11 janvier 2026 |

Ecrit par le 11 janvier 2026

‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Avec la sortie du long métrage ‘Chien et Chat à l’affiche des cinémas depuis une semaine, focus sur le studio La Station Animation, spécialisé dans la fabrication et la création de films d’animation pour la télévision et le cinéma est installé à Avignon depuis plus de trois ans. À l’origine de ce projet, Michel Cortey, fondateur et directeur de production a réussi le pari d’implanter un véritable écosystème dans le domaine de l’animation au sein du Vaucluse.

Mercredi 14 février est sorti le dernier film de Reem Kherici ‘Chien et Chat’ avec Franck Dubosc et Philippe Lacheau. Une comédie qui mêle images réalistes et animation 3D. Ce projet colossal qui est distribué à plus de 500 copies dans tous les cinémas de France n’aurait pu voir le jour sans le travail du studio La Station Animation à Avignon. La société de production a eu la lourde tâche de créer et de rendre vivants les animaux du film, qui tiennent une place prépondérante dans l’intrigue de ce long métrage.

Un studio qui crée et qui produit
Si La station animation s’est si bien imposée dans le paysage du cinéma français, c’est aussi grâce à sa double voir triple casquette : producteur délégué, fabriquant et parfois seulement prestataire. Contrairement à certains de leurs concurrents qui se contentent d’assurer le simple travail d’animation sur un projet externe, le studio vauclusien produit des séries et des longs métrages en démarchant les réalisateurs, scénaristes, écrivains qui sont les fers de lance des projets télévisuels.

Mêlant véritables images et animation 3D, la comédie ‘Chien et chat’ a été distribuée à plus de 500 copies dans les cinémas de France. ©DR

La société a été conçue pour pouvoir assurer toute la chaine de conception d’un film ou d’une série d’animation comme le souligne Michel Cortey, le directeur de production du studio à Avignon « nos capacités de production nous permettent de nous engager et de développer aussi bien la partie créative que sur la chaine de production en 3D et de plus en plus en 2D (…) nous avons un droit de regard sur tout en tant que producteur délégué et parfois exécutif ».

Un modèle économique basé sur la production
Selon Bpifrance, aujourd’hui en France, le secteur de l’industrie culturelle et créative (ICC) génère 110 milliards d’euros. La Station animation y participe à travers son modèle économique fondé en globalité sur la production des projets montés. Depuis son commencement, le studio cherche à être au cœur du système, à monter des plans de financements pour dégager la somme correspondant au coût d’un film ou d’une série « une série en moyenne c’est entre 5 et 8M€ pour un format de 52 épisodes de 11 ou 13 minutes, un film en France c’est entre 15 et 20M€ » précise Michel Cortey.

Un modèle qui permet au studio de production d’assurer un chiffre d’affaires de 5M€ par an. Pour mener à bien ces projets de production, il n’est pas rare que le studio demande la participation des Régions, des chaines télé ou le Centre national du cinéma et de l’image animé.
Comme pour Sahara, un film animé produit et travaillé par la Station animation qui a rencontré un succès important avec plus d’un million d’entrées en 2017, le studio est aussi producteur sur le film de Reem Kherici. Michel Cortey et l’ensemble de la direction du studio seront donc particulièrement attentifs au succès de cette nouvelle sortie.  

Le long métrage d’animation Sahara est sorti en 2017. ©DR

« C’est un film produit par Gaumont et Mandarin Production avec comme partenaires TF1 et Netflix. Le travail d’animation nous a pris deux ans, on produit ce projet donc on a intéressement financier, si on fait 1,5 millions d’entrées voir 2 millions, ça serait fantastique » explique Michel Cortey. « C’est ambitieux mais on croit énormément en ce film, il sort pendant les vacances scolaires donc on croise les doigts. L’objectif c’est d’avoir « Un chien et Chat 2 » qui nous assurerait du travail pour les prochaines années. » conclut-il.

La Station Animation et le sud, une histoire de 15 ans
La naissance de ce studio d’animation dont la mission première est de faire et concevoir des films et des séries d’animation pour la télévision (France TV, Canal +, M6…) s’est faite à Paris il y a un peu plus de vingt ans « on a commencé par des pubs, des jingles pour la télé, on s’est fait connaitre comme ça » se souvient Michel Cortey. Le siège social se trouve d’ailleurs toujours dans la capitale, Michel et toute son équipe sont en contacts permanents et mènent les projets conjointement avec ce studio consœur. Puis ce passionné du 7e art est venu installer le premier studio animation dans le sud « Je suis venu rapidement m’installer à Saint Rémy de Provence avec la volonté de créer un deuxième studio ici en Région Paca car il y avait énormément d’étudiants qui se formaient dans des écoles du territoire ».

La présence de l’école d’animation Supinfocom devenu aujourd’hui l’école Mopa a finalement poussé la Station animation à s’implanter à Arles pendant 10 ans avant que le producteur-associé de la société ne souhaite changer de cap « j’ai senti que l’énergie et la volonté de se développer serait plutôt à Avignon avec l’idée de redynamiser notre projet dans ce territoire de culture » affirme-t-il.

Inspecteur Croquette © La Station Animation

La Station animation, véritable dynamiseur du tissu local
Si la décision de s’implanter dans la cité papale a été prise par Michel Cortey, elle est surtout née d’une rencontre entre le directeur de production et l’ex-chef de projet digital et économie créative de l’agence de développement Vaucluse Provence Attractivité, Loïc Etienne.
Une rencontre qui comme un clin d’œil du destin se fait au festival d’Annecy « il était dans le même état d’esprit que nous, c’est-à-dire développer le potentiel numérique et culturel du Vaucluse. On voulait créer un véritable écosystème autour du tissu local ». 

Plus qu’un soutien, Loïc Etienne accompagnera le studio Station animation dans toutes les démarches jusqu’au choix des locaux. Installé dans des locaux de 150 mètres carré au cœur du centre-ville, la société dispose de tous les aménagements pour accueillir la quinzaine de modeleurs, ‘textureurs’ et quelques ‘setupeurs’ qui travaillent au quotidien pour le studio.

Partie de Campagne © La Station Animation

Des employés qui sont en majorité issus de l’Ecole des nouvelles images créé par Julien Deparis en 2017, situé avenue des sources à Avignon. Guidé par le désir de s’ancrer toujours plus sur et pour le territoire, le studio a noué un partenariat avec l’établissement vauclusien pour accueillir des élèves que ce soit pour des stages comme pour des contrats en sortie d’école « notre idée est clairement de favoriser le dynamisme et le savoir-faire du territoire vauclusien. L’école des nouvelles images est une des meilleures écoles du monde qui a permis l’émergence de très bons réalisateurs et animateurs d’image, tout le monde est gagnant ». 

Comme d’autres camarades à lui, Pierre Étienne Mazet, récemment diplômé de l’école des nouvelles images en tant que modeleur 3D, a pu signer un contrat de 6 mois avec la station animation pour travailler sur le prochain projet de série commandé par TF1. Une véritable chance pour ce jeune d’apprendre et de poursuivre sa formation dans un studio reconnu et près de chez lui.

« Nous avons l’espoir que l’humain reste prépondérant à nos métiers ».

Le Petit Nicolas © La Station Animation

L’avenir entre agrandissement et virage numérique
Si l’actualité la plus importante dans l’immédiat reste la sortie de « Chien et Chat » pour le studio, « station animation » pense à poursuivre son développement, notamment avec la prolifération de projets qui arrive.
Pour y faire face, Michel Cortey pense à déménager pour accueillir des équipes plus importantes et accélérer le rythme de travail « l’idée ça serait de trouver de nouveaux locaux d’ici deux ans, toujours à Avignon pour passer d’un accueil maximal de 30 employés à 50 ».

Face à l’avènement et la démocratisation de l’intelligence artificielle dans le secteur du numérique, le directeur de la production de la société reste attentif « nous avons eu déjà plusieurs réunions sur ce sujet, on sait que certaines tâches d’automatisation vont disparaitre mais nous avons l’espoir que l’humain reste prépondérant à nos métiers ».

Griott & Mungo © La Station Animation

‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

LaScierie, un Tiers-lieu axé sur la culture, l’écologie et l’économie sociale et solidaire.

Ancienne Scierie historique d’Avignon, LaScierie est un tiers-lieu axé sur la culture, l’écologie et l’économie sociale et solidaire. Pensée comme un lieu de vie, LaScierie propose une programmation artistique (théâtre, danse, musique, multimédia, arts visuels…), des événements réguliers autour de l’écologie et de l’économie sociale et solidaire, des espaces partagés, des temps de pratiques et d’apprentissages réguliers, de pairs à pairs et auprès de différents publics. 

 Première soirée de l’année sous le signe du partage et du partenariat

La soirée de ce vendredi 23 février est conçue comme une déambulation qui offrira l’occasion de découvrir des acteurs locaux, des associations, des commerces qui œuvrent sur Avignon et alentours et qui privilégient la création, la dégustation de mots… de sons et de mets.

La soirée débute dès 18h sous le signe du mot et du verbe avec plusieurs associations invitées

Avant de débuter le concert du soir, LaScierie vous invite à flâner dans sa librairie éphémère. Cette soirée est placée sous le signe du mot et du verbe ! Retrouvez sur les stands des associations invitées : une sélection de livres, de poèmes, de productions microéditées, d’œuvres sérigraphiées à la vente… N’oubliez pas de vous munir de monnaie et de quoi emporter vos emplettes !

Un moment convivial à déguster avec modération 

Pour accompagner ce moment, la brasserie avignonnaise La Comédienne sera au bar et vous proposera une dégustation de bières 100% bio ! Venez faire danser votre palais à la buvette associative de LaScierie qui vous proposera comme à son habitude à boire et à manger bio.

Turboformat, un espace de création à découvrir

Avec un atelier de sérigraphie, un atelier de peinture, une galerie et une boutique qui promeut l’art sous toutes ses formes et qui oeuvre pour le soutien à la création artistique et à l’émergence des nouvelles expressions.

La poésie dans la Cité toute l’année

La Maison de la Poésie/Figuier pourpre est  une association qui se consacre à la diffusion et la promotion de la poésie à Avignon sous toutes ses formes : poésie, slam, chanson francophone, littérature…

Une librairie avignonnaise

La Mémoire du Monde une librairie généraliste indépendante orientée littérature, poésie et sciences humaines, mêlant la littérature à l’art.

Le Secours Populaire, bénéficiaire de cette soirée

Le Secours Populaire est une association reconnue d’utilité publique qui, jour après jour, agit pour un monde plus juste et plus solidaire, en permettant à chacun de s’émanciper et trouver sa place de citoyen, là où il vit, travaille ou étudie. Chaque achat représente un don pour l’association.

Des illustrations de l’artiste  Ben Clark

L’artiste Ben Clark, un illustrateur fraîchement installé à Avignon, fait des dessins sur la vie, l’amour et les fruits. Il en a fait des livres comme Never Forever.

L’association événementielle Culotte Portée 

L’association Culotte Portée par Spoon et Alix Loca – deux têtes et quatre jambes – a pour but d’organiser différents événements artistiques sur Avignon. Pour cette librairie éphémère, Culotte vous présentera un livre illustré co-réalisé par les artistes Yannu’ et Spoon, ainsi qu’une sélection d’illustrations poétiques et de collages à l’humour noir et absurde.

Le concert du soir : un co-plateau avec le célèbre auteur-compositeur interprète d’Avignon  David Lafore et le groupe marseillais 1Vers2Trop

David Lafore excelle dans des mélodies simples, des paroles limpides pour traiter de thèmes complexes. Ici nous serons dans une version Boum Boum avec le batteur Gildas Etevenard. Une soirée placée cependant sous le signe de la poésie, des bons mots et de l’humour. Au programme, de la batterie, de la guitare et des voix… qui vous marqueront !

Vendredi 23 février. De 18h à 1h. Entrée libre de 18h à 20h30. Concert. 20h30. 5 à 12€. La Scierie.15 boulevard du quai Saint Lazare . Avignon. 04 84 51 09 11. equipe@lascierie.coop


‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Déjà hôte des 1ère et 2ème cessions, l’Atelier florentin accueillera ce samedi 24 février, la 3ème cession du festival de la chanson française organisé par planète bleue. Une nouvelle étape cruciale pour tous les candidats à l’approche des demi-finales en avril et la finale qui aura lieu le 1er juin 2024 à la chapelle des Italiens.

Le Festival de la chanson française se poursuit. L’évènement parrainé par la Région Sud et de nombreuses personnalités comme Pierre Souchon, Alice Dona ou Fabienne Thibeault va vivre ce samedi 24 février sa 3ème cession qui se déroulera comme les deux premières au théâtre Atelier Florentin.

12 artistes, compositeurs et interprètes de la région se feront face avec des chansons de leur répertoire, en solo, en duo ou en trio pour accéder à la demi-finale qui se déroulera le 27 avril prochain au Clos Folard à Morières-lès-Avignon. La finale aura lieu le samedi 1er juin 2024 à la chapelle des Italiens, à Avignon. Elle sera parrainée par une artiste de renommée dont on ne connait pas encore l’identité… Surprise donc.   

Pour les lauréats, plusieurs prix seront attribués. Parmi eux, le « Talent d’or », le « Prix coup de cœur », le prix de la « chanson originale » et le « Prix du public. » Ces prix seront accompagnés d’une semaine de programmation pour le prochain festival d’Avignon ainsi qu’un enregistrement au studio professionnel La Mansarde.

Par ailleurs, des membres de ce studio seront membres du jury lors de la finale, parmi eux certains chanteurs et compositeurs du territoire comme Léo Merle et Michèle Rodier. Les lauréats bénéficieront également d’un véritable accompagnement et d’une résidence artistique. 

Infos pratiques : Vous souhaitez vous inscrire pour le prochain festival ?
Les formalités pour l’inscription :
-Le formulaire d’inscription rempli
-Un lien d’écoute comprenant 2 titres minimum.
-Une biographie artistique
-Une fiche technique

-Mail : planetebleue84@orange.fr
-Tel/0620256229

3ème cession Festival de la chanson française. Théâtre atelier Florentin. Samedi 24 février. 17h30. 28 rue Guillaume Puy. Avignon. Tarif public : 10€.


‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Au siège de la Banque de France (BDF), sur le site d’Agroparc à Avignon, la Commission de Surendettement s’est réunie ce mardi 20 février après-midi, en présence de Christine Gord, directrice départementale de la BDF, de Michel Laffitte, directeur départemental des Finances Publiques et de Sébastien Maggi, Secrétaire général adjoint de la Préfecture de Vaucluse et de représentants d’associations.

1004 dossiers de surendettement ont été déposés l’an dernier (+18%), une tendance supérieure à celle de la Région Sud (+3%) et à celle de la France (+8%). Toutefois, modère Christine Gord : « Le niveau des dépôts reste inférieur de 21% à celui de 2019 (1264 dossiers), année de référence de la pandémie et le taux de dossier pour 100 000 habitants est plus faible dans le Vaucluse (217 dossiers) que pour la Région Sud (227) et l’Hexagone (226). »

En tout, cet endettement représente la somme de 32,8M€. Une répartition qui se partage entre 44% de dettes à la consommation (35% en 2022), 24% de dettes immobilières (contre 27%) et 32% de dettes de charges courants (contre 38%). Mais « 10 millions de dettes ont été effacés, partiellement ou totalement », ajoute Christine Gord, soit 27,4% du montant total (25,8% en PACA, 24,9% en France), donc 3/4 environ ont été remboursés. Et elle précise : « Il faut redonner une seconde chance aux personnes qui ont de bas revenus, d’ailleurs la Banque de France a mis en place des services d’inclusion financière pour informer, orienter, aider, et accompagner les personnes qui sont les plus démunies. Ils sont composés des secteurs bancaire, associatif et institutionnel pour capter les préoccupations des ménages endettés et leur tendre la main. »

Le Vaucluse, 5e département français le plus pauvre

Dans une enquête de la Banque de France citée mardi, il ressort que le Vaucluse compte 561 953 habitants, que le montant médian de revenus est de 20 640€ par an (22 070€ dans la Région Sud et 22 400 en France), le taux de chômage le plus élevé : 9,3% (7,8% en PACA et 6,9% seulement en France) et le salaire horaire moyen en euro de 14,45 chez nous, 15,74€ dans la Région et 16,40€ dans l’hexagone.

Autre tendance de ce surendettement, il concerne 80% des personnes âgées de 25 à 64 ans, majoritairement des femmes (56%) et 21% des familles monoparentales dont la maman se débat pour élever seule ses enfants.

Un autre chiffre fait froid dans le dos : 19,5% des Vauclusiens vivent SOUS le seuil de pauvreté. Réalité qui fait réagir Sébastien Maggi : « Le Vaucluse est bel et bien le 5e département le plus pauvre de France, et Avignon cumule 33% de la pauvreté de tout le département. Malgré le festival, le Luberon, les magnifiques vignobles des Côtes du Rhône, il faut savoir que 2 nouveaux quartiers d’Avignon sont désormais éligibles comme prioritaires dans la politique de la ville, le Pont-des-deux-Eaux et les Broquetons-Sainte-Catherine à Montfavet. L’inflation aggrave la situation pour ceux qui avaient du mal à joindre les deux bouts. Ils doivent choisir entre payer leur loyer ou remplir leur caddie, aller chez le médecin ou se chauffer. Ils enchaînent des crédits pour rembourser leurs dettes ou survivre, c’est une course sans fin. »

Et le Secrétaire général adjoint de la Préfecture ajoute : « Une échéance peut peser de tout son poids sur des locataires de HLM comme sur des petits retraités victimes du coût de la vie, de l’explosion du prix de l’énergie, de l’alimentation. Certains ressentent un sentiment de honte quand les dettes s’accumulent et l’huissier frappe à la porte toutes les semaines. Et il faut savoir que la Commission de surendettement a un œil averti et bienveillant pour sortir les ménages et les familles monoparentales de ce carcan, pour qu’ils retrouvent des marges de manœuvre et un reste à vivre correct. Elle aide ceux qui sont empêtrés dans ces problèmes pour qu’ils paient leurs dettes et retrouvent une vie normale, sans souci du lendemain. D’ailleurs, 1/3 des dettes est apuré. »

Christine Gord, la Directrice départementale de la Banque de France a conclu en annonçant nombre d’actions prévues cette année : ateliers pour former les 231 assistantes sociales de Vaucluse, organiser des réunions avec les juges, participer à la Semaine de l’Education Financière sur les arnaques, organiser des sessions sur l’illettrisme et parler du SNU (Service National Universel) les 7 mars, 23 et 24 avril, et 4 et 5 juillet. En 2023, la Banque de France a accompagné 5,7 millions de personnes .

2e à droite : Sébastien Maggi ; 3e à droite : Christine Gord.

‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Louis Braille, au-delà des yeux clos, un texte écrit, mise en scène et interprété par Pierrette Dupoyet

La talentueuse Pierrette Dupoyet, habituée du Festival Off, applaudie à Avignon depuis plus de quarante ans, nous raconte la vie de ce père de la lecture pour les non-voyants. Par un jeu sensible et poignant, elle nous plonge dans l’intimité de ce jeune prodige et réussit à capturer toutes ses émotions face à l’adversité. Non seulement elle nous livre une performance théâtrale exceptionnelle, mais elle réussit à nous faire prendre conscience de l’importance cruciale des problèmes auxquels sont confrontées les personnes en situation de handicap, et parvient à sensibiliser le public sur les défis auxquels les non-voyants font face au quotidien. Une performance magistrale !

À la suite d’un accident, Louis Braille (1809-1852) perd la vue à l’âge de cinq ans mais ne se laissera jamais aller au découragement 

De l’institut spécialisé où ses parents l’ont placé, il découvre à l’âge de seize ans un ingénieux système de lecture grâce auquel les non-voyants pourront avoir le moyen d’entrer dans le monde des livres et tout ce qu’il peut offrir de rêves et de connaissances : six clous qui, judicieusement disposés, forment un code permettant aux aveugles de lire et d’écrire avec leurs doigts !!! L’invention d’un tout jeune homme dont la force d’esprit a transcendé le handicap. Un siècle plus tard, sa dépouille est transférée au Panthéon. 

Réservations et informations : 04 86 81 61 97 – atp.avignon@gmail.com – www.atp-avignon.fr
Vendredi 23 février. 20h. 5 à 20€. Théâtre Benoît XII. 12, rue des Teinturiers. Avignon.


‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Il vient en ami, il vient en voisin, il vient depuis toujours à l’AJMI pour nous présenter ses projets. 

Et il est toujours le bienvenu en trio, quartet ou sextet. Ici c’est en trio que le clarinettiste Louis Sclavis vient nous présenter son projet Vercors. Entre Louis Sclavis, Richard Bonnet et Adrien Chennebault, c’est une vieille histoire d’amitié et de musique. Inspirés par le Vercors, dans tout ce qu’il a de vertigineux, escarpé et vertical, ces trois prodigieux improvisateurs nous embarquent dans une aventure poétique et onirique. 

Un trio au sommet de son art

Autour de la clarinette, la batterie et la guitare, ils tissent une mélodie qui nous mène sur les paysages du Vercors. Ça joue sur les intensités et les sommets. Sur scène se déploie un son unique, puissant, venu d’ailleurs et enveloppant, dont eux seuls détiennent le secret. 

Louis Sclavis : saxophone, clarinette
Richard Bonnet : guitare
Adrien Chennebault : batterie

Jeudi 22 février. 20h30. 5 à 16€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. Avignon. 04 13 39 07 85. 


‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Après plus de cinq ans de travaux, les aménagements entre la rue Carnot et la rue Carreterie sont enfin terminés. À cette occasion, Cécile Helle, maire d’Avignon a inauguré le tout nouvel axe, accompagné de plusieurs élus et de la société Safran Conception Urbaine, maitre d’œuvre de ce projet. Le début d’un renouveau commercial et écologique pour le centre-ville d’Avignon.

« Apaisement », ce mot a été prononcé plusieurs fois ce samedi 17 février par la maire d’Avignon, Cécile Helle et tous les artisans qui ont œuvré pour faire de l’axe Carnot-Carreterie, le nouveau dynamiseur du centre-ville.

Cette notion de retour à la paix et au calme était primordiale pour la Mairie d’Avignon. C’est d’ailleurs cette idée qui a guidé le travail de Tecelys et la société Safran Conceptions Urbaines  , maitres d’œuvres de l’ensemble des travaux et aménagements sur cette voie. Benoit Campion, architecte, urbaniste et fondateur de la SAS, a d’ailleurs rappelé l’objectif de ces installations « apaiser la ville, remettre le piéton au cœur de ces espaces, favoriser le passage des cyclistes et faire de cet axe un atout fort pour l’avenir d’Avignon ».

© DR/Safran Conceptions Urbaines

Un projet vert pour les piétons et les cyclistes
Imaginée dans le cadre des projets de requalification lancés par la Maire d’Avignon dès 2014, le nouvel axe Carnot-Carreterie se caractérise par de nombreux changements visuels et concrets. Finie la route goudronnée par laquelle les bus Orizo faisaient irruption, on retrouve désormais sur plus d’1,2 km, un revêtement au sol avec du béton désactivé, une disparition du mobilier urbain et un axe de circulation favorable aux mobilités douces « On souhaitait emmener une tranquillité et une sécurité de cheminement pour les vélos et les cyclistes qui sont de plus en plus nombreux » a souligné Cécile Helle.

« Un arbre tous les 30 mètres. »

Une idée qui est somme toute logique pour une ville qui souhaite par l’intermédiaire de sa mairie développer une ville plus verte et le concept de cyclotourisme, preuve en est avec le projet Via Rhôna et ses 8km de piste cyclable qui seront prochainement rajoutés en son sein.

Dans la volonté constante d’apaisement pour le piéton et les cyclistes au sein de cet axe, la reprise en main de la nature et la revégitalisation des rues concernées ont été au centre des préoccupations. Ainsi, 50 arbres ont été plantés « cela représente un arbre tous les 30 mètres » annonce fièrement la Maire de la ville.

© DR/Mairie d’Avignon

Une revitalisation commerciale attendue
D’abord accueilli avec une certaine réticence par les commerçants et les citadins de la rue qui voyaient surtout dans ces travaux des nuisances sonores, un trafic dangereux et des stationnements sauvages, les derniers aménagements auront définitivement convaincu les derniers sceptiques.
Pour les commerçants et les automobilistes qui s’inquiétaient de la disparition des quatre roues sur l’axe Carnot-Carreterie, Cécile Helle a tenu à rappeler que « certaines portions resteront ouvertes à la circulation des voitures pour maintenir le dynamisme et la vie auprès des riverains et des commerçants ». Néanmoins, tout cela se fera avec un ordre précis, avec une zone de partage où le piéton restera prioritaire devant le cycliste et les automobilistes.
Aujourd’hui les nouveaux aménagements de l’axe Carnot-Carreterie sont salués par les commerçants qui y sont installés. Ces derniers ont pour espoir une augmentation du nombre de passants et l’arrivée de nouveaux acteurs économiques et sociaux importants dans leurs rues pour redynamiser l’intérêt commercial.

« Nous sommes convaincus que ces aménagements emmèneront une revitalisation commerciale importante dans les années à venir ».

Cécile Helle

C’était là tout le défi que devait relever cette opération de requalification comme n’a pas manqué de relever Cécile Helle « l’enjeu c’était l’animation, la vie des quartiers, nous sommes convaincus que ces aménagements emmèneront une revitalisation commerciale importante dans les années à venir ».

Une prémonition qui s’accompagne d’actions. La mairie d’Avignon qui a la volonté de créer un véritable pôle d’activités sur l’axe Carnot-Carreterie a soutenu l’installation de nombreux projets innovants et utiles comme l’épicerie social et solidaire Agoraré qui lutte contre la précarité étudiante. Un projet porté par Inter’assos, la Région Sud, le Département et la Ville d’Avignon.
« On a œuvré également pour l’arrivée de l’École de théâtre Jacques-Lecoq, un projet auquel on croit énormément et qui colle parfaitement à l’esprit culturel et historique de la ville d’Avignon » relève Cécile Helle. Une nouvelle venue qui ne sera pas la seule puisque de nombreux commerces sont attendus dans les prochaines semaines.

La finalité d’un projet de cinq ans
Ils étaient plus d’une centaine au départ de la place Belle Croix, résidents de la ville, élus, institutions pour assister à la dernière phase des travaux de l’axe le plus long de la cité papale. Les derniers ajustements de la rue Carreterie qui ont pris fin aux pieds de la porte Saint-Lazare sont venus matérialiser la fin d’un projet démarré en 2019 qui était une des priorités de Cécile Helle depuis sa prise de fonction « quand on fait un saut dans le temps, c’était une rue abandonnée, délaissée. Aujourd’hui la transformation est remarquable, on avait un vrai objectif d’embellissement et d’apaisement et en ce sens, nous l’avons réussi, on a rendu plus beaux ces espaces » insiste la Maire d’Avignon.

© DR/Mairie d’Avignon

1,2 km de travaux pour 9M€, la dernière phase aura coutée à elle seule 3,5M€ « paradoxalement il y a une recherche d’économie dans l’aménagement, ce qui nécessite le plus de dépenses c’est ce qu’on ne voit pas, les réseaux de gaz, d’électricité ou de télécom » précise Benoit Campion, l’urbaniste en charge des travaux.
Il aura fallu passer par 5 ans de travaux intenses, une pandémie Covid, des changements de sens de circulation pour enfin arriver à une finalité synonyme de renouveau pour Avignon et son centre historique.

Prochaine étape ? La rue Thiers
Et pour la suite ? Dans son discours face à l’auditoire venu l’écouter en masse, Cécile Helle a promis de « continuer à se battre jusqu’au bout pour une ville fraternel et apaisé pour tout le monde car c’est tous ensemble qu’on construira une ville plus agréable à vivre et désirable ».
La maire d’Avignon a annoncé que la prochaine priorité serait le futur chantier de la rue Thiers qui commencera cet été avec une livraison prévue pour fin 2025, début 2026.


‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Le 13 février 2024, à l’aube de l’année du Dragon de Bois, le musée a rouvert après six semaines de fermeture annuelle et le nouveau conseil d’administration de la Fondation Louis Vouland a élu son bureau : Michel Silvestre au poste de Président ; Jean-Claude Delalondre à la Vice-Présidence ; Mario Moretti Trésorier ; Michèle Michelotte Secrétaire et aux postes d’aminitratrices : Dany Brémond, Dominique Ansidéi et Annie Montagard. Dans le détail, la Fondation comprend aussi les membres de droit qui sont un représentant du Ministère de l’Intérieur, de la Culture, du Conseil départemental de Vaucluse, de la Ville d’Avignon et de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Vaucluse.

Un musée dans un hôtel particulier
L’hôtel particulier, ancienne demeure du collectionneur Louis Vouland (Noves 1883 – Avignon 1973), s’inscrit dans un quartier urbanisé à la fin du XIXe siècle à l’Ouest d’Avignon intramuros, près du Rhône, sur l’emprise de l’ancien couvent des Dominicains ou des Frères Prêcheurs. Derrière des façades ordonnancées d’inspiration classique, le visiteur découvre la collection de Louis Vouland, au fil de salles de réception au rez-de-chaussée, puis de pièces plus intimes au premier étage. Préservant l’intimité, sa façade sud, à l’abri des regards, ouvre largement sur un agréable jardin ensoleillé. Le musée présente une collection permanente d’Arts Décoratifs des XVIIe et XVIIIe siècles. Il présente aussi des œuvres d’artistes provençaux des XIXe et XXe siècles du fonds du musée, lors d’expositions thématiques ou monographiques.

Une nouvelle exposition
Circuit court Avignon, Provence, Languedoc jusqu’au 31 décembre 2024.Une exposition sous le signe du local, et du mouvement. Paysages, scènes de la vie quotidienne, portraits et natures mortes, peintres des 19e et 20e siècles liés à Avignon ou sa région, œuvres issues de collections particulières des environs d’Avignon et du musée Vouland.  Redécouverte de Pierre Grivolas et Antoine Grivolas, Lina Bill, Charles Vionnet, Claude Firmin, Clément Brun, René Seyssaud, Eugène Martel, Alfred Lesbros, Paul Leschhorn, Auguste Roure, Louis Montagné, Alfred Bergier, Auguste Chabaud, Joseph Hurard, Paul Surtel, Paul-Étienne Saïn, Jean-Claude Imbert, Raymond Andrieu, Jean-Marie Fage et Gérard Delpuech.

Visuel de l’exposition : Alfred Lesbros (1873-1940), Le Pont Saint-Bénézet (détail),
sans date, pochoir huile sur carton, 38,5 x 53,5 cm [Musée Vouland] © F. Lepeltier

Visite accompagnée
Samedi 17 février à 14h30 La curiosité est-elle un défaut ? Découverte du musée, de l’exposition, du jardin  Pour tous, en famille, entre amis avec Odile Guichard, Conservatrice du musée Louis Vouland.

Conférence
Mercredi 21 février à 17h30 sur Marcel Roy (1914-1987), peintre et verrier, Joseph Pacini avec présentation du livre Marcel Roy, passeur de lumière proposée par les Amis du Musée Louis Vouland  au Théâtre de l’Entrepôt avec la Compagnie Mises en Scène. Y aller ? 1 ter boulevard de Champfleury – Avignon Réserver ? Helloasso AMLV.

Visite accompagnée Jeudi 29 février à 17h30,
Exposition circuit court pour tous, en famille, entre amis avec Odile Guichard.

Les infos pratiques
Musée Louis Vouland.
Musée, Exposition, Jardin : ouverts de 14h à 18h tous les jours sauf les lundis. Entrée de 4€ à 6€. Gratuit pour les – de 12 ans. + 2 €, visite accompagnée -limitée à 18 personnes. 17, rue Victor Hugo à Avignon. 04 90 86 03 79 ou mail
MH


‘La Station Animation’, le studio avignonnais où sont construits les films de demain

Le centre commercial Mistral 7, situé à Montfavet, accueille désormais la Place des services, un tiers-lieu d’hyper-proximité proposé par le groupe La Poste alliant présence humaine et services connectés. C’est la première fois en France que ce tiers-lieu prend place au sein d’un centre commercial.

Installée depuis début janvier au sein du centre commercial Mistral 7, la Place des services a été inaugurée le 5 février dernier. Ce nouvel espace a pour objectif de simplifier la vie des clients et des habitants en leur proposant des services adaptés à leurs besoins, en autonomie ou accompagné par une postière régisseuse sur place.

Ce tiers-lieu permet de se faire livrer en boutique ou dans les casiers connectés, élaborés par la start-up Ouidrop, les commandes faites chez les commerçants locaux depuis l’application mobile, le prêt d’objets, de jeux de société, électroménagers, la mise en place de boutiques éphémères pour mettre en avant les produits des commerçants et artisans locaux. Il dispose également d’un service de photocopies, impressions et scans, d’une bibliothèque partagée, d’une zone de télétravail et coworking, d’une cabine d’essayage, et des produits et services postaux de base. La Place des services pourra même accueillir des animations à thématiques variées.

La Place des services est complétée par une application mobile éponyme, disponible sur App Store et Google Play qui permet le partage d’annonces entre utilisateurs, la possibilité de dialoguer avec la régisseuse via une messagerie intégrée, la réservation d’objets, la mise à disposition d’actualités et informations sur le centre commercial et ses alentours, ou encore la gestion des colis tous transporteurs avec l’accès à des casiers connectés.

Ouverture du mardi au vendredi de 15h30 à 18h30, et le samedi de 10h à 13h00.

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/107/   1/1