29 mars 2026 |

Ecrit par le 29 mars 2026

Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

« Avignon, tu m’as pris dans les bras! » Un véritable hymne à l’amour pour Enrico Macias, dimanche soir, face à une salle Confluence en liesse.

Beaucoup de cheveux blancs mais pas seulement, à deux pas de la gare TGV d’Avignon, un public de tous âges qui a accueilli à bras ouverts cet infatigable militant de la paix de l’espoir et de tolérance, ce mendiant de l’amour, ce pèlerin du métissage qui se bat depuis plus d’un demi-siècle contre toutes les violences, toutes les frontières et tous les racismes.

« Bonsoir Avignon ! On n’oublie pas ses premières tournées, ses premiers concerts, quand on débute, qu’on est jeune, que personne ne nous connaît. Et moi, je n’oublierai jamais la Cité des Papes. Ce soir, avec vous, ça va être la fête ».

Avec 3 guitaristes, dont son fils Jean-Claude Macias, un batteur, un percussionniste, un violoniste et un chef d’orchestre aux claviers, Enrico Macias entame son concert avec « J’ai quitté mon pays », j’ai quitté ma maison. Ode des Pieds-Noirs, contraints à l’exil et composée en 1961 sur le bateau qui l’amène d’Alger à Marseille.

Il enchaîne avec nostalgie « La France, de mon enfance », celle où il est né, de l’autre côté de la Méditerranée, à Constantine il y a 86 ans. Puis avec un autre tube sur le même registre de l’émotion : « Les gens du Nord » : « Ont dans le coeur le soleil qu’ils n’ont pas dehors … et si les maisons sont alignées, c’est par souci d’égalité ».

© DR

« Quel accueil, vous êtes formidables! » lance-t-il aux spectateurs sous le charme qui reprennent en choeur toutes ses chansons : « Noël à Jérusalem », « Solenzara » en corse, « El porompompero », «  »Les filles de mon pays », « L’oriental », « Juif espagnol », « Mon coeur d’attache », « Suzie » (la mère de ses deux enfants et complice de sa vie pendant 45 ans).

Pendant près de deux heures, avec une énergie folle, une virtuosité intacte à la guitare, Enrico Macias a fait vibrer la Salle de Confluence. Il a même esquissé quelques pas de danse devant un public acquis à 200%, souvent debout, qui l’a applaudi à tout rompre.

Désigné « Chanteur de la Paix » en 1980 par le Secrétaire Général des Nations-Unies, Kurt Wldheim, « Ambassadeur itinérant pour la Paix et la Défense des Enfants » par Kofi Annan en 1997, l’auteur de « Malheur à celui qui blesse un enfant » a conclu son concert, seul sur scène, sans micro ni musiciens, en chantant a capella « Enfants de tous pays ». Un moment suspendu avant un dernier déferlement d’applaudissements et une standing ovation. Salut l’artiste! Bravo Enrico!


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

Ce programme germanique embrasse un siècle de création, des débuts du romantisme à ses derniers feux.

Les Métamorphoses de Richard Strauss

Composées en 1945 par un Richard Strauss au soir de sa vie, les Métamorphoses témoignent du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale. Cette poignante étude pour 23 cordes solistes répond magnifiquement à la marche funèbre de la Symphonie « Héroïque » de Beethoven.

Concerto pour piano de Clara Schumann

Avant d’épouser Robert Schumann, Clara Wieck attire l’attention comme pianiste et compositrice. En 1835, alors âgée de 16 ans, elle achève son Concerto pour piano dont elle donne elle-même la création. Elle y coule virtuosité et poésie, et déploie un jeu raffiné entre le soliste et l’orchestre.

Sérénade n° 1 de Johannes Brahms

23 ans plus tard, bénéficiant des conseils de Clara, le jeune Brahms écrit sa Sérénade n° 1, œuvre joyeuse à l’atmosphère pastorale et champêtre.

Direction musicale : Jochem Hochstenbach
Piano : Claire-Marie Le Guay

Avant Concert

L’Orchestre national Avignon-Provence propose au public une rencontre en amont de ce concert.
Vendredi 19 avril. 19h15 à 19h35. Salle des Préludes. 

Atelier danse autour du concert Métamorphoses avec le chorégraphe Nans Pierson

Comment renouveler l’expérience de l’écoute musicale à travers votre corps ? Comment percevons-nous la musique à travers le mouvement ? L’atelier propose d’explorer ces questions à travers une approche somatique (soma = le corps vivant), permettant d’entrer en relation avec soi-même à partir de l’intelligence du corps. Observation, écoute, mouvement, toucher, voici quelques outils que Nans Pierson propose d’explorer afin de ressentir la musique différemment.
A partir de 12 ans. En partenariat avec Les Hivernales – CDCN d’Avignon
Mercredi 17 avril. 16h.  Une participation a cette Promenade Orchestrale permet de bénéficier d’un tarif C sur le concert Métamorphoses. CDCN. 18 rue Guillaume Puy. 0490 82 33 12. hivernales-avignon.com

Atelier de sensibilisation parents/enfants 
Mercredi 17 avril. Auprès de l’ALSH Centre de loisirs du Pontet.

Concert. Vendredi 19 avril 2024. 20h. 5 à 30€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

Le Département de Vaucluse vient de dévoiler les différents parcours précis de la flamme olympique, qui traversera le Vaucluse le mercredi 19 juin.

Le mercredi 19 juin prochain, la flamme olympique traversera le Vaucluse. Le département sera une étape dans le parcours de la flamme qui débutera le 8 mai à Marseille et se terminera le 26 juillet à Paris, et qui lancera le début des Jeux Olympiques 2024. Si jusqu’à maintenant, on connaissait les lieux vauclusiennes par lesquels la flamme va passer et à quels horaires, les détails du parcours restaient vagues.

Le parcours, qui sera discontinu, se composera de sept séquences qui vont rythmer la journée du 19 juin dans différents points du département : Rustrel, Apt, L’Isle-sur-la-Sorgue, le Mont Ventoux, Orange, Sorgues et Avignon. Chacune de ces séquences a un parcours plus ou moins long (cf cartes ci-dessous) avec en tout 100 porteurs de la flamme. Le site des Ocres de Rustrel sera la seule étape du parcours fermée au public. Pour les Vauclusiens, le parcours débutera donc à 9h à Apt, et s’achèvera à 19h20 à Avignon.


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

Pour la quatrième fois, plusieurs chefs cuisiniers du territoire d’Avignon se mobilisent sous la houlette du chef étoilé Christian Etienne pour proposer des paniers gastronomiques pour 100 euros par personne en click & collect. Cette année, les profits profiteront à un projet mis en place par l’Institut du cancer de Sainte-Catherine. 

Ce 26 et 27 avril, c’est la quatrième édition du « dîner des chefs à la maison. » Le principe ? 52 chefs cuisiniers du territoire Avignon-Provence ont collaboré pour proposer des repas caritatifs et gastronomiques à un prix fixe de 100 euros en click & collect. Christian Etienne, chef étoilé, a dirigé une fois de plus ce groupe de travail avec l’idée de concocter un panier plein de saveurs et de vie. 

Vous pouvez commander vos paniers dès maintenant et les retirer le vendredi 26 ou le samedi 27 avril dans l’un des deux points de distribution proposés à Avignon, à l’Institut Sainte-Catherine ou à Morières-lès-Avignon chez Helen Traiteur. La date limite de commande par chèque est le vendredi 19 avril et la date limite de commande par carte bleu est le lundi 22 avril.

Des bénéfices à destination d’un projet contre le cancer 

L’ensemble des profits qui seront récoltés durant cette initiative sera reversé à un projet de santé mis en place par l’Institut Sainte-Catherine engagé dans la lutte contre le cancer. Il s’agit du programme de recherche Interception qui a été pensé par l’Institut Gustave Rousy, et Sainte-Catherine fait partie des deux seuls établissements avec l’Institut de Villejuif à proposer ce dessein. L’idée est d’apporter un changement de trajectoire de vie et de santé aux personnes qui sont particulièrement susceptibles de développer un cancer. 

En participant à ce projet, vous devenez mécène de l’Institut Sainte-Catherine, ce qui vous permet d’avoir accès à une déduction fiscale. Le prix de revient du panier étant de 50€, une déduction fiscale est possible à hauteur des 50€ restants.
– Pour un particulier, déduction fiscale possible de 33€ (66%)
– Pour une entreprise, déduction fiscale possible de 30€ (60%) 

Un menu 2024 haut en couleur 

Cette année, le menu de 2024 sera placé sous le signe de l’association des saveurs. Vous pouvez notamment retrouver :

– 4 pièces apéritives
Foie gras, pain d’épices, dôme de pomme caramélisé
Pique de poulpe mariné, fenouil, pickles de radis
Finger d’agneau façon tajine
Baby courgette farcie d’une niçoise de légumes.

– Mise en bouche
Crabe et daurade rougie de betterave, Gel de vinaigre Tosazu.

– Entrée
Compression d’asperges vertes et blanches de Mr. Gros au nori, marmelade d’asperge, confit d’œuf bio et condiment carotte/agrumes.

– Plat
Épaule d’agneau de la Crau confite aux épices mauresques, jus réduit infusé de sauge, artichaut rôti, navet nouveau, larme de pomme de terre.

– Dessert
La douceur acidulée : un biscuit croustillant, une mousse au thé Earl Grey, confit de pamplemousse.

Petit rappel des éditions précédentes 

2021 (1ʳᵉ édition) : 25 238,31 € de collecte grâce à la vente de 653 repas commandés par 281 participants : Les restaurants n’étaient pas encore ouverts pour cause de Covid et les participants étaient avides d’un menu réalisé par les chefs de la région Projet associé : Le nouveau service Ventoux, service de soins palliatifs et de séjours longue durée qui a ouvert en juin 2021

2022 (2ᵉ édition) : 18 767,55 € de collecte grâce à la vente de 435 repas commandés par 190 participants – Projet associé : la création d’une plateforme « Hôpital numérique »

2023 (3ᵉ édition) : 13 834 € de collecte grâce à la vente de 438 repas commandés par 179 participants – Projet associé : la création d’une plateforme « Hôpital numérique » (sur 2 ans, car projet lourd)

Infos pratiques : « Le dîner des chefs à la maison ». Le vendredi 26 et le samedi 27 avril 2024. Commandes possibles en cliquant ici. Retraits sur l’Institut Sainte-Catherine, 250 chemin de Baigne Pieds, Avignon ou à Helen Traiteur, 884 route de Chateaublanc, Morières-lès-Avignon. 


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

Une pièce ultra-contemporaine et intimiste de la talentueuse Julie Timmerman, dont le public applaudit depuis quelques années les créations lors du Festival Off.

Jusque-là, Julie Timmerman s’intéressait à des sujets politiques et engagés. Son diptyque sur les atteintes à la démocratie, Un Démocrate et Bananas (and kings), a reçu les éloges de la presse et a été joué 319 fois devant plus de 44 000 spectateurs.

Zoé, spectacle lauréat du Concours annuel de la Fédération des Amis du Théâtre Populaire

Avec le spectacle Zoé, Julie Timmermann s’attaque à un sujet beaucoup plus privé, qui part d’une histoire personnelle, mais qui néanmoins s’inscrit dans la même ambition : aller chercher dans le passé ce qui peut éclairer le présent.

Zoé, fille unique d’un couple de comédiens, grandit avec un père atteint de troubles bipolaires. Elle tente de comprendre le monde et de devenir elle-même, aidée par un copain de classe, un psy… La pièce est le récit d’une émancipation, semé de gouffres amers, mais aussi plein d’amour : le père transmet à sa fille les plus belles choses qu’on puisse donner à un enfant, un regard unique sur le monde, un sens profond de la justice, la nécessité de l’art. Dans un monde fou, n’est-ce pas de la bouche des fous que sort la vérité ? Sauver son père ou se sauver soi-même ? Une histoire intime, personnelle.

Mardi 16 avril. 20h. 5 à 20€. Théâtre Benoit XII. 12 Rue des Teinturiers. Avignon. 04 86 81 61 97 / atp.avignon@gmail.com 


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

Frédéric Chopin et Robert Schumann à l’honneur

Ils sont nés la même année, en 1810, et sont les grands romantiques de la première moitié du XIXᵉ siècle pour le piano. Ce programme permet de mettre à l’honneur deux chefs-d’œuvre de ces compositeurs composés à une dizaine d’années d’intervalle. En 1830 pour Chopin, son premier concerto pour piano proposé ici dans une version avec quatuor à cordes et 1842 pour le quintette de Schumann. Deux chefs-d’œuvre absolus du romantisme pianistique !

Concerto pour piano n°1 en mi-mineur op.11 Schumann Quintette avec piano en mi-b Majeur op.44

Le quatuor Hanson

Fondé en 2023 à Paris, le Quatuor Hanson a créé son identité en explorant des horizons différents, travaillant notamment avec des maîtres autrichiens, tout en gardant une empreinte forte de leur héritage de l’école française. Ensemble à la curiosité aiguisée, le Quatuor Hanson se passionne également pour des compositeurs de son temps tels que Toshio Hosokawa, Wolfgang Rihm, ou encore Mathias Pintscher.

Violons Anton Hanson et Jules Dussap
Alto Gabrielle Lafait
Violoncelle Simon Dechambre

La pianiste Celia Oneto Bensaid

Pianiste et chambriste de renom, distinguée par son répertoire singulier et ses engagements, mais aussi comédienne, Célia Oneto Bensaid est artiste en résidence à l’Opéra Grand Avignon depuis 2022. Côté disques, déjà au nombre d’une dizaine, ils illustrent son attachement à ses répertoires de prédilection : de son premier disque solo American Touches, autour de Gershwin et Bernstein en 2018, à son dernier opus en solo dédié à Marie Jaëll, ses projets sont encensés par la critique (Choix du Monde, TTTT de Télérama, 5 étoiles Classica, 5 Diapasons… ) 

Mardi 16 avril. 20h. 8 à 20€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

L’institut Sainte-Catherine spécialisé dans le dépistage et le traitement des tumeurs cancéreuses, a inauguré ce jeudi 11 avril un rameur offert pour les patients de la Maison Sainte-Catherine. Une première qui s’est faite en présence de la Société nautique d’Avignon (SNA) venu faire découvrir les bienfaits de l’aviron, du donateur à l’initiative de ce projet, du personnel encadrant des Sainte Catherine mais surtout de patientes actuelles de l’Institut qui ont pu essayer ce nouvel outil sportif qui leur sera mis à disposition.

Une initiative née d’une belle histoire

Tout a commencé avec une belle histoire. Magalie est patiente à l’Institut Sainte-Catherine et suit un traitement de 16 mois pour traiter son cancer. Nicolas, son mari qui est passionné par la course et les défis d’endurance décide de participer à la Backyard, à Monteux, le 13 octobre 2023, un ultramarathon à élimination avec un parcours de 6,7km autour du lac de Beaulieu. Pour rendre hommage et soutenir son épouse, le vauclusien décide d’effectuer 16 tours complets soit l’équivalent de la durée du traitement de son épouse. 100km et 16 heures de course accomplie, le défi est relevé.

Une initiative qui donne une nouvelle idée à Nicolas « j’ai monté une cagnotte Leetchi en amont de l’événement et en expliquant ma démarche. Avec les 1 800€ collectés, j’ai décidé d’offrir un rameur aux patients et patientes de Sainte-Catherine pratiquant l’Activité physique adapté (APA). J’ai vu à travers l’expérience de ma femme les bienfaits du sport chez les personnes atteintes de maladies graves comme le cancer, c’est une vraie thérapie et on voulait contribuer à sa démocratisation auprès de ceux qui en ont besoin » explique-t-il.

« Je reste persuadé que ça a grandement contribué dans mon processus de guérison. »

Un appareil opérationnel depuis février dernier
Si le rameur tant attendu par l’ensemble du personnel et les patients de l’Institut Sainte-Catherine a été officiellement présenté ce jeudi 11 avril, l’appareil est en fait opérationnel depuis février dernier. Une machine qui permettra à plusieurs malades de poursuivre leur rééducation et pratiquer une activité physique adapté à leurs contraintes liées à leurs pathologies. Françoise Pézenas, patiente de l’institut est actuellement en rémission de son cancer et elle vient de finir sa rééducation au sein de cette même maison Sainte Catherine.

Pour elle, l’arrivée de ce rameur est une bénédiction qui apporte bien plus qu’une simple activité physique « j’ai déjà pu essayer ce rameur qui est arrivé en début d’année, c’est mon oncologue qui m’a conseillé de venir en pratiquer après mon hormonothérapie qui m’a lessivé. À partir du moment où je suis venu faire mon premier jour de rééducation, je suis venu m’entrainer trois fois par semaine et ça m’a fait un bien fou. Je reste persuadé que ça a grandement contribué dans mon processus de guérison. » affirme-t-elle.

Les patientes de l’Institut Sainte-Catherine testent le rameur offert et les deux mis à disposition par le SNA pour l’après-midi.

Le sport en guise de thérapie et de traitement
A l’origine de ce projet, on retrouve également Clémence Mugica, enseignante en activité physique adaptée pour l’Institut Sainte-Catherine. Cette titulaire d’une licence STAPS est chargé depuis deux ans de faire pratiquer une activité physique aux patients de l’institut conformément à leur profil et les caractéristiques de leur maladie.
Cette initiative n’est pas le premier coup d’essai de la jeune enseignante « J’ai mis en place un atelier d’escrime santé avec le club d’Orange en février qui s’est très bien passé et l’arrivée de ce rameur est une bonne opportunité pour continuer le développement de notre travail de thérapie par le sport. La pratique sportive est le seul moyen non médicamenteux qui permet de lutter contre la fatigue des traitements en oncologie Il offre une reconstruction totale du patient et recrée du lien social, c’est une thérapie avant, pendant et après le cancer » assure Clémence.

« La pratique sportive au quotidien permet de prévenir plusieurs types de cancers. »

3 000 cas de cancers par an seraient dus à l’insuffisance d’activité physique, un constat alarmant pour Clémence qui rappelle les bienfaits du sport et son aspect préventif et protecteur dans la vie de tous les jours « la pratique sportive au quotidien permet de prévenir trois types de cancers : le sein (diminution de 13%), le colon (diminution de 20% du risque) et le poumon (diminution de 27% du risque) » précise-t-elle.

Le sport comme traitement et thérapie. Un processus qui a parfaitement réussi à Françoise Pézenas qui ne voit plus aujourd’hui son avenir sans activités physiques régulières « La découverte de l’aviron pendant ma maladie et les séances de rééducation sportive avec Clémence m’ont transformé et je n’aurai pas pu me remettre sans. Grace à ce travail effectué, j’ai pu participer la semaine dernière à l’avignonnaise qui est une marche à pied de 6 kilomètres, vous imaginez ? Je n’arrêterai plus jamais, je me suis même inscrite à la natation dans le cadre su sport santé à Montfavet. » sourit Françoise.

La pratique de l’aviron, un bien être bio-psy-social
S’il existe bien un sport qui est parfaitement adapté aux besoins et contraintes des patients de Sainte-Catherine, c’est bien l’aviron. Sur le plan physique, il renforce les groupes musculaires de l’ensemble du corps sans portée traumatisante pour celui-ci et améliore la capacité cardio-respiratoire, l’équilibre, la coordination et la synchronisation. Sur le plan psychologique et social, il permet de rompre avec l’isolement en pratiquant un sport collectif et de diminuer le stress et l’anxiété. 

Il est fortement recommandé dans les suites d’un parcours de soins en oncologie. Avec l’inauguration de ce rameur dont la pratique est semblable aux mouvements de l’aviron, la présence du SNA (Société Nautique d’Avignon) apparaissait comme pertinente. Pascal Chalayer, chef de base au sein du club sportif était donc là pour représenter le SNA qui a mis à disposition pour l’occasion deux rameurs utilisés par les adhérents.

Présentation de l’activité aux patients de l’Institut.

Au programme de l’intervention du coach d’aviron, simulation de course mais surtout démonstration et précieux conseils pour utiliser de manière efficace la machine mise à disposition des patients. Pour ce sportif, responsable du pole aviron santé, sa venue et son intervention ont également une portée pour la suite « on a un groupe au sein d’aviron santé dédié au dragon boat où on accueille déjà beaucoup de patientes et patients atteints ou guéris de cancers, ce que l’on souhaite c’est qu’il y en ait un maximum qui nous rejoigne. » annonce-t-il.

D’autres projets entre le SNA et Sainte-Catherine ?
Outre le bien-être physique que cette pratique apporte, Pascal Chalayer voit également un aspect associatif et social fort dans la mise en place de ces dispositifs « Avec notre groupe des dragons lady’s, on propose un grand nombre d’activités adaptées à ce qu’elles peuvent faire et puis on est un club de sport avec des moments de vie. Des liens très forts s’y créent. Les personnes malades ou en voies de guérison peuvent se soutenir les unes avec les autres c’est ce qu’il y a de plus beau ».

Fort d’un long partenariat avec l’Institut Sainte-Catherine, le SNA compte poursuivre ce genre d’initiatives en faveur des personnes atteintes de pathologies graves c’est en tout cas ce que souhaite Pascal Chalayer qui voit plusieurs projets pour l’avenir, toujours placé sous le signe du collectif et du dépassement de soi « nous aimerions faire participer des patientes et de patients qui nous rejoignent à un festival de Dragon Boats à Annecy et également au challenge la vie rose à Paris » espère-t-il.


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

Le Groupement des Artisans Boulangers Pâtissiers du Vaucluse a organisé une journée de l’excellence ce mercredi 10 avril au cours de laquelle ont eu lieu le Concours départemental des Meilleurs Jeunes Boulangers et le Trophée départemental du Conseil et de la Vente en Boulangerie-Pâtisserie. Les jeunes apprenants volontaires ont participé à cette journée, organisée au CFA d’Avignon.

Au-delà de l’aspect compétitif, cette journée de l’excellence avait plusieurs objectifs :
• Mettre en valeur la boulangerie artisanale.
• Susciter des vocations chez les jeunes et leur permettre d’accéder ensuite au Brevet Professionnel, voire de concourir aux Meilleurs Ouvriers de France.
• Sensibiliser l’opinion publique sur la formation dispensée par la profession et susciter l’intérêt des fabrications artisanales, saines et de qualité, fabriquées en boulangerie et boulangerie-pâtisserie.
• Valoriser le métier du personnel de vente de la boulangerie française.
• Accroître les compétences et les responsabilités du personnel de vente et développer son implication dans le conseil en boulangerie-pâtisserie.
• Faire naitre une réflexion sur comment adapter la profession de la boulangerie aux attentes des consommateurs.

Le Concours des Meilleurs Jeunes Boulangers

Les épreuves du Concours des Meilleurs Jeunes Boulangers de Vaucluse ont débuté à 8h30 et se sont terminées à 16h30. Les jeunes avaient ensuite 15 minutes pour nettoyer leur poste de travail, une tâche qui était comprise dans la note finale. Durant la journée, les participants ont dû réaliser plusieurs pains de tradition française sur pâte fermentée (baguette, couronne bordelaise, pain polka, etc), six pains de campagne, des pains avec des avantages nutritionnels, plusieurs pâtisseries avec une pâte levée feuilletée au beurre (croissants, brioches, etc), un pain décoré sur le thème des animaux, ainsi que cinq tartines salées de leur création. Le jeune ayant reçu le 1ᵉʳ prix a gagné un chèque de 100€.

Lauréats :
• 1ᵉʳ : Narakson Pauleau (BP 1ʳᵉ année)
• 2ᵉ : Kylian Lavialle (BP 1ʳᵉ année)
• 3ᵉ : Matys Duperrier (CAP 1ʳᵉ année)

Le Trophée du Conseil et de la Vente en Boulangerie-Pâtisserie

Les épreuves du Trophée du Conseil et de la Vente en Boulangerie-Pâtisserie de Vaucluse ont eu lieu, quant à elles, de 14h à 16h30. Les participants ont d’abord dû remplir un QCM (questions à choix multiples) autour de la réglementation, (étiquetage, affichage), l’hygiène et les produits, les bases de la sécurité physique et sanitaire. Ils sont ensuite passés à la phase pratique avec une mise en place des produits pour laquelle ils ont disposé de 15 minutes, puis une mise en situation de vente. Le jeune ayant reçu le 1ᵉʳ prix a gagné un chèque de 100€.

Lauréats :
• 1ᵉʳ : Lily-Rose Pecoraro (CAP 1ʳᵉ année)
• 2ᵉ : Lya Gonzales (CAP 1ʳᵉ année)
• 3ᵉ : Louane Berard (CAP 1ʳᵉ année)


Enrico Macias en infatigable militant de la paix à Confluence spectacles

Créée il y a déjà plus de 40 ans, l’association Passerelle poursuit son objectif de venir en aide et proposer des solutions aux différents publics qu’elle reçoit : hébergement d’urgence pour les sans-abris, accueil pour les demandeurs d’asile, insertion professionnelle à travers des chantiers d’intérêt général mais aussi aide à la mobilité à travers la gestion de la plateforme « jebougeenvaucluse.fr » et la création d’un garage social et solidaire. Ce lieu qui se trouve au 59 avenue de la Synagogue, à Avignon, a une double fonction mais un seul objectif : louer des véhicules ou proposer des réparations des véhicules à des personnes en difficulté financière afin de leur offrir un meilleur accès à l’insertion professionnelle.

Si vous êtes d’Avignon, vous êtes forcément passé devant ou à côté. Le garage solidaire de « Passerelle » est situé au fond du parking des italiens, le lieu de stationnement le plus fréquenté de la cité papale, à quelques mètres des nombreuses voitures qui viennent chaque jour se garer à cet emplacement gratuit.
Une caractéristique qui correspond parfaitement aux valeurs de l’association Passerelle qui a installé cet espace pour répondre à toutes les demandes de mobilités liées à l’insertion professionnelle et offrir une aide aux personnes en difficultés, envoyés par les référents socio-professionnels.

L’association Passerelle, une histoire de valeurs avant tout
Fraternité, solidarité et entraide. Ce sont ces maitres mots qui ont accompagné la démarche des prêtres Christian Bezol, André Allemant et Paul Dejardin lorsqu’ils décident d’accueillir des personnes démunis dans leur presbytère de l’île de la Barthelasse en 1980. De cet engagement qu’ils poursuivront tout au long de leurs vies, naitra quatre ans plus tard, en 1984, l’association Passerelle qui compte aujourd’hui plus de 40 salariés permanents, 40 emplois en insertion et plus de 900 personnes accueillies et accompagnées chaque année.

Si la structure a considérablement grandi, l’ADN et les valeurs de « Passerelle » restent exactement les mêmes qu’à sa création. Née pour apporter un accompagnement aux personnes en difficulté l’association n’a cessé au cours de ses quarante dernières années de s’accroitre et de diversifier ses activités. Actuellement, Passerelle ce sont 70 places d’hébergement et 116 places au centre d’accueil des demandeurs d’asile. Un accueil puis un accompagnement vers l’autonomie, c’est là tout le leitmotiv de la structure vauclusienne.

Fondée en 1984, l’association Passerelle compte aujourd’hui plus de 40 salariés permanents, 40 emplois en insertion et plus de 900 personnes accueillies et accompagnées chaque année.

« On s’est développé sur plusieurs axes, on répond aux besoins évolutifs des différents publics. Aujourd’hui Passerelle c’est de l’hébergement avec un service hébergement et logement qui se trouve à Saint-Jean, de la protection internationale avec un centre d’accueil des demandeurs d’asile à Saint-Chamand, de l’aide à l’emploi avec les chantiers d’insertion dans le domaine du bâtiment, des espaces verts etc. et bien sûr de la mobilité avec ce garage solidaire ainsi que notre engagement sur la plateforme jebougenvaucluse.fr » détaille Vincent Dumay, le nouveau directeur de l’association Passerelle.

Comment bénéficier du garage solidaire ?
Pour pouvoir profiter de tous les avantages que propose un garage solidaire comme celui de Passerelle, il faut pouvoir remplir certains critères. Avant tout, il faut être un résident du Vaucluse disposant de faibles ressources financières (déterminé par un référent social) et surtout il faut être en parcours d’insertion socio-professionnelle afin de justifier cette aide à la mobilité.
Une démarche qui a donc une portée territoriale et qui est soutenu financièrement par plusieurs aides extérieures comme l’explique le directeur Vincent Dumay « au niveau des aides financières, on a des financements d’Etat, des financements de la Région Sud et puis une implication assez importante du Département du Vaucluse qui nous soutient dans plusieurs de nos démarches ».

« Une implication assez importante du Département du Vaucluse qui nous soutient dans plusieurs de nos démarches ».

Vincent Dumay, directeur de Passerelle

Pour pouvoir guider au mieux le flux et l’accompagnement du public accueilli, le travail des salariés de Passerelle est guidé par un mot clé : l’orientation. Les personnes qui bénéficient  de l’aide à la mobilité et du garage solidaire sont ainsi guidés via un référent social et doivent adhérer à l’association pour pouvoir accéder aux avantages du garage.
Ces référents sociaux sont en majorité des acteurs institutionnels du territoire mais aussi des conseillers France Travail, des conseillers de la Mission Locale ou les instances sociales du département. Ils sont informés régulièrement des services et des offres que propose Passerelle ainsi que les nouveautés mises en place via un abonnement à une newsletter de la Plateforme Mobilité « Je Bouge En Vaucluse ».
Une fourniture d’informations indispensables dont est responsable Dimitri Schaller, coordinateur de la plateforme « jebougeenvaucluse.fr » qui détaille sa mission : « Notre première mission est d’informer toutes les personnes en parcours emploi, en parcours formation départementale afin de les orienter vers une mobilité autonome en leur proposant des solutions concrètes via notre garage solidaire et Mobil’ins, notre service mobilité ».

« On est une sorte de guichet unique. »

Dimitri Schaller, coordinateur de la plateforme « jebougeenvaucluse.fr »

A chaque problème, une solution
Chez Passerelle, chaque problème a sa solution. C’est bien d’ailleurs parce que chaque personne a un profil différent que l’orientation est primordiale comme le précise Dimitri : « On reçoit les orientations des référents socio professionnels et en fonction des soucis de mobilité, on propose des solutions : la personne qui n’a pas de moyen de locomotion pour l’emploi, on l’oriente vers la mise à disposition de véhicules, celle qui a un véhicule en panne, on la dirige vers le garage solidaire, celle qui a un souci de permis, on la guide vers le conseiller en mobilité, c’est comme ça qu’on fonctionne, on est une sorte de guichet unique. »

De gauche à droite : Karim Haouache, responsable du service Mobil’ins et du garage Passerelle, Vincent Dumay, directeur de l’association Passerelle, et Dimitri Schaller, coordinateur de la plateforme « jebougeenvaucluse.fr ».

« Jebougeenvaucluse » la plateforme clé de l’orientation en mobilité
Pour mener à bien la mission d’offrir une chance de mobilité à chaque vauclusien et lever les freins de l’accès à l’emploi et à la formation, le Conseil Départemental de Vaucluse s’est associé aux 2 acteurs de la mobilité sur le territoire : Passerelle et Roulez Mob’ilité.
De cette collaboration est né la création de la plateforme « jebougeenvaucluse.fr ». Un site d’accueil, de conseil et d’accompagnement sur les solutions de mobilités sur le département qui est régulièrement alimenté par de nouvelles informations, dispositifs et mises à jour sur ce qui est possible, notamment chez Passerelle.
Cet outil est la véritable clé de voute du travail d’orientation qu’effectue l’association et le canal de communication principal entre elle et les référents socio-professionnels. « Sur le site internet de la plateforme, on a créé un espace dédié pour les prescripteurs (les professionnels, les conseillers pour l’emploi et les assistants sociaux) » argumente Dimitri Schaller avant de préciser « en 2023, via jebougeenvaucluse.fr on a eu plus de 3800 visites avec au final 1259 orientations vers un outil de mobilité solidaire et 1537 personnes qui ont bénéficié d’une solution de mobilité sur le département. Le travail de cette plateforme est donc essentiel pour beaucoup ».

« Ce que l’on fait ici, c’est de permettre aux personnes en situation précaire d’avoir à disposition un moyen de mobilité pour aller au travail. »

Karim Haouache, responsable du service Mobil’ins de Passerelle

Un garage presque comme les autres
Engagée sur la partie service d’aide à la mobilité des personnes vulnérables depuis 1997, l’association Passerelle a installé ce garage solidaire afin d’offrir des moyens et des solutions de mobilités aux publics précaires notamment en vue de faciliter leur insertion professionnelle. D’apparence, ce lieu a tout d’un garage conventionnel. Equipements complets et mécaniciens professionnels qui travaillent toute la journée sur l’entretien et la réparation de véhicules, rien ne peut laisser présager le caractère singulier de cet espace.

Ce qui diverge d’un garage habituel, ce sont les profils des bénéficiaires et les tarifs proposés : « Ce que l’on fait ici, c’est de permettre aux personnes en situation précaire recensées notamment à travers notre plateforme d’avoir à disposition un moyen de mobilité pour aller au travail. Cette offre passe par la réparation ou l’entretien de leurs véhicules s’ils en possèdent un ou bien à travers la location d’un véhicule ou d’un deux roues, le tout à des tarifs adaptés » explique Karim Haouache, responsable du service Mobil’ins de Passerelle, qui comprend le garage solidaire, la mise à disposition de véhicules mais aussi le dispositif ‘Seniors Mobiles’ qui est le transport de personnes de plus de 60 ans à faibles revenus.

Des offres de réparations et de locations adaptés au public
Pour cet ancien responsable d’un service après-vente en concession automobile, il est toujours apparu comme primordial de garantir un service de qualité en ce qui concerne les réparations des véhicules tout en respectant les budgets limités des bénéficiaires. « Ici au garage solidaire, on fait un devis de réparation et on estime dans un premier temps si le véhicule est réparable ou pas car souvent ce sont des vieilles voitures qui sont à la limite. Suite au devis, on demande 30% d’acompte si la réparation est possible. Nous proposons aussi des facilités de paiement jusqu’à 10 fois 100€, la main d’œuvre est à 35€/heure et les pièces sont à prix coûtant » ajoute Karim Haouache.

Ces tarifs adaptés au public que Passerelle accueille sont l’essence même des valeurs défendues par l’association et permettent surtout aux bénéficiaires de retrouver un accès au monde professionnel sans se mettre en difficultés financières. Une aide qui offre un renouveau à des véhicules anciens et un nouveau départ à leurs propriétaires « en passant par le garage solidaire, les véhicules qui ont jusqu’à 10, 15 ou même 20 ans vont être remis en état petit à petit et cela permet aux personnes d’éviter de racheter une voiture. L’année dernière on a pu effectuer plus de 216 réparations bénéficiaires » conclut le responsable du garage.

« Retrouver un accès au monde professionnel sans se mettre en difficultés financières. »

La partie réparations n’est cependant pas la seule offre que propose le garage solidaire de Passerelle. La structure a également mis en place un service de location de véhicules qui permet à toutes les personnes accueillies de pouvoir se rendre sur leurs lieux de travail. Une mise à disposition qui s’accompagne de tarifs particulièrement attractifs qui séduit de plus en plus de bénéficiaires de Passerelle : « en 2023 on a eu 85 bénéficiaires de la mise à disposition de véhicules » annonce fièrement Karim Haouache « C’est un système locatif donc on calcule les kilomètres que la personne doit faire dans la journée, une information que l’on a grâce à la plateforme d’orientation et ensuite on détermine les modalités d’utilisation et de paiement selon le profil de la personne ».

Aujourd’hui, le garage solidaire de Passerelle met à disposition 17 véhicules, 14 scooters, 2 vélos électriques et 6 vélos traditionnels disponibles. Un panel très varié qui s’adapte à tous les besoins et à tous les publics, toujours dans un souci de garantir un accès économique abordable à ceux qui en bénéficient « le système tarifaire c’est 5€ d’adhésion pour l’association, 5€ par jour pour la location des voitures, 2,50€ par jour pour les scooters et 1,50€ pour les vélos. Le tout est régi par des contrats de 14 jours renouvelables sur une durée de trois mois maximum » précise Vincent Dumay, le président de l’association.

Le garage Passerelle, un lieu de vie, de travail et de formation
Si le garage solidaire de Passerelle est là pour venir en aide et apporter une plus-value associative, il n’en reste pas moins un lieu de vie et de formation pour le personnel et les bénévoles de Passerelle. Mustapha Dahmani est le chef d’atelier du garage Passerelle. Dans la mécanique depuis ses 16 ans, il a travaillé et dirigé des garages dans de groupes comme Midas, Mass Auto Pneu ou Best Drive où il a fait ses armes.

C’est après un licenciement économique que ce vauclusien qui souhaitait rester dans le même circuit s’oriente vers Passerelle « ils cherchaient quelqu’un pour diriger l’atelier et il se trouve qu’à ce moment de ma vie, je voulais m’engager dans une cause sociale, me sentir plus utile donc j’ai fait d’une pierre deux coups » sourit-il.

Je voulais m’engager dans une cause sociale, me sentir plus utile. »

Mustapha Dahmani, chef d’atelier du garage Passerelle

Garant de la qualité des réparations du garage Passerelle, Mustapha s’implique sur chaque véhicule avec minutie. Un souci du détail d’autant plus important pour lui qu’il connait l’importance pour les bénéficiaires d’avoir un véhicule sécuritaire pour se rendre au travail « C’est une approche totalement différente pour moi, je travaille pour que les gens subviennent à leurs besoins, ils ont besoin de nous, on n’est pas là pour faire de l’argent c’est vraiment de l’humain » ajoute-t-il fièrement.

Pour œuvrer sur tous ces véhicules qui abondent chaque jour, Mustapha Dahmani n’est pas seul. Il dirige un groupe constitué de plusieurs personnes en formation et de jeunes en voie d’insertion professionnelle, une approche éducative qu’a déjà expérimenté celui qui manage la section depuis novembre 2022 « j’ai eu plusieurs alternants dans mes anciens ateliers je suis habitué. Les garçons qui viennent apprendre ici sont adorables, à l’écoute, il suffit juste de les orienter, de leur donner de la confiance et des responsabilités, ce sont des jeunes volontaires qui sont loin des clichés que l’on peut imaginer. »

Un véritable lieu de formation

Le garage Passerelle n’est donc plus seulement un lieu de travail et de vie mais bien un véritable centre de formation. Un aspect fondamental qui colle parfaitement avec ce que souhaite développer l’association à savoir créer du lien social et offrir une chance à tous les habitants du territoire vauclusien « c’est un double travail pour moi mais chaque matin je me lève heureux et je suis content de venir travailler ici avec toutes les personnes qui œuvrent pour Passerelle, vous aidez quelqu’un à aller au travail, vous aidez un jeune qui demain trouvera un travail qui lui plait, j’ai l’impression de servir à quelque chose, de défendre des valeurs et c’est ce qui résume le mieux la mentalité de des hommes et femmes qui sont engagés ici » conclut Mustapha Dahmani.

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