3 septembre 2026 |

Ecrit par le 3 septembre 2026

Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

Le Tribunal des activités économiques (TAE) d’Avignon lance un appel à candidatures pour recruter de nouveaux magistrats consulaires.

« Chefs d’entreprise, commerçants, artisans ou cadres dirigeants, sont invités à mettre leur expérience au service de la justice consulaire et de l’économie locale, explique la juridiction qui s’appelait encore Tribunal de commerce d’Avignon jusqu’au 1er janvier 2025. Exercée à titre bénévole, cette fonction permet de s’engager concrètement au cœur de la vie économique : trancher les litiges entre professionnels, accompagner les entreprises en difficulté et contribuer à la préservation du tissu économique. Une mission utile, ancrée dans le réel. »

Un mandat de 2 ans accessible sans formation juridique préalable
Accessible sans formation juridique préalable, même si un vernis juridique constitue un atout appréciable et apprécié, elle repose avant tout sur l’expérience, la curiosité intellectuelle, le discernement, le sens des responsabilités, l’impartialité et l’intégrité. Une formation est assurée dès la première année par l’École nationale de la magistrature, puis tout au long du mandat.
Le mandat débute pour une durée de deux ans, puis peut être renouvelé par périodes de quatre ans, dans la limite de cinq mandats et jusqu’à l’âge de 75 ans. Il implique une présence régulière au tribunal et un travail personnel d’analyse et de rédaction.

Le tribunal recherche des femmes et des hommes engagés, désireux de donner du sens à leur parcours en contribuant à une mission essentielle de service public. L’intéressé(e) peut se porter candidat au sein du tribunal dans le ressort duquel est située son entreprise ou son activité, ou dans un tribunal d’un ressort limitrophe. Le candidat devra toutefois préalablement s’assurer qu’il satisfait aux conditions d’éligibilité pour devenir magistrat consulaire.

Expérience du monde des affaires requise
Toute personne intéressée est invitée à contacter par mail le président du tribunal sur prevention@greffe-tae-avignon.fr, lequel a mis en place une commission de recrutement, chargée d’accueillir les candidats, de leur expliquer en quoi consiste leur future mission, d’évaluer leur motivation et leurs compétences.

« La commission est particulièrement attentive à déceler chez les candidats la solidité de l’expérience vécue du monde des affaires, le bon sens et l’intégrité, précise le TAE d’Avignon. Aucun diplôme n’est exigé ; toutefois, la capacité d’approche juridique des problèmes et de rédaction constituent une promesse sérieuse d’adaptation et de réussite dans la fonction de juge. »

L.G.

Contact : mail au président du tribunal sur prevention@greffe-tae-avignon.fr


Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

Des passes à poissons de la Durance aux projets d’innovation sociale, l’Europe finance une partie visible du quotidien vauclusien. Réunis début mai à Marseille pour la 4e édition des ‘Étoiles de l’Europe en Région Sud‘, les acteurs régionaux ont mis en lumière dix projets emblématiques soutenus par les fonds européens. Derrière ces trophées, une réalité souvent méconnue : plus d’un milliard d’euros de crédits européens sont actuellement pilotés par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur pour la période 2021-2027. 

Cette année, le Vaucluse s’est invité au cœur des ‘Étoiles de l’Europe’ grâce à un projet aussi discret que stratégique : le rétablissement de la continuité écologique de la Durance, entre Avignon et Châteaurenard. Lauréat de cette 4e édition, le chantier des nouvelles passes à poissons de Bonpas symbolise cette Europe des territoires que la Région Sud tente désormais de rendre plus lisible. Longtemps entravée par des seuils hydrauliques historiques, la Basse Durance constitue un corridor écologique majeur pour plusieurs espèces migratrices menacées, notamment l’alose feinte de Méditerranée et l’anguille européenne. Les travaux menés par le Syndicat mixte d’aménagement de la Vallée de la Durance ont permis de rouvrir plus de 140 kilomètres de circulation piscicole.  

Ce que le Feder finance
Derrière cet aménagement environnemental se cache un investissement conséquent : plus de 7,2M€, dont 2,4M€ financés par le Feder, le Fonds européen de développement régional. Pendant des années, les financements européens ont souffert d’un paradoxe alors qu’ils étaient omniprésents dans les infrastructures publiques, ils étaient largement invisibles pour les habitants. Routes, rénovation énergétique, agriculture, emploi, innovation, pêche, formation : l’Union européenne intervient partout, souvent sans être identifiée.

Les étoiles de l’Europe en Région Sud
C’est précisément l’objectif des ‘Étoiles de l’Europe en Région Sud’, lancées en 2023 par la Région Sud, première collectivité française à créer ce type de distinction. Objectif ? Rapprocher ‘l’Europe des territoires’ en valorisant des projets concrets financés par les fonds européens. La cérémonie organisée jeudi 7 mai à l’Hôtel de Région à Marseille réunissait ainsi élus, représentants européens et porteurs de projets autour de dix initiatives mêlant innovation, santé, inclusion sociale, pêche artisanale, entrepreneuriat ou transition écologique.  

Plus d’un milliard d’euros gérés depuis Marseille
L’enjeu financier est considérable. Pour la programmation 2021-2027, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur pilote plus d’un milliard d’euros de crédits européens. Le Feder soutient principalement les projets liés à l’innovation, à l’environnement ou aux infrastructures ; le FSE+ finance l’emploi et l’insertion ; le Feader accompagne les territoires ruraux et agricoles ; le Feampa soutient les filières maritimes et halieutiques.

Les passes à poissons de Bonpas Crédit Z Art Films production

Depuis 2022
Depuis 2022, la Région a déjà lancé 75 appels à projets et programmé près de 400 opérations pour un montant total de 392M€. Mission ? Faire de la Région Sud l’une des collectivités françaises les plus offensives dans la captation des financements européens. Sur la précédente période 2014-2020, Provence-Alpes-Côte d’Azur avait déjà mobilisé 4,6 milliards d’euros d’aides européennes, tous dispositifs confondus.  

Santé, entrepreneuriat, inclusion : les nouveaux visages des fonds européens
Parmi cette édition 2026, figure notamment le « Gynécobus » varois, cabinet médical itinérant destiné à lutter contre la désertification gynécologique dans les territoires ruraux. Plus de 3 500 patientes y sont suivies chaque année. Autre symbole : ‘L’École des XV’, programme utilisant le rugby comme outil de prévention du décrochage scolaire dans les quartiers prioritaires. Le Grand Prix du public a quant à lui récompensé le projet « Ambulance connectée » du SDIS 13, qui modernise la transmission en temps réel des données médicales lors des interventions de secours. Autant d’initiatives qui traduisent un glissement progressif des financements européens vers des enjeux très concrets : santé de proximité, inclusion sociale, transition écologique, soutien aux entrepreneurs ou adaptation des territoires.

Défense, logement, énergie : les nouvelles priorités européennes
Face aux crises géopolitiques, climatiques et sociales, Bruxelles élargit désormais les champs d’intervention des fonds européens. La Région Sud vient ainsi d’intégrer de nouveaux axes consacrés à la Défense, au logement abordable et aux technologies liées à la transition énergétique. Au total, 16M€ seront fléchés vers les capacités industrielles et infrastructures liées à la défense, tandis que 60M€ soutiendront les technologies propres et économes en ressources. Des orientations qui pourraient concerner directement le Vaucluse dans les prochaines années, notamment sur les questions de rénovation énergétique, d’innovation industrielle ou de gestion durable des ressources naturelles.

Une Europe désormais locale
Longtemps perçue comme technocratique et lointaine, l’Europe apparaît désormais dans les territoires sous une forme beaucoup plus tangible : un bus médical dans un village isolé, des poissons qui remontent à nouveau la Durance, des entrepreneurs accompagnés ou des secours connectés en temps réel. À travers ces Étoiles, la Région Sud tente de raconter une histoire européenne qui se joue au bord du Rhône, dans les vallées alpines, les ports méditerranéens ou les quartiers populaires.

1 milliard d’euros de crédits gérés par la Région pour 2021-2027
En tant qu’autorité de gestion, la Région est responsable de la gestion d’une enveloppe de plus d’1 milliard d’euros sur 2021-2027 : 339M€ pour le FEDER ; 133 M€ pour le FSE+ ; 142M€ pour le FTJ sur le volet des investissements dans la transition écologique ; 7,3M€ pour le FEAMPA ; 115M€ pour le FEADER ; 235M€pour le programme Interreg Euro-MED.
Mireille Hurlin


Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

Turandot, ultime opéra de Giacomo Puccini 

Giacomo Puccini est décédé (1924), rongé par la maladie, avant de pouvoir achever Turandot, opéra en trois actes créé en 1926. Il a interrompu son écriture au moment de la mort de Liù. Si plusieurs compositeurs ont par la suite proposé leur propre conclusion,  l’ouvrage est ici présenté dans l’état où le compositeur l’a laissé : sans final.

La puissance d’un chef-d’œuvre inachevé

Personne ne dort. Dans la nuit suffocante d’un empire figé par la peur, Turandot, princesse de givre, règne sur un peuple asservi, offrant l’illusion du choix : répondre à ses questions ou mourir. Mais un homme, le Prince Calaf,  ose pourtant braver l’interdit. Dans ce monde glacé, il croit à la chaleur d’un baiser, à l’amour plus fort que le sort. Car sous les lames, sous la peur, l’art se glisse et résiste.

Une relecture contemporaine et féministe du metteur en scène Paco Azorin

Paco Azorin a choisi de transformer le conte oriental en fable politique, sociale et humaine. Le décor s’éloigne donc d’une vision exotique pour privilégier un univers intemporel qui magnifie les corps et les gestes. Faste et charme prennent le pas sur la barbarie et la cruauté. Ainsi Turandot est à la tête d’une armée d ‘amazones, la jeune esclave Liu devient une figure de résistance et perturbe la glaciale Turandot. 

Un opéra citoyen

La production de ce spectacle réunit 18 figurants en situation de handicap en partenariat avec l’Association avignonnaise des Paralysés de France et le Centre de Réhabilitation Psychosocial de Montfavet. Ils ont participé aux répétitions et seront donc sur scène pour les 3 représentations. Ces personnes sont appelées dans le spectacle «  les piliers » et représente le peuple qu’on ne voit pas u qu’on ne veut pas voir. « Fidèle à un engagement artistique qui dépasse la scène, j’ai souhaité intégrer ces personnes afin de brouiller les frontières entre professionnels et amateurs, entre norme et différence », précise le metteur en scène Paco Azorin. 

Distribution

Turandot : Catherine Hunold
Liù : Claire Antoine
Calaf : Mickael Spadaccini
Timur : Luciano Batinic
Ping : Vincenzo Nizzardo (15 et 17 mai) / Matteo Loi (19 mai)
Pang : Sébastien Droy
Pong : Carlos Natale
L’imperatore Altoum : Victor Dahhani
Un mandarino : Jean-François Baron 
Ancelle : Olga Singayivksa, Agnès Menard
Il principino di Persia : Kévin Castellani
Il principino di Persia, voix : Vladyslav Romankov
Putinpao : Catherine Pollini 
Archères : Sarah Brunel, Maya Kawatake Pinon, Julia Pal, Chloé Scalese
Guides des piliers : Céleste Gaulier, Sébastien Martin Vian
Chœur et Maîtrise de l’Opéra Grand Avignon
Orchestre national Avignon-Provence sous la direction de Federico Santi, chef associé à l’Opéra Grand Avignon

Prologue

45 minutes avant la représentation, l’Opéra Grand Avignon et l’Orchestre national Avignon-Provence proposent un éclairage sur Turandot. Entrée libre sur présentation du billet du spectacle/concert.

Vendredi 15 mai. 20h. Dimanche 17 mai. 15h. Mardi 19 mai. 20h. 10 à 79€. Opéra Grand Avignon. 4 Rue Racine. Avignon. 04 90 14 26 40.


Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

Du jeudi 14 au dimanche 17 mai, le parc des expositions d’Avignon accueillera la première édition d’Avignon Expo, un événement mettant en avant la ville, ses talents et ses savoir-faire.

Organisé par l’agence événementielle E-inside, qui organise aussi la Geek Expo à Avignon, le nouvel événement Avignon Expo s’articulera autour de six grands univers, mêlant exposants, démonstrations, échanges et expériences. Ainsi, les Avignonnais et visiteurs pourront retrouver les espaces Maison & Jardin, Shopping, Gastronomie, Sports & Loisirs, Mobilité et ‘La Terrasse’.

Chaque univers est pensé et conçu comme une escale à part entière mettant en lumière la richesse d’Avignon et de son territoire. « Plus qu’un salon ou un espace de vente, c’est une aventure collective, un lieu de convergence pour tous les âges, toutes les envies et toutes les curiosités », affirme l’agence organisatrice.

Les six univers

En tout, ce seront plus de 180 exposants qui seront réunis durant quatre jours autour des différents univers :

  • Maison & Jardin : aménagement intérieur et extérieur, rénovation, décoration, équipements et solutions durables seront proposés par des professionnels capables d’accompagner les visiteurs dans leurs projets et de leur donner des conseils et de l’inspiration ;
  • Shopping : créateurs, artisans, producteurs et acteurs du bien-être seront réunis dans cet espace où les visiteurs trouveront de la mode, des accessoires, objets, soins, de la détente et de l’art de vivre ;
  • Gastronomie : à la découverte des spécialités du territoire et à la rencontre des producteurs locaux ;
  • Sports & Loisirs : sports, loisirs indoor et outdoor, destinations et activités ludiques seront mis en avant ;
  • Mobilité : mobilité individuelle, innovations, nouvelles pratiques, véhicules et services associés seront abordés au sein de cet espace ;
  • La Terrasse : pensé comme un lieu de vie, ce lieu de détente et d’animations sera propice aux rencontres.

Une programmation riche

En plus de la partie exposition et vente, Avignon Expo sera rythmée par de nombreuses animations durant les quatre jours. Il y aura de nombreuses personnalités comme Titoff, Franjo, ou encore Anthony Joubert.

Les visiteurs pourront assister à des comédies, des one-man shows, des concerts comme celui de Vincè la petite culotte, connu pour son titre La Goffa Lolita, mais aussi des nocturnes événementielles avec l’élection de Miss Vaucluse, des soirées clubbing, des soirées années 90/2000’s avec notamment la présence de Kamini, Lucenzo et Génération Boys band.

Il y aura également des animations en continu comme le festival du cirque, le festival urbain ou encore des shows dansants avec la participation de Jean-Marc Généreux, juré de l’émission Danse avec les stars.

Pour accéder au programme complet et à la billetterie, cliquer ici.
Du jeudi 14 au dimanche 17 mai. De 10h à 1h (jusqu’à 18h le dimanche). Parc des expositions. Chemin des Felons. Avignon.


Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

À Avignon, l’artiste peintre Louise Cara fait dialoguer deux montagnes mythiques dans une exposition immersive et contemplative présentée à l’église des Célestins. Entre encre japonaise, spiritualité et patrimoine, ‘Du Mont Ventoux au Mont Fuji – Rapprochements inédits’ esquisse un pont sensible entre Provence et Japon.

Dans le silence minéral de l’église des Célestins, à Avignon, Louise Cara convie le public à une étonnante expérience, le dialogue entre le mont Ventoux et le mont Fuji, deux géants géographiques séparés par près de 10 000 kilomètres mais réunis ici par la peinture, le souffle et la contemplation. À travers une quarantaine d’œuvres réalisées principalement à l’encre japonaise sur papier de mûrier, l’artiste avignonnaise poursuit une recherche menée depuis plus de 20 ans autour de l’épure, du sacré et du paysage comme espace de révélation.

Deux montagnes, un même vertige
D’un côté, le Ventoux, ‘géant de Provence’ cher à Pétrarque, qui le gravit le 26 avril 1336 depuis Malaucène, classé réserve de biosphère par l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) depuis 1990. De l’autre, le mont Fuji, volcan sacré japonais inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2013. Deux silhouettes immédiatement reconnaissables, deux sommets devenus mythes nationaux.

L’habit de l’ange, oeuvre de Louise Cara, copyright MMH

Le dialogue des géants
Lors du vernissage, la maire adjointe au patrimoine et à l’industrie culturelle, Violetta Lukic, a résumé ce rapprochement inattendu en évoquant ‘un dialogue des géants’ rendu possible grace au dispositif quartet +. Car chez Louise Cara, les montagnes ne sont jamais de simples motifs paysagers : elles deviennent des figures spirituelles, des lieux d’élévation intérieure et des passerelles entre Orient et Occident.

Une exposition poétique et spirituelle
Le consul général du Japon à Marseille, Hiroshi Kitagawa, a lui aussi salué une exposition « poétique et spirituelle » rappelant ce qui unit les cultures française et japonaise : « le respect de la nature, le sens du sacré et la quête d’élévation ». Une résonance d’autant plus forte que la France et le Japon célébreront en 2028 le 170e anniversaire de leurs relations diplomatiques.

L’encre, le vide et l’invisible
Ce qui frappe d’abord dans le travail de Louise Cara, c’est le dépouillement. Gris ardoise, noirs profonds, blancs laiteux : la palette est volontairement réduite pour mieux laisser affleurer le silence. Le geste, presque méditatif, emprunte autant à l’esthétique japonaise qu’à la lumière austère des paysages provençaux.

Une centaine de personnes était présente pour l’inauguration de l’exposition Copyright MMH

Une sobriété habitée
Mais derrière cette sobriété se cache une œuvre profondément habitée. Dans plusieurs toiles, des formes apparaissent presque malgré l’artiste : silhouettes humaines, anges, livres ouverts. Des présences que Louise Cara décrit comme des surgissements de l’invisible, révélés parfois seulement une fois l’œuvre achevée. Nourrie par la lecture des grands textes spirituels, Torah, Bible et Coran, la peintre développe une approche transversale du sacré, loin de toute démonstration religieuse. Ici, le livre devient symbole universel de transmission et de connaissance ; La montagne, elle, figure l’ascension intérieure.

Une exposition comme un voyage intérieur
Le choix de l’église des Célestins avec ses volumes gothiques, sa verticalité et sa lumière tamisée, agit comme une chambre d’écho à cette quête d’élévation. La scénographie emprunte d’ailleurs aux kakemonos japonais : des œuvres suspendues qui semblent flotter dans l’espace et invitent le visiteur à ralentir le regard, particulièrement sur la robe de l’ange dorée à l’or fin par Lucile Manguin.

Julie Bouriche, Farshad et Ava Soltani
L’exposition s’enrichit également de performances et de lectures. Les 15 et 16 mai, la danseuse Julie Bouriche proposera ‘Le Voyage de l’âme’, inspiré de la danse soufie, accompagnée des musiciens Farshad et Ava Soltani. Le 26 mai, l’écrivaine Karima Berger livrera une lecture imaginée autour de ce rapprochement inédit entre les deux montagnes. Plus qu’une exposition de peinture, ‘Du Mont Ventoux au Mont Fuji’ apparaît ainsi comme une invitation à la contemplation, à l’écoute du silence et à la redécouverte du paysage comme espace spirituel.

Copyright MMH

L’église des Célestins, écrin de silence et de résonances
Il suffit de franchir les portes des Célestins pour comprendre pourquoi Louise Cara a choisi ce lieu. Ancienne église conventuelle désaffectée, fondée au XIVᵉ siècle au cœur d’Avignon, près de la tombe du saint Cardinal Pierre de Luxembourg où se produisaient des miracles, l’édifice conserve cette atmosphère rare où le temps semble suspendu. Entre pierres blondes, voûtes gothiques et lumière tamisée, l’architecture impose naturellement le recueillement. Dans cet espace marqué par la spiritualité, les montagnes de Louise Cara trouvent une résonance presque évidente. Le mont Ventoux et le mont Fuji, tous deux associés à l’élévation, au silence et à la contemplation, dialoguent avec l’histoire même du lieu.

Copyright MMH

En équilibre
Cette rencontre entre patrimoine avignonnais et esthétique japonaise crée un subtile et parfait équilibre. D’un côté, la mémoire minérale des Célestins ; de l’autre, la délicatesse des papiers de mûrier et la fluidité ultra précise du geste à l’encre. Ensemble, ils composent un espace propice à la lenteur et à l’introspection, loin du rythme frénétique des grandes expositions contemporaines. Louise Cara elle-même évoque un ‘écrin de beauté’ capable de contenir symboliquement ces deux montagnes mythiques. Une formule qui prend tout son sens dans cette église où chaque pierre semble inviter le visiteur à lever les yeux, à ralentir et à habiter pleinement le silence.

Les infos pratiques
Du Mont Ventoux au Mont Fuji. Rapprochements inédits. Louise Cara. Jusqu’au 26 mai. Du mardi au dimanche de 14h à 20h. Les 15 et 16 mai, la danseuse Julie Bouriche proposera ‘Le Voyage de l’âme’, inspiré de la danse soufie, accompagnée des musiciens Farshad et Ava Soltani. Le 26 mai, l’écrivaine Karima Berger livrera une lecture imaginée autour de ce rapprochement inédit entre les deux montagnes. Église des Célestins, place des Corps-Saints, à Avignon. Entrée libre.
Mireille Hurlin

L’église des Célestins, lieu de l »exposition Copyright MMH

Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

Dans le cadre exceptionnel de l’église Saint-Agricol quatre talentueux interprètes nous proposent ‘Chiaroscuro’ un dialogue musical autour du répertoire baroque italien.

‘Chiaroscuro’, c’est le clair-obscur italien, l’Italie d’Haëndel jeune homme, de Monteverdi ou de Bononcini injustement méconnu. Le clair-obscur, c’est l’évocation d’une  forme musicale : le duo fait d’opposition,  à l’image de la Nature, blanc et noir, Lune et Soleil, feu et glace… « À une voix claire fait écho une voix sombre, au théorbe répond le violoncelle, pour fondre en un même creuset cette mystérieuse alchimie sans cesse renouvelée. Et la beauté surgira de ces contrastes, inspirés par la figure du Caravage, dont le caractère excessif et sanguin trouva sa géniale transposition dans la maîtrise du clair-obscur. »

Magali Léger : soprano
Albane Carrère : mezzo-soprano
Raphaël Jouan : violoncelle
Élodie Brzustowski : théorbe

Au programme de ‘Chiaroscuro’, duos baroques italiens

Georg Friedrich Haëndel, Duetti da camera
Antonio Vivaldi, Sonate pour violoncelle et basse continue RV40 ou RV43
Giovanni Bononcini, Chi d’amor tra le catene, opus 8
Georg Friedrich Haëndel, Giulio Cesare in Egitto
Georg Friedrich Haëndel, Il delirio amoroso HWV 99
Claudio Monteverdi, Il Settimo Libro dei Madrigali
Claudio Monteverdi, L’incoronazione di Poppea
Giovanni Battista Pergolesi, Stabat Mater

Samedi 16 mai. 20h. 22€. Eglise Saint-Agricol. Avignon. musiquebaroqueenavignon.fr


Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

A aucun moment, Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon, n’a jeté un regard vers le député LFI présent aux côtés du Préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, des patrons de la police nationale, du groupement de gendarmerie de Vaucluse, des pompiers, des douanes, de la police municipale d’Avignon, comme des porte-drapeaux, des associations d’Anciens Combattants, du Souvenir Français ainsi que des représentants de la Société des Membres de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite.

Présents également beaucoup d’adolescents, d’écoliers et collégiens avec leur instituteur ou professeur qui leur ont appris l’histoire de France et qui leur ont expliqué le sens de la résistance à l’ennemi et la bravoure des soldats et des officiers pendant la Seconde Guerre Mondiale. Egalement en uniformes, des Jeunes de l’armée de l’air et de l’espace venus de la BA 115 d’Orange-Caritat. Et des membres du conseil municipal des enfants d’Avignon, ceints de leur écharpe tricolore.

Tour à tour, après la cérémonie du 81ème anniversaire de la Victoire sur l’imposant parvis de la place du palais des papes, ils ont grimpé jusqu’au monument aux morts du rocher des doms où des gerbes ont été déposées par les personnalités civiles et militaires à la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour que nous vivions libres.

Le discours de Catherine Vautrin, la ministre des armées et des anciens combattants et de la ministre déléguée Alice Rufo a été lu à l’auditoire. « Il y a 81 ans, dans la nuit du 6 au 7 mai à Reims était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne. Après des années d’épreuves, d’horreurs et de combats, l’Europe était libérée de l’emprise totalitaire et génocidaire nazie. Libérée par tous les Alliés, ‘La seule France, celle qui se bat et ne se rend pas. Ne l’oublions pas, avant d’être une défaite des armes, la défaite de 1940 fut d’abord une défaite de l’esprit’  écrivait Marc Bloch, combattant en 1914, résistant en 39, fusillé en 1940 qui avait porté sur les responsables dela débâcle ce sont implacable :’ils avaient estimé très tôt naturel d’être battus ».

Le préfet de Vaucluse.

Le discours de la ministre des armées se poursuit : « Ceux qui continuèrent de croire à la France n’étaient pas des surhommes. Ce furent des femmes et des hommes de tous âges, de tous horizons, de toutes convictions avec leurs peurs et leurs doutes mais unis par la même exigence, ne pas subir, ne pas céder. Alors que nous célébrons les 400 ans de la marine nationale, souvenons-nous de l’amiral Muselier (grand-père de Renaud Muselier, l’actuel président de la Région Provence-Alpes-côte d’Azur). Il avait été le 1er à rallier le Général de Gaulle à Londres en 1940 et avait fondé les forces navales françaises. C’est lui qui donna son emblème à la France libre : la Croix de Lorraine. »

Avant de conclure, Catherine Vautrin a écrit : « Aujourd’hui, il nous revient de transmettre aux jeunes le ‘patriotisme agissant’, cette force morale, la 1ère arme d’un peuple qui sut, au bord de l’abîme, se redresser » . Elle cite alors le discours prononcé par le Général de Gaulle en mai 1945 devant l’Assemblée Nationale : « Un peuple, le nôtre, que ni le malheur militaire, ni la faillitre des institutions, ni le mensonge, ni la violence n’ont pu détourner de son éternelle vocation ».

Au cours de la cérémonie, plusieurs décorations ont été décernées. Avec notamment, la promotion de « Commandeur de l’Ordre National du Mérite » au Général de Brigade Aérienne Jean-Luc Henry Daroux, pilote de chasse avec 3 500 heures de vol à son actif, commandant la BFSA (Brigade des Forces Spéciales Air) d’Orange et Délégué Militaire Départemental de Vaucluse.

Andrée Brunetti


Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

La colonne de douche Opty-O, qui permet de réaliser des économies d’eau et d’énergie, vient de se voir décerner la médaille d’or lors du concours Lépine 2026. L’invention vauclusienne a été récompensée du prix de la mairie de Paris dans la catégorie ‘Quotidien et Art de vivre’ du célèbre concours d’innovation initié en 1901 par Louis Lépine.
C’est Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O fin 2024, qui a reçu le prix en main propre (voir photo principale).

L’équivalent d’une petite piscine
Le principe de la colonne de douche Opty-O est simple : récupérer l’eau froide qui s’écoule habituellement dans les canalisations avant l’arrivée de l’eau chaude et la réinjecter dans le circuit d’eau froide.
Résultat : moins d’eau gaspillée et une douche plus responsable puisque l’économie est comprise entre 3 à 10 litres par jour. Pour une famille de 4 personnes cela équivaudrait chaque année au remplissage d’une petite piscine de 2,5m x 3,5m, soit une économie sur la facture entre 160€ et 320€.
Pouvant être facilement posée soi-même, cette solution intègre un système lumineux pédagogique qui sensibilise les utilisateurs à leur consommation en temps réel afin de les inciter à raccourcir la durée des douches de manière progressive.

Objectif : 1 000 vente d’ici la fin de l’année
Déjà récompensé en juin dernier par le prix du jury organisé par Graines de Boss et la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Vaucluse, Opty-O assure désormais l’assemblage de ses colonnes dans ses locaux dans la zone d’activité d’Agroparc à Avignon.
Ce choix d’industrialisation locale traduit la volonté de son fondateur de maîtriser sa production, de réduire son empreinte carbone et de valoriser un savoir-faire industriel français.

Crédit : Opty-O/DR

Après cette première année, la jeune entreprise poursuit le développement de son réseau de distribution auprès d’une double cible : les particuliers, mais aussi les professionnels, notamment les établissements de tourisme indépendant engagés dans une démarche de consommation plus responsable. L’objectif sera de réaliser 1 000 ventes auprès des particuliers et de contractualiser 50 partenariats avec les professionnels du tourisme d’ici la fin de l’année 2026.

« La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

Simon Lillamand, PDG et fondateur d’Opty-O

« L’objectif de la première année était simple : prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché, rappelle Simon Lillamand. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution. »

L.G.


Et si vous mettiez votre expérience professionnelle au service de la justice et de l’économie locale ?

Trois ans déjà que l’association Présences palestiniennes organise cette manifestation destinée à faire connaître la culture et la société palestinienne et à favoriser les échanges franco-palestiniens. 

Encouragée par le succès de la Dizaine palestinienne en 2023, de la Huitaine en 2024 et de la Treizaine palestinienne en 2025, l’association avignonnaise Présences palestiniennes renouvelle cette année l’expérience et organise pendant dix-huit jours, du mecredi 13 mai au lundi 1er juin, une série d’événements autour de la culture palestinienne. 

Devenue ainsi une Dix-Huitaine palestinienne, inspirée par les semaines italienne, provençale, espagnole et libanaise, qui se tiennent régulièrement à Avignon, cette manifestation prend en ce troisième printemps de la guerre menée par Israël à Gaza, avec son extension récente au Liban et l’accélération de la colonisation en Cisjordanie, une résonance forcément politique.

Faire connaître la Palestine et son peuple par la culture

« Nul ne peut ignorer le caractère génocidaire de cette guerre, désormais reconnu par les experts de l’ONU, par Amnesty international et de nombreuses ONG. Ce sont des massacres de populations civiles, la destruction d’un territoire, d’une civilisation, de richesses culturelles et de tout ce qui constitue le patrimoine national d’un peuple, du peuple palestinien en l’occurrence. En ce mois de mai, les frappes israéliennes continuent à tuer des civils malgré le cessez-le-feu et les conditions de vie dans Gaza détruite et toujours sous blocus sont épouvantables. Face à ce contexte dramatique et dans l’urgence d’agir en solidarité, l’Association Présences palestiniennes n’a pas voulu renoncer à faire connaître la Palestine et son peuple par sa culture riche mais souvent occultée. Tout ce qui peut la rendre plus proche, humaine et vivante comme elle l’est, ne peut que contribuer à vivifier la solidarité dont elle a besoin », précisent les bénévoles et organisateurs de cette Dix-Huitaine. 

Poésie, théâtre, concerts, art culinaire, cinéma, littérature pour mettre en valeur l’image positive d’une société et d’un peuple qui vit, aime, travaille, qui a le sens de la fête et de l’hospitalité, un peuple dynamique et cultivé qui réussit à vivre malgré les difficultés

Cette année encore, la manifestation s’organise autour de la traditionnelle exposition qui a lieu depuis 2016 au mois de mai. Après les artistes plasticiens de 2022, la broderie palestinienne de 2023, les photographies de Gaza en 2024, des œuvres de Mahmoud Alhaj en 2025, ce seront des photographies de Fatima Hassouna et des dessins de Raed Issa qui seront présentés au Temple Saint Martial, où  Mahmoud Alhaj  nous parlera aussi de ses travaux menés depuis son exposition l’année dernière.

Le collectif amateur dirigé par Silvia Cimino mettra en scène et en mouvement  la poésie des poétesses de Gaza au Théâtre des Carmes, le conteur Jihad Darwiche sera à la médiathèque Renaud-Barrault pour des récits et portraits de Palestine, l’Eveilleur accueillera le concert de l’ensemble Palestine sur scène. Au cinéma Utopia, projections de Collapse et d’Alice aux pays des colons, suivies des rencontres, respectivement avec la réalisatrice Anat Even et le réalisateur Yanis Mhamdi. Sabri Giroud proposera une conférence à l’épicerie-librairie Youpi ! sur l’ouvrage Palestine en 50 portraits, qu’il a dirigé. Des ateliers également : de debké par Mohammed Alaloul et, sous la conduite de Alaa Alhaj, de cuisine palestinienne, dont le public goûtera les mets avant la projection surprise en plein air d’un film d’animation.  

Trois librairies avignonnaises, la Mémoire du monde, La Comédie humaine et Youpi !, mettront en valeur la littérature de et sur la Palestine.

Contact : presences.palestiniennes@laposte.net / Maison Manon. 12 Place des Carmes. Avignon.

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