28 mars 2026 |

Ecrit par le 28 mars 2026

Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

Ce vendredi 9 février, l’Orchestre National Avignon Provence invite le public à venir entendre les Chants Bibliques de Dvořák interprétés par la mezzo-soprano Eugénie Joneau, triplement primée lors du 30ᵉ Concours Operalia du Cap en novembre dernier. Incanto du compositeur Éric Tanguy et la célébrissime Symphonie n°7 de Beethoven compléteront ce programme lyrique et symphonique dirigé par Jean-François Verdier.

Incanto d’Eric Tanguy

Courte pièce composée en 2001 pour l’Orchestre National de Bretagne, Incanto d’Éric Tanguy dévoile la grande aisance du compositeur dans cette pièce écrite pour un effectif relativement restreint. Il s’agit en quelque sorte d’une ouverture de concert, à l’image des modèles classiques.

Chants bibliques d’Antonín Dvořák

Œuvre de la maturité composée lors du séjour américain de Dvořák, le cycle des Chants bibliques consiste en l’adaptation musicale de fragments de dix psaumes. L’atmosphère s’y révèle contrastée, tour à tour dramatique ou consolatrice. Une introspection qui renvoie à une période troublée, le compositeur ayant enregistré la disparition de plusieurs de ses proches.

Symphonie n°7 de Ludwig van Beethoven

Contrastant avec la sereine Symphonie Pastorale qui la précède, la Septième Symphonie de Beethoven étreint l’auditeur par sa puissante énergie rythmique et sa théâtralité débordante. Dans l’obsédant Allegretto – qui fut bissé lors de la création – c’est le tableau lancinant d’une procession qui se développe peu à peu. Mais à l’image de ses mouvements extrêmes, la symphonie se caractérise surtout par une abondance d’accents dionysiaques qui soulevèrent l’enthousiasme de Wagner.

Direction musicale : Jean-François Verdier
Mezzo-soprano : Eugénie Joneau

Promenade Orchestrale – Atelier d’écriture

Atelier d’écriture autour du concert Incantations animé par Isabelle Ronzier, médiatrice culturelle. Cet atelier est ouvert à toutes les plumes, toutes les expressions, sans niveau ni pré-requis. La participation à cette Promenade Orchestrale permet de bénéficier d’un tarif C sur le concert Incantations.
Gratuit sur inscription au 07 88 36 02 61 ou sur communication@orchestre-avignon.com
Mercredi 7 février. 14h30. Bibliothèque Ceccano. Avignon.

Répétition générale

Répétition ouverte aux groupes (jeunes, associations…)
Vendredi 9 février. 9h30. Opéra Grand Avignon.

Avant concert

L’Orchestre national Avignon-Provence propose au public une rencontres en amont du concert.
Vendredi 9 février 2024.De 19h15 à 19h35. Salle des Préludes, Opéra Grand Avignon.

Concert Incantations. Vendredi 9 février 2024. 20h. 5 à 30€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40. 


Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

Il va peut-être falloir pousser les murs à défaut de pousser le son à l’AJMI 

Les spectacles de cette première partie de saison ont trouvé leur public, les tea-jazz ont eu une très bonne fréquentation, les jam-sessions — gratuites — attirent de plus en plus la jeunesse, et les jazz-stories mensuelles de Jean Paul Ricard avec Bruno Levée aux manettes (plutôt aux vinyles !!) vont bientôt passer à la postérité !

Fier de cet automne, il ne restait plus qu’à l’équipe de Julien Tamisier à transformer l’essai en nous proposant une deuxième partie de saison encore très réjouissante

On ne le redira jamais assez : le meilleur moyen d’écouter du jazz c’est d’en voir, mais encore faut-il aussi être curieux ! Le fil conducteur de la programmation pourrait être la forte présence des femmes sur scène mais c’est aussi l’amitié, le compagnonnage et la confiance qui lient les artistes avec la salle de l’AJMI qui œuvre depuis plus de quarante ans sur la cité. En témoignent des artistes comme Gilles Coronado, Sarah Murcia ou Leila Martial qui reviendront plusieurs fois sur le plateau dans des configurations différentes et des musiciens fidèles tels le batteur Eric Champard, Louis Sclavis, Valentin Ceccaldi ou Bruno Angelini qui n’hésitent pas à venir proposer leurs nouveaux projets.

L’amitié et la confiance, c’est aussi de laisser des cartes blanches le temps d’une soirée

…à Radio Campus étudiant, à l’association La Discrète Music, au Conservatoire du Grand Avignon ou à l’Ensemble 44. Assurément le club de jazz avignonnais poursuit une vitesse de croisière qui privilégie les partenariats, le local et déploie également tout un travail souterrain d’éducation musicale avec des Ajmi Mômes, des ateliers de pratique vocale, des masterclass, des classes orchestres, et un label Ajmilive que l’on peut écouter sur le Bandcamp de l’Ajmi. 

Le jeudi soir, trois fois par mois, c’est concert !

Le guitariste Gilles Coronado démarre cette deuxième partie de saison en invitant Sarah Murcia à rejoindre son quartet sur la base de son album La Main. Le trio du pianiste Pierre Boespflug revisite un mode d’improvisation issu des modes Messiaen, une musique exigeante et colorée. Lors de la projection au cinéma Utopia d’un documentaire proposé par Mathieu Amalric, Jean-Paul Ricard fera le point sur la carrière de John Zorn. Louis Sclavis revient enfin en trio. Il nous manquait depuis sa dernière prestation au Palais des Papes autour de l’œuvre d’Ernest Pignon-Ernest. Il nous présentera Vercors, album éponyme d’une région qui tient vraiment à cœur à ces trois musiciens qui sont aussi liés par une amitié indéfectible. Le guitariste et compositeur Pascal Charrier tente une Jazz expérience vers les origines du Jazz US traditionnel et nous fera découvrir le jeune batteur Emilian Ducret. On retrouvera en mars Gilles Coronado avec le groupe Gaga Gundul dans un répertoire autour de la musique javanaise et du jazz français d’aujourd’hui pour découvrir la pratique du Gamelan (orchestre de percussions traditionnel indonésien). Une belle rencontre de deux groupes Peemaï et Gayam 16 en perspective. 

Il y en aura pour tous les goûts et les femmes seront bien présentes

Le duo de la flûtiste Sylvaine Hélary et de la contrebassiste Sarah Murcia s’enrichit pour un soir de trois autres musiciens – Elodie Pasquier à la clarinette, Sébastien Boisseau à la contrebasse et Aloïs Benoit à l’euphonium – pour nous proposer une musique plutôt chambriste tout en portant une attention particulière à l’improvisation. Mariage assez rare de ces instruments à découvrir.

C’est à un concert léger, acoustique et intimiste que nous convient Leila Martial et Valentin Ceccaldi autour des chansons de Barbara et des Beatles sans oublier la musique classique de Gabriel Fauré et de Fauré. Un habitué de l’Ajmi, le pianiste Bruno Angelini — qui sera dans les parages pour un enregistrement au studio La Buissone de Pernes-Les-Fontaines — propose Lotus Flowers, une configuration inhabituelle pour lui avec les deux saxophonistes Sakina Abdou et Angelina Nescier. Dans le cadre du Festival pour public jeune ‘Festo Pitcho’, on découvrira encore un duo de saxophones féminin, Mamie Jotax, avec Carmen Lefrançois et Camille Maussion qui vont séduire les moins de trois ans !

Retour de la soirée Vinyle Social Club

Un petit coup de neuf pour cette soirée en partenariat avec Radio Campus Avignon : chacun emporte ses vinyles préférés (avec pour consigne de favoriser le jazz et la musique improvisée) et les fait découvrir grâce à Bruno Levée à la technique. Un enregistrement sera effectué et diffusé sur les ondes de la radio étudiante. Potentiellement, l’idée sera à renouveler tous les ans si la soirée trouve son public…..comme ce fut le cas l’année dernière.

La Discrète revient faire du bruit

La Discrète Music est une association avignonnaise qui organise des événements culturels afin de promouvoir la musique et les artistes locaux. Tout au long de l’année, on a pu voir des événements au Figuier Pourpre, Fenouil à Vapeur ou au Festival drôles d’Oiseaux. La Discrète nous propose un solo de chant (un joyeux fouillis de sons) de Marie Nachury (Mille) en première partie de soirée puis le trio Rien à Faire pour des chansons imprévisibles.

Ensemble 44, une association avignonnaise fondée en 2019 par Elisabeth Angot

…qui a pour ambition de mettre en résonance création contemporaine et chefs d’oeuvre du répertoire, s’est rapprochée de Philippe Cornus, professeur de percussions au Conservatoire d’Avignon avec son quartet Spoc qui remet à jour les musiques américaines contemporaines.

Deux midi sandwich en juin

Dans les jardins ou les couloirs de la Bibliothèque Ceccano; selon le temps, deux midi sandwich sont programmés en juin : La guitare préparée de Tatiana Paris et l’improvisateur Emmanuel Cremer — entendu peut-être aux côtés de Barre Philips — qui s’inspire des mythologies grecques. C’est gratuit, c’est pour tous et on peut apporter son sandwich. 

Les Jazz Story de Jean-Paul Ricard

Fondateur de l’Ajmi, directeur, puis président et désormais président d’honneur, Jean-Paul Ricard est un passionné de jazz bien sûr mais c’est aussi un érudit, un programmateur et un conférencier hors pair. Il possède également des pépites, des enregistrements rarissimes qu’il nous fera partager. En lien avec l’exposition Jazz Actu.elles, mettant à l’honneur les musiciennes des scènes de jazz actuel, Jean-Paul Ricard nous embarque cette saison pour quatre Jazz Ladies sur la route des femmes qui ont traversé l’histoire du jazz entre 1924 et 1962. Dès ses débuts, le jazz a compté des musiciennes dans ses rangs et pas seulement des chanteuses. Invisibilisées dans toutes les histoires de cette musique, il est important aujourd’hui de les y replacer en évoquant quelques pionnières et leurs trop rares enregistrements : Lil Hardin, Lovie Austin, Dolly Jones, Viola Smith, Mary Lou Williams, entre autres.

Exposition Jazz Actu.Elles

Cette saison, l’AJMi accueille une exposition toute particulière dans sa salle de concert. C’est l’exposition Jazz Actu.Elles, une exposition itinérante produite par la rédaction de Jazz In, qui viendra orner nos murs. « Voilà plus de 10 ans que l’équipe de Jazz In sillonne les chemins de traverse du jazz actuel à travers la France, avec un fort tropisme pour sa partie méridionale. Des festivals aux scènes des clubs, nos reporters nous ramènent chaque année une moisson d’interviews exclusives et de photos prises sur le vif, comme autant de témoignages du foisonnement des mondes du jazz et des musiques improvisées. » Retrouvez à l’AJMI une sélection des clichés de Florence Ducommun, mettant en lumière les musiciennes de la scène jazz actuelle. Cette exposition est accueillie en corrélation avec le cycle de conférences Jazz Story “Jazz Ladies”.

Inauguration de l’exposition le mardi 13 février. 17h30.
Prochain concert : Gilles Coronado. La Main. Jeudi 8 février. 20h30. 5 à 16€. AJMI Club. 4 Rue des Escaliers Sainte-Anne. 04 13 39 07 85.


Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

La 1re antenne de l’Ecole supérieure de l’immobilier, hors Paris, s’installe au Campus de la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse. L’école ouvrira en septembre prochain et formera les futurs collaborateurs de la filière immobilière tant en formation initiale qu’en formation continue. La CCI, la Fnaim et l’Ecole supérieure de l’immobilier (ESI) ont présenté le projet.

La 1re formation Bac +3 sera un Bachelor Responsable développement commercial immobilier qui sera d’ailleurs présentée demain, à l’occasion des Portes ouvertes grand public de ce samedi 3 février, au campus de la CCI, allée des Fenaison à Avignon. Pour Gilbert Marcelli, président de la CCI Vaucluse, l’arrivée de l’Ecole supérieure d’immobilier est un acte fort qui signe la 18e formation proposée sur le campus, avec la possibilité de passerelles entre les différentes formations ce qui offre davantage de chances aux étudiants d’intégrer des voies qui les satisfassent et nourriront le territoire de leurs talents et de leurs expertises.

Une première en France
«Provence-Alpes-Côte d’Azur fait partie des régions les plus prisées en terme d’activité immobilière, en France, a souligné Didier Bertrand, Président de la Fnaim Région Sud, relevant que la Fnaim, au niveau régional, comptait 1700 adhérents -10 000 agences au niveau national-, plus de 11 000 collaborateurs et réalisait 1 milliard de chiffre d’affaires.»

Pourquoi l’ESI s’installe à Avignon
«C’est la 1re fois qu’une antenne de ESI, référence dans le métier, s’installe hors Paris, à 2h40 de la capitale. Son implantation à Avignon se révèle donc centrale car la région Sud qui réunit, à elle seule, de grandes métropoles, de grandes, moyennes et petites villes, également de l’agriculture, de l’industrie de pointe comme le nucléaire, du tertiaire, du bord de mer, de la montagne et de la campagne. Proposer les 13 métiers de l’immobilier en Vaucluse, au cœur d’une région qui réunit autant de reliefs géographiques et d’activités économiques, faisait sens. A termes, les futures formations proposeront les diplômes du BTS au master, en passant par le bachelor. C’est-à-dire les mêmes formations qu’à Paris.»

Une école créée par une Fédération
«Cette école a été créée par la Fédération nationale de l’immobilier qui est le 1er syndicat des professionnels de l’immobilier en France et en Europe avec une expertise professionnelle, juridique et économique a entamé Céline Deytieux, Directrice générale de l’Ecole supérieure de l’immobilier. Nous formons plus de 20 000 professionnels par an, tant en formation initiale que continue, en présentiel comme en distanciel. L’un de nos plus grands atouts ? Nous avons la capacité de monter, pour chaque entreprise, une formation sur mesure. Nous proposons plus de 19 cursus qui sont autant de diplômes universitaires, ce qui est une nécessité lorsque l’on sait que l’on ne reste pas plus de 10 à 15 ans dans le même métier. Nous espérons une trentaine d’étudiants pour la rentrée de septembre pour atteindre très vite la cinquantaine d’étudiants. L’autre atout du campus est de proposer de pouvoir y vivre ce qui est très précieux pour les étudiants qui éprouvent de grandes difficultés à se loger, particulièrement dans les grandes villes.

La nécessité d’un vivier de collaborateurs
«Cette région nécessitait de pouvoir faire appel à un vivier de collaborateurs formés d’autant qu’Avignon est la porte de la Provence et de la région Sud, soulevait Jonathan le Corronc Clady, président de la Fnaim Vaucluse et Vice-président de la Fnaim Région Sud. Il était essentiel pour les professionnel de l’immobilier d’accueillir à demeure, l’école référente de l’immobilier qui offre des solutions de formation à nos jeunes et à nos collaborateurs. L’important ? Il sera de répondre aux défis de cette année charnière, notamment en ‘attaquant’ par des bachelors qui sont déjà en 3e année de formation, alors que nous subissons une très grave crise du logement.

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Le point sur l’immobilier en Vaucluse
«Après de premiers frémissements sur l’année 2022, le marché de l’immobilier a poursuivi son ralentissement de façon marquée et termine l’année 2023 en net repli. Après une période prolongée de dynamisme du marché, les ventes enregistrent une chute historique et inédite, avec des prix en baisse sur la majeure partie du territoire, relate Jonathan le Corronc Clady.

Une chute historique des ventes de 22%
«Les ventes de logements existants enregistrent une chute historique de 22%, inédite sur ces 50 dernières années. En Vaucluse la baisse des volumes est de 16,3 %.»

Au plan national
«Environ 875 000 ventes ont été réalisées en 2023, (contre 1 115 000 transactions en 2022) soit un retour 7 ans en arrière. Les prix sont en baisse dans la majeure partie du territoire, en particulier dans les grandes villes. À Paris, la baisse est de 5,7% dans un contexte d’inflation des prix à la consommation d’environ 5% en moyenne annuelle.»

Inflation, hausse des taux, difficile accès au crédit immobilier
«Cette décélération s’explique par l’effet combiné de l’inflation, de la hausse des taux et des difficultés croissantes d’accès au crédit immobilier : les Français ont perdu 15% de pouvoir d’achat immobilier en 2 ans.» 

Les prix marquent le pas 
«Côté prix, après des années de hausse sur l’ensemble de l’Hexagone, la plupart des territoires connaissent une baisse en 2023. Demeure une exception  sur la côte méditerranéenne, le Sud de la France et la Corse, dont les villes, comme Perpignan, Montpellier ou Nice, résistent avec des prix en hausse de 1 à 3%. C’est aussi le cas du Vaucluse avec une hausse de 1% sur un an cependant les prix baissent localement comme à Avignon avec -4,8%. Pour autant, toujours en Vaucluse, les loyers ont augmenté de 6,3 % en 5 ans dont 4,3% sur la seule année 2023.»

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Quelles perspectives pour 2024 ? 
«Après des mois de hausse, grippant l’ensemble du marché, les taux d’intérêt pourraient se stabiliser autour de 4% au cours du 1er trimestre 2024, redonnant un léger souffle au marché. Côté volume, le nombre de ventes devrait encore baisser sur l’année 2024 d’environ 10%, et plafonner aux alentours des 800 000 ventes.»

Une baisse des prix actée
«La baisse des prix, elle, devrait s’accélérer et prendre le relais de la baisse des volumes au cours de l’année. Les baisses observées dans les grandes villes les plus chères devraient se poursuivre.»

2024, année de transition
«2024 sera pour le marché immobilier une année de transition. Empêchés de mener à bien leurs projets immobiliers par l’explosion des taux et des prix toujours élevés, les Français auront encore des difficultés pour concrétiser leurs projets. Mais la fin de la hausse des taux d’emprunt et la baisse des prix devraient redonner du pouvoir d’achat aux ménages.» 

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Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

Patrick Armengau, le commissaire priseur de l’Hôtel des ventes d’Avignon propose des bijoux, du mobilier ancien et des objets d’art samedi 10 février à 9h30 et 14h.

Au chapitre des bijoux, des colliers en or, des bracelets, des alliances, des grands noms comme Mauboussin, des solitaires et des diamants, des broches, des boucles d’oreille. Des bijoux raffinés, de belle facture, désormais introuvables ailleurs et à des prix fort raisonnables.

Côté vaisselle
Côté vaisselle, au milieu de riches trouvailles une paire de légumiers Moustier en décor bleu et blanc dits à la Bérain à partir d’entre 600 et 800€. Les consoles sont toujours aussi recherchées comme cette demi-lunes de style Louis XVI avec son plateau de marbre gris à partir de 600 et 800€. On craque pour cette rare chiffonnière de peintre d’époque empire à partir d’entre 400 à 600€. Il y a aussi cette ravissante paire d’appliques en tôle dorée et verre éclairant à deux bras de lumière à décor de perroquet et feuillage, à partir d’entre 600 et 800€ qui sera du plus bel effet sur apposée sur une tapisserie florale dernier cri.

Les arts premiers
Au chapitre des arts premiers, de très beaux masques et figurines : masque Gouro de Côte d’ivoire à partir d’entre 2 000 et 3 000€. Un masque Yahour également de Côte d’ivoire, dans les mêmes prix, des statues Baoulé à partir d’entre 1 200 à 1 800€.

Un microscope et un sextant
Dans les trouvailles extraordinaires il y a ce microscope en laiton dans son coffret à lentilles et accessoires à partir d’entre 300 à 400€ et aussi ce sextant en laiton dans son coffret en bois avec ses accessoires à partir d’entre 400 à 600€.

Les belles pièces d’orfèvrerie
Côté orfèvrerie, les plats et pièces en argent du XIX et XXe siècle,  signeront toujours les plus belles tables quelles que soient les saisons et restent indémodables. Même légèrement brunis par le temps, ils racontent le temps qui s’écoule, les réunions de famille et le savoir-faire de grands artisans qui s’inscrivent bien au-delà des modes.

Les arts d’Asie
On a un coup de cœur immédiat pour cette très belle sculpture de Constantin Cristesco (1872-1928) pour ce cheval en plein saut d’obstacle à partir d’entre 2 000 et 3 000€. Les arts d’Asie sont bien présents avec le Tibet via une statuette en bronze doré entre 3 000 et 4 000€, une autre en bronze à partir d’entre 300 et 500€, et la Chine avec un vase couvert à partir d’entre 400 et 600€ et un Kannon debout à partir d’entre 300 et 500€ pour le Japon.

Les infos pratiques
Exposition jeudi 8 février de 14h à 18h. Vendredi 9 février de 10h à 12h et de 14h à 18h. Courtine. 2, rue Mère Teresa à Avignon. 04 90 86 35 35 www.avignon-encheres.com

Les prochaines ventes
Mercredi 14 février : Bijoux et or à 9h30. Jeudi 7 mars Militaria et armes anciennes. Samedi 23 mars Art moderne. Samedi 20 avril Mobiliers et objets d’art. Lundi 29 avril Véhicules et motos de collection. Samedi 4 mai Bijoux et arts de la table. Vendredi 24 mai Grands vins et alcools et jeudi 30 mai Livres anciens et modernes.   


Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

L’autre festival, le salon du livre d’Avignon, revient pour une 5e édition pour se dérouler du 2 au 4 février prochains au palais des papes. Au programme, la découverte de 60 auteurs. Les thèmes ? La psychologie, la criminalité, la démocratie, les livres jeunesse. L’ambition ? Elle est pédagogique, culturelle et sociale. La finalité ? La rencontre des auteurs et des conférenciers avec les publics.

Le salon du livre est placé sous le parrainage de Boris Cyrulnik, médecin, psychanalyste, psychiatre et neuropsychiatre. Il est l’auteur de nombreux ouvrages qui évoquent les guérisons de ses blessures pour reprendre goût à la vie et, surtout, la résilience. L’événement littéraire organisé en partenariat avec la CCI de Vaucluse , accueillera aussi le professeur de criminologie et spécialiste de la sécurité Alain Bauer, le chanteur du groupe de rock Mathias Malzieu, l’avocat Thierry Moser, le politologue et essayiste Thomas Guénolé ou bien encore l’ancien juge antiterroriste Gilbert Thiel, l’animateur Thierry Beccaro dans la partie psychologie. Parmi les guest stars, il y aura aussi la femme politique Ségolène Royal.

Au programme également 
David Coulon, Sonya Lwu, Michel Cherchi, Yves Chicouène, Fabien Bilheran, Michel Sapanet  et Agnès Naudin dans la partie criminologie, Mélinda Guery, Peter Barnouw,Sarah Lopez Marmol,Anne Chicard, Emilie Sauzon et Valérie Joursin Campanile dans la partie jeunesse ainsi que François Wioland, Brigitte Soole, Florent Gatheria, Emma Oliveira, Florence Belkacem, Ségolène Royal… Tous les auteurs de l’édition 2024 sont ici.

Des dédicaces
Durant le salon, les dédicaces auront lieu dans la salle de la grande audience et les conférences au cellier Benoit XII. Entrée gratuite et tout public.www.lautre-festival.fr

Comment tout a commencé
L’événement est né sur Avignon d’un pari fou entre 3 drôles de dames et leur Charlie : Gérard Gélas le fondateur du Théâtre du Chêne noir à Avignon. Guilaine Dileva férue des écrits provençaux, d’artistes italiens et écrivaine non éditée, directrice des programmations littéraires, assistée par Gérard Gélas. Une attachée de presse
Dominique Lhotte, la référente du salon du livre d’Avignon, sur Paris. Nicolas Meffre professionnel de l’évènementiel local. Ils portent le projet et construisent l’Autre festival autour de leur socle Catherine Panattoni, directrice-générale d’un groupe d’hôtels, restaurants, spa, société de nettoyage. Elle est la cheffe d’orchestre de l’Autre festival dont la 1ère édition -2019- a été construite en 9 mois, rassemblant près de 160 auteurs et personnalités. Au programme des rencontres avec les écrivains, les artistes, les écrivains, les entreprises, les associations, les publics.

Il y aura…
La grande dictée a lieu le vendredi 2 février à la mairie d’Avignon à 14h. Elle est écrite par Philippe Dessouliers et accueillera 150 participants. Evelyne Dress en sera la lectrice tandis que Philippe Dessouliers en sera le correcteur. Inscription gratuite sur wwww.lautre-festival.fr; Cruelles archives dévoilera des affaires criminelles et de funestes faits-divers intervenus en Vaucluse. Ces archives choisies évoqueront la restauration à la grande guerre, des meurtres au poison et au fusil de chasse. On s’embarquera sur les chemins de la psycho-criminologie en Belgique et en France. Au programme des études en psycho-criminologie, des expériences pratiques sur le terrain, des simulations interactives, les métiers qui s’organisent autour de cette spécialité.

Demandez-le programme

Samedi 3 février 2024

Samedi 3 février

Dimanche 4 février 2024

Le programme des dédicaces samedi et dimanche au Palais des papes

Les infos pratiques
L’Autre festival se déroule à Avignon, dans l’intramuros, au palais des papes, au Théâtre du balcon 38, rue Guillaume Puy, au Théâtre de la Luna 1, rue Séverine, au théâtre du chien qui fume au 75 de la rue des Teinturiers et au Théâtre du Chêne noir 8, rue sainte Catherine.


Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

Le concert de chambre Le Mariage Provençal, donné par le Quartetto Noûs, fait renaître le fameux quatuor à cordes Provenzalische Hochzeit, composé par Peter Gast et qui fut dédié à Nietzsche en hommage à l’inspiration provençale de sa philosophie.

Le Quartetto Noûs, considéré comme l’une des jeunes formations musicales les plus intéressantes de la scène internationale, a reçu en 2015 le Prix Arthur Rubinstein – Una Vita nella Musica – du Théâtre La Fenice de Venise. Aujourd’hui, il bénéficie du soutien de Le Dimore del Quartetto, un projet qui valorise les demeures historiques et soutient les jeunes quatuors à cordes au début de leur carrière. 

Mise en lumière de la pensée provençale de Nietzsche 

Afin de mettre en lumière cette œuvre musicale, Michel Onfray philosophe, essayiste et polémiste français ainsi que Bruno Dal Bon, chef d’orchestre et philosophe italien nous dévoilerons les écrits et les pensées de Nietzsche sur son ami Peter Gast.

Quartetto Noûs
Violons Ekaterina Valiulina et Alberto Franchin
Alto Sara Dambruoso
Violoncelle Riccardo Baldizzi

Samedi 3 février. 20h. 8 à 20€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr


Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

Le Palais des papes accueillera les œuvres de feu Miss.Tic alias Radhia Novat (20 février 1956-22 mai 2022) du 27 juin 2024 au 5 janvier 2025 pour l’exposition ‘A la vie à l’Amor’. Miss.Tic ? Rappelez-vous cette grande artiste du street art des années 1985 connue pour ses silhouettes de femmes fatales dessinées au pochoir accompagnées de cinglants aphorismes. Décédée au printemps dernier, sa libertaire aura glissera, victorieuse, au creux du plus vieil édifice gothique anciennement dévolu aux prélats. On a hâte.

Radhia Novat alias Miss.Tic

L’exposition qui lui est consacrée n’est pas sans rappeler celle d‘Ecce homo’ d’Ernest-Pignon-Ernest au Palais des papes de juin 2019 à février 2020. Au détour d’une interview l’artiste plasticienne et poétesse dira avoir été très touchée par le Rimbaud modernisé du grand artiste.

Autre point commun ?
Les deux personnalités Miss.Tic et Ernest-Pignon-Ernest auront été remarquées et saluées de leur vivant pour leur talent et leur qualité d’intervention novatrice dans la rue. Si l’on devait résumer en quelques mots l’essence de la vie de Miss.Tic ? Etre libre dans un espace artistique qui l’est tout autant.

Etre artiste au monde
Il reste de cette attachante et frondeuse personnalité de théâtrales et fatales silhouettes en noir et rouge encore présentes dans la capitale parisienne. Certaines d’entre-elles restent visibles dans les quartiers de Ménilmontant, Montmartre, le Marais, de Montorgueil et de la Butte-aux-cailles. Pourquoi Paris ? ‘Car c’est la plus belle galerie du monde’, selon ses termes. Il fut d’ailleurs, le seul lieu où elle graffait.

Copyright Miss.Tic

Sa vie se dessine dans la capitale 
entre ruptures, désirs, fantasmes, désillusions et renaissances. Paris ne connait pas encore le mouvement des graffitis venu de l’autre côté de l’Atlantique avec le mouvement Punk, mais dès 1985 ceux-ci envahissent l’espace public français et particulièrement parisien, mettant la Police sur les dents. En 1999 Miss.Tic est arrêtée pour détérioration du bien d’autrui, dans le quartier du Marais, après qu’un habitant ait porté plainte. Elle avait ‘poché’ une silhouette illustrée d’un prémonitoire ‘Egérie et j’ai pleuré’.

Condamnée à l’équivalent de presque 4 000€
-l’époque est au francs-, elle entamera désormais des négociations préalables avec les mairies, les commerçants et les habitants de quartier, en faisant du porte-à-porte, pour continuer à inscrire, toujours en carte blanche, sa vie dans ses quartiers de prédilection et sur certains murs. Six mois après ses premières interventions au cœur de l’espace public, elle est invitée à exposer chez Agnès B –très impliquée dans l’art émergeant-et la galerie du Jour. Les expositions s’enchainent très vite et, surtout, les produits dérivés, permettant à l’artiste de sortir de la précarité.

En savoir plus
MissTic disait s’être inspirée du Rimbaud modernisé d’Ernest Pignon Ernest « Etre artiste est une façon d’être au monde ». Quant à sa signature Miss.Tic –mystique-, elle provient de la ‘cane sorcière’ Miss Tick –de Disney- obnubilée par le vol et la possession du sou fétiche et porte-bonheur de Picsou.

Copyright Mis.Tic

Comment tout a commencé
‘J’ai aimé un imbécile comme cela arrive à beaucoup de femmes hélas, et un jour il m’a dit : ‘Je ne peux plus te voir en peinture ! Ça a été ma revanche. Il m’a lancé un défi et maintenant, il ne me voit plus qu’en peinture !’

Paroles de Prévert
mais la vraie raison est ailleurs. C’est sa maman qui lui offre son premier ouvrage de poésie : ‘Paroles’ de Jacques Prévert avec en couverture une photo de Brassaï avec un mur graffité. Au départ, elle poche ses autoportraits puis des silhouettes de femmes aux postures déjà vues mises en scène par les publicités et les magazines féminins. Ses aphorismes aux mots qui claquent interpellent : ‘J’enfile l’art mur pour bombarder les mots cœurs’, ‘Refaire le casting de son existence’, ‘Avec les années l’amour se fait plus chair’ ‘Le porno est le bêtisier du désir’, ‘Art-gens mais à quel prix !’, ‘Tu ne perds rien pour m’attendre’, ‘L’émotion à goût portant’, ‘Le rôle d’un artiste c’est un peu de transgresser, ça n’est pas d’être consensuel et tiède’, sera sa phrase signature.

De l’art novateur, pas de la délinquance
Le loueur de véhicule Ucar fait appel à elle avant qu’elle soit invitée à découvrir l’univers de la mode avec le malletier Louis Vuitton, le couturier Kenzo, le maroquinier Lamarthe. Paul personne fait même un clip entouré de ses œuvres. Elle créa aussi des timbres pour La Poste.


Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

Les échanges de données permanents, gérés par des data centers, ont un impact significatif sur l’environnement. C’est pourquoi les acteurs des industries culturelles et créatives d’Avignon et ses alentours ont décidé de s’allier et de créer le projet ICC H2 Digital, qui devrait donner naissance à un centre de données 100% énergie renouvelable dans les prochaines années qui devrait contribuer à leur décarbonation.

C’est au 5 Route de Lyon à Avignon, aux portes du centre-ville, que le premier centre de données numériques 100% énergie renouvelable, nommé ‘L’arbre’ fonctionnant à l’énergie solaire et à l’hydrogène vert, devrait sortir de terre d’ici 2027. Ce bâtiment devrait permettre la décarbonation des industries culturelles et créatives, en particulier pour la création des images numériques, qui est enjeu majeur pour les studios d’animation et de jeu vidéo.

Ce mardi 30 janvier, les acteurs d’ICC H2 Digital se sont réunis à la Scierie, où un format pilote du projet, EcoBio H2, a été mis en place et est déjà opérationnel, pour présenter le projet. « C’est une vraie fédération des acteurs des industries culturelles et créatives », affirme Julien Deparis, directeur de l’École des nouvelles images.

Vidéo réalisée par les étudiants de l’École des nouvelles images.

Des acteurs locaux majeurs

Le consortium est composé d’acteurs majeurs des industries culturelles et créatives au niveau local : le studio arlésien TNZPV qui est le plus grand studio de la Région Sud, les studios Circus et La Station Animation implantés à Avignon, ainsi que le studio Ellipse Animation, leader européen de la filière, qui pourrait bientôt s’implanter à Avignon, mais qui a déjà un pied dans le Vaucluse puisqu’il est à l’origine des films 3D réalisés pour les simulateurs numériques du Parc Spirou Provence à Monteux.

Ce projet, ce sont aussi des acteurs de la formation comme l’École des nouvelles images, à Avignon, la Villa créative d’Avignon Université, et le Conservatoire national des arts et métiers Paca. Enfin, il y a également deux acteurs de la filière numérique : ZenT, gestionnaire de projets spécialisé en éco-conception, et H2 Digital, à l’origine du projet pilote EcoBio H2.

Un projet en accord avec la transition écologique 

Le centre de données EcoBio H2 de la Scierie a donc fait de l’œil aux écoles et studios de production d’Avignon. « Nos studios et écoles sont des grands consommateurs du numérique, qui est une filière très polluante, explique Julien Deparis, dans un contexte où la transition écologique est un enjeu majeur de notre société, on ne peut qu’envisager des solutions pour se décarboner. »

« Les ordinateurs sont 56 fois plus puissants aujourd’hui qu’il y a dix ans. L’innovation numérique a un impact significatif sur l’environnement. »

Julien Deparis

Le numérique représente plus de 2% des émissions de dioxyde de carbone dans le monde, ce qui équivaut à l’empreinte de l’aviation civile. Ces émissions sont dues à trois facteurs : la fabrication des équipements (écrans, serveurs de calculs, etc), le calcul intensif informatif, et la diffusion de contenus (plateformes de streaming, etc). En 20 ans, il y a eu énormément d’évolution, qui génère de plus en plus de pollution. Par exemple, le film d’animation Shrek 1, sorti en 2001, a demandé 5 millions d’heures de calcul. C’est 10 fois moins que Shrek 4, sorti en 2010, qui en a nécessité 50 millions, soit l’équivalent de 25% de la consommation en énergie de la ville d’Avignon. Toy Story 4, sorti en 2019, lui, a généré 216 millions d’heures de calcul.

Une réglementation pour réduire les impacts écologiques du numérique

Ce centre de données a donc pour objectif de réduire l’empreinte carbone des secteurs du cinéma d’animation, du jeu vidéo et de la postproduction numérique qui induisent une consommation importante en ressource énergétique. Au niveau national et européen, la réglementation évolue d’ailleurs en ce sens.

Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a déjà mis en place une éco-conditionnalité. Depuis le 31 mars 2023, le CNC demande aux bénéficiaires d’aides à la production de remettre un bilan prévisionnel ainsi qu’un bilan définitif des émissions carbone engendrées par la production de leurs œuvres. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, le dépôt de ce double bilan carbone conditionnera le versement des aides à production du CNC. Cette mesure permet notamment d’accompagner les studios dans leur transition environnementale.

Un centre de données unique au monde

Pour le moment, l’objectif est de pouvoir augmenter la capacité du centre pilote de la Scierie, doté d’une puissance de 10 kW aujourd’hui, qui ne permet pas encore une utilisation intensive. Le centre de données ‘L’arbre’ devrait quant à lui naître d’ici 2027 et augmenter cette puissance à 100 kW. Pour ce faire, les acteurs d’ICC H2 Digital ont déposé le dossier de leur projet auprès de France 2030, dont la réponse devrait être annoncée d’ici le mois de mars.

« On n’a aucune connaissance d’un data center HPC (haute performance de calcul) équivalent dans le monde.« 

Jérôme David, fondateur de ZenT

Ce centre de données fonctionnera à l’énergie solaire et à l’hydrogène vert produit au sein même du centre. Il devrait pouvoir alimenter les besoins en journée, stocker l’hydrogène et être doté d’un système qui permet de récupérer la chaleur émise par les équipements informatiques pour chauffer les lieux voisins, l’eau, etc. Avec ‘L’arbre’, les acteurs du projet ICC H2 Digital visent une division par deux de la consommation électrique pour les calculs intensifs, une division par dix de la consommation électrique des postes de travail, et une division par quatre de l’utilisation du matériel informatique grâce à la mutualisation des ressources en un seul lieu.

Ce projet 100% local, soutenu par la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC), la Région Sud, la préfecture de Vaucluse, le Département de Vaucluse et son agence du développement Vaucluse Provence Attractivité, le Grand Avignon ainsi que la Ville d’Avignon, représente un atout majeur pour l’attractivité du département auprès des entreprises et pour la création d’emplois.


Incantations, un programme symphonique à l’Opéra Grand Avignon

C’est dans l’écrin du musée Calvet que la Ville d’Avignon a présenté ses vœux aux acteurs économiques de la cité des papes. Un événement qui a pris la forme d’une initiative inédite puisque ces vœux ont été réalisés conjointement avec la CCI de Vaucluse.

Invité par la ville d’Avignon a présenté ses vœux au monde économique avignonnais, c’est Gilbert Marcelli, président de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse qui a ouvert cette soirée.
« C’est une première que nous organisons à l’initiative de la maire d’Avignon : des vœux en commun à destination du monde économique. Par de-là l’étonnement qu’aura pu susciter chez certains cette cérémonie conjointe, quoi de plus normal finalement que d’associer la représentation économique et consulaire avec celle de la vie citoyenne et politique. La CCI de Vaucluse et la ville d’Avignon se doivent, en effet, d’être complémentaires sur les projets concernant notre territoire. »

Une complémentarité singulière qui résonne comme une évidence
Et le président de la Chambre de poursuivre : « Nous avons certes nos compétences spécifiques mais nous nous sommes vite rendus compte de l’importance décisive pour notre Chambre de commerce et pour le développement de la région d’Avignon d’aller encore plus avant dans un partenariat intelligent. Cette complémentarité, qui peut apparaître aujourd’hui singulière, est pourtant évidente. Nous sommes certes la représentation institutionnelle de l’entrepreneuriat dans le département, mais par-delà cette mission régalienne, la CCI est aussi et surtout une entreprise au service de ses 42 000 ressortissants. Nous gérons ainsi un campus de 1 000 étudiants, en fort développement, et nous assurerons aussi la gestion de deux équipements structurants : le port du Pontet et l’aéroport Avignon-Provence. La CCI nourrit ses propres projets internes tout en venant en appuie de ceux de ses entrepreneurs. Ce sont tous des projets, sans exception, qui sont certes porteurs d’intérêts privatifs, mais qui ont un retentissement sur la vie économique avec toutes les conséquences que l’on connaît en matière de transport, d’urbanisation, d’éducation et de formation. Autant de sujets qui concernent plus ou moins directement la ville d’Avignon. Quant à la municipalité à travers son maire, elle a notamment de son côté pour objectif le rayonnement de la ville, la qualité de vie de ses habitants. Cela passe par l’emploi, l’habitat, la scolarité, les déplacements. Il est donc facile de vérifier que nos projets et nos ambitions respectives, même s’ils ne relèvent pas des mêmes compétences, n’en demeurent pas moins complémentaires. »

« Remiser les dogmes et les intérêts partisans pour laisser place au pragmatisme. »

Gilbert Marcelli, président de la CCI de Vaucluse

« Notre coopération et celles de nos services est le meilleur gage d’avancée des dossiers dans lesquels nous sommes acteurs, a également insisté Gilbert Marcelli. Cette mise en commun de nos perspectives n’est que l’amorce d’une collaboration future et renforcée, tant sont nombreux les domaines dans lesquels nos instances sont impliquées. Outre l’économie, je pense aussi à la culture, au commerce de ville et de sa redynamisation, aux déplacements dans les différents bassins avignonnais… Nous avons le courage et l’intelligence, madame le maire, de remiser les dogmes et les intérêts partisans pour laisser place au pragmatisme qui doit conduire et éclairer nos choix et nos contributions pour le devenir de votre ville et de nos entreprises. A cet égard, je vous réaffirme notre volonté de s’inscrire dans ces objectifs. Vous pouvez compter sur l’indéfectible et loyal partenariat de la Chambre de commerce à vos côtés. »

A plusieurs, on est moins ‘con’
Pour mieux illustrer ces synergies , le président de la CCI a pris des exemples concrets avec les projets Le quai des Saveurs et la Maison de la Provence en Chine.
Le premier devrait voir le jour le 1er juin prochain sur le parvis de la gare-centre d’Avignon en cours de réaménagement. Il s’agit d’un restaurant d’application constituant une vitrine des savoir-faire de l’EHA (Ecole hôtelière d’Avignon) de la CCI d’Avignon. « C’est la Ville qui nous a suggéré de nous porter candidat à la gestion de cet espace auprès de la SNCF », précise Gilbert Marcelli.
« Suite à une première rencontre avec une délégation chinoise de la ville de Shenzhen avec la ville d’Avignon, poursuit ce dernier, nous avons poursuivi ce contact qui va déboucher sur la création d’une maison de la Provence de 400m2 dans cette ville de près de 20 millions d’habitants juste au Nord de Hong-Kong. »
« On en est arrivé là parce qu’on se parle, parce qu’on échange et qu’à plusieurs on est moins ‘con’. Quand les forces économiques, associées aux forces politiques arrivent à échanger avec cette qualité là nous sommes capables de réaliser de grandes choses.

© facebook-Mairie d’Avignon

Une aventure collective
« Ces vœux communs c’est un beau symbole, s’est félicitée pour sa part Cécile Helle. Comme l’a démontré le président de la CCI de Vaucluse, la dynamique d’une ville c’est une aventure collective. C’est ce lien que nous essayons de tisser l’un et l’autre ainsi qu’avec tous ceux qui font Avignon. »
Cette présentation de vœux a été l’occasion pour la maire d’Avignon de présenter un film bilan de ses 10 ans de mandats (voir en fin d’article).
« L’ensemble de ces projets c’est 300M€ d’investissements sur 10 ans. Autant de soutien au tissu économique local et régional, principalement à la filière BTP. La transformation d’une ville, la réinvention d’une ville : c’est une œuvre collective. »
« A Avignon, il n’y a pas d’attractivité s’il n’y a pas d’attractivité touristique, a poursuivi Cécile Helle. On l’a bien mesuré lors de la crise sanitaire, quand ce pilier de notre économie a eu des difficultés. »
Elle a également insisté sur l’importance de la culture ainsi que « requalification de nos rues et de nos places qui participent à l’attractivité commerciale, un secteur qui a toujours été dans l’ADN économique de notre ville. Nous sommes sur une dynamique où il y a plus de commerces qui ouvrent que ce qui ferment depuis plusieurs années à Avignon. Même si nous sommes impactés par les fermetures que nous regrettons et qui concernent plutôt des grandes enseignes qui sont clairement touchées par la réorganisation nationale, européenne voire mondiale de leur réseau de distribution et les conséquences du e-commerce. »

Le foncier économique essentiel à l’attractivité locale
« Dans le cadre d’une politique volontariste et ambitieuse, moi je crois qu’une commune, au même titre qu’une agglomération, un département, une région ou un organisme consulaire, peut accompagner le développement et les acteurs économiques. »
Et la maire de citer en exemple la fermeture de l’entreprise Bordet qui disposait d’une emprise foncière importante sur Fontcouverte : « Il s’avérait que le PLU pouvait permettre de faire basculer ce foncier économique en foncier résidentiel. La volonté de la ville, interpellé par l’association de zone d’activité de Fontcouverte, était de préserver ce foncier car déjà en tension. On s’est mis en ordre de marche afin de conserver ces 20 000m2 en les préemptant grâce au soutien de l’EPF régional. La problématique du foncier économique, de le libérer ou de le maintenir, est essentiel si l’on veut être attractif. »
Même volonté de développement avec le MIN d’Avignon : « Nous avons été amenés à le transformer en l’ancrant encore davantage dans les enjeux économiques mais aussi écologique d’aujourd’hui. C’est un outil public de développement économique piloté par une SEM. Cela veut dire quoi un outil public ? c’est que lorsqu’il y a un moment de crise, comme avec le Covid ou les difficultés liées aux coûts de l’énergie, il se met à disposition des entreprises afin de leur permettre de surmonter aux mieux ces crises.

« Il y a toujours une prise de risque dans l’action et dans la décision. »

Cécile Helle, maire d’Avignon

C’est au musée Calvet que la Ville a souhaité accueillir les acteurs du monde économique avignonnais. © facebook-Mairie d’Avignon

Ne rien s’interdire
« Une ville peut être proactive sur le développement économique, insiste l’élue avignonnaise. Une dynamique de ville, elle est avant tout collective. Tout seul on ne peut rien, ou en tout cas beaucoup moins. C’est pour cela que nous avons voulu mettre en avant ce partenariat entre la CCI et la Ville à l’occasion de ces vœux au monde économique. Il n’y a pas de sujet tabou, on ne s’interdit aucune discussion y compris lorsqu’elles peuvent être audacieuses comme c’est le cas sur les mobilités. La CCI considère qu’avoir des navettes fluviales sur le Rhône c’est pour demain, pas pour 2050. Comme moi je considère qu’avoir un téléphérique urbain à Avignon ce n’est pas en 2050, mais en 2030. Je crois vraiment qu’être président, comme l’est Gilbert Marcelli, ou maire, comme je le suis c’est aussi d’être en capacité de porter des projets qui peuvent apparaître novateur. Qui peuvent surprendre. Qui peuvent faire peur. Il y a toujours une prise de risque dans l’action et dans la décision. »

Pour conclure, Cécile Helle a voulu rebondir sur sur le projet du restaurant d’application du quai des saveurs : « Ce qui t’as motivé c’est la jeunesse. Elle est au cœur de ton action, comme de la mienne. Nous partageons cette conviction que le territoire d’Avignon est un territoire jeune avec des vrais talents. C’est de notre responsabilité de faire la place à ces talents pour permettre à cette jeunesse de trouver sa place ici, sur notre territoire. Que ce soit à l’échelle de notre ville ou de notre département. Le jour où nous arriverons à garder cette jeunesse. A faire en sorte qu’elle ne parte pas ailleurs grâce à notre université, nos formations, nos entreprises. Ce collectif nous l’avons chevillé au cœur et nous avons encore pleins de beaux projets ensembles. »

https://www.echodumardi.com/tag/avignon/page/122/   1/1