3 janvier 2026 |

Ecrit par le 3 janvier 2026

En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

En visite dans l’entreprise avignonnaise GSE, Alain Gargani, président de la CPME Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur a annoncé la tenue du salon Made in PME Sud, le plus grand rassemblement de PME de la région qui se tiendra en avril à Marseille.

Ils étaient plus de 120 chefs d’entreprises à avoir répondu à l’invitation de la Confédération des petites et moyennes entreprises de Vaucluse (CPME 84) pour assister à la visite de l’entreprise avignonnaise GSE. Initialement, cette découverte devait être limitée à 70 personnes, mais devant le succès de cette matinée ce seuil a été largement revu à la hausse. Il faut dire que le siège social de ce spécialiste de l’immobilier d’entreprise située dans la zone d’activité de l’aéroport de la cité des papes, qui passé le cap du milliard d’euros de chiffres affaires cette année, a tout pour séduire avec ses nombreux espaces de détente (tennis, terrain de volley, de pétanque, salle de sieste, de fitness avec coach, vestiaires, douches, foyer, bar, restaurant avec un chef qui concocte des plats bons et bio…).
«C’est un vrai plaisir de découvrir une entreprise avec des valeurs humaines qui correspondent à celles de la CPME, se félicite Alain Gargani, président de la CPME Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le monde a besoin d’entreprises qui donnent du sens à leurs salariés. »
« L’ADN de la CPME, c’est l’humain », confirme Bernard Vergier, le président de la CPME 84.

Près de 120 adhérents de la CPME de Vaucluse ont participé à la visite de la société avignonnaise GSE.

5 000 dirigeants attendus pour une première régionale
En parallèle de la visite de GSE, Alain Gargani a annoncé la tenue de la première édition du salon ‘Made in PME Sud’.
« Il s’agira du plus grand rassemblement de PME de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur jamais organisé », précise le président de la CPME Sud.
Près de 5 000 dirigeants sont attendus lors de cet événement regroupant 400 exposants, dont une quarantaine de Vaucluse, répartis sous la forme de village des territoires.

« Le plus grand rassemblement de PME de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur jamais organisé. »

Alain Gargani, président de la CPME Sud

« Ce nouveau rendez-vous phare est un concentré d’échanges, d’idées, de solutions et de contacts, au service de tous les entrepreneurs, sans distinction, poursuit Alain Gargani. Il réunit pour la première fois, les 18 et 19 avril prochains, tous les départements de la région dans un même lieu. Une mobilisation collective pour mettre en lumière la force et la puissance de l’économie régionale. »
L’événement sera aussi marqué par plusieurs temps forts dont une plénière en présence de Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, des Finances.
« Après toutes les crises que nous avons traversé : Covid, Ukraine, flambée des prix de l’énergie, inflation, difficultés de recrutement, remboursement du PGE…, constate le président de la CPME Sud, c’est le moment pour l’économie régional de se réunir et faire du business ensemble. »

Salon Made in PME Sud. Jeudi 18 et vendredi 19 avril 2024.  Palais des Événements. Parc Chanot. Marseille. https://www.madeinpmesud.com/


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

« Ce sera un salon des solutions, des innovations, face au changement climatique, aux attentes de la société en matière d’environnement, de réduction de la consommation d’eau et d’intrants et de souveraineté alimentaire » explique André Bernard, le président de la Chambre Régionale d’Agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur, qui a initié cette manifestation.

Prévu du 15 au 17 octobre 2024 sur 14 000 m², Med’Agri Bio & Tech fera la part belle à toutes les filières de productions du Sud de la France : maraîchage, arboriculture, oléiculture, élevage, plantes aromatiques et à parfum, et surtout viticulture en partenariat avec le Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône. Un espace sera animé par des œnologues et des oléiculteurs pour des dégustations de vins et d’huiles d’olive.

« Il y aura aussi Innov’Alliance, le pôle de compétitivité leader de la transition énergétique pour la transformation du végétal, ajoute André Bernard. Par exemple, les noyaux d’amandes et d’abricots, qui, par éco-extraction, peuvent être utilisés en cosmétique. Il y aura aussi Vaucluse Provence Attractivité, qui a pour ambition d’accroître la notoriété et le rayonnement des territoires et terroirs de Vaucluse en France et à l’international, pour attirer des pépites, des talents et des investisseurs. »

« Ce sera un moment d’information et de partage des connaissances pour les professionnels qui viendront avec une cinquantaine de temps forts, des rencontres, des conférences, des ateliers, des démonstrations, des restitutions d’études scientifiques, sur l’intelligence artificielle au service de l’agriculture de demain, sur les défis énergétiques ou les co-produits et leur valorisation », poursuit Rémy Laurent, chargé de l’organisation de Med’Agri.

Cinq halls de Châteaublanc abriteront les fabricants de serres, les producteurs de semences, de plants, d’accessoires, de fertilisateurs, les pôles innovation, nouvelles technologies et énergies renouvelables, des salles de conférences. Et à l’extérieur, une zone d’exposition, de démonstration de drones et de machines agricoles. 

Nombre de stands seront dédiés à la formation (enseignement, diplômes, apprentissage pour les jeunes collégiens et lycéens invités au salon) et à la reconversion. Comme son nom l’indique « Tech & Bio » accompagnera et conseillera les professionnels de l’agriculture bio, qui traversent des difficultés face à la baisse de consommation, l’inflation, dans ce qui est pourtant la 1ʳᵉ région bio de France (35,8% de la surface agricole).

Bref, 380 exposants sont attendus, plus de 15 500 professionnels pour ce salon qui est le plus important du Sud de la France, en alternance une année sur deux avec le SITEVI qui s’est tenu la semaine dernière à Montpellier.


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

André Mulliez, le créateur d’Auchan, avait dit en 1986 face aux chiffres inquiétants du chômage : « Pour créer des emplois, créons d’abord des employeurs. » Et depuis, tout un réseau s’est développé à travers la France. Dans le Vaucluse, il a été initié en 2003 et en 2013, les quatre sections de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Var et Vaucluse) se sont unies au sein de l’Association Entreprendre Rhône-Durance.

Objectif : étudier le projet d’une entreprise, son business-plan, l’état du marché, le financer (avec des prêts d’honneur à taux zéro), l’accompagner, que ce soit une création ou une transmission pour qu’elle bénéficie d’un réseau de patrons expérimentés, qui aident son développement et sa croissance en partageant des valeurs communes, une méthode et une éthique. Et surtout, faire en sorte que le lauréat crée à son tour au moins cinq emplois dans les cinq ans, et renvoie l’ascenseur en aidant de jeunes entrepreneurs, c’est ce qui s’appelle la réciprocité.

Les autres valeurs du Réseau Entreprendre sont le bénévolat, la gratuité, la bienveillance, la solidarité, la transmission, l’engagement, la confiance, le partage, l’audace, la passion, l’inter-générationnel. Et mercredi soir, au Grenier à Sel, sur les bords du Rhône à Avignon, s’est déroulée la Soirée de fin d’année, où ont été mis en valeurs les lauréats et leurs accompagnateurs depuis 2021.

©Marie Cyrielle

Emmanuel Sertain, le président du Réseau Entreprendre Rhône-Durance et Brigitte Borel, la directrice, ont animé cette soirée au cours de laquelle ont été applaudis les nouveaux lauréats, en présence de Sabine Roussely, la n°2 de la Préfecture de Vaucluse depuis le 20 novembre à Avignon, dont c’était la 1ʳᵉ sortie sur le terrain. « C’est mon 1ᵉʳ contact avec le monde économique », a-t-elle déclaré avant d’assister à la remise des diplômes.

Sabine Roussely, entourée de Brigitte Borel et Emmanuel Sertain. ©Marie Cyrielle

Les lauréats

Premier lauréat : Régis Briat qui a racheté la société EGPA, implantée à Apt depuis 1991, spécialisée dans la pose et le raccordement de matériel électrique, qui a été accompagné dans le Réseau Entreprendre par Guy Pons et a obtenu un prêt d’honneur de 25 000€. Le couple Alessandra et Etienne de Chezelles de la société Verre & Transparence (La Miroiterie Avignonnaise à l’Amandier), qui ont été lauréats en 2012, proposent un service global, découpe de verre, fabrication de vitrages, miroirs, garde-corps, verrières, marquises, parois de piscines, planchers de verre, escaliers, crédences… Ils ont ensuite accompagné et conseillé plusieurs jeunes patrons.

Autre lauréat : Pierre Giraud d’Agay, patron des d’Augier & Fils à Vaison-la-Romaine, accompagné par Bertrand Dufour et qui a obtenu un prêt de 40 000€. C’est le seul miel à la fois Label rouge et IGP Provence, reconnaissable à un ruban tricolore sur son couvercle. C’est ensuite au tour de Matteo Gachon et Andrea Pozzo de monter sur scène. Ils ont créé la start-up EEC Technologie qui propose des capteurs pour personnes âgées qui détectent et analysent les anomalies en temps réel dans les EHPAD et informent le personnel soignant des risques de chutes.

Deux fabricants de fenêtres isolantes et sur-mesure ont été promus. David Jouanin à Avignon, Benoit et Benjamin Klesse de la société De la Rosa Industrie à Arles. Enfin, les créateurs de Lökki éleveurs de bulles, comme ils disent, à Cavaillon ont été couronnés. Nina Lausecker et Sebastian Landaeus proposent des boissons fermentées et biologiques. Ils ont été soutenus par Lionel Dosne de chez Castelain et François Llado de Talaya et ils ont décroché un prêt à taux zéro de 40 000€.

Un lieu d’exception

La soirée s’est déroulée au Grenier à sel, un lieu emblématique d’Avignon, qui a été un ancien Hôtel des Impôts où on levait la fameuse gabelle. En 1789, cet impôt sur le sel a été aboli. Le bâtiment a été acheté en 1980 par un commissaire-priseur, qui l’a fait classer monument historique et a demandé à l’architecte de renom Jean-Michel Wilmotte de le réhabiliter en Salle des Ventes. Il a d’ailleurs obtenu en 1989 le Prix ‘Europa Nostra’ de la meilleure réhabilitation patrimoniale.

Et en 2012, c’est un philanthrope, juste quelqu’un de bien, Régis Roquette qui l’a acquis. Il a d’abord accompagné nombre de projets dans le cadre de ‘Marseille, capitale de la Culture’ en 2013. Depuis 2017, Régis Roquette est ancré ici, sur le Quai de la Navigation, face à la Barthelasse. Il accueille et fait confiance à de jeunes artistes branchés sur l’innovation, les cultures numériques, le rapport entre sciences, technologies nouvelles, numérique et création. Une passerelle entre art, recherche, entreprise et innovation. Il propose d’ailleurs en ce moment et jusqu’au 17 janvier au Grenier à Sel, ‘Ce que disent les plantes’, à l’occasion du bicentenaire de la naissance du naturaliste Jean-Henri Fabre, une exposition de dessins, sculptures, peintures, installations algorithmiques et interactives. Et c’est Véronique Baton, une passionnée, qui commente les créations proposées, un véritable hymne à la nature.


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

La rédaction du quotidien Vaucluse Matin s’oppose au plan de restructuration de la direction du Dauphiné libéré auquel le titre fondé en 1946 appartient. Après avoir lancé une pétition contre ce projet mettant en cause la présence du titre dans une bonne partie du département, nos confrères ont organisé un rassemblement de soutien ayant particulièrement mobilisé élus et représentants de la société civile ainsi que du monde économique local.

Annoncée en grande pompe dans les locaux de nos confrères de Vaucluse Matin à Avignon en octobre 2022, la nouvelle formule du quotidien devait révolutionner le titre. Venue de Grenoble, la direction avait alors assuré son attachement indéfectible à cette présence en Vaucluse. « Nous allons faire en sorte que ce journal corresponde davantage aux Vauclusiens », expliquait d’ailleurs à cette occasion Christophe Victor, directeur général du Dauphiné libéré, titre appartenant au groupe Ebra, premier groupe de presse quotidienne régionale et premier groupe de presse de France. Un peu plus d’un an plus tard, la même direction vient d’annoncer un plan drastique touchant sévèrement la rédaction vauclusienne du titre implanté dans la cité des papes depuis 1946.

Défendre l’information de proximité
De quoi faire réagir, la rédaction de Vaucluse Matin, en grève depuis le 30 novembre dernier, qui a organisé ce mardi 5 décembre un rassemblement de protestation contre ces mesures d’austérité annoncées.
Réunis place de l’Horloge devant la mairie d’Avignon, nos confrères sont ainsi venus dénoncer ce plan d’économie et de transformation prévoyant la suppression de 9 postes sur les 24 salariés que compte le quotidien dans le département : une cheffe des sports, deux photographes, une assistante de rédaction, un responsable d’édition et quatre journalistes.
« Plus de photographes, plus de journalistes sportifs, plus d’assistantes, suppressions de 40% des postes en Vaucluse, plus de pages sport départementales… », énumère Alexandre Guey, délégué Forcé ouvrière et élu au CSE (Comité social et économique) du groupe de presse.

«J’apprends cette nouvelle comme une forme de censure.»

Joël Guin, président du Grand Avignon

Repli, retraite ou bérézina ?
Et notre confrère de poursuivre devant plus d’une centaine de personnes regroupant élus, représentants du monde sportifs et associatifs, journalistes des autres médias ou simples citoyens et lecteurs impliqués dans leur territoire : « Finie aussi la couverture du Sud Vaucluse avec des zones comme Cavaillon, l’Isle-sur-la-Sorgue et Apt où le journal n’y sera même plus vendu. C’est un véritable plan d’austérité qui sera accompagné d’un repli sur le Nord du département. Et même la ville centre, Avignon, sera concernée avec une couverture réduite et un véritable désengagement puisque le centre départemental historique de la rue de la République sera fermé à partir du 31 mars 2024. La plupart des journalistes se retrouveront à Orange et les autres seront basés dans un espace de coworking, quelque part dans la région d’Avignon. On ne sait pas encore où. »
« Avec ce plan de transformation du titre, l’avenir de votre quotidien est en danger et l’information de proximité sera fortement dégradée », a insisté le délégué FO devant les personnes venus soutenir l’action de la rédaction qui a également lancé une pétition ayant déjà recueillie près de 2 800 signatures.

«Maintenir la qualité d’une information objective pour les citoyens.»

Bénédicte Martin, vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur

Les élus s’inquiètent…
Dans un département historiquement terre de presse (voir en fin d’article), cette situation inquiète la totalité des élus locaux.
Parmi eux, Cécile Helle, maire d’Avignon, et Dominique Santoni, présidente du Conseil départemental de Vaucluse, ont décidé de parler d’une seule voix « en tant que républicaines attachées à la pluralité de la presse et à la liberté d’expression ainsi qu’à l’impérieuse nécessité d’avoir des journalistes de qualité présents sur notre territoire ».
Dans ce cadre, les deux élues ont entamé une démarche commune auprès du directeur général, basé au siège à Grenoble, afin de faire part de leurs inquiétudes « face à l’ampleur des mesures annoncées frappant un journal présent depuis près de 80 ans sur notre territoire qui participe pleinement à cette proximité si essentielle à notre vie locale. »

Au vue de la situation et de la mobilisation de toutes les forces vives du territoire, Dominique Santoni et Cécile Helle ont également annoncé qu’elles souhaitaient rencontrer très rapidement la direction afin d’évoquer ce désengagement programmé dans le Vaucluse considéré par ces dernières « comme totalement inenvisageable »
« J’apprends cette nouvelle comme une forme de censure », s’indigne pour sa part Joël Guin, président du Grand Avignon venu également apporter le soutien de l’ensemble des élus de l’agglomération. Le président masquant à peine sa colère après l’annonce d’enlever le siège d’Avignon. « Le Vaucluse sans Avignon, c’est quoi ?, interroge-t-il. Ce territoire du Vaucluse sans Avignon, cela n’existe pas ! »
Bénédicte Martin, vice-présidente du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur était aussi venue apporter le soutien de son président, Renaud Muselier. Elle a évoqué « ce lien local à l’heure des dérives des réseaux sociaux » et a souligné la nécessité « de maintenir la qualité d’une information objective pour les citoyens. »
Même mobilisation de la part de l’AMV (Association des maires de Vaucluse) qui par l’entremise de son président Pierre Gonzalvez a signé, au nom des maires du département, la pétition lancée par la rédaction de Vaucluse Matin.

«Sans vous, nous n’existons pas.»

Gilbert Marcelli, président de la CCI de Vaucluse

… et les membres de la société civile se mobilisent
« Sans vous, nous n’existons pas, insiste Gilbert Marcelli, président de la CCI de Vaucluse. C’est vous les journaux, et plus généralement les médias locaux, qui permettent de mettre en valeur les actions du monde économique au quotidien. Il ne faut pas détruire ce qui a été créé à la Libération. »
Un message des décideurs économiques relayait par l’univers de la culture avec Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon : « Il faut se battre pour l’idée qu’il n’y a pas de citoyen périphérique. Une démocratie n’est pas complète s’il n’y a pas d’information et de journalistes de proximité. »
« Sans les journaux d’Avignon, je pense que beaucoup d’entre nous auraient périclité », reconnaît en toute franchise Gérard Gelas fondateur du théâtre du Chêne noir.
« Si ce démantèlement devait arriver, ce qui reste derrière ce sont les réseaux sociaux, c’est-à-dire la poubelle ! Et non pas des professionnels, des gens qui aiment leur métier, qui vont chercher de l’information, qui l’analyse, qui ont du recul… Comme les artistes, les journalistes entrouvrent des portes sur la conscience. Et c’est vrai qu’aujourd’hui nous sommes dans une société où l’on dirait qu’il faut que la conscience soit abolie au profit du profit. »

Tiago Rodrigues, directeur du Festival, avec les élus de Vaucluse.

«Une démocratie n’est pas complète s’il n’y a pas d’information et de journalistes de proximité.»

Tiago Rodrigues, directeur du Festival d’Avignon

Le monde sportif en émoi
Parmi les autres membres de la société civile venus apporter leur soutien à Vaucluse Matin, Roland Davau, président du CDOS (Comité départemental olympique et sportif) de Vaucluse qui s’inquiète de la disparition des pages sportives locales dans le quotidien « alors que nous allons rentrer dans une année olympique.  Je tiens à dire qu’au nom des 1 300 clubs de Vaucluse et des 180 000 licenciés sportifs du département, il nous est impossible pour nous qu’il n’y ait plus Vaucluse Matin. »
« La disparition des pages ‘sport’ départementales, c’est une première pour un quotidien régional, s’alarme Alexandre Guey.
« Nous sommes particulièrement déterminés et je ne voudrais pas menacer qu’on puisse changer de banque », prévient Roland Davau en ciblant le Crédit Mutuel, actionnaire principal du groupe Ebra, qui n’hésite pas à parler de solidarité, de proximité et d’engagements. La fameuse banque qui appartient à ses clients, mais manifestement pas à ses lecteurs, pourrait ainsi constituer une cible de choix pour les contestataires.
Et ce d’autant plus que les représentants du monde associatifs rappelaient « que certains réseaux n’avaient pas d’autres moyens pour se faire connaître que la presse locale. »

«La disparition des pages ‘sport’ départementales, c’est une première pour un quotidien régional.»

Alexandre Guey, journaliste à Vaucluse Matin et délégué Forcé ouvrière

La presse quotidienne régionale en crise
Cette grève de Vaucluse Matin intervient alors que son concurrent, le quotidien La Provence est aussi entré dans une zone de turbulences. En conflit avec son nouveau repreneur, CMA-CGM, le titre marseillais a connu un mouvement de grève le mois dernier. En cause, la volonté de la direction de supprimer plusieurs dizaines d’emplois dont plusieurs journalistes et photographes en Vaucluse. Les fermetures des agences d’Orange et Carpentras étant même évoquées.
De l’autre côté du Rhône, la situation n’est guère plus reluisante pour Midi libre dont les équipes se sont réduites comme peau de chagrin à Villeneuve-lès-Avignon et Bagnols-sur-Cèze. Seule lueur visible dans cette crise que connaît la PQR (Presse quotidienne régionale), le retour en Vaucluse de La Marseillaise depuis septembre 2022. De quoi permettre au bassin de vie d’Avignon de disposer d’une offre de pluralité de la presse inédite en France avec 4 quotidiens.


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

Marius, César et Olive trônent dans la cave. Ce ne sont pas des héros de Pagnol mais les trois alambics qui distillent tous les fruits de cette maison artisanale et familiale créée en 1957 par un agronome, Claude Manguin. Elle a été reprise en 2011 par Béatrice et Emmanuel Hanquiez

Poires Williams du verger à deux pas, mais aussi pêches, abricots, clémentines et mandarines corses, lavandes, melons, cerises, citrons, bergamotte, prunes venus de toute la Provence donnent liqueurs et eaux-de-vie, sans oublier les rhums, whiskies single malt, bourbons et pastis qui exhalent leurs parfums comme la farigoule (thym).

Avec sa femme Béatrice, Emmanuel Hanquiez parie sur la tradition du bon goût des fruits du terroir provençal, mais il innove également, avec par exemple ‘Caraxès’, un blend rhum-poire. En été 2021, un arboriculteur du Barroux lui a proposé des tonnes de Reine-Claude dorée, une prune qu’il a laissée macérer dans un fût qui avait contenu du Muscat de Beaumes-de-Venise, puis elle a tranquillement vieilli pendant 2 ans et il l’a commercialisée en septembre. « Un expert en spiritueux, Cyril Mald a écrit que notre Reine-Claude 45°déroulait une composante fruitée unique, miellée. Quant à la 59,6°, elle est gorgée de soleil. » Le patron de Manguin a aussi sorti un ‘Single malt whisky’ patiné de poire, puisqu’il a été élevé dans un tonneau qui avait contenu de l’eau-de-vie de poire. Au rayon nouveautés, un ‘Pastis Olive’, une marque de Marseille dont l’étiquette vient d’une fresque qui tapisse un des murs de la mairie, sur le Vieux-Port. 

Emmanuel et Béatrice Hanquiez

Malgré le Covid en 2019 et la crise sanitaire qui a suivi pendant des mois, la Maison Manguin a poursuivi sa croissance. « Nous avons engagé un nouveau chef d’exploitation, André-Xavier, ingénieur de formation, Lisa qui est très polyvalente et gère les visites de la boutique, Tiffany qui s’occupe de la production, explique Emmanuel. Avec ma femme à la distillation et au développement et moi, nous sommes cinq, une équipe réduite, mais soudée et dynamique. »

Les visites, justement, elles se développent avec ce qu’on appelle le ‘Spirit Tourisme’. « Ca nous permet d’ouvrir la distillerie à des expériences, de dégustation, des masterclasses assorties de bouchées de fromages, poursuit-il. La prochaine est prévue le 14 décembre (18h 30 – 20h 30), 30€ l’entrée dont 20€ sont déductibles des achats. Nous avons aussi programmé deux samedis de fête, les 16 et 23 décembre (10h-18h) avec des idées cadeaux, comme des truffes de chocolat à la poire à petit prix ou des cocktails. »

« Évidemment, l’inflation, le prix de l’énergie et des matières premières qui explosent nous impactent sérieusement, on a jonglé avec les tarifs, notamment du verre, on a subi des ruptures de stocks, mais on s’est bougé, on a commercialisé des produits qui sortent du lot. Notre ‘Olive Gin’  célèbre puisque inclu dans le cocktail préféré de James Bond, a fait un tabac. Et nous continuons à afficher nos produits dans les plus grands établissements : la Coquillade, la Mirande, Pollen, Bibendum, dans le Vaucluse, le Lutetia, le George V et le Ritz à Paris, le nouveau Carlton à Cannes. Nous avons aussi des bouteilles qui partent sur l’île Saint-Bathélémy, le Saint-Tropez des Caraïbes. »

En 2023, la Maison Manguin a distillé 50 000 bouteilles, elle affiche un chiffre d’affaires en hausse : 700 000€ contre 600 000€ en 2021.


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

«Nos administrateurs et nos équipes sont à nos côtés pour vous féliciter à l’occasion de cette soirée », entamait mardi dernier Michel Gontard, président de Grand Delta Habitat devant plus de 150 personnes venues assister à la 5e remise de la labellisation aux entreprises partenaires de la coopérative de logements pour tous. Si la soirée a consisté à féliciter et remercier 47 entreprises du bâtiment pour l’excellence de leur travail sur les chantiers de la plus grande coopérative HLM –hébergement à loyer modéré- de France, elle était également propice à faire un point sur l’année 2023 et à dévoiler les projections 2024.

A ce propos Michel Gontard,
le président de Grand Delta Habitat et Xavier Sordelet, le directeur général ont évoqué une année 2023 difficile avec la défaillance d’entreprises du bâtiment anciennes et sérieuses ; Des prix de l’acier et du métal qui baissent à la tonne mais dont le prix reste inchangé et prohibitif pour les artisans et, par ricochet, pour les donneurs d’ordre ; Une hausse des taux d’intérêt à 4,72% ; La mauvaise santé de bailleurs sociaux dont certains n’auront pas réalisé de résultat cette année ; Les ponctions de l’Etat qui confisquent la construction de logements et donc une partie de l’accès à l’emploi sur les chantiers empêchant les habitants et les salariés à être décemment logés ; La difficulté des promoteurs, dont d’importantes et anciennes entreprises reconnues sur le marché, comme Géoxia qui a disparu ; et, enfin les effets de la loi Climat et résilience ainsi que la Loi Zan, zéro artificialisation nette qui mettent un coup d’arrêt à la construction.

Michel Gontard, Président de Grand Delta Habitat

L’enjeu majeur de la réhabilitation
La meilleure porte de sortie pour s’extraire ce magma contradictoire où la demande de logements est bien présente et l’offre rare ? La réhabilitation. C’est sur cet axe que Grand delta Habitat compte bien mettre l’accélérateur.

2023, une année de reprise, une année difficile,
«L’année 2023 a été une année difficile et nous traversons les mêmes difficultés. Pour vous et également pour nous, 2024 ne sera sans doute guère meilleure, prévient Michel Gontard. Cependant, ‘là où il y a une volonté, il y a un chemin, et nous le poursuivrons l’année prochaine’. En plus de la hausse du coût des matériaux, nous subissons des ponctions financières. A titre indicatif, l’augmentation du livret A de la Caisse d’épargne de 0,50%  à 3% nous préoccupe puisque le logement social est indexé à plus de 80% sur celui-ci. Cela se traduira, pour nous, à décaisser 15M€ supplémentaires au titre de notre dette.»

Toujours plus de prélèvements de l’Etat
«Enfin, le prélèvement de l’Etat au titre du RLS –Réduction du loyer de solidarité-, sera de 16M€ détaille le président de la coopérative HLM. Or, la moitié de ces deux montants aurait dû aller en production. Il aurait mieux valu, pour nous, être assujettis à l’impôt sur les sociétés qui est beaucoup moins onéreux que les prélèvements de l’Etat. D’autant plus que nous sommes une entreprise à caractère social destinée à loger tout à chacun et particulièrement les salariés. Ces deux prélèvements nous empêcheront de construire 400 logements supplémentaires et déroberont l’accès à 1 000 emplois sur les chantiers GDH. Je me bats au niveau national pour faire entendre nos voix auprès des ministères, mais c’est un peu comme prêcher dans le désert. Quoi qu’il en soit, nous sommes tous solidaires. Solidaires des entreprises du bâtiment et de ceux qui attendent un logement.»

«La Caisse des dépôts et consignation
Estime qu’il faudrait construire par an, en France, 165 000 logements sociaux et autant de logements privés pour satisfaire les demandes en attente, met en perspective Michel Gontard. L’ensemble des bailleurs arrivera péniblement à en faire 85 000. Au chapitre de la réhabilitation ? Il faudrait intervenir à hauteur de 165 000 logements par an. Il y a là, à espérer, car la demande existe. Ce qui nous manque ? La maîtrise des moyens financiers.»

Daniel Léonard, Président de la Fédération du Bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse

Daniel Léonard, président de la Fédé BTP84
«Vous êtes le plus important donneur d’ordres du département, a entamé Daniel Léonard, président de la Fédération du bâtiment et des Travaux publics du Vaucluse. Nous avons besoin de votre capacité à construire des logements pour nos employés. Egalement, merci de mettre à l’honneur nos entreprises car il est très rare, aujourd’hui, de remercier pour un travail bien fait. C’est un honneur pour nos adhérents, de recevoir cette labellisation. Si les esprits s’attachent à dire que la construction vacille, nous sommes prêts à agir, sans tarder, sur la réhabilitation, et nous vous accompagnerons sans faillir.»

Xavier Sordelet, directeur-général de GDH
«Grand Delta Habitat ne se contente pas de louer des logements. Nous faisons de l’aménagement, du logement pour tous avec des terrains, construisons et travaillons à l’accession à la propriété. En 2022, nous absorbions l’office départemental –Mistral Habitat devenu Vallis Habitat-, aujourd’hui nous frôlons les 40 000 logements, soit 100 000 personnes logées. Pour rappel, 75% des habitants du Gard et du Vaucluse sont éligibles au logement social. Nous observons que des entreprises sérieuses, travaillant depuis de nombreuses années sont en difficulté. Certains de nos collègues bailleurs connaissent un résultat à zéro. Cependant, nous venons d’apprendre que nous nous positionnons à la 7e place, au titre du chiffre d’affaires, dans la dernière étude parue d’Altaréa, juste après KP1

Xavier Sordelet, directeur Général Grand Delta Habitat

Les perspectives 2024
«Nous prévoyons bientôt 1 500 logements dans le Vaucluse, 3 000 dans le Gard, 3 700 dans les Bouches-du-Rhône, précise Xavier Sordelet. Nous continuons notre développement sur le Var et les Alpes-Maritimes, avec l’ouverture d’une agence, et également la réhabilitation de 1 549 logements, la livraison de 663 logements et la vente de 87 terrains à bâtir.»

L’objectif de la labellisation
«Nous avons des partenariats forts avec les entreprises qui travaillent avec nous. Cette labellisation, mise en œuvre avec Jean-Yves Chemin, alors président de la fédé BTP 84, est une soirée de reconnaissance. C’est encourager l’excellence dans la réalisation des chantiers. La réhabilitation revêt un enjeu important pour GDH, puisque nous sommes présents sur 3 opérations de renouvellement urbain (Anru, Agence nationale de renouvellement urbain) à Orange, Cavaillon et Avignon où les travaux avancent bien.»

Plus de 150 personnes étaient présentes pour la remise des labellisations

En savoir plus
«Nous avons plus de 1 000 logements à démolir et de nombreux logements à réhabiliter, notamment sur l’Office –Vallis habitat-. Nous nous fixons un investissement de 50M€ par an, en réhabilitation. Pour cela, nous empruntons et revalorisons les loyers de près de 10%. Au chapitre de l’entretien du patrimoine, nous sommes passés d’un peu moins de 200 logements vacants à 1 400, 1 200 en fin d’année, afin de pouvoir relouer. Les travaux consistent à faire les peintures et les sols. Nous travaillons également sur les travaux curatifs et préventifs.»

Les chiffres 2023
«1,7 milliards d’emprunt. 220M€ de chiffre d’affaires. 152M€ investis. 27M€ de résultat réinvestis. 12 à 13M€ d’auto-financement. 91 667 personnes logées. 38 672 logements –dont 30 000- en Vaucluse. 8 972 lots en gestion de copropriété. 641 collaborateurs. ‘Nous clôturerons l’année avec 800 logements neufs déjà livrés auxquels s’ajouteront 400 logements acquis, soit 1 250 logements’, a indiqué le président Michel Gontard. 171 ventes réalisées. ‘Nous gérons également 140 copropriétés pour notre compte et celui de tiers, a précisé Xavier Sordelet. 15 agences commerciales. 99,22% de recouvrement et 3,58% de logements vacants. ‘J’espère que nous serons en dessous des 3% à la fin de ce mois’, a précisé le directeur général.

Le Conseil d’administration de GDH était au rendez-vous

Les critères de la labellisation
La labellisation GDH «reconnaît le savoir-faire, le sérieux, la conscience professionnelle, car nous savons à quel point, en partie, la réussite de nos programmes vous incombe», apprécie le président de la plus grande coopérative de France.

Les prestations évaluées
sont les travaux de construction, réhabilitation et l’aménagement du patrimoine ; les travaux d’entretien et de maintenance. Les critères d’évaluation sont : Le respect des délais, la qualité des ouvrages, le respect des procédures de sécurité et santé. Les critères d’évaluation des entreprises ? Elles devaient totaliser une note minimum de 10 sur 12. Les avantages de cette labellisation ? La remise d’un prix annuel ; un pack communication à apposer dans les locaux de l’entreprise et sur les véhicules ; La simplification administrative dans les réponses aux appels d’offre ; La réduction des délais de paiement à 15 jours à réception de la facture.

Les 47 entreprises labellisées
Pour la VRD Espaces verts :
Le jardinier de Gaïa (30), Provence VRD (30), Mistral clôture (84). Pour le Gros œuvre : Batri Diaz Construction (84), Sud Bâtiment (84). L’Etanchéité : Asten (13), MK étanchéité (84), Smed Etanchéité (13). Menuiseries : FMMB Les structures provençales (84), KDM Menuiserie (84), Moine Menuiserie (13), Menuiserie Tiberghien (84). Serrurerie-Metallerie : Marchal métallerie (84). Cloisons : Azurplac’ (06). Carrelage et faïence : Nouvosol (84), Seci (06), SPVC (84). Peinture, nettoyage, revêtements : By peinture (84), RPM Bally (06). Traitement des façades : Benedetti Sa (84). Electricité : Delta Sertec (84), Hervé Thermique (84), JCR (30), MP Elec (84), Phinelec (13), Rolaix (13), Serti Sarl (84), SGC Energies (13), SN Biese (06). Chauffage, Plomberie, Climatisation : Engie solutions (13), FTP Conception (84), Iserba (84), JMS Plomberie (84), Proxiserve (13), Thermatex (84), Prox-Hydro (13), VGE Energies (84). Ascenseurs-Automatismes : Brennus (84), Paca Ascenseurs services (13). Charpente-Couverture : BCMC Balazard (30), Helmer (84), Triangle (13). Maçonnerie-Fondation : Figuière Construction (13), Keller (13). Contrat d’entretien-adaptation : Sas Maurin (84) et Zara Services (84).

Les 47 représentants des entreprises labellisées par Grand Delta Habitat


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’


Ce jeudi au club de jazz avignonnais, Le cor anglais et la contrebasse accompagnés de la batterie forment un trio insolite qui vous offrira un son brut, mystérieux pour accompagner vos rêveries les plus étranges. Un jazz complètement improvisé. Energie, prise de risque, poésie….Tout ce qu’on aime !!

Balthazar Naturel sera au cor anglais, Blaise Chevallier à la contrebasse et Baptiste Thiébault : batterie.

 

Les infos pratiques
Jeudi 7 décembre. 20h30. 5 à 16€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.  www.ajmi.fr


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

Ce mercredi 6 décembre, collégiens, lycéens et étudiants pourront rencontrer des professionnels de l’orientation, des alternants et découvrir des entreprises au sein du village de l’orientation et de l’immersion professionnelle de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Vaucluse.

Dans le cadre du mois de la découverte des métiers, organisé par les CCI du 6 novembre au 9 décembre, le campus de la CCI de Vaucluse va se transformer en un véritable petit village ce 6 décembre. Dédié à l’orientation et à l’immersion professionnelle, ce village permettra aux collégiens, lycéens et aux étudiants d’en apprendre plus sur certains métiers afin de pouvoir choisir plus sereinement leurs vœux sur Parcoursup, ou encore de trouver un stage de 3ᵉ.

De 15h à 18h30, il sera possible d’aller à la rencontre de professionnels de l’orientation pour tenter de construire son projet avenir, obtenir un coaching Parcoursup, en apprendre davantage sur les stages de découverte professionnelle ou encore sur les troubles de l’apprentissage.

Plusieurs secteurs d’activité seront mis en lumière à travers des ateliers en immersion professionnelle comme :
•L’hôtellerie-restauration avec les métiers de réceptionniste, gouvernant, serveur en restaurant et bar, cuisinier et pâtissier de restaurant et cuisinier en restauration collective (à 15h30, 16h30 et 17h30).
•Le numérique avec les métiers d’auditeur de sécurité, rétro engineering et cyberdéfenseur (de 15h30 à 18h30).
•La santé avec les métiers d’orthopédiste et orthésiste (à 15h30 et 16h), préparateur en pharmacie (à 16h30 et 17h) et diététicien (à 16h30 et 17h).
•Le business management avec les métiers de commerce, finance, et immobilier (à 15h30, 16h, et 16h30).

Inscriptions en ligne.
Mercredi 6 décembre. De 15h à 18h30. Campus de la CCI de Vaucluse. Allée des Fenaisons. Avignon.

V.A.


En visite chez GSE, la CPME dévoile le salon ‘Made in PME sud’

Une centaine de personnes était venue assister, hier, au débat sur l’emprise après la projection du film ‘L’amour et les forêts’ avec Virginie Efira et Melvin Poupaud qui évoquait ce drame au sein du couple et de la famille. Ça se passait au cinéma le Vox à Avignon, jeudi soir, à l’initiative de l’association Soroptimist Interntional d’Avignon. L’argent récolté ira au soutien de la Maison d’Agathe, créée par des Avignonnais, qui accueille à Pondichéry en Inde, des petites filles et adolescentes orphelines ou maltraitées.

Le clou de la soirée ? Il a eu lieu lorsque Dominique Guéroult Thibault, psychanalyste, l’adjudante Nelly Maurin et Shirley Vallalta, maréchal des logis chef, qui œuvrent à la Maison de la confiance et de la protection familiale– ont pris la parole pour expliquer les mécanismes de l’emprise. Le public a été très réceptif aux explications de chacune, au déroulé du cycle de la violence et aux interventions des gendarmes dans le cadre des violences intrafamiliales (Vif). On vous explique tout en détail.

Dominique Guéroult Thibault

Ce que dit la psy
«L’emprise est une relation comme une autre entre deux personnes consentantes…au début, prévient Dominique Guéroult-Thibault, psychanalyste à Pujaut, relation qui s’oriente vers la soumission totale avec la perte de son libre arbitre, pour l’une des personnes. En clair, l’emprise est l’influence ou la domination exercée sur une ou plusieurs personnes ayant pour résultat de s’emparer de son esprit ou de sa volonté. Au départ, entre deux personnes ? Il y a cette attirance commune.»

Mécanisme de l’attirance
«Notre vécu est stocké dans notre inconscient constitué de la somme de nos blessures, traumas, joies… emmagasinés depuis notre vie intra-utérine, prévient la psychanalyste. En conséquence, notre inconscient a établi des mécanismes de défense ou des comportements tels que le déni, l’oubli, l’évitement, le refoulement… L’inconscient ne connaît pas la notion de temps, ni la notion de bien ou de mal. Une blessure, un type de relation, un événement…L’inconscient propose un chemin, celui qu’il connaît déjà, qu’il soit ou non délétère.»

Au tout début, il y a l’enfant
«Et ses besoins fondamentaux de tout petit en relation avec sa mère et son père. Il a un besoin vital d’amour, de sécurité et de reconnaissance. Lorsqu’il y a souffrance à l’âge adulte, c’est l’enfant que nous avons été et qui est en nous, souffre. Surtout, nous dégageons tous une aura qui est l’émanation de notre inconscient. Nous sommes donc tous des émetteurs et des récepteurs. Et c’est cet inconscient qui nous dirige et dirige notre vie à plus de 80%. Conclusion ? Les inconscients se parlent.»

Voilà pour expliquer une partie de ce qui nous constitue
«Alors revenons à la relation qui est un échange entre deux personnes. Celle-ci évolue, rythmée de remises en question, de zones de doute, de compromis, chacun tirant un bénéfice de l’autre. Ces bénéfices sont pour le 1er matériel, et pour le second psychologique et narcissique. Cette relation évolue avec le temps, dans une adaptation de l’un à l’autre.»

La relation de pouvoir entraîne la soumission
«La relation finit par ne plus exister pour l’un, pour n’être plus qu’au profit du plaisir de l’autre. Elle est niée dans ce qu’elle est : choix, idées, orientations, relation amicales, familiales… L’autre décide de tout et œuvre à un véritable lavage de cerveau. On ne parle plus de compromis mais de compromissions. On peut alors évoquer le rôle de prédateur et de proie, de loup et de mouton.»

Prédateur et proie
«Le prédateur comme la proie ont un besoin incommensurable d’amour… Comme un puits sans fond, la relation veillant à essayer de réparer la faille narcissique. La proie a besoin de satisfaire l’attente du prince charmant validée par la phase séduction de la relation, tandis que le prédateur a besoin de satisfaire son amour possession par le contrôle. Les fantasmes de chaque protagoniste semblent être réalisés. Le Prince charmant voit sa femme totalement disponible à sa volonté.»

Phase de pouvoir
«Dans la phase de pouvoir, le prédateur va veiller à instaurer, graduellement, l’isolement relationnel familial et amical, notamment en se rendant infréquentable, en alternant dénigrement et valorisation. Il veille également à l’isolement économique, à continuer son lavage de cerveau qui induit la perte progressive d’identité de la proie.»

De G à D le Maréchal des logis chef Shirley Vallalta, l’adjudant Nelly Maurin de la gendarmerie de Vaucluse et Dominique GuéroultThibault, psychanalyste à Pujaut

Phase de violence psy
«Cette phase de violence psychologique tend vers l’intimidation, des menaces voilées, des gestes violents qui passent par le blâme, les brimades, le protagoniste nie les faits puis s’excuse. Il travaille à la perte de l’estime de soi de sa compagne ou de son compagnon : rabaisse, insulte, culpabilise, responsabilise, entame le cercle des injonctions contradictoires pour désorienter l’autre.»

Ce qui se joue
«La proie essaie de soigner sa blessure infantile. Elle pense avoir trouvé dans l’autre, durant la phase de séduction, l’être fantasmé qui, quelque part, lui fait miroiter un illusoire que le ‘Demain sera mieux’, est bien là. Même si elle vit des épisodes destructeurs à répétition, elle n’est pas prête à lâcher. Elle revit la relation infantile avec son environnement maternant. Le prédateur connaît la même blessure infantile et espère empêcher l’abandon-rejet en enfermant l’autre dans cette relation, la retenant prisonnière.»

Agir sur la proie
«Il est très difficile pour la personne sous emprise, de prendre conscience de son statut de victime. Ça ne pourra être effectif que lorsqu’elle prendra la parole et qu’elle s’entendra elle-même. Cette parole aura des répercussions dans sa famille –qui a possiblement exercé ou subi sa propre omerta- puis auprès de la société, afin d’être entendue à tous les niveaux de la Justice.»

De l’importance de la parole
«C’est à travers le NON et l’éloignement physique -il faut partir !-que la 1re étape est franchie, avec une remise en lien avec la famille et les amis. Le psychanalyste est là pour aider à ce NON psychologique. Mission ? Travailler l’écoute dont le but est que la proie arrive à une reconnaissance de son statut de victime. Puis viendront la baisse du niveau d’angoisse ; Le sortie du sentiment de culpabilité et de responsabilité ; Le retour de l’estime de soi. Il est également nécessaire de chercher le POURQUOI de cette soumission en revisitant les blessures d’enfance, ce qui amènera à libérer les émotions.»

ACCUEILLIR l’enfant en grandes blessures
«Il s’agira de libérer la personne de sa propre prison face à ses manques affectifs ; De l’amener à quitter les relations de POUVOIR pour les relations d’échanges et démontrer à l’inconscient qu’il y a d’autres chemins que celui des relations toxiques. C’est tout le travail du déconditionnement de l’inconscient. Le NON psychique est atteint : sortir de l’emprise et surtout de toute emprise future,» analyse et conseille la psychanalyste Dominique Guéroult Thibault.

De G à D le Maréchal es logis chef Shirley Vallalta et l’adjudant Nelly Maurin de la gendarmerie de Vaucluse

Les gendarmes
Quel est le rôle de la gendarmerie dans l’accueil des victimes de violence et qu’est-ce que la Maison de la confiance et de protection des familles ?
Demande Michèle Michelotte, responsable de la communication des Soroptimist International d’Avignon.
« Suite au Grenelle des violences faites aux femmes en 2019, la gendarmerie a renforcé son engagement dans les suivis et accompagnements des victimes de violences conjugales, relate l’adjudant Nelly Maurin. Les départements étant dépourvus de Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile, celles-ci ont donc créées. Elles ne concernent que les zones Gendarmerie. Celle du Vaucluse a été fondée en septembre 2020 et est devenue une Maison de Confiance et de Protection des Familles le 1er janvier 2021. Les Brigades de Prévention de la Délinquance Juvénile existantes – par exemple celle des Bouches-du-Rhône- ont été rebaptisées Maisons de Confiance et de Protection des Familles à la même date. »

A quelles demandes répond la création de cette Maison de la confiance et de la protection des familles ?
« Cette unité a vocation à traiter du foyer et de la sphère privée avec l’accompagnement et le recueil de la parole de la victime, la protection de la famille. Que ce soit dans le cadre des violences intrafamiliales ou lors des préventions. Les différentes missions sont les actions de prévention ; la protection des victimes avec accompagnement et suivi ; L’appui aux unités territoriales avec la prise d’audition des victimes particulièrement vulnérables/sensibles et également les auditions des mineurs grâce à une formation spécifique qui nous le permet : La coordination, car nous faisons le lien entre les divers partenaires et les victimes afin que celles-ci soient orientées et conseillées au mieux dans leurs démarches sociale, éducative, psy, financière … Nous sommes le point d’entrée de la victime. »

Cependant, notre unité n’a pas vocation à accueillir du public comme une unité territoriale classique.
En revanche, nous pouvons recevoir les partenaires et interlocuteurs -bailleurs sociaux, associations-… Pour le département du Vaucluse, il s’agit d’une démarche ‘d’aller vers’ le public, la population. C’est nous qui nous déplaçons vers les victimes soit à l’unité, ou pour les plaintes hors les murs, qui consiste à aller à la rencontre des victimes. Cela peut se passer à l’arrière boutique d’une boulangerie ou du coiffeur, en toute discrétion. »

A quelles situations êtes-vous confrontées ?
« Nous intervenons principalement dans le cadre des violences intrafamiliales (Vif) mais nous avons différents champs d’action détaille le Maréchal des logis chef Shirley Vallalta, tels que la discrimination, les addictions rentrant dans le champ pénal et les usages numériques à risque. En parallèle des violences intra-familiales, nous sommes sollicitées lorsque des mineurs sont victimes d’infractions de nature sexuelles, ou victime de harcèlement, cyber-harcèlement et également victimes ou co-victimes de violences intra-familiales. »

De G à droite le maréchal des logis chef Shirley Vallalta, l’adjudant Nelly Maurin, la psychanalyste Dominique Guéroult-Thibault
et la responsable de la communication du Soroptimist International Avignon, Michèle Michelotte

Quel est votre rôle ?
« Nous ne faisons pas de suivi à la Maison de Protection des Familles au sens propre, précise l’adjudant Nelly Maurin. Nous traitons uniquement la partie judiciaire. Toutefois, nous réorientons les victimes vers les différents partenaires notamment France victimes, l’Association de Médiation et d’Aide aux Victimes, via notre Intervenante Sociale en Gendarmerie qui, elle, fera le lien avec les structures comme Rheso, des centres d’information sur les droits des femmes et des familles, la Maison Départementale de l’Autonomie, en vue d’un accompagnement adapté pour chacune d’elles. »

Pourquoi est-il si important de former les gendarmes à la réception et à l’écoute des personnes qui viennent demander de l’aide ?
« Les Violences intrafamiliales sont un fléau de masse, témoigne le Maréchal des logis Shirley Vallalta. La sensibilisation au concept de l’emprise permet aux personnels de la gendarmerie de se mettre à la place des victimes et ainsi d’améliorer leur accueil. Nous leur offrons des clés pour faire face à cette problématique et ainsi aider à la libération de la parole. »

Le cycle de la violence
« Il y a tout d’abord un climat de tension, l’agression où peuvent s’inscrire toutes sortes de violences, puis la justification avec sa cohorte d’excuses, et, enfin, la séduction pour se faire pardonner et essayer de faire oublier à la victime ce qu’elle a vécu, développe le Maréchal des logis Shirley Vallalta. Une fois le cycle consommé, l’emprise s’installe peu à peu, en se reproduisant encore et encore jusqu’à ce que la personne essaie de s’en sortir. »

Le besoin de protection interviendrait 7 fois avant la prise de conscience
« Statistiquement, ce cycle se reproduira 7 fois – en l’espace de quelques jours, semaines, mois ou d’une vie- avant que la victime ne porte plainte », analyse l’adjudant Nelly Maurin. Nous proposons des formations aux gendarmes ainsi qu’aux agents hospitaliers et personnels de mairie, pourquoi ? Parce que parfois, c’est en allant payer la cantine, pour leurs enfants, que des mères de famille se confient car ces personnels -que nous appelons personnel ressource- sont les seules personnes à qui ces femmes peuvent parler. Pourquoi ? Parce qu’elles ne sont en contact avec personne d’autre. Pourtant, il y a des victimes que l’on ne pourra pas aider, soit parce qu’elles ne veulent pas, soit parce qu’elles sont dans le déni. »

Une centaine de personnes était présente pour cette soirée Soroptimist donnée au profit de l’association avignonnaise Adaïkalam
pour soutenir la Maison d’Agathe, un orphelinat de 22 petites filles et adolescentes à Pondichéry, en Inde.


Est-ce que le prédateur est conscient ? demande une personne dans la salle

« Est-ce que le prédateur est conscient de ses actes ? Oui répond l’adjudant Nelly Maurin parce qu’il a choisi sa proie. Certain ssont si intelligent dans leur façon de procéder, que l’emprise est presque indécelable.  »

La société est faite pour les couples
« La société est faite pour les couples, ajoute la psychanalyste Dominique Guéroult Thibault. Le 1er bénéfice matériel de la victime est qu’elle vit en couple et qu’elle a fondé une famille. Le second bénéfice psychologique est de nourrir sa fragilité, sa quête d’amour inassouvi. La victime ne peut pas s’en aller parce que les deux bénéfices existent. Elle ne pourra partir que lorsqu’elle sera consciente de ce qui se joue. Elle ne pourra être aidée que par des professionnels de l’écoute. Il lui faudra accepter sa part de responsabilité psychique -même si c’est dur de dire cela- et se déconditionner pour se reconstruire. Elle deviendra ainsi ce qu’elle est réellement. Elle n’attirera plus les relations toxiques, mais des relations d’échanges, où elle sera parfaitement elle-même et en capacité de s’exprimer pleinement, de dire cela me convient ou cela ne me convient pas. »

Nelly et Shirley, pouvez-vous témoigner d’un cas ?
« En septembre 2020, un de nos partenaires –La maison des adolescents– a signalé une personne qui a fini par porter plainte, là, seulement en début d’année. Au départ, un adolescent était suivi dans cette structure qui demande également à rencontrer les parents. C’est là qu’il y a eu détection. Il s’agissait de la mère. Celle-ci a du faire son chemin, tout d’abord pour accepter ce qui avait été mis au jour, un problème intrafamilial. La personne a du être relogée avec ses enfants, dont certains en bas âge », passer le permis de conduire -car elle habitait en zone rurale- et se reconstruire. »

Enfance maltraitée et prédation

« Il est important de faire suivre les enfants car l’on s’est rendu compte que les prédateurs avaient, souvent, été des enfants maltraités, distingue la psychanalyste Dominique Guéroult Thibault. Ainsi, l’on stoppe la cascade générationnelle. Les enfants témoins de cette maltraitance sont tout aussi victimes de la maltraitance. Il subissent les scènes, devenant prisonniers du conflit de loyauté. Il faut là aussi, libérer la parole pour que les enfants ne se sentent pas responsables. »

Brigitte Nicolle, Présidente du Soroptimist International Avignon a présenté la soirée qui se clôturait par un pot de l’amitié

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/116/   1/1