur projet que ce soit un changement de secteur dans leur métier ou bien dans leur volonté de créer leur entreprise.
Les projets professionnels évoluent constamment au fil du temps et ce concept répond à une envie de la part de l’Afpa d’être prêt à répondre aux nouvelles démarches des visiteurs de l’Afpa « ce village des solutions est une volonté de notre part de changer de posture, nous voulons s’ouvrir sur les nouveaux publics et à notre environnement. Accompagner notre public sur leurs projets d’entreprenariats c’est tout nouveau et très important pour le futur de notre territoire, il y a cette volonté de faire de l’information et de l’accompagnement dans cette branche pour s’ouvrir à ces acteurs de demain, ce village est une révolution silencieuse » ajoute Aurélien Gaucherand, directeur national du village des solutions à l’Afpa et qui est l’instigateur de ce concept sur l’ensemble du territoire national.
Aurélien Gaucherand (au centre) directeur national du village des solutions entouré par la directrice de l’Afpa dans le Vaucluse, Pascale Grosvalet et Alain Mahé, directeur régional de l’Afpa PACA
Trois espaces d’accompagnement pour le futur
C’est donc dans cet esprit d’accompagnement et de mise à disposition que l’Afpa a intégré au sein de ce projet « village des solutions » l’aménagement de trois nouveaux espaces de travail qui sont à la disposition des bénéficiaires au quotidien et qui apportent des nouveaux outils d’homogénéisation professionnelle. Il y a tout d’abord un espace atelier qui sera avant tout un lieu d’accueil entrepreneurial dans lequel les nouvelles entreprises qui démarrent leur activité pourront se retrouver et créer des liens et « réseauter ».
Ensuite, l’Afpa a souhaité offrir un espace dédié aux ressources-emploi-insertion-création d’entreprise. Un site qui a été baptisé « Agora » « c’est un lieu dont nous sommes particulièrement fiers et qui est fonctionnel depuis décembre 2022. Nos bénéficiaires pourront avoir de l’information sur des formations ou des démarches de création d’entreprises et on a également intégré des ateliers de mise en situation qui favorisent les échanges et les rencontres entre les professionnels, les stagiaires et l’ensemble de nos bénéficiaires, c’est un lieu qui est 100% esprit Afpa » rajoute fièrement Pascale Grosvalet, directrice de l’Afpa dans le Vaucluse.
Enfin, la dernière aire nouvelle qui rentre dans le projet « village des solutions » est « la place ». Un espace de « co-working » et de « co-learning » d’une centaine de mètres carré inauguré en mars 2022 et qui offre au public visiteur de l’Afpa un cadre et des espaces de travail fonctionnels et modernes avec une salle de réunion flambante neuve à leur disposition et plusieurs bureaux individuels « cet espace comme les deux autres vient parfaitement compléter notre volonté d’offrir un écosystème complet pour le futur de notre public et améliorer nos dispositifs d’accueil et d’accompagnement » conclut Pascale Grosvalet.
70 étudiants en 3e année de licence Administration, économique et sociale (AES) de l’université d’Avignon ont réalisé une étude sur les Quartiers politique de la ville (QPV) de Vaucluse. Ces travaux, intitulés « Derrière les clichés des quartiers prioritaires : Des formes d’attachements construites entre économies informelles et sentiments d’exclusion » viennent d’être présentés ce mardi 7 mai 2024 lors d’une restitution orale au sein de la faculté.
Les élèves de la promotion 2023-2024 de 3e année de la licence AES (Administration, économique et sociale) de l’Université d’Avignon ont effectué lors de leur 6e semestre une large étude autour des Quartiers politique de la ville (QPV) de Vaucluse constituée d’entretiens, d’études ethnographiques et de données quantitatives. Ce travail a été présenté ce mardi 7 mai lors d’une restitution orale menée par les principaux acteurs de cette étude, à savoir les étudiants qui ont présenté l’ensemble de leurs recherches lors d’une conférence à la faculté qui a réuni une centaine de personnes « notre premier travail c’était l’observation et la connaissance. Nous voulions savoir l’histoire de ces lieux populaires, l’histoire de ses habitants, puis nous avons noté lors de nos journées là-bas le déroulement des journées, les habitudes de chacun, les lieux fréquentés, la mémorisation des mots tout en jugeant positivement », annonce en introduction Shaima, une des étudiantes qui a élaboré cette étude.
« Nous voulions savoir l’histoire de ces lieux populaires, l’histoire de ses habitants. »
Shaima, étudiante en licence AES
Au final ce sont plus de 140 entretiens, qui ont été réalisés par les étudiants sur le terrain, dans les zones de Monclar, Champfleury, Saint-Chamand et la Rocade Sud à Avignon, les Amandiers-Eléphants à Carpentras, Générat/Establet à Sorgues ainsi qu’à l’Isle-sur-la-Sorgue. 70 femmes et 70 hommes ont accepté de répondre aux interrogations des étudiants lors de ce travail de fond afin de respecter une parité totale « on était par groupe de 7 ou 8 pour mener nos enquêtes, on s’est réparti les différents quartiers afin d’organiser au mieux nos visites et observations qui nous ont servi à nos notes ethnographiques et on a mis tout en commun lors du dernier mois » explique Elisa, 21 ans, étudiante en 3e année de licence AES.
Le Vaucluse compte 23 quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) situés principalement dans le Grand Avignon et à Carpentras.
L’attachement et l’enracinement aux Quartiers de la ville Ce projet avait pour but de mettre en avant les conditions des habitants de ces quartiers et de leur politisation. Il a été mené en collaboration avec Stéphanie Abrial, Christophe Parnet et Pierre Chiron, chercheurs scientifiques du laboratoire Pacte dans le cadre d’un projet financé par l’Agence Nationale de Recherche. Les deux premiers cités sont intervenus par visioconférence à la fin de la conférence pour appuyer les points principaux soulignés par les jeunes chercheurs avignonnais.
Pour structurer ce travail de ‘fourmi’, qui s’est déroulé sur 4 mois, les 70 étudiants ont choisi de construire leur travail méthodologique autour de trois parties définies après la mise en commun de tous les entretiens réalisés sur le terrain. Le premier axe s’est concentré sur le lien fort qui existe entre les habitants et les quartiers de la ville qui a permis de faire ressortir un profond attachement voir un enracinement ressenti par les résidents mais aussi la solidarité importante qui existe entre eux « nous avons effectué une grille d’entretien à partir de nos observations et des premières interactions que nous avons eu avec les habitants, on a parlé avec les associations, les acteurs sociaux et enfin les habitants, il en est ressorti en premier lieu un sentiment d’attachement au quartier où les individus tissent des liens propres avec leurs environnements et les leurs. Cela peut s’expliquer par une volonté de se réclamer d’un territoire repensé ou identifié négativement dans lequel le chômage prédomine sans possibilité d’issue ou d’échappatoire » constate Lorenzo, un étudiant de la licence.
« On est loin des clichés de violence véhiculés par les médias, il y a un réel élan de solidarité. »
Alexandre
Cette partie de l’étude a permis aux apprentis sociologues de relier ce sentiment à une sensation d’exclusion ou d’abandon qui résulte du regard des autres et des politiques municipales, c’est par ce prisme que l’attachement et le sentiment d’appartenance au quartier se construit selon les résultats de leurs entretiens.
Au fur et à mesure de l’avancée de l’étude, les élèves d’AES d’Avignon ont pu constater que ce sentiment d’appartenance s’accompagnait par une solidarité importante entre chaque individu vivant dans les Quartiers de la Ville. Une donnée importante dans un milieu souvent décrit comme propice aux règlements de comptes et à l’insécurité « on a pu remarquer au cours de nos semaines d’observations que plusieurs évènements comme des barbecues étaient organisés, ouverts à tous, sans distinctions d’âge ou d’origine ethnique. On a pu également noter que plusieurs dispositifs étaient mis en place par les jeunes du quartier pour aider les mères de famille à porter les courses ou les emmener à certains endroits, ce sont des faits caractéristiques selon nous car c’est révélateur de l’ambiance générale et des règles caractéristiques, on est loin des clichés de violence véhiculés par les médias, il y a un réel élan de solidarité » assure Alexandre, un des étudiants ayant participé à l’étude.
Durant la présentation de l’étude à l’université d’Avignon.
Des quartiers biens plus structurés qu’on ne le pensait La portée immersive de l’étude menée par les étudiants au sein des quartiers prioritaires les à mener à s’intéresser de plus près à la vie et à l’organisation socio-économique qui s’est crée et qui perdure au sein de ces zones qualifiées de prioritaires par les politiques publiques « nous avons constatés que les QPV sur le Vaucluse sont bien plus structurées et éparpillées qu’on pouvait l’imaginer, il était donc essentiel pour nous d’établir des notes ethnographiques et d’en faire plusieurs synthèses, ce qui nous a permis à partir de ce travail de récolter des datas. Ainsi, nous avons pu définir précisément des valeurs extrêmes sur la part des jeunes dans la population, le taux de diplômés du supérieur, le taux de chômage et le taux d’abstention, à partir de ces résultats nous avons pu faire des corrélations entre ces caractéristiques » détaille Alexandre.
Le quartier de Monclar détient le record de pauvreté en Vaucluse 75,5% de taux de pauvreté dans le quartier de Monclar avec une population majoritairement jeune à 51,4%, c’est le record sur le département du Vaucluse. Ce sont les chiffres récoltés par les étudiants de la licence AES d’Avignon, ils y ont noté également un taux d’abstention de 43,6%. Deux données mis en évidence et face à face car selon les auteurs de l’étude on peut noter une corrélation entre les difficultés économiques de la jeunesse des quartiers et la non-participation à la vie politique nationale. Le travail de fond effectué à permis de définir précisément le revenu médian au sein de ces 8 QPV vauclusiens, il s’élève à 950€ par mois, ce qui veut dire que sur un quartier de 10 000 habitants, c’est à partir de la 5 000e personne que cette dernière gagnera 950€ par mois dans ce quartier.
Beaucoup de clichés à déconstruire Cette étude a également permis de définir que c’est au sein du QPV de Champfleury, zone voisine de Monclar que le taux de chômage est le plus faible sur l’ensemble des quartiers concernés du département avec 18% de la population qui est sans-emploi et un taux de diplômés dans le supérieur au-dessus de la moyenne « la précision des chiffres et de ces études ethnographiques était fondamentale pour établir nos hypothèses et constats. Par exemple, on s’est aperçu suite à nos entretiens que le taux de population immigré le plus bas sur notre département était à l’Isle-sur-la-Sorgues avec 30% de population immigré et un taux de pauvreté qui était également le plus bas avec 51,4%, on a donc établi une corrélation entre le fait d’être immigré et le fait d’avoir des difficultés économiques ».
« Nous avons été confronté à la réalité des choses. »
Elisa
Au-delà des données, des chiffres et des constats, hypothèses ou corrélations tirées de leur travail, cette étude a surtout permis aux jeunes étudiants de la cité papale de découvrir un peu mieux leur territoire et de comprendre comment se passer la vie des habitants de ces zones prioritaires et comment ils faisaient face à leurs problématiques du quotidien « Cette étude nous a énormément nourri car nous avons été confronté à la réalité des choses. Cela nous a permis de nous apercevoir que, déjà, on prend conscience de l’écart des inégalités socio-économiques qui touchent ces zones prioritaires. Ensuite, on se rend compte que beaucoup de clichés sont complètement à déconstruire. Qu’ils sont faux, parce qu’en fait, ils sont beaucoup plus complexes et organisés que les idées qu’on laisse entendre. C’est fou comme la relation de confiance entre nous, chercheurs-étudiants, et les gens que nous avons interrogé s’est renforcé progressivement, dès qu’on s’intéresse un peu à eux et qu’on apprend à les connaitre, toutes les idées reçues se déconstruisent » conclut Elisa.
Théâtre de L’Oulle un soir de première à Avignon. Il fait bon et doux. Nous sommes accueillis par Laurent Rochut, le maître des lieux, directeur de la Factory et Denis Sublet, le très dynamique et souriant attaché de presse. Il a pressé tous les journalistes de venir ce soir et fait carton plein.Nous allons assister à une représentation de ‘Elle ne m’a rien dit’, à propos de l’histoire vraie de Ahlam et Hager Sehili.
Séphora Haymann interprétant Hager Sehili et sa soeur Ahlam jouée par Lisa HoursDR MMH
Sur la scène figurent un modeste appartement aux parois tendues d’un tissu transparent et devant celui-ci, un fauteuil roulant. Deux petites filles, la cadette Ahlam dans les bras de l’ainée, Hager, se racontent des histoires et se plaisent à imaginer leur avenir à apprendre tout du monde. Le temps passe. Même si Ahlam n’a jamais pu marcher, elle est désormais une jeune femme indépendante et heureuse qui exerce le métier de contrôleuse de gestion à Strasbourg.
Elle va rencontrer, par l’entremise d’une lointaine amie, un jeune homme ingénieur en informatique, qui vient d’un petit village du Maghreb. Il lui fait assidument la cour. Seul hic, il est en situation irrégulière et leur amour, s’il devient officiel, pourrait bien les sauver d’une séparation devenue désormais inenvisageable. Bientôt Ahlam met au monde leur petit garçon.
En réalité ? Ahlam Sehili mourra samedi 17 avril 2010 à 14h52 sous les coups de son conjoint avant que celui-ci ne se défenestre, laissant leur nouveau-né au creux de leur lit. Lorsque les amis et les voisins rentreront dans l’appartement, c’est dans un champ de bataille maculé de sang qu’ils trouvent le corps torturé et sans vie d’Ahlam.
Avant cela ? La personnalité hors norme d’une femme Hager Sehili, la grande sœur d’Ahlam, qui fait trembler ciel et terre afin qu’aucune femme, jamais, ne meurt plus sous la torture et la violence des coups de son conjoint.
Faute lourde Mais le sujet principal de la pièce est peut-être ailleurs : dans le traitement humain, psychologique et administratif de ces affaires par la Justice et la Police. Car, depuis la mort de sa petite sœur, Hager milite pour la prise en compte de ces femmes abimées par les brimades à répétitions qui n’arrivent pas à se sauver d’une mort trop souvent programmée. Elle veut que, comme en Espagne, les conjoints violents soient immédiatement frappés par une ordonnance de protection et une interdiction judiciaire d’entrer en contact, seule véritable solution pour rester en vie, ce que confirment très clairement les statistiques hispaniques.
L’enquête Après l’effroi et la sidération, -car Ahlam n’a jamais rien dit de ce qu’elle vivait à sa grande sœur-, Hager a enquêté sur la mort de sa cadette et est tombée sur l’inconcevable : la veille de sa mort, sa sœur s’était rendue au commissariat pour demander une ordonnance d’éloignement de son conjoint de son domicile mais le policier de service n’a pas répondu à sa requête et n’a pas pris en compte sa plainte.
Corine Juresco interprétant la mère de Ahlam et sa fille jouée par Lissa Hours DR MMH
Défaut de Justice «Également Hager Sehili est la seule femme, à ce jour, à avoir fait condamner l’Etat pour ‘Dysfonctionnement du service public de la Justice’ et pour ‘faute lourde’. Le jugement a été rendu 11 ans après les faits. C’était le 17 mars 2021 mais ça ne se sait toujours pas,» souligne Hakim Djaziri. (Ndlr : En France, les femmes victimes de violence peuvent s’adresser au numéro d’urgence 3919 et au bureau des Vif (Violences intrafamiliales) dont une cellule existe à la gendarmerie intramuros d’Avignon. Des partenariats existent également avec des bailleurs sociaux tels que Grand Delta Habitat pour des relogements d’urgence en meublés.)
Comment tout a commencé ? Par une rencontre. Hager Sehili a conté la tragique histoire de sa sœur à Hakim Djaziri, l’auteur de cette pièce lui-même algérien et kabyle. Il explique que dans sa culture la femme tient une place centrale et respectée. Il écrira cette pièce après avoir entendu et enregistré Hager Sehili plus de 20 heures. Pourquoi ? « Pour toutes celles qui subissent et ne parlent pas. Pour qu’il y ait mobilisation urgence et vitale,» martèle l’auteur, metteur en scène et comédien.
Des pistes ? «Ma cible principale ? Ce sont les jeunes, reprend Hakim Djaziri. Ils sont les bâtisseurs de la société. Mon rôle ? Informer, prévenir, faire en sorte que les collégiens et lycéens puissent changer leur façon de percevoir l’autre parce que nous sommes sur le principe d’inégalité, comme le harcèlement à l’école. On introduit cette question : Qu’est-ce qu’un monde juste, un monde égalitaire ? On veut être impactant en travaillant ainsi en Zone Rep (Réseau d’éducation prioritaire), nous avons pu vraiment changer le regard de ces jeunes avec lesquels nous avons travaillé toute l’année, au gré de plus de 25 ateliers. Lorsque nous sommes revenus un an après, ils avaient mis en place ‘La semaine de la douceur’.»
Séphora Haymann, dans le rôle de Hager Sehili et Antoine Formica interprétant le juge des tutelles DR MMH
Le constat, les chiffres ? «En France, tous les 2,5 jours une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ex, précise Hakin Djaziri. Ce qui n’est pas comptabilisé ? Les femmes qui meurent poussées au suicide et celles qui décèdent sous les coups d’un proche, autre que son conjoint. Nous sommes confrontés à une situation dramatique depuis 30 ans, depuis qu’on compte les mortes. Elles sont entre 120 et 150 par an et cela est la funeste conséquence du manque d’égalité homme femme. Près de 200 000 agressions par an toutes confondues sont ainsi comptabilisées : violences administratives, financières, psychologiques, conjugales…»
Mon avis ? Cette pièce est un bijou d’écriture. La chorégraphie, la gestuelle de la danse en fauteuil roulant, la musique, la mise en scène et la mise en lumière s’imbriquent comme dans un puzzle avec tant d’harmonie, de poésie, oui, oui, vous avez bien lu, que l’on perçoit à peine, ce mouvement d’horlogerie suisse qui en fait une pièce maîtrisée, rythmée, foisonnante. La tension s’installe, monte, s’affaiblit, reprend comme les soubresauts de la vie. Les comédiens jouent avec talent, humilité, s’effaçant devant une réalité crédible, tous offrant une grande justesse. Parce qu’elle est profonde et de grande qualité, cette pièce connaîtra assurément un vif succès.
Grâce à eux ‘Elle ne m’a rien dit’. C’est la première phrase qu’a prononcé Hager Sehili lorsqu’elle a rencontré Hakim Djaziri. D’après une histoire vraie de Hager et Ahlam Sehili. Texte et mise en scène de Hakim Djaziri. Assistante mise en scène Marie Collucci. Les comédiens : Séphora Haymann, Lisa Hours, Corinne Juresco, Antoine Formica et Hakim Djaziri. Chorégraphie de Cathy Pollini, scénographie de Ghil Meynard, Création lumière de Lila Meynard, Création sonore de Mehdi Bourayou et costumes d’Aurore Lanne.
Les infos pratiques ‘Elle ne m’a rien dit’. Du 29 juin au 21 juillet 2024. Du Lundi au dimanche inclus à 22h30. A la Factory-Théâtre de l’Oulle. 19, Place Crillon. Relâche les mardis. A partir de 13 ans. Durée du spectacle 1h30. De 15 à 22€. Production Le point Zéro. Réservation 09 74 74 64 90 www.la-factory.org et www.theatredeloulle.com
De gauche à droite, Hakim Djaziri interprétant le conjoint violent, Lisa Hours pour Ahlam Sehili, Séphora Haymann pour Hager Sehili, Corinne Juresco dans le rôle de Fatimi la mère, la directrice de la sûreté du Bas-Rhin et la doyenne des juges d’instruction et Antoine Formicadans les rôles de l’adolescent, le policier, Stéphane, Gilles, le juge des tutelles, le maire et le greffier. DR MMH
Après une première vague de billets proposés il y a 15 jours, de nouvelles places sont à nouveau disponibles à la réservation pour le concert gratuit de Bob Sinclar prévu prochainement sur les allées de l’Oulle à Avignon.
A l’occasion du passage du Relais de la flamme olympique en Vaucluse le mercredi 19 juin, le Département de Vaucluse et la Ville d’Avignon offriront un concert gratuit en clôture de la journée. De 21h30 à 23h30, l’artiste international Bob Sinclar proposera un DJ set au Carré d’honneur situé entre les remparts et le Rhône. Les 10 000 places disponibles sont obligatoirement à réserver sur l’application Shotgun. Après une première vague de distribution des places, une nouvelle ouverture de la billetterie est programmée.
Les Vauclusiens (de plus de 12 ans) pourront obtenir une ou deux places gratuites, en se connectant à l’application Shotgun. Très facile à télécharger et d’utilisation, il suffira de s’y connecter à la bonne heure et le jour J. Ensuite, il faudra sélectionner l’événement et le nombre de places pour télécharger son ou ses billets sous la forme d’un QR code enregistré dans l’application. Attention, il sera indispensable pour rentrer dans la zone du concert. Ces nouvelles places seront disponibles à partir du dimanche 19 mai à 10h (lire également ci-dessous pour les détails pratiques).
Il restera une dernière possibilité de se procurer des places pour le concert lors d’une ultime ouverture de la billetterie dont la date sera communiquée quelques jours avant.
Ainsi, l’avignonnais KP1, qui figurait déjà sur le podium de l’année précédente (3e), se classe en 83e position de ce classement destiné à établir les contours « de l’innovation made in France pour mieux en sentir les lignes de force, les secteurs et entreprises championnes de la R&D, de la créativité technologique ou servicielle. » Le spécialiste français de la préfabrication et la poutrelle en béton précontraint, qui a inauguré l’an dernier son nouveau siège social dans le quartier de Saint-Chamand, apparaît en 5e position au niveau régional. L’entreprise, qui a vu le jour il y a plus de 60 ans à Pujaut, consacre entre 2% et 3% de son chiffre d’affaires annuel à la R&D (Recherche et développement).
Particulièrement mobilisée pour décarboner sa production, KP1, dirigé depuis 2021 par Vincent Linchet, a notamment déposé près d’une centaine de brevets dans les domaines de la résistance mécanique, de la conformité aux réglementations sismiques et thermiques, des grandes portées… En 2022, la société, qui regroupe 1 700 collaborateurs répartis dans une quarantaine de sites en France a réalisé un chiffre d’affaires de 330M€.
Dans ce classement national dominé par l’éditeur de logiciel Lex persona basé dans l’Yonne, la seconde entreprise vauclusienne à apparaître est Eurenco (99e position nationale et 7e position régonale). Implantée à Sorgues, elle a, elle-aussi, inauguré son siège social l’an dernier après l’avoir transféré dans le département depuis Massy en région parisienne. Leader européen des poudres et explosifs, le groupe dirigé par Thierry Francou est spécialisé dans la fabrication d’explosifs et d’additifs pour carburants destinés aux marchés civils et de la défense. La société intervient notamment dans la production des obus destinés aux canons Caesar qui s’illustrent actuellement aux mains des artilleurs ukrainiens dans le conflit avec la Russie.
Le groupe, qui recrute activement, s’est également associé à la CCI de Vaucluse afin d’ouvrir depuis novembre dernier une formation pyrotechnie sur le campus consulaire d’Avignon. Installée aussi à Bergerac, en Belgique et en Suède, Eurenco emploie plus de 1 200 personnes pour un chiffre d’affaires en hausse de +30% en 2022 et espère atteindre 600M€ d’ici 2025.
Enfin, c’est l’entreprise avignonnaise Berto, leader français de la location de véhicules industriels avec conducteurs, qui clôture cet excellent millésime 2024 pour l’innovation en Vaucluse. Le groupe implanté dans la zone de Courtine est classé 165e au niveau national (9e en Paca) du palmarès Les Echos.
Aujourd’hui dirigé par Adrien Berto, qui a repris les rênes de l’entreprise familiale en devenant président du directoire de Berto depuis l’automne dernier, la société créée en 1963 vient de célébrer son 60e anniversaire. Le nouveau dirigeant, qui représente la 3e génération de la famille, a d’ailleurs été aussi désigné lauréat 2023 du prestigieux classement ‘Choiseul Sud’ de l’Institut Choiseul distinguant « les jeunes leaders économiques qui contribuent activement au dynamisme et à l’attractivité de la région sud de la France ».
Berto compte 5 100 collaborateurs, dont 4 100 conducteurs, et dispose de 15 000 véhicules proposé dans 82 implantations à travers le monde. L’entreprise avignonnaise devrait réaliser un chiffre d’affaires prévisionnel 2023 de l’ordre de 510M€.
Elle ne m’a rien dit, d’après l’histoire vraie de Hager et Ahlam Sehili
Strasbourg, quartier Hautepierre. Samedi 17 avril 2010 à 14h52. La jeune Ahlam Sehili meurt assassinée sous les coups de son conjoint. Puis, il se défenestra après avoir commis son acte. Scène terrible… Pourtant, le drame aurait pu être évité, car la veille de cette tragédie meurtrière, Ahlam s’était rendue au Commissariat dans le but de porter plainte pour les violences conjugales qu’elle subissait et les menaces de mort qui pesaient sur elle depuis des mois.
Au-delà d’un féminicide, Elle ne m’a rien dit est l’histoire d’un amour inconditionnel entre deux sœurs
En effet, ce spectacle est né de la rencontre entre Hager Sehili la sœur d’Ahlam et Hakim Djaziri, auteur et metteur en scène de la pièce. Car, au-delà d’être la sœur d’une victime, elle est aussi la première (et seule) personne en France à ce jour à avoir fait condamner l’État pour « dysfonctionnement du service public de la justice » et pour « faute lourde » pour faire suite au meurtre de sa cadette. Ce spectacle, c’est aussi l’histoire d’un combat qui a duré onze ans avant cette décision juridique historique.
Ce spectacle sera joué du 29 juin au 21 juillet 2024 à 22h30 à La Factory/Théâtre de l’Oulle.
Samedi 18 mai. 20h. 15 et 20€. La Factory/Théâtre de l’Oulle. Rue de la Plaisance. 09 74 74 64 90 / lafactory.booking@gmail.com