Avignon, Hôtel des ventes, ces objets qui ont une âme
Patrick Armengau, le commissaire priseur de l’Hôtel des ventes d’Avignon propose des bijoux, du mobilier ancien et des objets d’art samedi 10 février à 9h30 et 14h.
Au chapitre des bijoux, des colliers en or, des bracelets, des alliances, des grands noms comme Mauboussin, des solitaires et des diamants, des broches, des boucles d’oreille. Des bijoux raffinés, de belle facture, désormais introuvables ailleurs et à des prix fort raisonnables.
Côté vaisselle Côté vaisselle, au milieu de riches trouvailles une paire de légumiers Moustier en décor bleu et blanc dits à la Bérain à partir d’entre 600 et 800€. Les consoles sont toujours aussi recherchées comme cette demi-lunes de style Louis XVI avec son plateau de marbre gris à partir de 600 et 800€. On craque pour cette rare chiffonnière de peintre d’époque empire à partir d’entre 400 à 600€. Il y a aussi cette ravissante paire d’appliques en tôle dorée et verre éclairant à deux bras de lumière à décor de perroquet et feuillage, à partir d’entre 600 et 800€ qui sera du plus bel effet sur apposée sur une tapisserie florale dernier cri.
Les arts premiers Au chapitre des arts premiers, de très beaux masques et figurines : masque Gouro de Côte d’ivoire à partir d’entre 2 000 et 3 000€. Un masque Yahour également de Côte d’ivoire, dans les mêmes prix, des statues Baoulé à partir d’entre 1 200 à 1 800€.
Un microscope et un sextant Dans les trouvailles extraordinaires il y a ce microscope en laiton dans son coffret à lentilles et accessoires à partir d’entre 300 à 400€ et aussi ce sextant en laiton dans son coffret en bois avec ses accessoires à partir d’entre 400 à 600€.
Les belles pièces d’orfèvrerie Côté orfèvrerie, les plats et pièces en argent du XIX et XXe siècle, signeront toujours les plus belles tables quelles que soient les saisons et restent indémodables. Même légèrement brunis par le temps, ils racontent le temps qui s’écoule, les réunions de famille et le savoir-faire de grands artisans qui s’inscrivent bien au-delà des modes.
Les arts d’Asie On a un coup de cœur immédiat pour cette très belle sculpture de Constantin Cristesco (1872-1928) pour ce cheval en plein saut d’obstacle à partir d’entre 2 000 et 3 000€. Les arts d’Asie sont bien présents avec le Tibet via une statuette en bronze doré entre 3 000 et 4 000€, une autre en bronze à partir d’entre 300 et 500€, et la Chine avec un vase couvert à partir d’entre 400 et 600€ et un Kannon debout à partir d’entre 300 et 500€ pour le Japon.
Les infos pratiques Exposition jeudi 8 février de 14h à 18h. Vendredi 9 février de 10h à 12h et de 14h à 18h. Courtine. 2, rue Mère Teresa à Avignon. 04 90 86 35 35 www.avignon-encheres.com
Les prochaines ventes Mercredi 14 février : Bijoux et or à 9h30. Jeudi 7 mars Militaria et armes anciennes. Samedi 23 mars Art moderne. Samedi 20 avril Mobiliers et objets d’art. Lundi 29 avril Véhicules et motos de collection. Samedi 4 mai Bijoux et arts de la table. Vendredi 24 mai Grands vins et alcools et jeudi 30 mai Livres anciens et modernes.
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L’autre festival, le salon du livre d’Avignon, revient pour une 5e édition pour se dérouler du 2 au 4 février prochains au palais des papes.Au programme, la découverte de 60 auteurs.Les thèmes ? La psychologie, la criminalité, la démocratie, les livres jeunesse.L’ambition ? Elle est pédagogique, culturelle et sociale.La finalité ? La rencontre des auteurs et des conférenciers avec les publics.
Le salon du livre est placé sous le parrainage de Boris Cyrulnik, médecin, psychanalyste, psychiatre et neuropsychiatre. Il est l’auteur de nombreux ouvrages qui évoquent les guérisons de ses blessures pour reprendre goût à la vie et, surtout, la résilience. L’événement littéraire organisé en partenariat avec la CCI de Vaucluse , accueillera aussi le professeur de criminologie et spécialiste de la sécurité Alain Bauer, le chanteur du groupe de rock Mathias Malzieu, l’avocat Thierry Moser, le politologue et essayiste Thomas Guénolé ou bien encore l’ancien juge antiterroriste Gilbert Thiel, l’animateur Thierry Beccaro dans la partie psychologie. Parmi les guest stars, il y aura aussi la femme politique Ségolène Royal.
Au programme également David Coulon, Sonya Lwu, Michel Cherchi, Yves Chicouène, Fabien Bilheran, Michel Sapanet et Agnès Naudin dans la partie criminologie, Mélinda Guery, Peter Barnouw,Sarah Lopez Marmol,Anne Chicard, Emilie Sauzon et Valérie Joursin Campanile dans la partie jeunesse ainsi que François Wioland, Brigitte Soole, Florent Gatheria, Emma Oliveira, Florence Belkacem, Ségolène Royal… Tous les auteurs de l’édition 2024 sont ici.
Des dédicaces Durant le salon, les dédicaces auront lieu dans la salle de la grande audience et les conférences au cellier Benoit XII. Entrée gratuite et tout public.www.lautre-festival.fr
Comment tout a commencé L’événement est né sur Avignon d’un pari fou entre 3 drôles de dames et leur Charlie : Gérard Gélas le fondateur du Théâtre du Chêne noir à Avignon. Guilaine Dileva férue des écrits provençaux, d’artistes italiens et écrivaine non éditée, directrice des programmations littéraires, assistée par Gérard Gélas. Une attachée de presse Dominique Lhotte, la référente du salon du livre d’Avignon, sur Paris. Nicolas Meffre professionnel de l’évènementiel local. Ils portent le projet et construisent l’Autre festival autour de leur socle Catherine Panattoni, directrice-générale d’un groupe d’hôtels, restaurants, spa, société de nettoyage. Elle est la cheffe d’orchestre de l’Autre festival dont la 1ère édition -2019- a été construite en 9 mois, rassemblant près de 160 auteurs et personnalités. Au programme des rencontres avec les écrivains, les artistes, les écrivains, les entreprises, les associations, les publics.
Il y aura… La grande dictée a lieu le vendredi 2 février à la mairie d’Avignon à 14h. Elle est écrite par Philippe Dessouliers et accueillera 150 participants. Evelyne Dress en sera la lectrice tandis que Philippe Dessouliers en sera le correcteur. Inscription gratuite sur wwww.lautre-festival.fr; Cruelles archives dévoilera des affaires criminelles et de funestes faits-divers intervenus en Vaucluse. Ces archives choisies évoqueront la restauration à la grande guerre, des meurtres au poison et au fusil de chasse. On s’embarquera sur les chemins de la psycho-criminologie en Belgique et en France. Au programme des études en psycho-criminologie, des expériences pratiques sur le terrain, des simulations interactives, les métiers qui s’organisent autour de cette spécialité.
Demandez-le programme
Samedi 3 février 2024
Samedi 3 février
Dimanche 4 février 2024
Le programme des dédicaces samedi et dimanche au Palais des papes
Les infos pratiques L’Autre festival se déroule à Avignon, dans l’intramuros, au palais des papes, au Théâtre du balcon 38, rue Guillaume Puy, au Théâtre de la Luna 1, rue Séverine, au théâtre du chien qui fume au 75 de la rue des Teinturiers et au Théâtre du Chêne noir 8, rue sainte Catherine.
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Le concert de chambre Le Mariage Provençal, donné par le Quartetto Noûs, fait renaître le fameux quatuor à cordes Provenzalische Hochzeit, composé par Peter Gast et qui fut dédié à Nietzsche en hommage à l’inspiration provençale de saphilosophie.
Le Quartetto Noûs, considéré comme l’une des jeunes formations musicales les plus intéressantes de la scène internationale, a reçu en 2015 le Prix Arthur Rubinstein – Una Vita nella Musica – du Théâtre La Fenice de Venise. Aujourd’hui, il bénéficie du soutien de Le Dimore del Quartetto, un projet qui valorise les demeures historiques et soutient les jeunes quatuors à cordes au début de leur carrière.
Mise en lumière de la pensée provençale de Nietzsche
Afin de mettre en lumière cette œuvre musicale, Michel Onfray philosophe, essayiste et polémiste français ainsi que Bruno Dal Bon, chef d’orchestre et philosophe italien nous dévoilerons les écrits et les pensées de Nietzsche sur son ami Peter Gast.
Quartetto Noûs Violons Ekaterina Valiulina et Alberto Franchin Alto Sara Dambruoso Violoncelle Riccardo Baldizzi
Samedi 3 février. 20h. 8 à 20€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40. www.operagrandavignon.fr
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Le Palais des papes accueillera les œuvres de feu Miss.Tic alias Radhia Novat (20 février 1956-22 mai 2022) du 27 juin 2024 au 5 janvier 2025 pour l’exposition ‘A la vie à l’Amor’. Miss.Tic ? Rappelez-vous cette grande artiste du street art des années 1985 connue pour ses silhouettes de femmes fatales dessinées au pochoir accompagnées de cinglants aphorismes. Décédée au printemps dernier, sa libertaire aura glissera, victorieuse, au creux du plus vieil édifice gothique anciennement dévolu aux prélats.On a hâte.
Radhia Novatalias Miss.Tic
L’exposition qui lui est consacrée n’est pas sans rappeler celle d‘Ecce homo’ d’Ernest-Pignon-Ernest au Palais des papes de juin 2019 à février 2020. Au détour d’une interview l’artiste plasticienne et poétesse dira avoir été très touchée par le Rimbaud modernisé du grand artiste.
Autre point commun ? Les deux personnalités Miss.Tic et Ernest-Pignon-Ernest auront été remarquées et saluées de leur vivant pour leur talent et leur qualité d’intervention novatrice dans la rue. Si l’on devait résumer en quelques mots l’essence de la vie de Miss.Tic ? Etre libre dans un espace artistique qui l’est tout autant.
Etre artiste au monde Il reste de cette attachante et frondeuse personnalité de théâtrales et fatales silhouettes en noir et rouge encore présentes dans la capitale parisienne. Certaines d’entre-elles restent visibles dans les quartiers de Ménilmontant, Montmartre, le Marais, de Montorgueil et de la Butte-aux-cailles. Pourquoi Paris ? ‘Car c’est la plus belle galerie du monde’, selon ses termes. Il fut d’ailleurs, le seul lieu où elle graffait.
Copyright Miss.Tic
Sa vie se dessine dans la capitale entre ruptures, désirs, fantasmes, désillusions et renaissances. Paris ne connait pas encore le mouvement des graffitis venu de l’autre côté de l’Atlantique avec le mouvement Punk, mais dès 1985 ceux-ci envahissent l’espace public français et particulièrement parisien, mettant la Police sur les dents. En 1999 Miss.Tic est arrêtée pour détérioration du bien d’autrui, dans le quartier du Marais, après qu’un habitant ait porté plainte. Elle avait ‘poché’ une silhouette illustrée d’un prémonitoire ‘Egérie et j’ai pleuré’.
Condamnée à l’équivalent de presque 4 000€ -l’époque est au francs-, elle entamera désormais des négociations préalables avec les mairies, les commerçants et les habitants de quartier, en faisant du porte-à-porte, pour continuer à inscrire, toujours en carte blanche, sa vie dans ses quartiers de prédilection et sur certains murs. Six mois après ses premières interventions au cœur de l’espace public, elle est invitée à exposer chez Agnès B –très impliquée dans l’art émergeant-et la galerie du Jour. Les expositions s’enchainent très vite et, surtout, les produits dérivés, permettant à l’artiste de sortir de la précarité.
En savoir plus MissTic disait s’être inspirée du Rimbaud modernisé d’Ernest Pignon Ernest « Etre artiste est une façon d’être au monde ». Quant à sa signature Miss.Tic –mystique-, elle provient de la ‘cane sorcière’ Miss Tick –de Disney- obnubilée par le vol et la possession du sou fétiche et porte-bonheur de Picsou.
Copyright Mis.Tic
Comment tout a commencé ‘J’ai aimé un imbécile comme cela arrive à beaucoup de femmes hélas, et un jour il m’a dit : ‘Je ne peux plus te voir en peinture ! Ça a été ma revanche. Il m’a lancé un défi et maintenant, il ne me voit plus qu’en peinture !’
Paroles de Prévert mais la vraie raison est ailleurs. C’est sa maman qui lui offre son premier ouvrage de poésie : ‘Paroles’ de Jacques Prévert avec en couverture une photo de Brassaï avec un mur graffité. Au départ, elle poche ses autoportraits puis des silhouettes de femmes aux postures déjà vues mises en scène par les publicités et les magazines féminins. Ses aphorismes aux mots qui claquent interpellent : ‘J’enfile l’art mur pour bombarder les mots cœurs’, ‘Refaire le casting de son existence’, ‘Avec les années l’amour se fait plus chair’ ‘Le porno est le bêtisier du désir’, ‘Art-gens mais à quel prix !’, ‘Tu ne perds rien pour m’attendre’, ‘L’émotion à goût portant’, ‘Le rôle d’un artiste c’est un peu de transgresser, ça n’est pas d’être consensuel et tiède’, sera sa phrase signature.
De l’art novateur, pas de la délinquance Le loueur de véhicule Ucar fait appel à elle avant qu’elle soit invitée à découvrir l’univers de la mode avec le malletier Louis Vuitton, le couturier Kenzo, le maroquinier Lamarthe. Paul personne fait même un clip entouré de ses œuvres. Elle créa aussi des timbres pour La Poste.
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Les échanges de données permanents, gérés par des data centers, ont un impact significatif sur l’environnement. C’est pourquoi les acteurs des industries culturelles et créatives d’Avignon et ses alentours ont décidé de s’allier et de créer le projet ICC H2 Digital, qui devrait donner naissance à un centre de données 100% énergie renouvelable dans les prochaines années qui devrait contribuer à leur décarbonation.
C’est au 5 Route de Lyon à Avignon, aux portes du centre-ville, que le premier centre de données numériques 100% énergie renouvelable, nommé ‘L’arbre’ fonctionnant à l’énergie solaire et à l’hydrogène vert, devrait sortir de terre d’ici 2027. Ce bâtiment devrait permettre la décarbonation des industries culturelles et créatives, en particulier pour la création des images numériques, qui est enjeu majeur pour les studios d’animation et de jeu vidéo.
Ce mardi 30 janvier, les acteurs d’ICC H2 Digital se sont réunis à la Scierie, où un format pilote du projet, EcoBio H2, a été mis en place et est déjà opérationnel, pour présenter le projet. « C’est une vraie fédération des acteurs des industries culturelles et créatives », affirme Julien Deparis, directeur de l’École des nouvelles images.
Vidéo réalisée par les étudiants de l’École des nouvelles images.
Des acteurs locaux majeurs
Le consortium est composé d’acteurs majeurs des industries culturelles et créatives au niveau local : le studio arlésien TNZPV qui est le plus grand studio de la Région Sud, les studios Circus et La Station Animation implantés à Avignon, ainsi que le studio Ellipse Animation, leader européen de la filière, qui pourrait bientôt s’implanter à Avignon, mais qui a déjà un pied dans le Vaucluse puisqu’il est à l’origine des films 3D réalisés pour les simulateurs numériques du Parc Spirou Provence à Monteux.
Ce projet, ce sont aussi des acteurs de la formation comme l’École des nouvelles images, à Avignon, la Villa créative d’Avignon Université, et le Conservatoire national des arts et métiers Paca. Enfin, il y a également deux acteurs de la filière numérique : ZenT, gestionnaire de projets spécialisé en éco-conception, et H2 Digital, à l’origine du projet pilote EcoBio H2.
Un projet en accord avec la transition écologique
Le centre de données EcoBio H2 de la Scierie a donc fait de l’œil aux écoles et studios de production d’Avignon. « Nos studios et écoles sont des grands consommateurs du numérique, qui est une filière très polluante, explique Julien Deparis, dans un contexte où la transition écologique est un enjeu majeur de notre société, on ne peut qu’envisager des solutions pour se décarboner. »
« Les ordinateurs sont 56 fois plus puissants aujourd’hui qu’il y a dix ans. L’innovation numérique a un impact significatif sur l’environnement. »
Julien Deparis
Le numérique représente plus de 2% des émissions de dioxyde de carbone dans le monde, ce qui équivaut à l’empreinte de l’aviation civile. Ces émissions sont dues à trois facteurs : la fabrication des équipements (écrans, serveurs de calculs, etc), le calcul intensif informatif, et la diffusion de contenus (plateformes de streaming, etc). En 20 ans, il y a eu énormément d’évolution, qui génère de plus en plus de pollution. Par exemple, le film d’animation Shrek 1, sorti en 2001, a demandé 5 millions d’heures de calcul. C’est 10 fois moins que Shrek 4, sorti en 2010, qui en a nécessité 50 millions, soit l’équivalent de 25% de la consommation en énergie de la ville d’Avignon. Toy Story 4, sorti en 2019, lui, a généré 216 millions d’heures de calcul.
Une réglementation pour réduire les impacts écologiques du numérique
Ce centre de données a donc pour objectif de réduire l’empreinte carbone des secteurs du cinéma d’animation, du jeu vidéo et de la postproduction numérique qui induisent une consommation importante en ressource énergétique. Au niveau national et européen, la réglementation évolue d’ailleurs en ce sens.
Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a déjà mis en place une éco-conditionnalité. Depuis le 31 mars 2023, le CNC demande aux bénéficiaires d’aides à la production de remettre un bilan prévisionnel ainsi qu’un bilan définitif des émissions carbone engendrées par la production de leurs œuvres. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, le dépôt de ce double bilan carbone conditionnera le versement des aides à production du CNC. Cette mesure permet notamment d’accompagner les studios dans leur transition environnementale.
Un centre de données unique au monde
Pour le moment, l’objectif est de pouvoir augmenter la capacité du centre pilote de la Scierie, doté d’une puissance de 10 kW aujourd’hui, qui ne permet pas encore une utilisation intensive. Le centre de données ‘L’arbre’ devrait quant à lui naître d’ici 2027 et augmenter cette puissance à 100 kW. Pour ce faire, les acteurs d’ICC H2 Digital ont déposé le dossier de leur projet auprès de France 2030, dont la réponse devrait être annoncée d’ici le mois de mars.
« On n’a aucune connaissance d’un data center HPC (haute performance de calcul) équivalent dans le monde.«
Ce centre de données fonctionnera à l’énergie solaire et à l’hydrogène vert produit au sein même du centre. Il devrait pouvoir alimenter les besoins en journée, stocker l’hydrogène et être doté d’un système qui permet de récupérer la chaleur émise par les équipements informatiques pour chauffer les lieux voisins, l’eau, etc. Avec ‘L’arbre’, les acteurs du projet ICC H2 Digital visent une division par deux de la consommation électrique pour les calculs intensifs, une division par dix de la consommation électrique des postes de travail, et une division par quatre de l’utilisation du matériel informatique grâce à la mutualisation des ressources en un seul lieu.
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C’est dans l’écrin du musée Calvet que la Ville d’Avignon a présenté ses vœux aux acteurs économiques de la cité des papes. Un événement qui a pris la forme d’une initiative inédite puisque ces vœux ont été réalisés conjointement avec la CCI de Vaucluse.
Invité par la ville d’Avignon a présenté ses vœux au monde économique avignonnais, c’est Gilbert Marcelli, président de la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) de Vaucluse qui a ouvert cette soirée. « C’est une première que nous organisons à l’initiative de la maire d’Avignon : des vœux en commun à destination du monde économique. Par de-là l’étonnement qu’aura pu susciter chez certains cette cérémonie conjointe, quoi de plus normal finalement que d’associer la représentation économique et consulaire avec celle de la vie citoyenne et politique. La CCI de Vaucluse et la ville d’Avignon se doivent, en effet, d’être complémentaires sur les projets concernant notre territoire. »
Une complémentarité singulière qui résonne comme une évidence Et le président de la Chambre de poursuivre : « Nous avons certes nos compétences spécifiques mais nous nous sommes vite rendus compte de l’importance décisive pour notre Chambre de commerce et pour le développement de la région d’Avignon d’aller encore plus avant dans un partenariat intelligent. Cette complémentarité, qui peut apparaître aujourd’hui singulière, est pourtant évidente. Nous sommes certes la représentation institutionnelle de l’entrepreneuriat dans le département, mais par-delà cette mission régalienne, la CCI est aussi et surtout une entreprise au service de ses 42 000 ressortissants. Nous gérons ainsi un campus de 1 000 étudiants, en fort développement, et nous assurerons aussi la gestion de deux équipements structurants : le port du Pontet et l’aéroport Avignon-Provence. La CCI nourrit ses propres projets internes tout en venant en appuie de ceux de ses entrepreneurs. Ce sont tous des projets, sans exception, qui sont certes porteurs d’intérêts privatifs, mais qui ont un retentissement sur la vie économique avec toutes les conséquences que l’on connaît en matière de transport, d’urbanisation, d’éducation et de formation. Autant de sujets qui concernent plus ou moins directement la ville d’Avignon. Quant à la municipalité à travers son maire, elle a notamment de son côté pour objectif le rayonnement de la ville, la qualité de vie de ses habitants. Cela passe par l’emploi, l’habitat, la scolarité, les déplacements. Il est donc facile de vérifier que nos projets et nos ambitions respectives, même s’ils ne relèvent pas des mêmes compétences, n’en demeurent pas moins complémentaires. »
« Remiser les dogmes et les intérêts partisans pour laisser place au pragmatisme. »
Gilbert Marcelli, président de la CCI de Vaucluse
« Notre coopération et celles de nos services est le meilleur gage d’avancée des dossiers dans lesquels nous sommes acteurs, a également insisté Gilbert Marcelli. Cette mise en commun de nos perspectives n’est que l’amorce d’une collaboration future et renforcée, tant sont nombreux les domaines dans lesquels nos instances sont impliquées. Outre l’économie, je pense aussi à la culture, au commerce de ville et de sa redynamisation, aux déplacements dans les différents bassins avignonnais… Nous avons le courage et l’intelligence, madame le maire, de remiser les dogmes et les intérêts partisans pour laisser place au pragmatisme qui doit conduire et éclairer nos choix et nos contributions pour le devenir de votre ville et de nos entreprises. A cet égard, je vous réaffirme notre volonté de s’inscrire dans ces objectifs. Vous pouvez compter sur l’indéfectible et loyal partenariat de la Chambre de commerce à vos côtés. »
A plusieurs, on est moins ‘con’ Pour mieux illustrer ces synergies , le président de la CCI a pris des exemples concrets avec les projets Le quai des Saveurs et la Maison de la Provence en Chine. Le premier devrait voir le jour le 1er juin prochain sur le parvis de la gare-centre d’Avignon en cours de réaménagement. Il s’agit d’un restaurant d’application constituant une vitrine des savoir-faire de l’EHA (Ecole hôtelière d’Avignon) de la CCI d’Avignon. « C’est la Ville qui nous a suggéré de nous porter candidat à la gestion de cet espace auprès de la SNCF », précise Gilbert Marcelli. « Suite à une première rencontre avec une délégation chinoise de la ville de Shenzhen avec la ville d’Avignon, poursuit ce dernier, nous avons poursuivi ce contact qui va déboucher sur la création d’une maison de la Provence de 400m2 dans cette ville de près de 20 millions d’habitants juste au Nord de Hong-Kong. » « On en est arrivé là parce qu’on se parle, parce qu’on échange et qu’à plusieurs on est moins ‘con’. Quand les forces économiques, associées aux forces politiques arrivent à échanger avec cette qualité là nous sommes capables de réaliser de grandes choses.
Une aventure collective « Ces vœux communs c’est un beau symbole, s’est félicitée pour sa part Cécile Helle. Comme l’a démontré le président de la CCI de Vaucluse, la dynamique d’une ville c’est une aventure collective. C’est ce lien que nous essayons de tisser l’un et l’autre ainsi qu’avec tous ceux qui font Avignon. » Cette présentation de vœux a été l’occasion pour la maire d’Avignon de présenter un film bilan de ses 10 ans de mandats (voir en fin d’article). « L’ensemble de ces projets c’est 300M€ d’investissements sur 10 ans. Autant de soutien au tissu économique local et régional, principalement à la filière BTP. La transformation d’une ville, la réinvention d’une ville : c’est une œuvre collective. » « A Avignon, il n’y a pas d’attractivité s’il n’y a pas d’attractivité touristique, a poursuivi Cécile Helle. On l’a bien mesuré lors de la crise sanitaire, quand ce pilier de notre économie a eu des difficultés. » Elle a également insisté sur l’importance de la culture ainsi que « requalification de nos rues et de nos places qui participent à l’attractivité commerciale, un secteur qui a toujours été dans l’ADN économique de notre ville. Nous sommes sur une dynamique où il y a plus de commerces qui ouvrent que ce qui ferment depuis plusieurs années à Avignon. Même si nous sommes impactés par les fermetures que nous regrettons et qui concernent plutôt des grandes enseignes qui sont clairement touchées par la réorganisation nationale, européenne voire mondiale de leur réseau de distribution et les conséquences du e-commerce. »
Le foncier économique essentiel à l’attractivité locale « Dans le cadre d’une politique volontariste et ambitieuse, moi je crois qu’une commune, au même titre qu’une agglomération, un département, une région ou un organisme consulaire, peut accompagner le développement et les acteurs économiques. » Et la maire de citer en exemple la fermeture de l’entreprise Bordet qui disposait d’une emprise foncière importante sur Fontcouverte : « Il s’avérait que le PLU pouvait permettre de faire basculer ce foncier économique en foncier résidentiel. La volonté de la ville, interpellé par l’association de zone d’activité de Fontcouverte, était de préserver ce foncier car déjà en tension. On s’est mis en ordre de marche afin de conserver ces 20 000m2 en les préemptant grâce au soutien de l’EPF régional. La problématique du foncier économique, de le libérer ou de le maintenir, est essentiel si l’on veut être attractif. » Même volonté de développement avec le MIN d’Avignon : « Nous avons été amenés à le transformer en l’ancrant encore davantage dans les enjeux économiques mais aussi écologique d’aujourd’hui. C’est un outil public de développement économique piloté par une SEM. Cela veut dire quoi un outil public ? c’est que lorsqu’il y a un moment de crise, comme avec le Covid ou les difficultés liées aux coûts de l’énergie, il se met à disposition des entreprises afin de leur permettre de surmonter aux mieux ces crises.
« Il y a toujours une prise de risque dans l’action et dans la décision. »
Ne rien s’interdire « Une ville peut être proactive sur le développement économique, insiste l’élue avignonnaise. Une dynamique de ville, elle est avant tout collective. Tout seul on ne peut rien, ou en tout cas beaucoup moins. C’est pour cela que nous avons voulu mettre en avant ce partenariat entre la CCI et la Ville à l’occasion de ces vœux au monde économique. Il n’y a pas de sujet tabou, on ne s’interdit aucune discussion y compris lorsqu’elles peuvent être audacieuses comme c’est le cas sur les mobilités. La CCI considère qu’avoir des navettes fluviales sur le Rhône c’est pour demain, pas pour 2050. Comme moi je considère qu’avoir un téléphérique urbain à Avignon ce n’est pas en 2050, mais en 2030. Je crois vraiment qu’être président, comme l’est Gilbert Marcelli, ou maire, comme je le suis c’est aussi d’être en capacité de porter des projets qui peuvent apparaître novateur. Qui peuvent surprendre. Qui peuvent faire peur. Il y a toujours une prise de risque dans l’action et dans la décision. »
Pour conclure, Cécile Helle a voulu rebondir sur sur le projet du restaurant d’application du quai des saveurs : « Ce qui t’as motivé c’est la jeunesse. Elle est au cœur de ton action, comme de la mienne. Nous partageons cette conviction que le territoire d’Avignon est un territoire jeune avec des vrais talents. C’est de notre responsabilité de faire la place à ces talents pour permettre à cette jeunesse de trouver sa place ici, sur notre territoire. Que ce soit à l’échelle de notre ville ou de notre département. Le jour où nous arriverons à garder cette jeunesse. A faire en sorte qu’elle ne parte pas ailleurs grâce à notre université, nos formations, nos entreprises. Ce collectif nous l’avons chevillé au cœur et nous avons encore pleins de beaux projets ensembles. »
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Créée à l’origine en collaboration avec le Ballet de Bordeaux, Mythologies est reprise aujourd’hui avec 20 danseurs et danseuses du Ballet Preljocaj.
Les mythes et la mythologie ont toujours été des sources d’inspiration dans les créations d’Angelin Preljocal : la mythologie politique avec A nos Héros (1986) ou Hallali Roméé (1987), Suivront 1000 ans de calme (2010) qui cherchaient à dévoiler nos rituels d’aujourd’hui ou La Fresque (2016) sur les traces des figures guerrières et tribales.
Mythologies explore nos rituels contemporains et les mythes fondateurs qui forment notre imaginaire collectif.
20 danseurs et danseuses vont faire virevolter notre imaginaire sur une chorégraphie d’Angelin Preljocaj et une musique de Thomas Bangalter. Préparez-vous à une création de grande envergure sur la musique de Thomas Bangalter (ancien membre du duo Daft Punk) interprétée par l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine ! Le chorégraphe interroge ce qui nous lie, dans les recoins de nos âmes, les héros et héroïnes des grands récits antiques. En vingt tableaux puissants et émouvants, il questionne notre société pour un ambitieux voyage dans l’imaginaire, entre mythe et réalité. La danse, avec sa gestuelle lyrique, ses lignes déliées et ses ruptures anguleuses, sert au plus juste cette pièce qui revisite les fondements de notre humanité. Elle nous emporte et nous en met plein les yeux… Envoûtant et sublime. Attention, beauté à ne pas rater !
Spectacle proposé en co-réalisation avec la Garance, Scène Nationale de Cavaillon.
Jeudi 1ᵉʳ février. 20h. Vendredi 2 février. 20h. 5 à 25€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.
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De nombreux organismes de formation, entreprises et associations seront présents ce mercredi 31 janvier, tels que les studios Circus, l’École des Nouvelles Images, 3iS – Institut International de l’Image et du Son, le lycée Vincent de Paul, SCAD Lacoste, la Game Academy, et bien d’autres pour accueillir le public et le renseigner sur différents métiers de l’image autour de l’animation, du jeu vidéo, de l’acting ou encore de la coiffure et du maquillage.
Mercredi 31 janvier. De 10h à 17h. Salle des fêtes. Hôtel de ville. Place de l’Horloge. Avignon.
V.A.
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Le chorégraphe Edouard Hue présentera son œuvre Dive ce mardi 30 janvier à la Scala Provence à Avignon.
Un chorégraphe insatiable
Edouard Hue, c’est d’abord un danseur qui après avoir fait une carrière internationale, notamment pour les chorégraphes Hofeshhechter, Damien Jalet ou Olivier Dubois, crée en 2014 la compagnie de danse contemporaine franco-suisse Beaver Dam Company. Il enchaîne alors des solo (Forward), duo (Murk Depths, Shiver) et autres créations de groupe comme All I Need. En 2021, il se tourne aussi vers le jeune public avec Youmé, une manière de faire « ce que je n’ai pas le droit de faire dans mes autres créations : être plus narratif avec une dramaturgie, des histoires qui seront comprises. Rêver comme les enfants, créer des monstres, des forêts, revenir à un imaginaire très simple. »
Une page se tourne, pour cette nouvelle création Dive. Qu’est-ce qui vous fait avancer Edouard Hue ?
« Je m’interroge sur la provenance de l’instinct et les éléments qui le constituent. Qu’est-ce qui me fait avancer ? Je crée de plus en plus avec les Ballets, pour le collectif même si ma démarche a toujours été collective. La Compagnie évolue. Tous les ans, on est un peu plus renommé et c’est ça qui me donne envie de continuer. C’est une évolution passionnante avec des collaborations qui durent. Qu’est-ce qui m’inspire ? Tous les projets sont différents, chaque fois une nouvelle aventure et si elle est identique à une précédente le but c’est de le faire encore mieux. Je ne suis pas encore usé !
Avec Dive, il questionne l’instinct
« Depuis 10 ans, je crée à l’instinct, donc j’ai eu envie maintenant de me demander qu’est-ce que l’instinct ? D’où ça vient ? L’instinct vient du corps, donc je vais aller l’écouter ! C’est une vision d’artiste, inspirée de mon vécu : je suis allé écouter l’intérieur de mon corps à l’IRCAM (l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) dans une chambre sourde, ça coupe le son à 99 %. J’ai donc plongé dans mon corps d’où le titre anglais Dive – plonger, se plonger -. »
Le tâtonnement dans le processus de création
« Il y a des semaines de recherches, de tests, de propositions artistiques. Le spectacle est en deux parties : dans la première on est dans la réalité, on s’inspire des autres, on développe une gestuelle ancrée dans le réel avec des bruitages corporels proposé par le compositeur Jonathan Soucasse. La deuxième partie est plus abstraite, avec un son beaucoup plus brut, plus électro, beaucoup plus gras. C’est ma vision de l’instinct. »
Pour nous donner envie de venir…..
« C’est la pièce qui est la plus proche de ce que je suis, la plus honnête et la plus proche d’une qualité de corps qui m’est propre. »
Mardi 30 janvier. 19h30. De 12 à 30€.La Scala. 3 rue Pourquery de Boisserin. Avignon. 04 90 65 00 90.